Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
16 févr. 2019 au 1 juil. 2026
Questions
499
Entretiens
Non renseigné
Sources
Non renseigné
Heures analysées
Non renseigné
Répartition sur 499 questions évaluables
Réponse directe
231
Réponse partielle
100
Réponse à côté
158
Refus explicite
10
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 151 à 175 sur 499
Question 151Face à Face : Aurélien Pradié - 16/02
ne sera pas 45 minutes avec vous ce week-end alors qu'ils ont d'autres à faire ?
Réponse à côté
Mais on l'a ça. Je pense que même mes amis politiques ne passeraient pas autant de temps à dire des sympathies à mon égard.
« Mais on l'a ça. Je pense que même mes amis politiques ne passeraient pas autant de temps à dire des sympathies à mon égard. »
RMC — Face à Face · Face à Face : Aurélien Pradié - 16/02Vérifier à 17:35
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« En 2022 et en 2019. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview politique du 01/07/26Vérifier à 13:33
Méthode, périmètre et limitesVersion small-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
4 sept. 2026
Données arrêtées au :
5 oct. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
Question 152Face à Face : Aurélien Pradié - 16/02
Ce matin, donc, vous dites, pour les 16 ans et les 18 ans, qui sont les deux qui restent encore entre les mailles du filet, les 16 ans et les 18 ans qui devront travailler 44 ans si la réforme passe telle qu'elle est aujourd'hui, vous demandez à ce que là aussi ça bouge et est-ce qu'Elisabeth Borne fasse un geste
Réponse directe
pour ces deux-là ? C'est son de jouer au chat et à la souris. Je ne suis pas un marchand de tapis. Je ne suis pas là en train de négocier le bout de gras. Ce que je souhaite, c'est qu'on ait une position claire, que ce gouvernement cesse de lâcher par petits morceaux, comme si nous nous amusions. On n'est pas en train de s'amuser. On est en train de faire en sorte que les Français, demain, aient une vie meilleure, notamment ceux qui ont commencé à travailler tôt. Les 17 ans, c'est une belle victoire. Je le dis. Lorsque, depuis quelques semaines, je marque-bout sur ce sujet, j'ai tendance à essuyer beaucoup de critiques. On dit, mais enfin, quand même, Aurélien Pradié, il est dur, il est rai…
« pour ces deux-là ? C'est son de jouer au chat et à la souris. Je ne suis pas un marchand de tapis. Je ne suis pas là en train de négocier le bout de gras. Ce que je souhaite, c'est qu'on ait une position claire, que ce gouvernement cesse de lâcher par petits morceaux, comme si nous nous amusions. On n'est pas en train de s'amuser. On est en train de faire en sorte que les Français, demain, aient une vie meilleure, notamment ceux qui ont commencé à travailler tôt. Les 17 ans, c'est une belle victoire. Je le dis. Lorsque, depuis quelques semaines, je marque-bout sur ce sujet, j'ai tendance à essuyer beaucoup de critiques. On dit, mais enfin, quand même, Aurélien Pradié, il est dur, il est raide, il ne veut pas lâcher. C'est une victoire. C'est une leçon politique aussi. Donc, les 17 ans, qu'est-ce que vous avez obtenu ? Les 17 ans, nous avons obtenu qu'il ne fasse pas 44 annuités de cotisation et bien 43. C'est une vraie avancée. Le problème, c'est ceux juste avant et ceux juste après. Les 16 ans, il est 18 ans. Et comment voulez-vous expliquer que ce n'est pas de bol ? Vous avez commencé à 16 ans, vous ferez 44. Vous avez commencé à 17 ans, vous avez un peu plus de chance. Vous ferez 43 annuités. Tout ça ne tient pas. Et voilà pourquoi je pense que même si le gouvernement voulait se rendre un peu service, il clarifierait cette situation. Je suis un combattant politique. Je considère que le rôle d'un député, c'est d'aller jusqu'au bout de ses convictions et d'arracher des avancées pour les Français. »
RMC — Face à Face · Face à Face : Aurélien Pradié - 16/02Vérifier à 4:41
Question 153Face à Face : Aurélien Pradié - 16/02
Donc, l'article 7, ce fameux article 7, cet après-midi, vous êtes prêts à voter contre ?
Réponse partielle
Bien sûr. Attendez, depuis quand un député qui a porté des convictions devrait dire « Bon, mais finalement, je m'arrête là. Ça suffit. J'en ai fait assez. » Enfin, derrière, il y a des Français. Ce ne sont pas des cases, tout cela ne sont pas des chiffres. Donc, j'irai jusqu'au bout de cette démarche-là que la Première Ministre rapidement précise les choses, qu'Emmanuel Macron cesse d'attiser et de mettre le feu au pays politiquement comme c'est le cas depuis des mois et auquel cas, nous verrons ce qui est le vote sur l'article 7.
« Bien sûr. Attendez, depuis quand un député qui a porté des convictions devrait dire « Bon, mais finalement, je m'arrête là. Ça suffit. J'en ai fait assez. » Enfin, derrière, il y a des Français. Ce ne sont pas des cases, tout cela ne sont pas des chiffres. Donc, j'irai jusqu'au bout de cette démarche-là que la Première Ministre rapidement précise les choses, qu'Emmanuel Macron cesse d'attiser et de mettre le feu au pays politiquement comme c'est le cas depuis des mois et auquel cas, nous verrons ce qui est le vote sur l'article 7. »
RMC — Face à Face · Face à Face : Aurélien Pradié - 16/02Vérifier à 16:46
Question 154Face à Face : Aurélien Pradié - 16/02
de ne plus les décevoir, François ?
Réponse à côté
En reconstruisant, et j'assume d'être parfois un peu le perturbateur, celui qui dit des choses que d'autres n'ont pas envie d'entendre, si nous voulons demain reparler à tous les Français, il nous faut tout rebâtir de fond en comble. Ça commence peut-être par la réforme des retraites.
« En reconstruisant, et j'assume d'être parfois un peu le perturbateur, celui qui dit des choses que d'autres n'ont pas envie d'entendre, si nous voulons demain reparler à tous les Français, il nous faut tout rebâtir de fond en comble. Ça commence peut-être par la réforme des retraites. »
RMC — Face à Face · Face à Face : Aurélien Pradié - 16/02Vérifier à 20:13
Question 155Face à Face : Aurélien Pradié - 16/02
Ce qui est quand même frappant, c'est qu'à chaque fois, vous dites, j'ai admiré le candidat Chirac, le candidat Sarkozy, mais tout de suite, vous dites, bon, après, c'est un peu vrillé.
Réponse à côté
Oui, et bien, voilà pourquoi sûrement nous avons déçus les Français. Nous les avons déçus parce que les promesses n'ont pas été tenues. Mais comment faire en sorte
« Oui, et bien, voilà pourquoi sûrement nous avons déçus les Français. Nous les avons déçus parce que les promesses n'ont pas été tenues. Mais comment faire en sorte »
RMC — Face à Face · Face à Face : Aurélien Pradié - 16/02Vérifier à 20:06
Question 156Face à Face : Aurélien Pradié - 16/02
Mais ceux qui vous battez qui sont ces carrières longues, c'est typiquement le genre de métier où c'est bien difficile de s'organiser sur 4 jours en général ?
Réponse partielle
Vous savez que ce sont souvent des métiers qui sont déjà organisés sur des très longues journées de travail. Je ne prétends pas Nicolas Sarkozy avait, à l'époque où il défendait la France travailleuse, porté l'idée du travailler plus pour gagner plus. Moi, je crois à l'idée du travailler mieux pour travailler plus. Et je pense que c'est le rôle d'une nouvelle génération, y compris à droite, d'ouvrir des chemins, de ne pas s'arcobouter sur des vieilles rengaines, sur des vieilles idées. Je pense que le seul report de l'âge légal, c'est une solution qui n'en est pas une en réalité. Mais ça, c'est une autre réforme des retraites. En l'occurrence, ce n'est pas celle portée par le gouvernement.…
« Vous savez que ce sont souvent des métiers qui sont déjà organisés sur des très longues journées de travail. Je ne prétends pas »
RMC — Face à Face · Face à Face : Aurélien Pradié - 16/02Vérifier à 10:13
Question 157Face à Face : Aurélien Pradié - 16/02
votre laïus. Mais pardon, il se trouve que c'est Éric Ciotti qui a gagné cette bataille des Républicains. Éric Ciotti qui dit le candidat naturel en 2027, ce sera Laurent Wauquiez. Pourriez être derrière Laurent Wauquiez, pour vous, c'est le candidat naturel de la droite ?
Réponse partielle
Ce n'est pas tout à fait un laïus que je vous récite. En fait, c'est les raisons pour lesquelles je me suis engagé en politique. Et ça, c'est important de le comprendre pour les uns et pour les autres. Et ce sont des raisons tout à fait sincères. Moi, je souhaite que pour que la droite gagne en 2027, elle ait quelque chose à dire au pays. La question, ce n'est pas seulement le choix de notre chef. Oui.
« Ce n'est pas tout à fait un laïus que je vous récite. En fait, c'est les raisons pour lesquelles je me suis engagé en politique. Et ça, c'est important de le comprendre pour les uns et pour les autres. Et ce sont des raisons tout à fait sincères. Moi, je souhaite que pour que la droite gagne en 2027, elle ait quelque chose à dire au pays. La question, ce n'est pas seulement le choix de notre chef. »
RMC — Face à Face · Face à Face : Aurélien Pradié - 16/02Vérifier à 18:50Voir 1 autre passage
« Oui. »
RMC — Face à Face · Face à Face : Aurélien Pradié - 16/02Vérifier à 19:15
Question 158Retraites : quelle stratégie pour les Républicains ? - Aurélien Pradié - C à Vous - 15/02/2023
Ou est-ce que ça ne suffira jamais ?
Réponse à côté
Je ne sers pas d'intérêt tactique. D'abord, je suis député de la nation. Je tiens profondément à ma liberté. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle, y compris quand mes amis politiques ont tenté de m'intimider, parfois même de me menacer, je leur ai gentiment expliqué que je ne cédais à aucune menace. Et c'est vrai que j'ai pris quelques tempêtes depuis quelques semaines. Je me suis dit, mais qui est ce type-là, ce jeune député qui vient ne pas avoir le doigt sur la couture du pantalon ? Des années et des années. Qui peut-être, en fait, contribue à faire en sorte que la droite redevienne juste et qu'elle reparle à tous ces Français à qui nous ne parlons plus. Et lorsque je dis cela, c'est…
« Je ne sers pas d'intérêt tactique. D'abord, je suis député de la nation. Je tiens profondément à ma liberté. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle, y compris quand mes amis politiques ont tenté de m'intimider, parfois même de me menacer, je leur ai gentiment expliqué que je ne cédais à aucune menace. Et c'est vrai que j'ai pris quelques tempêtes depuis quelques semaines. Je me suis dit, mais qui est ce type-là, ce jeune député qui vient ne pas avoir le doigt sur la couture du pantalon ? »
C à vous · Retraites : quelle stratégie pour les Républicains ? - Aurélien Pradié - C à Vous - 15/02/2023Vérifier à 4:20Voir 2 autres passages
« Des années et des années. Qui peut-être, en fait, contribue à faire en sorte que la droite redevienne juste et qu'elle reparle à tous ces Français à qui nous ne parlons plus. Et lorsque je dis cela, c'est une position qui est partagée. Je n'ai jamais varié. Vous me dites, mais vous rajoutez à chaque fois une petite bête. Ce n'est pas des petites bêtes. Pardon, mais ceux qui ont commencé à travailler à 17 ans, à qui demain on aurait demandé de travailler une année de plus. Ce n'est pas une petite bête. Ça va changer leur vie. Et j'ai donc dit une chose simple. Il faut que tous ceux qui sont en carrière longue, avant 21 ans, puissent partir avec 43 annuités de cotisation. Est-ce que le compte y est aujourd'hui ? Je ne sais pas. Parce que je n'ai pas bien compris ce que la Première ministre a dit. »
C à vous · Retraites : quelle stratégie pour les Républicains ? - Aurélien Pradié - C à Vous - 15/02/2023Vérifier à 4:45
Question 159Retraites : quelle stratégie pour les Républicains ? - Aurélien Pradié - C à Vous - 15/02/2023
Mais est-ce que ça va suffire, ces 3 milliards de concessions ?
