Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
16 févr. 2019 au 1 juil. 2026
Questions
499
Entretiens
Non renseigné
Sources
Non renseigné
Heures analysées
Non renseigné
Répartition sur 499 questions évaluables
Réponse directe
231
Réponse partielle
100
Réponse à côté
158
Refus explicite
10
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 176 à 200 sur 499
Question 176Carrières longues, retraites, régime spécial des sénateurs, bénéfices de TotalEnergies... Ce qu'il faut retenir de l'interview d'Aurélien Pradié
Vous me dites que je le tiens du gouvernement. Vous le tenez d'où au gouvernement ?
Réponse directe
D'une note que le gouvernement a rédigée. Est-ce que vous pourrez nous la fournir après ? Bien sûr. Je le ferai volontiers. D'accord. Mais je voudrais ajouter un autre point. Pour que nous allions au fond de ce débat, chaque année, notre pays consacre 8 milliards d'euros aux pensions d'invalidité. Vous m'entendez ? 8 milliards d'euros. Lorsqu'un système de retraite fabrique 8 milliards d'euros de pensions d'invalidité, qui concerne principalement ceux qui ont commencé à travailler tôt d'ailleurs, c'est que le système marche mal. Et je suis prêt à assumer que si demain, on veille à ce que ceux qui ont commencé le plus tôt dans des métiers les plus pénibles ne soient pas obligés de cotiser pl…
« D'une note que le gouvernement a rédigée. Est-ce que vous pourrez nous la fournir après ? Bien sûr. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Carrières longues, retraites, régime spécial des sénateurs, bénéfices de TotalEnergies... Ce qu'il faut retenir de l'interview d'Aurélien Pradié
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Question 177Carrières longues, retraites, régime spécial des sénateurs, bénéfices de TotalEnergies... Ce qu'il faut retenir de l'interview d'Aurélien Pradié
Et quand vous entendez par exemple, non pas un député, mais un sénateur, Bruno Retailleau, vous dire, c'est ce qu'on a lu dans la presse ces derniers jours, les yeux dans les yeux, Aurélien, tu fais du Le Pen en moins bien. Vous lui avez dit quoi ?
Réponse directe
Je lui ai dit que si nous en étions là depuis quelques années, c'était peut-être à cause de cela. Je ne comprends pas comment on peut faire de la politique en ne s'intéressant pas profondément à la vie de nos concitoyens. J'ai des différences avec Bruno Retailleau. comme ça dans le même parti. Tu fais du Le Pen en moins bien. Non, je crois qu'on ne peut pas se le dire. et c'est d'ailleurs pour ça que je ne lui ai jamais dit cela. J'ai des divergences avec Bruno Retailleau. Je demande juste à ce qu'on me respecte un peu. Je peux agacer et irriter par mon comportement, par mon tempérament peut-être, mais on a toujours le tempérament de ses convictions. Et si la droite en est là aujourd'hui, c…
« Je lui ai dit que si nous en étions là depuis quelques années, c'était peut-être à cause de cela. Je ne comprends pas comment on peut faire de la politique en ne s'intéressant pas profondément à la vie de nos concitoyens. J'ai des différences avec Bruno Retailleau. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Carrières longues, retraites, régime spécial des sénateurs, bénéfices de TotalEnergies... Ce qu'il faut retenir de l'interview d'Aurélien PradiéVérifier à 13:03Voir 1 autre passage
« comme ça dans le même parti. Tu fais du Le Pen en moins bien. Non, je crois qu'on ne peut pas se le dire. et c'est d'ailleurs pour ça que je ne lui ai jamais dit cela. J'ai des divergences avec Bruno Retailleau. Je demande juste à ce qu'on me respecte un peu. Je peux agacer et irriter par mon comportement, par mon tempérament peut-être, mais on a toujours le tempérament de ses convictions. Et si la droite en est là aujourd'hui, c'est parce qu'elle a perdu le peuple. Je veux que nous puissions, et c'est la raison pour laquelle je me suis un jour engagé en politique, non pas pour gérer les injustices, mais pour les corriger. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Carrières longues, retraites, régime spécial des sénateurs, bénéfices de TotalEnergies... Ce qu'il faut retenir de l'interview d'Aurélien PradiéVérifier à 13:18
Question 178Carrières longues, retraites, régime spécial des sénateurs, bénéfices de TotalEnergies... Ce qu'il faut retenir de l'interview d'Aurélien Pradié
Elisabeth Borne vous a en partie donné raison en étendant le dispositif carrière longue à ceux qui ont commencé à travailler avant 21 ans. Pourquoi ça ne vous va pas ?
Réponse directe
Mais parce que ça ne suffit pas. Enfin, pardonnez-moi, mais les batailles politiques, je les ai toujours menées jusqu'au bout. Je vous redis que je souhaite que tous ceux qui ont commencé avant 21 ans ne soient pas pénalisés. Or, l'annonce d'Elisabeth Borne, elle traite les 20-21 ans. Ce n'est pas tout à fait un détail. Les 16, 17, 18 ans que j'évoquais tout à l'heure, c'est là où il y a le plus de monde en réalité. Et Elisabeth Borne n'a pas avancé sur cela. Voilà pourquoi je continue à mener cette bataille. Je n'ai pas dit cela, pardon, mais les caricatures que le gouvernement a voulu faire depuis plusieurs semaines, Ma proposition, elle est très simple. Vous êtes en dispositif de carrièr…
« Mais parce que ça ne suffit pas. Enfin, pardonnez-moi, mais les batailles politiques, je les ai toujours menées jusqu'au bout. Je vous redis que je souhaite que tous ceux qui ont commencé avant 21 ans ne soient pas pénalisés. Or, l'annonce d'Elisabeth Borne, elle traite les 20-21 ans. Ce n'est pas tout à fait un détail. Les 16, 17, 18 ans que j'évoquais tout à l'heure, c'est là où il y a le plus de monde en réalité. Et Elisabeth Borne n'a pas avancé sur cela. Voilà pourquoi je continue à mener cette bataille. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Carrières longues, retraites, régime spécial des sénateurs, bénéfices de TotalEnergies... Ce qu'il faut retenir de l'interview d'Aurélien PradiéVérifier à 1:17
Question 179Carrières longues, retraites, régime spécial des sénateurs, bénéfices de TotalEnergies... Ce qu'il faut retenir de l'interview d'Aurélien Pradié
Aurélien Pradier, député du LOT, vice-président exécutif du parti Les Républicains, était ce matin l'invité de France Info. Vous ne quitterez pas le parti ?
Réponse directe
en dépit de... on s'engueule, heureusement. Il arrive qu'on ne soit pas tous les mêmes. Parfois, il y a des portes qui claquent dans les familles aussi. Parfois, on se croit. Moi, je ne claque pas de portes. Et je suis même certain que beaucoup de mes amis se disent qu'au fond, ce n'est pas si mal qu'on soit tous ensemble.
« on s'engueule, heureusement. Il arrive qu'on ne soit pas tous les mêmes. Parfois, il y a des portes qui claquent dans les familles aussi. Parfois, on se croit. Moi, je ne claque pas de portes. Et je suis même certain que beaucoup de mes amis se disent qu'au fond, ce n'est pas si mal qu'on soit tous ensemble. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Carrières longues, retraites, régime spécial des sénateurs, bénéfices de TotalEnergies... Ce qu'il faut retenir de l'interview d'Aurélien PradiéVérifier à 24:46
Question 180Carrières longues, retraites, régime spécial des sénateurs, bénéfices de TotalEnergies... Ce qu'il faut retenir de l'interview d'Aurélien Pradié
Vous êtes combien aujourd'hui, Aurélien Pradié ?
Réponse à côté
La mesure dont nous parlons là, on en a beaucoup discuté en réunion de groupe chez les Républicains et je pense qu'elle est partagée par tout le monde. Tout le monde. Je ne sais pas comment le vote se fera au final, mais moi, la condition que je pose... Tous les députés aujourd'hui sont derrière vous ? Sur cette mesure-là, tout le monde la défend. On en a débattu longuement en réunion de groupe. Et donc, tous les députés voteront contre la réforme ? Je ne sais pas. Moi, je laisse à chacun la liberté. Mais pourquoi on attend
« La mesure dont nous parlons là, on en a beaucoup discuté en réunion de groupe chez les Républicains et je pense qu'elle est partagée par tout le monde. Tout le monde. Je ne sais pas comment le vote se fera au final, mais moi, la condition que je pose... Tous les députés aujourd'hui sont derrière vous ? Sur cette mesure-là, tout le monde la défend. On en a débattu longuement en réunion de groupe. Et donc, tous les députés voteront contre la réforme ? Je ne sais pas. Moi, je laisse à chacun la liberté. Mais pourquoi on attend »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Carrières longues, retraites, régime spécial des sénateurs, bénéfices de TotalEnergies... Ce qu'il faut retenir de l'interview d'Aurélien PradiéVérifier à 14:14
Question 181Carrières longues, retraites, régime spécial des sénateurs, bénéfices de TotalEnergies... Ce qu'il faut retenir de l'interview d'Aurélien Pradié
aujourd'hui à l'Assemblée le texte et c'est bien qu'il y ait les nouvelles avancées. L'Assemblée examine en ce moment la suppression des régimes spéciaux. Il y a un régime autonome que le gouvernement n'a pas prévu de supprimer. C'est le régime des sénateurs. Régime particulier parce que pour un mandat de 6 ans, par exemple, un sénateur qui cotise plus que le reste des Français peut prétendre à un peu plus de 2000 euros de pension. Est-ce qu'il faut le supprimer, celui-là ?
Réponse partielle
Vous voulez vraiment que je m'attire encore quelques délimitiés ? Non, pas plus que ça. Vous savez, il n'est pas impossible dans l'irritation que quelques-uns ont de ma position que ce sujet soit présent. Peut-être que quelques sénateurs, et je le comprends, ont été agacés que des députés aient pu dire qu'il faut aussi remettre en question le régime autonome des sénateurs. Non, je n'ai pas signé cet amendement-là. Je pense que la question se pose, mais d'ailleurs, les sénateurs le savent. Au moment où, y compris Bruno Retailleau, il a raison, dit qu'il faut être absolument rigoureux sur les finances publiques, qu'il faut que tout le monde soit traité de la même manière, il a raison de le di…
« Vous voulez vraiment que je m'attire encore quelques délimitiés ? Non, pas plus que ça. Vous savez, il n'est pas impossible dans l'irritation que quelques-uns ont de ma position que ce sujet soit présent. Peut-être que quelques sénateurs, et je le comprends, ont été agacés que des députés aient pu dire qu'il faut aussi remettre en question le régime autonome des sénateurs. Non, je n'ai pas signé cet amendement-là. Je pense que la question se pose, mais d'ailleurs, les sénateurs le savent. Au moment où, y compris Bruno Retailleau, il a raison, dit qu'il faut être absolument rigoureux sur les finances publiques, qu'il faut que tout le monde soit traité de la même manière, il a raison de le dire. La question se pose pour le régime des députés qui aujourd'hui est un régime de droit commun en réalité. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Carrières longues, retraites, régime spécial des sénateurs, bénéfices de TotalEnergies... Ce qu'il faut retenir de l'interview d'Aurélien PradiéVérifier à 16:29Voir 1 autre passage
« Oui, depuis quelques années, moi, je n'ai pas connu de régime autonome, spécial ou particulier des députés. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Carrières longues, retraites, régime spécial des sénateurs, bénéfices de TotalEnergies... Ce qu'il faut retenir de l'interview d'Aurélien PradiéVérifier à 17:07
Question 182Carrières longues, retraites, régime spécial des sénateurs, bénéfices de TotalEnergies... Ce qu'il faut retenir de l'interview d'Aurélien Pradié
France Info Bonjour Aurélien Pradié. Bonjour. Il y a un mois, votre patron, le patron des Républicains, Éric Ciotti, a conclu un accord avec le gouvernement pour amender la réforme des retraites. Il a obtenu plusieurs avancées sur l'âge légal, sur la pension minimum, mais depuis, on a l'impression que vous faites tout pour torpiller cet accord. Qu'est-ce qui ne va pas pour vous dans cette réforme ?
