Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
9 mars 2016 au 19 févr. 2025
Questions
41
Entretiens
Non renseigné
Sources
Non renseigné
Heures analysées
Non renseigné
Répartition sur 41 questions évaluables
Réponse directe
25
Réponse partielle
5
Réponse à côté
11
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 26 à 41 sur 41
Question 26Benjamin Lucas - Le Barbier du matin du 15/01/24
la nomination rapide d'un ministre chargé de l'éducation à ses côtés, un ministre délégué, ça ne vous suffirait pas ?
Réponse directe
Non, mais par ailleurs... Parce qu'elle, c'est surtout le sport, sa spécialité. Oui, mais c'est un problème. Si l'école républicaine est la grande cause qui devrait nous rassembler, sur laquelle nous devrions débattre dans les mois qui viennent, si nous considérons toutes et tous qu'il faut réparer l'école républicaine au service de sa promesse d'égalité, alors il faut un ministre de plein exercice chargé de l'éducation nationale. Les enseignants, les personnels éducatifs, les élèves, les familles ne vont pas attendre la fin des Jeux olympiques et le dernier podium pour savoir à quel sort ils vont être soumis. Dans toutes les démocraties autour de nous, ce n'est pas au bon vouloir du prince…
« Non, mais par ailleurs... Parce qu'elle, c'est surtout le sport, sa spécialité. Oui, mais c'est un problème. Si l'école républicaine est la grande cause qui devrait nous rassembler, sur laquelle nous devrions débattre dans les mois qui viennent, si nous considérons toutes et tous qu'il faut réparer l'école républicaine au service de sa promesse d'égalité, alors il faut un ministre de plein exercice chargé de l'éducation nationale. Les enseignants, les personnels éducatifs, les élèves, les familles ne vont pas attendre la fin des Jeux olympiques et le dernier podium pour savoir à quel sort ils vont être soumis. »
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Institutions citées9 mars 2016 au 19 févr. 2025 · 21 observations27 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Certains reconnaissent des avancées. Bon, tant mieux, j'allais dire. Nous, nous considérons que ces maigres avancées ne vont pas assez loin. Et nous considérons par ailleurs qu'il y a des reculs, qu'on va moins bien se protéger des pesticides, que le gouvernement est aux abonnés absents sur la question du bio, etc., qui sont des sujets de santé publique, y compris pour les agricultrices et les agriculteurs, qui sont les premiers à manipuler des produits dangereux, les premiers à être victimes aujourd'hui d'un système dérégulé, les premiers à être victimes aujourd'hui d'une puissance publique qui a démissionné pour protéger la santé de nos compatriotes. »
RCF — L'Invité de la Matinale · Benjamin Lucas, député écologiste
Méthode, périmètre et limitesVersion small-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
4 sept. 2026
Données arrêtées au :
5 sept. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
Radio J — L'interview politique · Benjamin Lucas - Le Barbier du matin du 15/01/24Vérifier à 5:03
Question 27Benjamin Lucas - Le Barbier du matin du 15/01/24
On a vu le Premier ministre dans diverses apparitions depuis quelques jours. Comment jugez-vous ses premiers pas ?
Réponse directe
C'est de la communication. J'espère qu'il aura pris le temps d'ouvrir quelques dossiers. On attend d'un Premier ministre qu'il gouverne la France, pas simplement qu'il aille faire des opérations de communication aux quatre coins du pays. Mais c'est normal. C'est la responsabilité des gouvernants, des élus, de celles et ceux qui exercent des responsabilités. On a à ce point oublié ce qu'était une démocratie vivante sous l'orraine d'Emmanuel Macron, pour reprendre la chronique précédente, qu'on en fait un événement quand un Premier ministre répond à nos concitoyens, quand un président de la République fait une conférence de presse. Il y a plein de démocraties où ça se passe comme ça tous les…
« C'est de la communication. J'espère qu'il aura pris le temps d'ouvrir quelques dossiers. On attend d'un Premier ministre qu'il gouverne la France, pas simplement qu'il aille faire des opérations de communication aux quatre coins du pays. »
Radio J — L'interview politique · Benjamin Lucas - Le Barbier du matin du 15/01/24Vérifier à 0:18
Question 28Les vacances pour tous avec Benjamin Lucas et Cécile Cottereau
Vous êtes peut-être en train de compter les jours ou les dodos comme font les enfants qui vous séparent de vos vacances, mais vous n'allez pas forcément partir. 35 à 40% des Français vont rester chez eux. C'est un chiffre en hausse cette année. Alors pourquoi cette parenthèse est-elle si essentielle ?
Réponse à côté
Bonjour.
« Bonjour. »
France Inter · Les vacances pour tous avec Benjamin Lucas et Cécile CottereauVérifier à 0:47
Question 29Les vacances pour tous avec Benjamin Lucas et Cécile Cottereau
comment les optimiser ?
Réponse à côté
Bonjour.
« Bonjour. »
France Inter · Les vacances pour tous avec Benjamin Lucas et Cécile CottereauVérifier à 0:47
Question 30Les vacances pour tous avec Benjamin Lucas et Cécile Cottereau
Quelles sont les solutions qui existent déjà
Réponse à côté
Bonjour.
« Bonjour. »
France Inter · Les vacances pour tous avec Benjamin Lucas et Cécile CottereauVérifier à 0:47
Question 31Les vacances pour tous avec Benjamin Lucas et Cécile Cottereau
Comment réduire cette inégalité pour se rapprocher des vacances pour tous ?
Réponse à côté
Bonjour.
« Bonjour. »
France Inter · Les vacances pour tous avec Benjamin Lucas et Cécile CottereauVérifier à 0:47
Question 32Les vacances pour tous avec Benjamin Lucas et Cécile Cottereau
Benjamin Lucas, est-ce que vous pensez que c'est aussi le miroir de l'état de notre société en fait ?
Réponse directe
Oui, bien sûr, les vacances sont un phénomène social qui est le réceptacle des tensions sociales, de la façon aussi dont on a changé nos modes de consommation, nos modes de vie, etc. C'est vrai, et donc aussi un révélateur de ce que sont les inégalités aujourd'hui, et des inégalités qui vont jusque dans ce moment, qui est un moment de répit, un moment de repos. Moi je crois que de l'avoir un accès égal, ça fait un peu nier de le dire comme ça, mais au beau, à l'émerveillement. Voilà, vous n'avez pas la même année qui arrive derrière quand vous avez pu respirer, quand vous avez pu vous émerveiller devant la nature, devant un musée, ne serait-ce qu'un autre environnement que le vôtre.
