Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
16 févr. 2019 au 1 juil. 2026
Questions
499
Entretiens
Non renseigné
Sources
Non renseigné
Heures analysées
Non renseigné
Répartition sur 499 questions évaluables
Réponse directe
231
Réponse partielle
100
Réponse à côté
158
Refus explicite
10
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 251 à 275 sur 499
Question 251Aurélien Pradié : "La droite doit redevenir populaire, reparler aux catégories laborieuses de notre pays"
Mais comment ça se passe qu'ils seront en droit ?
Réponse à côté
On apprend à se parler, on apprend à remettre en question des groupes de parole ? Non, on n'en est pas là, on a les réunions de groupe tous les mardi qui sont les vrais groupes de parole.
« On apprend à se parler, on apprend à remettre en question des groupes de parole ? Non, on n'en est pas là, on a les réunions de groupe tous les mardi qui sont les vrais groupes de parole. »
France Inter — Questions politiques · Aurélien Pradié : "La droite doit redevenir populaire, reparler aux catégories laborieuses de notre pays"Vérifier à 46:14
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« En 2022 et en 2019. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview politique du 01/07/26Vérifier à 13:33
Méthode, périmètre et limitesVersion small-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
4 sept. 2026
Données arrêtées au :
5 oct. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
Question 252Aurélien Pradié : "La droite doit redevenir populaire, reparler aux catégories laborieuses de notre pays"
René Impradié, vous ne considérez pas que ces gens-là peuvent être des lanceurs d'alerte ?
Réponse à côté
C'est vrai, mais de la même manière, cette eau-là, si on ne la stocke pas, si on ne la régule pas, on ne l'utilisera jamais pour notre production agricole. J'insiste sur le fait que c'est absolument illusoire au vivre de manière déconnectée d'imaginer qu'on puisse produire demain sans eau. J'insiste vraiment sur le fond de ces sujets-là. Ce qui me préoccupe bien plus encore que la question agricole, c'est la manière dont, désormais, dans notre pays, toutes les décisions sont remises en cause par des minorités. La culture des minorités, le fait qu'on ait laissé beaucoup de place aux minorités, c'est devenu un danger pour notre démocratie. Et le politique, notamment avec Notre-Dame-des-Landes…
« C'est vrai, mais de la même manière, cette eau-là, si on ne la stocke pas, si on ne la régule pas, on ne l'utilisera jamais pour notre production agricole. J'insiste sur le fait que c'est absolument illusoire au vivre de manière déconnectée d'imaginer qu'on puisse produire demain sans eau. J'insiste vraiment sur le fond de ces sujets-là. Ce qui me préoccupe bien plus encore que la question agricole, c'est la manière dont, désormais, dans notre pays, toutes les décisions sont remises en cause par des minorités. La culture des minorités, le fait qu'on ait laissé beaucoup de place aux minorités, c'est devenu un danger pour notre démocratie. Et le politique, notamment avec Notre-Dame-des-Landes, a une part de responsabilité parce qu'il a lui-même abandonné ce qui faisait son autorité et donc son courage. »
France Inter — Questions politiques · Aurélien Pradié : "La droite doit redevenir populaire, reparler aux catégories laborieuses de notre pays"Vérifier à 12:18
Question 253Aurélien Pradié :"Les seuls qui donnent le sentiment d'y croire, ce sont les plus extrémistes. Cela m'effraie"
2021. Donc c'est plutôt à la fin de votre premier mandat. Mais c'était effectivement sur la chaîne parlementaire. On vous interroge sur les raisons de l'abstention au régional. Abstention de 62% des électeurs dans votre région en Occitanie, 65% au niveau national. 16 mois plus tard, Aurélien Pradié, est-ce que vous êtes sur la même ligne ?
Réponse à côté
Oui. Et je l'assume totalement. Je n'ai pas changé d'avis. Je redis que ça peut paraître dur de l'exprimer ainsi, mais je le pense profondément. Moi, je suis effrayé de voir à quel point on banalise des comportements politiques qui, pour moi, sont des comportements politiques détestables. celles et ceux qui, pour un poste gouvernemental, sont passés d'une famille politique à une autre, sont presque érigés en héros. J'ai vu ça. Et eux-mêmes, d'ailleurs, expliquent qu'au fond, ils ont du courage politique à le faire. Il y aurait désormais du courage politique à trahir sa propre famille. Moi, j'ai admiré plus jeunes, peut-être comme certains de nos auditeurs, des responsables politiques qui n'…
« Oui. Et je l'assume totalement. Je n'ai pas changé d'avis. Je redis que ça peut paraître dur de l'exprimer ainsi, mais je le pense profondément. Moi, je suis effrayé de voir à quel point on banalise des comportements politiques qui, pour moi, sont des comportements politiques détestables. celles et ceux qui, pour un poste gouvernemental, sont passés d'une famille politique à une autre, sont presque érigés en héros. J'ai vu ça. Et eux-mêmes, d'ailleurs, expliquent qu'au fond, ils ont du courage politique à le faire. Il y aurait désormais du courage politique à trahir sa propre famille. Moi, j'ai admiré plus jeunes, peut-être comme certains de nos auditeurs, des responsables politiques qui n'avaient pas eu de grand destin ministériel, mais qui étaient restés fidèles à leurs convictions, à droite comme à gauche. Et il me semble que tout ça dégrade de manière assez latente, mais assez réelle, le comportement politique. Voilà. Et donc, je ne retire pas un mot à ce que j'ai dit. Et en le disant, pour être très honnête, j'essaie de me vacciner moi-même. Plus je cultive une forme d'antipathie pour celles et ceux qui trahissent facilement leur famille politique, plus je me dis que je me préserve moi-même un jour de me comporter pareil. »
France Culture — Sens politique · Aurélien Pradié :"Les seuls qui donnent le sentiment d'y croire, ce sont les plus extrémistes. Cela m'effraie"Vérifier à 21:40
Question 254Aurélien Pradié :"Les seuls qui donnent le sentiment d'y croire, ce sont les plus extrémistes. Cela m'effraie"
Et vous, qui revendiquez un coup de jeune pour les Républicains, que vous appelez parfois la droite Ehpad, pourquoi vouloir garder cette enveloppe, cette structure LR ?
Réponse à côté
D'abord, je n'ai jamais dit que la droite était un Ehpad. J'ai fait une blague un jour sur ce sujet. Un jour, il faisait très chaud au siège des Républicains. Nous étions dans la seule salle climatisée du siège des Républicains. J'ai fini en disant, vous voyez, ici, c'est comme dans les Ehpad, il y a toujours une salle climatisée. Et à l'époque, ça avait fait rire tout le monde, avec du recul un petit peu moins. Mais il n'y avait pas pour moi de guerre de génération. Non, je pense qu'il faut qu'on tourne des pages. Est-ce que la génération suffit à tourner des pages ? Peut-être pas. Pas seulement, mais ça y contribue. Et puis, cela vaut autant pour la droite que pour les autres partis polit…
« D'abord, je n'ai jamais dit que la droite était un Ehpad. J'ai fait une blague un jour sur ce sujet. Un jour, il faisait très chaud au siège des Républicains. Nous étions dans la seule salle climatisée du siège des Républicains. J'ai fini en disant, vous voyez, ici, c'est comme dans les Ehpad, il y a toujours une salle climatisée. Et à l'époque, ça avait fait rire tout le monde, avec du recul un petit peu moins. Mais il n'y avait pas pour moi de guerre de génération. Non, je pense qu'il faut qu'on tourne des pages. Est-ce que la génération suffit à tourner des pages ? Peut-être pas. Pas seulement, mais ça y contribue. Et puis, cela vaut autant pour la droite que pour les autres partis politiques. Moi, j'ai un sentiment, et il faut que nos auditeurs aient pas le sentiment que lorsque je dis ça, il y a une forme d'arrogance ou de supériorité. Mais je trouve qu'on s'ennuie affreusement dans cette vie politique. Je trouve qu'on n'y croit plus. Quand je dis « on », c'est à peu près tout le monde. Que les seuls qui donnent le sentiment d'y croire, ce sont les plus extrémistes. Et ça, ça m'effraie. Et je veux que la droite républicaine, comme peut-être la gauche, même si ce n'est pas tout à fait mon affaire, puisse y croire encore. On a, je ne sais pas à quel moment dans notre vie politique, considéré que le plus facile, c'était de ne plus avoir aucun idéal. C'est plus confortable de ne porter aucun espoir, parce qu'au fond, vous ne décevez personne. Mais je pense qu'on est à un moment de tournant, peut-être même générationnel, où il faut retrouver des idéalistes dans notre vie politique. Et peut-être que ça passe par un changement de génération. Ce n'est pas exclu. »
France Culture — Sens politique · Aurélien Pradié :"Les seuls qui donnent le sentiment d'y croire, ce sont les plus extrémistes. Cela m'effraie"Vérifier à 4:44
Question 255Aurélien Pradié :"Les seuls qui donnent le sentiment d'y croire, ce sont les plus extrémistes. Cela m'effraie"
Vous avez ça en tête ?
Réponse directe
Oui, je l'ai évidemment en tête.
« Oui, je l'ai évidemment en tête. »
France Culture — Sens politique · Aurélien Pradié :"Les seuls qui donnent le sentiment d'y croire, ce sont les plus extrémistes. Cela m'effraie"Vérifier à 16:20
Question 256Aurélien Pradié :"Les seuls qui donnent le sentiment d'y croire, ce sont les plus extrémistes. Cela m'effraie"
Notre invité aujourd'hui sur France Culture aimerait, je crois, davantage s'inspirer de Pompidou que des autres noms cités plus haut. Déjà un point commun, le département du Lot. Georges Pompidou en était tombé tellement amoureux qu'il y avait établi sa résidence secondaire à Cajar. Le Lot, notre invité, y est né, voilà 36 ans, il en est l'élu, député de la première circonscription. Par ailleurs, conseiller régional d'Occitanie, Aurélien Pradié, bonjour. Bonjour. Et soyez le bienvenu dans Sens Politique. Nous allons vous découvrir au long de cette émission, 36 ans, dont 14 avec un mandat électif. Un parcours déjà conséquent sur lequel on va s'appuyer pendant trois quarts d'heure pour comprendre, Aurélien Pradié, le sens de votre engagement et de votre nouvel objectif, devenir le président de votre parti politique, Les Républicains, dans quelques semaines élections, le premier week-end de décembre. Quel sens, Aurélien Pradié, voulez-vous donner à ce parti, à ce RPR devenu UMP en 2002, puis LR en 2015 ?
Réponse directe
Un mouvement populaire. Je sais que le dire, ça paraît une facilité. Tout le monde doit sûrement dire qu'il veut que son mouvement politique soit populaire. Mais compte tenu des chemins que la droite a pris depuis quelques années, je crois que dire aujourd'hui que nous voulons refonder, et que je souhaite refonder une droite populaire, c'est une véritable exigence. La droite populaire, c'est celle qui parle à tout le monde. Moi, je me suis engagé dans cette famille politique tout jeune, parce que j'étais convaincu que nous étions capables, que la droite était capable de respecter les plus fragiles, les plus humbles, de les aider à s'élever, à se redresser, à reprendre le chemin, et parler à…
« Un mouvement populaire. Je sais que le dire, ça paraît une facilité. Tout le monde doit sûrement dire qu'il veut que son mouvement politique soit populaire. Mais compte tenu des chemins que la droite a pris depuis quelques années, je crois que dire aujourd'hui que nous voulons refonder, et que je souhaite refonder une droite populaire, c'est une véritable exigence. La droite populaire, c'est celle qui parle à tout le monde. Moi, je me suis engagé dans cette famille politique tout jeune, parce que j'étais convaincu que nous étions capables, que la droite était capable de respecter les plus fragiles, les plus humbles, de les aider à s'élever, à se redresser, à reprendre le chemin, et parler à ceux pour qui la vie était plus facile. Et donc, être un mouvement populaire, c'est pas si simple, en réalité. C'est-à-dire pouvoir regrouper l'ensemble de nos concitoyens dans une ambition commune, c'est sûrement ce qui ressemble le plus au gaullisme, c'est sûrement ce qu'il y a de plus difficile en politique, être capable de parler à tout le monde sans créer des catégories, vous savez, des parts de marché électorale que je déteste au plus haut point. Et puis, c'est difficile pour la droite, parce que ça fait 10 ans qu'on ne fait plus ça. »
France Culture — Sens politique · Aurélien Pradié :"Les seuls qui donnent le sentiment d'y croire, ce sont les plus extrémistes. Cela m'effraie"Vérifier à 3:36
Question 257Aurélien Pradié :"Les seuls qui donnent le sentiment d'y croire, ce sont les plus extrémistes. Cela m'effraie"
Pauvre M. Fouassac. Comment on fait campagne contre son ancien instituteur ?