Réponse directe
Toujours la même chose pour ce qui me concerne. On peut me reprocher beaucoup dans mon tempérament, mais je suis absolument constant depuis plusieurs semaines. J'ai dit que je voterai cette réforme des retraites à une condition, que tous ceux qui ont commencé à travailler tôt ne soient pas pénalisés. Or, aujourd'hui, il y a une injustice parmi d'autres, notamment celle des carrières des femmes, une injustice profonde dont j'ai fait mon combat personnel et politique, qui est de faire en sorte que ceux qui ont commencé à travailler avant 21 ans, qui sont en carrière longue, ne fassent pas plus de 43 annuités de cotisation. Et je veux poser une question simple. Qui peut aujourd'hui me dire qu'…
« Toujours la même chose pour ce qui me concerne. On peut me reprocher beaucoup dans mon tempérament, mais je suis absolument constant depuis plusieurs semaines. J'ai dit que je voterai cette réforme des retraites à une condition, que tous ceux qui ont commencé à travailler tôt ne soient pas pénalisés. Or, aujourd'hui, il y a une injustice parmi d'autres, notamment celle des carrières des femmes, une injustice profonde dont j'ai fait mon combat personnel et politique, qui est de faire en sorte que ceux qui ont commencé à travailler avant 21 ans, qui sont en carrière longue, ne fassent pas plus de 43 annuités de cotisation. Et je veux poser une question simple. Qui peut aujourd'hui me dire qu'il est juste, légitime, efficace, que quelqu'un qui a commencé à travailler à 17 ans, à 18 ans ou à 16 ans, fasse une année de cotisation de plus que celui qui a commencé à cotiser à 30 ans ? Voilà le combat que je mène depuis des semaines, de manière constante, sereine et déterminée. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Carrières longues, retraites, régime spécial des sénateurs, bénéfices de TotalEnergies... Ce qu'il faut retenir de l'interview d'Aurélien PradiéVérifier à 0:21
Question 183Carrières longues, retraites, régime spécial des sénateurs, bénéfices de TotalEnergies... Ce qu'il faut retenir de l'interview d'Aurélien Pradié
Toujours avec le vice-président exécutif des Républicains, Aurélien Pradier. Au sein de votre parti, M. Pradier, beaucoup s'interrogent sur ce qui est de la sincérité dans votre combat actuel ou ce qui serait peut-être de la tactique politique. Et s'il se pose cette question, c'est notamment au vu de vos positions il y a quelques mois sur cette réforme des retraites. Il y a trois mois exactement, vous défendiez une retraite avec 45 années de cotisation. C'était dans une interview aux Echos et aujourd'hui vous nous dites 44, c'est impossible.
Réponse partielle
Voilà ce que j'ai toujours défendu. 45. J'ai toujours considéré que la bonne réforme des retraites c'était celle qui s'appuyait sur la durée de cotisation. Sauf que je ne suis pas au gouvernement, vous l'aurez observé, et donc nous nous appuyons sur une réforme qui est proposée par le gouvernement qui est celle des 64 ans. A l'époque, même lorsque ma famille politique proposait les 65 ans, je me suis toujours battu pour les carrières longues. A l'époque d'ailleurs, j'avais proposé un amendement qui avait été co-signé par tous mes collègues députés de l'époque pour qu'il y ait un système universel de pénibilité qui aille beaucoup plus loin que ce qu'on a aujourd'hui. Lorsqu'il y a quelques m…
« Voilà ce que j'ai toujours défendu. 45. J'ai toujours considéré que la bonne réforme des retraites c'était celle qui s'appuyait sur la durée de cotisation. Sauf que je ne suis pas au gouvernement, vous l'aurez observé, et donc nous nous appuyons sur une réforme qui est proposée par le gouvernement qui est celle des 64 ans. A l'époque, même lorsque ma famille politique proposait les 65 ans, je me suis toujours battu pour les carrières longues. A l'époque d'ailleurs, j'avais proposé un amendement qui avait été co-signé par tous mes collègues députés de l'époque pour qu'il y ait un système universel de pénibilité qui aille beaucoup plus loin que ce qu'on a aujourd'hui. Lorsqu'il y a quelques mois dans la campagne interne des Républicains, j'ai défendu cette idée que ce qui comptait c'était d'abord la durée de cotisation avant l'âge légal. J'ai toujours dit que les carrières longues pour moi c'était essentiel. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Carrières longues, retraites, régime spécial des sénateurs, bénéfices de TotalEnergies... Ce qu'il faut retenir de l'interview d'Aurélien PradiéVérifier à 10:01
Question 184Carrières longues, retraites, régime spécial des sénateurs, bénéfices de TotalEnergies... Ce qu'il faut retenir de l'interview d'Aurélien Pradié
vous nous dites, de convoquer le patron d'une entreprise privée pour lui dire il faut faire plus Patrick.
Réponse directe
Total n'est pas une entreprise comme une autre. D'abord je ne sais pas si on l'appellera par son prénom. Monsieur Pouyanné, il faut faire plus Monsieur Pouyanné. C'est moi qui avais simplifié. Par son nom. J'ai moins d'intimité que vous avec lui. C'est le rôle du politique de poser des questions. Évidemment nous n'allons pas gérer les entreprises à la place des chefs d'entreprise. Mais enfin à force de considérer que le politique ne peut rien faire, qu'il ne peut pas corriger l'injustice sur les carrières longues, qu'il ne peut pas corriger les injustices sur le système de retraite, qu'il ne peut pas corriger ce qui doit être corrigé, notamment dans le cadre de ces profits qui posent des qu…
« Total n'est pas une entreprise comme une autre. D'abord je ne sais pas si on l'appellera par son prénom. Monsieur Pouyanné, il faut faire plus Monsieur Pouyanné. C'est moi qui avais simplifié. Par son nom. J'ai moins d'intimité que vous avec lui. C'est le rôle du politique de poser des questions. Évidemment nous n'allons pas gérer les entreprises à la place des chefs d'entreprise. Mais enfin à force de considérer que le politique ne peut rien faire, qu'il ne peut pas corriger l'injustice sur les carrières longues, qu'il ne peut pas corriger les injustices sur le système de retraite, qu'il ne peut pas corriger ce qui doit être corrigé, notamment dans le cadre de ces profits qui posent des questions. Alors le politique ne servira à rien. Vous voyez bien qu'il y a dans ce pays une défiance profonde. Il y a une rupture entre ceux qui dirigent et nos concitoyens. Et il faut le dire, c'est cela qu'il faut renouer. Et quand je mène les batailles que je mène, elles peuvent paraître un peu pleines de tempérament et de fougue, mais c'est simplement pour faire en sorte... »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Carrières longues, retraites, régime spécial des sénateurs, bénéfices de TotalEnergies... Ce qu'il faut retenir de l'interview d'Aurélien PradiéVérifier à 21:37
Question 185Carrières longues, retraites, régime spécial des sénateurs, bénéfices de TotalEnergies... Ce qu'il faut retenir de l'interview d'Aurélien Pradié
Mais du coup ils partaient à quel âge ?
Réponse à côté
Il y a un dispositif qui s'appelle l'âge d'effacement. Oui, 67. Ce qui fait qu'à 67 ans, vous n'avez pas besoin de continuer au-delà. Du coup ils ne cotiseront pas non plus 45. Du coup ils ne sont pas concernés. Aujourd'hui, c'est qu'aujourd'hui vous pouvez arriver jusqu'à vos 67 ans si vous avez commencé à cotiser à 40 ans, vous faites votre durée de cotisation et vous allez jusqu'à l'âge d'effacement. Mais je voudrais vous répondre plus précisément sur tout cela. Les Français ne me connaissent pas beaucoup et c'est tout à fait normal. Je vois bien que mes amis politiques parfois se disent très irritant qu'il y a quelqu'un qui ne pense pas exactement comme nous. Mais d'abord c'est toujours…
« Il y a un dispositif qui s'appelle l'âge d'effacement. Oui, 67. Ce qui fait qu'à 67 ans, vous n'avez pas besoin de continuer au-delà. Du coup ils ne cotiseront pas non plus 45. Du coup ils ne sont pas concernés. Aujourd'hui, c'est qu'aujourd'hui vous pouvez arriver jusqu'à vos 67 ans si vous avez commencé à cotiser à 40 ans, vous faites votre durée de cotisation et vous allez jusqu'à l'âge d'effacement. Mais je voudrais vous répondre plus précisément sur tout cela. Les Français ne me connaissent pas beaucoup et c'est tout à fait normal. Je vois bien que mes amis politiques parfois se disent très irritant qu'il y a quelqu'un qui ne pense pas exactement comme nous. Mais d'abord c'est toujours arrivé dans notre famille politique. Et puis la liberté de penser c'est quand même absolument fondamental. Alors ce n'est pas ça la question qu'on pose »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Carrières longues, retraites, régime spécial des sénateurs, bénéfices de TotalEnergies... Ce qu'il faut retenir de l'interview d'Aurélien PradiéVérifier à 11:08
Question 186Carrières longues, retraites, régime spécial des sénateurs, bénéfices de TotalEnergies... Ce qu'il faut retenir de l'interview d'Aurélien Pradié
Enfin, pas vous, mais derrière vous, il y a combien de députés ?
Réponse à côté
La mesure dont nous parlons là, on en a beaucoup discuté en réunion de groupe chez les Républicains et je pense qu'elle est partagée par tout le monde. Tout le monde. Je ne sais pas comment le vote se fera au final, mais moi, la condition que je pose... Tous les députés aujourd'hui sont derrière vous ? Sur cette mesure-là, tout le monde la défend. On en a débattu longuement en réunion de groupe. Et donc, tous les députés voteront contre la réforme ? Je ne sais pas. Moi, je laisse à chacun la liberté. Mais pourquoi on attend
« La mesure dont nous parlons là, on en a beaucoup discuté en réunion de groupe chez les Républicains et je pense qu'elle est partagée par tout le monde. Tout le monde. Je ne sais pas comment le vote se fera au final, mais moi, la condition que je pose... Tous les députés aujourd'hui sont derrière vous ? Sur cette mesure-là, tout le monde la défend. On en a débattu longuement en réunion de groupe. Et donc, tous les députés voteront contre la réforme ? Je ne sais pas. Moi, je laisse à chacun la liberté. Mais pourquoi on attend »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Carrières longues, retraites, régime spécial des sénateurs, bénéfices de TotalEnergies... Ce qu'il faut retenir de l'interview d'Aurélien PradiéVérifier à 14:14
Question 187Carrières longues, retraites, régime spécial des sénateurs, bénéfices de TotalEnergies... Ce qu'il faut retenir de l'interview d'Aurélien Pradié
Si ceux qui ont commencé à 22, vous leur mettez 45 années, ils partiront à quel âge ?