« Oui, bien sûr, les vacances sont un phénomène social qui est le réceptacle des tensions sociales, de la façon aussi dont on a changé nos modes de consommation, nos modes de vie, etc. C'est vrai, et donc aussi un révélateur de ce que sont les inégalités aujourd'hui, et des inégalités qui vont jusque dans ce moment, qui est un moment de répit, un moment de repos. Moi je crois que de l'avoir un accès égal, ça fait un peu nier de le dire comme ça, mais au beau, à l'émerveillement. Voilà, vous n'avez pas la même année qui arrive derrière quand vous avez pu respirer, quand vous avez pu vous émerveiller devant la nature, devant un musée, ne serait-ce qu'un autre environnement que le vôtre. »
France Inter · Les vacances pour tous avec Benjamin Lucas et Cécile CottereauVérifier à 2:57
Question 33Les vacances pour tous avec Benjamin Lucas et Cécile Cottereau
Le 19 juin, six députés de l'ANUP dont vous faites partie, Benjamin Lucas, ont déposé à l'Assemblée nationale une proposition de loi d'urgence afin d'instituer, je cite, une vraie politique publique des vacances. Qu'est-ce que vous voulez dire par là ?
Réponse directe
Que ça doit être, aujourd'hui, le droit aux vacances, un objectif politique prioritaire. Et qu'en réalité, on doit reprendre, renouer le fil tendu par Léo Lagrange et le Front populaire il y a 83 ans, qui avait compris qu'il ne suffisait pas de libérer du temps, il ne suffisait pas de réduire le temps de travail. Encore fallait-il accompagner cette libération du temps d'une grande ambition émancipatrice. C'est ce qui a conduit au développement des auberges de jeunesse, des mouvements d'éducation populaire, des billets annuels de congés populaires. Et donc, nous, nous posons ici un certain nombre de propositions d'urgence sur les péages gratuits pour faire ruisseler un peu les super profits…
« Que ça doit être, aujourd'hui, le droit aux vacances, un objectif politique prioritaire. Et qu'en réalité, on doit reprendre, renouer le fil tendu par Léo Lagrange et le Front populaire il y a 83 ans, qui avait compris qu'il ne suffisait pas de libérer du temps, il ne suffisait pas de réduire le temps de travail. Encore fallait-il accompagner cette libération du temps d'une grande ambition émancipatrice. C'est ce qui a conduit au développement des auberges de jeunesse, des mouvements d'éducation populaire, des billets annuels de congés populaires. Et donc, nous, nous posons ici un certain nombre de propositions d'urgence sur les péages gratuits pour faire ruisseler un peu les super profits des grandes compagnies autoroutières qui sont quand même mises plein les poches ces derniers mois et ces dernières années. Faire évidemment avec le train, le député écologiste que je suis, est très attaché au transport collectif et donc permettre des départs à moindre coût en train. Aujourd'hui, ça pèse énormément les transports sur le budget des familles. »
France Inter · Les vacances pour tous avec Benjamin Lucas et Cécile CottereauVérifier à 6:25Voir 1 autre passage
« Bien sûr, bien sûr. Après, vous avez aussi des difficultés sur les départs collectifs où beaucoup d'associations nous expliquent que c'est plus difficile maintenant de réserver pour des groupes avec la SNCF. Il y a aussi des choses qui ne relèvent pas de la loi, qu'il faut améliorer rapidement. Mais le non-départ en vacances, ce n'est pas simplement une question de moyens. Nous, on s'est intéressé à cette question d'urgence. C'est aussi un apprentissage parce que quand vous n'êtes jamais parti en vacances de votre vie, faire une valise, se projeter ailleurs que chez soi, c'est compliqué. Et donc, il faut aussi accompagner les associations, les mouvements d'éducation populaire. Le droit aux vacances, ce n'est pas simplement une affaire de moyens. C'est aussi une affaire d'offre de tourisme. Et ça, Lunat en parlerait mieux que moi. Et c'est aussi une question d'accompagnement. Et je l'ai dit, une question, pourquoi on disait une politique publique des vacances ? Il faut une vraie ambition politique pour faire du droit aux vacances, qui jusque-là est proclamé comme un objectif national dans la loi de 1998 contre les exclusions, en faire un vrai droit et que les pouvoirs publics se mettent autour de la table. Il y a des collectivités locales qui font beaucoup. J'étais il y a quelques mois à Poitiers avec la maire Léonore Monconduit, qui fait beaucoup. Ces collectivités, ces associations, elles ont besoin d'être accompagnées aujourd'hui par l'État. »
France Inter · Les vacances pour tous avec Benjamin Lucas et Cécile CottereauVérifier à 7:33
Question 34Benjamin Lucas
Non, mais on a l'impression qu'il ne vous a pas reçu à lire l'article de l'opinion, qu'il ne vous a pas reçu depuis longtemps. Est-ce que vous prenez ça comme une brimade ?
Réponse à côté
Écoutez, on se voit tous les lundis en bureau national du parti auquel je suis invité et on a des contacts réguliers. Donc là-dessus, pas de soucis pour le moment.
« Écoutez, on se voit tous les lundis en bureau national du parti auquel je suis invité et on a des contacts réguliers. Donc là-dessus, pas de soucis pour le moment. »
France Inter — L'invité de 6h20 · Benjamin LucasVérifier à 4:04
Question 35Benjamin Lucas
Et la réforme veut pourtant faciliter les licenciements. Quand une entreprise, il y a des conditions, quand elle a vu deux semestres de chiffre d'affaires baissé, deux semestres consécutifs, la question est de savoir si vous estimez que dans un contexte de zone rouge comme deux semestres de difficultés financières pour une entreprise, est-ce qu'il vaut mieux licencier ou emmener l'entreprise vers un redressement judiciaire ?
Réponse à côté
Le problème, c'est qu'aujourd'hui, on est toujours dans un chantage de la fermeture, dans un chantage au licenciement, etc. Et donc moi, je refuse une logique où pour les salariés, c'est toujours la peur. La peur aux ventes de perdre son emploi, la peur aux ventes d'avoir ces conditions de travail qui sont remises en cause. Je crois qu'une vraie bonne réforme du droit du travail serait une réforme qui protège davantage les salariés, justement dans une économie de plus en plus dure, de plus en plus sauvage. Vous parliez du beurre tout à l'heure, dans une économie qui bouge beaucoup et où les protections s'amoindrissent.
« Le problème, c'est qu'aujourd'hui, on est toujours dans un chantage de la fermeture, dans un chantage au licenciement, etc. Et donc moi, je refuse une logique où pour les salariés, c'est toujours la peur. La peur aux ventes de perdre son emploi, la peur aux ventes d'avoir ces conditions de travail qui sont remises en cause. Je crois qu'une vraie bonne réforme du droit du travail serait une réforme qui protège davantage les salariés, justement dans une économie de plus en plus dure, de plus en plus sauvage. Vous parliez du beurre tout à l'heure, dans une économie qui bouge beaucoup et où les protections s'amoindrissent. »
France Inter — L'invité de 6h20 · Benjamin LucasVérifier à 2:04
Question 36Benjamin Lucas
Il faut le retirer, dites-vous, c'est un texte pourtant encore en concertation. C'est ce que vient de dire François Hollande hier au sommet à Venise, sommet franco-italien. Vous irez vous jusqu'à la rupture ?