Réponse partielle
Avec un peu d'arrogance peut-être à l'époque, j'avoue. Je me souviens d'une réunion publique à laquelle il était présent. C'était sa réunion publique. J'étais venu le voir avec beaucoup de provocation et je me rappelle qu'il avait conclu en disant que mon petit gars je t'ai appris à lire et à écrire. Je lui avais répondu que c'était en effet son principal problème. Il m'avait appris à lire et à écrire. J'ai gardé un immense respect pour lui. Ça a été dur, sûrement, le fait que je le batte et que je sois à lui à sa place. Mais j'ai jamais eu de... Oui, c'était une lecture cantonale très difficile. J'ai fait ça en mobilette. J'avais 21 ans. Et j'ai fait toutes les maisons les unes après les a…
« Avec un peu d'arrogance peut-être à l'époque, j'avoue. Je me souviens d'une réunion publique à laquelle il était présent. C'était sa réunion publique. J'étais venu le voir avec beaucoup de provocation et je me rappelle qu'il avait conclu en disant que mon petit gars je t'ai appris à lire et à écrire. Je lui avais répondu que c'était en effet son principal problème. Il m'avait appris à lire et à écrire. J'ai gardé un immense respect pour lui. Ça a été dur, sûrement, le fait que je le batte et que je sois à lui à sa place. Mais j'ai jamais eu de... »
France Culture — Sens politique · Aurélien Pradié :"Les seuls qui donnent le sentiment d'y croire, ce sont les plus extrémistes. Cela m'effraie"Vérifier à 33:27Voir 1 autre passage
« Oui, c'était une lecture cantonale très difficile. J'ai fait ça en mobilette. J'avais 21 ans. Et j'ai fait toutes les maisons les unes après les autres. Et il n'a pas vu venir... Moi non plus d'ailleurs, je ne l'avais pas vu venir. Donc j'ai gardé beaucoup de respect pour lui et ça a été le premier moment qui a ressemblé à toute la suite de mon parcours politique. »
France Culture — Sens politique · Aurélien Pradié :"Les seuls qui donnent le sentiment d'y croire, ce sont les plus extrémistes. Cela m'effraie"Vérifier à 34:00
Question 258Aurélien Pradié :"Les seuls qui donnent le sentiment d'y croire, ce sont les plus extrémistes. Cela m'effraie"
Vous vous êtes prononcé également contre le recul de l'âge légal de départ à la retraite, estimant que quand on commençait à travailler à 20 ans, on ne pouvait pas tenir jusqu'à 65 ans et prétendre que c'était possible, ça équivalait à ne respecter ni le travail ni l'effort. Première question là-dessus, ça ressemble davantage à un programme présidentiel pour la République que pour un parti politique. Est-ce que le chef de LR peut ou doit être le candidat à la présidentielle ?
Réponse directe
Est-ce qu'il peut ? Sûrement. Est-ce qu'il doit ? Non, ce n'est pas une obligation. Et on voit bien que le paysage politique, aujourd'hui, il est configuré de manière différente. Et donc, probablement, le futur président des Républicains ne sera pas le candidat à la présidentielle de 2027. Mais je refuse catégoriquement, dans cette campagne interne, qui pour moi est une étape absolument passionnante et constructive, au sens de ma propre construction, je refuse de parler aux adhérents différemment de ce que je peux dire aux Français. Les adhérents, si on veut les respecter dans un parti politique, on ne leur parle pas de manière différente du discours qu'on peut tenir à nos concitoyens. Et l…
« Est-ce qu'il peut ? Sûrement. Est-ce qu'il doit ? Non, ce n'est pas une obligation. Et on voit bien que le paysage politique, aujourd'hui, il est configuré de manière différente. Et donc, probablement, le futur président des Républicains ne sera pas le candidat à la présidentielle de 2027. Mais je refuse catégoriquement, dans cette campagne interne, qui pour moi est une étape absolument passionnante et constructive, au sens de ma propre construction, je refuse de parler aux adhérents différemment de ce que je peux dire aux Français. Les adhérents, si on veut les respecter dans un parti politique, on ne leur parle pas de manière différente du discours qu'on peut tenir à nos concitoyens. Et lorsque je vais sur cette question de la retraite, je vais sur des questions de dignité, je vais sur des convictions auxquelles je crois depuis des années, et je parle aux adhérents comme je parle aux Français, c'est la meilleure manière de les respecter. J'ajoute un point, je pense qu'en politique, vous n'émergez, vous n'êtes respecté que lorsque vous prenez des risques. Au fond, lorsque l'on voit que vous croyez en quelque chose. Et c'est vrai que quand je suis allé sur cette question de la réforme des retraites, alors que ça fait 10 ans que la droite dit qu'il faut bosser jusqu'à 65 ans, certains y vont jusqu'à 68 ans, c'est une espèce de cynisme, de ceux pour qui la vie est assez facile, nous les politiques, qui vont expliquer aux Français pour qui la vie est plus difficile qu'il faut les punir. Ce que font les Français vont bien profiter du système. Tout ça est insupportable à mes yeux. Et lorsque je le fais, mes équipes me disent attention, prenez un risque politique. Et je pense que c'est au moment où on prend un risque politique qu'on est respecté y compris par ses propres adhérents. Et dans toutes les réunions publiques que je fais avec les adhérents, oui, il me fallait les chercher très loin, parce que je vais les chercher depuis 10 ans de rengaine répétées sur ce sujet. Mais je vous assure, j'arrive à les amener sur des terrains parfois un peu inhabituels et avec une forme de soulagement. Le nombre d'adhérents qui viennent me voir à la fin d'une réunion en me disant « Monsieur le député, ce que vous avez dit, ça nous a fait du bien », ça fait quand même longtemps qu'on ne dit pas à un politique que ça fait du bien de l'entendre. »
France Culture — Sens politique · Aurélien Pradié :"Les seuls qui donnent le sentiment d'y croire, ce sont les plus extrémistes. Cela m'effraie"Vérifier à 12:09
Question 259Aurélien Pradié :"Les seuls qui donnent le sentiment d'y croire, ce sont les plus extrémistes. Cela m'effraie"
Non vous ne pouvez pas le viser jusque là ?
Réponse à côté
Non je ne le dis pas mais je garde de Georges Pompidou une double exigence celle de la proximité qu'avait Jacques Chirac aussi et en même temps celle de la hauteur de vue Georges Pompidou était capable d'être un homme d'une grande simplicité et pour autant il n'était pas simple et ça c'est quelque chose qui moi m'a toujours beaucoup traversé et ça valait pour Jacques Chirac aussi ils étaient simples avec les français et pour autant ils ne se sont jamais comportés comme s'ils n'étaient pas responsables politiques il y avait toujours une hauteur de vue et une simplicité
« Non je ne le dis pas mais je garde de Georges Pompidou une double exigence celle de la proximité qu'avait Jacques Chirac aussi et en même temps celle de la hauteur de vue Georges Pompidou était capable d'être un homme d'une grande simplicité et pour autant il n'était pas simple et ça c'est quelque chose qui moi m'a toujours beaucoup traversé et ça valait pour Jacques Chirac aussi ils étaient simples avec les français et pour autant ils ne se sont jamais comportés comme s'ils n'étaient pas responsables politiques il y avait toujours une hauteur de vue et une simplicité »
France Culture — Sens politique · Aurélien Pradié :"Les seuls qui donnent le sentiment d'y croire, ce sont les plus extrémistes. Cela m'effraie"Vérifier à 40:55
Question 260Aurélien Pradié :"Les seuls qui donnent le sentiment d'y croire, ce sont les plus extrémistes. Cela m'effraie"
Ou alors on est là sur des thèmes de société qui tout simplement vous touchent, vous ont touché d'abord personnellement ?
Réponse directe
Un peu des deux. D'ailleurs, en politique, on est aussi la construction de sa propre vie. Moi, je ne crois pas, vous savez, à tous ces politiques qui prétendent exercer une mission politique comme on exerce un job. Déconnecté de tout, de toute empathie, de toute histoire personnelle. Moi, je fais de la politique avec mes propres blessures. Mais d'ailleurs, qui fait vraiment de la politique sans ses propres blessures ? Des mercenaires de la politique ? Des intérimaires de la politique ? Non. Vous faites de la politique avec vos propres faiblesses. Le handicap, c'est l'histoire de ma vie, ou plutôt celle de mon père. Je crois que je n'aurais jamais imaginé, d'ailleurs, en faire un combat poli…
« Un peu des deux. D'ailleurs, en politique, on est aussi la construction de sa propre vie. Moi, je ne crois pas, vous savez, à tous ces politiques qui prétendent exercer une mission politique comme on exerce un job. Déconnecté de tout, de toute empathie, de toute histoire personnelle. Moi, je fais de la politique avec mes propres blessures. Mais d'ailleurs, qui fait vraiment de la politique sans ses propres blessures ? Des mercenaires de la politique ? Des intérimaires de la politique ? Non. Vous faites de la politique avec vos propres faiblesses. Le handicap, c'est l'histoire de ma vie, ou plutôt celle de mon père. Je crois que je n'aurais jamais imaginé, d'ailleurs, en faire un combat politique lorsque je suis rentré en politique. parce que c'était tellement imprimé en moi que je ne ressentais pas le besoin d'en faire un combat public. Et puis, les violences conjugales, c'est non pas une histoire personnelle, mais c'est ce que j'ai compris, vécu dans mon premier mandat de maire qui m'a le plus marqué, peut-être même traumatisé, lorsque j'ai eu à régler ces questions-là autour de moi lorsque j'étais un jeune maire d'une vingtaine, d'une trentaine d'années à l'époque. Au-delà, j'en fais aussi un sujet stratégique pour la droite. Je pense que lorsque la droite républicaine est capable de s'intéresser aux fragilités de notre pays, aux plus grandes fatalités, le handicap et les violences au sein de la famille en font partie, elle retrouve un chemin qui est un chemin vers la dignité. Ce combat pour la dignité de nos concitoyens, nous l'avons perdu. Et en prenant ces sujets qui peuvent paraître être des sujets de niche, parce qu'on se dit au fond que ça ne concerne pas tous les Français, même si c'est une erreur parce que ça concerne de plus en plus de Français, je pense qu'en prenant ces sujets-là, on part à la conquête de la dignité pour chaque Français et que c'est au fond ce qui fait le cœur de l'engagement politique. »
France Culture — Sens politique · Aurélien Pradié :"Les seuls qui donnent le sentiment d'y croire, ce sont les plus extrémistes. Cela m'effraie"Vérifier à 8:24
Question 261Aurélien Pradié :"Les seuls qui donnent le sentiment d'y croire, ce sont les plus extrémistes. Cela m'effraie"
Est-ce que quelque chose a changé avec Emmanuel Macron ?
Réponse directe
Non, rien n'a changé. On peut tout à fait, sur des combats aussi essentiels, avoir des forces communes et pour autant ne pas appartenir à la même majorité politique. D'autant que si Emmanuel Macron a fait un pas, c'est parce que pendant des années, nous n'avons pas lâché ce dossier-là et qu'il a fini par y être interrogé lors des élections présidentielles et que donc il a été poussé par la bataille parlementaire qu'on a menée depuis des années à céder sur ce terrain-là. Ce qui m'avait le plus marqué d'ailleurs dans l'opposition qu'Emmanuel Macron et son gouvernement avaient à la déconjugalisation de l'allocation à lutte handicapée, c'est qu'il l'abordait comme une mesure technique alors mêm…
« Non, rien n'a changé. On peut tout à fait, sur des combats aussi essentiels, avoir des forces communes et pour autant ne pas appartenir à la même majorité politique. D'autant que si Emmanuel Macron a fait un pas, c'est parce que pendant des années, nous n'avons pas lâché ce dossier-là et qu'il a fini par y être interrogé lors des élections présidentielles et que donc il a été poussé par la bataille parlementaire qu'on a menée depuis des années à céder sur ce terrain-là. Ce qui m'avait le plus marqué d'ailleurs dans l'opposition qu'Emmanuel Macron et son gouvernement avaient à la déconjugalisation de l'allocation à lutte handicapée, c'est qu'il l'abordait comme une mesure technique alors même que c'était une mesure de dignité. Et ça m'a pour moi beaucoup enseigné aussi ce qu'était la Macronie qui pour moi n'a pas de conviction politique, n'a pas d'idéal politique, c'est une somme d'opportunités, d'opportunisme et de vision technique voire technocratique du pays. »
France Culture — Sens politique · Aurélien Pradié :"Les seuls qui donnent le sentiment d'y croire, ce sont les plus extrémistes. Cela m'effraie"Vérifier à 23:23
Question 262Aurélien Pradié :"Les seuls qui donnent le sentiment d'y croire, ce sont les plus extrémistes. Cela m'effraie"
Parmi les caractéristiques dont vous affublez Emmanuel Macron et sa politique, il y a ce que vous appelez le fatalisme. Quel est le sens de cette étiquette que vous posez sur les macronistes ?