Réponse partielle
Il y a un dispositif qui s'appelle l'âge d'effacement. Oui, 67. Ce qui fait qu'à 67 ans, vous n'avez pas besoin de continuer au-delà. Du coup ils ne cotiseront pas non plus 45. Du coup ils ne sont pas concernés. Aujourd'hui, c'est qu'aujourd'hui vous pouvez arriver jusqu'à vos 67 ans si vous avez commencé à cotiser à 40 ans, vous faites votre durée de cotisation et vous allez jusqu'à l'âge d'effacement. Mais je voudrais vous répondre plus précisément sur tout cela. Les Français ne me connaissent pas beaucoup et c'est tout à fait normal. Je vois bien que mes amis politiques parfois se disent très irritant qu'il y a quelqu'un qui ne pense pas exactement comme nous. Mais d'abord c'est toujours…
« Il y a un dispositif qui s'appelle l'âge d'effacement. Oui, 67. Ce qui fait qu'à 67 ans, vous n'avez pas besoin de continuer au-delà. Du coup ils ne cotiseront pas non plus 45. Du coup ils ne sont pas concernés. Aujourd'hui, c'est qu'aujourd'hui vous pouvez arriver jusqu'à vos 67 ans si vous avez commencé à cotiser à 40 ans, vous faites votre durée de cotisation et vous allez jusqu'à l'âge d'effacement. Mais je voudrais vous répondre plus précisément sur tout cela. Les Français ne me connaissent pas beaucoup et c'est tout à fait normal. Je vois bien que mes amis politiques parfois se disent très irritant qu'il y a quelqu'un qui ne pense pas exactement comme nous. Mais d'abord c'est toujours arrivé dans notre famille politique. Et puis la liberté de penser c'est quand même absolument fondamental. Alors ce n'est pas ça la question qu'on pose »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Carrières longues, retraites, régime spécial des sénateurs, bénéfices de TotalEnergies... Ce qu'il faut retenir de l'interview d'Aurélien PradiéVérifier à 11:08
Question 188Carrières longues, retraites, régime spécial des sénateurs, bénéfices de TotalEnergies... Ce qu'il faut retenir de l'interview d'Aurélien Pradié
C'est-à-dire ?
Réponse à côté
Oui, est-ce que c'est bien que vous fassiez ce boulot-là aussi ? C'est bien qu'on ait des voix qui ne soient pas exactement les mêmes. C'est bien qu'on résiste au gouvernement. C'est bien qu'on ne soit pas des clones les uns les autres. Et donc, je ne claquerai aucune porte parce que j'ai trop de respect pour les valeurs pour lesquelles je me suis engagé et parce que la politique, c'est une affaire de bataille et de tempérament, pas de porte qui claque.
« Oui, est-ce que c'est bien que vous fassiez ce boulot-là aussi ? C'est bien qu'on ait des voix qui ne soient pas exactement les mêmes. C'est bien qu'on résiste au gouvernement. C'est bien qu'on ne soit pas des clones les uns les autres. Et donc, je ne claquerai aucune porte parce que j'ai trop de respect pour les valeurs pour lesquelles je me suis engagé et parce que la politique, c'est une affaire de bataille et de tempérament, pas de porte qui claque. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Carrières longues, retraites, régime spécial des sénateurs, bénéfices de TotalEnergies... Ce qu'il faut retenir de l'interview d'Aurélien PradiéVérifier à 25:00
Question 189Carrières longues, retraites, régime spécial des sénateurs, bénéfices de TotalEnergies... Ce qu'il faut retenir de l'interview d'Aurélien Pradié
C'est-à-dire qu'Elisabeth Borne chiffre à 10 milliards d'euros le coût de votre mesure ?
Réponse partielle
J'ai exigé une étude d'impact. Et vous l'avez obtenu ou pas ? C'est à la moindre des choses de savoir exactement combien ça coûte. Et alors ? J'affirme que la mesure que j'ai indiquée à l'instant, elle ne coûte pas plus de 2 milliards d'euros. Mais je veux ajouter un point. Ça, vous le tenez d'où ? Je le tiens, y compris du gouvernement. Parce qu'il se trouve que dans les discussions... Le gouvernement vous a donné une estimation qui n'est pas celle qu'il a donnée aux médias. Il se trouve que dans ce jeu de dupe, depuis le départ, le gouvernement a évalué la mesure, tous ceux qui ont commencé avant 21 ans, dans ce dispositif-là de carrière longue, que je proposais, ne pèse pas plus de 2 mil…
« J'ai exigé une étude d'impact. Et vous l'avez obtenu ou pas ? C'est à la moindre des choses de savoir exactement combien ça coûte. Et alors ? J'affirme que la mesure que j'ai indiquée à l'instant, elle ne coûte pas plus de 2 milliards d'euros. Mais je veux ajouter un point. Ça, vous le tenez d'où ? Je le tiens, y compris du gouvernement. Parce qu'il se trouve que dans les discussions... Le gouvernement vous a donné une estimation qui n'est pas celle qu'il a donnée aux médias. Il se trouve que dans ce jeu de dupe, depuis le départ, le gouvernement a évalué la mesure, tous ceux qui ont commencé avant 21 ans, dans ce dispositif-là de carrière longue, que je proposais, ne pèse pas plus de 2 milliards d'euros. Mais je voudrais vous donner un autre chiffre. Aujourd'hui, nous consacrons chaque année... Allez, je reviens juste sur ça. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Carrières longues, retraites, régime spécial des sénateurs, bénéfices de TotalEnergies... Ce qu'il faut retenir de l'interview d'Aurélien PradiéVérifier à 5:49
Question 190Qatar, place chez les Républicains et semaine de quatre jours... Ce qu'il faut retenir de l'interview d'Aurélien Pradié
C'est-à-dire, c'est parce qu'il a tenu ses propos, aujourd'hui, ou c'est parce que, tout simplement, pour vous, on ne peut pas passer sur ses propos ?
Réponse directe
De son point de vue, il y a sa position. Lorsqu'on a passé des mois et des années, lui et sa famille politique, à faire la leçon au monde entier, on est forcément obligé de s'appliquer des règles. C'est-à-dire, s'il n'avait pas fait la leçon, vous ne demanderiez pas la même chose ? Bien sûr, mais ça, c'est mon point de vue personnel. De mon point de vue personnel, je ne vois pas comment un député qui a été condamné pour des violences conjugales peut rester député de la Nation. C'est une question morale, personnelle, qui doit se poser. Il est le seul à pouvoir démissionner. Personne ne peut le faire démissionner.
« De son point de vue, il y a sa position. Lorsqu'on a passé des mois et des années, lui et sa famille politique, à faire la leçon au monde entier, on est forcément obligé de s'appliquer des règles. C'est-à-dire, s'il n'avait pas fait la leçon, vous ne demanderiez pas la même chose ? Bien sûr, mais ça, c'est mon point de vue personnel. De mon point de vue personnel, je ne vois pas comment un député qui a été condamné pour des violences conjugales peut rester député de la Nation. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Qatar, place chez les Républicains et semaine de quatre jours... Ce qu'il faut retenir de l'interview d'Aurélien PradiéVérifier à 19:43Voir 1 autre passage
« C'est une question morale, personnelle, qui doit se poser. Il est le seul à pouvoir démissionner. Personne ne peut le faire démissionner. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Qatar, place chez les Républicains et semaine de quatre jours... Ce qu'il faut retenir de l'interview d'Aurélien PradiéVérifier à 20:07
Question 191Qatar, place chez les Républicains et semaine de quatre jours... Ce qu'il faut retenir de l'interview d'Aurélien Pradié
Dans votre vie publique, Aurélien Pradié, est-ce que vous avez déjà été approché par des entreprises ou des États qui vous ont offert des cadeaux ou proposé des cadeaux ou de l'argent ?
Réponse directe
Offer des cadeaux ? Non, jamais. J'ai été, avant d'être député, maire d'une commune. Et oui, parfois, on voit des entreprises qui vous proposent des facilités. C'est-à-dire ? Moi, je les ai toujours refusées. Ça prend quelle forme ? Ce sont des facilités, ce sont des cadeaux plus ou moins clairs qui vous sont proposés. Moi, ça ne m'est quasiment jamais arrivé parce que je pense que lorsque vous fixez les règles, dès le début, lorsque vous démontrez que vous n'êtes pas susceptible d'être soumis à ces tentations-là, alors on ne vous les propose pas. Mais pour le reste, on le voit quotidiennement dans la vie politique. Nous sommes les députés, nous sommes soumis à des règles très strictes. Il…
« Offer des cadeaux ? Non, jamais. J'ai été, avant d'être député, maire d'une commune. Et oui, parfois, on voit des entreprises qui vous proposent des facilités. C'est-à-dire ? Moi, je les ai toujours refusées. Ça prend quelle forme ? Ce sont des facilités, ce sont des cadeaux plus ou moins clairs qui vous sont proposés. Moi, ça ne m'est quasiment jamais arrivé parce que je pense que lorsque vous fixez les règles, dès le début, lorsque vous démontrez que vous n'êtes pas susceptible d'être soumis à ces tentations-là, alors on ne vous les propose pas. Mais pour le reste, on le voit quotidiennement dans la vie politique. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Qatar, place chez les Républicains et semaine de quatre jours... Ce qu'il faut retenir de l'interview d'Aurélien PradiéVérifier à 4:46
Question 192Qatar, place chez les Républicains et semaine de quatre jours... Ce qu'il faut retenir de l'interview d'Aurélien Pradié
64 ou 65 ?
Réponse à côté
Et bien sur ce sujet c'est non. Je l'ai dit clairement et je continuerai à le dire. Vous savez la droite depuis 10 ans répète la même chose sur tous les sujets. Et depuis plus de 10 ans nous perdons toutes les élections. Si on ne se remet pas en question pour reparler aux catégories populaires pour reparler aux travailleurs de ce pays nous n'y arriverons pas demain. Donc oui nous sommes à un moment où la droite va se reposer la question. Et vous verrez qu'au final nous arriverons sur un point d'entente qui fera que la droite tournera la page de ces punitions qui la poursuivent depuis des années pour être à nouveau un espoir respectueux de ceux qui travaillent dur dans notre pays. Voilà au f…
« Et bien sur ce sujet c'est non. Je l'ai dit clairement et je continuerai à le dire. Vous savez la droite depuis 10 ans répète la même chose sur tous les sujets. Et depuis plus de 10 ans nous perdons toutes les élections. Si on ne se remet pas en question pour reparler aux catégories populaires pour reparler aux travailleurs de ce pays nous n'y arriverons pas demain. Donc oui nous sommes à un moment où la droite va se reposer la question. Et vous verrez qu'au final nous arriverons sur un point d'entente qui fera que la droite tournera la page de ces punitions qui la poursuivent depuis des années pour être à nouveau un espoir respectueux de ceux qui travaillent dur dans notre pays. Voilà au fond des valeurs qui sont des valeurs de la droite. Respectez le travail. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Qatar, place chez les Républicains et semaine de quatre jours... Ce qu'il faut retenir de l'interview d'Aurélien PradiéVérifier à 15:01
Question 193Qatar, place chez les Républicains et semaine de quatre jours... Ce qu'il faut retenir de l'interview d'Aurélien Pradié
Dans ce cas-là, est-ce qu'il faut rendre inéligibles les personnes condamnées pour des violences conjugales ?
Réponse partielle
Il n'y a pas d'automaticité. Il doit y avoir vraiment une décision de justice. Moi, je ne vois pas comment on peut rester député de la Nation avec un devoir d'exemplarité. On n'est pas des anges, on n'est pas des héros. Ça m'arrive de commettre des erreurs, sûrement. Je n'ai jamais frappé ma compagne. Évidemment, cette faute-là, est-ce qu'elle est supportable quand on est député de la Nation ? Je ne le crois pas. D'ailleurs, que va peser la parole d'Adrien Cateness dans les temps qui viennent avec cette tâche-là dans son parcours politique ? Je pense que c'est intenable. Voilà pourquoi, y compris, à mon sens pour lui, il ne devrait plus aujourd'hui siéger à l'Assemblée nationale.