Réponse à côté
L'esprit avec lequel ce texte s'est construit, c'est l'idée selon laquelle le code du travail est un frein à l'emploi. Moi je ne peux pas adhérer à ça, donc au-delà des questions de curseurs sur lesquelles il peut y avoir des évolutions ces prochains jours, l'esprit dans lequel il est fait est celui qui va à l'encontre de ce que nous disons, nous socialistes, depuis pas 100 ans, depuis 5 ans.
« L'esprit avec lequel ce texte s'est construit, c'est l'idée selon laquelle le code du travail est un frein à l'emploi. Moi je ne peux pas adhérer à ça, donc au-delà des questions de curseurs sur lesquelles il peut y avoir des évolutions ces prochains jours, l'esprit dans lequel il est fait est celui qui va à l'encontre de ce que nous disons, nous socialistes, depuis pas 100 ans, depuis 5 ans. »
France Inter — L'invité de 6h20 · Benjamin LucasVérifier à 0:51
Question 37Benjamin Lucas
Oui, une jeunesse dont on dit qu'elle fait peur à l'exécutif. Bonjour Benjamin Lucas. Bonjour. Lundi prochain, le Premier ministre devrait préciser les chapitres de l'avant-projet d'Ouil Khomri qui pourraient être modifiés. Serez-vous prêt à en discuter ou alors maintiendrez-vous votre mot d'ordre qui reste le retrait de ce texte ?
Réponse directe
Moi je pense que le retrait c'est un préalable indispensable aujourd'hui à faire une autre réforme. On n'est pas contre l'idée d'une réforme, personne n'est dans ce pays je pense pour l'immobilisme. Mais en tout cas il y a aujourd'hui trop de tensions autour de cet avant-projet. Il faut le retirer pour rediscuter, trouver les solutions d'un compromis, d'une synthèse comme la gauche a toujours su le faire.
« Moi je pense que le retrait c'est un préalable indispensable aujourd'hui à faire une autre réforme. On n'est pas contre l'idée d'une réforme, personne n'est dans ce pays je pense pour l'immobilisme. Mais en tout cas il y a aujourd'hui trop de tensions autour de cet avant-projet. Il faut le retirer pour rediscuter, trouver les solutions d'un compromis, d'une synthèse comme la gauche a toujours su le faire. »
France Inter — L'invité de 6h20 · Benjamin LucasVérifier à 0:22
Question 38Benjamin Lucas
quels sont vos rapports aujourd'hui avec Jean-Christophe Cambadélis ?
Réponse directe
Mes rapports avec Jean-Christophe Cambadélis sont très bons. Jean-Christophe Cambadélis, ça a été l'un des premiers à avoir le courage de dire que ce texte était déséquilibré. Et à dire qu'en l'État, il ne le voterait pas. Donc je ne crois pas que les propos rapportés dans l'opinion d'ailleurs soient cités directement et qu'ils soient exacts.
« Mes rapports avec Jean-Christophe Cambadélis sont très bons. Jean-Christophe Cambadélis, ça a été l'un des premiers à avoir le courage de dire que ce texte était déséquilibré. Et à dire qu'en l'État, il ne le voterait pas. Donc je ne crois pas que les propos rapportés dans l'opinion d'ailleurs soient cités directement et qu'ils soient exacts. »
France Inter — L'invité de 6h20 · Benjamin LucasVérifier à 3:45
Question 39Benjamin Lucas
Et les protections pour vous, il n'y a que les emplois aidés pour contrebalancer le taux de chômage des jeunes qui est de l'ordre de 25%, bien au-delà de la moyenne française nationale ?
Réponse partielle
Pas seulement. Je pense aussi que dans une société où on a augmenté la productivité, où il y a un chômage de masse et où la croissance ne revient pas, on peut partager le temps de travail pour travailler mieux, moins et tous.
« Pas seulement. Je pense aussi que dans une société où on a augmenté la productivité, où il y a un chômage de masse et où la croissance ne revient pas, on peut partager le temps de travail pour travailler mieux, moins et tous. »
France Inter — L'invité de 6h20 · Benjamin LucasVérifier à 2:35
Question 40Benjamin Lucas
Vous qui avez voté Hollande, Hollande qui avait promis d'être le président de la jeunesse, à partir de quel moment, avant cette réforme El Khomri, à partir de quel moment vous les jeunes socialistes avez commencé à être déçus ?
Réponse partielle
Il y a plusieurs éléments. D'abord, ce gouvernement fait beaucoup pour la priorité jeunesse. Et tout le début du quinquennat a été marqué par cet engagement. Les emplois d'avenir, la prime d'activité aujourd'hui, dont les premiers bénéficiaires ont pu la toucher il y a quelques semaines, qui permet à des jeunes d'entrer dans le droit commun, d'avoir accès à des minimas sociaux desquels ils étaient exclus jusque-là. Donc la refondation de l'école, etc. Il y a beaucoup de choses qui ont été faites pour la priorité jeunesse. Malheureusement, on a le sentiment aujourd'hui que ça s'essouffle, qu'on fait avec cette réforme un certain nombre de choses. Après oui, il y a depuis quelques mois un cer…
« Il y a plusieurs éléments. D'abord, ce gouvernement fait beaucoup pour la priorité jeunesse. Et tout le début du quinquennat a été marqué par cet engagement. Les emplois d'avenir, la prime d'activité aujourd'hui, dont les premiers bénéficiaires ont pu la toucher il y a quelques semaines, qui permet à des jeunes d'entrer dans le droit commun, d'avoir accès à des minimas sociaux desquels ils étaient exclus jusque-là. Donc la refondation de l'école, etc. Il y a beaucoup de choses qui ont été faites pour la priorité jeunesse. Malheureusement, on a le sentiment aujourd'hui que ça s'essouffle, qu'on fait avec cette réforme un certain nombre de choses. Après oui, il y a depuis quelques mois un certain nombre de choses qui heurtent nos convictions, qui heurtent ce que doit faire la gauche quand elle est au pouvoir, par exemple la déchéance de nationalité ou autre. Mais la déception en soi n'est pas un problème. Le problème, c'est quand il y a un déséquilibre entre la déception et la satisfaction. Est-ce que vous revendiquez votre filiation, votre proximité avec Benoît Hamon ? Je lis beaucoup d'articles en ce moment qui parlent de Baron Noir. Je pense que c'est une série qui intéresse beaucoup de monde. C'est bien. On pourrait dire d'ailleurs Baron Rose. Moi, je revendique le fait d'avoir sur ce sujet-là, par exemple, une proximité avec beaucoup de socialistes. Je le disais notamment avec Jean-Christophe Cambadélis, qui a dit que le texte était déséquilibré. On aime beaucoup croire dans ce pays que la jeunesse n'arrive pas à réfléchir par elle-même. Moi, en l'occurrence, je ne prends mes consignes chez personne et il n'y a personne sous la table aujourd'hui pour me donner des petites fiches ou me dire ce que je dois dire devant vous. Est-ce qu'une rencontre avec Martine Aubry est prévue entre les mouvements des jeunes socialistes et elle ? Pas à ce stade. Vous savez, Martine Aubry était présente à notre congrès, puisque nous l'avons tenue à Lille, dans sa ville. Mais comme le ministre de la Jeunesse, Patrick Cannaire, qui est aussi l'îlois que nous rencontrons régulièrement, moi, je rencontre en tout cas tous mes aînés qui veulent bien donner des conseils, parce que je crois que quand on est jeune, on a aussi un devoir d'humilité et d'écoute de ceux qui mènent des combats depuis très longtemps. »
France Inter — L'invité de 6h20 · Benjamin LucasVérifier à 4:23
Question 41Benjamin Lucas
Vous dites que c'est un frein à l'emploi, faciliter les licenciements pour favoriser les embauches. Ce n'est pas exactement ce que dit Emmanuel Macron, il était hier matin encore l'invité de France Inter. Il veut, dit-il, faciliter au contraire les conditions de la rupture pour que les précaires comme vous, les jeunes, puissent plus facilement bénéficier de cette forteresse devenue imprenable qu'est le CDI. Moins de contrats courts, plus de CDI. Ça, vous n'y croyez pas non plus ?
