Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
7 juin 2012 au 14 févr. 2026
Questions
351
Entretiens
Non renseigné
Sources
Non renseigné
Heures analysées
Non renseigné
Répartition sur 351 questions évaluables
Réponse directe
148
Réponse partielle
61
Réponse à côté
142
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 251 à 275 sur 352
Question 251Mélenchon, Hamon, Macron : Le grand écart #cdanslair 10.03.2017
Pourquoi une politique sociale basée sur le partage des richesses serait-elle irréaliste ?
Réponse partielle
Je pense c'est clair que la planification et le communisme n'a pas fonctionné on est d'accord et c'est clair que le profit reste un moteur essentiel après c'est comment on redistribue ce profit et on a eu des périodes l'après-guerre où on a mieux redistribué ces profits et on a le tournant des années 80 avec le capitalisme libéral où on le redistribue moins et les inégalités se dégradent Donc on peut avoir un capitalisme moins financiarisé et beaucoup plus redistributif et c'est ça moi je pense la solution
« Je pense c'est clair que la planification et le communisme n'a pas fonctionné on est d'accord et c'est clair que le profit reste un moteur essentiel après c'est comment on redistribue ce profit et on a eu des périodes l'après-guerre où on a mieux redistribué ces profits et on a le tournant des années 80 avec le capitalisme libéral où on le redistribue moins et les inégalités se dégradent Donc on peut avoir un capitalisme moins financiarisé et beaucoup plus redistributif et c'est ça moi je pense la solution »
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Il avait quand même une histoire assez originelle. Mais qu'il a toujours posé comme infranchissable cette frontière entre la droite et l'extrême droite. Il a refusé l'alliance à tout prix. Alors, oui, il y a quelque chose qui a radicalement changé. J'ai envie de le prendre à la fois par l'actualité et par la lecture historique de ce qui se passe en France. Ce qui est fascinant dans les périodes comme ça, c'est l'accélération de l'histoire. C'est-à-dire que ce qu'on pressentait être une digue très fragile, presque une fiction de frontières entre la droite et l'extrême droite, entre Rotaillot et Bardella, tout ça saute, et saute presque officiellement, par celui qui a enclenché intellectuellement, politiquement et idéologiquement cette fusion, en quelque sorte, de la droite à l'extrême droite, c'est Nicolas Sarkozy. Le discours sur l'identité nationale à Grenoble, le discours de Dakar sur l'Afrique, tous les ingrédients avaient été posés à l'époque pour une substitution de la question identitaire à la question sociale et pour, finalement, une harmonisation des projets politiques respectifs de la droite et de l'extrême droite. Et on y est. Et je pense que dans le choix Nicolas Sarkozy, il y a une double dimension personnelle. Il a quand même trois autres dossiers à venir devant les tribunaux. Et il espère sans doute de Le Pen ce qu'il n'a pas obtenu de Macron, c'est-à-dire une remise en cause de l'État de droit ou une pression sur le parquet ou une grâce, que sais-je encore, pour s'éviter ce qu'il juge être une injustice, mais qui n'est rien d'autre que l'application du droit et de la justice. Et donc, je pense que dans ce rapprochement avec Le Pen-Bardella, »
Méthode, périmètre et limitesVersion small-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
4 sept. 2026
Données arrêtées au :
12 sept. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
C dans l'air · Mélenchon, Hamon, Macron : Le grand écart #cdanslair 10.03.2017
Question 252Mélenchon, Hamon, Macron : Le grand écart #cdanslair 10.03.2017
c'est que notre économie est tellement malade que comment est-ce qu'elle pourrait réussir à créer ce revenu universel ?
Réponse directe
je pense que c'est un projet tellement compliqué de le mettre en place directement ça implique tellement de transferts parce que si c'est financé finalement je pense financé sur les revenus primaires il faudra prélever pratiquement 40% de chaque revenu c'est à dire que au delà de 2000 euros vous touchez un revenu mais vous le financez de même niveau et au delà vous allez même toucher le plus le financer que de toucher de revenu donc c'est vrai qu'il faut le mettre par étape et la première phase elle vise clairement à combler les manques des prestations chômage par exemple donner une forme de revenu universel qui serait le RSA au moins de 25 ans qu'ils ne peuvent pas l'avoir aujourd'hui c'es…
« je pense que c'est un projet tellement compliqué de le mettre en place directement ça implique tellement de transferts parce que si c'est financé finalement je pense financé sur les revenus primaires il faudra prélever pratiquement 40% de chaque revenu c'est à dire que au delà de 2000 euros vous touchez un revenu mais vous le financez de même niveau et au delà vous allez même toucher le plus le financer que de toucher de revenu donc c'est vrai qu'il faut le mettre par étape et la première phase elle vise clairement à combler les manques des prestations chômage par exemple donner une forme de revenu universel qui serait le RSA au moins de 25 ans qu'ils ne peuvent pas l'avoir aujourd'hui c'est une façon de combler ou donner un revenu à des étudiants ce qui est le cas dans certains pays européens c'est le cas en Suède au Danemark où les étudiants ont un salaire ou un revenu pendant qu'ils sont étudiants on leur donne 5 ans comme ça pour faire ce qu'ils veulent et puis après ils payeront des impôts quand ils travailleront voilà je pense que c'est une bonne chose dans une première phase mais c'est vrai que le faire d'un coup comme ça ça impliquerait quand même des très forts transferts et ce serait très compliqué ce qui est intéressant »
C dans l'air · Mélenchon, Hamon, Macron : Le grand écart #cdanslair 10.03.2017Vérifier à 42:31
Question 253Mélenchon, Hamon, Macron : Le grand écart #cdanslair 10.03.2017
Oui, manifestement, parce qu'il espère peut-être remobiliser une partie de l'électorat de gauche qui irait vers Emmanuel Macron. L'hémorragie des éléphants, dont certains sont quand même restés avec Benoît Hamon, parce que des gens comme Martine Aubry... Oui, on les a vus hier. Christiane Taubira était dans le public de l'émission, Yannick Jadot, Vincent Péillon... Il y en a qui sont restés avec lui. Mais incontestablement, il a fait de Macron, oui, sa cible. Est-ce que c'est un bon calcul ?
Réponse directe
Thomas Porchet ? Oui, en termes d'économiste, je crois que Benoît Hamon a les meilleurs économistes. Il a Thomas Piketty, qui est très bon. Il a Daniel Cohen, qui est un des meilleurs économistes aujourd'hui, qui est professeur à la Paris School of Economics et en même temps un ancien directeur de l'école Normale Sup. Il a Julia Cagé, qui est professeur à Sciences Po. Il a Jean Jouzel, qui est au CNRS sur le climat. Il a quand même, en termes d'experts, je pense que Benoît Hamon, je ne connais pas. Il est bien entouré. Il est extrêmement bien entouré. Donc, il y a quand même... Quand, par exemple, Benoît Hamon dit qu'il veut renégocier les dettes, alors tout le monde dit oui, ce n'est pas p…
« Thomas Porchet ? Oui, en termes d'économiste, je crois que Benoît Hamon a les meilleurs économistes. Il a Thomas Piketty, qui est très bon. Il a Daniel Cohen, qui est un des meilleurs économistes aujourd'hui, qui est professeur à la Paris School of Economics et en même temps un ancien directeur de l'école Normale Sup. Il a Julia Cagé, qui est professeur à Sciences Po. Il a Jean Jouzel, qui est au CNRS sur le climat. Il a quand même, en termes d'experts, je pense que Benoît Hamon, je ne connais pas. Il est bien entouré. Il est extrêmement bien entouré. Donc, il y a quand même... Quand, par exemple, Benoît Hamon dit qu'il veut renégocier les dettes, alors tout le monde dit oui, ce n'est pas possible. Mais historiquement, ça s'est déjà fait. Au lendemain de la Deuxième Guerre mondiale, on avait 200% de dettes. 200% de dettes. Dix ans plus tard, on était descendu à 30% de dettes. Est-ce que vous pensez qu'on a fait des réductions de déficit, des coupes dans la dépense publique ? Non, à ce moment-là, on faisait vraiment de l'investissement public, SNCF, le nucléaire, etc., la sécurité sociale. Non, on a réussi à réduire cette dette en la restructurant, donc en la renégociant, et avec de l'inflation. Donc, il y a des mécanismes économiques qui permettent de réduire la dette autrement qu'en coupant dans les services publics. Or, aujourd'hui, vous avez une grosse partie, et y compris Emmanuel Macron, qui propose de couper dans la dépense publique pour rembourser cette dette. Benoît Hamon est un des seuls, avec Jean-Luc Mélenchon, à proposer justement une restructuration de la dette. Christine Cardellan, je vous ai vu tiquer »
C dans l'air · Mélenchon, Hamon, Macron : Le grand écart #cdanslair 10.03.2017Vérifier à 27:29
Question 254Mélenchon, Hamon, Macron : Le grand écart #cdanslair 10.03.2017
C'est la première question. Et deuxièmement, est-ce qu'il est réalisable dans le contexte d'une Europe où règne la compétition et dans laquelle les Français ne sont pas forcément les mieux placés et dans le contexte de la mondialisation ?