« Il n'y a pas d'automaticité. Il doit y avoir vraiment une décision de justice. Moi, je ne vois pas comment on peut rester député de la Nation avec un devoir d'exemplarité. On n'est pas des anges, on n'est pas des héros. Ça m'arrive de commettre des erreurs, sûrement. Je n'ai jamais frappé ma compagne. Évidemment, cette faute-là, est-ce qu'elle est supportable quand on est député de la Nation ? Je ne le crois pas. D'ailleurs, que va peser la parole d'Adrien Cateness dans les temps qui viennent avec cette tâche-là dans son parcours politique ? Je pense que c'est intenable. Voilà pourquoi, y compris, à mon sens pour lui, il ne devrait plus aujourd'hui siéger à l'Assemblée nationale. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Qatar, place chez les Républicains et semaine de quatre jours... Ce qu'il faut retenir de l'interview d'Aurélien PradiéVérifier à 20:18
Question 194Qatar, place chez les Républicains et semaine de quatre jours... Ce qu'il faut retenir de l'interview d'Aurélien Pradié
Vous votez ou non le passage par exemple si c'est 64 ans ?
Réponse directe
J'ai dit clairement que je ne voterai pas et je ne soutiendrai pas le président de la République dans une réforme qui allongerait l'âge de départ à la retraite. Je souhaite qu'on travaille sur la durée de cotisation. Je l'ai toujours dit et je continuerai à le dire.
« J'ai dit clairement que je ne voterai pas et je ne soutiendrai pas le président de la République dans une réforme qui allongerait l'âge de départ à la retraite. Je souhaite qu'on travaille sur la durée de cotisation. Je l'ai toujours dit et je continuerai à le dire. »
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Question 195Qatar, place chez les Républicains et semaine de quatre jours... Ce qu'il faut retenir de l'interview d'Aurélien Pradié
Je reviens d'un mot à la question que je vous ai posée il y a quelques instants. Emmanuel Macron a tout de même raison d'y aller ce soir au Qatar ou pas ?
Réponse partielle
Il va soutenir l'équipe de France. Ça passe au-dessus du reste ? Oui, mais en fait, je pense que le vrai sujet n'est pas là. Le vrai sujet, il est sur les investissements dont nous parlions tout à l'heure. Je ne voudrais pas que cette question de la Coupe du Monde, par facilité, efface tous les autres grands enjeux. Aujourd'hui, j'ai envie qu'on vibre avec le sport. Et demain, que nous nous posions toutes les autres questions de fond. Parce que c'est vrai que l'approche que nous avons de la Coupe du Monde est quand même incroyablement hypocrite depuis quelques semaines.
« Il va soutenir l'équipe de France. Ça passe au-dessus du reste ? Oui, mais en fait, je pense que le vrai sujet n'est pas là. Le vrai sujet, il est sur les investissements dont nous parlions tout à l'heure. Je ne voudrais pas que cette question de la Coupe du Monde, par facilité, efface tous les autres grands enjeux. Aujourd'hui, j'ai envie qu'on vibre avec le sport. Et demain, que nous nous posions toutes les autres questions de fond. Parce que c'est vrai que l'approche que nous avons de la Coupe du Monde est quand même incroyablement hypocrite depuis quelques semaines. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Qatar, place chez les Républicains et semaine de quatre jours... Ce qu'il faut retenir de l'interview d'Aurélien PradiéVérifier à 5:52
Question 196Qatar, place chez les Républicains et semaine de quatre jours... Ce qu'il faut retenir de l'interview d'Aurélien Pradié
comme celui-ci. C'est un sujet sur lequel vous êtes, je ne sais pas si c'est le bon mot, mais en avance au sein de votre famille politique. Pour quelles raisons les violentes faites aux femmes ?
Réponse partielle
Pas une raison personnelle, mais une raison politique. Lorsque j'ai été élu maire il y a de nombreuses années, la première femme que j'ai reçue dans mon bureau, j'avais une vingtaine d'années, c'est une femme que je connaissais bien, qui était venue me voir pour m'expliquer que si elle rentrait à la maison, son mari allait la tuer. Je n'aurais jamais imaginé que cette femme était victime de violences. Et j'ai découvert ce jour-là ce que c'était. Il a fallu la mettre à l'abri. Dans mon département, j'ai une association qui fait un travail magnifique, Posophie là-haut, sur ces sujets. J'ai passé beaucoup de temps avec eux et je me suis juré quand je suis arrivé à l'Assemblée nationale de mene…
« Pas une raison personnelle, mais une raison politique. Lorsque j'ai été élu maire il y a de nombreuses années, la première femme que j'ai reçue dans mon bureau, j'avais une vingtaine d'années, c'est une femme que je connaissais bien, qui était venue me voir pour m'expliquer que si elle rentrait à la maison, son mari allait la tuer. Je n'aurais jamais imaginé que cette femme était victime de violences. Et j'ai découvert ce jour-là ce que c'était. Il a fallu la mettre à l'abri. Dans mon département, j'ai une association qui fait un travail magnifique, Posophie là-haut, sur ces sujets. J'ai passé beaucoup de temps avec eux et je me suis juré quand je suis arrivé à l'Assemblée nationale de mener trois combats. Celui de la lutte contre la pauvreté, celui de la protection des femmes et des hommes en situation de handicap, parce que c'était mon histoire personnelle, et celui de la protection de toutes ces femmes et tous ces enfants qui, dans un milieu qui devrait protéger qui est la famille, étaient victimes de violences. Ce sont des promesses que je me suis faites et puis je pense qu'elles disent quelque chose de la politique. La politique, elle est là pour protéger les plus fragiles, pour protéger ceux qui ont besoin d'être protégés. Et peut-être que ça dit quelque chose aussi de la droite que je souhaite que nous portions, une droite qui protège ceux qui en ont besoin. »
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Question 197Qatar, place chez les Républicains et semaine de quatre jours... Ce qu'il faut retenir de l'interview d'Aurélien Pradié
Vous êtes fier de cette équipe, elle porte les valeurs de la France ?
Réponse partielle
Bien sûr, d'abord on est toujours plus fier encore d'une équipe quand elle gagne, et puis notre équipe de France... C'est un peu injuste d'ailleurs. Oui ce qui est vrai, mais vous savez c'est comme en politique, il y a des choses qui sont injustes parfois, et puis je trouve que c'est une belle équipe qui depuis plusieurs semaines fait un très beau parcours, donc oui je suis fier d'eux, j'espère qu'on le saura encore plus ce soir.
« Bien sûr, d'abord on est toujours plus fier encore d'une équipe quand elle gagne, et puis notre équipe de France... C'est un peu injuste d'ailleurs. Oui ce qui est vrai, mais vous savez c'est comme en politique, il y a des choses qui sont injustes parfois, et puis je trouve que c'est une belle équipe qui depuis plusieurs semaines fait un très beau parcours, donc oui je suis fier d'eux, j'espère qu'on le saura encore plus ce soir. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Qatar, place chez les Républicains et semaine de quatre jours... Ce qu'il faut retenir de l'interview d'Aurélien PradiéVérifier à 0:25
Question 198Qatar, place chez les Républicains et semaine de quatre jours... Ce qu'il faut retenir de l'interview d'Aurélien Pradié
Éric Ciotti avait prévenu, s'il était élu à la tête des Républicains, Laurent Wauquiez serait automatiquement le candidat des Républicains à la prochaine élection présidentielle. Laurent Wauquiez est donc votre candidat naturel ?
Réponse partielle
Je ne suis pas Éric Ciotti, vous l'avez... Depuis plusieurs semaines, j'ai fait entendre ma singularité, comme d'autres. Nous aurons ce débat à l'intérieur de notre propre famille politique. Non, mais attendons-nous, ce n'est pas une caserne, les Républicains. Il s'est fait élire sur ce programme. Il n'y a plus de primaire et candidature autonome. Et je suis d'accord, il ne faut plus de primaire. Une fois qu'on a dit qu'il n'y avait plus de primaire, il faut qu'on ait une désignation. Éric Ciotti a dit qu'il proposerait le nom de Laurent Wauquiez. Il a raison de le proposer. Nous le ferons selon un calendrier sur lequel nous allons nous entendre. Je pense qu'il n'y a pas d'urgence pour cela…
« Non, mais attendons-nous, ce n'est pas une caserne, les Républicains. Il s'est fait élire sur ce programme. Il n'y a plus de primaire et candidature autonome. Et je suis d'accord, il ne faut plus de primaire. Une fois qu'on a dit qu'il n'y avait plus de primaire, il faut qu'on ait une désignation. Éric Ciotti a dit qu'il proposerait le nom de Laurent Wauquiez. Il a raison de le proposer. Nous le ferons selon un calendrier sur lequel nous allons nous entendre. Je pense qu'il n'y a pas d'urgence pour cela. D'ailleurs, j'entends qu'Éric Ciotti en convient aussi, que Laurent Wauquiez lui-même en convient. Et le moment venu, on se posera la question. Et si Laurent Wauquiez est le mieux placé ? Je suis convaincu qu'il arrivera à convaincre une majorité des membres de notre famille politique de lui faire confiance. Pour le moment, vous ne l'êtes pas. Parce que ce n'est pas le sujet. Vous savez, la droite a fait moins de 5% à la dernière élection présidentielle. Si on pense que le seul fait de désigner rapidement candidat à la présidentielle suffira, on se trompe. Tout le monde est d'accord pour dire qu'il faut reconstruire la maison, une chose après l'autre. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Qatar, place chez les Républicains et semaine de quatre jours... Ce qu'il faut retenir de l'interview d'Aurélien PradiéVérifier à 11:29
Question 199Qatar, place chez les Républicains et semaine de quatre jours... Ce qu'il faut retenir de l'interview d'Aurélien Pradié
Mais du coup, que va faire la droite lors de l'examen du texte sur les réformes ?
Réponse partielle
J'ai dit clairement que je ne voterai pas et je ne soutiendrai pas le président de la République dans une réforme qui allongerait l'âge de départ à la retraite. Je souhaite qu'on travaille sur la durée de cotisation. Je l'ai toujours dit et je continuerai à le dire.
« J'ai dit clairement que je ne voterai pas et je ne soutiendrai pas le président de la République dans une réforme qui allongerait l'âge de départ à la retraite. Je souhaite qu'on travaille sur la durée de cotisation. Je l'ai toujours dit et je continuerai à le dire. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Qatar, place chez les Républicains et semaine de quatre jours... Ce qu'il faut retenir de l'interview d'Aurélien PradiéVérifier à 14:19
Question 200Qatar, place chez les Républicains et semaine de quatre jours... Ce qu'il faut retenir de l'interview d'Aurélien Pradié
Le 8.30 France Info, Salia Brakia, Marc Fauvel. Toujours avec Aurélien Pradié, c'est la première fois que vous prenez la parole depuis qu'Éric Ciotti a remporté la présidence de votre parti. Il incarne l'aile droite, vous êtes sur l'aile gauche des Républicains. Allez-vous rester dans le parti ?