Réponse directe
Non, moi j'ai toujours du mal à comprendre la logique, qui pour le coup n'est pas du tout pragmatique, de croire que parce qu'on va licencier plus facilement, on va embaucher plus facilement. Je crois que s'il y a du chômage dans ce pays aujourd'hui, c'est parce que les carnets de commandes sont vides, ce n'est pas parce qu'il est trop difficile de licencier.
« Non, moi j'ai toujours du mal à comprendre la logique, qui pour le coup n'est pas du tout pragmatique, de croire que parce qu'on va licencier plus facilement, on va embaucher plus facilement. Je crois que s'il y a du chômage dans ce pays aujourd'hui, c'est parce que les carnets de commandes sont vides, ce n'est pas parce qu'il est trop difficile de licencier. »
France Inter — L'invité de 6h20 · Benjamin LucasVérifier à 1:31
« Mon rayon de soleil, c'est un petit bout de shoot de mois et demi qui est né il n'y a pas longtemps et qui, au-delà de mon bonheur personnel et de celui de sa maman, me replace dans une perspective qui est celle du travail que nous devons faire pour les générations futures. Et je puise dans la société, dans mes déplacements quotidiens, beaucoup d'énergie et d'optimisme. J'ai travaillé pendant un an et demi contre la loi immigration de M. Darmanin. J'ai découvert sur tous les territoires des gens qui font de l'aide aux devoirs, qui accompagnent des personnes qui ont eu des parcours d'exil compliqués, des gens qui subviennent, essayent d'aider à survivre, des gens qui vivent dans des camps de fortune mais qui mettent de la joie malgré la difficulté. J'ai vu des gens mobilisés pour le droit à l'éducation des enfants sans papier. Je vois ma collègue Léa Ballage qui, aujourd'hui, va défendre une proposition de loi pour que les demandeurs d'asile puissent avoir accès au travail et puissent nourrir leurs enfants. Donc, il y a pour moi des sources d'espérance nombreuses, multiples, dans la société engagée. Et la vie parlementaire ne se résume pas au Parlement. Et puis, j'espère qu'il y aura aujourd'hui des belles victoires pour l'intérêt général, pour la protection des Français, qui seront des sources d'espoir, évidemment. »
RCF — L'Invité de la Matinale · Benjamin Lucas, député écologisteVérifier à 16:16
« Amiens, c'est 130 000 habitants. Vous imaginez, 300 000, c'est plus de deux fois la ville. Donc on est là sur des échelles qui sont considérables et qui, souvent, ces licenciements sont motivés uniquement par la recherche du profit et qui sont réalisés par des groupes qui sont en bonne santé économique, qui vont bien, qui distribuent des dividendes à leurs actionnaires, voire même, souvent, qui bénéficient d'aides publiques dont je crois qu'il faudrait qu'ils les remboursent à minima quand ils s'en vont. Donc c'est le sujet social de l'année 2025. Et ensuite, vous savez, sur l'adaptation de l'industrie, on a fait évoluer notre industrie et notre économie depuis des décennies avec des normes environnementales qui protègent notre santé. Et on s'est toujours adapté. Moi, je crois que nous sommes un grand pays qui a des ressources scientifiques et industrielles considérables et qu'on doit être capable de s'adapter pour la santé des habitants. Et notre vision des choses, c'est qu'on peut très bien concilier la production, l'industrie. Il faut que nous soyons un pays de production et d'industrie avec la protection de l'environnement et de la santé. Il le faut d'ailleurs. C'est ça l'impératif d'intérêt général qui est devant nous aujourd'hui. »
RCF — L'Invité de la Matinale · Benjamin Lucas, député écologisteVérifier à 8:05
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Mon rayon de soleil, c'est un petit bout de shoot de mois et demi qui est né il n'y a pas longtemps et qui, au-delà de mon bonheur personnel et de celui de sa maman, me replace dans une perspective qui est celle du travail que nous devons faire pour les générations futures. Et je puise dans la société, dans mes déplacements quotidiens, beaucoup d'énergie et d'optimisme. J'ai travaillé pendant un an et demi contre la loi immigration de M. Darmanin. J'ai découvert sur tous les territoires des gens qui font de l'aide aux devoirs, qui accompagnent des personnes qui ont eu des parcours d'exil compliqués, des gens qui subviennent, essayent d'aider à survivre, des gens qui vivent dans des camps de fortune mais qui mettent de la joie malgré la difficulté. J'ai vu des gens mobilisés pour le droit à l'éducation des enfants sans papier. Je vois ma collègue Léa Ballage qui, aujourd'hui, va défendre une proposition de loi pour que les demandeurs d'asile puissent avoir accès au travail et puissent nourrir leurs enfants. Donc, il y a pour moi des sources d'espérance nombreuses, multiples, dans la société engagée. Et la vie parlementaire ne se résume pas au Parlement. Et puis, j'espère qu'il y aura aujourd'hui des belles victoires pour l'intérêt général, pour la protection des Français, qui seront des sources d'espoir, évidemment. »
RCF — L'Invité de la Matinale · Benjamin Lucas, député écologisteVérifier à 16:16Voir 2 autres passages
« Amiens, c'est 130 000 habitants. Vous imaginez, 300 000, c'est plus de deux fois la ville. Donc on est là sur des échelles qui sont considérables et qui, souvent, ces licenciements sont motivés uniquement par la recherche du profit et qui sont réalisés par des groupes qui sont en bonne santé économique, qui vont bien, qui distribuent des dividendes à leurs actionnaires, voire même, souvent, qui bénéficient d'aides publiques dont je crois qu'il faudrait qu'ils les remboursent à minima quand ils s'en vont. Donc c'est le sujet social de l'année 2025. Et ensuite, vous savez, sur l'adaptation de l'industrie, on a fait évoluer notre industrie et notre économie depuis des décennies avec des normes environnementales qui protègent notre santé. Et on s'est toujours adapté. Moi, je crois que nous sommes un grand pays qui a des ressources scientifiques et industrielles considérables et qu'on doit être capable de s'adapter pour la santé des habitants. Et notre vision des choses, c'est qu'on peut très bien concilier la production, l'industrie. Il faut que nous soyons un pays de production et d'industrie avec la protection de l'environnement et de la santé. Il le faut d'ailleurs. C'est ça l'impératif d'intérêt général qui est devant nous aujourd'hui. »
RCF — L'Invité de la Matinale · Benjamin Lucas, député écologisteVérifier à 8:05