Réponse à côté
Je ne sers pas d'intérêt tactique. D'abord, je suis député de la nation. Je tiens profondément à ma liberté. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle, y compris quand mes amis politiques ont tenté de m'intimider, parfois même de me menacer, je leur ai gentiment expliqué que je ne cédais à aucune menace. Et c'est vrai que j'ai pris quelques tempêtes depuis quelques semaines. Je me suis dit, mais qui est ce type-là, ce jeune député qui vient ne pas avoir le doigt sur la couture du pantalon ? Des années et des années. Qui peut-être, en fait, contribue à faire en sorte que la droite redevienne juste et qu'elle reparle à tous ces Français à qui nous ne parlons plus. Et lorsque je dis cela, c'est…
« Je ne sers pas d'intérêt tactique. D'abord, je suis député de la nation. Je tiens profondément à ma liberté. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle, y compris quand mes amis politiques ont tenté de m'intimider, parfois même de me menacer, je leur ai gentiment expliqué que je ne cédais à aucune menace. Et c'est vrai que j'ai pris quelques tempêtes depuis quelques semaines. Je me suis dit, mais qui est ce type-là, ce jeune député qui vient ne pas avoir le doigt sur la couture du pantalon ? »
C à vous · Retraites : quelle stratégie pour les Républicains ? - Aurélien Pradié - C à Vous - 15/02/2023Vérifier à 4:20Voir 2 autres passages
« Des années et des années. Qui peut-être, en fait, contribue à faire en sorte que la droite redevienne juste et qu'elle reparle à tous ces Français à qui nous ne parlons plus. Et lorsque je dis cela, c'est une position qui est partagée. Je n'ai jamais varié. Vous me dites, mais vous rajoutez à chaque fois une petite bête. Ce n'est pas des petites bêtes. Pardon, mais ceux qui ont commencé à travailler à 17 ans, à qui demain on aurait demandé de travailler une année de plus. Ce n'est pas une petite bête. Ça va changer leur vie. Et j'ai donc dit une chose simple. Il faut que tous ceux qui sont en carrière longue, avant 21 ans, puissent partir avec 43 annuités de cotisation. Est-ce que le compte y est aujourd'hui ? Je ne sais pas. Parce que je n'ai pas bien compris ce que la Première ministre a dit. »
C à vous · Retraites : quelle stratégie pour les Républicains ? - Aurélien Pradié - C à Vous - 15/02/2023Vérifier à 4:45
Question 160Retraites : quelle stratégie pour les Républicains ? - Aurélien Pradié - C à Vous - 15/02/2023
est-ce que vous n'êtes pas en train de mettre en danger votre parti ?
Réponse à côté
Nos électeurs ? Mais quels électeurs ? Ceux qui ont voté pour nous aux dernières élections présidentielles ? Ils étaient moins de 5%. Est-ce que vous pensez vraiment qu'on peut résumer l'ADN de la droite depuis la nuit des temps, depuis le général de Gaulle, à la réforme des retraites à 65 ans ? C'est un peu plus que ça, la droite. D'ailleurs, si nous sommes précis depuis 30 ou 35 ans, à chaque fois que la droite a repoussé l'âge légal, au fond, depuis que François Mitterrand l'avait rabaissé largement, nous avons toujours complété des mesures d'allongement de départ à la retraite par des mesures de justice sociale. Le système de pénibilité, c'est la droite qui le porte. Le système des carr…
« Nos électeurs ? Mais quels électeurs ? Ceux qui ont voté pour nous aux dernières élections présidentielles ? Ils étaient moins de 5%. Est-ce que vous pensez vraiment qu'on peut résumer l'ADN de la droite depuis la nuit des temps, depuis le général de Gaulle, à la réforme des retraites à 65 ans ? C'est un peu plus que ça, la droite. D'ailleurs, si nous sommes précis depuis 30 ou 35 ans, à chaque fois que la droite a repoussé l'âge légal, au fond, depuis que François Mitterrand l'avait rabaissé largement, nous avons toujours complété des mesures d'allongement de départ à la retraite par des mesures de justice sociale. Le système de pénibilité, c'est la droite qui le porte. Le système des carrières longues pour lequel je me suis battu constamment et pour lequel nous avons obtenu des avancées, c'est aussi la droite. »
C à vous · Retraites : quelle stratégie pour les Républicains ? - Aurélien Pradié - C à Vous - 15/02/2023Vérifier à 0:15Voir 1 autre passage
« Ma conviction profonde est la suivante. Je pense que la bonne réforme des retraites, c'est celle qui joue sur la durée de cotisation. Je l'ai toujours dit. Vous pouvez concéder que, au regard de ce que vous avez évoqué à l'instant, je l'ai toujours dit et je n'ai pas varié sur ce sujet et je ne varierai pas. La réforme que le président de la République propose, elle ne joue pas sur la durée de cotisation. Elle joue sur l'âge légal. Je pense que la durée de cotisation est plus juste. Vous commencez tôt, vous finissez tôt. Ça me paraît être la bonne règle. Je l'ai toujours dit. »
C à vous · Retraites : quelle stratégie pour les Républicains ? - Aurélien Pradié - C à Vous - 15/02/2023Vérifier à 0:58
Question 161Retraites : quelle stratégie pour les Républicains ? - Aurélien Pradié - C à Vous - 15/02/2023
Donc vous irez, si vous n'obtenez pas d'éclaircissement, vous irez jusqu'à refuser de voter ce texte. Combien de députés seraient prêts à vous suivre dans un vote contre cette réforme ?
Réponse partielle
Je ne sais pas, moi je ne suis pas un chef de caserne. Mais je pense que ce que je dis, y compris de ce chemin d'une droite populaire, qui sûrement rompt avec ce qu'on a pu entendre depuis quelques années, c'est assez partagé. Je peux perturber. Celui qui dit parfois des vérités perturbe un peu plus que les autres. Mais je veux dire à Madame la Première Ministre qu'elle n'imagine pas une seule seconde pouvoir faire voter une réforme des retraites en passage en force. D'abord parce qu'elle n'aura pas la majorité à l'Assemblée. Et qu'ensuite, on ne tord pas le bras au pays. Une réforme des retraites, ce n'est pas une réforme comme les autres. Vous annoncez qu'elle n'aura pas la majorité à l'A…
« Je ne sais pas, moi je ne suis pas un chef de caserne. Mais je pense que ce que je dis, y compris de ce chemin d'une droite populaire, qui sûrement rompt avec ce qu'on a pu entendre depuis quelques années, c'est assez partagé. Je peux perturber. Celui qui dit parfois des vérités perturbe un peu plus que les autres. Mais je veux dire à Madame la Première Ministre qu'elle n'imagine pas une seule seconde pouvoir faire voter une réforme des retraites en passage en force. D'abord parce qu'elle n'aura pas la majorité à l'Assemblée. Et qu'ensuite, on ne tord pas le bras au pays. Une réforme des retraites, ce n'est pas une réforme comme les autres. Vous annoncez qu'elle n'aura pas la majorité à l'Assemblée ? Je suis convaincu que si elle passe en force, si elle ne trouve pas de consensus et de moyens de consensus, cette réforme est vouée à l'échec. »
C à vous · Retraites : quelle stratégie pour les Républicains ? - Aurélien Pradié - C à Vous - 15/02/2023Vérifier à 8:59Voir 1 autre passage
« Pas seulement. Elle a besoin aussi de convaincre. Elle a besoin d'avancer sur des points qui sont des points d'injustice. Si aujourd'hui nos concitoyens sont rétifs par rapport à cette réforme, ce n'est pas qu'ils refusent toute réforme. Moi-même, je ne refuse pas une réforme des retraites. Ce n'est pas qu'ils veulent le retour à la retraite à 60 ans. Une bonne majorité des Français savent qu'on ne peut pas le faire. C'est simplement qu'ils veulent une réforme qui ait du sens et qui soit plus juste. C'est mon travail de député, avec mes amis, de faire en sorte qu'elle le soit demain. »
C à vous · Retraites : quelle stratégie pour les Républicains ? - Aurélien Pradié - C à Vous - 15/02/2023Vérifier à 9:40
Question 162Retraites : quelle stratégie pour les Républicains ? - Aurélien Pradié - C à Vous - 15/02/2023
En gros, vos électeurs savent-ils encore à quelle droite se vouer ?
Réponse partielle
Nos électeurs ? Mais quels électeurs ? Ceux qui ont voté pour nous aux dernières élections présidentielles ? Ils étaient moins de 5%. Est-ce que vous pensez vraiment qu'on peut résumer l'ADN de la droite depuis la nuit des temps, depuis le général de Gaulle, à la réforme des retraites à 65 ans ? C'est un peu plus que ça, la droite. D'ailleurs, si nous sommes précis depuis 30 ou 35 ans, à chaque fois que la droite a repoussé l'âge légal, au fond, depuis que François Mitterrand l'avait rabaissé largement, nous avons toujours complété des mesures d'allongement de départ à la retraite par des mesures de justice sociale. Le système de pénibilité, c'est la droite qui le porte. Le système des carr…
« Nos électeurs ? Mais quels électeurs ? Ceux qui ont voté pour nous aux dernières élections présidentielles ? Ils étaient moins de 5%. Est-ce que vous pensez vraiment qu'on peut résumer l'ADN de la droite depuis la nuit des temps, depuis le général de Gaulle, à la réforme des retraites à 65 ans ? C'est un peu plus que ça, la droite. D'ailleurs, si nous sommes précis depuis 30 ou 35 ans, à chaque fois que la droite a repoussé l'âge légal, au fond, depuis que François Mitterrand l'avait rabaissé largement, nous avons toujours complété des mesures d'allongement de départ à la retraite par des mesures de justice sociale. Le système de pénibilité, c'est la droite qui le porte. Le système des carrières longues pour lequel je me suis battu constamment et pour lequel nous avons obtenu des avancées, c'est aussi la droite. »
C à vous · Retraites : quelle stratégie pour les Républicains ? - Aurélien Pradié - C à Vous - 15/02/2023Vérifier à 0:15
Question 163Retraites : quelle stratégie pour les Républicains ? - Aurélien Pradié - C à Vous - 15/02/2023
Vous saviez combien il faudrait de durée de cotisation pour équilibrer le système ?