Réponse directe
Je ne sais pas si je suis sur l'aile gauche, j'ai voulu incarner durant toute cette campagne une droite populaire, une droite qui parle à tous les Français, une droite qu'on avait perdue depuis quelques années. Et je suis très fier de cette campagne qui, durant plusieurs semaines, a permis de lever un espoir. Vous savez, j'étais vraiment le petit poussé dans cette campagne. J'ai réuni plus d'un quart des adhérents sur mon nom et mon projet. Oui, mais c'est quasiment un quart. Assurément, je n'ai pas dit plus d'un quart, mais j'ai dit un quart. Si, si, c'est ce que vous avez dit, mais ce n'est pas grave. Près d'un quart. Près d'un quart. Est-ce que vous allez y rester ? Oui, évidemment que j…
« Assurément, je n'ai pas dit plus d'un quart, mais j'ai dit un quart. Si, si, c'est ce que vous avez dit, mais ce n'est pas grave. Près d'un quart. Près d'un quart. Est-ce que vous allez y rester ? Oui, évidemment que je vais rester. J'ai toujours parlé de la fidélité politique comme d'une valeur absolument cardinale. Et puis, je le redis désormais, dans cette famille politique, j'incarne avec mes amis quelque chose, une parole différente sur les sujets sociaux, sur les sujets d'environnement. Bref, tout ce que nous avons fait durant cette campagne, c'est un sillon que nous avons tracé. Et je suis là pour le faire fructifier. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Qatar, place chez les Républicains et semaine de quatre jours... Ce qu'il faut retenir de l'interview d'Aurélien PradiéVérifier à 8:04Voir 1 autre passage
« Non, non, je n'ai rien appelé implicitement. C'était quand même assez clair. J'ai rappelé le projet politique qui était le mien. J'ai rappelé mon projet sur les questions environnementales, sur la question des retraites, etc. J'ai dit à mes deux amis, désormais, positionnez-vous par rapport à ça. Vous vous rendez compte que pendant plusieurs semaines, j'ai porté la parole notamment d'une réforme des retraites nouvelle, nous allons en parler, devant les adhérents qui ont acquiescé à ce projet-là. La question, ce n'est pas la répartition des postes. Moi, je vous le dis comme je le pense. J'ai l'intention pendant de nombreuses années de porter cette parole d'une droite populaire. C'est la seule qui peut nous permettre de gagner demain. Et donc à l'intérieur du parti, pour être bien clair. Oui, évidemment, à l'intérieur, parce qu'il n'est pas question de partir. Vous savez, moi, je n'ai pas la culture de la trahison politique ou de la désertion politique. J'ai la culture du courage politique. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Qatar, place chez les Républicains et semaine de quatre jours... Ce qu'il faut retenir de l'interview d'Aurélien PradiéVérifier à 9:38
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« En 2022 et en 2019. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview politique du 01/07/26Vérifier à 13:33
« Ça reste ma famille politique, puisque c'est là où je me suis engagé depuis le début de mon engagement politique, il y a de nombreuses années maintenant. Mais je ne pense pas qu'il reste grand-chose de la droite républicaine, égauliste, dans l'organisation qui est aujourd'hui celle de LR. Et le drame de tout cela, c'est qu'on en vient parfois être très attaché au parti, aux structures presque fétichistes avec la boîte, sans être très attaché à ce qu'il y a à l'intérieur. Qu'est-ce qu'il en reste aujourd'hui, après l'épisode où Éric Ciotti est allé à l'opportunisme électoral facile, après qu'on ait gouverné avec Emmanuel Macron ? Parce que, pardon, mais ça faisait aussi partie d'un de mes points de désaccord. Je n'ai pas totalement oublié qu'y compris le président des Républicains aujourd'hui, qui dit son anti-macronisme, a été ministre d'Emmanuel Macron, sans que ça ne lui pose aucun problème. Bref, vous voyez que tout ça, c'est une fin d'époque, en réalité. Et je n'ai aucune acrimonie à l'égard de cette famille politique, ça a été la mienne. Mais simplement, je pense que tout ça, ce sont des astres morts. Ça vaut pour le Parti Socialiste comme pour LR. Et ce n'est pas grave, parce qu'il faudra demain que notre parti gaulliste se reconstruise, comme ça a toujours été le cas par le passé. Les partis meurent et d'autres renaissent. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview politique du 01/07/26Vérifier à 1:39
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Vous avez tout à fait raison. Je pense qu'il ne reste de la cinquième république aujourd'hui que le nom et un bout de constitution. Mais la cinquième république n'a toujours été forte que lorsqu'elle était dirigée par des femmes et des hommes qui respectaient l'esprit de la cinquième république. Aujourd'hui, tout pue la quatrième république. Tout pue le bidouillage politique, l'enfumage, l'escroquerie généralisée. Enfin, pardon, mais l'escroquerie politique, je veux dire. Vous vous rendez compte, je regardais ça il y a quelques jours. L'essentiel des mesures fiscales qui ont été dilées. Je dis dilées parce que c'est vraiment ça. Avec le parti socialiste pour sauver le gouvernement lors du dernier budget. L'essentiel de ces mesures fiscales, on est en train de découvrir aujourd'hui qu'elles n'ont quasiment rien rapporté de ce qu'elles devaient rapporter. Tout le monde le savait. Et tout le monde a pris les français pour des jambons. On a fait semblant de négocier des bouts de machins. Tout ça avec quel objectif ? Sauver le gouvernement. Sauver le gouvernement. Faire en sorte que ça tienne encore un peu. Sauf que plus on joue cette durée, plus on fait traîner la fin d'époque, plus on fait monter les extrêmes. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview politique du 01/07/26Vérifier à 9:47Voir 2 autres passages
« Ce n'est pas une question de grâce, c'est une question de lucidité. Franchement, quelles que soient les idées politiques que l'on ait, vous voyez un seul candidat aujourd'hui qui soit à la hauteur de la situation. Et vous voulez qu'on s'habitue à ça ? Le grand danger des fins d'époque et des démocraties fatiguées, c'est l'habitude. C'est qu'on s'endort, on roupille. Puis petit à petit, on finit par se dire, bon, ce n'est pas si grave. Au fond, tout ça est médiocre. Mais dans la médiocrité, on va peut-être trouver un truc intéressant. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview politique du 01/07/26Vérifier à 4:30
« Bien sûr que non. Je ne souhaite évidemment pas que le bouleversement soit au moment de la présidentielle. Moi, je pense qu'à la fin de l'année, il y aura d'autres offres politiques sur la table. Que là, aujourd'hui, ce sont les premières parties des premières parties. Vous savez, c'est ce qu'on supporte lors des concerts, qui ne paraît pas génial. Mais enfin, on le supporte quand même en attendant que la scène se mette en place. Et donc, je pense qu'à la fin de l'année, il y a d'autres offres politiques. Ne me demandez pas lesquelles, je n'en sais rien. C'est dommage, c'était ma prochaine question. C'est le propre aussi de ces fins d'époque. Vous savez, quand les époques s'effondrent, on ne sait jamais exactement celles qui arrivent derrière. Je ne crois pas une seule seconde que tout ça soit l'horizon. Donc ça, c'est mon optimisme. Pour répondre à votre question, sur le deuxième tour hypothétique, Le Pen-Mélenchon, c'est évidemment une hypothèse. Évidemment. La question, c'est de savoir ce que l'on est capable de faire pour l'empêcher. Et je veux de toutes mes forces pouvoir l'empêcher. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Je pense qu'on a un sujet institutionnel fort. On a une question sur le lien qu'il y a entre l'élection législative et l'élection présidentielle. Si on veut demain une vraie démocratie parlementaire, il faut dissocier les deux mandats. C'est-à-dire qu'il ne faut pas élire les députés juste après l'élection du président de la République. Moi, je suis assez favorable à ce que le président de la République soit élu pour cinq ans, mais que les députés le soient pour une durée plus longue, ce qui permet d'inverser le rapport de force. Et je pense que nous avons un vrai sujet, y compris sur le rapport au référendum et sur l'organisation démocratique de notre pays. Donc oui, ça passera par une réforme de la Constitution. Mais tout ça, vous ne pouvez le faire que si vous avez les idées claires, y compris politiquement. Si vous rentrez demain dans une espèce de marchandage entre Olivier Faure, Bruno Retailleau, et puis je ne sais qui, quel autre gestionnaire de petite épicerie, vous n'arriverez jamais à réformer ce pays. Vous vous rendez compte ? Je regardais ça hier, mais ça peut vous paraître fou, et vous allez vous dire que tout m'indigne. Mais je pense qu'il faut lutter contre la capacité que nous avons à nous habituer aux choses. J'ai écouté il y a deux, trois jours, le ministre du Travail, qui a été patron d'une grande entreprise française, il est ministre du Travail de la 7e puissance mondiale. Il était lors d'une interview... Jean-Pierre Ferrandou, pour ne pas le citer. Il était dans un expliqué lors d'une interview ce qu'il était capable de tolérer en termes de tenue vestimentaire pour les travailleurs. Et il avait tout un développement sur les bernudas bien taillés, ajustés au mocassin, et de savoir s'il trouvait que le polo était mieux que le t-shirt. Mais on est chez les... Pardon, mais on est chez les foiliers. On est chez les foiliers. Et vous voulez que je m'habitue à entendre le ministre du Travail de la 7e puissance mondiale, le matin lors d'une interview, m'expliquer quelle doit être la longueur de mon bernudas ? Pardon, et s'habituer à ça, c'est ahurissant. Je n'ai aucune intention de m'y habituer. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview politique du 01/07/26Vérifier à 11:34Voir 2 autres passages
« Je pense qu'on a un sujet institutionnel fort. On a une question sur le lien qu'il y a entre l'élection législative et l'élection présidentielle. Si on veut demain une vraie démocratie parlementaire, il faut dissocier les deux mandats. C'est-à-dire qu'il ne faut pas élire les députés juste après l'élection du président de la République. Moi, je suis assez favorable à ce que le président de la République soit élu pour cinq ans, mais que les députés le soient pour une durée plus longue, ce qui permet d'inverser le rapport de force. Et je pense que nous avons un vrai sujet, y compris sur le rapport au référendum et sur l'organisation démocratique de notre pays. Donc oui, ça passera par une réforme de la Constitution. Mais tout ça, vous ne pouvez le faire que si vous avez les idées claires, y compris politiquement. Si vous rentrez demain dans une espèce de marchandage entre Olivier Faure, Bruno Retailleau, et puis je ne sais qui, quel autre gestionnaire de petite épicerie, vous n'arriverez jamais à réformer ce pays. Vous vous rendez compte ? Je regardais ça hier, mais ça peut vous paraître fou, et vous allez vous dire que tout m'indigne. Mais je pense qu'il faut lutter contre la capacité que nous avons à nous habituer aux choses. J'ai écouté il y a deux, trois jours, le ministre du Travail, qui a été patron d'une grande entreprise française, il est ministre du Travail de la 7e puissance mondiale. Il était lors d'une interview... Jean-Pierre Ferrandou, pour ne pas le citer. Il était dans un expliqué lors d'une interview ce qu'il était capable de tolérer en termes de tenue vestimentaire pour les travailleurs. Et il avait tout un développement sur les bernudas bien taillés, ajustés au mocassin, et de savoir s'il trouvait que le polo était mieux que le t-shirt. Mais on est chez les... Pardon, mais on est chez les foiliers. On est chez les foiliers. Et vous voulez que je m'habitue à entendre le ministre du Travail de la 7e puissance mondiale, le matin lors d'une interview, m'expliquer quelle doit être la longueur de mon bernudas ? Pardon, et s'habituer à ça, c'est ahurissant. Je n'ai aucune intention de m'y habituer. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview politique du 01/07/26