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités9 mars 2016 au 19 févr. 2025 · 10 observations10 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Mon rayon de soleil, c'est un petit bout de shoot de mois et demi qui est né il n'y a pas longtemps et qui, au-delà de mon bonheur personnel et de celui de sa maman, me replace dans une perspective qui est celle du travail que nous devons faire pour les générations futures. Et je puise dans la société, dans mes déplacements quotidiens, beaucoup d'énergie et d'optimisme. J'ai travaillé pendant un an et demi contre la loi immigration de M. Darmanin. J'ai découvert sur tous les territoires des gens qui font de l'aide aux devoirs, qui accompagnent des personnes qui ont eu des parcours d'exil compliqués, des gens qui subviennent, essayent d'aider à survivre, des gens qui vivent dans des camps de fortune mais qui mettent de la joie malgré la difficulté. J'ai vu des gens mobilisés pour le droit à l'éducation des enfants sans papier. Je vois ma collègue Léa Ballage qui, aujourd'hui, va défendre une proposition de loi pour que les demandeurs d'asile puissent avoir accès au travail et puissent nourrir leurs enfants. Donc, il y a pour moi des sources d'espérance nombreuses, multiples, dans la société engagée. Et la vie parlementaire ne se résume pas au Parlement. Et puis, j'espère qu'il y aura aujourd'hui des belles victoires pour l'intérêt général, pour la protection des Français, qui seront des sources d'espoir, évidemment. »
RCF — L'Invité de la Matinale · Benjamin Lucas, député écologisteVérifier à 16:16Voir 2 autres passages
« C'est un argument facile, on le connaît, il existe depuis longtemps, la norme, c'est ce qui nous protège, nous sommes une démocratie, une démocratie, elle existe parce qu'il y a une norme qui s'appelle la Constitution, qui nous permet de vivre ensemble, qui garantit nos libertés, mais qui dit aussi quelles sont ses libertés, quels sont les devoirs du citoyen et quelles sont les modalités d'organisation de la démocratie. La vie entière est faite de normes. Vous savez, moi je suis un jeune papa, on commence par apprendre ce que l'on peut faire et pas faire, c'est ça la vie en société, elle est faite de normes, et donc il est normal que l'économie, que l'industrie, que le monde de production, lui aussi, soit régi par des normes déterminées au nom de l'intérêt général, déterminées au nom de l'impératif du bien commun. C'est pour moi la définition même d'un état de droit et d'une démocratie, et je me refuse à cette idée que l'économie devrait être le seul secteur de la société qui soit totalement dérégulée, où on fasse confiance à une main invisible du marché, je reprends une expression bien connue depuis les années 70 et 80, plutôt qu'à l'intelligence collective, au choix des citoyens. La norme, ça veut dire la délibération collective, donc ça veut dire la démocratie et le choix des citoyens. Ça me paraît être un impératif démocratique. »
RCF — L'Invité de la Matinale · Benjamin Lucas, député écologisteVérifier à 10:40
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Arbitrages mentionnés9 mars 2016 au 19 févr. 2025 · 3 observations3 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Beaucoup de choses. D'abord, elle n'améliorera pas en réalité le quotidien des agricultrices et des agriculteurs. Elle marque des reculs sur le bio, des reculs sur la protection de l'environnement. Mais de fait aussi, elle ne saisit pas, je crois, la nécessité de protéger aujourd'hui nos agriculteurs des chocs qui vont arriver avec le réchauffement climatique et qui imposeraient de repenser, de changer de modèle pour notre alimentation, pour nos agriculteurs, pour notre santé. Voilà, c'est un rendez-vous manqué avec l'histoire, ce texte. »
RCF — L'Invité de la Matinale · Benjamin Lucas, député écologisteVérifier à 1:10Voir 2 autres passages
« Non, mais pour une raison simple qui n'a rien à voir avec du sectarisme ou de l'hostilité personnelle. Monsieur Barnier a un parcours politique qui force le respect. Il a quelques décennies de vie politique et je crois que l'expérience, c'est important. Il a construit ce parcours avec des convictions qui ne sont pas les miennes, dont je pense qu'elles n'ont rien à faire à Matignon au regard de leur marginalité aujourd'hui dans la représentation parlementaire, mais qui sont respectables. C'est un homme de compromis tout de même. Ce n'est pas ce que me dit son programme, mais en tout cas, moi je crois, vous savez, au clivage entre la gauche et la droite. Je crois qu'une démocratie, c'est la discussion, vive parfois, mais la discussion entre des opinions, des convictions, des orientations, des visions de la société qui sont différentes. Et donc, je ne voudrais pas qu'on refasse le macronisme, c'est-à-dire cette illusion qui, depuis sept ans, fait croire que finalement, il n'y a plus de gauche, il n'y a plus de droite, il n'y a plus d'idée et qu'il y a une espèce de bloc comme ça qui peut gouverner avec des gens qui pensent radicalement différemment. Moi, je ne crois pas à cela. Et donc, l'hostilité à la participation à un gouvernement Barnier, elle est une hostilité de ligne politique, d'orientation politique. Je ne suis pas d'accord avec M. Barnier sur les retraites. Je ne suis pas d'accord avec M. Barnier sur l'immigration. Je ne suis pas d'accord avec M. Barnier sur l'orientation sociale et économique du pays. Ça justifie quand même de ne pas contribuer à une majorité. Et par ailleurs, il y a aussi un principe démocratique. Je considère que ce qui s'est passé là, avec la nomination d'une personnalité issue d'un parti qui fait 40 députés, pose un problème démocratique. »
RCF — L'Invité de la Matinale · Benjamin Lucas, député NFP : "la Ve République est inadaptée à ce que doit être une démocratie moderne"Vérifier à 1:30
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes15 janv. 2024 au 19 févr. 2025 · 6 observations7 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Beaucoup de choses. D'abord, elle n'améliorera pas en réalité le quotidien des agricultrices et des agriculteurs. Elle marque des reculs sur le bio, des reculs sur la protection de l'environnement. Mais de fait aussi, elle ne saisit pas, je crois, la nécessité de protéger aujourd'hui nos agriculteurs des chocs qui vont arriver avec le réchauffement climatique et qui imposeraient de repenser, de changer de modèle pour notre alimentation, pour nos agriculteurs, pour notre santé. Voilà, c'est un rendez-vous manqué avec l'histoire, ce texte. »
RCF — L'Invité de la Matinale · Benjamin Lucas, député écologisteVérifier à 1:10Voir 2 autres passages