Réponse partielle
je pense que c'est un projet tellement compliqué de le mettre en place directement ça implique tellement de transferts parce que si c'est financé finalement je pense financé sur les revenus primaires il faudra prélever pratiquement 40% de chaque revenu c'est à dire que au delà de 2000 euros vous touchez un revenu mais vous le financez de même niveau et au delà vous allez même toucher le plus le financer que de toucher de revenu donc c'est vrai qu'il faut le mettre par étape et la première phase elle vise clairement à combler les manques des prestations chômage par exemple donner une forme de revenu universel qui serait le RSA au moins de 25 ans qu'ils ne peuvent pas l'avoir aujourd'hui c'es…
« je pense que c'est un projet tellement compliqué de le mettre en place directement ça implique tellement de transferts parce que si c'est financé finalement je pense financé sur les revenus primaires il faudra prélever pratiquement 40% de chaque revenu c'est à dire que au delà de 2000 euros vous touchez un revenu mais vous le financez de même niveau et au delà vous allez même toucher le plus le financer que de toucher de revenu donc c'est vrai qu'il faut le mettre par étape et la première phase elle vise clairement à combler les manques des prestations chômage par exemple donner une forme de revenu universel qui serait le RSA au moins de 25 ans qu'ils ne peuvent pas l'avoir aujourd'hui c'est une façon de combler ou donner un revenu à des étudiants ce qui est le cas dans certains pays européens c'est le cas en Suède au Danemark où les étudiants ont un salaire ou un revenu pendant qu'ils sont étudiants on leur donne 5 ans comme ça pour faire ce qu'ils veulent et puis après ils payeront des impôts quand ils travailleront voilà je pense que c'est une bonne chose dans une première phase mais c'est vrai que le faire d'un coup comme ça ça impliquerait quand même des très forts transferts et ce serait très compliqué ce qui est intéressant »
C dans l'air · Mélenchon, Hamon, Macron : Le grand écart #cdanslair 10.03.2017Vérifier à 42:31
Question 255Mélenchon, Hamon, Macron : Le grand écart #cdanslair 10.03.2017
C'est quand même une vraie question. Christine Cadelan, ça coûte combien ?
Réponse partielle
je pense que c'est un projet tellement compliqué de le mettre en place directement ça implique tellement de transferts parce que si c'est financé finalement je pense financé sur les revenus primaires il faudra prélever pratiquement 40% de chaque revenu c'est à dire que au delà de 2000 euros vous touchez un revenu mais vous le financez de même niveau et au delà vous allez même toucher le plus le financer que de toucher de revenu donc c'est vrai qu'il faut le mettre par étape et la première phase elle vise clairement à combler les manques des prestations chômage par exemple donner une forme de revenu universel qui serait le RSA au moins de 25 ans qu'ils ne peuvent pas l'avoir aujourd'hui c'es…
« je pense que c'est un projet tellement compliqué de le mettre en place directement ça implique tellement de transferts parce que si c'est financé finalement je pense financé sur les revenus primaires il faudra prélever pratiquement 40% de chaque revenu c'est à dire que au delà de 2000 euros vous touchez un revenu mais vous le financez de même niveau et au delà vous allez même toucher le plus le financer que de toucher de revenu donc c'est vrai qu'il faut le mettre par étape et la première phase elle vise clairement à combler les manques des prestations chômage par exemple donner une forme de revenu universel qui serait le RSA au moins de 25 ans qu'ils ne peuvent pas l'avoir aujourd'hui c'est une façon de combler ou donner un revenu à des étudiants ce qui est le cas dans certains pays européens c'est le cas en Suède au Danemark où les étudiants ont un salaire ou un revenu pendant qu'ils sont étudiants on leur donne 5 ans comme ça pour faire ce qu'ils veulent et puis après ils payeront des impôts quand ils travailleront voilà je pense que c'est une bonne chose dans une première phase mais c'est vrai que le faire d'un coup comme ça ça impliquerait quand même des très forts transferts et ce serait très compliqué ce qui est intéressant »
C dans l'air · Mélenchon, Hamon, Macron : Le grand écart #cdanslair 10.03.2017Vérifier à 42:31
Question 256Face-à-face Benoît Hamon / Laurent Wauquiez - L'Emission politique le 9 mars 2017 (France 2)
Attendez, vous avez pris position pour cette loi, Benoît Ravon ?
Réponse partielle
Vous avez été pour la loi d'interdiction sur la burqa, ou non ? Interdit aujourd'hui de porter un foulard intégral. C'est aujourd'hui interdit dans l'espace public. Donc arrêtons.
« Vous avez été pour la loi d'interdiction sur la burqa, ou non ? Interdit aujourd'hui de porter un foulard intégral. C'est aujourd'hui interdit dans l'espace public. Donc arrêtons. »
youtube.com · Face-à-face Benoît Hamon / Laurent Wauquiez - L'Emission politique le 9 mars 2017 (France 2)Vérifier à 9:04
Question 257"Après Fillon... Hamon" Les questions SMS #cdanslair 23-01-2017
De quel grand socialiste se revendique Benoît Hamon ?
Réponse à côté
C'est les mêmes références que Mélenchon, qui s'est lui recentré en abandonnant Chavez et Castro, et en venant vers Bernie Sanders.
« C'est les mêmes références que Mélenchon, qui s'est lui recentré en abandonnant Chavez et Castro, et en venant vers Bernie Sanders. »
C dans l'air · "Après Fillon... Hamon" Les questions SMS #cdanslair 23-01-2017Vérifier à 2:25
Question 258"Après Fillon... Hamon" Les questions SMS #cdanslair 23-01-2017
Pourquoi tant de cafouillages autour des chiffres de la participation ?
Réponse directe
Je pense qu'on a essayé de rendre la mariée plus belle. C'est-à-dire que les socialistes voulaient vraiment 2 millions, et donc ils ont essayé de faire monter le curseur. Artificiellement ? Oui, ce n'est pas très honnête. Il fallait assumer ce chiffre dès le départ. D'autant qu'en même temps qu'on ne nous donnait pas le chiffre de participation, on a bloqué les compteurs sur la répartition des voix. Comme s'il y avait eu à un moment donné une décision de ne pas humilier Montebourg, de lui donner ses 18%, de garder un écart raisonnable. Et ça, ce n'est pas très net. Là encore, ça ressemblait à un congrès. C'est ce qu'on voit dans les congrès. Et ce n'est pas normal que dans une primaire, ça…
« Je pense qu'on a essayé de rendre la mariée plus belle. C'est-à-dire que les socialistes voulaient vraiment 2 millions, et donc ils ont essayé de faire monter le curseur. Artificiellement ? Oui, ce n'est pas très honnête. Il fallait assumer ce chiffre dès le départ. D'autant qu'en même temps qu'on ne nous donnait pas le chiffre de participation, on a bloqué les compteurs sur la répartition des voix. Comme s'il y avait eu à un moment donné une décision de ne pas humilier Montebourg, de lui donner ses 18%, de garder un écart raisonnable. Et ça, ce n'est pas très net. Là encore, ça ressemblait à un congrès. C'est ce qu'on voit dans les congrès. Et ce n'est pas normal que dans une primaire, ça soit le cas. Il faut qu'ils s'expliquent encore plus ce qu'ils ne l'ont fait. Globalement, c'est inquiétant quand même de voir qu'avec Trump investi le vendredi, tous les populistes de l'Europe qui paradent ensemble le samedi, il n'y a pas en France 2 millions de gens qui se disent « Allez, il faut quand même aller voter, même si on vote blanc, même si on vote pour quelqu'un qui ne nous convainc pas, il faut quand même aller voter ». »
C dans l'air · "Après Fillon... Hamon" Les questions SMS #cdanslair 23-01-2017Vérifier à 5:06
Question 259"Après Fillon... Hamon" Les questions SMS #cdanslair 23-01-2017
Benoît Hamon pourrait-il encore retravailler son programme ?
Réponse directe
Oui, il sera obligé de le faire parce que son programme est très incomplet. Sur le régalien, il n'a pas été tellement attaqué, mais sa politique judiciaire, sa politique étrangère, il est resté dans les grandes lignes quand même. Il a fondé pratiquement toute sa communication économique et sociale sur ce revenu universel. Il y a beaucoup d'autres éléments où on aimerait l'entendre, tout de même, il n'y a pas que cela. Donc Benoît Hamon devra absolument compléter son programme. Il pourra le compléter d'ailleurs en allant puiser Charnot-Mondebourg. Parce que dans certains domaines, la réflexion sur l'Europe, la réflexion macroéconomique, Montebourg a travaillé et apporté d'autres idées. Le ma…
« Oui, il sera obligé de le faire parce que son programme est très incomplet. Sur le régalien, il n'a pas été tellement attaqué, mais sa politique judiciaire, sa politique étrangère, il est resté dans les grandes lignes quand même. Il a fondé pratiquement toute sa communication économique et sociale sur ce revenu universel. Il y a beaucoup d'autres éléments où on aimerait l'entendre, tout de même, il n'y a pas que cela. Donc Benoît Hamon devra absolument compléter son programme. Il pourra le compléter d'ailleurs en allant puiser Charnot-Mondebourg. Parce que dans certains domaines, la réflexion sur l'Europe, la réflexion macroéconomique, Montebourg a travaillé et apporté d'autres idées. Le manque de cadres dans l'équipe Hamon et le manque d'idées dans certains domaines fait que la fusion avec Montebourg sera sans doute profitable aux deux. »
C dans l'air · "Après Fillon... Hamon" Les questions SMS #cdanslair 23-01-2017Vérifier à 0:04
Question 260"Après Fillon... Hamon" Les questions SMS #cdanslair 23-01-2017
Marine Le Pen peut-elle craindre Benoît Hamon ?
Réponse directe
C'est deux candidats qui travaillent beaucoup la jeunesse, mais ce n'est pas du tout la même jeunesse. Pas du tout. Donc je ne vois pas Hamon piquer des jeunes à Marine Le Pen, ni l'inverse.
« C'est deux candidats qui travaillent beaucoup la jeunesse, mais ce n'est pas du tout la même jeunesse. Pas du tout. Donc je ne vois pas Hamon piquer des jeunes à Marine Le Pen, ni l'inverse. »
C dans l'air · "Après Fillon... Hamon" Les questions SMS #cdanslair 23-01-2017Vérifier à 4:54
Question 261"Après Fillon... Hamon" Les questions SMS #cdanslair 23-01-2017
Quelle est la position de Hamon sur la sécurité ?