Réponse directe
Je ne crois pas qu'Emmanuel Macron ait envie de véritablement changer les choses, changer la vie de nos concitoyens. Je l'observe, lui et son gouvernement, passant plus de temps à expliquer aux Français qu'il va falloir accepter la fatalité des choses, expliquer que c'est trop compliqué de changer. Au fond, j'ai le sentiment qu'il n'est pas un de ceux qui veut bousculer la destinée y compris les plus grandes difficultés de notre pays mais les faire accepter. Et d'ailleurs, ce qu'on voit encore aujourd'hui sur les questions énergétiques, sur tous ces sujets-là, démontre cela. Ce sont des pédagogues. Et donc, il nous explique qu'au fond, si le plus grand enjeu pour un ministre aujourd'hui, c'…
« passant plus de temps à expliquer aux Français qu'il va falloir accepter la fatalité des choses, expliquer que c'est trop compliqué de changer. Au fond, j'ai le sentiment qu'il n'est pas un de ceux qui veut bousculer la destinée y compris les plus grandes difficultés de notre pays mais les faire accepter. Et d'ailleurs, ce qu'on voit encore aujourd'hui sur les questions énergétiques, sur tous ces sujets-là, démontre cela. Ce sont des pédagogues. Et donc, il nous explique qu'au fond, si le plus grand enjeu pour un ministre aujourd'hui, c'est de faire de la pédagogie. Et derrière ce mot de pédagogie, il y a une sorte d'abandon de ce que la politique peut faire pour changer la vie de nos concitoyens. Je l'ai beaucoup vu dès le début et c'est ce qui me différencie le plus d'ailleurs de sa vision du pays. Je pense qu'il n'a pas profondément envie de corriger les injustices. parce que lui-même a une vision du monde et du pays. Il considère qu'au fond, il y a ceux qui ont réussi et ceux qui ne sont rien pour le citer. »
France Culture — Sens politique · Aurélien Pradié :"Les seuls qui donnent le sentiment d'y croire, ce sont les plus extrémistes. Cela m'effraie"Vérifier à 24:40
Question 263Aurélien Pradié :"Les seuls qui donnent le sentiment d'y croire, ce sont les plus extrémistes. Cela m'effraie"
Aurélien Pradié, c'est le moment d'ouvrir avec vous notre moisson de la semaine d'archives sonores en commençant par vous écouter, si j'en juge par le nombre d'extraits radio ou télé retrouvés de vous pour la seule année 2022. Vous êtes, me semble-t-il, ce que les journalistes appellent un bon client. Donc on avait le choix, d'autant que vous n'avez pas attendu 2022 pour passer sur les ans certaines. Allez-vous identifier ce passage, Aurélien Pradié ?
Réponse à côté
La manière dont les politiques se comportent depuis plusieurs années, dont ils trahissent leur famille politique avec autant de facilité, dont ils jouent les girouettes avec autant de banalité, cette idée que tout se vaut, c'est la grande idée macroniste. La Macronie est faite de traîtres de droite et de traîtres de gauche. Alors je sais que, quand je prononce ce mot, on hurle en me disant « mais enfin vous êtes durs ». Excusez-moi, mais on est quand même dans une époque où on n'ose plus dire les choses. Quelqu'un qui est capable de passer d'une famille politique en une autre pour avoir un poste ministériel, ça s'appelle un traître politique. Gérald Darmanin en est la plus grande incarnatio…
« La manière dont les politiques se comportent depuis plusieurs années, dont ils trahissent leur famille politique avec autant de facilité, dont ils jouent les girouettes avec autant de banalité, cette idée que tout se vaut, c'est la grande idée macroniste. La Macronie est faite de traîtres de droite et de traîtres de gauche. Alors je sais que, quand je prononce ce mot, on hurle en me disant « mais enfin vous êtes durs ». Excusez-moi, mais on est quand même dans une époque où on n'ose plus dire les choses. Quelqu'un qui est capable de passer d'une famille politique en une autre pour avoir un poste ministériel, ça s'appelle un traître politique. Gérald Darmanin en est la plus grande incarnation. Oui, il n'est pas le seul. Et je pense que tout cela a banalisé, a dégradé l'idée que l'on se fait de la politique. Et je pense que c'est une des raisons pour lesquelles plus de la moitié de nos concitoyens ne vont plus voter. »
France Culture — Sens politique · Aurélien Pradié :"Les seuls qui donnent le sentiment d'y croire, ce sont les plus extrémistes. Cela m'effraie"Vérifier à 20:19
Question 264Aurélien Pradié :"Les seuls qui donnent le sentiment d'y croire, ce sont les plus extrémistes. Cela m'effraie"
Et qu'est-ce que vous gardez de ces deux hommes quand vous êtes sur votre territoire comme on dit aujourd'hui ?
Réponse directe
Non je ne le dis pas mais je garde de Georges Pompidou une double exigence celle de la proximité qu'avait Jacques Chirac aussi et en même temps celle de la hauteur de vue Georges Pompidou était capable d'être un homme d'une grande simplicité et pour autant il n'était pas simple et ça c'est quelque chose qui moi m'a toujours beaucoup traversé et ça valait pour Jacques Chirac aussi ils étaient simples avec les français et pour autant ils ne se sont jamais comportés comme s'ils n'étaient pas responsables politiques il y avait toujours une hauteur de vue et une simplicité
« Non je ne le dis pas mais je garde de Georges Pompidou une double exigence celle de la proximité qu'avait Jacques Chirac aussi et en même temps celle de la hauteur de vue Georges Pompidou était capable d'être un homme d'une grande simplicité et pour autant il n'était pas simple et ça c'est quelque chose qui moi m'a toujours beaucoup traversé et ça valait pour Jacques Chirac aussi ils étaient simples avec les français et pour autant ils ne se sont jamais comportés comme s'ils n'étaient pas responsables politiques il y avait toujours une hauteur de vue et une simplicité »
France Culture — Sens politique · Aurélien Pradié :"Les seuls qui donnent le sentiment d'y croire, ce sont les plus extrémistes. Cela m'effraie"Vérifier à 40:55
Question 265Aurélien Pradié :"Les seuls qui donnent le sentiment d'y croire, ce sont les plus extrémistes. Cela m'effraie"
Est-ce que vous avez identifié ce moment, Aurélien Pradié ?
Réponse directe
Je crois que c'était chez LCP. Ça devait être au début de mon mandat, à la grande époque des trahisons faciles, il me semble.
« Je crois que c'était chez LCP. Ça devait être au début de mon mandat, à la grande époque des trahisons faciles, il me semble. »
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Question 266Aurélien Pradié :"Les seuls qui donnent le sentiment d'y croire, ce sont les plus extrémistes. Cela m'effraie"
Quelle que soit l'identité du nouveau patron, Éric Ciotti, Bruno Retailleau ou vous, Aurélien Pradier, l'air repartira d'une feuille presque vierge, moins de 5% la présidentielle pour votre candidat de Valérie Pécresse, trois quarts d'adhérents au moins entre 2015 et 2019, ça remonte. Sensiblement depuis trois ans, mais on reste à moins de la moitié par rapport à 2015. Et à peine, ai-je lu, 1% de vos adhérents à moins de 35 ans. Quel électrochoc de fond et de forme vous prescrivez aux malades pour qu'ils soient sur pied en 2027 ?
Réponse directe
Le mouvement populaire dont je parlais, c'est non seulement celui qui parle à tout le monde, mais c'est celui qui parle de tous les sujets. Qu'est-ce que la droite a à dire aujourd'hui sur les questions d'environnement ? Qu'est-ce qu'elle a à dire sur les questions culturelles ? Qu'est-ce qu'elle a à dire sur l'éducation ? Plus grand-chose. Et redevenir un mouvement populaire, c'est être capable de parler aussi de tous ces sujets, autant que de parler d'immigration et de sécurité et de questions régaliennes. Pourquoi est-ce que je vous dis ça ? Je vous dis ça parce que j'ai observé dans ma propre famille politique, depuis maintenant un peu plus de 6 ans que j'ai responsabilité nationale, qu…
« Le mouvement populaire dont je parlais, c'est non seulement celui qui parle à tout le monde, mais c'est celui qui parle de tous les sujets. Qu'est-ce que la droite a à dire aujourd'hui sur les questions d'environnement ? Qu'est-ce qu'elle a à dire sur les questions culturelles ? Qu'est-ce qu'elle a à dire sur l'éducation ? Plus grand-chose. Et redevenir un mouvement populaire, c'est être capable de parler aussi de tous ces sujets, autant que de parler d'immigration et de sécurité et de questions régaliennes. Pourquoi est-ce que je vous dis ça ? Je vous dis ça parce que j'ai observé dans ma propre famille politique, depuis maintenant un peu plus de 6 ans que j'ai responsabilité nationale, qu'on s'était dit au fond que ce qui traversait le plus profondément l'épiderme du pays, cette question de perte d'identité, elle était liée seulement aux questions régaliennes, aux questions d'immigration, de sécurité. Je crois que c'est faux. Je crois que ce qui fait la plus grande perte d'identité pour nos concitoyens, ce sont ces petites blessures du quotidien, qu'on a un peu négligées presque par supériorité, comme si s'occuper du handicap, des violences conjugales, de la question des salaires, de la question du pouvoir d'achat, c'était au fond négligeable, ce n'était pas à la hauteur du politique. Et c'est ce chemin que je souhaite que nous retrouvions. C'est changer la vie de nos concitoyens. La politique ne change plus la vie concrète de nos concitoyens. Et vous fondez une idéologie quand vous êtes capable concrètement de changer la vie des Français. »
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Question 267Aurélien Pradié :"Les seuls qui donnent le sentiment d'y croire, ce sont les plus extrémistes. Cela m'effraie"
Et donc, quelles règles internes au parti demain sur ce sujet avec vous à la tête des Républicains ?
Réponse à côté
Les règles de la justice de la République, dès qu'il y a un signalement, il doit être porté devant la justice et c'est à la justice de trancher. Voilà pourquoi, dans la suite de la proposition de loi dont vous parliez et qui a été adoptée, j'en ai déposé une nouvelle la semaine dernière pour la création d'une juridiction spécialisée parce que c'est le seul moyen comme en Espagne de traiter vite ce genre de situation et d'y apporter des réponses concrètes. C'est à la justice de la République d'agir. Ce n'est pas parce que la justice est incapable d'agir aujourd'hui que les partis doivent faire semblant d'agir à la place.
« Les règles de la justice de la République, dès qu'il y a un signalement, il doit être porté devant la justice et c'est à la justice de trancher. Voilà pourquoi, dans la suite de la proposition de loi dont vous parliez et qui a été adoptée, j'en ai déposé une nouvelle la semaine dernière pour la création d'une juridiction spécialisée parce que c'est le seul moyen comme en Espagne de traiter vite ce genre de situation et d'y apporter des réponses concrètes. C'est à la justice de la République d'agir. Ce n'est pas parce que la justice est incapable d'agir aujourd'hui que les partis doivent faire semblant d'agir à la place. »
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Question 268Aurélien Pradié :"Les seuls qui donnent le sentiment d'y croire, ce sont les plus extrémistes. Cela m'effraie"
Dimanche 7 mai 1995, pupitre installé à l'hôtel de ville puisque Jacques Chirac, à cet instant, est encore le maire de Paris. Il vient d'être élu président de la République. C'est sa première déclaration depuis l'annonce des résultats de sa victoire face à Lionel Jospin. Troisième tentative pour Jacques Chirac après ses candidatures de 81 et 88. Que se passe-t-il, Aurélien Pradié, dans votre âme d'enfant ce dimanche 7 mai 1995 ?