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Vous savez, moi, j'ai toujours été un opposant à Emmanuel Macron depuis le premier jour. La différence d'autres, je ne suis pas allé lui servir la soupe au gouvernement. Mais je ne peux pas retirer à Emmanuel Macron qu'en 2017, il portait une espérance. Je n'ai pas partagé cette espérance, je n'y croyais pas. Mais il portait une espérance qui était effectivement l'espérance d'une coalition de volontaires. Sauf que le drame, c'est ce qu'il en a fait. Il a absolument gâché par des bidouillages politiques, par méconnaissances profondes du pays, par orgueil, ce qui pouvait être une belle promesse à l'époque. Je pense qu'aujourd'hui, cette promesse-là, elle peut prendre beaucoup plus de sens. Le problème, ce n'est pas ce qu'Emmanuel Macron avait en tête. Le problème, c'est le gâchis qu'il en a fait. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview politique du 01/07/26Vérifier à 8:00Voir 2 autres passages
« Non, je vous ai parlé de coalition de volontaires, pas de coalition de boutiques politiques. Ce n'est pas tout à fait la même chose. Je tiendrai de vous dire tout à l'heure que tous ces astres morts qui s'agitent dans leur bocal ne pouvaient pas reconstruire le pays. La proportionnelle, c'est leur donner les clés du camion. La proportionnelle, ça ne va pas permettre une meilleure représentation démocratique. Ça va permettre aux partis politiques de continuer à discuter dans les couloirs. Je vous prends quelques cas d'école, mais lorsque vous êtes élu à la proportionnelle, vous êtes élu sur des listes. Ça paraît très technique, tout ça. Et pour être sur la liste, il faut être dans les bons petits papiers du petit parti. Donc, vous allez avoir des dizaines et des dizaines de partis qui vont organiser leur candidature, leur liste, et puis certains vont avoir quelques candidats ici ou là. C'est la quatrième république. C'est le pire de ce qu'on peut connaître dans une démocratie. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview politique du 01/07/26Vérifier à 8:54
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités23 nov. 2022 au 1 juil. 2026 · 21 observations21 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Je pense qu'on a un sujet institutionnel fort. On a une question sur le lien qu'il y a entre l'élection législative et l'élection présidentielle. Si on veut demain une vraie démocratie parlementaire, il faut dissocier les deux mandats. C'est-à-dire qu'il ne faut pas élire les députés juste après l'élection du président de la République. Moi, je suis assez favorable à ce que le président de la République soit élu pour cinq ans, mais que les députés le soient pour une durée plus longue, ce qui permet d'inverser le rapport de force. Et je pense que nous avons un vrai sujet, y compris sur le rapport au référendum et sur l'organisation démocratique de notre pays. Donc oui, ça passera par une réforme de la Constitution. Mais tout ça, vous ne pouvez le faire que si vous avez les idées claires, y compris politiquement. Si vous rentrez demain dans une espèce de marchandage entre Olivier Faure, Bruno Retailleau, et puis je ne sais qui, quel autre gestionnaire de petite épicerie, vous n'arriverez jamais à réformer ce pays. Vous vous rendez compte ? Je regardais ça hier, mais ça peut vous paraître fou, et vous allez vous dire que tout m'indigne. Mais je pense qu'il faut lutter contre la capacité que nous avons à nous habituer aux choses. J'ai écouté il y a deux, trois jours, le ministre du Travail, qui a été patron d'une grande entreprise française, il est ministre du Travail de la 7e puissance mondiale. Il était lors d'une interview... Jean-Pierre Ferrandou, pour ne pas le citer. Il était dans un expliqué lors d'une interview ce qu'il était capable de tolérer en termes de tenue vestimentaire pour les travailleurs. Et il avait tout un développement sur les bernudas bien taillés, ajustés au mocassin, et de savoir s'il trouvait que le polo était mieux que le t-shirt. Mais on est chez les... Pardon, mais on est chez les foiliers. On est chez les foiliers. Et vous voulez que je m'habitue à entendre le ministre du Travail de la 7e puissance mondiale, le matin lors d'une interview, m'expliquer quelle doit être la longueur de mon bernudas ? Pardon, et s'habituer à ça, c'est ahurissant. Je n'ai aucune intention de m'y habituer. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview politique du 01/07/26Vérifier à 11:34Voir 2 autres passages
« Je pense qu'on a un sujet institutionnel fort. On a une question sur le lien qu'il y a entre l'élection législative et l'élection présidentielle. Si on veut demain une vraie démocratie parlementaire, il faut dissocier les deux mandats. C'est-à-dire qu'il ne faut pas élire les députés juste après l'élection du président de la République. Moi, je suis assez favorable à ce que le président de la République soit élu pour cinq ans, mais que les députés le soient pour une durée plus longue, ce qui permet d'inverser le rapport de force. Et je pense que nous avons un vrai sujet, y compris sur le rapport au référendum et sur l'organisation démocratique de notre pays. Donc oui, ça passera par une réforme de la Constitution. Mais tout ça, vous ne pouvez le faire que si vous avez les idées claires, y compris politiquement. Si vous rentrez demain dans une espèce de marchandage entre Olivier Faure, Bruno Retailleau, et puis je ne sais qui, quel autre gestionnaire de petite épicerie, vous n'arriverez jamais à réformer ce pays. Vous vous rendez compte ? Je regardais ça hier, mais ça peut vous paraître fou, et vous allez vous dire que tout m'indigne. Mais je pense qu'il faut lutter contre la capacité que nous avons à nous habituer aux choses. J'ai écouté il y a deux, trois jours, le ministre du Travail, qui a été patron d'une grande entreprise française, il est ministre du Travail de la 7e puissance mondiale. Il était lors d'une interview... Jean-Pierre Ferrandou, pour ne pas le citer. Il était dans un expliqué lors d'une interview ce qu'il était capable de tolérer en termes de tenue vestimentaire pour les travailleurs. Et il avait tout un développement sur les bernudas bien taillés, ajustés au mocassin, et de savoir s'il trouvait que le polo était mieux que le t-shirt. Mais on est chez les... Pardon, mais on est chez les foiliers. On est chez les foiliers. Et vous voulez que je m'habitue à entendre le ministre du Travail de la 7e puissance mondiale, le matin lors d'une interview, m'expliquer quelle doit être la longueur de mon bernudas ? Pardon, et s'habituer à ça, c'est ahurissant. Je n'ai aucune intention de m'y habituer. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview politique du 01/07/26
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes2 nov. 2022 au 1 juil. 2026 · 40 observations41 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Bien sûr que non. Je ne souhaite évidemment pas que le bouleversement soit au moment de la présidentielle. Moi, je pense qu'à la fin de l'année, il y aura d'autres offres politiques sur la table. Que là, aujourd'hui, ce sont les premières parties des premières parties. Vous savez, c'est ce qu'on supporte lors des concerts, qui ne paraît pas génial. Mais enfin, on le supporte quand même en attendant que la scène se mette en place. Et donc, je pense qu'à la fin de l'année, il y a d'autres offres politiques. Ne me demandez pas lesquelles, je n'en sais rien. C'est dommage, c'était ma prochaine question. C'est le propre aussi de ces fins d'époque. Vous savez, quand les époques s'effondrent, on ne sait jamais exactement celles qui arrivent derrière. Je ne crois pas une seule seconde que tout ça soit l'horizon. Donc ça, c'est mon optimisme. Pour répondre à votre question, sur le deuxième tour hypothétique, Le Pen-Mélenchon, c'est évidemment une hypothèse. Évidemment. La question, c'est de savoir ce que l'on est capable de faire pour l'empêcher. Et je veux de toutes mes forces pouvoir l'empêcher. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview politique du 01/07/26Vérifier à 5:49Voir 2 autres passages
« Oui, ça nous donnera évidemment du baume au cœur, mais enfin si tout ça pouvait nous faire oublier les drames qui traversent notre pays, ce serait un peu facile. Je ne pense pas qu'aujourd'hui notre pays ait besoin de baume, il y a besoin d'une solution. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview politique du 01/07/26Vérifier à 0:55
« D'abord, je veux vous corriger ce que j'ai dit, si vous l'avez compris comme ça. Je ne suis pas pessimiste. Au contraire, je suis optimiste. Si j'étais pessimiste, je me contenterais de ce que nous avons sous les yeux. Et c'est justement parce que je suis optimiste que je dis qu'il faut que tout ça meure une bonne fois pour toutes et qu'on puisse passer à autre chose. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Je l'ai regardé sur la fin. J'étais dans un avion. Moi je suis dans une terre de rugby, donc on est beaucoup plus assidu au rugby qu'au football, mais c'est une très belle victoire. Ce qui est magnifique, c'est que de telles victoires sportives puissent commencer à embarquer un pays. Donc on leur souhaite évidemment bonne chance, parce qu'il en faut toujours un peu, et beaucoup de force pour la suite. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview politique du 01/07/26Vérifier à 0:24Voir 2 autres passages
« Vous avez cité la réforme des retraites. Je pense que c'est un sujet intéressant. À l'époque, je me suis opposé à la réforme des retraites contre l'avis des chefs de LR. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview Politique du 17/09/25Vérifier à 4:32
« Je ne crois pas avoir prononcé cette phrase, mais je vous entendais, je crois, parler des travailleurs sociaux, notamment. Vous voyez, on a un défi dans notre pays qui est l'enfance. Il se trouve que depuis des décennies, la mortalité infantile des bébés notamment, la santé mentale des adolescents, avait progressé. Il se trouve que depuis quelques années, elle régresse, et notamment la mortalité infantile qui augmente, ce qui est un défi absolument majeur. La période du Covid, on est passé très vite sur cette période-là, en l'oubliant aussi vite qu'elle était arrivée, a laissé des traces profondes dans notre jeunesse. Et je pense que la politique que nous avons d'accompagnement des plus jeunes, notamment des adolescents, de lutte contre la mortalité infantile peut être un défi gigantesque. Moi, j'ai beaucoup de respect pour ceux qui travaillent avec la jeunesse. Je le vois notamment dans les services de protection de l'enfance, qui aujourd'hui sont des services presque abandonnés des autorités publiques. On parlait tout à l'heure de justice. Les juges des enfants, dont nous n'avons jamais eu autant besoin aujourd'hui, pour redonner une perspective et un avenir à ces jeunes qui sont perdus, sont parmi les plus déshérités de notre justice. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Non, je vous ai parlé de coalition de volontaires, pas de coalition de boutiques politiques. Ce n'est pas tout à fait la même chose. Je tiendrai de vous dire tout à l'heure que tous ces astres morts qui s'agitent dans leur bocal ne pouvaient pas reconstruire le pays. La proportionnelle, c'est leur donner les clés du camion. La proportionnelle, ça ne va pas permettre une meilleure représentation démocratique. Ça va permettre aux partis politiques de continuer à discuter dans les couloirs. Je vous prends quelques cas d'école, mais lorsque vous êtes élu à la proportionnelle, vous êtes élu sur des listes. Ça paraît très technique, tout ça. Et pour être sur la liste, il faut être dans les bons petits papiers du petit parti. Donc, vous allez avoir des dizaines et des dizaines de partis qui vont organiser leur candidature, leur liste, et puis certains vont avoir quelques candidats ici ou là. C'est la quatrième république. C'est le pire de ce qu'on peut connaître dans une démocratie. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview politique du 01/07/26Vérifier à 8:54Voir 2 autres passages