« D'abord, des PFAS, des polluances éternelles. Il y en a partout, presque partout, avec très peu, trop peu d'informations. Et ce sont des produits extrêmement dangereux. Mon collègue Nicolas Thierry, député de Gironde, a fait depuis deux ans maintenant, plus de deux ans d'ailleurs, un travail important. Un premier texte a été adopté à l'Assemblée, adopté ensuite au Sénat. Il s'agit aujourd'hui d'arriver au bout du processus parlementaire, et enfin, enfin, enfin, d'adopter l'interdiction de ces polluants éternels, tout simplement pour protéger notre santé. Il n'est pas normal que dans des gestes de la vie quotidienne, on prenne un risque pour sa santé, qu'on absorbe des produits cancérigènes, cancérogènes, alors qu'on pourrait faire autrement. »
RCF — L'Invité de la Matinale · Benjamin Lucas, député écologisteVérifier à 4:53
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Non, je ne crois pas. Il y a aujourd'hui une urgence absolue à combattre efficacement des plans de licenciement qui vont se multiplier à travers le pays. Les organisations syndicales nous alertent sur la possibilité de 300 000 emplois menacés dans le pays. C'est énorme. »
RCF — L'Invité de la Matinale · Benjamin Lucas, député écologisteVérifier à 7:46Voir 1 autre passage
« Je prends, par exemple, Michelin, mais je pourrais en citer d'autres. Renaud, je pourrais vous citer plusieurs groupes. Vous avez depuis une dizaine d'années une politique qu'on a appelée la politique de l'offre qui a consisté à verser sans aucune contrepartie, et j'insiste sur le sans aucune contrepartie, des cadeaux fiscaux aux grandes entreprises considérables. C'est le premier budget de l'État, en réalité, aujourd'hui. Ce n'est pas l'armée pour nous défendre de l'agression de M. Poutine, ce n'est pas l'éducation nationale pour permettre à nos enfants de grandir, c'est l'aide publique aux entreprises, qui est le principal poste de dépense de la nation aujourd'hui. Eh bien, nous considérons d'abord qu'il est légitime, il est normal, évidemment, de soutenir économiquement nos entreprises, c'est ce qui permet de créer de l'emploi, de faire la fierté et la richesse de notre territoire, mais il est immoral, injuste, que des entreprises qui ont bénéficié de la solidarité de la nation, qui ont bénéficié de l'effort du contribuable, particulièrement dans un moment où l'argent public se fait rare, que ces entreprises, quand elles licencient sans raison, encore une fois, parfois, une entreprise ne va pas bien et elle a besoin de réduire ses effectifs, ça, je le comprends tout à fait, je ne le nie pas, mais il arrive très souvent, je prends l'exemple de Michelin, Michelin a distribué 1,4 milliard d'euros de dividendes à ses actionnaires l'année dernière, et supprime des emplois, notamment à Clermont-Ferrand. Est-il normal qu'alors que les actionnaires se sont faits beaucoup plus d'argent que les années précédentes, qu'on explique aux salariés qu'ils doivent partir ? Je ne le crois pas. »
RCF — L'Invité de la Matinale · Benjamin Lucas, député écologisteVérifier à 9:11
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Rapports cités9 mars 2016 au 19 févr. 2025 · 7 observations8 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Oui, bon, il y a peut-être une part d'hypocrisie et de cynisme de la part d'un certain nombre de dirigeants politiques qui s'y rendent, mais c'est un grand événement populaire, le Salon de l'agriculture. C'est un grand événement qui connecte l'ensemble du pays avec celles et ceux qui le nourrissent, qui nous font vivre, qui font aussi la fierté et la richesse de notre pays, y compris à l'international. »
RCF — L'Invité de la Matinale · Benjamin Lucas, député écologisteVérifier à 3:41Voir 2 autres passages
« Voilà, moi, je serais heureux d'y aller avec mon fils. Ce sont des moments aussi de communion. On en a besoin, je pense, dans la période dans laquelle on est, d'avoir des grands moments fédérateurs. Donc, évidemment, il y a de l'hypocrisie de la part d'un certain nombre de dirigeants politiques, mais c'est aussi un moment de revendication, de prise de conscience aussi pour ceux qui y vont. Voilà, on a besoin de cette vitrine. Elle est précieuse. D'ailleurs, je crois que le monde agricole y répond quand même toujours avec enthousiasme, mais ça doit être ça, notre boussole. »
RCF — L'Invité de la Matinale · Benjamin Lucas, député écologisteVérifier à 4:10
« D'abord, des PFAS, des polluances éternelles. Il y en a partout, presque partout, avec très peu, trop peu d'informations. Et ce sont des produits extrêmement dangereux. Mon collègue Nicolas Thierry, député de Gironde, a fait depuis deux ans maintenant, plus de deux ans d'ailleurs, un travail important. Un premier texte a été adopté à l'Assemblée, adopté ensuite au Sénat. Il s'agit aujourd'hui d'arriver au bout du processus parlementaire, et enfin, enfin, enfin, d'adopter l'interdiction de ces polluants éternels, tout simplement pour protéger notre santé. Il n'est pas normal que dans des gestes de la vie quotidienne, on prenne un risque pour sa santé, qu'on absorbe des produits cancérigènes, cancérogènes, alors qu'on pourrait faire autrement. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contre-arguments traités9 mars 2016 au 19 févr. 2025 · 3 observations3 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Beaucoup de choses. D'abord, elle n'améliorera pas en réalité le quotidien des agricultrices et des agriculteurs. Elle marque des reculs sur le bio, des reculs sur la protection de l'environnement. Mais de fait aussi, elle ne saisit pas, je crois, la nécessité de protéger aujourd'hui nos agriculteurs des chocs qui vont arriver avec le réchauffement climatique et qui imposeraient de repenser, de changer de modèle pour notre alimentation, pour nos agriculteurs, pour notre santé. Voilà, c'est un rendez-vous manqué avec l'histoire, ce texte. »
RCF — L'Invité de la Matinale · Benjamin Lucas, député écologisteVérifier à 1:10Voir 2 autres passages