Réponse partielle
Ce n'est pas si simple que ça en réalité. Pas tout à fait. D'abord, la réalité, c'est qu'aujourd'hui, beaucoup de nos concitoyens... Pour ceux qui ont commencé tard, la réalité, c'est qu'aujourd'hui, beaucoup de nos concitoyens font 45 annuités pour aller jusqu'à l'âge qui n'est pas l'âge légal, qui est l'âge d'effacement, les 67 ans. Dans tout cela, il y a une hypocrisie folle. Mais ce que je veux vous dire, c'est que moi, j'assume totalement peut-être de rompre avec ce que la droite a pu dire depuis 10 ou 15 ans, qui nous a coupé des Français qui travaillent dur. Non, pas du Le Pen. D'être juste. Sans financement ? Madame Le Pen, elle propose le retour à la retraite à 60 ans. L'ai-je prop…
« Pour ceux qui ont commencé tard, la réalité, c'est qu'aujourd'hui, beaucoup de nos concitoyens font 45 annuités pour aller jusqu'à l'âge qui n'est pas l'âge légal, qui est l'âge d'effacement, les 67 ans. Dans tout cela, il y a une hypocrisie folle. Mais ce que je veux vous dire, c'est que moi, j'assume totalement peut-être de rompre avec ce que la droite a pu dire depuis 10 ou 15 ans, qui nous a coupé des Français qui travaillent dur. »
C à vous · Retraites : quelle stratégie pour les Républicains ? - Aurélien Pradié - C à Vous - 15/02/2023Vérifier à 1:35Voir 1 autre passage
« Non, pas du Le Pen. D'être juste. Sans financement ? Madame Le Pen, elle propose le retour à la retraite à 60 ans. L'ai-je proposé une seule fois ? Jamais. Ce que j'ai dit, c'est que je n'avais pas de désaccord aujourd'hui sur les 64 ans, que j'aurais préféré une autre réforme sur la durée de cotisation. Mais qu'il n'était pas question... Mon combat, et c'est celui que nous avons en grande partie gagné désormais, il n'était pas question que ceux qui ont commencé à travailler à 17 ans fassent une annuité de cotisation de plus que ceux qui ont commencé à 20 ans. Voilà le combat que j'ai mené constamment. Est-ce qu'il est absurde ? Non. Il est juste ce combat-là. »
C à vous · Retraites : quelle stratégie pour les Républicains ? - Aurélien Pradié - C à Vous - 15/02/2023Vérifier à 1:57
Question 164Retraites : quelle stratégie pour les Républicains ? - Aurélien Pradié - C à Vous - 15/02/2023
Est-ce que vous comprenez que vos électeurs, aujourd'hui, ne comprennent plus rien sur les différentes positions des Républicains sur cette réforme des retraites ?
Réponse partielle
Nos électeurs ? Mais quels électeurs ? Ceux qui ont voté pour nous aux dernières élections présidentielles ? Ils étaient moins de 5%. Est-ce que vous pensez vraiment qu'on peut résumer l'ADN de la droite depuis la nuit des temps, depuis le général de Gaulle, à la réforme des retraites à 65 ans ? C'est un peu plus que ça, la droite. D'ailleurs, si nous sommes précis depuis 30 ou 35 ans, à chaque fois que la droite a repoussé l'âge légal, au fond, depuis que François Mitterrand l'avait rabaissé largement, nous avons toujours complété des mesures d'allongement de départ à la retraite par des mesures de justice sociale. Le système de pénibilité, c'est la droite qui le porte. Le système des carr…
« Nos électeurs ? Mais quels électeurs ? Ceux qui ont voté pour nous aux dernières élections présidentielles ? Ils étaient moins de 5%. Est-ce que vous pensez vraiment qu'on peut résumer l'ADN de la droite depuis la nuit des temps, depuis le général de Gaulle, à la réforme des retraites à 65 ans ? C'est un peu plus que ça, la droite. D'ailleurs, si nous sommes précis depuis 30 ou 35 ans, à chaque fois que la droite a repoussé l'âge légal, au fond, depuis que François Mitterrand l'avait rabaissé largement, nous avons toujours complété des mesures d'allongement de départ à la retraite par des mesures de justice sociale. Le système de pénibilité, c'est la droite qui le porte. Le système des carrières longues pour lequel je me suis battu constamment et pour lequel nous avons obtenu des avancées, c'est aussi la droite. »
C à vous · Retraites : quelle stratégie pour les Républicains ? - Aurélien Pradié - C à Vous - 15/02/2023Vérifier à 0:15Voir 1 autre passage
« Ma conviction profonde est la suivante. Je pense que la bonne réforme des retraites, c'est celle qui joue sur la durée de cotisation. Je l'ai toujours dit. Vous pouvez concéder que, au regard de ce que vous avez évoqué à l'instant, je l'ai toujours dit et je n'ai pas varié sur ce sujet et je ne varierai pas. La réforme que le président de la République propose, elle ne joue pas sur la durée de cotisation. Elle joue sur l'âge légal. Je pense que la durée de cotisation est plus juste. Vous commencez tôt, vous finissez tôt. Ça me paraît être la bonne règle. Je l'ai toujours dit. »
C à vous · Retraites : quelle stratégie pour les Républicains ? - Aurélien Pradié - C à Vous - 15/02/2023Vérifier à 0:58
Question 165Retraites : quelle stratégie pour les Républicains ? - Aurélien Pradié - C à Vous - 15/02/2023
Mais vous saviez combien il n'y a pas d'âge légal ?
Réponse partielle
Ce n'est pas si simple que ça en réalité. Pas tout à fait. D'abord, la réalité, c'est qu'aujourd'hui, beaucoup de nos concitoyens... Pour ceux qui ont commencé tard, la réalité, c'est qu'aujourd'hui, beaucoup de nos concitoyens font 45 annuités pour aller jusqu'à l'âge qui n'est pas l'âge légal, qui est l'âge d'effacement, les 67 ans. Dans tout cela, il y a une hypocrisie folle. Mais ce que je veux vous dire, c'est que moi, j'assume totalement peut-être de rompre avec ce que la droite a pu dire depuis 10 ou 15 ans, qui nous a coupé des Français qui travaillent dur. Non, pas du Le Pen. D'être juste. Sans financement ? Madame Le Pen, elle propose le retour à la retraite à 60 ans. L'ai-je prop…
« Pour ceux qui ont commencé tard, la réalité, c'est qu'aujourd'hui, beaucoup de nos concitoyens font 45 annuités pour aller jusqu'à l'âge qui n'est pas l'âge légal, qui est l'âge d'effacement, les 67 ans. Dans tout cela, il y a une hypocrisie folle. Mais ce que je veux vous dire, c'est que moi, j'assume totalement peut-être de rompre avec ce que la droite a pu dire depuis 10 ou 15 ans, qui nous a coupé des Français qui travaillent dur. »
C à vous · Retraites : quelle stratégie pour les Républicains ? - Aurélien Pradié - C à Vous - 15/02/2023Vérifier à 1:35
Question 166Retraites : quelle stratégie pour les Républicains ? - Aurélien Pradié - C à Vous - 15/02/2023
Et donc de faire du Le Pen en moins bien ?
Réponse directe
Non, pas du Le Pen. D'être juste. Sans financement ? Madame Le Pen, elle propose le retour à la retraite à 60 ans. L'ai-je proposé une seule fois ? Jamais. Ce que j'ai dit, c'est que je n'avais pas de désaccord aujourd'hui sur les 64 ans, que j'aurais préféré une autre réforme sur la durée de cotisation. Mais qu'il n'était pas question... Mon combat, et c'est celui que nous avons en grande partie gagné désormais, il n'était pas question que ceux qui ont commencé à travailler à 17 ans fassent une annuité de cotisation de plus que ceux qui ont commencé à 20 ans. Voilà le combat que j'ai mené constamment. Est-ce qu'il est absurde ? Non. Il est juste ce combat-là.
« Non, pas du Le Pen. D'être juste. Sans financement ? Madame Le Pen, elle propose le retour à la retraite à 60 ans. L'ai-je proposé une seule fois ? Jamais. Ce que j'ai dit, c'est que je n'avais pas de désaccord aujourd'hui sur les 64 ans, que j'aurais préféré une autre réforme sur la durée de cotisation. Mais qu'il n'était pas question... Mon combat, et c'est celui que nous avons en grande partie gagné désormais, il n'était pas question que ceux qui ont commencé à travailler à 17 ans fassent une annuité de cotisation de plus que ceux qui ont commencé à 20 ans. Voilà le combat que j'ai mené constamment. Est-ce qu'il est absurde ? Non. Il est juste ce combat-là. »
C à vous · Retraites : quelle stratégie pour les Républicains ? - Aurélien Pradié - C à Vous - 15/02/2023Vérifier à 1:57
Question 167Aurélien Pradié, l’homme qui valait 3 milliards - L’édito de Patrick Cohen - C à vous - 15/02/2023
C'est un projet de contrefaçon. De contrefaçon, alors oui, M. Macron va faire la réforme des retraites jusqu'à 65 ans. Mais qui a eu le courage de le dire ?
Réponse partielle
Le courage de le faire, Valérie Pécresse mettait le président au défi de faire cette réforme. Alors vous allez me dire, mais c'était Valérie Pécresse, vous étiez d'ailleurs son porte-parole, bon, et les électeurs l'ont sanctionné. Non, non, non, c'était la position de tout le parti et de tous ses candidats pour la présidentielle.
« Le courage de le faire, Valérie Pécresse mettait le président au défi de faire cette réforme. Alors vous allez me dire, mais c'était Valérie Pécresse, vous étiez d'ailleurs son porte-parole, bon, et les électeurs l'ont sanctionné. Non, non, non, c'était la position de tout le parti et de tous ses candidats pour la présidentielle. »
C à vous · Aurélien Pradié, l’homme qui valait 3 milliards - L’édito de Patrick Cohen - C à vous - 15/02/2023Vérifier à 2:07
Question 168Aurélien Pradié, l’homme qui valait 3 milliards - L’édito de Patrick Cohen - C à vous - 15/02/2023
C'est nous. Aura-t-il le courage de le faire ?
Réponse partielle
Le courage de le faire, Valérie Pécresse mettait le président au défi de faire cette réforme. Alors vous allez me dire, mais c'était Valérie Pécresse, vous étiez d'ailleurs son porte-parole, bon, et les électeurs l'ont sanctionné. Non, non, non, c'était la position de tout le parti et de tous ses candidats pour la présidentielle.
« Le courage de le faire, Valérie Pécresse mettait le président au défi de faire cette réforme. Alors vous allez me dire, mais c'était Valérie Pécresse, vous étiez d'ailleurs son porte-parole, bon, et les électeurs l'ont sanctionné. Non, non, non, c'était la position de tout le parti et de tous ses candidats pour la présidentielle. »
C à vous · Aurélien Pradié, l’homme qui valait 3 milliards - L’édito de Patrick Cohen - C à vous - 15/02/2023Vérifier à 2:07
Question 169Aurélien Pradié, l’homme qui valait 3 milliards - L’édito de Patrick Cohen - C à vous - 15/02/2023
C'est un épisode qui va laisser des traces à droite ?
Réponse directe
Oui, et qui je crois participe à la décomposition de la politique parce qu'il fait douter de la sincérité de ses acteurs. Ça ne vaut pas seulement pour vous d'ailleurs, M. Pradié, mais aussi pour Xavier Bertrand, qui adopte la même posture d'opposant à la réforme des retraites, ou pour Laurent Wauquiez, qui pense qu'on peut devenir président en restant planqué. Quand les convictions peuvent changer à ce point et aussi vite, comment rester crédible ? Comment incarner une offre politique pour un éventuel retour au pouvoir aux prochaines élections ?