Réponse partielle
Non, dans les débats télévisés, quand on est venu sur le terrorisme, il a été comme tous les autres, à l'unisson, c'est-à-dire plus de moyens, fermeté, voilà, il n'a pas tranché là-dessus. Il a été beaucoup moins audacieux que sur le cannabis, par exemple, où il est transgressif. Il faut d'abord qu'il soit élu président de l'Arabie. Oui, oui, oui, oui.
« Non, dans les débats télévisés, quand on est venu sur le terrorisme, il a été comme tous les autres, à l'unisson, c'est-à-dire plus de moyens, fermeté, voilà, il n'a pas tranché là-dessus. Il a été beaucoup moins audacieux que sur le cannabis, par exemple, où il est transgressif. »
C dans l'air · "Après Fillon... Hamon" Les questions SMS #cdanslair 23-01-2017Vérifier à 3:23
Question 262"Après Fillon... Hamon" Les questions SMS #cdanslair 23-01-2017
Il n'en parle pas beaucoup, c'est pas son thème de prédilection ?
Réponse directe
Non, dans les débats télévisés, quand on est venu sur le terrorisme, il a été comme tous les autres, à l'unisson, c'est-à-dire plus de moyens, fermeté, voilà, il n'a pas tranché là-dessus. Il a été beaucoup moins audacieux que sur le cannabis, par exemple, où il est transgressif. Il faut d'abord qu'il soit élu président de l'Arabie. Oui, oui, oui, oui.
« Non, dans les débats télévisés, quand on est venu sur le terrorisme, il a été comme tous les autres, à l'unisson, c'est-à-dire plus de moyens, fermeté, voilà, il n'a pas tranché là-dessus. Il a été beaucoup moins audacieux que sur le cannabis, par exemple, où il est transgressif. »
C dans l'air · "Après Fillon... Hamon" Les questions SMS #cdanslair 23-01-2017Vérifier à 3:23
Question 263"Après Fillon... Hamon" Les questions SMS #cdanslair 23-01-2017
Qu'est-ce qui s'est passé ?
Réponse partielle
Je pense qu'on a essayé de rendre la mariée plus belle. C'est-à-dire que les socialistes voulaient vraiment 2 millions, et donc ils ont essayé de faire monter le curseur. Artificiellement ? Oui, ce n'est pas très honnête. Il fallait assumer ce chiffre dès le départ. D'autant qu'en même temps qu'on ne nous donnait pas le chiffre de participation, on a bloqué les compteurs sur la répartition des voix. Comme s'il y avait eu à un moment donné une décision de ne pas humilier Montebourg, de lui donner ses 18%, de garder un écart raisonnable. Et ça, ce n'est pas très net. Là encore, ça ressemblait à un congrès. C'est ce qu'on voit dans les congrès. Et ce n'est pas normal que dans une primaire, ça…
« Je pense qu'on a essayé de rendre la mariée plus belle. C'est-à-dire que les socialistes voulaient vraiment 2 millions, et donc ils ont essayé de faire monter le curseur. Artificiellement ? Oui, ce n'est pas très honnête. Il fallait assumer ce chiffre dès le départ. D'autant qu'en même temps qu'on ne nous donnait pas le chiffre de participation, on a bloqué les compteurs sur la répartition des voix. Comme s'il y avait eu à un moment donné une décision de ne pas humilier Montebourg, de lui donner ses 18%, de garder un écart raisonnable. Et ça, ce n'est pas très net. Là encore, ça ressemblait à un congrès. C'est ce qu'on voit dans les congrès. Et ce n'est pas normal que dans une primaire, ça soit le cas. Il faut qu'ils s'expliquent encore plus ce qu'ils ne l'ont fait. Globalement, c'est inquiétant quand même de voir qu'avec Trump investi le vendredi, tous les populistes de l'Europe qui paradent ensemble le samedi, il n'y a pas en France 2 millions de gens qui se disent « Allez, il faut quand même aller voter, même si on vote blanc, même si on vote pour quelqu'un qui ne nous convainc pas, il faut quand même aller voter ». »
C dans l'air · "Après Fillon... Hamon" Les questions SMS #cdanslair 23-01-2017Vérifier à 5:06
Question 264"Après Fillon... Hamon" Les questions SMS #cdanslair 23-01-2017
Allez, Hollande va-t-il choisir Macron ou le candidat du PS, Catherine Neuil ?
Réponse directe
Il soutiendra Macron au deuxième tour, si Macron est au deuxième tour, face à Fillon ou face à Le Pen, Hollande. Il le fera pour tous les sociétés. Mais pas avant. Pas avant.
« Il soutiendra Macron au deuxième tour, si Macron est au deuxième tour, face à Fillon ou face à Le Pen, Hollande. Il le fera pour tous les sociétés. Mais pas avant. Pas avant. »
C dans l'air · "Après Fillon... Hamon" Les questions SMS #cdanslair 23-01-2017Vérifier à 4:16
Question 265"Après Fillon... Hamon" Les questions SMS #cdanslair 23-01-2017
Bon, ce serait une grosse surprise. Allez, la défaite de Montebourg signe-t-elle la fin de sa carrière d'homme d'État ?
Réponse partielle
À moins qu'il ait envie de retourner vers l'entreprise, je pense qu'il va quand même attendre la phase que décrivait Gérard Grimbert pour pouvoir jouer sa carte jusqu'au bout.
« À moins qu'il ait envie de retourner vers l'entreprise, je pense qu'il va quand même attendre la phase que décrivait Gérard Grimbert pour pouvoir jouer sa carte jusqu'au bout. »
C dans l'air · "Après Fillon... Hamon" Les questions SMS #cdanslair 23-01-2017Vérifier à 1:47
Question 266"Après Fillon... Hamon" Les questions SMS #cdanslair 23-01-2017
Hamon sera-t-il le premier secrétaire du PS à défaut d'être président de la République, Catherine ?
Réponse partielle
Oui, mais... Jospin, après 95, garde le contrôle du parti à travers Hollande. Après 2002, il le perd. Et Ségolène Royal, qui fait un bon score en 2007, elle le perd. Elle ne met pas la main sur le parti.
« Oui, mais... Jospin, après 95, garde le contrôle du parti à travers Hollande. Après 2002, il le perd. Et Ségolène Royal, qui fait un bon score en 2007, elle le perd. Elle ne met pas la main sur le parti. »
C dans l'air · "Après Fillon... Hamon" Les questions SMS #cdanslair 23-01-2017Vérifier à 6:40
Question 267"Après Fillon... Hamon" Les questions SMS #cdanslair 23-01-2017
Il y avait pas mal de questions ce soir sur ce thème-là, sur le lien qu'il peut y avoir entre Jean-Luc Mélenchon et Benoît Hamon. Est-ce qu'il y a beaucoup de différences entre eux ?
Réponse directe
Il y a une différence de génération, il y a quelques différences de position. Le programme de Mélenchon est encore plus irréaliste en économie classique que celui de Benoît Hamon. Mais je ne vois pas ni l'un ni l'autre se retirer en faveur de l'autre. C'est pas possible, ils iront au bout de tous les deux.
« Il y a une différence de génération, il y a quelques différences de position. Le programme de Mélenchon est encore plus irréaliste en économie classique que celui de Benoît Hamon. Mais je ne vois pas ni l'un ni l'autre se retirer en faveur de l'autre. C'est pas possible, ils iront au bout de tous les deux. »
C dans l'air · "Après Fillon... Hamon" Les questions SMS #cdanslair 23-01-2017Vérifier à 2:43
Question 268Benoît Hamon : "La volonté de tourner la page est claire"
« Tourner la page », c'est le titre du livre que vous avez publié il y a cinq ans, exactement. On pourra peut-être en reparler, parce qu'il y a des choses qui sont assez différentes de ce que vous dites aujourd'hui. Ça veut dire que c'est le quinquennat Hollande qui a été sanctionné hier.
Réponse à côté
Pour partie, mais je pense que François Hollande, finalement, en décidant de ne pas être candidat, a évité que cette primaire soit une forme d'inventaire ou de procès qui aura été long, interminable, et finalement difficile pour tout le monde, d'un quinquennat dans lequel il y a évidemment du bon. Il y a aussi des orientations qui ont été prises, notamment sur le plan économique, sur le plan social, et certainement sur les questions de valeur qui ont été largement critiquées par les électeurs de gauche. En faisant cela, il nous a permis de nous tourner vers le futur. Et la question qui se pose aujourd'hui, et qui s'est posée durant cette primaire, c'est quel est ce futur, et comment veut-on…
« Pour partie, mais je pense que François Hollande, finalement, en décidant de ne pas être candidat, a évité que cette primaire soit une forme d'inventaire ou de procès qui aura été long, interminable, et finalement difficile pour tout le monde, d'un quinquennat dans lequel il y a évidemment du bon. Il y a aussi des orientations qui ont été prises, notamment sur le plan économique, sur le plan social, et certainement sur les questions de valeur qui ont été largement critiquées par les électeurs de gauche. En faisant cela, il nous a permis de nous tourner vers le futur. Et la question qui se pose aujourd'hui, et qui s'est posée durant cette primaire, c'est quel est ce futur, et comment veut-on le construire ? »
France Inter — L'invité de 8h20 · Benoît Hamon : "La volonté de tourner la page est claire"Vérifier à 1:25
Question 269Benoît Hamon : "La volonté de tourner la page est claire"
Ça risque de ne pas donner beaucoup de poids ou de légitimité aux vainqueurs de dimanche prochain ?