Réponse directe
Je n'en ai pas un immense souvenir mais je me souviens d'être heureux. Être heureux, être ému, voir les Français heureux et voir un Jacques Chirac qui n'est plus tout à fait le même parce qu'il devient à cet instant président de la République. Cette phrase-là, je ne suis pas sûr qu'à 9 ans je m'en sois souvenu mais je l'ai dans mon bureau aujourd'hui. C'est une phrase que je trouve absolument magnifique parce qu'elle dit tout du fait que devenir président de la République, devenir le représentant de son propre pays, ça vient de très loin. À cet instant, il parle de ses parents parce qu'il sait qu'il en est l'héritier humain. il parle des Français droits, des Français humbles, des patriotes,…
« Je n'en ai pas un immense souvenir mais je me souviens d'être heureux. Être heureux, être ému, voir les Français heureux et voir un Jacques Chirac qui n'est plus tout à fait le même parce qu'il devient à cet instant président de la République. Cette phrase-là, je ne suis pas sûr qu'à 9 ans je m'en sois souvenu mais je l'ai dans mon bureau aujourd'hui. C'est une phrase que je trouve absolument magnifique parce qu'elle dit tout du fait que devenir président de la République, devenir le représentant de son propre pays, ça vient de très loin. À cet instant, il parle de ses parents parce qu'il sait qu'il en est l'héritier humain. il parle des Français droits, des Français humbles, des patriotes, il parle de la dignité, il parle du devoir d'être à la hauteur, de leur mémoire. Tout ça me donne le sentiment qu'à cet instant-là, Jacques Chirac qui devient président de la République, qui a toutes les raisons d'être grand, se sent petit. Et pour moi, c'est un message politique passionnant. j'ai cette phrase dans mon bureau et de temps en temps, quand je me sens grand, alors que je ne le suis pas, je relis cette phrase et je me dis que celui qui est devenu président de la République en 1995, s'il lui aussi a cette exigence d'être petit, c'est que nous, nous devons l'avoir aussi au quotidien. »
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Question 269Aurélien Pradié :"Les seuls qui donnent le sentiment d'y croire, ce sont les plus extrémistes. Cela m'effraie"
Un exemple, pendant cinq années, donc la législature précédente, vous avez essayé d'obtenir la déconjugalisation de l'allocation adulte handicapé, c'est-à-dire pas d'allocation minorée. Si la personne handicapée vit en couple, la majorité en marche s'y opposait alors. Et en juillet dernier, donc deux mois après la réélection du président et à peine les législatives passées, quasi unanimité à l'Assemblée pour cette loi. Est-ce que c'est un tournant malgré tout dans vos relations avec la Macronie ?
Réponse directe
Non, rien n'a changé. On peut tout à fait, sur des combats aussi essentiels, avoir des forces communes et pour autant ne pas appartenir à la même majorité politique. D'autant que si Emmanuel Macron a fait un pas, c'est parce que pendant des années, nous n'avons pas lâché ce dossier-là et qu'il a fini par y être interrogé lors des élections présidentielles et que donc il a été poussé par la bataille parlementaire qu'on a menée depuis des années à céder sur ce terrain-là. Ce qui m'avait le plus marqué d'ailleurs dans l'opposition qu'Emmanuel Macron et son gouvernement avaient à la déconjugalisation de l'allocation à lutte handicapée, c'est qu'il l'abordait comme une mesure technique alors mêm…
« Non, rien n'a changé. On peut tout à fait, sur des combats aussi essentiels, avoir des forces communes et pour autant ne pas appartenir à la même majorité politique. D'autant que si Emmanuel Macron a fait un pas, c'est parce que pendant des années, nous n'avons pas lâché ce dossier-là et qu'il a fini par y être interrogé lors des élections présidentielles et que donc il a été poussé par la bataille parlementaire qu'on a menée depuis des années à céder sur ce terrain-là. Ce qui m'avait le plus marqué d'ailleurs dans l'opposition qu'Emmanuel Macron et son gouvernement avaient à la déconjugalisation de l'allocation à lutte handicapée, c'est qu'il l'abordait comme une mesure technique alors même que c'était une mesure de dignité. Et ça m'a pour moi beaucoup enseigné aussi ce qu'était la Macronie qui pour moi n'a pas de conviction politique, n'a pas d'idéal politique, c'est une somme d'opportunités, d'opportunisme et de vision technique voire technocratique du pays. »
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Question 270Aurélien Pradié :"Les seuls qui donnent le sentiment d'y croire, ce sont les plus extrémistes. Cela m'effraie"
Guy Mirabelle. Le tout nouveau maire de Cajard. Il faut imaginer, nous sommes en avril 71 et là, Georges Pompidou, président de la République, vient de perdre les municipales à Cajard, 1000 habitants. Il y était conseiller municipal, mais la mairie vient de basculer à gauche, mais on a entendu le nouveau maire avec un discours quand même tout en amitié. On s'arrête, Aurélien Pradié, sur votre attachement à Georges Pompidou. D'abord le lot. Expliquez-nous le sens de la venue de Pompidou à Cajard en 62 pour établir sa maison de vacances et de repos, alors qu'il n'est absolument pas de la région.
Réponse directe
Non, d'abord merci pour cette archive que je trouve très belle. Merci de me l'offrir et de l'offrir aux auditeurs. Georges Pompidou ne choisit pas lui-même en réalité le lot et Cajard. C'est plutôt son épouse qui le choisit un peu par hasard. Elle le raconte assez bien d'ailleurs. Il cherchait un endroit calme, rural. Les endroits qui leur avaient été recommandés jusque-là étaient très chers. Et à l'époque, c'est François Sagan, l'histoire qu'on raconte, qui leur dit mais venez à Cajard, c'est assez peu cher, le lot est magnifique et vous y trouverez ce que vous souhaitez. Et l'épouse de Georges Pompidou tombe amoureuse très vite du lot, de Cajard. et les Pompidou s'y installent. C'est l'ép…
« Non, d'abord merci pour cette archive que je trouve très belle. Merci de me l'offrir et de l'offrir aux auditeurs. Georges Pompidou ne choisit pas lui-même en réalité le lot et Cajard. C'est plutôt son épouse qui le choisit un peu par hasard. Elle le raconte assez bien d'ailleurs. Il cherchait un endroit calme, rural. Les endroits qui leur avaient été recommandés jusque-là étaient très chers. Et à l'époque, c'est François Sagan, l'histoire qu'on raconte, qui leur dit mais venez à Cajard, c'est assez peu cher, le lot est magnifique et vous y trouverez ce que vous souhaitez. Et l'épouse de Georges Pompidou tombe amoureuse très vite du lot, de Cajard. et les Pompidou s'y installent. C'est l'époque où Sagan y est installé, une époque assez formidable. Claude Pompidou dit je retrouve à Cajard la lumière de la Grèce. Je retrouve dans le lot la lumière de la Grèce. Les pierres blanches. Oui, les pierres blanches, le soleil magnifique, une lumière assez pure, un ciel étoilé incroyable. Voilà. Et donc, ils s'y installent. Pour eux, le lot et Cajard deviennent un lieu très important. Georges Pompidou était fait de ce qu'on ne peut pas sembler aujourd'hui des incohérences mais qui en fait était une cohérence absolue. C'est celui qui élevait des moutons et qui adorait se retrouver seul à Cajard. Seul. Dans ces grandes étendues du Cosse où on ne trouve personne et qui en même temps adorait participer ou assister aux expositions d'art contemporain dans les plus beaux lieux de Paris. Georges Pompidou c'est tout ça. »
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Question 271Aurélien Pradié :"Les seuls qui donnent le sentiment d'y croire, ce sont les plus extrémistes. Cela m'effraie"
Si on dit, Aurélien Pradié, que vous êtes né pour ça, pour la victoire de la droite, vous allez le prendre pour un encouragement, mais en l'occurrence, c'est du premier degré. Vous êtes vraiment né pour la victoire de la droite, deux jours exactement avant les législatives de mars 1986 qui ont vu Jacques Chirac s'installer à Matignon. Vous êtes donc poisson ascendant RPR. Plus sérieusement, comment on vit le fait d'être jeune de droite, de vouloir faire de la politique dans un environnement quasi exclusivement de gauche ?
Réponse directe
Moi, je l'ai plutôt bien vécu. J'ai été construit dans une forme d'adversité. Ça vaut pour ma vie personnelle avant de valoir pour ma vie politique. Donc je n'ai pas été surpris lorsque je suis arrivé dans la vie politique que les choses soient difficiles parce que c'est ce que j'avais vécu personnellement. Peut-être que si j'avais été construit différemment, j'aurais trouvé tout cela insupportable. L'adversité, c'est à la fois ce qui m'a construit. C'est une force. C'est aussi un problème parce que j'ai parfois un peu du mal à concevoir qu'on puisse construire les choses autrement que dans l'adversité. J'apprends ce qu'est la confiance progressivement. Je n'ai jamais vécu ça difficilement.…
« Moi, je l'ai plutôt bien vécu. J'ai été construit dans une forme d'adversité. Ça vaut pour ma vie personnelle avant de valoir pour ma vie politique. Donc je n'ai pas été surpris lorsque je suis arrivé dans la vie politique que les choses soient difficiles parce que c'est ce que j'avais vécu personnellement. Peut-être que si j'avais été construit différemment, j'aurais trouvé tout cela insupportable. L'adversité, c'est à la fois ce qui m'a construit. C'est une force. C'est aussi un problème parce que j'ai parfois un peu du mal à concevoir qu'on puisse construire les choses autrement que dans l'adversité. J'apprends ce qu'est la confiance progressivement. »
France Culture — Sens politique · Aurélien Pradié :"Les seuls qui donnent le sentiment d'y croire, ce sont les plus extrémistes. Cela m'effraie"Vérifier à 31:46Voir 1 autre passage
« Je n'ai jamais vécu ça difficilement. Il y a eu des épreuves politiques. On ne m'a jamais fait de cadeau. Ça contribue sûrement à mon tempérament du moment mais aussi à ma détermination. J'ai eu une chance merveilleuse. Je sais qu'on ne va jamais dire en politique qu'on a de la chance. Toujours dire qu'on l'a mérité, mais j'ai quand même une bonne étoile quelque part. C'est que je rentre en politique à 18 ans. Je suis élu à 21 ans contre toute attente face à mon instituteur dans mon département, en mobilette, bref. À ce moment-là, le lendemain de mon élection à 21 ans, je reviens chez moi et je me dis mon petit gars, tu vois en fait, tout n'est pas fait que de fatalité. J'avais vécu cette fatalité dans ma vie personnelle, familiale. Je m'étais dit au fond, il y a quelque chose comme ça qui vous tombe sur la tête contre lequel vous ne pouvez rien et la politique me permet de me montrer à moi-même qu'on peut changer les choses, y compris sur sa propre vie. Moi, je souhaite à tous les gamins de mon pays de débuter leur vie à 20 ans ou à 21 ans avec cette idée que rien n'est vraiment impossible. J'ai beaucoup de chance. »
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Question 272Aurélien Pradié :"Les seuls qui donnent le sentiment d'y croire, ce sont les plus extrémistes. Cela m'effraie"
Et pour être encore plus précis, le sens que vous donnez au passage du parti Les Républicains à un gouvernement sous la présidence d'Emmanuel Macron, est-ce que vous voyez toujours cela comme de la trahison ?
Réponse directe
Oui. Et je l'assume totalement. Je n'ai pas changé d'avis. Je redis que ça peut paraître dur de l'exprimer ainsi, mais je le pense profondément. Moi, je suis effrayé de voir à quel point on banalise des comportements politiques qui, pour moi, sont des comportements politiques détestables. celles et ceux qui, pour un poste gouvernemental, sont passés d'une famille politique à une autre, sont presque érigés en héros. J'ai vu ça. Et eux-mêmes, d'ailleurs, expliquent qu'au fond, ils ont du courage politique à le faire. Il y aurait désormais du courage politique à trahir sa propre famille. Moi, j'ai admiré plus jeunes, peut-être comme certains de nos auditeurs, des responsables politiques qui n'…
« Oui. Et je l'assume totalement. Je n'ai pas changé d'avis. Je redis que ça peut paraître dur de l'exprimer ainsi, mais je le pense profondément. Moi, je suis effrayé de voir à quel point on banalise des comportements politiques qui, pour moi, sont des comportements politiques détestables. celles et ceux qui, pour un poste gouvernemental, sont passés d'une famille politique à une autre, sont presque érigés en héros. J'ai vu ça. Et eux-mêmes, d'ailleurs, expliquent qu'au fond, ils ont du courage politique à le faire. Il y aurait désormais du courage politique à trahir sa propre famille. Moi, j'ai admiré plus jeunes, peut-être comme certains de nos auditeurs, des responsables politiques qui n'avaient pas eu de grand destin ministériel, mais qui étaient restés fidèles à leurs convictions, à droite comme à gauche. Et il me semble que tout ça dégrade de manière assez latente, mais assez réelle, le comportement politique. Voilà. Et donc, je ne retire pas un mot à ce que j'ai dit. Et en le disant, pour être très honnête, j'essaie de me vacciner moi-même. Plus je cultive une forme d'antipathie pour celles et ceux qui trahissent facilement leur famille politique, plus je me dis que je me préserve moi-même un jour de me comporter pareil. »
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Question 273Aurélien Pradié :"Les seuls qui donnent le sentiment d'y croire, ce sont les plus extrémistes. Cela m'effraie"
Une minute pour une photo un cliché des époux Pompidou à Orvilliers dans leur autre maison de vacances Claude avec un bouquet de tulipes Georges cigarette entre les doigts assis sur le pare-choc de sa 4L c'était la lune de Paris Match en 69 vous avez Aurélien Pradié effectué toute votre campagne électorale des législatives en juin à bord d'une 4L est-ce que c'est un hommage ou est-ce que c'est une sorte de réincarnation que vous voulez provoquer ?