« Oui, et qui je crois participe à la décomposition de la politique parce qu'il fait douter de la sincérité de ses acteurs. Ça ne vaut pas seulement pour vous d'ailleurs, M. Pradié, mais aussi pour Xavier Bertrand, qui adopte la même posture d'opposant à la réforme des retraites, ou pour Laurent Wauquiez, qui pense qu'on peut devenir président en restant planqué. Quand les convictions peuvent changer à ce point et aussi vite, comment rester crédible ? Comment incarner une offre politique pour un éventuel retour au pouvoir aux prochaines élections ? »
C à vous · Aurélien Pradié, l’homme qui valait 3 milliards - L’édito de Patrick Cohen - C à vous - 15/02/2023Vérifier à 3:14
Question 170Carrières longues, retraites, régime spécial des sénateurs, bénéfices de TotalEnergies... Ce qu'il faut retenir de l'interview d'Aurélien Pradié
Toujours avec le vice-président exécutif des Républicains, Aurélien Pradier. Au sein de votre parti, M. Pradier, beaucoup s'interrogent sur ce qui est de la sincérité dans votre combat actuel ou ce qui serait peut-être de la tactique politique. Et s'il se pose cette question, c'est notamment au vu de vos positions il y a quelques mois sur cette réforme des retraites. Il y a trois mois exactement, vous défendiez une retraite avec 45 années de cotisation. C'était dans une interview aux Echos et aujourd'hui vous nous dites 44, c'est impossible.
Réponse partielle
Voilà ce que j'ai toujours défendu. 45. J'ai toujours considéré que la bonne réforme des retraites c'était celle qui s'appuyait sur la durée de cotisation. Sauf que je ne suis pas au gouvernement, vous l'aurez observé, et donc nous nous appuyons sur une réforme qui est proposée par le gouvernement qui est celle des 64 ans. A l'époque, même lorsque ma famille politique proposait les 65 ans, je me suis toujours battu pour les carrières longues. A l'époque d'ailleurs, j'avais proposé un amendement qui avait été co-signé par tous mes collègues députés de l'époque pour qu'il y ait un système universel de pénibilité qui aille beaucoup plus loin que ce qu'on a aujourd'hui. Lorsqu'il y a quelques m…
« Voilà ce que j'ai toujours défendu. 45. J'ai toujours considéré que la bonne réforme des retraites c'était celle qui s'appuyait sur la durée de cotisation. Sauf que je ne suis pas au gouvernement, vous l'aurez observé, et donc nous nous appuyons sur une réforme qui est proposée par le gouvernement qui est celle des 64 ans. A l'époque, même lorsque ma famille politique proposait les 65 ans, je me suis toujours battu pour les carrières longues. A l'époque d'ailleurs, j'avais proposé un amendement qui avait été co-signé par tous mes collègues députés de l'époque pour qu'il y ait un système universel de pénibilité qui aille beaucoup plus loin que ce qu'on a aujourd'hui. Lorsqu'il y a quelques mois dans la campagne interne des Républicains, j'ai défendu cette idée que ce qui comptait c'était d'abord la durée de cotisation avant l'âge légal. J'ai toujours dit que les carrières longues pour moi c'était essentiel. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Carrières longues, retraites, régime spécial des sénateurs, bénéfices de TotalEnergies... Ce qu'il faut retenir de l'interview d'Aurélien PradiéVérifier à 10:01
Question 171Carrières longues, retraites, régime spécial des sénateurs, bénéfices de TotalEnergies... Ce qu'il faut retenir de l'interview d'Aurélien Pradié
Vous me dites que je le tiens du gouvernement. Vous le tenez d'où au gouvernement ?
Réponse directe
D'une note que le gouvernement a rédigée. Est-ce que vous pourrez nous la fournir après ? Bien sûr. Je le ferai volontiers. D'accord. Mais je voudrais ajouter un autre point. Pour que nous allions au fond de ce débat, chaque année, notre pays consacre 8 milliards d'euros aux pensions d'invalidité. Vous m'entendez ? 8 milliards d'euros. Lorsqu'un système de retraite fabrique 8 milliards d'euros de pensions d'invalidité, qui concerne principalement ceux qui ont commencé à travailler tôt d'ailleurs, c'est que le système marche mal. Et je suis prêt à assumer que si demain, on veille à ce que ceux qui ont commencé le plus tôt dans des métiers les plus pénibles ne soient pas obligés de cotiser pl…
« D'une note que le gouvernement a rédigée. Est-ce que vous pourrez nous la fournir après ? Bien sûr. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Carrières longues, retraites, régime spécial des sénateurs, bénéfices de TotalEnergies... Ce qu'il faut retenir de l'interview d'Aurélien PradiéVérifier à 6:26
Question 172Carrières longues, retraites, régime spécial des sénateurs, bénéfices de TotalEnergies... Ce qu'il faut retenir de l'interview d'Aurélien Pradié
Aurélien Pradier, député du LOT, vice-président exécutif du parti Les Républicains, était ce matin l'invité de France Info. Vous ne quitterez pas le parti ?
Réponse directe
en dépit de... on s'engueule, heureusement. Il arrive qu'on ne soit pas tous les mêmes. Parfois, il y a des portes qui claquent dans les familles aussi. Parfois, on se croit. Moi, je ne claque pas de portes. Et je suis même certain que beaucoup de mes amis se disent qu'au fond, ce n'est pas si mal qu'on soit tous ensemble.
« on s'engueule, heureusement. Il arrive qu'on ne soit pas tous les mêmes. Parfois, il y a des portes qui claquent dans les familles aussi. Parfois, on se croit. Moi, je ne claque pas de portes. Et je suis même certain que beaucoup de mes amis se disent qu'au fond, ce n'est pas si mal qu'on soit tous ensemble. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Carrières longues, retraites, régime spécial des sénateurs, bénéfices de TotalEnergies... Ce qu'il faut retenir de l'interview d'Aurélien PradiéVérifier à 24:46
Question 173Carrières longues, retraites, régime spécial des sénateurs, bénéfices de TotalEnergies... Ce qu'il faut retenir de l'interview d'Aurélien Pradié
Et quand vous entendez par exemple, non pas un député, mais un sénateur, Bruno Retailleau, vous dire, c'est ce qu'on a lu dans la presse ces derniers jours, les yeux dans les yeux, Aurélien, tu fais du Le Pen en moins bien. Vous lui avez dit quoi ?
Réponse directe
Je lui ai dit que si nous en étions là depuis quelques années, c'était peut-être à cause de cela. Je ne comprends pas comment on peut faire de la politique en ne s'intéressant pas profondément à la vie de nos concitoyens. J'ai des différences avec Bruno Retailleau. comme ça dans le même parti. Tu fais du Le Pen en moins bien. Non, je crois qu'on ne peut pas se le dire. et c'est d'ailleurs pour ça que je ne lui ai jamais dit cela. J'ai des divergences avec Bruno Retailleau. Je demande juste à ce qu'on me respecte un peu. Je peux agacer et irriter par mon comportement, par mon tempérament peut-être, mais on a toujours le tempérament de ses convictions. Et si la droite en est là aujourd'hui, c…
« Je lui ai dit que si nous en étions là depuis quelques années, c'était peut-être à cause de cela. Je ne comprends pas comment on peut faire de la politique en ne s'intéressant pas profondément à la vie de nos concitoyens. J'ai des différences avec Bruno Retailleau. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Carrières longues, retraites, régime spécial des sénateurs, bénéfices de TotalEnergies... Ce qu'il faut retenir de l'interview d'Aurélien PradiéVérifier à 13:03Voir 1 autre passage
« comme ça dans le même parti. Tu fais du Le Pen en moins bien. Non, je crois qu'on ne peut pas se le dire. et c'est d'ailleurs pour ça que je ne lui ai jamais dit cela. J'ai des divergences avec Bruno Retailleau. Je demande juste à ce qu'on me respecte un peu. Je peux agacer et irriter par mon comportement, par mon tempérament peut-être, mais on a toujours le tempérament de ses convictions. Et si la droite en est là aujourd'hui, c'est parce qu'elle a perdu le peuple. Je veux que nous puissions, et c'est la raison pour laquelle je me suis un jour engagé en politique, non pas pour gérer les injustices, mais pour les corriger. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Carrières longues, retraites, régime spécial des sénateurs, bénéfices de TotalEnergies... Ce qu'il faut retenir de l'interview d'Aurélien PradiéVérifier à 13:18
Question 174Carrières longues, retraites, régime spécial des sénateurs, bénéfices de TotalEnergies... Ce qu'il faut retenir de l'interview d'Aurélien Pradié
Elisabeth Borne vous a en partie donné raison en étendant le dispositif carrière longue à ceux qui ont commencé à travailler avant 21 ans. Pourquoi ça ne vous va pas ?
Réponse directe
Mais parce que ça ne suffit pas. Enfin, pardonnez-moi, mais les batailles politiques, je les ai toujours menées jusqu'au bout. Je vous redis que je souhaite que tous ceux qui ont commencé avant 21 ans ne soient pas pénalisés. Or, l'annonce d'Elisabeth Borne, elle traite les 20-21 ans. Ce n'est pas tout à fait un détail. Les 16, 17, 18 ans que j'évoquais tout à l'heure, c'est là où il y a le plus de monde en réalité. Et Elisabeth Borne n'a pas avancé sur cela. Voilà pourquoi je continue à mener cette bataille. Je n'ai pas dit cela, pardon, mais les caricatures que le gouvernement a voulu faire depuis plusieurs semaines, Ma proposition, elle est très simple. Vous êtes en dispositif de carrièr…
« Mais parce que ça ne suffit pas. Enfin, pardonnez-moi, mais les batailles politiques, je les ai toujours menées jusqu'au bout. Je vous redis que je souhaite que tous ceux qui ont commencé avant 21 ans ne soient pas pénalisés. Or, l'annonce d'Elisabeth Borne, elle traite les 20-21 ans. Ce n'est pas tout à fait un détail. Les 16, 17, 18 ans que j'évoquais tout à l'heure, c'est là où il y a le plus de monde en réalité. Et Elisabeth Borne n'a pas avancé sur cela. Voilà pourquoi je continue à mener cette bataille. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Carrières longues, retraites, régime spécial des sénateurs, bénéfices de TotalEnergies... Ce qu'il faut retenir de l'interview d'Aurélien PradiéVérifier à 1:17
Question 175Carrières longues, retraites, régime spécial des sénateurs, bénéfices de TotalEnergies... Ce qu'il faut retenir de l'interview d'Aurélien Pradié
Enfin, pas vous, mais derrière vous, il y a combien de députés ?