Réponse à côté
En tout cas, il y a un message assez clair qui a été passé hier, à la fois parce que les électeurs m'ont placé en tête, ce qui n'était pas forcément ce qui était pronostiqué par les sondages, parce qu'ils ont donné aussi un score important à Arnaud Montebourg. Cela veut dire que la volonté de tourner la page est claire, qu'il s'agit de regarder vers le futur, et moi j'entends bien être le porteur de cette force-là.
« En tout cas, il y a un message assez clair qui a été passé hier, à la fois parce que les électeurs m'ont placé en tête, ce qui n'était pas forcément ce qui était pronostiqué par les sondages, parce qu'ils ont donné aussi un score important à Arnaud Montebourg. Cela veut dire que la volonté de tourner la page est claire, qu'il s'agit de regarder vers le futur, et moi j'entends bien être le porteur de cette force-là. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Benoît Hamon : "La volonté de tourner la page est claire"Vérifier à 0:52
Question 270Benoît Hamon : "La volonté de tourner la page est claire"
Savez-vous combien d'électeurs se sont déplacés hier ?
Réponse partielle
Écoutez, je m'en tiens à ce qui avait été dit hier soir, mais apparemment il y a une polémique ce matin entre 1,5 million et 2 millions. Il y a surtout beaucoup d'incertitudes. Oui, bah écoutez, j'aimerais qu'elles soient levées assez rapidement, mais j'ai pas plus d'informations que vous. En tout cas, c'est pas beaucoup. C'est moins qu'attendu, c'est pas mal non plus, la gauche est affaiblie. Elle a connu, elle connaît, une séquence qui est compliquée, à la fois parce qu'il y a une offre politique autour du Parti Socialiste, celle de Jean-Luc Mélenchon, Yannick Jandot d'une part, celle d'Emmanuel Macron sur sa droite, d'autre part, qui ont pu donner à cette primaire un relief, en tout cas…
« Écoutez, je m'en tiens à ce qui avait été dit hier soir, mais apparemment il y a une polémique ce matin entre 1,5 million et 2 millions. Il y a surtout beaucoup d'incertitudes. Oui, bah écoutez, j'aimerais qu'elles soient levées assez rapidement, mais j'ai pas plus d'informations que vous. En tout cas, c'est pas beaucoup. C'est moins qu'attendu, c'est pas mal non plus, la gauche est affaiblie. Elle a connu, elle connaît, une séquence qui est compliquée, à la fois parce qu'il y a une offre politique autour du Parti Socialiste, celle de Jean-Luc Mélenchon, Yannick Jandot d'une part, celle d'Emmanuel Macron sur sa droite, d'autre part, qui ont pu donner à cette primaire un relief, en tout cas un visage un peu plus terne que ce qu'on imaginait. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Benoît Hamon : "La volonté de tourner la page est claire"Vérifier à 0:14
Question 271Benoît Hamon : "La volonté de tourner la page est claire"
D'un vote du peuple de gauche, c'est une légitimité démocratique, dites-vous. Donc, ça veut dire que vous irez forcément au bout ?
Réponse à côté
il y a la légitimité des appareils, ceux qui sont désignés par leur appareil et ceux qui sont désignés par les électeurs. Alors, moi, je me suis mis en situation de gagner comme de perdre, de confronter mes idées à la réalité, d'observer aujourd'hui que les Français me mettent en tête à raison des choix politiques que j'ai faits, qui n'étaient pas simples. Je me souviens encore, on m'a dit, tous les sujets que vous défendez sont minoritaires. Ce n'est plus vrai, le revenu universel est aujourd'hui majoritaire dans l'opinion. C'est compliqué, je reconnais. Et c'est en marchant qu'on apprend à marcher. Sur une partie de ces solutions, on construit, on fabrique aujourd'hui des réponses à des s…
« il y a la légitimité des appareils, ceux qui sont désignés par leur appareil et ceux qui sont désignés par les électeurs. Alors, moi, je me suis mis en situation de gagner comme de perdre, de confronter mes idées à la réalité, d'observer aujourd'hui que les Français me mettent en tête à raison des choix politiques que j'ai faits, qui n'étaient pas simples. Je me souviens encore, on m'a dit, tous les sujets que vous défendez sont minoritaires. Ce n'est plus vrai, le revenu universel est aujourd'hui majoritaire dans l'opinion. C'est compliqué, je reconnais. Et c'est en marchant qu'on apprend à marcher. Sur une partie de ces solutions, on construit, on fabrique aujourd'hui des réponses à des solidarités qui sont manquantes. Eh bien, moi, je sors de cette élection avec davantage de force et de conviction que l'on peut gagner qu'avant. »
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« Tout ça, c'est de la vieille politique. Si c'est ce genre d'argument qui est utilisé, je les lui laisse. Moi, je ne pense pas que... Je n'ai pas dénigré qui que ce soit dans cette campagne. Je ne procède pas par Oukaz. Je suis ravi de débattre avec lui. J'espère qu'il aura un deuxième argument. »
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Question 272Benoît Hamon : "La volonté de tourner la page est claire"
C'est ça la finalité pour gagner la présidentielle ?
Réponse à côté
Poser le rassemblement, c'est prendre les choses dans l'ordre. Et ce que ceux qui nous ont précédés ont fait auparavant, c'est identifier les points sur lesquels un projet politique peut se construire. Il me semble aujourd'hui qu'au regard de l'urgence écologique et sociale, il y a matière à construire ensemble ce programme commun, peut-être même beaucoup plus facilement que cela ne l'était il y a de cela 20 ou 30 ans. Donc on verra. Moi, j'aspire à cela. En tout cas, si je suis choisi comme candidat dimanche, j'aurais la légitimité démocratique d'un vote du peuple de gauche.
« Poser le rassemblement, c'est prendre les choses dans l'ordre. Et ce que ceux qui nous ont précédés ont fait auparavant, c'est identifier les points sur lesquels un projet politique peut se construire. Il me semble aujourd'hui qu'au regard de l'urgence écologique et sociale, il y a matière à construire ensemble ce programme commun, peut-être même beaucoup plus facilement que cela ne l'était il y a de cela 20 ou 30 ans. Donc on verra. Moi, j'aspire à cela. En tout cas, si je suis choisi comme candidat dimanche, j'aurais la légitimité démocratique d'un vote du peuple de gauche. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Benoît Hamon : "La volonté de tourner la page est claire"Vérifier à 5:31
Question 273Benoît Hamon : "La volonté de tourner la page est claire"
Manuel Valls n'est pas le seul à avoir tenu ce genre de raisonnement ces derniers jours à faire de la vieille politique, comme vous dites. Arnaud Montebourg, il y a quelques jours encore, se présenter devant François Fillon en proposant le revenu universel et la légalisation du cannabis, c'est risqué d'être renvoyé dans les poubelles de l'histoire, disait Arnaud Montebourg avant le scrutin d'hier et son ralliement, enfin l'annonce de son vote en votre faveur dimanche prochain.
Réponse partielle
On avait deux points de désaccord cela, ce qui explique sans doute qu'on était candidat tous les deux. et ce n'est pas illogique, il insiste sur ce qui faisait nos désaccords, mais au-delà de ça, il a retenu hier soir ce qui nous rassemblait plus fort, et je le remercie de son soutien, parce qu'il sera précieux pour moi dans cette dernière ligne droite, et plus jusqu'en mai.
« On avait deux points de désaccord cela, ce qui explique sans doute qu'on était candidat tous les deux. et ce n'est pas illogique, il insiste sur ce qui faisait nos désaccords, mais au-delà de ça, il a retenu hier soir ce qui nous rassemblait plus fort, et je le remercie de son soutien, parce qu'il sera précieux pour moi dans cette dernière ligne droite, et plus jusqu'en mai. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Benoît Hamon : "La volonté de tourner la page est claire"Vérifier à 8:23
Question 274Benoît Hamon : "La volonté de tourner la page est claire"
Le retrait d'un ou deux candidats ?
Réponse à côté
Poser le rassemblement, c'est prendre les choses dans l'ordre. Et ce que ceux qui nous ont précédés ont fait auparavant, c'est identifier les points sur lesquels un projet politique peut se construire. Il me semble aujourd'hui qu'au regard de l'urgence écologique et sociale, il y a matière à construire ensemble ce programme commun, peut-être même beaucoup plus facilement que cela ne l'était il y a de cela 20 ou 30 ans. Donc on verra. Moi, j'aspire à cela. En tout cas, si je suis choisi comme candidat dimanche, j'aurais la légitimité démocratique d'un vote du peuple de gauche.
« Poser le rassemblement, c'est prendre les choses dans l'ordre. Et ce que ceux qui nous ont précédés ont fait auparavant, c'est identifier les points sur lesquels un projet politique peut se construire. Il me semble aujourd'hui qu'au regard de l'urgence écologique et sociale, il y a matière à construire ensemble ce programme commun, peut-être même beaucoup plus facilement que cela ne l'était il y a de cela 20 ou 30 ans. Donc on verra. Moi, j'aspire à cela. En tout cas, si je suis choisi comme candidat dimanche, j'aurais la légitimité démocratique d'un vote du peuple de gauche. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Benoît Hamon : "La volonté de tourner la page est claire"Vérifier à 5:31
Question 275Benoît Hamon : "La volonté de tourner la page est claire"
Vous pensez donc, vous, au contraire de Manuel Valls, vous pensez pouvoir battre et Fillon, et Le Pen, et Macron, et l'instancer Mélenchon ?