Réponse directe
En réincarnation non j'en suis bien loin mais moi j'aime les symboles d'abord cette 4L avec laquelle j'ai fait campagne c'est celle que j'ai dans le lot donc je ne l'ai pas acheté exprès c'est aussi mon histoire et puis moi je crois que certains véhicules racontent quelque chose de la liberté vous savez c'est à la fois là aussi ma chance et mon problème j'aime de toutes mes forces la liberté et peut-être même ma propre liberté faire une campagne électorale qui ne sont pas les moments de grande liberté dans une 4L c'est retrouver un peu de liberté
« En réincarnation non j'en suis bien loin mais moi j'aime les symboles d'abord cette 4L avec laquelle j'ai fait campagne c'est celle que j'ai dans le lot donc je ne l'ai pas acheté exprès c'est aussi mon histoire et puis moi je crois que certains véhicules racontent quelque chose de la liberté vous savez c'est à la fois là aussi ma chance et mon problème j'aime de toutes mes forces la liberté et peut-être même ma propre liberté faire une campagne électorale qui ne sont pas les moments de grande liberté dans une 4L c'est retrouver un peu de liberté »
France Culture — Sens politique · Aurélien Pradié :"Les seuls qui donnent le sentiment d'y croire, ce sont les plus extrémistes. Cela m'effraie"Vérifier à 40:17
Question 274Aurélien Pradié :"Les seuls qui donnent le sentiment d'y croire, ce sont les plus extrémistes. Cela m'effraie"
Est-ce qu'il y aura des débats ?
Réponse directe
cette vie interne ? Bien sûr que nous aurons des débats et que le rôle du président des Républicains, ce sera de poser des débats, de bousculer les choses. Sur la réforme des retraites, en l'occurrence, on nous dit depuis près de 10 ans que l'allongement de l'âge légal est la seule mesure financière solide. Ce n'est pas vrai. J'ai passé près de 3 ans à travailler sur le sujet pour me rendre compte qu'on avait des espèces de chimères. On nous disait que ça permet de rendre le système plus rentable à hauteur de 20 milliards d'euros. Lorsque je fais le calcul très précisément, j'arrive plutôt à 8 milliards d'euros. Bref, le rôle du futur président des Républicains, ce sera de mettre un coup de…
« cette vie interne ? Bien sûr que nous aurons des débats et que le rôle du président des Républicains, ce sera de poser des débats, de bousculer les choses. Sur la réforme des retraites, en l'occurrence, on nous dit depuis près de 10 ans que l'allongement de l'âge légal est la seule mesure financière solide. Ce n'est pas vrai. J'ai passé près de 3 ans à travailler sur le sujet pour me rendre compte qu'on avait des espèces de chimères. On nous disait que ça permet de rendre le système plus rentable à hauteur de 20 milliards d'euros. Lorsque je fais le calcul très précisément, j'arrive plutôt à 8 milliards d'euros. Bref, le rôle du futur président des Républicains, ce sera de mettre un coup de pied dans la fourmilière et parfois d'évacuer des idées qui traînent dans le fond de l'air comme des évidences. Il n'y a plus d'évidence lorsqu'on fait moins de 5% à la présidentielle et sur ces sujets comme sur les autres, il faut que nous sortions des slogans. Vous voyez, cette question de la réforme des retraites est devenue une espèce de slogan où tout le monde répète les mêmes choses, les mêmes chiffres et on ne va plus au fond des choses. »
France Culture — Sens politique · Aurélien Pradié :"Les seuls qui donnent le sentiment d'y croire, ce sont les plus extrémistes. Cela m'effraie"Vérifier à 14:55
Question 275Aurélien Pradié :"Les seuls qui donnent le sentiment d'y croire, ce sont les plus extrémistes. Cela m'effraie"
Sur le risque en politique, là, vous avez évoqué le fond des choses, venons-en à la forme. Vous vous définissez comme un rebelle, tout ce qui relève de la discipline vous ennuie. Je ne reproduis pas la citation exacte pour ne pas froisser les oreilles. Vous assumez une parole libre et certains de vos adversaires appellent ça de l'arrogance et de la brutalité. Est-ce que vous voyez quand même cela comme un risque, le risque d'être victime de vous-même et que la parole libre devienne un jour dérapage ?
Réponse directe
Oui, je l'ai évidemment en tête.
« Oui, je l'ai évidemment en tête. »
France Culture — Sens politique · Aurélien Pradié :"Les seuls qui donnent le sentiment d'y croire, ce sont les plus extrémistes. Cela m'effraie"Vérifier à 16:20
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« En 2022 et en 2019. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview politique du 01/07/26Vérifier à 13:33
« Ça reste ma famille politique, puisque c'est là où je me suis engagé depuis le début de mon engagement politique, il y a de nombreuses années maintenant. Mais je ne pense pas qu'il reste grand-chose de la droite républicaine, égauliste, dans l'organisation qui est aujourd'hui celle de LR. Et le drame de tout cela, c'est qu'on en vient parfois être très attaché au parti, aux structures presque fétichistes avec la boîte, sans être très attaché à ce qu'il y a à l'intérieur. Qu'est-ce qu'il en reste aujourd'hui, après l'épisode où Éric Ciotti est allé à l'opportunisme électoral facile, après qu'on ait gouverné avec Emmanuel Macron ? Parce que, pardon, mais ça faisait aussi partie d'un de mes points de désaccord. Je n'ai pas totalement oublié qu'y compris le président des Républicains aujourd'hui, qui dit son anti-macronisme, a été ministre d'Emmanuel Macron, sans que ça ne lui pose aucun problème. Bref, vous voyez que tout ça, c'est une fin d'époque, en réalité. Et je n'ai aucune acrimonie à l'égard de cette famille politique, ça a été la mienne. Mais simplement, je pense que tout ça, ce sont des astres morts. Ça vaut pour le Parti Socialiste comme pour LR. Et ce n'est pas grave, parce qu'il faudra demain que notre parti gaulliste se reconstruise, comme ça a toujours été le cas par le passé. Les partis meurent et d'autres renaissent. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview politique du 01/07/26Vérifier à 1:39
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Vous avez tout à fait raison. Je pense qu'il ne reste de la cinquième république aujourd'hui que le nom et un bout de constitution. Mais la cinquième république n'a toujours été forte que lorsqu'elle était dirigée par des femmes et des hommes qui respectaient l'esprit de la cinquième république. Aujourd'hui, tout pue la quatrième république. Tout pue le bidouillage politique, l'enfumage, l'escroquerie généralisée. Enfin, pardon, mais l'escroquerie politique, je veux dire. Vous vous rendez compte, je regardais ça il y a quelques jours. L'essentiel des mesures fiscales qui ont été dilées. Je dis dilées parce que c'est vraiment ça. Avec le parti socialiste pour sauver le gouvernement lors du dernier budget. L'essentiel de ces mesures fiscales, on est en train de découvrir aujourd'hui qu'elles n'ont quasiment rien rapporté de ce qu'elles devaient rapporter. Tout le monde le savait. Et tout le monde a pris les français pour des jambons. On a fait semblant de négocier des bouts de machins. Tout ça avec quel objectif ? Sauver le gouvernement. Sauver le gouvernement. Faire en sorte que ça tienne encore un peu. Sauf que plus on joue cette durée, plus on fait traîner la fin d'époque, plus on fait monter les extrêmes. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview politique du 01/07/26Vérifier à 9:47Voir 2 autres passages
« Ce n'est pas une question de grâce, c'est une question de lucidité. Franchement, quelles que soient les idées politiques que l'on ait, vous voyez un seul candidat aujourd'hui qui soit à la hauteur de la situation. Et vous voulez qu'on s'habitue à ça ? Le grand danger des fins d'époque et des démocraties fatiguées, c'est l'habitude. C'est qu'on s'endort, on roupille. Puis petit à petit, on finit par se dire, bon, ce n'est pas si grave. Au fond, tout ça est médiocre. Mais dans la médiocrité, on va peut-être trouver un truc intéressant. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview politique du 01/07/26Vérifier à 4:30
« Bien sûr que non. Je ne souhaite évidemment pas que le bouleversement soit au moment de la présidentielle. Moi, je pense qu'à la fin de l'année, il y aura d'autres offres politiques sur la table. Que là, aujourd'hui, ce sont les premières parties des premières parties. Vous savez, c'est ce qu'on supporte lors des concerts, qui ne paraît pas génial. Mais enfin, on le supporte quand même en attendant que la scène se mette en place. Et donc, je pense qu'à la fin de l'année, il y a d'autres offres politiques. Ne me demandez pas lesquelles, je n'en sais rien. C'est dommage, c'était ma prochaine question. C'est le propre aussi de ces fins d'époque. Vous savez, quand les époques s'effondrent, on ne sait jamais exactement celles qui arrivent derrière. Je ne crois pas une seule seconde que tout ça soit l'horizon. Donc ça, c'est mon optimisme. Pour répondre à votre question, sur le deuxième tour hypothétique, Le Pen-Mélenchon, c'est évidemment une hypothèse. Évidemment. La question, c'est de savoir ce que l'on est capable de faire pour l'empêcher. Et je veux de toutes mes forces pouvoir l'empêcher. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Je pense qu'on a un sujet institutionnel fort. On a une question sur le lien qu'il y a entre l'élection législative et l'élection présidentielle. Si on veut demain une vraie démocratie parlementaire, il faut dissocier les deux mandats. C'est-à-dire qu'il ne faut pas élire les députés juste après l'élection du président de la République. Moi, je suis assez favorable à ce que le président de la République soit élu pour cinq ans, mais que les députés le soient pour une durée plus longue, ce qui permet d'inverser le rapport de force. Et je pense que nous avons un vrai sujet, y compris sur le rapport au référendum et sur l'organisation démocratique de notre pays. Donc oui, ça passera par une réforme de la Constitution. Mais tout ça, vous ne pouvez le faire que si vous avez les idées claires, y compris politiquement. Si vous rentrez demain dans une espèce de marchandage entre Olivier Faure, Bruno Retailleau, et puis je ne sais qui, quel autre gestionnaire de petite épicerie, vous n'arriverez jamais à réformer ce pays. Vous vous rendez compte ? Je regardais ça hier, mais ça peut vous paraître fou, et vous allez vous dire que tout m'indigne. Mais je pense qu'il faut lutter contre la capacité que nous avons à nous habituer aux choses. J'ai écouté il y a deux, trois jours, le ministre du Travail, qui a été patron d'une grande entreprise française, il est ministre du Travail de la 7e puissance mondiale. Il était lors d'une interview... Jean-Pierre Ferrandou, pour ne pas le citer. Il était dans un expliqué lors d'une interview ce qu'il était capable de tolérer en termes de tenue vestimentaire pour les travailleurs. Et il avait tout un développement sur les bernudas bien taillés, ajustés au mocassin, et de savoir s'il trouvait que le polo était mieux que le t-shirt. Mais on est chez les... Pardon, mais on est chez les foiliers. On est chez les foiliers. Et vous voulez que je m'habitue à entendre le ministre du Travail de la 7e puissance mondiale, le matin lors d'une interview, m'expliquer quelle doit être la longueur de mon bernudas ? Pardon, et s'habituer à ça, c'est ahurissant. Je n'ai aucune intention de m'y habituer. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview politique du 01/07/26Vérifier à 11:34Voir 2 autres passages
« Je pense qu'on a un sujet institutionnel fort. On a une question sur le lien qu'il y a entre l'élection législative et l'élection présidentielle. Si on veut demain une vraie démocratie parlementaire, il faut dissocier les deux mandats. C'est-à-dire qu'il ne faut pas élire les députés juste après l'élection du président de la République. Moi, je suis assez favorable à ce que le président de la République soit élu pour cinq ans, mais que les députés le soient pour une durée plus longue, ce qui permet d'inverser le rapport de force. Et je pense que nous avons un vrai sujet, y compris sur le rapport au référendum et sur l'organisation démocratique de notre pays. Donc oui, ça passera par une réforme de la Constitution. Mais tout ça, vous ne pouvez le faire que si vous avez les idées claires, y compris politiquement. Si vous rentrez demain dans une espèce de marchandage entre Olivier Faure, Bruno Retailleau, et puis je ne sais qui, quel autre gestionnaire de petite épicerie, vous n'arriverez jamais à réformer ce pays. Vous vous rendez compte ? Je regardais ça hier, mais ça peut vous paraître fou, et vous allez vous dire que tout m'indigne. Mais je pense qu'il faut lutter contre la capacité que nous avons à nous habituer aux choses. J'ai écouté il y a deux, trois jours, le ministre du Travail, qui a été patron d'une grande entreprise française, il est ministre du Travail de la 7e puissance mondiale. Il était lors d'une interview... Jean-Pierre Ferrandou, pour ne pas le citer. Il était dans un expliqué lors d'une interview ce qu'il était capable de tolérer en termes de tenue vestimentaire pour les travailleurs. Et il avait tout un développement sur les bernudas bien taillés, ajustés au mocassin, et de savoir s'il trouvait que le polo était mieux que le t-shirt. Mais on est chez les... Pardon, mais on est chez les foiliers. On est chez les foiliers. Et vous voulez que je m'habitue à entendre le ministre du Travail de la 7e puissance mondiale, le matin lors d'une interview, m'expliquer quelle doit être la longueur de mon bernudas ? Pardon, et s'habituer à ça, c'est ahurissant. Je n'ai aucune intention de m'y habituer. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview politique du 01/07/26