Réponse à côté
La mesure dont nous parlons là, on en a beaucoup discuté en réunion de groupe chez les Républicains et je pense qu'elle est partagée par tout le monde. Tout le monde. Je ne sais pas comment le vote se fera au final, mais moi, la condition que je pose... Tous les députés aujourd'hui sont derrière vous ? Sur cette mesure-là, tout le monde la défend. On en a débattu longuement en réunion de groupe. Et donc, tous les députés voteront contre la réforme ? Je ne sais pas. Moi, je laisse à chacun la liberté. Mais pourquoi on attend
« La mesure dont nous parlons là, on en a beaucoup discuté en réunion de groupe chez les Républicains et je pense qu'elle est partagée par tout le monde. Tout le monde. Je ne sais pas comment le vote se fera au final, mais moi, la condition que je pose... Tous les députés aujourd'hui sont derrière vous ? Sur cette mesure-là, tout le monde la défend. On en a débattu longuement en réunion de groupe. Et donc, tous les députés voteront contre la réforme ? Je ne sais pas. Moi, je laisse à chacun la liberté. Mais pourquoi on attend »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Carrières longues, retraites, régime spécial des sénateurs, bénéfices de TotalEnergies... Ce qu'il faut retenir de l'interview d'Aurélien PradiéVérifier à 14:14
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« En 2022 et en 2019. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview politique du 01/07/26Vérifier à 13:33
« Ça reste ma famille politique, puisque c'est là où je me suis engagé depuis le début de mon engagement politique, il y a de nombreuses années maintenant. Mais je ne pense pas qu'il reste grand-chose de la droite républicaine, égauliste, dans l'organisation qui est aujourd'hui celle de LR. Et le drame de tout cela, c'est qu'on en vient parfois être très attaché au parti, aux structures presque fétichistes avec la boîte, sans être très attaché à ce qu'il y a à l'intérieur. Qu'est-ce qu'il en reste aujourd'hui, après l'épisode où Éric Ciotti est allé à l'opportunisme électoral facile, après qu'on ait gouverné avec Emmanuel Macron ? Parce que, pardon, mais ça faisait aussi partie d'un de mes points de désaccord. Je n'ai pas totalement oublié qu'y compris le président des Républicains aujourd'hui, qui dit son anti-macronisme, a été ministre d'Emmanuel Macron, sans que ça ne lui pose aucun problème. Bref, vous voyez que tout ça, c'est une fin d'époque, en réalité. Et je n'ai aucune acrimonie à l'égard de cette famille politique, ça a été la mienne. Mais simplement, je pense que tout ça, ce sont des astres morts. Ça vaut pour le Parti Socialiste comme pour LR. Et ce n'est pas grave, parce qu'il faudra demain que notre parti gaulliste se reconstruise, comme ça a toujours été le cas par le passé. Les partis meurent et d'autres renaissent. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview politique du 01/07/26Vérifier à 1:39
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Vous avez tout à fait raison. Je pense qu'il ne reste de la cinquième république aujourd'hui que le nom et un bout de constitution. Mais la cinquième république n'a toujours été forte que lorsqu'elle était dirigée par des femmes et des hommes qui respectaient l'esprit de la cinquième république. Aujourd'hui, tout pue la quatrième république. Tout pue le bidouillage politique, l'enfumage, l'escroquerie généralisée. Enfin, pardon, mais l'escroquerie politique, je veux dire. Vous vous rendez compte, je regardais ça il y a quelques jours. L'essentiel des mesures fiscales qui ont été dilées. Je dis dilées parce que c'est vraiment ça. Avec le parti socialiste pour sauver le gouvernement lors du dernier budget. L'essentiel de ces mesures fiscales, on est en train de découvrir aujourd'hui qu'elles n'ont quasiment rien rapporté de ce qu'elles devaient rapporter. Tout le monde le savait. Et tout le monde a pris les français pour des jambons. On a fait semblant de négocier des bouts de machins. Tout ça avec quel objectif ? Sauver le gouvernement. Sauver le gouvernement. Faire en sorte que ça tienne encore un peu. Sauf que plus on joue cette durée, plus on fait traîner la fin d'époque, plus on fait monter les extrêmes. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview politique du 01/07/26Vérifier à 9:47Voir 2 autres passages
« Ce n'est pas une question de grâce, c'est une question de lucidité. Franchement, quelles que soient les idées politiques que l'on ait, vous voyez un seul candidat aujourd'hui qui soit à la hauteur de la situation. Et vous voulez qu'on s'habitue à ça ? Le grand danger des fins d'époque et des démocraties fatiguées, c'est l'habitude. C'est qu'on s'endort, on roupille. Puis petit à petit, on finit par se dire, bon, ce n'est pas si grave. Au fond, tout ça est médiocre. Mais dans la médiocrité, on va peut-être trouver un truc intéressant. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview politique du 01/07/26Vérifier à 4:30
« Bien sûr que non. Je ne souhaite évidemment pas que le bouleversement soit au moment de la présidentielle. Moi, je pense qu'à la fin de l'année, il y aura d'autres offres politiques sur la table. Que là, aujourd'hui, ce sont les premières parties des premières parties. Vous savez, c'est ce qu'on supporte lors des concerts, qui ne paraît pas génial. Mais enfin, on le supporte quand même en attendant que la scène se mette en place. Et donc, je pense qu'à la fin de l'année, il y a d'autres offres politiques. Ne me demandez pas lesquelles, je n'en sais rien. C'est dommage, c'était ma prochaine question. C'est le propre aussi de ces fins d'époque. Vous savez, quand les époques s'effondrent, on ne sait jamais exactement celles qui arrivent derrière. Je ne crois pas une seule seconde que tout ça soit l'horizon. Donc ça, c'est mon optimisme. Pour répondre à votre question, sur le deuxième tour hypothétique, Le Pen-Mélenchon, c'est évidemment une hypothèse. Évidemment. La question, c'est de savoir ce que l'on est capable de faire pour l'empêcher. Et je veux de toutes mes forces pouvoir l'empêcher. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Je pense qu'on a un sujet institutionnel fort. On a une question sur le lien qu'il y a entre l'élection législative et l'élection présidentielle. Si on veut demain une vraie démocratie parlementaire, il faut dissocier les deux mandats. C'est-à-dire qu'il ne faut pas élire les députés juste après l'élection du président de la République. Moi, je suis assez favorable à ce que le président de la République soit élu pour cinq ans, mais que les députés le soient pour une durée plus longue, ce qui permet d'inverser le rapport de force. Et je pense que nous avons un vrai sujet, y compris sur le rapport au référendum et sur l'organisation démocratique de notre pays. Donc oui, ça passera par une réforme de la Constitution. Mais tout ça, vous ne pouvez le faire que si vous avez les idées claires, y compris politiquement. Si vous rentrez demain dans une espèce de marchandage entre Olivier Faure, Bruno Retailleau, et puis je ne sais qui, quel autre gestionnaire de petite épicerie, vous n'arriverez jamais à réformer ce pays. Vous vous rendez compte ? Je regardais ça hier, mais ça peut vous paraître fou, et vous allez vous dire que tout m'indigne. Mais je pense qu'il faut lutter contre la capacité que nous avons à nous habituer aux choses. J'ai écouté il y a deux, trois jours, le ministre du Travail, qui a été patron d'une grande entreprise française, il est ministre du Travail de la 7e puissance mondiale. Il était lors d'une interview... Jean-Pierre Ferrandou, pour ne pas le citer. Il était dans un expliqué lors d'une interview ce qu'il était capable de tolérer en termes de tenue vestimentaire pour les travailleurs. Et il avait tout un développement sur les bernudas bien taillés, ajustés au mocassin, et de savoir s'il trouvait que le polo était mieux que le t-shirt. Mais on est chez les... Pardon, mais on est chez les foiliers. On est chez les foiliers. Et vous voulez que je m'habitue à entendre le ministre du Travail de la 7e puissance mondiale, le matin lors d'une interview, m'expliquer quelle doit être la longueur de mon bernudas ? Pardon, et s'habituer à ça, c'est ahurissant. Je n'ai aucune intention de m'y habituer. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview politique du 01/07/26Vérifier à 11:34Voir 2 autres passages
« Je pense qu'on a un sujet institutionnel fort. On a une question sur le lien qu'il y a entre l'élection législative et l'élection présidentielle. Si on veut demain une vraie démocratie parlementaire, il faut dissocier les deux mandats. C'est-à-dire qu'il ne faut pas élire les députés juste après l'élection du président de la République. Moi, je suis assez favorable à ce que le président de la République soit élu pour cinq ans, mais que les députés le soient pour une durée plus longue, ce qui permet d'inverser le rapport de force. Et je pense que nous avons un vrai sujet, y compris sur le rapport au référendum et sur l'organisation démocratique de notre pays. Donc oui, ça passera par une réforme de la Constitution. Mais tout ça, vous ne pouvez le faire que si vous avez les idées claires, y compris politiquement. Si vous rentrez demain dans une espèce de marchandage entre Olivier Faure, Bruno Retailleau, et puis je ne sais qui, quel autre gestionnaire de petite épicerie, vous n'arriverez jamais à réformer ce pays. Vous vous rendez compte ? Je regardais ça hier, mais ça peut vous paraître fou, et vous allez vous dire que tout m'indigne. Mais je pense qu'il faut lutter contre la capacité que nous avons à nous habituer aux choses. J'ai écouté il y a deux, trois jours, le ministre du Travail, qui a été patron d'une grande entreprise française, il est ministre du Travail de la 7e puissance mondiale. Il était lors d'une interview... Jean-Pierre Ferrandou, pour ne pas le citer. Il était dans un expliqué lors d'une interview ce qu'il était capable de tolérer en termes de tenue vestimentaire pour les travailleurs. Et il avait tout un développement sur les bernudas bien taillés, ajustés au mocassin, et de savoir s'il trouvait que le polo était mieux que le t-shirt. Mais on est chez les... Pardon, mais on est chez les foiliers. On est chez les foiliers. Et vous voulez que je m'habitue à entendre le ministre du Travail de la 7e puissance mondiale, le matin lors d'une interview, m'expliquer quelle doit être la longueur de mon bernudas ? Pardon, et s'habituer à ça, c'est ahurissant. Je n'ai aucune intention de m'y habituer. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview politique du 01/07/26
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Vous savez, moi, j'ai toujours été un opposant à Emmanuel Macron depuis le premier jour. La différence d'autres, je ne suis pas allé lui servir la soupe au gouvernement. Mais je ne peux pas retirer à Emmanuel Macron qu'en 2017, il portait une espérance. Je n'ai pas partagé cette espérance, je n'y croyais pas. Mais il portait une espérance qui était effectivement l'espérance d'une coalition de volontaires. Sauf que le drame, c'est ce qu'il en a fait. Il a absolument gâché par des bidouillages politiques, par méconnaissances profondes du pays, par orgueil, ce qui pouvait être une belle promesse à l'époque. Je pense qu'aujourd'hui, cette promesse-là, elle peut prendre beaucoup plus de sens. Le problème, ce n'est pas ce qu'Emmanuel Macron avait en tête. Le problème, c'est le gâchis qu'il en a fait. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview politique du 01/07/26Vérifier à 8:00Voir 2 autres passages
« Non, je vous ai parlé de coalition de volontaires, pas de coalition de boutiques politiques. Ce n'est pas tout à fait la même chose. Je tiendrai de vous dire tout à l'heure que tous ces astres morts qui s'agitent dans leur bocal ne pouvaient pas reconstruire le pays. La proportionnelle, c'est leur donner les clés du camion. La proportionnelle, ça ne va pas permettre une meilleure représentation démocratique. Ça va permettre aux partis politiques de continuer à discuter dans les couloirs. Je vous prends quelques cas d'école, mais lorsque vous êtes élu à la proportionnelle, vous êtes élu sur des listes. Ça paraît très technique, tout ça. Et pour être sur la liste, il faut être dans les bons petits papiers du petit parti. Donc, vous allez avoir des dizaines et des dizaines de partis qui vont organiser leur candidature, leur liste, et puis certains vont avoir quelques candidats ici ou là. C'est la quatrième république. C'est le pire de ce qu'on peut connaître dans une démocratie. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview politique du 01/07/26Vérifier à 8:54