Réponse à côté
Je pense qu'il n'y a aucune chance pour la gauche de l'emporter si elle n'a pas un projet politique qui propulse un imaginaire puissant face à une droite totale et une extrême droite dangereuse. Je l'ai dit et répété, et aujourd'hui, je veux porter cet imaginaire politique puissant. Il articule questions sociales et questions écologiques. Je le dis, ce ne sera plus l'un sans l'autre. La volonté du partage du travail, l'objectif de la conversion écologique de notre économie, l'aspiration à faire respirer la démocratie, tout ça est dans mon projet politique. Il est de nature à rassembler bien au-delà du Parti Socialiste. Il rassemble déjà bien au-delà du Parti Socialiste.
« Je pense qu'il n'y a aucune chance pour la gauche de l'emporter si elle n'a pas un projet politique qui propulse un imaginaire puissant face à une droite totale et une extrême droite dangereuse. Je l'ai dit et répété, et aujourd'hui, je veux porter cet imaginaire politique puissant. Il articule questions sociales et questions écologiques. Je le dis, ce ne sera plus l'un sans l'autre. La volonté du partage du travail, l'objectif de la conversion écologique de notre économie, l'aspiration à faire respirer la démocratie, tout ça est dans mon projet politique. Il est de nature à rassembler bien au-delà du Parti Socialiste. Il rassemble déjà bien au-delà du Parti Socialiste. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Benoît Hamon : "La volonté de tourner la page est claire"Vérifier à 7:27
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 14:51
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« il faut... Cette dimension du calcul personnel est forte. Puis la deuxième chose, c'est qu'à l'évidence, il s'est lui-même radicalisé. Au fond, ce qu'il offre dans la corbeille de mariage entre la droite et l'extrême droite, c'est le cadavre de l'État de droit, justement. »
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 16:54
« Il avait quand même une histoire assez originelle. Mais qu'il a toujours posé comme infranchissable cette frontière entre la droite et l'extrême droite. Il a refusé l'alliance à tout prix. Alors, oui, il y a quelque chose qui a radicalement changé. J'ai envie de le prendre à la fois par l'actualité et par la lecture historique de ce qui se passe en France. Ce qui est fascinant dans les périodes comme ça, c'est l'accélération de l'histoire. C'est-à-dire que ce qu'on pressentait être une digue très fragile, presque une fiction de frontières entre la droite et l'extrême droite, entre Rotaillot et Bardella, tout ça saute, et saute presque officiellement, par celui qui a enclenché intellectuellement, politiquement et idéologiquement cette fusion, en quelque sorte, de la droite à l'extrême droite, c'est Nicolas Sarkozy. Le discours sur l'identité nationale à Grenoble, le discours de Dakar sur l'Afrique, tous les ingrédients avaient été posés à l'époque pour une substitution de la question identitaire à la question sociale et pour, finalement, une harmonisation des projets politiques respectifs de la droite et de l'extrême droite. Et on y est. Et je pense que dans le choix Nicolas Sarkozy, il y a une double dimension personnelle. Il a quand même trois autres dossiers à venir devant les tribunaux. Et il espère sans doute de Le Pen ce qu'il n'a pas obtenu de Macron, c'est-à-dire une remise en cause de l'État de droit ou une pression sur le parquet ou une grâce, que sais-je encore, pour s'éviter ce qu'il juge être une injustice, mais qui n'est rien d'autre que l'application du droit et de la justice. Et donc, je pense que dans ce rapprochement avec Le Pen-Bardella, »
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 14:51
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Ça m'est venu en 2016. Ah oui, tu n'y avais pas pensé avant ? Tu sais que ça existe, mais la décision d'y aller, de dire au stade de ma réflexion, pas simplement sur est-ce que j'ai cette immodestie de diriger la France. Il faut quand même être un peu... »
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 9:06Voir 2 autres passages
« Ça m'est venu en 2016. Ah oui, tu n'y avais pas pensé avant ? Tu sais que ça existe, mais la décision d'y aller, de dire au stade de ma réflexion, pas simplement sur est-ce que j'ai cette immodestie de diriger la France. Il faut quand même être un peu... »
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« Il avait quand même une histoire assez originelle. Mais qu'il a toujours posé comme infranchissable cette frontière entre la droite et l'extrême droite. Il a refusé l'alliance à tout prix. Alors, oui, il y a quelque chose qui a radicalement changé. J'ai envie de le prendre à la fois par l'actualité et par la lecture historique de ce qui se passe en France. Ce qui est fascinant dans les périodes comme ça, c'est l'accélération de l'histoire. C'est-à-dire que ce qu'on pressentait être une digue très fragile, presque une fiction de frontières entre la droite et l'extrême droite, entre Rotaillot et Bardella, tout ça saute, et saute presque officiellement, par celui qui a enclenché intellectuellement, politiquement et idéologiquement cette fusion, en quelque sorte, de la droite à l'extrême droite, c'est Nicolas Sarkozy. Le discours sur l'identité nationale à Grenoble, le discours de Dakar sur l'Afrique, tous les ingrédients avaient été posés à l'époque pour une substitution de la question identitaire à la question sociale et pour, finalement, une harmonisation des projets politiques respectifs de la droite et de l'extrême droite. Et on y est. Et je pense que dans le choix Nicolas Sarkozy, il y a une double dimension personnelle. Il a quand même trois autres dossiers à venir devant les tribunaux. Et il espère sans doute de Le Pen ce qu'il n'a pas obtenu de Macron, c'est-à-dire une remise en cause de l'État de droit ou une pression sur le parquet ou une grâce, que sais-je encore, pour s'éviter ce qu'il juge être une injustice, mais qui n'est rien d'autre que l'application du droit et de la justice. Et donc, je pense que dans ce rapprochement avec Le Pen-Bardella, »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« parce qu'en dépit de ce nombre d'un rapport de force assez rare, je veux dire qu'une proposition de gauche soit à ce point soutenue par l'opinion, y compris dans les électeurs de droite, avec une majorité, même chez les Républicains. C'est vraiment très rare. Et pourtant, on perd politiquement. Alors, on perd politiquement en raison de la configuration politique actuelle et surtout en raison du moment dans lequel nous sommes, »
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« que là où nos représentations collectives mettent la valeur dans la richesse concrète notre contribution à cette ci etc c'est certain que là il y a un biais qui est un biais qui ne correspond pas à l'idéal d'une société telle qu'on pourrait le partager néanmoins à cette étape aujourd'hui nous ce qui nous paraît important c'est d'essayer de désamorcer la contagion des préjugés et des biais et c'est pour ça qu'on pense chez Singa qu'un boulanger kurde qui s'installe dans un village de la Creuse a 100 fois plus d'efficacité sur les représentations que 10 fois cette émission en documentaire dans le même village et qu'il est pour nous crucial de provoquer la rencontre ce qui est intéressant en tout cas vous avez mis un peu là c'est un réseau d'accueil aussi qui s'appelle J'accueil qui est de l'hébergement par les citoyens sur de la longue durée de 3 mois minimum jusqu'à 18 mois qui est un dispositif qui marche très très bien qu'on a lancé en 2015 que moi j'ai repris plus récemment je suis président de J'accueil d'ailleurs et qui est un programme dont les impacts sont incroyables qui coûte beaucoup moins cher à la puissance publique que le fait d'acheter des nuités dans des foyers d'hébergement et qui permet parce que quand on est en immersion dans une famille d'apprendre plus vite le français de connecter avec le réseau qui ne voit pas que pour trouver du boulot dans ce pays il faut du réseau et nous ce qu'on prête en fait c'est pas du capital économique c'est du capital social c'est le réseau des gens qui accueillent c'est le réseau de nos mentors dans nos programmes et ce qu'on essaye de faire à partir de ces preuves de l'inclusion c'est construire un plaidoyer en clair mettant nos voiles là où il y a du vent quand il y a une actualité on essaye d'y raccrocher les enjeux migratoires pour proposer un autre regard et notamment un regard beaucoup plus positif quand il y a eu les universités du MEDEF là de rentrée on a rappelé que 15% des entreprises créées dans ce pays le sont par des étrangers je parle pas d'immigrés parce que dans les immigrés on compte les étrangers mais aussi ceux qui ont été naturalisés dans les statistiques où vous avez aujourd'hui 10,7% de la population qui est immigrée vous avez Emmanuel Valls parce qu'il est né catalan même s'il est français alors que quand on compte juste les étrangers 15% des entreprises créées le sont par des étrangers donc ça dit aujourd'hui que leur contribution à la création de valeurs à l'initiative à l'innovation elle est tout sauf mince tout sauf mince »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« non la colonisation est-elle un crime ? dans notre histoire la colonisation est-elle un crime ? on est français on a une histoire non très bien la violence systémique exercée par un peuple et une armée sur un autre peuple l'expropriation de ses terres et de ses droits l'esclavage parce que la colonisation ça a été aussi l'esclavage les viols les massacres les fassures culturelles la volonté d'enlever c'est la population bon bref non ce n'est pas un crime Edouard Philippe c'est il doit rester une chose cette émission j'espère que ce sera ça mais il s'est déshonoré mais vraiment déshonoré et pour moi totalement disqualifié de la suite de cette campagne je le crois illégitime au fond après à occuper le fauteuil de président de la république on n'a pas le droit de dire ça c'est une injure y compris allez dire ça aux algériens mais allez dire même aux français qui étaient du contingent mais s'appelaient du contingent qui disaient mais attendez qu'est-ce qu'on fait là pourquoi on fait cette guerre à ces gens qu'on connait pas c'est injuste etc etc et qui se disent mais attend mais on l'a vu que c'était un crime on le sait on nous demandait de commettre des crimes au nom de la colonisation etc et ce qui est dingue c'est qu'on a pas demandé à Edouard Philippe une position sur l'Algérie aujourd'hui on a posé la question sur la colonisation sur le concept même oui et il a dit que c'est pas un crime donc si c'est pas un crime c'est que c'est possible et que c'est autorisé oui et que pourquoi pas quoi pour ne pas donc la colonisation allemande de la France entre 40 et 44 n'était pas un crime »