« Non, mais pour une raison simple qui n'a rien à voir avec du sectarisme ou de l'hostilité personnelle. Monsieur Barnier a un parcours politique qui force le respect. Il a quelques décennies de vie politique et je crois que l'expérience, c'est important. Il a construit ce parcours avec des convictions qui ne sont pas les miennes, dont je pense qu'elles n'ont rien à faire à Matignon au regard de leur marginalité aujourd'hui dans la représentation parlementaire, mais qui sont respectables. C'est un homme de compromis tout de même. Ce n'est pas ce que me dit son programme, mais en tout cas, moi je crois, vous savez, au clivage entre la gauche et la droite. Je crois qu'une démocratie, c'est la discussion, vive parfois, mais la discussion entre des opinions, des convictions, des orientations, des visions de la société qui sont différentes. Et donc, je ne voudrais pas qu'on refasse le macronisme, c'est-à-dire cette illusion qui, depuis sept ans, fait croire que finalement, il n'y a plus de gauche, il n'y a plus de droite, il n'y a plus d'idée et qu'il y a une espèce de bloc comme ça qui peut gouverner avec des gens qui pensent radicalement différemment. Moi, je ne crois pas à cela. Et donc, l'hostilité à la participation à un gouvernement Barnier, elle est une hostilité de ligne politique, d'orientation politique. Je ne suis pas d'accord avec M. Barnier sur les retraites. Je ne suis pas d'accord avec M. Barnier sur l'immigration. Je ne suis pas d'accord avec M. Barnier sur l'orientation sociale et économique du pays. Ça justifie quand même de ne pas contribuer à une majorité. Et par ailleurs, il y a aussi un principe démocratique. Je considère que ce qui s'est passé là, avec la nomination d'une personnalité issue d'un parti qui fait 40 députés, pose un problème démocratique. »
RCF — L'Invité de la Matinale · Benjamin Lucas, député NFP : "la Ve République est inadaptée à ce que doit être une démocratie moderne"Vérifier à 1:30
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Il y a des ministres qui ont eu les moyens de communication, des moyens de cabinet, qui ne sont pas des moyens pour gérer les affaires courantes, qui sont des moyens pour l'action quotidienne. Ils l'ont utilisé pour faire de la politique et pour se comporter comme un gouvernement qui n'avait rien de démissionnaire. Et puis, il a duré. On a battu des records, y compris des records des périodes de grande instabilité ministérielle de la 4e et de la 3e République. Je pense, sans préjuger de ce que donnerait cette commission d'enquête, qui par ailleurs serait transpartisane, comme toutes les commissions d'enquête, donc ferait l'objet d'un rapport avec des députés macronistes, je pense qu'il faut regarder, parce qu'on a créé un précédent. Imaginons que demain, dans une situation différente, un gouvernement, même avec une majorité plus large que celle-ci, démissionne. Que le président de la République accepte la démission, mais ne change pas de gouvernement. Ça veut dire que vous pourriez avoir pendant des mois et des mois, imaginons si Marine Le Pen est au pouvoir, par exemple, un gouvernement qui prend des décisions, qui agit et qui ne peut pas être censuré, contrôlé ou se soumettre au Parlement. Et ça pourrait durer des mois. Bon, je pense qu'il est temps d'encadrer cette pratique. »
RCF — L'Invité de la Matinale · Benjamin Lucas, député NFP : "la Ve République est inadaptée à ce que doit être une démocratie moderne"Vérifier à 5:33Voir 2 autres passages
« Moi, j'en appelle, depuis des mois maintenant, à l'union de toute la gauche et de tous les écologistes autour d'une liste européenne qui puisse à la fois devancer Renaissance et la majorité présidentielle et qui puisse ensuite devancer, concurrencer l'extrême droite. Parce que je ne me résigne pas, finalement, je ne me résous pas à l'idée que Marine Le Pen irait vers le pouvoir sans que nous ne fassions rien. Je ne veux pas être, on parlait tout à l'heure de génération, de la génération que nous sommes les uns et les autres, je ne veux pas être la génération qui laissera Marine Le Pen s'installer à l'Élysée. Et je crois que le duo duel mortifère qu'on nous vend entre M. Attal et M. Bardella ne conduira qu'à la victoire de Mme Le Pen puisque la Macronie est devenue le marche-pied, l'accélérateur à l'eupénisme. Donc, je crois qu'il faut l'union de toute la gauche et de tous les écologistes dans cette bataille et en vue de 2027. Bien sûr, les électrices et les électeurs ont besoin d'un bulletin de vote qui leur permette de gagner. Ils ont besoin d'un bulletin de vote qui soit efficace. Ils ont besoin que nous tracions le chemin de l'espoir, que nous tracions le chemin d'une victoire possible. Et nous ne sommes pas crédibles, nous sommes divisés. »
Radio J — L'interview politique · Benjamin Lucas - Le Barbier du matin du 15/01/24Vérifier à 10:10
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Il y a des ministres qui ont eu les moyens de communication, des moyens de cabinet, qui ne sont pas des moyens pour gérer les affaires courantes, qui sont des moyens pour l'action quotidienne. Ils l'ont utilisé pour faire de la politique et pour se comporter comme un gouvernement qui n'avait rien de démissionnaire. Et puis, il a duré. On a battu des records, y compris des records des périodes de grande instabilité ministérielle de la 4e et de la 3e République. Je pense, sans préjuger de ce que donnerait cette commission d'enquête, qui par ailleurs serait transpartisane, comme toutes les commissions d'enquête, donc ferait l'objet d'un rapport avec des députés macronistes, je pense qu'il faut regarder, parce qu'on a créé un précédent. Imaginons que demain, dans une situation différente, un gouvernement, même avec une majorité plus large que celle-ci, démissionne. Que le président de la République accepte la démission, mais ne change pas de gouvernement. Ça veut dire que vous pourriez avoir pendant des mois et des mois, imaginons si Marine Le Pen est au pouvoir, par exemple, un gouvernement qui prend des décisions, qui agit et qui ne peut pas être censuré, contrôlé ou se soumettre au Parlement. Et ça pourrait durer des mois. Bon, je pense qu'il est temps d'encadrer cette pratique. »
RCF — L'Invité de la Matinale · Benjamin Lucas, député NFP : "la Ve République est inadaptée à ce que doit être une démocratie moderne"Vérifier à 5:33
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Mécanismes explicités9 mars 2016 au 15 janv. 2024 · 5 observations5 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Bien sûr, je la voterai. Je crois que c'est la réponse normale, quasi automatique, au fait que le gouvernement ne souhaite pas nous faire voter sur la confiance. »
Radio J — L'interview politique · Benjamin Lucas - Le Barbier du matin du 15/01/24Vérifier à 6:39Voir 2 autres passages
« Non, mais par ailleurs... Parce qu'elle, c'est surtout le sport, sa spécialité. Oui, mais c'est un problème. Si l'école républicaine est la grande cause qui devrait nous rassembler, sur laquelle nous devrions débattre dans les mois qui viennent, si nous considérons toutes et tous qu'il faut réparer l'école républicaine au service de sa promesse d'égalité, alors il faut un ministre de plein exercice chargé de l'éducation nationale. Les enseignants, les personnels éducatifs, les élèves, les familles ne vont pas attendre la fin des Jeux olympiques et le dernier podium pour savoir à quel sort ils vont être soumis. »
