

« Si je considérais qu'il était encore dans la logique de 2017, à savoir quelque chose qui était une espèce de dépassement d'éclivage ancien, mais pour aller vers une société progressiste, ouverte, moderne, qui, moi, m'avait beaucoup convaincu à ce moment-là, je ne serais pas parti. »
« Pour moi, il y a vraiment eu un changement totalement radical, en fait. »
« Moi, je me sens de gauche. C'est mon histoire. »
« Cette loi, au départ, c'était une loi proposée par le député de La République En Marche, Jean-Michel Fauverg, l'ancien patron du RET, pour renforcer les pouvoirs de la police municipale. Jusque-là, moi, j'ai rien à dire. Je trouve même que c'était plutôt quelque chose d'intéressant. »
« Et puis, à la faveur de ce qui s'est passé récemment dans le pays, à la faveur de la pression des syndicats de police sur le ministre de l'Intérieur, le gouvernement a lui-même ajouté un certain nombre de dispositions dans cette loi qui me paraissent très problématiques sur le plan des libertés. »
« D'abord, une disposition qui fait couler beaucoup d'encre en ce moment, qui va finalement obliger les gens à flouter le visage des policiers s'ils veulent diffuser leurs images, et surtout à prouver qu'ils ne le font pas dans un but malveillant. »
« Non, mais j'ai bien peur que ce soit difficile de juger quand est-ce que quelque chose est malveillant ou non, en fait. Ça va reposer sur quoi ? Sur la base de quoi on va interpréter les choses ? »
« Et puis, à la faveur de ce qui s'est passé récemment dans le pays, à la faveur de la pression des syndicats de police sur le ministre de l'Intérieur, le gouvernement a lui-même ajouté un certain nombre de dispositions dans cette loi qui me paraissent très problématiques sur le plan des libertés. »
« D'abord, une disposition qui fait couler beaucoup d'encre en ce moment, qui va finalement obliger les gens à flouter le visage des policiers s'ils veulent diffuser leurs images, et surtout à prouver qu'ils ne le font pas dans un but malveillant. »
« Mais on peut éventuellement réfléchir à ce genre de choses, mais ça ne doit pas être au prix de la liberté d'informer. »
« Et malheureusement, aujourd'hui, elle n'est pas toujours au rendez-vous. »
« Mais on peut éventuellement réfléchir à ce genre de choses, mais ça ne doit pas être au prix de la liberté d'informer. »
« Et malheureusement, aujourd'hui, elle n'est pas toujours au rendez-vous. »
« Donc, ce qui va se passer, c'est qu'il va y avoir une forme de censure et d'autocensure très forte de la part des citoyens qui pourraient filmer des exactions de la part des forces de l'ordre. »
« Moi, je rappelle que je ne considère pas que les forces de l'ordre sont par principe brutal, raciste ou autre, mais il y a des problèmes de violences policières dans ce pays qui sont plus, malheureusement, que simplement le fait de quelques individus égarés. »
« On a une hiérarchie qui se déresponsabilise beaucoup trop et on a un contrôle de la police qui est fait par d'autres policiers et qui donc n'est pas opérant quand il y a des dysfonctionnements. »
« Et tout ça, il faut pouvoir le dire et il faut pouvoir le changer. Et plutôt que de changer ça, cette loi préfère cacher et invisibiliser ces problèmes en interdisant aux citoyens ou aux journalistes de filmer. »
« Donc ça, c'est extrêmement problématique et on en a encore eu l'exemple ce matin même avec la vidéo de ce producteur de musique qui se fait littéralement frapper, insulté, victime de racisme aussi parce que ce que disent les policiers est très grave dans cette vidéo et les coups qu'ils lui portent sont très violents, qui démontrent, si besoin était encore, qu'il y a ce genre de problème. »
« Et puis il y a aussi d'autres dispositions qui peuvent être problématiques sur le plan de la liberté de manifester, notamment la surveillance généralisée par des drones avec un système de reconnaissance faciale qui permet d'identifier immédiatement qui est en manifestation ou non. »
« Je ne considère pas que les forces de l'ordre sont par principe brutal, raciste ou autre, mais il y a des problèmes de violences policières dans ce pays qui sont plus, malheureusement, que simplement le fait de quelques individus égarés. »