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« Il avait quand même une histoire assez originelle. Mais qu'il a toujours posé comme infranchissable cette frontière entre la droite et l'extrême droite. Il a refusé l'alliance à tout prix. Alors, oui, il y a quelque chose qui a radicalement changé. J'ai envie de le prendre à la fois par l'actualité et par la lecture historique de ce qui se passe en France. Ce qui est fascinant dans les périodes comme ça, c'est l'accélération de l'histoire. C'est-à-dire que ce qu'on pressentait être une digue très fragile, presque une fiction de frontières entre la droite et l'extrême droite, entre Rotaillot et Bardella, tout ça saute, et saute presque officiellement, par celui qui a enclenché intellectuellement, politiquement et idéologiquement cette fusion, en quelque sorte, de la droite à l'extrême droite, c'est Nicolas Sarkozy. Le discours sur l'identité nationale à Grenoble, le discours de Dakar sur l'Afrique, tous les ingrédients avaient été posés à l'époque pour une substitution de la question identitaire à la question sociale et pour, finalement, une harmonisation des projets politiques respectifs de la droite et de l'extrême droite. Et on y est. Et je pense que dans le choix Nicolas Sarkozy, il y a une double dimension personnelle. Il a quand même trois autres dossiers à venir devant les tribunaux. Et il espère sans doute de Le Pen ce qu'il n'a pas obtenu de Macron, c'est-à-dire une remise en cause de l'État de droit ou une pression sur le parquet ou une grâce, que sais-je encore, pour s'éviter ce qu'il juge être une injustice, mais qui n'est rien d'autre que l'application du droit et de la justice. Et donc, je pense que dans ce rapprochement avec Le Pen-Bardella, »
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 14:51
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« On en a eu pas mal. En vérité, on dégustait plutôt qu'on ne l'emportait. Encore que ce n'a pas toujours été vrai. Mais, bon, il y en a eu plein. À Brest, notamment, parce qu'à Brest, il y a une tradition qui est liée à la marine nationale, qui s'appelle la royale elle-même. Et donc, il y a toujours eu un terreau favorable aux idées royalistes, réagles, extrême droite. Même si la Bretagne est longtemps restée très imperméable à Le Pen. Et si Brest s'appelait Brest-la-Rouge, pas pour rien, parce qu'il y avait des ouvriers, des arsenaux, qui constituaient quand même la masse des habitants. Mais il y avait, dans les collages la nuit, parce qu'à l'époque, on faisait des collages, »
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 7:33Voir 2 autres passages
« Oui, puis j'étais revenu à Brest et donc j'ai découvert, en tout cas pris conscience, on va dire, du racisme en France, alors que j'avais grandi dans un environnement très interculturel, notamment parce que mes parents avaient eu l'intelligence de nous mettre, mes frères et moi, et ma sœur et moi, au collège et à l'école sénégalaise et pas française. Et donc mon premier engagement, il est sur la question antiraciste. Et en fait, il n'est pas une adhésion, il est de maître. L'épinglette ne touche pas à mon pote à l'époque. On appelait ça une épinglette, pas un pince, mais c'était vraiment avec une épinglette. Et derrière, j'enchaîne avec l'université, les études d'éco et de hacke. Et là, il y a un combo en termes d'intensité de l'engagement. Plus, il ne faut jamais réduire la portée d'une victoire, parce qu'on gagne. Ce qui arrive assez rarement au mouvement social, on gagne. On fait reculer le gouvernement sur son projet de loi de sélection par l'argent à l'université. Et derrière, on enchaîne une sorte de montée en puissance de la gauche qui va l'emporter dans la foulée en 88. »
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 1:20
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités3 avr. 2019 au 14 févr. 2026 · 15 observations16 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« non la colonisation est-elle un crime ? dans notre histoire la colonisation est-elle un crime ? on est français on a une histoire non très bien la violence systémique exercée par un peuple et une armée sur un autre peuple l'expropriation de ses terres et de ses droits l'esclavage parce que la colonisation ça a été aussi l'esclavage les viols les massacres les fassures culturelles la volonté d'enlever c'est la population bon bref non ce n'est pas un crime Edouard Philippe c'est il doit rester une chose cette émission j'espère que ce sera ça mais il s'est déshonoré mais vraiment déshonoré et pour moi totalement disqualifié de la suite de cette campagne je le crois illégitime au fond après à occuper le fauteuil de président de la république on n'a pas le droit de dire ça c'est une injure y compris allez dire ça aux algériens mais allez dire même aux français qui étaient du contingent mais s'appelaient du contingent qui disaient mais attendez qu'est-ce qu'on fait là pourquoi on fait cette guerre à ces gens qu'on connait pas c'est injuste etc etc et qui se disent mais attend mais on l'a vu que c'était un crime on le sait on nous demandait de commettre des crimes au nom de la colonisation etc et ce qui est dingue c'est qu'on a pas demandé à Edouard Philippe une position sur l'Algérie aujourd'hui on a posé la question sur la colonisation sur le concept même oui et il a dit que c'est pas un crime donc si c'est pas un crime c'est que c'est possible et que c'est autorisé oui et que pourquoi pas quoi pour ne pas donc la colonisation allemande de la France entre 40 et 44 n'était pas un crime »
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« employée de Singa donc elle a dû se nourrir évidemment de tout ce qu'on fait en Europe mais maintenant on est capable nous aujourd'hui dans la manière dont on a tourné notre plaidoyer par exemple de greffer notre plaidoyer sur ce qui se passe sur le dossier des retraites par exemple quand il y a eu les manifestations contre le report de l'âge légal à 64 ans qu'est-ce qu'a fait Singa on a pris le sujet des retraites on a dit ok bon bah alors essayons d'imaginer et parlons à des électeurs du RN qui sont contre le report de l'âge légal à 64 ans qui ont été manifestés avec des électeurs de gauche etc et disons clairement que si on applique le programme du RN c'est-à-dire si on arrête l'immigration si on expulse les travailleurs étrangers on se prive donc d'un strict point de vue utilitariste des cotisations des travailleurs étrangers et là l'âge légal de départ à la retraite le débat il sera plus de 64 ans il sera 66 67 68 ans à très court terme ou alors la baisse des pensions si on veut équilibrer le système c'est-à-dire c'est ou les retraités paieront moins s'il n'y a pas de travailleurs étrangers ou alors il faudra partir plus tard »
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 23:59
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Et c'est comme ça que ça doit marcher, etc. Et il y a là quelque chose de très puissant qui, à droite, par ailleurs, contamine un terrain qui était déjà conquis chez beaucoup d'électeurs et de militants de la droite. Mais à cela, je pense qu'il y a une autre lecture qui est une lecture plus historique qui doit nous amener à essayer de regarder la droite française pour ce qu'elle est aussi. Je vous conseille l'excellent bouquin de Laurent Joly sur la question de Vichy, où Laurent Joly, l'historien, analyse combien ce régime n'était pas un régime autoritaire, comme on l'entend, mais bien une dictature. Et il revient sur la genèse, ce basculement vers la fin de la République et la dictature. Et c'est intéressant parce qu'on avait eu le livre de Chapoutot sur les irresponsables qui observait comment le patronat allemand fait le choix, le capital, fait le choix de l'extrême droite en disant qu'ils sont trop crétins, on va réussir à les manipuler. Et à la fin... »
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 17:19Voir 2 autres passages
« en tout cas, dans une ONG dédiée à l'inclusion des personnes réfugiées, c'était à la fois d'appuyer notre plaidoyer sur des faits, à la fois les preuves que l'on collecte nous-mêmes que l'inclusion, ça marche à travers nos programmes, les données scientifiques innombrables qui sont celles de l'Institut Convergence Migration, des Désinfox Migration, de la Chaire des Migrations au Collège de France qui sont des données indiscutables des faits migratoires et des effets des migrations sur nos sociétés et combiner cette analyse des faits avec un récit puisqu'il faut un récit en face, pas se contenter de dire vous êtes complètement con d'avoir peur la migration c'est pas ça ça vous change pas une voie mais comment est-ce qu'on arrive à lutter contre les préjugés et les biais par des récits qui font de la migration un des ingrédients d'un mode de vie à la française dans lequel on se retrouve ou on retrouve un certain nombre d'éléments de notre identité collective ou de nos ressources collectives qu'on habite en Corrèze dans les quartiers nord de Marseille en Corse à Brest ou dans les territoires ultramarins »
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 22:30
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Il avait quand même une histoire assez originelle. Mais qu'il a toujours posé comme infranchissable cette frontière entre la droite et l'extrême droite. Il a refusé l'alliance à tout prix. Alors, oui, il y a quelque chose qui a radicalement changé. J'ai envie de le prendre à la fois par l'actualité et par la lecture historique de ce qui se passe en France. Ce qui est fascinant dans les périodes comme ça, c'est l'accélération de l'histoire. C'est-à-dire que ce qu'on pressentait être une digue très fragile, presque une fiction de frontières entre la droite et l'extrême droite, entre Rotaillot et Bardella, tout ça saute, et saute presque officiellement, par celui qui a enclenché intellectuellement, politiquement et idéologiquement cette fusion, en quelque sorte, de la droite à l'extrême droite, c'est Nicolas Sarkozy. Le discours sur l'identité nationale à Grenoble, le discours de Dakar sur l'Afrique, tous les ingrédients avaient été posés à l'époque pour une substitution de la question identitaire à la question sociale et pour, finalement, une harmonisation des projets politiques respectifs de la droite et de l'extrême droite. Et on y est. Et je pense que dans le choix Nicolas Sarkozy, il y a une double dimension personnelle. Il a quand même trois autres dossiers à venir devant les tribunaux. Et il espère sans doute de Le Pen ce qu'il n'a pas obtenu de Macron, c'est-à-dire une remise en cause de l'État de droit ou une pression sur le parquet ou une grâce, que sais-je encore, pour s'éviter ce qu'il juge être une injustice, mais qui n'est rien d'autre que l'application du droit et de la justice. Et donc, je pense que dans ce rapprochement avec Le Pen-Bardella, »