Radio J — L'interview politique · Benjamin Lucas - Le Barbier du matin du 15/01/24Vérifier à 5:03
« Oui, bien sûr, les vacances sont un phénomène social qui est le réceptacle des tensions sociales, de la façon aussi dont on a changé nos modes de consommation, nos modes de vie, etc. C'est vrai, et donc aussi un révélateur de ce que sont les inégalités aujourd'hui, et des inégalités qui vont jusque dans ce moment, qui est un moment de répit, un moment de repos. Moi je crois que de l'avoir un accès égal, ça fait un peu nier de le dire comme ça, mais au beau, à l'émerveillement. Voilà, vous n'avez pas la même année qui arrive derrière quand vous avez pu respirer, quand vous avez pu vous émerveiller devant la nature, devant un musée, ne serait-ce qu'un autre environnement que le vôtre. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
« Et donc, il a pu passer, parce qu'il a manqué une voix à se rejet des 3 cinquièmes, mais il est minoritaire parmi les représentants de l'Assemblée nationale et du Sénat pour cette nomination. Donc, il est faible. Il est faible parce qu'il est perçu, à juste titre, non pas comme un grand serviteur de l'État, mais comme un obligé du Président de la République et comme un ami du Président de la République. Et moi, si on prend un peu de hauteur sur cette affaire, je suis très inquiet, parce que la confiance de nos concitoyens dans la démocratie, dans les institutions, s'effrite jour après jour. Et donc, avoir une institution comme le Conseil constitutionnel, qui va être affaiblie par la nomination de Richard Ferrand, parce que le Président de la République s'est comporté là, non pas en président garant de l'intérêt général, mais en chef de clan, servant les siens, nommant quelqu'un qui n'a pas, de mon point de vue, les qualités politiques, juridiques, morales, pour être président du Conseil constitutionnel, qui n'a pas le parcours qui s'imposerait à tous. Tout ça va encore plus affaiblir notre démocratie. C'est peut-être ça l'intérêt que recherche Mme Le Pen, qui, de mon point de vue, est une adversaire de la République et de la démocratie. Elle combat le Conseil constitutionnel. On l'a vu au moment de la loi immigration, il y a plus d'un an maintenant, le Conseil constitutionnel a dit le droit et a invalidé une loi qui était, en partie, qui était inconstitutionnelle. Et Mme Le Pen, depuis, est en croisade contre le Conseil constitutionnel. Eh bien, je pense que, sans dire qu'il y a eu un accord passé dans une salle obscure, je ne crois pas que ça se soit passé comme ça. Je pense que Mme Le Pen et M. Macron ont des intérêts convergents et que, malheureusement, ces intérêts convergents desservent la cause de la République et de la démocratie. »
RCF — L'Invité de la Matinale · Benjamin Lucas, député écologisteVérifier à 13:09
« D'abord, des PFAS, des polluances éternelles. Il y en a partout, presque partout, avec très peu, trop peu d'informations. Et ce sont des produits extrêmement dangereux. Mon collègue Nicolas Thierry, député de Gironde, a fait depuis deux ans maintenant, plus de deux ans d'ailleurs, un travail important. Un premier texte a été adopté à l'Assemblée, adopté ensuite au Sénat. Il s'agit aujourd'hui d'arriver au bout du processus parlementaire, et enfin, enfin, enfin, d'adopter l'interdiction de ces polluants éternels, tout simplement pour protéger notre santé. Il n'est pas normal que dans des gestes de la vie quotidienne, on prenne un risque pour sa santé, qu'on absorbe des produits cancérigènes, cancérogènes, alors qu'on pourrait faire autrement. »
RCF — L'Invité de la Matinale · Benjamin Lucas, député écologisteVérifier à 4:53
« Moi je pense que le retrait c'est un préalable indispensable aujourd'hui à faire une autre réforme. On n'est pas contre l'idée d'une réforme, personne n'est dans ce pays je pense pour l'immobilisme. Mais en tout cas il y a aujourd'hui trop de tensions autour de cet avant-projet. Il faut le retirer pour rediscuter, trouver les solutions d'un compromis, d'une synthèse comme la gauche a toujours su le faire. »
France Inter — L'invité de 6h20 · Benjamin LucasVérifier à 0:22
« Voilà, donc ça me paraît être là aussi une mesure de protection des Français. C'est un beau combat qu'il mène, qu'il mène Nicolas Thierry aux côtés d'associations de la société engagée. Et encore une fois, il y a un déficit d'informations qui est flagrant. Tous les jours, dans notre vie quotidienne, nous sommes confrontés à ces polluants éternels, et souvent sans le savoir. »
RCF — L'Invité de la Matinale · Benjamin Lucas, député écologisteVérifier à 5:31
RCF — L'Invité de la Matinale · Benjamin Lucas, député écologisteVérifier à 4:53
« Non, moi j'ai toujours du mal à comprendre la logique, qui pour le coup n'est pas du tout pragmatique, de croire que parce qu'on va licencier plus facilement, on va embaucher plus facilement. Je crois que s'il y a du chômage dans ce pays aujourd'hui, c'est parce que les carnets de commandes sont vides, ce n'est pas parce qu'il est trop difficile de licencier. »
France Inter — L'invité de 6h20 · Benjamin LucasVérifier à 1:31
« Écoutez, moi sur la motion de rejet, je n'ai pas marchandé avec LR et je n'ai pas donné le point idéologique à leur thèse. Je crois que c'est chacun qui est face à sa conscience. Nous sommes toutes et tous parlementaires confrontés finalement à un débat avec nos électrices et nos électeurs avant d'avoir un débat avec les collègues des autres groupes. Donc c'est voulons-nous ou pas de ce gouvernement. Je crois qu'il y a une majorité au Parlement qui ne souhaite pas de ce gouvernement. Et si la motion de censure était votée, il y aurait automatiquement ou presque dissolution ? D'abord, ce n'est pas automatique, mais moi, je n'ai rien à craindre. Je suis démocrate. Je n'ai rien à craindre du suffrage universel. Si je suis réélu, je suis réélu. Si je suis battu, je suis battu. C'est finalement une sortie de crise logique dans une impasse démocratique, celle dans laquelle nous a mis le président de la République. Ça, c'est une clarification. Je note que le président de la République fait des débauchages. Vous savez, le macronisme, »
Radio J — L'interview politique · Benjamin Lucas - Le Barbier du matin du 15/01/24Vérifier à 7:01
France Inter · Les vacances pour tous avec Benjamin Lucas et Cécile CottereauVérifier à 2:57