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Vous savez, moi, j'ai toujours été un opposant à Emmanuel Macron depuis le premier jour. La différence d'autres, je ne suis pas allé lui servir la soupe au gouvernement. Mais je ne peux pas retirer à Emmanuel Macron qu'en 2017, il portait une espérance. Je n'ai pas partagé cette espérance, je n'y croyais pas. Mais il portait une espérance qui était effectivement l'espérance d'une coalition de volontaires. Sauf que le drame, c'est ce qu'il en a fait. Il a absolument gâché par des bidouillages politiques, par méconnaissances profondes du pays, par orgueil, ce qui pouvait être une belle promesse à l'époque. Je pense qu'aujourd'hui, cette promesse-là, elle peut prendre beaucoup plus de sens. Le problème, ce n'est pas ce qu'Emmanuel Macron avait en tête. Le problème, c'est le gâchis qu'il en a fait. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview politique du 01/07/26Vérifier à 8:00Voir 2 autres passages
« Non, je vous ai parlé de coalition de volontaires, pas de coalition de boutiques politiques. Ce n'est pas tout à fait la même chose. Je tiendrai de vous dire tout à l'heure que tous ces astres morts qui s'agitent dans leur bocal ne pouvaient pas reconstruire le pays. La proportionnelle, c'est leur donner les clés du camion. La proportionnelle, ça ne va pas permettre une meilleure représentation démocratique. Ça va permettre aux partis politiques de continuer à discuter dans les couloirs. Je vous prends quelques cas d'école, mais lorsque vous êtes élu à la proportionnelle, vous êtes élu sur des listes. Ça paraît très technique, tout ça. Et pour être sur la liste, il faut être dans les bons petits papiers du petit parti. Donc, vous allez avoir des dizaines et des dizaines de partis qui vont organiser leur candidature, leur liste, et puis certains vont avoir quelques candidats ici ou là. C'est la quatrième république. C'est le pire de ce qu'on peut connaître dans une démocratie. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview politique du 01/07/26Vérifier à 8:54
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités23 nov. 2022 au 1 juil. 2026 · 21 observations21 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Je pense qu'on a un sujet institutionnel fort. On a une question sur le lien qu'il y a entre l'élection législative et l'élection présidentielle. Si on veut demain une vraie démocratie parlementaire, il faut dissocier les deux mandats. C'est-à-dire qu'il ne faut pas élire les députés juste après l'élection du président de la République. Moi, je suis assez favorable à ce que le président de la République soit élu pour cinq ans, mais que les députés le soient pour une durée plus longue, ce qui permet d'inverser le rapport de force. Et je pense que nous avons un vrai sujet, y compris sur le rapport au référendum et sur l'organisation démocratique de notre pays. Donc oui, ça passera par une réforme de la Constitution. Mais tout ça, vous ne pouvez le faire que si vous avez les idées claires, y compris politiquement. Si vous rentrez demain dans une espèce de marchandage entre Olivier Faure, Bruno Retailleau, et puis je ne sais qui, quel autre gestionnaire de petite épicerie, vous n'arriverez jamais à réformer ce pays. Vous vous rendez compte ? Je regardais ça hier, mais ça peut vous paraître fou, et vous allez vous dire que tout m'indigne. Mais je pense qu'il faut lutter contre la capacité que nous avons à nous habituer aux choses. J'ai écouté il y a deux, trois jours, le ministre du Travail, qui a été patron d'une grande entreprise française, il est ministre du Travail de la 7e puissance mondiale. Il était lors d'une interview... Jean-Pierre Ferrandou, pour ne pas le citer. Il était dans un expliqué lors d'une interview ce qu'il était capable de tolérer en termes de tenue vestimentaire pour les travailleurs. Et il avait tout un développement sur les bernudas bien taillés, ajustés au mocassin, et de savoir s'il trouvait que le polo était mieux que le t-shirt. Mais on est chez les... Pardon, mais on est chez les foiliers. On est chez les foiliers. Et vous voulez que je m'habitue à entendre le ministre du Travail de la 7e puissance mondiale, le matin lors d'une interview, m'expliquer quelle doit être la longueur de mon bernudas ? Pardon, et s'habituer à ça, c'est ahurissant. Je n'ai aucune intention de m'y habituer. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview politique du 01/07/26Vérifier à 11:34Voir 2 autres passages
« Je pense qu'on a un sujet institutionnel fort. On a une question sur le lien qu'il y a entre l'élection législative et l'élection présidentielle. Si on veut demain une vraie démocratie parlementaire, il faut dissocier les deux mandats. C'est-à-dire qu'il ne faut pas élire les députés juste après l'élection du président de la République. Moi, je suis assez favorable à ce que le président de la République soit élu pour cinq ans, mais que les députés le soient pour une durée plus longue, ce qui permet d'inverser le rapport de force. Et je pense que nous avons un vrai sujet, y compris sur le rapport au référendum et sur l'organisation démocratique de notre pays. Donc oui, ça passera par une réforme de la Constitution. Mais tout ça, vous ne pouvez le faire que si vous avez les idées claires, y compris politiquement. Si vous rentrez demain dans une espèce de marchandage entre Olivier Faure, Bruno Retailleau, et puis je ne sais qui, quel autre gestionnaire de petite épicerie, vous n'arriverez jamais à réformer ce pays. Vous vous rendez compte ? Je regardais ça hier, mais ça peut vous paraître fou, et vous allez vous dire que tout m'indigne. Mais je pense qu'il faut lutter contre la capacité que nous avons à nous habituer aux choses. J'ai écouté il y a deux, trois jours, le ministre du Travail, qui a été patron d'une grande entreprise française, il est ministre du Travail de la 7e puissance mondiale. Il était lors d'une interview... Jean-Pierre Ferrandou, pour ne pas le citer. Il était dans un expliqué lors d'une interview ce qu'il était capable de tolérer en termes de tenue vestimentaire pour les travailleurs. Et il avait tout un développement sur les bernudas bien taillés, ajustés au mocassin, et de savoir s'il trouvait que le polo était mieux que le t-shirt. Mais on est chez les... Pardon, mais on est chez les foiliers. On est chez les foiliers. Et vous voulez que je m'habitue à entendre le ministre du Travail de la 7e puissance mondiale, le matin lors d'une interview, m'expliquer quelle doit être la longueur de mon bernudas ? Pardon, et s'habituer à ça, c'est ahurissant. Je n'ai aucune intention de m'y habituer. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview politique du 01/07/26
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes2 nov. 2022 au 1 juil. 2026 · 40 observations41 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Bien sûr que non. Je ne souhaite évidemment pas que le bouleversement soit au moment de la présidentielle. Moi, je pense qu'à la fin de l'année, il y aura d'autres offres politiques sur la table. Que là, aujourd'hui, ce sont les premières parties des premières parties. Vous savez, c'est ce qu'on supporte lors des concerts, qui ne paraît pas génial. Mais enfin, on le supporte quand même en attendant que la scène se mette en place. Et donc, je pense qu'à la fin de l'année, il y a d'autres offres politiques. Ne me demandez pas lesquelles, je n'en sais rien. C'est dommage, c'était ma prochaine question. C'est le propre aussi de ces fins d'époque. Vous savez, quand les époques s'effondrent, on ne sait jamais exactement celles qui arrivent derrière. Je ne crois pas une seule seconde que tout ça soit l'horizon. Donc ça, c'est mon optimisme. Pour répondre à votre question, sur le deuxième tour hypothétique, Le Pen-Mélenchon, c'est évidemment une hypothèse. Évidemment. La question, c'est de savoir ce que l'on est capable de faire pour l'empêcher. Et je veux de toutes mes forces pouvoir l'empêcher. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview politique du 01/07/26Vérifier à 5:49Voir 2 autres passages
« Oui, ça nous donnera évidemment du baume au cœur, mais enfin si tout ça pouvait nous faire oublier les drames qui traversent notre pays, ce serait un peu facile. Je ne pense pas qu'aujourd'hui notre pays ait besoin de baume, il y a besoin d'une solution. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview politique du 01/07/26Vérifier à 0:55
« D'abord, je veux vous corriger ce que j'ai dit, si vous l'avez compris comme ça. Je ne suis pas pessimiste. Au contraire, je suis optimiste. Si j'étais pessimiste, je me contenterais de ce que nous avons sous les yeux. Et c'est justement parce que je suis optimiste que je dis qu'il faut que tout ça meure une bonne fois pour toutes et qu'on puisse passer à autre chose. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Je l'ai regardé sur la fin. J'étais dans un avion. Moi je suis dans une terre de rugby, donc on est beaucoup plus assidu au rugby qu'au football, mais c'est une très belle victoire. Ce qui est magnifique, c'est que de telles victoires sportives puissent commencer à embarquer un pays. Donc on leur souhaite évidemment bonne chance, parce qu'il en faut toujours un peu, et beaucoup de force pour la suite. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview politique du 01/07/26Vérifier à 0:24Voir 2 autres passages
« Vous avez cité la réforme des retraites. Je pense que c'est un sujet intéressant. À l'époque, je me suis opposé à la réforme des retraites contre l'avis des chefs de LR. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview Politique du 17/09/25Vérifier à 4:32
« Je ne crois pas avoir prononcé cette phrase, mais je vous entendais, je crois, parler des travailleurs sociaux, notamment. Vous voyez, on a un défi dans notre pays qui est l'enfance. Il se trouve que depuis des décennies, la mortalité infantile des bébés notamment, la santé mentale des adolescents, avait progressé. Il se trouve que depuis quelques années, elle régresse, et notamment la mortalité infantile qui augmente, ce qui est un défi absolument majeur. La période du Covid, on est passé très vite sur cette période-là, en l'oubliant aussi vite qu'elle était arrivée, a laissé des traces profondes dans notre jeunesse. Et je pense que la politique que nous avons d'accompagnement des plus jeunes, notamment des adolescents, de lutte contre la mortalité infantile peut être un défi gigantesque. Moi, j'ai beaucoup de respect pour ceux qui travaillent avec la jeunesse. Je le vois notamment dans les services de protection de l'enfance, qui aujourd'hui sont des services presque abandonnés des autorités publiques. On parlait tout à l'heure de justice. Les juges des enfants, dont nous n'avons jamais eu autant besoin aujourd'hui, pour redonner une perspective et un avenir à ces jeunes qui sont perdus, sont parmi les plus déshérités de notre justice. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Non, je vous ai parlé de coalition de volontaires, pas de coalition de boutiques politiques. Ce n'est pas tout à fait la même chose. Je tiendrai de vous dire tout à l'heure que tous ces astres morts qui s'agitent dans leur bocal ne pouvaient pas reconstruire le pays. La proportionnelle, c'est leur donner les clés du camion. La proportionnelle, ça ne va pas permettre une meilleure représentation démocratique. Ça va permettre aux partis politiques de continuer à discuter dans les couloirs. Je vous prends quelques cas d'école, mais lorsque vous êtes élu à la proportionnelle, vous êtes élu sur des listes. Ça paraît très technique, tout ça. Et pour être sur la liste, il faut être dans les bons petits papiers du petit parti. Donc, vous allez avoir des dizaines et des dizaines de partis qui vont organiser leur candidature, leur liste, et puis certains vont avoir quelques candidats ici ou là. C'est la quatrième république. C'est le pire de ce qu'on peut connaître dans une démocratie. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview politique du 01/07/26Vérifier à 8:54Voir 2 autres passages