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités23 nov. 2022 au 1 juil. 2026 · 21 observations21 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Je pense qu'on a un sujet institutionnel fort. On a une question sur le lien qu'il y a entre l'élection législative et l'élection présidentielle. Si on veut demain une vraie démocratie parlementaire, il faut dissocier les deux mandats. C'est-à-dire qu'il ne faut pas élire les députés juste après l'élection du président de la République. Moi, je suis assez favorable à ce que le président de la République soit élu pour cinq ans, mais que les députés le soient pour une durée plus longue, ce qui permet d'inverser le rapport de force. Et je pense que nous avons un vrai sujet, y compris sur le rapport au référendum et sur l'organisation démocratique de notre pays. Donc oui, ça passera par une réforme de la Constitution. Mais tout ça, vous ne pouvez le faire que si vous avez les idées claires, y compris politiquement. Si vous rentrez demain dans une espèce de marchandage entre Olivier Faure, Bruno Retailleau, et puis je ne sais qui, quel autre gestionnaire de petite épicerie, vous n'arriverez jamais à réformer ce pays. Vous vous rendez compte ? Je regardais ça hier, mais ça peut vous paraître fou, et vous allez vous dire que tout m'indigne. Mais je pense qu'il faut lutter contre la capacité que nous avons à nous habituer aux choses. J'ai écouté il y a deux, trois jours, le ministre du Travail, qui a été patron d'une grande entreprise française, il est ministre du Travail de la 7e puissance mondiale. Il était lors d'une interview... Jean-Pierre Ferrandou, pour ne pas le citer. Il était dans un expliqué lors d'une interview ce qu'il était capable de tolérer en termes de tenue vestimentaire pour les travailleurs. Et il avait tout un développement sur les bernudas bien taillés, ajustés au mocassin, et de savoir s'il trouvait que le polo était mieux que le t-shirt. Mais on est chez les... Pardon, mais on est chez les foiliers. On est chez les foiliers. Et vous voulez que je m'habitue à entendre le ministre du Travail de la 7e puissance mondiale, le matin lors d'une interview, m'expliquer quelle doit être la longueur de mon bernudas ? Pardon, et s'habituer à ça, c'est ahurissant. Je n'ai aucune intention de m'y habituer. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview politique du 01/07/26Vérifier à 11:34Voir 2 autres passages
« Je pense qu'on a un sujet institutionnel fort. On a une question sur le lien qu'il y a entre l'élection législative et l'élection présidentielle. Si on veut demain une vraie démocratie parlementaire, il faut dissocier les deux mandats. C'est-à-dire qu'il ne faut pas élire les députés juste après l'élection du président de la République. Moi, je suis assez favorable à ce que le président de la République soit élu pour cinq ans, mais que les députés le soient pour une durée plus longue, ce qui permet d'inverser le rapport de force. Et je pense que nous avons un vrai sujet, y compris sur le rapport au référendum et sur l'organisation démocratique de notre pays. Donc oui, ça passera par une réforme de la Constitution. Mais tout ça, vous ne pouvez le faire que si vous avez les idées claires, y compris politiquement. Si vous rentrez demain dans une espèce de marchandage entre Olivier Faure, Bruno Retailleau, et puis je ne sais qui, quel autre gestionnaire de petite épicerie, vous n'arriverez jamais à réformer ce pays. Vous vous rendez compte ? Je regardais ça hier, mais ça peut vous paraître fou, et vous allez vous dire que tout m'indigne. Mais je pense qu'il faut lutter contre la capacité que nous avons à nous habituer aux choses. J'ai écouté il y a deux, trois jours, le ministre du Travail, qui a été patron d'une grande entreprise française, il est ministre du Travail de la 7e puissance mondiale. Il était lors d'une interview... Jean-Pierre Ferrandou, pour ne pas le citer. Il était dans un expliqué lors d'une interview ce qu'il était capable de tolérer en termes de tenue vestimentaire pour les travailleurs. Et il avait tout un développement sur les bernudas bien taillés, ajustés au mocassin, et de savoir s'il trouvait que le polo était mieux que le t-shirt. Mais on est chez les... Pardon, mais on est chez les foiliers. On est chez les foiliers. Et vous voulez que je m'habitue à entendre le ministre du Travail de la 7e puissance mondiale, le matin lors d'une interview, m'expliquer quelle doit être la longueur de mon bernudas ? Pardon, et s'habituer à ça, c'est ahurissant. Je n'ai aucune intention de m'y habituer. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview politique du 01/07/26
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes2 nov. 2022 au 1 juil. 2026 · 40 observations41 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Bien sûr que non. Je ne souhaite évidemment pas que le bouleversement soit au moment de la présidentielle. Moi, je pense qu'à la fin de l'année, il y aura d'autres offres politiques sur la table. Que là, aujourd'hui, ce sont les premières parties des premières parties. Vous savez, c'est ce qu'on supporte lors des concerts, qui ne paraît pas génial. Mais enfin, on le supporte quand même en attendant que la scène se mette en place. Et donc, je pense qu'à la fin de l'année, il y a d'autres offres politiques. Ne me demandez pas lesquelles, je n'en sais rien. C'est dommage, c'était ma prochaine question. C'est le propre aussi de ces fins d'époque. Vous savez, quand les époques s'effondrent, on ne sait jamais exactement celles qui arrivent derrière. Je ne crois pas une seule seconde que tout ça soit l'horizon. Donc ça, c'est mon optimisme. Pour répondre à votre question, sur le deuxième tour hypothétique, Le Pen-Mélenchon, c'est évidemment une hypothèse. Évidemment. La question, c'est de savoir ce que l'on est capable de faire pour l'empêcher. Et je veux de toutes mes forces pouvoir l'empêcher. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview politique du 01/07/26Vérifier à 5:49Voir 2 autres passages
« Oui, ça nous donnera évidemment du baume au cœur, mais enfin si tout ça pouvait nous faire oublier les drames qui traversent notre pays, ce serait un peu facile. Je ne pense pas qu'aujourd'hui notre pays ait besoin de baume, il y a besoin d'une solution. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview politique du 01/07/26Vérifier à 0:55
« D'abord, je veux vous corriger ce que j'ai dit, si vous l'avez compris comme ça. Je ne suis pas pessimiste. Au contraire, je suis optimiste. Si j'étais pessimiste, je me contenterais de ce que nous avons sous les yeux. Et c'est justement parce que je suis optimiste que je dis qu'il faut que tout ça meure une bonne fois pour toutes et qu'on puisse passer à autre chose. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Je l'ai regardé sur la fin. J'étais dans un avion. Moi je suis dans une terre de rugby, donc on est beaucoup plus assidu au rugby qu'au football, mais c'est une très belle victoire. Ce qui est magnifique, c'est que de telles victoires sportives puissent commencer à embarquer un pays. Donc on leur souhaite évidemment bonne chance, parce qu'il en faut toujours un peu, et beaucoup de force pour la suite. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview politique du 01/07/26Vérifier à 0:24Voir 2 autres passages
« Vous avez cité la réforme des retraites. Je pense que c'est un sujet intéressant. À l'époque, je me suis opposé à la réforme des retraites contre l'avis des chefs de LR. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview Politique du 17/09/25Vérifier à 4:32
« Je ne crois pas avoir prononcé cette phrase, mais je vous entendais, je crois, parler des travailleurs sociaux, notamment. Vous voyez, on a un défi dans notre pays qui est l'enfance. Il se trouve que depuis des décennies, la mortalité infantile des bébés notamment, la santé mentale des adolescents, avait progressé. Il se trouve que depuis quelques années, elle régresse, et notamment la mortalité infantile qui augmente, ce qui est un défi absolument majeur. La période du Covid, on est passé très vite sur cette période-là, en l'oubliant aussi vite qu'elle était arrivée, a laissé des traces profondes dans notre jeunesse. Et je pense que la politique que nous avons d'accompagnement des plus jeunes, notamment des adolescents, de lutte contre la mortalité infantile peut être un défi gigantesque. Moi, j'ai beaucoup de respect pour ceux qui travaillent avec la jeunesse. Je le vois notamment dans les services de protection de l'enfance, qui aujourd'hui sont des services presque abandonnés des autorités publiques. On parlait tout à l'heure de justice. Les juges des enfants, dont nous n'avons jamais eu autant besoin aujourd'hui, pour redonner une perspective et un avenir à ces jeunes qui sont perdus, sont parmi les plus déshérités de notre justice. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Non, je vous ai parlé de coalition de volontaires, pas de coalition de boutiques politiques. Ce n'est pas tout à fait la même chose. Je tiendrai de vous dire tout à l'heure que tous ces astres morts qui s'agitent dans leur bocal ne pouvaient pas reconstruire le pays. La proportionnelle, c'est leur donner les clés du camion. La proportionnelle, ça ne va pas permettre une meilleure représentation démocratique. Ça va permettre aux partis politiques de continuer à discuter dans les couloirs. Je vous prends quelques cas d'école, mais lorsque vous êtes élu à la proportionnelle, vous êtes élu sur des listes. Ça paraît très technique, tout ça. Et pour être sur la liste, il faut être dans les bons petits papiers du petit parti. Donc, vous allez avoir des dizaines et des dizaines de partis qui vont organiser leur candidature, leur liste, et puis certains vont avoir quelques candidats ici ou là. C'est la quatrième république. C'est le pire de ce qu'on peut connaître dans une démocratie. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview politique du 01/07/26Vérifier à 8:54Voir 2 autres passages
« La taxe Zuckman, je pense qu'elle est inefficace. C'est ma conviction, d'un point de vue technique et opérationnel. Mais ce qu'on ne peut pas évacuer, c'est le fait qu'aujourd'hui, le travail dans notre pays, l'effort, est beaucoup plus taxé que la rente. C'est ça le cœur du sujet. Et une grande nation qui, aujourd'hui, appuie sa fiscalité sur ceux qui produisent moins que sur ceux qui bénéficient de la rente, est une nation qui s'éteint. C'est ce qui se passe sur notre activité économique. Donc pour moi, le cœur du sujet, c'est comment on va chercher un effort supplémentaire sur la spéculation, que je combats pour ma part parce que je pense qu'elle est un poison pour l'économie et un poison pour l'état d'esprit d'une nation et d'une société. Et comment est-ce que l'on demande plus d'effort à la rente et moins d'effort au travail ? Mais donc vous voyez qu'il faut aller au-delà de la question de la taxation des hauts revenus. Parce que sur les hauts revenus, il y a les revenus de la rente, les revenus de la spéculation et les revenus du travail. Ce qui n'est pas du tout la même chose. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview Politique du 17/09/25Vérifier à 5:59
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Non, je vous ai parlé de coalition de volontaires, pas de coalition de boutiques politiques. Ce n'est pas tout à fait la même chose. Je tiendrai de vous dire tout à l'heure que tous ces astres morts qui s'agitent dans leur bocal ne pouvaient pas reconstruire le pays. La proportionnelle, c'est leur donner les clés du camion. La proportionnelle, ça ne va pas permettre une meilleure représentation démocratique. Ça va permettre aux partis politiques de continuer à discuter dans les couloirs. Je vous prends quelques cas d'école, mais lorsque vous êtes élu à la proportionnelle, vous êtes élu sur des listes. Ça paraît très technique, tout ça. Et pour être sur la liste, il faut être dans les bons petits papiers du petit parti. Donc, vous allez avoir des dizaines et des dizaines de partis qui vont organiser leur candidature, leur liste, et puis certains vont avoir quelques candidats ici ou là. C'est la quatrième république. C'est le pire de ce qu'on peut connaître dans une démocratie. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview politique du 01/07/26Vérifier à 8:54Voir 2 autres passages