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 14:51Voir 2 autres passages
« Mais il y a quand même un côté assez dingue quand on y pense, à se dire, bon, c'est moi qui vais diriger plus de 65 millions de personnes, avec des pouvoirs considérables, et je suis capable d'être une forme de synthèse du génie de la nation, pour la transformer, blablabla. Donc il y a quand même un moment, un rapport à soi et aux autres qui pose un petit peu de folie. Mais non, ce qui m'a déterminé, c'était la conviction d'avoir identifié des transformations inéluctables et d'observer, en tout cas l'analyse qui était la mienne, une forme d'obsolescence des réponses de la gauche aux grandes transitions au cours. Obsolescence sur la question de la redistribution des richesses ou dans la négociation capital-travail, je ne trouvais rien, ni dans la version modérée de la social-démocratie, le social-libéralisme, quoi que ce soit qui assure la pérennisation des mécanismes de solidarité, des possibilités d'émancipation nouvelle, des réponses à des besoins sociaux non couverts par le secteur public, je ne voyais pas ça, la perspective d'une amélioration des salaires, etc. Et je ne la voyais pas davantage dans la version radicalisée de cette redistribution des richesses. J'ai toujours pensé que Mélenchon, à l'époque, et la France insoumise, proposait une version radicalisée d'une solution socialiste ou social-démocrate sur la question de la redistribution des richesses. »
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 9:31
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« parce qu'en dépit de ce nombre d'un rapport de force assez rare, je veux dire qu'une proposition de gauche soit à ce point soutenue par l'opinion, y compris dans les électeurs de droite, avec une majorité, même chez les Républicains. C'est vraiment très rare. Et pourtant, on perd politiquement. Alors, on perd politiquement en raison de la configuration politique actuelle et surtout en raison du moment dans lequel nous sommes, »
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 13:12Voir 2 autres passages
« Écoutez, c'est un texte qui est conforme aux obsessions européennes de vouloir faire de l'Europe une citadelle, conforme aussi aux paniques identitaires qui sont celles d'une grande partie des élites européennes. C'est-à-dire ? Le sentiment aujourd'hui que nos modes de vie, nos modèles économiques, sociaux seraient menacés par les migrations, quand en réalité, quand on regarde la démographie européenne, quand on regarde les enjeux économiques, nous savons pertinemment que si nous voulons conserver un haut niveau de protection sociale, un haut niveau de service public, ce qu'on appelle le solde naturel des naissances, c'est-à-dire la démographie européenne, ne nous permettra pas de le conserver et que nous aurons besoin demain de migration légale si nous voulons, ne serait-ce que conserver nos niveaux de vie et notre train de vie. Et c'est pour ça que c'est un mauvais texte et un mauvais texte qui, de surcroît, et c'est cela qui m'inquiète, durcit à nouveau ce que sont les politiques publiques en matière d'entrée et de contrôle des entrées aux frontières de l'Europe et va s'affranchir d'un certain nombre de textes internationaux. La Convention de Genève, un certain nombre de textes sur le droit international maritime, plus on durcit, plus on s'affranchit des droits fondamentaux qui faisaient la spécificité du modèle européen. »
France Inter · Le pacte asile et immigration en Europe - Thibault de Montbrial X Benoît HamonVérifier à 1:28
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes3 avr. 2019 au 14 févr. 2026 · 28 observations33 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Mais il y a quand même un côté assez dingue quand on y pense, à se dire, bon, c'est moi qui vais diriger plus de 65 millions de personnes, avec des pouvoirs considérables, et je suis capable d'être une forme de synthèse du génie de la nation, pour la transformer, blablabla. Donc il y a quand même un moment, un rapport à soi et aux autres qui pose un petit peu de folie. Mais non, ce qui m'a déterminé, c'était la conviction d'avoir identifié des transformations inéluctables et d'observer, en tout cas l'analyse qui était la mienne, une forme d'obsolescence des réponses de la gauche aux grandes transitions au cours. Obsolescence sur la question de la redistribution des richesses ou dans la négociation capital-travail, je ne trouvais rien, ni dans la version modérée de la social-démocratie, le social-libéralisme, quoi que ce soit qui assure la pérennisation des mécanismes de solidarité, des possibilités d'émancipation nouvelle, des réponses à des besoins sociaux non couverts par le secteur public, je ne voyais pas ça, la perspective d'une amélioration des salaires, etc. Et je ne la voyais pas davantage dans la version radicalisée de cette redistribution des richesses. J'ai toujours pensé que Mélenchon, à l'époque, et la France insoumise, proposait une version radicalisée d'une solution socialiste ou social-démocrate sur la question de la redistribution des richesses. »
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 9:31Voir 2 autres passages
« non la colonisation est-elle un crime ? dans notre histoire la colonisation est-elle un crime ? on est français on a une histoire non très bien la violence systémique exercée par un peuple et une armée sur un autre peuple l'expropriation de ses terres et de ses droits l'esclavage parce que la colonisation ça a été aussi l'esclavage les viols les massacres les fassures culturelles la volonté d'enlever c'est la population bon bref non ce n'est pas un crime Edouard Philippe c'est il doit rester une chose cette émission j'espère que ce sera ça mais il s'est déshonoré mais vraiment déshonoré et pour moi totalement disqualifié de la suite de cette campagne je le crois illégitime au fond après à occuper le fauteuil de président de la république on n'a pas le droit de dire ça c'est une injure y compris allez dire ça aux algériens mais allez dire même aux français qui étaient du contingent mais s'appelaient du contingent qui disaient mais attendez qu'est-ce qu'on fait là pourquoi on fait cette guerre à ces gens qu'on connait pas c'est injuste etc etc et qui se disent mais attend mais on l'a vu que c'était un crime on le sait on nous demandait de commettre des crimes au nom de la colonisation etc et ce qui est dingue c'est qu'on a pas demandé à Edouard Philippe une position sur l'Algérie aujourd'hui on a posé la question sur la colonisation sur le concept même oui et il a dit que c'est pas un crime donc si c'est pas un crime c'est que c'est possible et que c'est autorisé oui et que pourquoi pas quoi pour ne pas donc la colonisation allemande de la France entre 40 et 44 n'était pas un crime »
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 1:00:06
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contraintes mentionnées6 juin 2021 au 6 mai 2024 · 7 observations9 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Écoutez, c'est un texte qui est conforme aux obsessions européennes de vouloir faire de l'Europe une citadelle, conforme aussi aux paniques identitaires qui sont celles d'une grande partie des élites européennes. C'est-à-dire ? Le sentiment aujourd'hui que nos modes de vie, nos modèles économiques, sociaux seraient menacés par les migrations, quand en réalité, quand on regarde la démographie européenne, quand on regarde les enjeux économiques, nous savons pertinemment que si nous voulons conserver un haut niveau de protection sociale, un haut niveau de service public, ce qu'on appelle le solde naturel des naissances, c'est-à-dire la démographie européenne, ne nous permettra pas de le conserver et que nous aurons besoin demain de migration légale si nous voulons, ne serait-ce que conserver nos niveaux de vie et notre train de vie. Et c'est pour ça que c'est un mauvais texte et un mauvais texte qui, de surcroît, et c'est cela qui m'inquiète, durcit à nouveau ce que sont les politiques publiques en matière d'entrée et de contrôle des entrées aux frontières de l'Europe et va s'affranchir d'un certain nombre de textes internationaux. La Convention de Genève, un certain nombre de textes sur le droit international maritime, plus on durcit, plus on s'affranchit des droits fondamentaux qui faisaient la spécificité du modèle européen. »
France Inter · Le pacte asile et immigration en Europe - Thibault de Montbrial X Benoît HamonVérifier à 1:28Voir 2 autres passages
« Mais c'est possible dans des conditions, dans des proportions raisonnables et dans des proportions maîtrisées, pour protéger les plus vulnérables, qui sont d'ailleurs les premiers demandeurs. C'est très intéressant. La génération des gens qui ont 40 ou 50 ans et qui sont issus de l'immigration extra-européenne sont les plus demandeurs d'une politique de fermeté et de maîtrise. La question, c'est la maîtrise. Il ne s'agit pas de fermer, il s'agit de maîtriser. »
France Inter · Le pacte asile et immigration en Europe - Thibault de Montbrial X Benoît HamonVérifier à 11:58
« Mais c'est possible dans des conditions, dans des proportions raisonnables et dans des proportions maîtrisées, pour protéger les plus vulnérables, qui sont d'ailleurs les premiers demandeurs. C'est très intéressant. La génération des gens qui ont 40 ou 50 ans et qui sont issus de l'immigration extra-européenne sont les plus demandeurs d'une politique de fermeté et de maîtrise. La question, c'est la maîtrise. Il ne s'agit pas de fermer, il s'agit de maîtriser. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 14:51
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 26:24