« La taxe Zuckman, je pense qu'elle est inefficace. C'est ma conviction, d'un point de vue technique et opérationnel. Mais ce qu'on ne peut pas évacuer, c'est le fait qu'aujourd'hui, le travail dans notre pays, l'effort, est beaucoup plus taxé que la rente. C'est ça le cœur du sujet. Et une grande nation qui, aujourd'hui, appuie sa fiscalité sur ceux qui produisent moins que sur ceux qui bénéficient de la rente, est une nation qui s'éteint. C'est ce qui se passe sur notre activité économique. Donc pour moi, le cœur du sujet, c'est comment on va chercher un effort supplémentaire sur la spéculation, que je combats pour ma part parce que je pense qu'elle est un poison pour l'économie et un poison pour l'état d'esprit d'une nation et d'une société. Et comment est-ce que l'on demande plus d'effort à la rente et moins d'effort au travail ? Mais donc vous voyez qu'il faut aller au-delà de la question de la taxation des hauts revenus. Parce que sur les hauts revenus, il y a les revenus de la rente, les revenus de la spéculation et les revenus du travail. Ce qui n'est pas du tout la même chose. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview Politique du 17/09/25Vérifier à 5:59
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Non, je vous ai parlé de coalition de volontaires, pas de coalition de boutiques politiques. Ce n'est pas tout à fait la même chose. Je tiendrai de vous dire tout à l'heure que tous ces astres morts qui s'agitent dans leur bocal ne pouvaient pas reconstruire le pays. La proportionnelle, c'est leur donner les clés du camion. La proportionnelle, ça ne va pas permettre une meilleure représentation démocratique. Ça va permettre aux partis politiques de continuer à discuter dans les couloirs. Je vous prends quelques cas d'école, mais lorsque vous êtes élu à la proportionnelle, vous êtes élu sur des listes. Ça paraît très technique, tout ça. Et pour être sur la liste, il faut être dans les bons petits papiers du petit parti. Donc, vous allez avoir des dizaines et des dizaines de partis qui vont organiser leur candidature, leur liste, et puis certains vont avoir quelques candidats ici ou là. C'est la quatrième république. C'est le pire de ce qu'on peut connaître dans une démocratie. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview politique du 01/07/26Vérifier à 8:54Voir 2 autres passages
« Mais vous voyez bien qu'on est déjà dans cette blague. Mouvaise blague. Enfin, le gouvernement démissionnaire, aujourd'hui, il est composé de LR, d'ex-socialistes, notamment le ministre de l'économie et du budget, et on essaie de faire semblant que tout le monde est d'accord. La clé, et d'ailleurs, je pense que Sébastien Lecornu a raison, c'est d'abord de poser le contrat de gouvernement. Qu'est-ce qu'on fait ensemble ? Qu'est-ce que ces gens-là ont envie de faire ensemble ? À part avoir tous un gyrofare sur la bagnole. C'est le point commun qu'ils ont aujourd'hui. Qu'est-ce qu'ils font en commun ? Et donc, cette définition du projet politique, au fond, c'est la définition même d'un gouvernement d'union nationale. Et lorsque, à l'après-guerre, ou lorsque, en 1958, on a formé des gouvernements d'union nationale, on l'a fait sur un projet politique commun. Et je trouve que Sébastien Lecornu, de ce point de vue, prend le sujet par le bon bout en disant, on va d'abord réfléchir à ce que l'on fait. Et puis, si on ne trouve pas de majorité sur un point d'accord, eh bien, il faudra sûrement en revenir aux urnes. Vous voulez dire une dissolution ? Une dissolution ? Ou le président de la République qui prend ses propres initiatives ? Mais revenir aux urnes, ça peut aussi être un référendum ? D'accord. C'est que le président de la République a la main sur beaucoup du champ référendaire. Et de toute manière, il faut être clair, aujourd'hui, on s'illusionne de tout ça. Et c'est là que moi, je veux alerter ceux qui nous écoutent. Le plus grave dans une démocratie, c'est quand on s'engourdit, quand on roupille. Et aujourd'hui, on roupille. On accepte des situations que nous n'aurions jamais acceptées par le passé. Et notamment une situation qui est que démocratiquement, la formation des précédents gouvernements n'était pas conforme aux souhaits du peuple. Et donc ça, vous pouvez, autant que vous voulez, essayer d'échapper à cette réalité. Elle finit toujours par vous rattraper. Et c'est ce qui fait que M. Barnier, M. Bayrou finissent par trébucher dans le tapis. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview Politique du 17/09/25
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« De construction de quoi ? D'un budget déjà ? Oui, d'un budget. Mais à quel prix ? Vous voyez, au fond, ce à quoi nous habituons lentement, c'est que désormais, ce qui nous préoccuperait le plus, c'est que le gouvernement tienne, quel que soit le prix. Vous voyez bien que ce budget est pire que le budget qu'avait proposé Michel Barnard. Pourquoi pire ? Fiscalement, il est pire. D'ailleurs, on en découvre tous les jours. La dernière mesure sur l'abaissement du taux de TVA sur les auto-entrepreneurs, c'est une absurdité. Personne n'avait osé le faire, parce que c'est grotesque. Ça n'a aucun sens économique. Ça a été arrêté ! Mais bien sûr, mais enfin, ça a été installé dans le premier budget. Et il faut que le ministre de l'Industrie, pour essayer de sauver les meubles, dise qu'il le suspend. Enfin, tout ça, c'est... Pardon, mais c'est grotesque. Et ce ne serait pas grave si la situation du pays n'était pas aussi lourde. Vous voyez bien les défis gigantesques auxquels on a à faire face. Et moi, ça me trouble de voir que ce qui nous préoccupe au fond, aujourd'hui principalement, c'est de savoir si le gouvernement va sauver ses fesses ou pas. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - Le Barbier du matin du 11/02/25Vérifier à 4:04Voir 2 autres passages
« La réforme des retraites. Éric Ciotti m'a démis de mes fonctions de vice-président. Et c'est d'ailleurs ma plus grande fierté. Parce que j'étais défavorable à la réforme des retraites portée par Emmanuel Macron. Il voulait aller jusqu'à 65 ans. Qu'est-ce qu'il va raconter à Marine Le Pen et à Jordan Bardella qui veulent la retraite à 60 ans ? »
France 2 — Les 4 Vérités · L'alliance de Ciotti avec le RN : vers un éclatement des Républicains ? - Aurélien Pradié est l'invité des 4V du 12 juin 2024Vérifier à 5:42
« Ou 62. C'est à peu près la même chose. Qu'est-ce qu'il va raconter à Marine Le Pen et à Jordan Bardella qui ne veulent pas réformer, notamment le système d'assurance chômage, là où lui voulait être extrêmement dur avec ceux qui n'étaient pas en activité ? »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Oui, elle y est probablement. Mais regardons un peu notre histoire récente et plus ancienne. Je pense qu'aujourd'hui, nous sommes à un moment politique qui nécessite de faire des grandes choses. D'ailleurs, tous les autres pays du monde font de grandes choses, parfois qui ne sont pas conformes à nos valeurs, mais elles font de grandes choses. Aujourd'hui, nous ne pouvons pas faire de petites choses. Dans notre histoire, et notamment lorsque la sécurité sociale a été fondée dans notre pays, au moins la reconstruction, on a fait de grandes choses. Ces grandes choses, vous ne les faites pas si vous n'avez pas et la droite et la gauche avec vous. Sinon, vous êtes condamnés à faire de petites choses. Et nous ne sommes pas dans une période où nous pouvons faire de petites choses. C'est la raison pour laquelle je pense que cette situation ne pourra pas durer. Et je vais même vous dire plus. Je pense qu'il ne faut pas qu'elle dure. Parce que si elle dure, le réveil sera redoutable. Au fond, on a un corps malade à qui on file du doliprane toute la journée en se disant que ça ira mieux demain. Le réveil va être terrible. Il faut que dès demain, dans les semaines et les mois qui viennent, nous rebâtissions ce pays. On ne peut plus attendre. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - Le Barbier du matin du 11/02/25Vérifier à 6:02Voir 2 autres passages
« Je souhaite qu'on travaille à la fois sur les contraintes, notamment pour les plus grandes entreprises qui sont celles qui souvent respectent le moins les règles. »
RMC — Face à Face · Face à Face : Aurélien Pradié - 16/02Vérifier à 8:53
« Je ne sais pas, moi je ne suis pas un chef de caserne. Mais je pense que ce que je dis, y compris de ce chemin d'une droite populaire, qui sûrement rompt avec ce qu'on a pu entendre depuis quelques années, c'est assez partagé. Je peux perturber. Celui qui dit parfois des vérités perturbe un peu plus que les autres. Mais je veux dire à Madame la Première Ministre qu'elle n'imagine pas une seule seconde pouvoir faire voter une réforme des retraites en passage en force. D'abord parce qu'elle n'aura pas la majorité à l'Assemblée. Et qu'ensuite, on ne tord pas le bras au pays. Une réforme des retraites, ce n'est pas une réforme comme les autres. Vous annoncez qu'elle n'aura pas la majorité à l'Assemblée ? Je suis convaincu que si elle passe en force, si elle ne trouve pas de consensus et de moyens de consensus, cette réforme est vouée à l'échec. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview politique du 01/07/26Vérifier à 5:49
« Ça reste ma famille politique, puisque c'est là où je me suis engagé depuis le début de mon engagement politique, il y a de nombreuses années maintenant. Mais je ne pense pas qu'il reste grand-chose de la droite républicaine, égauliste, dans l'organisation qui est aujourd'hui celle de LR. Et le drame de tout cela, c'est qu'on en vient parfois être très attaché au parti, aux structures presque fétichistes avec la boîte, sans être très attaché à ce qu'il y a à l'intérieur. Qu'est-ce qu'il en reste aujourd'hui, après l'épisode où Éric Ciotti est allé à l'opportunisme électoral facile, après qu'on ait gouverné avec Emmanuel Macron ? Parce que, pardon, mais ça faisait aussi partie d'un de mes points de désaccord. Je n'ai pas totalement oublié qu'y compris le président des Républicains aujourd'hui, qui dit son anti-macronisme, a été ministre d'Emmanuel Macron, sans que ça ne lui pose aucun problème. Bref, vous voyez que tout ça, c'est une fin d'époque, en réalité. Et je n'ai aucune acrimonie à l'égard de cette famille politique, ça a été la mienne. Mais simplement, je pense que tout ça, ce sont des astres morts. Ça vaut pour le Parti Socialiste comme pour LR. Et ce n'est pas grave, parce qu'il faudra demain que notre parti gaulliste se reconstruise, comme ça a toujours été le cas par le passé. Les partis meurent et d'autres renaissent. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview politique du 01/07/26Vérifier à 1:39
« Mais vous voyez bien qu'on est déjà dans cette blague. Mouvaise blague. Enfin, le gouvernement démissionnaire, aujourd'hui, il est composé de LR, d'ex-socialistes, notamment le ministre de l'économie et du budget, et on essaie de faire semblant que tout le monde est d'accord. La clé, et d'ailleurs, je pense que Sébastien Lecornu a raison, c'est d'abord de poser le contrat de gouvernement. Qu'est-ce qu'on fait ensemble ? Qu'est-ce que ces gens-là ont envie de faire ensemble ? À part avoir tous un gyrofare sur la bagnole. C'est le point commun qu'ils ont aujourd'hui. Qu'est-ce qu'ils font en commun ? Et donc, cette définition du projet politique, au fond, c'est la définition même d'un gouvernement d'union nationale. Et lorsque, à l'après-guerre, ou lorsque, en 1958, on a formé des gouvernements d'union nationale, on l'a fait sur un projet politique commun. Et je trouve que Sébastien Lecornu, de ce point de vue, prend le sujet par le bon bout en disant, on va d'abord réfléchir à ce que l'on fait. Et puis, si on ne trouve pas de majorité sur un point d'accord, eh bien, il faudra sûrement en revenir aux urnes. Vous voulez dire une dissolution ? Une dissolution ? Ou le président de la République qui prend ses propres initiatives ? Mais revenir aux urnes, ça peut aussi être un référendum ? D'accord. C'est que le président de la République a la main sur beaucoup du champ référendaire. Et de toute manière, il faut être clair, aujourd'hui, on s'illusionne de tout ça. Et c'est là que moi, je veux alerter ceux qui nous écoutent. Le plus grave dans une démocratie, c'est quand on s'engourdit, quand on roupille. Et aujourd'hui, on roupille. On accepte des situations que nous n'aurions jamais acceptées par le passé. Et notamment une situation qui est que démocratiquement, la formation des précédents gouvernements n'était pas conforme aux souhaits du peuple. Et donc ça, vous pouvez, autant que vous voulez, essayer d'échapper à cette réalité. Elle finit toujours par vous rattraper. Et c'est ce qui fait que M. Barnier, M. Bayrou finissent par trébucher dans le tapis. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview Politique du 17/09/25Vérifier à 2:29