« Mais vous voyez bien qu'on est déjà dans cette blague. Mouvaise blague. Enfin, le gouvernement démissionnaire, aujourd'hui, il est composé de LR, d'ex-socialistes, notamment le ministre de l'économie et du budget, et on essaie de faire semblant que tout le monde est d'accord. La clé, et d'ailleurs, je pense que Sébastien Lecornu a raison, c'est d'abord de poser le contrat de gouvernement. Qu'est-ce qu'on fait ensemble ? Qu'est-ce que ces gens-là ont envie de faire ensemble ? À part avoir tous un gyrofare sur la bagnole. C'est le point commun qu'ils ont aujourd'hui. Qu'est-ce qu'ils font en commun ? Et donc, cette définition du projet politique, au fond, c'est la définition même d'un gouvernement d'union nationale. Et lorsque, à l'après-guerre, ou lorsque, en 1958, on a formé des gouvernements d'union nationale, on l'a fait sur un projet politique commun. Et je trouve que Sébastien Lecornu, de ce point de vue, prend le sujet par le bon bout en disant, on va d'abord réfléchir à ce que l'on fait. Et puis, si on ne trouve pas de majorité sur un point d'accord, eh bien, il faudra sûrement en revenir aux urnes. Vous voulez dire une dissolution ? Une dissolution ? Ou le président de la République qui prend ses propres initiatives ? Mais revenir aux urnes, ça peut aussi être un référendum ? D'accord. C'est que le président de la République a la main sur beaucoup du champ référendaire. Et de toute manière, il faut être clair, aujourd'hui, on s'illusionne de tout ça. Et c'est là que moi, je veux alerter ceux qui nous écoutent. Le plus grave dans une démocratie, c'est quand on s'engourdit, quand on roupille. Et aujourd'hui, on roupille. On accepte des situations que nous n'aurions jamais acceptées par le passé. Et notamment une situation qui est que démocratiquement, la formation des précédents gouvernements n'était pas conforme aux souhaits du peuple. Et donc ça, vous pouvez, autant que vous voulez, essayer d'échapper à cette réalité. Elle finit toujours par vous rattraper. Et c'est ce qui fait que M. Barnier, M. Bayrou finissent par trébucher dans le tapis. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview Politique du 17/09/25
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« De construction de quoi ? D'un budget déjà ? Oui, d'un budget. Mais à quel prix ? Vous voyez, au fond, ce à quoi nous habituons lentement, c'est que désormais, ce qui nous préoccuperait le plus, c'est que le gouvernement tienne, quel que soit le prix. Vous voyez bien que ce budget est pire que le budget qu'avait proposé Michel Barnard. Pourquoi pire ? Fiscalement, il est pire. D'ailleurs, on en découvre tous les jours. La dernière mesure sur l'abaissement du taux de TVA sur les auto-entrepreneurs, c'est une absurdité. Personne n'avait osé le faire, parce que c'est grotesque. Ça n'a aucun sens économique. Ça a été arrêté ! Mais bien sûr, mais enfin, ça a été installé dans le premier budget. Et il faut que le ministre de l'Industrie, pour essayer de sauver les meubles, dise qu'il le suspend. Enfin, tout ça, c'est... Pardon, mais c'est grotesque. Et ce ne serait pas grave si la situation du pays n'était pas aussi lourde. Vous voyez bien les défis gigantesques auxquels on a à faire face. Et moi, ça me trouble de voir que ce qui nous préoccupe au fond, aujourd'hui principalement, c'est de savoir si le gouvernement va sauver ses fesses ou pas. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - Le Barbier du matin du 11/02/25Vérifier à 4:04Voir 2 autres passages
« La réforme des retraites. Éric Ciotti m'a démis de mes fonctions de vice-président. Et c'est d'ailleurs ma plus grande fierté. Parce que j'étais défavorable à la réforme des retraites portée par Emmanuel Macron. Il voulait aller jusqu'à 65 ans. Qu'est-ce qu'il va raconter à Marine Le Pen et à Jordan Bardella qui veulent la retraite à 60 ans ? »
France 2 — Les 4 Vérités · L'alliance de Ciotti avec le RN : vers un éclatement des Républicains ? - Aurélien Pradié est l'invité des 4V du 12 juin 2024Vérifier à 5:42
« Ou 62. C'est à peu près la même chose. Qu'est-ce qu'il va raconter à Marine Le Pen et à Jordan Bardella qui ne veulent pas réformer, notamment le système d'assurance chômage, là où lui voulait être extrêmement dur avec ceux qui n'étaient pas en activité ? »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Oui, elle y est probablement. Mais regardons un peu notre histoire récente et plus ancienne. Je pense qu'aujourd'hui, nous sommes à un moment politique qui nécessite de faire des grandes choses. D'ailleurs, tous les autres pays du monde font de grandes choses, parfois qui ne sont pas conformes à nos valeurs, mais elles font de grandes choses. Aujourd'hui, nous ne pouvons pas faire de petites choses. Dans notre histoire, et notamment lorsque la sécurité sociale a été fondée dans notre pays, au moins la reconstruction, on a fait de grandes choses. Ces grandes choses, vous ne les faites pas si vous n'avez pas et la droite et la gauche avec vous. Sinon, vous êtes condamnés à faire de petites choses. Et nous ne sommes pas dans une période où nous pouvons faire de petites choses. C'est la raison pour laquelle je pense que cette situation ne pourra pas durer. Et je vais même vous dire plus. Je pense qu'il ne faut pas qu'elle dure. Parce que si elle dure, le réveil sera redoutable. Au fond, on a un corps malade à qui on file du doliprane toute la journée en se disant que ça ira mieux demain. Le réveil va être terrible. Il faut que dès demain, dans les semaines et les mois qui viennent, nous rebâtissions ce pays. On ne peut plus attendre. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - Le Barbier du matin du 11/02/25Vérifier à 6:02Voir 2 autres passages
« Je souhaite qu'on travaille à la fois sur les contraintes, notamment pour les plus grandes entreprises qui sont celles qui souvent respectent le moins les règles. »
RMC — Face à Face · Face à Face : Aurélien Pradié - 16/02Vérifier à 8:53
« Je ne sais pas, moi je ne suis pas un chef de caserne. Mais je pense que ce que je dis, y compris de ce chemin d'une droite populaire, qui sûrement rompt avec ce qu'on a pu entendre depuis quelques années, c'est assez partagé. Je peux perturber. Celui qui dit parfois des vérités perturbe un peu plus que les autres. Mais je veux dire à Madame la Première Ministre qu'elle n'imagine pas une seule seconde pouvoir faire voter une réforme des retraites en passage en force. D'abord parce qu'elle n'aura pas la majorité à l'Assemblée. Et qu'ensuite, on ne tord pas le bras au pays. Une réforme des retraites, ce n'est pas une réforme comme les autres. Vous annoncez qu'elle n'aura pas la majorité à l'Assemblée ? Je suis convaincu que si elle passe en force, si elle ne trouve pas de consensus et de moyens de consensus, cette réforme est vouée à l'échec. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
« Et j'ai d'ailleurs salué le fait que ceux qui désormais ont commencé à 17 ans feront 43 annuités de cotisation. Mais je vous ai amené un petit tableau pour que chacun puisse se comprendre. Vous voyez ce tableau-là ? C'est la durée de cotisation pour les carrières longues. Lorsque vous avez commencé à 16 ans, vous partez avec 44 annuités. Lorsque vous avez commencé à 17 ans, avec 43. À 18 ans, avec 44. Et après 18 ans, avec 43. Est-ce que c'est juste de dire à celui qui a commencé à 16 ans ou à 18 ans qu'il va faire une année de plus que les autres ? »
C à vous · Retraites : quelle stratégie pour les Républicains ? - Aurélien Pradié - C à Vous - 15/02/2023Vérifier à 5:27
« Et j'ai d'ailleurs salué le fait que ceux qui désormais ont commencé à 17 ans feront 43 annuités de cotisation. Mais je vous ai amené un petit tableau pour que chacun puisse se comprendre. Vous voyez ce tableau-là ? C'est la durée de cotisation pour les carrières longues. Lorsque vous avez commencé à 16 ans, vous partez avec 44 annuités. Lorsque vous avez commencé à 17 ans, avec 43. À 18 ans, avec 44. Et après 18 ans, avec 43. Est-ce que c'est juste de dire à celui qui a commencé à 16 ans ou à 18 ans qu'il va faire une année de plus que les autres ? »
C à vous · Retraites : quelle stratégie pour les Républicains ? - Aurélien Pradié - C à Vous - 15/02/2023Vérifier à 5:27
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview politique du 01/07/26Vérifier à 5:49
« Ça reste ma famille politique, puisque c'est là où je me suis engagé depuis le début de mon engagement politique, il y a de nombreuses années maintenant. Mais je ne pense pas qu'il reste grand-chose de la droite républicaine, égauliste, dans l'organisation qui est aujourd'hui celle de LR. Et le drame de tout cela, c'est qu'on en vient parfois être très attaché au parti, aux structures presque fétichistes avec la boîte, sans être très attaché à ce qu'il y a à l'intérieur. Qu'est-ce qu'il en reste aujourd'hui, après l'épisode où Éric Ciotti est allé à l'opportunisme électoral facile, après qu'on ait gouverné avec Emmanuel Macron ? Parce que, pardon, mais ça faisait aussi partie d'un de mes points de désaccord. Je n'ai pas totalement oublié qu'y compris le président des Républicains aujourd'hui, qui dit son anti-macronisme, a été ministre d'Emmanuel Macron, sans que ça ne lui pose aucun problème. Bref, vous voyez que tout ça, c'est une fin d'époque, en réalité. Et je n'ai aucune acrimonie à l'égard de cette famille politique, ça a été la mienne. Mais simplement, je pense que tout ça, ce sont des astres morts. Ça vaut pour le Parti Socialiste comme pour LR. Et ce n'est pas grave, parce qu'il faudra demain que notre parti gaulliste se reconstruise, comme ça a toujours été le cas par le passé. Les partis meurent et d'autres renaissent. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview politique du 01/07/26Vérifier à 1:39
« Mais vous voyez bien qu'on est déjà dans cette blague. Mouvaise blague. Enfin, le gouvernement démissionnaire, aujourd'hui, il est composé de LR, d'ex-socialistes, notamment le ministre de l'économie et du budget, et on essaie de faire semblant que tout le monde est d'accord. La clé, et d'ailleurs, je pense que Sébastien Lecornu a raison, c'est d'abord de poser le contrat de gouvernement. Qu'est-ce qu'on fait ensemble ? Qu'est-ce que ces gens-là ont envie de faire ensemble ? À part avoir tous un gyrofare sur la bagnole. C'est le point commun qu'ils ont aujourd'hui. Qu'est-ce qu'ils font en commun ? Et donc, cette définition du projet politique, au fond, c'est la définition même d'un gouvernement d'union nationale. Et lorsque, à l'après-guerre, ou lorsque, en 1958, on a formé des gouvernements d'union nationale, on l'a fait sur un projet politique commun. Et je trouve que Sébastien Lecornu, de ce point de vue, prend le sujet par le bon bout en disant, on va d'abord réfléchir à ce que l'on fait. Et puis, si on ne trouve pas de majorité sur un point d'accord, eh bien, il faudra sûrement en revenir aux urnes. Vous voulez dire une dissolution ? Une dissolution ? Ou le président de la République qui prend ses propres initiatives ? Mais revenir aux urnes, ça peut aussi être un référendum ? D'accord. C'est que le président de la République a la main sur beaucoup du champ référendaire. Et de toute manière, il faut être clair, aujourd'hui, on s'illusionne de tout ça. Et c'est là que moi, je veux alerter ceux qui nous écoutent. Le plus grave dans une démocratie, c'est quand on s'engourdit, quand on roupille. Et aujourd'hui, on roupille. On accepte des situations que nous n'aurions jamais acceptées par le passé. Et notamment une situation qui est que démocratiquement, la formation des précédents gouvernements n'était pas conforme aux souhaits du peuple. Et donc ça, vous pouvez, autant que vous voulez, essayer d'échapper à cette réalité. Elle finit toujours par vous rattraper. Et c'est ce qui fait que M. Barnier, M. Bayrou finissent par trébucher dans le tapis. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview Politique du 17/09/25Vérifier à 2:29