« alors moi en tant que président de SS France impossible d'approuver un tel budget mais je l'ai dit aux parlementaires après ils sont dans une réalité ils composent avec des réalités politiques des équilibres budgétaires plus globaux sans doute je suis passé par là donc je vois bien la complexité néanmoins si je regarde uniquement ce qui concerne les solidarités à l'égard des publics les plus vulnérables la question de l'insertion par l'activité économique tout ce qui concourt à faire en sorte que ceux qui sont les victimes de la pauvreté économique ne basculent pas justement dans l'exclusion et l'indignité mais ce budget est inacceptable c'est une offense aux aujourd'hui 9,8 millions de français qui vivent sous le seuil de pauvreté une vraie offense qu'il aurait faite et je vais prendre un exemple qui pour moi est symptomatique l'insertion par l'activité économique c'est les entreprises d'insertion les chantiers d'insertion et l'état concourt à cette mission d'intérêt général à hauteur de 300 000 personnes accompagnées sur 100 000 postes il finance 100 000 postes il y a 3 personnes qui vont se succéder en un an sur ces postes qui sont des postes d'insertion la cour des comptes on revient à la cour des comptes mais c'est toujours intéressant de voir ce qu'elle dit dans ces cas là elle dit que c'est un des dispositifs qui est parmi les plus efficaces pour remettre les gens dans le travail et vous avez des gens qui par ailleurs dénoncent à Eu et à Adia je mets un milliard de guillemets la Sistana qui vont faire quoi ? voter un budget qui diminue le nombre de personnes accompagnées de 300 000 à 240 000 60 000 personnes en moins accompagnées dans un programme qui pourtant leur permet de revenir vers le travail donc on a là des choix qui sont des choix qui consistent aujourd'hui à faire ou à mettre le poids du corps des efforts et des sacrifices sur les plus pauvres et à épargner les plus riches donc ce budget aujourd'hui tel qu'on le connaît si je défends les intérêts du secteur ou du mode d'entreprendre qui est le mien oui non »
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 37:53
« Il avait quand même une histoire assez originelle. Mais qu'il a toujours posé comme infranchissable cette frontière entre la droite et l'extrême droite. Il a refusé l'alliance à tout prix. Alors, oui, il y a quelque chose qui a radicalement changé. J'ai envie de le prendre à la fois par l'actualité et par la lecture historique de ce qui se passe en France. Ce qui est fascinant dans les périodes comme ça, c'est l'accélération de l'histoire. C'est-à-dire que ce qu'on pressentait être une digue très fragile, presque une fiction de frontières entre la droite et l'extrême droite, entre Rotaillot et Bardella, tout ça saute, et saute presque officiellement, par celui qui a enclenché intellectuellement, politiquement et idéologiquement cette fusion, en quelque sorte, de la droite à l'extrême droite, c'est Nicolas Sarkozy. Le discours sur l'identité nationale à Grenoble, le discours de Dakar sur l'Afrique, tous les ingrédients avaient été posés à l'époque pour une substitution de la question identitaire à la question sociale et pour, finalement, une harmonisation des projets politiques respectifs de la droite et de l'extrême droite. Et on y est. Et je pense que dans le choix Nicolas Sarkozy, il y a une double dimension personnelle. Il a quand même trois autres dossiers à venir devant les tribunaux. Et il espère sans doute de Le Pen ce qu'il n'a pas obtenu de Macron, c'est-à-dire une remise en cause de l'État de droit ou une pression sur le parquet ou une grâce, que sais-je encore, pour s'éviter ce qu'il juge être une injustice, mais qui n'est rien d'autre que l'application du droit et de la justice. Et donc, je pense que dans ce rapprochement avec Le Pen-Bardella, »
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 14:51
« en tout cas, dans une ONG dédiée à l'inclusion des personnes réfugiées, c'était à la fois d'appuyer notre plaidoyer sur des faits, à la fois les preuves que l'on collecte nous-mêmes que l'inclusion, ça marche à travers nos programmes, les données scientifiques innombrables qui sont celles de l'Institut Convergence Migration, des Désinfox Migration, de la Chaire des Migrations au Collège de France qui sont des données indiscutables des faits migratoires et des effets des migrations sur nos sociétés et combiner cette analyse des faits avec un récit puisqu'il faut un récit en face, pas se contenter de dire vous êtes complètement con d'avoir peur la migration c'est pas ça ça vous change pas une voie mais comment est-ce qu'on arrive à lutter contre les préjugés et les biais par des récits qui font de la migration un des ingrédients d'un mode de vie à la française dans lequel on se retrouve ou on retrouve un certain nombre d'éléments de notre identité collective ou de nos ressources collectives qu'on habite en Corrèze dans les quartiers nord de Marseille en Corse à Brest ou dans les territoires ultramarins »
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 22:30
« Oui, puis j'étais revenu à Brest et donc j'ai découvert, en tout cas pris conscience, on va dire, du racisme en France, alors que j'avais grandi dans un environnement très interculturel, notamment parce que mes parents avaient eu l'intelligence de nous mettre, mes frères et moi, et ma sœur et moi, au collège et à l'école sénégalaise et pas française. Et donc mon premier engagement, il est sur la question antiraciste. Et en fait, il n'est pas une adhésion, il est de maître. L'épinglette ne touche pas à mon pote à l'époque. On appelait ça une épinglette, pas un pince, mais c'était vraiment avec une épinglette. Et derrière, j'enchaîne avec l'université, les études d'éco et de hacke. Et là, il y a un combo en termes d'intensité de l'engagement. Plus, il ne faut jamais réduire la portée d'une victoire, parce qu'on gagne. Ce qui arrive assez rarement au mouvement social, on gagne. On fait reculer le gouvernement sur son projet de loi de sélection par l'argent à l'université. Et derrière, on enchaîne une sorte de montée en puissance de la gauche qui va l'emporter dans la foulée en 88. »
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 1:20
« alors moi en tant que président de SS France impossible d'approuver un tel budget mais je l'ai dit aux parlementaires après ils sont dans une réalité ils composent avec des réalités politiques des équilibres budgétaires plus globaux sans doute je suis passé par là donc je vois bien la complexité néanmoins si je regarde uniquement ce qui concerne les solidarités à l'égard des publics les plus vulnérables la question de l'insertion par l'activité économique tout ce qui concourt à faire en sorte que ceux qui sont les victimes de la pauvreté économique ne basculent pas justement dans l'exclusion et l'indignité mais ce budget est inacceptable c'est une offense aux aujourd'hui 9,8 millions de français qui vivent sous le seuil de pauvreté une vraie offense qu'il aurait faite et je vais prendre un exemple qui pour moi est symptomatique l'insertion par l'activité économique c'est les entreprises d'insertion les chantiers d'insertion et l'état concourt à cette mission d'intérêt général à hauteur de 300 000 personnes accompagnées sur 100 000 postes il finance 100 000 postes il y a 3 personnes qui vont se succéder en un an sur ces postes qui sont des postes d'insertion la cour des comptes on revient à la cour des comptes mais c'est toujours intéressant de voir ce qu'elle dit dans ces cas là elle dit que c'est un des dispositifs qui est parmi les plus efficaces pour remettre les gens dans le travail et vous avez des gens qui par ailleurs dénoncent à Eu et à Adia je mets un milliard de guillemets la Sistana qui vont faire quoi ? voter un budget qui diminue le nombre de personnes accompagnées de 300 000 à 240 000 60 000 personnes en moins accompagnées dans un programme qui pourtant leur permet de revenir vers le travail donc on a là des choix qui sont des choix qui consistent aujourd'hui à faire ou à mettre le poids du corps des efforts et des sacrifices sur les plus pauvres et à épargner les plus riches donc ce budget aujourd'hui tel qu'on le connaît si je défends les intérêts du secteur ou du mode d'entreprendre qui est le mien oui non »
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 37:53
« toujours autour de la fac, en général, ou sur les parkings, ou sur les points de collage, des bagarres assez spectaculaires. Surtout aussi, les parties où on se courait après. C'est de la chasse, mais un jour tu chasses, un jour tu es chassé. »
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 8:17
« Mais c'est possible dans des conditions, dans des proportions raisonnables et dans des proportions maîtrisées, pour protéger les plus vulnérables, qui sont d'ailleurs les premiers demandeurs. C'est très intéressant. La génération des gens qui ont 40 ou 50 ans et qui sont issus de l'immigration extra-européenne sont les plus demandeurs d'une politique de fermeté et de maîtrise. La question, c'est la maîtrise. Il ne s'agit pas de fermer, il s'agit de maîtriser. »
France Inter · Le pacte asile et immigration en Europe - Thibault de Montbrial X Benoît HamonVérifier à 11:58
« Mais il y a quand même un côté assez dingue quand on y pense, à se dire, bon, c'est moi qui vais diriger plus de 65 millions de personnes, avec des pouvoirs considérables, et je suis capable d'être une forme de synthèse du génie de la nation, pour la transformer, blablabla. Donc il y a quand même un moment, un rapport à soi et aux autres qui pose un petit peu de folie. Mais non, ce qui m'a déterminé, c'était la conviction d'avoir identifié des transformations inéluctables et d'observer, en tout cas l'analyse qui était la mienne, une forme d'obsolescence des réponses de la gauche aux grandes transitions au cours. Obsolescence sur la question de la redistribution des richesses ou dans la négociation capital-travail, je ne trouvais rien, ni dans la version modérée de la social-démocratie, le social-libéralisme, quoi que ce soit qui assure la pérennisation des mécanismes de solidarité, des possibilités d'émancipation nouvelle, des réponses à des besoins sociaux non couverts par le secteur public, je ne voyais pas ça, la perspective d'une amélioration des salaires, etc. Et je ne la voyais pas davantage dans la version radicalisée de cette redistribution des richesses. J'ai toujours pensé que Mélenchon, à l'époque, et la France insoumise, proposait une version radicalisée d'une solution socialiste ou social-démocrate sur la question de la redistribution des richesses. »
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 9:31
France Inter · Le pacte asile et immigration en Europe - Thibault de Montbrial X Benoît HamonVérifier à 11:58