« Oui, les deux. Mais les deux d'ailleurs se nourrissent. Il n'y a pas de crise politique profonde sans qu'il y ait aussi une crise de régime. Et je pense que nous avons un vrai sujet sur le rapport à la constitution de la Ve République. Mais là aussi, disons les choses clairement. Être gaulliste, ce n'est pas être fétichiste, ni pour les partis politiques, ni pour la constitution. Il faut la toucher d'une main tremblante, la constitution en effet. Mais le général de Gaulle lui-même a toujours cherché à adapter la constitution, à la rénover. Je n'ai pas besoin de vous rappeler le référendum qu'il avait souhaité lui-même, qu'il a fait sortir de l'engagement politique à ce moment-là. C'était contraire à l'esprit de la Ve République. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview politique du 01/07/26Vérifier à 10:52
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview politique du 01/07/26Vérifier à 5:33
France Inter · Aurélien Pradié : "La seule alternative au macronisme ne peut pas être entre deux extrêmes"Vérifier à 20:10
« Aujourd'hui, le temps me donne raison. À moi et à d'autres de mes collègues chez LR qui nous y étions opposés. D'abord, on l'a bien vu, cette réforme-là n'a pas produit les effets qu'elle devait produire. On a menti aux Français. On leur a dit, cette réforme-là va sauver le système. Elle n'a rien sauvé du système. Pire même, elle a aggravé la situation. Et puis, une autre chose, c'est qu'elle a mis à contribution ceux qui travaillaient déjà beaucoup. Comme sur les jours fériés. C'est cette idée selon laquelle, au fond, ceux qui bossent déjà beaucoup, plutôt la classe moyenne, on leur demande de faire des efforts supplémentaires pour les autres. Et ça, c'est insupportable. Peut-être que cette question de la réforme des retraites, sur laquelle, y compris les macronistes, conviennent aujourd'hui qu'en fait, elle a été faite avec les pieds, qu'elle n'a pas fonctionné, qu'elle ne produit pas les effets nécessaires. C'est peut-être un sujet de discussion. Mais je veux faire une invitation au Premier ministre. Les négociations, lorsqu'on veut qu'elles soient claires, il faut que les cuisines soient ouvertes. Et donc, je pense qu'il y a un danger à négocier le bout de gras avec les différents groupes politiques dans l'ombre des groupes politiques. Ce qu'il faut, c'est prendre à témoin les Français. Que l'on sache ce qui se discute. Et que l'opinion publique, que les Françaises et les Français puissent aussi demander des comptes aux groupes politiques qui, pour l'instant, négocient le bout de gras dans leurs petits coins. La grande négociation sur un accord de gouvernement, elle doit se faire devant les Français, pas dans les antichambres des groupes politiques. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview Politique du 17/09/25Vérifier à 4:41
« J'ai fait partie de ceux qui n'ont pas voté la dernière réforme des retraites et si c'était à refaire je referais exactement la même chose d'autant que les mois et les années qui ont suivi donnent raison à beaucoup des arguments que pas seuls nous avons pu porter je vais essayer de l'expliquer d'abord je ne fais pas partie des fétichistes qui matin midi et soir s'obsèdent sur une question devenue secondaire qui est celle de l'âge légal de départ à la retraite et disons les choses clairement il y a dans notre pays même dans notre famille politique des fétichistes de l'âge légal d'abord parce que parfois ça évite d'avoir d'autres idées et ensuite parce que et là j'insiste sur ce point à force que la politique soit devenue dépourvue de toute imagination elle est redevenue doloriste au fond je ne sais pas à quel moment dans ce pays il y a quelque chose qui a basculé et qui a fait que le courage politique se résumait à la douleur qu'on pouvait infliger c'est ce que j'appelle le sado-réformisme qu'on trouve parfois dans le libéralisme bien sûr exactement c'est le dolorisme alors des époques de notre histoire ça a beaucoup existé le dolorisme c'est toujours une manière historiquement pour les responsables politiques de renvoyer leur propre faute leur propre manquement sur le dos des citoyens en disant si ça marche pas c'est parce que vous êtes des feignants si ça marche pas c'est parce que vous êtes pas bon je pense que si quelques-uns d'entre nous avaient eu à gérer les comptes publics depuis quelques années la situation serait probablement meilleure en tous les cas pas pire qu'elle ne l'est aujourd'hui avec les spécialistes que nous avons eu depuis tant d'années bref j'insiste sur ce point parce que sur la question de l'âge légal il va quand même falloir se sortir des têtes peu imaginatives que ce n'est pas le sujet et je vais essayer de l'expliquer d'abord ce n'est pas le sujet parce que l'âge légal dit de moins en moins l'âge auquel vous partez à la retraite et que plus le temps passe plus vous partez à un autre âge que l'âge légal pour ceux qui sont dans des systèmes les plus favorables vous partez très avant l'âge légal et pour ceux qui sont dans des situations différentes vous partez très après l'âge légal et donc cette question de l'âge légal en réalité n'a aucune réalité dans la vie du travail et de la retraite de nos concitoyens deuxièmement l'âge légal provoque des dysfonctionnements et c'est ce pourquoi je m'y suis opposé il y a maintenant quelques temps j'avais à l'époque expliqué une chose simple dont je n'étais pas absolument sûr mais qui désormais s'est démontré lorsque et c'est encore le cas pour les deux générations qui viennent lorsque vous commencez à travailler à 16 ans il y a de fortes chances que vous soyez conduit à travailler dans un métier difficile ça se comprend assez clairement vous n'êtes pas banquier associé chez Barclays à 16 ans ni même à 17 ni même à 18 et les métiers qui sont les métiers dans lesquels vous commencez le plus tôt sont aussi les métiers les plus difficiles physiquement en horaire décalé en exigence de volume de travail et dans conditions physiques je dis ce ne sera plus le cas dans deux générations parce que même ces métiers là sont des métiers qui évoluent en termes de charge physique évoluent socialement et dans deux générations la démonstration que je fais n'aura plus lieu mais elle existe encore le report de l'âge légal de la réforme des retraites consiste en quoi ? il consiste à dire à tous ceux qui ont commencé à travailler avant 18 ans vous allez bosser une à deux années de plus pour ceux qui ont commencé à travailler à 30 ans excusez-moi mais quand on défend le mérite l'effort le travail comment peut-on aller expliquer à celui ou celle qui a commencé à bosser à 16 ans qu'il va devoir cotiser deux années de plus pour celui qui a commencé à travailler à 30 ans et dont les conditions de travail sont forcément plus favorables c'est contraire même à l'idée que la droite se fait de la reconnaissance de l'effort et du travail nous avons la démonstration depuis les derniers comptes ou au moins ce qu'on arrive à recoller des comptes liés aux retraites qu'est-ce qui se produit depuis la dernière réforme des retraites et bien c'est très simple nous avons une explosion des pensions d'invalidité pour ceux qui ont commencé à travailler avant 18 ans nous avons une explosion des arrêts maladie après 62 ans et nous avons une explosion des mises au chômage longue durée après 62 ans allez chez France Travail quand vous avez 62 ans je peux déjà vous dire ce qu'on va vous expliquer que vous allez attendre jusqu'à la retraite qu'est-ce qui s'est produit non seulement on n'a pas rééquilibré les comptes moi je me souviens très bien du discours de l'époque où on nous disait c'est la réforme ou la baisse des pensions on a eu la réforme on a eu le déséquilibre des comptes puisque les comptes liés à la réforme ou à la retraite sont plus en déséquilibre que ce qu'on imaginait et pardon de vous dire qu'il y a quelques mois on a quasiment failli avoir la baisse des pensions vous voyez le bobard sur lequel on a installé ce débat politique et donc j'ai toujours dit être favorable non pas à la question de l'âge légal mais à la question de la durée de cotisation et quand je dis ça en fait je dis quelque chose qui n'est pas très éloigné de ce que tu dis la durée de cotisation c'est quoi vous cotisez à partir du moment où vous avez commencé à travailler si vous voulez continuer à travailler ou si vous pouvez continuer à travailler jusqu'à 66 ans vous cotiserez jusqu'à 66 ans et ce que vous récupérez du capital que tu évoques au fond qui est le volume des cotisations que vous avez versé sera plus important aujourd'hui avec l'âge légal si vous continuez à travailler deux années après l'âge légal vous ne récupérez jamais 100% de ce que vous aurez versé en cotisation si vous avez récupéré 30% c'est le goût du monde vous pensez que c'est une manière de favoriser y compris le fait de continuer à travailler davantage après et la durée de cotisation c'est une manière de venir au fond à la maîtrise de son parcours individuel que tu évoquais tout à l'heure est-ce que ça s'appelle capitalisation est-ce que ça s'appelle seulement durée de cotisation j'en sais rien à vrai dire même ça m'importe peu ce qui compte en revanche c'est d'inverser complètement le paradigme et de ce point de vue je suis d'accord nous sommes tous attachés au régime par répartition mais nous l'étions à un moment où il était démographiquement tenable nous n'avons déjà plus de système par répartition et toutes les compensations que l'état injecte dans les caisses des retraites font que de toute façon tout ça est une hypocrisie est une illusion et donc il nous faut en venir à un système qui pour moi est le système de durée de cotisation et donc probablement de capitalisation avec une limite mais je t'ai entendu le dire qui est que le capital en question ne peut pas être soumis à toutes les spéculations et que ce qui fait notre marque de fabrique y compris notre souveraineté ça a été un problème pour beaucoup d'autres états du monde c'est lorsque l'on place sur des marchés incertains une partie non pas seulement de notre dette mais aussi de nos retraites dès lors que l'on garde une souveraineté sur ce capital là je n'ai aucun problème et à cela s'ajoutera de toute façon non pas du 100% de capitalisation ou durée de cotisation mais des compensations parce que oui il faudra encore des minimum vieillesse qui soit plus digne que ce que nous connaissons aujourd'hui oui il faudra des outils de compensation pour celui qui à 50 ans aura fait un AVC et ne pourra pas continuer à travailler il faudra ces systèmes qui continueront à créer un lien de solidarité entre chacun d'entre nous et donc pour vous répondre je suis extrêmement hostile à tous ceux qui nous disent qu'ils ne veulent pas entendre parler de l'âge légal autant qu'à ceux qui nous expliquent que tout doit passer par l'âge légal et je comprends que dans ce conclave à la noix personne n'est réussi à s'entendre parce que des deux côtés je dis bien des deux côtés il y a une cécité totale sur la nécessité de tout rebâtir et en fait c'est ce qui nous rassemble d'une certaine manière mais avec d'autres aussi on n'est pas les seuls c'est que vous voyez bien que sur tous les sujets il faut tout reprendre à la base et que là ce qui perturbe en particulier un gouvernement qui est soumis à une potentielle motion de censure et dont la seule obsession est de s'assurer de pouvoir durer encore un peu à aucun instant ils ne s'attaqueront à un chantier aussi colossal sauf que c'est absolument vital et c'est ce qui nous manque terriblement et moi j'ai tendance à dire que je comprends que ça effraie certains dans la classe politique je comprends que certains dans la classe politique se disent quand même ce gyrophare sur la voiture si je peux le garder encore un peu et puis tout ça c'est l'aboutissement de ma vie vous comprenez d'être ministre très bien moi je les respecte mais pour le gros boulot qui est à faire il faut qu'ils laissent la place à d'autres s'ils ont la trouille c'est pas grave il y en a d'autres qui n'ont pas la trouille »
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