« La taxe Zuckman, je pense qu'elle est inefficace. C'est ma conviction, d'un point de vue technique et opérationnel. Mais ce qu'on ne peut pas évacuer, c'est le fait qu'aujourd'hui, le travail dans notre pays, l'effort, est beaucoup plus taxé que la rente. C'est ça le cœur du sujet. Et une grande nation qui, aujourd'hui, appuie sa fiscalité sur ceux qui produisent moins que sur ceux qui bénéficient de la rente, est une nation qui s'éteint. C'est ce qui se passe sur notre activité économique. Donc pour moi, le cœur du sujet, c'est comment on va chercher un effort supplémentaire sur la spéculation, que je combats pour ma part parce que je pense qu'elle est un poison pour l'économie et un poison pour l'état d'esprit d'une nation et d'une société. Et comment est-ce que l'on demande plus d'effort à la rente et moins d'effort au travail ? Mais donc vous voyez qu'il faut aller au-delà de la question de la taxation des hauts revenus. Parce que sur les hauts revenus, il y a les revenus de la rente, les revenus de la spéculation et les revenus du travail. Ce qui n'est pas du tout la même chose. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview Politique du 17/09/25Vérifier à 5:59
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Non, je vous ai parlé de coalition de volontaires, pas de coalition de boutiques politiques. Ce n'est pas tout à fait la même chose. Je tiendrai de vous dire tout à l'heure que tous ces astres morts qui s'agitent dans leur bocal ne pouvaient pas reconstruire le pays. La proportionnelle, c'est leur donner les clés du camion. La proportionnelle, ça ne va pas permettre une meilleure représentation démocratique. Ça va permettre aux partis politiques de continuer à discuter dans les couloirs. Je vous prends quelques cas d'école, mais lorsque vous êtes élu à la proportionnelle, vous êtes élu sur des listes. Ça paraît très technique, tout ça. Et pour être sur la liste, il faut être dans les bons petits papiers du petit parti. Donc, vous allez avoir des dizaines et des dizaines de partis qui vont organiser leur candidature, leur liste, et puis certains vont avoir quelques candidats ici ou là. C'est la quatrième république. C'est le pire de ce qu'on peut connaître dans une démocratie. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview politique du 01/07/26Vérifier à 8:54Voir 2 autres passages
« Mais vous voyez bien qu'on est déjà dans cette blague. Mouvaise blague. Enfin, le gouvernement démissionnaire, aujourd'hui, il est composé de LR, d'ex-socialistes, notamment le ministre de l'économie et du budget, et on essaie de faire semblant que tout le monde est d'accord. La clé, et d'ailleurs, je pense que Sébastien Lecornu a raison, c'est d'abord de poser le contrat de gouvernement. Qu'est-ce qu'on fait ensemble ? Qu'est-ce que ces gens-là ont envie de faire ensemble ? À part avoir tous un gyrofare sur la bagnole. C'est le point commun qu'ils ont aujourd'hui. Qu'est-ce qu'ils font en commun ? Et donc, cette définition du projet politique, au fond, c'est la définition même d'un gouvernement d'union nationale. Et lorsque, à l'après-guerre, ou lorsque, en 1958, on a formé des gouvernements d'union nationale, on l'a fait sur un projet politique commun. Et je trouve que Sébastien Lecornu, de ce point de vue, prend le sujet par le bon bout en disant, on va d'abord réfléchir à ce que l'on fait. Et puis, si on ne trouve pas de majorité sur un point d'accord, eh bien, il faudra sûrement en revenir aux urnes. Vous voulez dire une dissolution ? Une dissolution ? Ou le président de la République qui prend ses propres initiatives ? Mais revenir aux urnes, ça peut aussi être un référendum ? D'accord. C'est que le président de la République a la main sur beaucoup du champ référendaire. Et de toute manière, il faut être clair, aujourd'hui, on s'illusionne de tout ça. Et c'est là que moi, je veux alerter ceux qui nous écoutent. Le plus grave dans une démocratie, c'est quand on s'engourdit, quand on roupille. Et aujourd'hui, on roupille. On accepte des situations que nous n'aurions jamais acceptées par le passé. Et notamment une situation qui est que démocratiquement, la formation des précédents gouvernements n'était pas conforme aux souhaits du peuple. Et donc ça, vous pouvez, autant que vous voulez, essayer d'échapper à cette réalité. Elle finit toujours par vous rattraper. Et c'est ce qui fait que M. Barnier, M. Bayrou finissent par trébucher dans le tapis. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview Politique du 17/09/25
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« De construction de quoi ? D'un budget déjà ? Oui, d'un budget. Mais à quel prix ? Vous voyez, au fond, ce à quoi nous habituons lentement, c'est que désormais, ce qui nous préoccuperait le plus, c'est que le gouvernement tienne, quel que soit le prix. Vous voyez bien que ce budget est pire que le budget qu'avait proposé Michel Barnard. Pourquoi pire ? Fiscalement, il est pire. D'ailleurs, on en découvre tous les jours. La dernière mesure sur l'abaissement du taux de TVA sur les auto-entrepreneurs, c'est une absurdité. Personne n'avait osé le faire, parce que c'est grotesque. Ça n'a aucun sens économique. Ça a été arrêté ! Mais bien sûr, mais enfin, ça a été installé dans le premier budget. Et il faut que le ministre de l'Industrie, pour essayer de sauver les meubles, dise qu'il le suspend. Enfin, tout ça, c'est... Pardon, mais c'est grotesque. Et ce ne serait pas grave si la situation du pays n'était pas aussi lourde. Vous voyez bien les défis gigantesques auxquels on a à faire face. Et moi, ça me trouble de voir que ce qui nous préoccupe au fond, aujourd'hui principalement, c'est de savoir si le gouvernement va sauver ses fesses ou pas. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - Le Barbier du matin du 11/02/25Vérifier à 4:04Voir 2 autres passages
« La réforme des retraites. Éric Ciotti m'a démis de mes fonctions de vice-président. Et c'est d'ailleurs ma plus grande fierté. Parce que j'étais défavorable à la réforme des retraites portée par Emmanuel Macron. Il voulait aller jusqu'à 65 ans. Qu'est-ce qu'il va raconter à Marine Le Pen et à Jordan Bardella qui veulent la retraite à 60 ans ? »
France 2 — Les 4 Vérités · L'alliance de Ciotti avec le RN : vers un éclatement des Républicains ? - Aurélien Pradié est l'invité des 4V du 12 juin 2024Vérifier à 5:42
« Ou 62. C'est à peu près la même chose. Qu'est-ce qu'il va raconter à Marine Le Pen et à Jordan Bardella qui ne veulent pas réformer, notamment le système d'assurance chômage, là où lui voulait être extrêmement dur avec ceux qui n'étaient pas en activité ? »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Oui, elle y est probablement. Mais regardons un peu notre histoire récente et plus ancienne. Je pense qu'aujourd'hui, nous sommes à un moment politique qui nécessite de faire des grandes choses. D'ailleurs, tous les autres pays du monde font de grandes choses, parfois qui ne sont pas conformes à nos valeurs, mais elles font de grandes choses. Aujourd'hui, nous ne pouvons pas faire de petites choses. Dans notre histoire, et notamment lorsque la sécurité sociale a été fondée dans notre pays, au moins la reconstruction, on a fait de grandes choses. Ces grandes choses, vous ne les faites pas si vous n'avez pas et la droite et la gauche avec vous. Sinon, vous êtes condamnés à faire de petites choses. Et nous ne sommes pas dans une période où nous pouvons faire de petites choses. C'est la raison pour laquelle je pense que cette situation ne pourra pas durer. Et je vais même vous dire plus. Je pense qu'il ne faut pas qu'elle dure. Parce que si elle dure, le réveil sera redoutable. Au fond, on a un corps malade à qui on file du doliprane toute la journée en se disant que ça ira mieux demain. Le réveil va être terrible. Il faut que dès demain, dans les semaines et les mois qui viennent, nous rebâtissions ce pays. On ne peut plus attendre. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - Le Barbier du matin du 11/02/25Vérifier à 6:02Voir 2 autres passages
« Je souhaite qu'on travaille à la fois sur les contraintes, notamment pour les plus grandes entreprises qui sont celles qui souvent respectent le moins les règles. »
RMC — Face à Face · Face à Face : Aurélien Pradié - 16/02Vérifier à 8:53
« Je ne sais pas, moi je ne suis pas un chef de caserne. Mais je pense que ce que je dis, y compris de ce chemin d'une droite populaire, qui sûrement rompt avec ce qu'on a pu entendre depuis quelques années, c'est assez partagé. Je peux perturber. Celui qui dit parfois des vérités perturbe un peu plus que les autres. Mais je veux dire à Madame la Première Ministre qu'elle n'imagine pas une seule seconde pouvoir faire voter une réforme des retraites en passage en force. D'abord parce qu'elle n'aura pas la majorité à l'Assemblée. Et qu'ensuite, on ne tord pas le bras au pays. Une réforme des retraites, ce n'est pas une réforme comme les autres. Vous annoncez qu'elle n'aura pas la majorité à l'Assemblée ? Je suis convaincu que si elle passe en force, si elle ne trouve pas de consensus et de moyens de consensus, cette réforme est vouée à l'échec. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview politique du 01/07/26Vérifier à 5:49
« Ça reste ma famille politique, puisque c'est là où je me suis engagé depuis le début de mon engagement politique, il y a de nombreuses années maintenant. Mais je ne pense pas qu'il reste grand-chose de la droite républicaine, égauliste, dans l'organisation qui est aujourd'hui celle de LR. Et le drame de tout cela, c'est qu'on en vient parfois être très attaché au parti, aux structures presque fétichistes avec la boîte, sans être très attaché à ce qu'il y a à l'intérieur. Qu'est-ce qu'il en reste aujourd'hui, après l'épisode où Éric Ciotti est allé à l'opportunisme électoral facile, après qu'on ait gouverné avec Emmanuel Macron ? Parce que, pardon, mais ça faisait aussi partie d'un de mes points de désaccord. Je n'ai pas totalement oublié qu'y compris le président des Républicains aujourd'hui, qui dit son anti-macronisme, a été ministre d'Emmanuel Macron, sans que ça ne lui pose aucun problème. Bref, vous voyez que tout ça, c'est une fin d'époque, en réalité. Et je n'ai aucune acrimonie à l'égard de cette famille politique, ça a été la mienne. Mais simplement, je pense que tout ça, ce sont des astres morts. Ça vaut pour le Parti Socialiste comme pour LR. Et ce n'est pas grave, parce qu'il faudra demain que notre parti gaulliste se reconstruise, comme ça a toujours été le cas par le passé. Les partis meurent et d'autres renaissent. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview politique du 01/07/26Vérifier à 1:39
« Mais vous voyez bien qu'on est déjà dans cette blague. Mouvaise blague. Enfin, le gouvernement démissionnaire, aujourd'hui, il est composé de LR, d'ex-socialistes, notamment le ministre de l'économie et du budget, et on essaie de faire semblant que tout le monde est d'accord. La clé, et d'ailleurs, je pense que Sébastien Lecornu a raison, c'est d'abord de poser le contrat de gouvernement. Qu'est-ce qu'on fait ensemble ? Qu'est-ce que ces gens-là ont envie de faire ensemble ? À part avoir tous un gyrofare sur la bagnole. C'est le point commun qu'ils ont aujourd'hui. Qu'est-ce qu'ils font en commun ? Et donc, cette définition du projet politique, au fond, c'est la définition même d'un gouvernement d'union nationale. Et lorsque, à l'après-guerre, ou lorsque, en 1958, on a formé des gouvernements d'union nationale, on l'a fait sur un projet politique commun. Et je trouve que Sébastien Lecornu, de ce point de vue, prend le sujet par le bon bout en disant, on va d'abord réfléchir à ce que l'on fait. Et puis, si on ne trouve pas de majorité sur un point d'accord, eh bien, il faudra sûrement en revenir aux urnes. Vous voulez dire une dissolution ? Une dissolution ? Ou le président de la République qui prend ses propres initiatives ? Mais revenir aux urnes, ça peut aussi être un référendum ? D'accord. C'est que le président de la République a la main sur beaucoup du champ référendaire. Et de toute manière, il faut être clair, aujourd'hui, on s'illusionne de tout ça. Et c'est là que moi, je veux alerter ceux qui nous écoutent. Le plus grave dans une démocratie, c'est quand on s'engourdit, quand on roupille. Et aujourd'hui, on roupille. On accepte des situations que nous n'aurions jamais acceptées par le passé. Et notamment une situation qui est que démocratiquement, la formation des précédents gouvernements n'était pas conforme aux souhaits du peuple. Et donc ça, vous pouvez, autant que vous voulez, essayer d'échapper à cette réalité. Elle finit toujours par vous rattraper. Et c'est ce qui fait que M. Barnier, M. Bayrou finissent par trébucher dans le tapis. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview Politique du 17/09/25Vérifier à 2:29