« Oui, les deux. Mais les deux d'ailleurs se nourrissent. Il n'y a pas de crise politique profonde sans qu'il y ait aussi une crise de régime. Et je pense que nous avons un vrai sujet sur le rapport à la constitution de la Ve République. Mais là aussi, disons les choses clairement. Être gaulliste, ce n'est pas être fétichiste, ni pour les partis politiques, ni pour la constitution. Il faut la toucher d'une main tremblante, la constitution en effet. Mais le général de Gaulle lui-même a toujours cherché à adapter la constitution, à la rénover. Je n'ai pas besoin de vous rappeler le référendum qu'il avait souhaité lui-même, qu'il a fait sortir de l'engagement politique à ce moment-là. C'était contraire à l'esprit de la Ve République. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview politique du 01/07/26Vérifier à 10:52
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview politique du 01/07/26Vérifier à 5:33
France Inter · Aurélien Pradié : "La seule alternative au macronisme ne peut pas être entre deux extrêmes"Vérifier à 20:10
« Aujourd'hui, le temps me donne raison. À moi et à d'autres de mes collègues chez LR qui nous y étions opposés. D'abord, on l'a bien vu, cette réforme-là n'a pas produit les effets qu'elle devait produire. On a menti aux Français. On leur a dit, cette réforme-là va sauver le système. Elle n'a rien sauvé du système. Pire même, elle a aggravé la situation. Et puis, une autre chose, c'est qu'elle a mis à contribution ceux qui travaillaient déjà beaucoup. Comme sur les jours fériés. C'est cette idée selon laquelle, au fond, ceux qui bossent déjà beaucoup, plutôt la classe moyenne, on leur demande de faire des efforts supplémentaires pour les autres. Et ça, c'est insupportable. Peut-être que cette question de la réforme des retraites, sur laquelle, y compris les macronistes, conviennent aujourd'hui qu'en fait, elle a été faite avec les pieds, qu'elle n'a pas fonctionné, qu'elle ne produit pas les effets nécessaires. C'est peut-être un sujet de discussion. Mais je veux faire une invitation au Premier ministre. Les négociations, lorsqu'on veut qu'elles soient claires, il faut que les cuisines soient ouvertes. Et donc, je pense qu'il y a un danger à négocier le bout de gras avec les différents groupes politiques dans l'ombre des groupes politiques. Ce qu'il faut, c'est prendre à témoin les Français. Que l'on sache ce qui se discute. Et que l'opinion publique, que les Françaises et les Français puissent aussi demander des comptes aux groupes politiques qui, pour l'instant, négocient le bout de gras dans leurs petits coins. La grande négociation sur un accord de gouvernement, elle doit se faire devant les Français, pas dans les antichambres des groupes politiques. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview Politique du 17/09/25Vérifier à 4:41
« J'ai fait partie de ceux qui n'ont pas voté la dernière réforme des retraites et si c'était à refaire je referais exactement la même chose d'autant que les mois et les années qui ont suivi donnent raison à beaucoup des arguments que pas seuls nous avons pu porter je vais essayer de l'expliquer d'abord je ne fais pas partie des fétichistes qui matin midi et soir s'obsèdent sur une question devenue secondaire qui est celle de l'âge légal de départ à la retraite et disons les choses clairement il y a dans notre pays même dans notre famille politique des fétichistes de l'âge légal d'abord parce que parfois ça évite d'avoir d'autres idées et ensuite parce que et là j'insiste sur ce point à force que la politique soit devenue dépourvue de toute imagination elle est redevenue doloriste au fond je ne sais pas à quel moment dans ce pays il y a quelque chose qui a basculé et qui a fait que le courage politique se résumait à la douleur qu'on pouvait infliger c'est ce que j'appelle le sado-réformisme qu'on trouve parfois dans le libéralisme bien sûr exactement c'est le dolorisme alors des époques de notre histoire ça a beaucoup existé le dolorisme c'est toujours une manière historiquement pour les responsables politiques de renvoyer leur propre faute leur propre manquement sur le dos des citoyens en disant si ça marche pas c'est parce que vous êtes des feignants si ça marche pas c'est parce que vous êtes pas bon je pense que si quelques-uns d'entre nous avaient eu à gérer les comptes publics depuis quelques années la situation serait probablement meilleure en tous les cas pas pire qu'elle ne l'est aujourd'hui avec les spécialistes que nous avons eu depuis tant d'années bref j'insiste sur ce point parce que sur la question de l'âge légal il va quand même falloir se sortir des têtes peu imaginatives que ce n'est pas le sujet et je vais essayer de l'expliquer d'abord ce n'est pas le sujet parce que l'âge légal dit de moins en moins l'âge auquel vous partez à la retraite et que plus le temps passe plus vous partez à un autre âge que l'âge légal pour ceux qui sont dans des systèmes les plus favorables vous partez très avant l'âge légal et pour ceux qui sont dans des situations différentes vous partez très après l'âge légal et donc cette question de l'âge légal en réalité n'a aucune réalité dans la vie du travail et de la retraite de nos concitoyens deuxièmement l'âge légal provoque des dysfonctionnements et c'est ce pourquoi je m'y suis opposé il y a maintenant quelques temps j'avais à l'époque expliqué une chose simple dont je n'étais pas absolument sûr mais qui désormais s'est démontré lorsque et c'est encore le cas pour les deux générations qui viennent lorsque vous commencez à travailler à 16 ans il y a de fortes chances que vous soyez conduit à travailler dans un métier difficile ça se comprend assez clairement vous n'êtes pas banquier associé chez Barclays à 16 ans ni même à 17 ni même à 18 et les métiers qui sont les métiers dans lesquels vous commencez le plus tôt sont aussi les métiers les plus difficiles physiquement en horaire décalé en exigence de volume de travail et dans conditions physiques je dis ce ne sera plus le cas dans deux générations parce que même ces métiers là sont des métiers qui évoluent en termes de charge physique évoluent socialement et dans deux générations la démonstration que je fais n'aura plus lieu mais elle existe encore le report de l'âge légal de la réforme des retraites consiste en quoi ? il consiste à dire à tous ceux qui ont commencé à travailler avant 18 ans vous allez bosser une à deux années de plus pour ceux qui ont commencé à travailler à 30 ans excusez-moi mais quand on défend le mérite l'effort le travail comment peut-on aller expliquer à celui ou celle qui a commencé à bosser à 16 ans qu'il va devoir cotiser deux années de plus pour celui qui a commencé à travailler à 30 ans et dont les conditions de travail sont forcément plus favorables c'est contraire même à l'idée que la droite se fait de la reconnaissance de l'effort et du travail nous avons la démonstration depuis les derniers comptes ou au moins ce qu'on arrive à recoller des comptes liés aux retraites qu'est-ce qui se produit depuis la dernière réforme des retraites et bien c'est très simple nous avons une explosion des pensions d'invalidité pour ceux qui ont commencé à travailler avant 18 ans nous avons une explosion des arrêts maladie après 62 ans et nous avons une explosion des mises au chômage longue durée après 62 ans allez chez France Travail quand vous avez 62 ans je peux déjà vous dire ce qu'on va vous expliquer que vous allez attendre jusqu'à la retraite qu'est-ce qui s'est produit non seulement on n'a pas rééquilibré les comptes moi je me souviens très bien du discours de l'époque où on nous disait c'est la réforme ou la baisse des pensions on a eu la réforme on a eu le déséquilibre des comptes puisque les comptes liés à la réforme ou à la retraite sont plus en déséquilibre que ce qu'on imaginait et pardon de vous dire qu'il y a quelques mois on a quasiment failli avoir la baisse des pensions vous voyez le bobard sur lequel on a installé ce débat politique et donc j'ai toujours dit être favorable non pas à la question de l'âge légal mais à la question de la durée de cotisation et quand je dis ça en fait je dis quelque chose qui n'est pas très éloigné de ce que tu dis la durée de cotisation c'est quoi vous cotisez à partir du moment où vous avez commencé à travailler si vous voulez continuer à travailler ou si vous pouvez continuer à travailler jusqu'à 66 ans vous cotiserez jusqu'à 66 ans et ce que vous récupérez du capital que tu évoques au fond qui est le volume des cotisations que vous avez versé sera plus important aujourd'hui avec l'âge légal si vous continuez à travailler deux années après l'âge légal vous ne récupérez jamais 100% de ce que vous aurez versé en cotisation si vous avez récupéré 30% c'est le goût du monde vous pensez que c'est une manière de favoriser y compris le fait de continuer à travailler davantage après et la durée de cotisation c'est une manière de venir au fond à la maîtrise de son parcours individuel que tu évoquais tout à l'heure est-ce que ça s'appelle capitalisation est-ce que ça s'appelle seulement durée de cotisation j'en sais rien à vrai dire même ça m'importe peu ce qui compte en revanche c'est d'inverser complètement le paradigme et de ce point de vue je suis d'accord nous sommes tous attachés au régime par répartition mais nous l'étions à un moment où il était démographiquement tenable nous n'avons déjà plus de système par répartition et toutes les compensations que l'état injecte dans les caisses des retraites font que de toute façon tout ça est une hypocrisie est une illusion et donc il nous faut en venir à un système qui pour moi est le système de durée de cotisation et donc probablement de capitalisation avec une limite mais je t'ai entendu le dire qui est que le capital en question ne peut pas être soumis à toutes les spéculations et que ce qui fait notre marque de fabrique y compris notre souveraineté ça a été un problème pour beaucoup d'autres états du monde c'est lorsque l'on place sur des marchés incertains une partie non pas seulement de notre dette mais aussi de nos retraites dès lors que l'on garde une souveraineté sur ce capital là je n'ai aucun problème et à cela s'ajoutera de toute façon non pas du 100% de capitalisation ou durée de cotisation mais des compensations parce que oui il faudra encore des minimum vieillesse qui soit plus digne que ce que nous connaissons aujourd'hui oui il faudra des outils de compensation pour celui qui à 50 ans aura fait un AVC et ne pourra pas continuer à travailler il faudra ces systèmes qui continueront à créer un lien de solidarité entre chacun d'entre nous et donc pour vous répondre je suis extrêmement hostile à tous ceux qui nous disent qu'ils ne veulent pas entendre parler de l'âge légal autant qu'à ceux qui nous expliquent que tout doit passer par l'âge légal et je comprends que dans ce conclave à la noix personne n'est réussi à s'entendre parce que des deux côtés je dis bien des deux côtés il y a une cécité totale sur la nécessité de tout rebâtir et en fait c'est ce qui nous rassemble d'une certaine manière mais avec d'autres aussi on n'est pas les seuls c'est que vous voyez bien que sur tous les sujets il faut tout reprendre à la base et que là ce qui perturbe en particulier un gouvernement qui est soumis à une potentielle motion de censure et dont la seule obsession est de s'assurer de pouvoir durer encore un peu à aucun instant ils ne s'attaqueront à un chantier aussi colossal sauf que c'est absolument vital et c'est ce qui nous manque terriblement et moi j'ai tendance à dire que je comprends que ça effraie certains dans la classe politique je comprends que certains dans la classe politique se disent quand même ce gyrophare sur la voiture si je peux le garder encore un peu et puis tout ça c'est l'aboutissement de ma vie vous comprenez d'être ministre très bien moi je les respecte mais pour le gros boulot qui est à faire il faut qu'ils laissent la place à d'autres s'ils ont la trouille c'est pas grave il y en a d'autres qui n'ont pas la trouille »
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