« Oui, les deux. Mais les deux d'ailleurs se nourrissent. Il n'y a pas de crise politique profonde sans qu'il y ait aussi une crise de régime. Et je pense que nous avons un vrai sujet sur le rapport à la constitution de la Ve République. Mais là aussi, disons les choses clairement. Être gaulliste, ce n'est pas être fétichiste, ni pour les partis politiques, ni pour la constitution. Il faut la toucher d'une main tremblante, la constitution en effet. Mais le général de Gaulle lui-même a toujours cherché à adapter la constitution, à la rénover. Je n'ai pas besoin de vous rappeler le référendum qu'il avait souhaité lui-même, qu'il a fait sortir de l'engagement politique à ce moment-là. C'était contraire à l'esprit de la Ve République. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview politique du 01/07/26Vérifier à 10:52
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview politique du 01/07/26Vérifier à 5:33
France Inter · Aurélien Pradié : "La seule alternative au macronisme ne peut pas être entre deux extrêmes"Vérifier à 20:10
« Aujourd'hui, le temps me donne raison. À moi et à d'autres de mes collègues chez LR qui nous y étions opposés. D'abord, on l'a bien vu, cette réforme-là n'a pas produit les effets qu'elle devait produire. On a menti aux Français. On leur a dit, cette réforme-là va sauver le système. Elle n'a rien sauvé du système. Pire même, elle a aggravé la situation. Et puis, une autre chose, c'est qu'elle a mis à contribution ceux qui travaillaient déjà beaucoup. Comme sur les jours fériés. C'est cette idée selon laquelle, au fond, ceux qui bossent déjà beaucoup, plutôt la classe moyenne, on leur demande de faire des efforts supplémentaires pour les autres. Et ça, c'est insupportable. Peut-être que cette question de la réforme des retraites, sur laquelle, y compris les macronistes, conviennent aujourd'hui qu'en fait, elle a été faite avec les pieds, qu'elle n'a pas fonctionné, qu'elle ne produit pas les effets nécessaires. C'est peut-être un sujet de discussion. Mais je veux faire une invitation au Premier ministre. Les négociations, lorsqu'on veut qu'elles soient claires, il faut que les cuisines soient ouvertes. Et donc, je pense qu'il y a un danger à négocier le bout de gras avec les différents groupes politiques dans l'ombre des groupes politiques. Ce qu'il faut, c'est prendre à témoin les Français. Que l'on sache ce qui se discute. Et que l'opinion publique, que les Françaises et les Français puissent aussi demander des comptes aux groupes politiques qui, pour l'instant, négocient le bout de gras dans leurs petits coins. La grande négociation sur un accord de gouvernement, elle doit se faire devant les Français, pas dans les antichambres des groupes politiques. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview Politique du 17/09/25Vérifier à 4:41
« J'ai fait partie de ceux qui n'ont pas voté la dernière réforme des retraites et si c'était à refaire je referais exactement la même chose d'autant que les mois et les années qui ont suivi donnent raison à beaucoup des arguments que pas seuls nous avons pu porter je vais essayer de l'expliquer d'abord je ne fais pas partie des fétichistes qui matin midi et soir s'obsèdent sur une question devenue secondaire qui est celle de l'âge légal de départ à la retraite et disons les choses clairement il y a dans notre pays même dans notre famille politique des fétichistes de l'âge légal d'abord parce que parfois ça évite d'avoir d'autres idées et ensuite parce que et là j'insiste sur ce point à force que la politique soit devenue dépourvue de toute imagination elle est redevenue doloriste au fond je ne sais pas à quel moment dans ce pays il y a quelque chose qui a basculé et qui a fait que le courage politique se résumait à la douleur qu'on pouvait infliger c'est ce que j'appelle le sado-réformisme qu'on trouve parfois dans le libéralisme bien sûr exactement c'est le dolorisme alors des époques de notre histoire ça a beaucoup existé le dolorisme c'est toujours une manière historiquement pour les responsables politiques de renvoyer leur propre faute leur propre manquement sur le dos des citoyens en disant si ça marche pas c'est parce que vous êtes des feignants si ça marche pas c'est parce que vous êtes pas bon je pense que si quelques-uns d'entre nous avaient eu à gérer les comptes publics depuis quelques années la situation serait probablement meilleure en tous les cas pas pire qu'elle ne l'est aujourd'hui avec les spécialistes que nous avons eu depuis tant d'années bref j'insiste sur ce point parce que sur la question de l'âge légal il va quand même falloir se sortir des têtes peu imaginatives que ce n'est pas le sujet et je vais essayer de l'expliquer d'abord ce n'est pas le sujet parce que l'âge légal dit de moins en moins l'âge auquel vous partez à la retraite et que plus le temps passe plus vous partez à un autre âge que l'âge légal pour ceux qui sont dans des systèmes les plus favorables vous partez très avant l'âge légal et pour ceux qui sont dans des situations différentes vous partez très après l'âge légal et donc cette question de l'âge légal en réalité n'a aucune réalité dans la vie du travail et de la retraite de nos concitoyens deuxièmement l'âge légal provoque des dysfonctionnements et c'est ce pourquoi je m'y suis opposé il y a maintenant quelques temps j'avais à l'époque expliqué une chose simple dont je n'étais pas absolument sûr mais qui désormais s'est démontré lorsque et c'est encore le cas pour les deux générations qui viennent lorsque vous commencez à travailler à 16 ans il y a de fortes chances que vous soyez conduit à travailler dans un métier difficile ça se comprend assez clairement vous n'êtes pas banquier associé chez Barclays à 16 ans ni même à 17 ni même à 18 et les métiers qui sont les métiers dans lesquels vous commencez le plus tôt sont aussi les métiers les plus difficiles physiquement en horaire décalé en exigence de volume de travail et dans conditions physiques je dis ce ne sera plus le cas dans deux générations parce que même ces métiers là sont des métiers qui évoluent en termes de charge physique évoluent socialement et dans deux générations la démonstration que je fais n'aura plus lieu mais elle existe encore le report de l'âge légal de la réforme des retraites consiste en quoi ? il consiste à dire à tous ceux qui ont commencé à travailler avant 18 ans vous allez bosser une à deux années de plus pour ceux qui ont commencé à travailler à 30 ans excusez-moi mais quand on défend le mérite l'effort le travail comment peut-on aller expliquer à celui ou celle qui a commencé à bosser à 16 ans qu'il va devoir cotiser deux années de plus pour celui qui a commencé à travailler à 30 ans et dont les conditions de travail sont forcément plus favorables c'est contraire même à l'idée que la droite se fait de la reconnaissance de l'effort et du travail nous avons la démonstration depuis les derniers comptes ou au moins ce qu'on arrive à recoller des comptes liés aux retraites qu'est-ce qui se produit depuis la dernière réforme des retraites et bien c'est très simple nous avons une explosion des pensions d'invalidité pour ceux qui ont commencé à travailler avant 18 ans nous avons une explosion des arrêts maladie après 62 ans et nous avons une explosion des mises au chômage longue durée après 62 ans allez chez France Travail quand vous avez 62 ans je peux déjà vous dire ce qu'on va vous expliquer que vous allez attendre jusqu'à la retraite qu'est-ce qui s'est produit non seulement on n'a pas rééquilibré les comptes moi je me souviens très bien du discours de l'époque où on nous disait c'est la réforme ou la baisse des pensions on a eu la réforme on a eu le déséquilibre des comptes puisque les comptes liés à la réforme ou à la retraite sont plus en déséquilibre que ce qu'on imaginait et pardon de vous dire qu'il y a quelques mois on a quasiment failli avoir la baisse des pensions vous voyez le bobard sur lequel on a installé ce débat politique et donc j'ai toujours dit être favorable non pas à la question de l'âge légal mais à la question de la durée de cotisation et quand je dis ça en fait je dis quelque chose qui n'est pas très éloigné de ce que tu dis la durée de cotisation c'est quoi vous cotisez à partir du moment où vous avez commencé à travailler si vous voulez continuer à travailler ou si vous pouvez continuer à travailler jusqu'à 66 ans vous cotiserez jusqu'à 66 ans et ce que vous récupérez du capital que tu évoques au fond qui est le volume des cotisations que vous avez versé sera plus important aujourd'hui avec l'âge légal si vous continuez à travailler deux années après l'âge légal vous ne récupérez jamais 100% de ce que vous aurez versé en cotisation si vous avez récupéré 30% c'est le goût du monde vous pensez que c'est une manière de favoriser y compris le fait de continuer à travailler davantage après et la durée de cotisation c'est une manière de venir au fond à la maîtrise de son parcours individuel que tu évoquais tout à l'heure est-ce que ça s'appelle capitalisation est-ce que ça s'appelle seulement durée de cotisation j'en sais rien à vrai dire même ça m'importe peu ce qui compte en revanche c'est d'inverser complètement le paradigme et de ce point de vue je suis d'accord nous sommes tous attachés au régime par répartition mais nous l'étions à un moment où il était démographiquement tenable nous n'avons déjà plus de système par répartition et toutes les compensations que l'état injecte dans les caisses des retraites font que de toute façon tout ça est une hypocrisie est une illusion et donc il nous faut en venir à un système qui pour moi est le système de durée de cotisation et donc probablement de capitalisation avec une limite mais je t'ai entendu le dire qui est que le capital en question ne peut pas être soumis à toutes les spéculations et que ce qui fait notre marque de fabrique y compris notre souveraineté ça a été un problème pour beaucoup d'autres états du monde c'est lorsque l'on place sur des marchés incertains une partie non pas seulement de notre dette mais aussi de nos retraites dès lors que l'on garde une souveraineté sur ce capital là je n'ai aucun problème et à cela s'ajoutera de toute façon non pas du 100% de capitalisation ou durée de cotisation mais des compensations parce que oui il faudra encore des minimum vieillesse qui soit plus digne que ce que nous connaissons aujourd'hui oui il faudra des outils de compensation pour celui qui à 50 ans aura fait un AVC et ne pourra pas continuer à travailler il faudra ces systèmes qui continueront à créer un lien de solidarité entre chacun d'entre nous et donc pour vous répondre je suis extrêmement hostile à tous ceux qui nous disent qu'ils ne veulent pas entendre parler de l'âge légal autant qu'à ceux qui nous expliquent que tout doit passer par l'âge légal et je comprends que dans ce conclave à la noix personne n'est réussi à s'entendre parce que des deux côtés je dis bien des deux côtés il y a une cécité totale sur la nécessité de tout rebâtir et en fait c'est ce qui nous rassemble d'une certaine manière mais avec d'autres aussi on n'est pas les seuls c'est que vous voyez bien que sur tous les sujets il faut tout reprendre à la base et que là ce qui perturbe en particulier un gouvernement qui est soumis à une potentielle motion de censure et dont la seule obsession est de s'assurer de pouvoir durer encore un peu à aucun instant ils ne s'attaqueront à un chantier aussi colossal sauf que c'est absolument vital et c'est ce qui nous manque terriblement et moi j'ai tendance à dire que je comprends que ça effraie certains dans la classe politique je comprends que certains dans la classe politique se disent quand même ce gyrophare sur la voiture si je peux le garder encore un peu et puis tout ça c'est l'aboutissement de ma vie vous comprenez d'être ministre très bien moi je les respecte mais pour le gros boulot qui est à faire il faut qu'ils laissent la place à d'autres s'ils ont la trouille c'est pas grave il y en a d'autres qui n'ont pas la trouille »
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