Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
16 févr. 2019 au 1 juil. 2026
Questions
499
Entretiens
Non renseigné
Sources
Non renseigné
Heures analysées
Non renseigné
Répartition sur 499 questions évaluables
Réponse directe
231
Réponse partielle
100
Réponse à côté
158
Refus explicite
10
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 226 à 250 sur 499
Question 226Face-à-Face : Aurélien Pradié - 02/11
les sénateurs en commission ont changé, modifié le texte pour accorder une forme de droit de veto aux élus locaux, aux maires, sur les projets qui concerneraient leur territoire. Est-ce que vous ne voteriez ce texte que s'il reprenait ce droit de veto des maires qui a été ajouté par vos collègues du Sénat, des collègues républicains, ou est-ce qu'au fond, vous pourriez voter un texte même qui n'aurait pas cette disposition-là ?
Réponse partielle
Je souhaite qu'il y ait un droit de veto parce que l'IENDRS a suffisamment fait de dégâts. Oui, mais pour moi, ce n'est pas aujourd'hui la priorité des priorités. Je vous le redis, à force de regarder les éoliennes, on finit par oublier de regarder le nucléaire et de regarder notamment l'hydroélectrique. J'ai posé sur la table un certain nombre de propositions extrêmement urgentes, notamment sur l'hydroélectrique qui est une ressource renouvelable. Il ne faut pas la négliger. Ce n'est pas parce que l'éolien est à la mode qu'on ne doit pas regarder le reste.
« Je souhaite qu'il y ait un droit de veto parce que l'IENDRS a suffisamment fait de dégâts. Oui, mais pour moi, ce n'est pas aujourd'hui la priorité des priorités. Je vous le redis, à force de regarder les éoliennes, on finit par oublier de regarder le nucléaire et de regarder notamment l'hydroélectrique. J'ai posé sur la table un certain nombre de propositions extrêmement urgentes, notamment sur l'hydroélectrique qui est une ressource renouvelable. Il ne faut pas la négliger. Ce n'est pas parce que l'éolien est à la mode qu'on ne doit pas regarder le reste. »
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« En 2022 et en 2019. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview politique du 01/07/26Vérifier à 13:33
Méthode, périmètre et limitesVersion small-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
4 sept. 2026
Données arrêtées au :
5 oct. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
RMC — Face à Face · Face-à-Face : Aurélien Pradié - 02/11Vérifier à 14:45
Question 227Face-à-Face : Aurélien Pradié - 02/11
Alors justement, Aurélien Prédé, je reprends dessus sur une expression que vous venez d'utiliser. Vous avez parlé de droite populaire. Vous dites que vous voulez incarner la droite populaire. Est-ce que dans votre esprit, implicitement, ce qu'on comprend, c'est que, allez, Éric Ciotti, Bruno Rotaio selon vous, ils représentent une droite plus bourgeoise. C'est ça que vous voulez dire en fait ?
Réponse partielle
Moi, je ne fais pas d'implicite. Quand j'ai quelque chose à dire, je le dis. Dites-le. C'est-à-dire quelques ennuis. Dites-le, selon vous, ils ne sont pas assez populaires. Je ne le dis pas parce que... Ils ne représentent pas la France populaire. Vous ne me ferez pas dire ce que je ne pense pas. Allez, au bout de jeu. Je ne vous le dis pas parce que je ne le pense pas. Je vous dis que mon chemin, c'est celui d'une droite moderne. D'une droite qui reparle aux catégories populaires. Quand Marie-Michel Lomaric est votre soutien. Et je vous dis plus clairement que sûrement, que des trois candidats, je suis le seul à pouvoir tourner cette page. Parce que je n'ai pas le passif que d'autres peuve…
« Moi, je ne fais pas d'implicite. Quand j'ai quelque chose à dire, je le dis. Dites-le. C'est-à-dire quelques ennuis. Dites-le, selon vous, ils ne sont pas assez populaires. Je ne le dis pas parce que... Ils ne représentent pas la France populaire. Vous ne me ferez pas dire ce que je ne pense pas. Allez, au bout de jeu. Je ne vous le dis pas parce que je ne le pense pas. Je vous dis que mon chemin, c'est celui d'une droite moderne. D'une droite qui reparle aux catégories populaires. Quand Marie-Michel Lomaric est votre soutien. Et je vous dis plus clairement que sûrement, que des trois candidats, je suis le seul à pouvoir tourner cette page. Parce que je n'ai pas le passif que d'autres peuvent avoir. Toutes les pages, pas seulement la page de Nicolas Sarkozy, aussi la page de cette droite qui s'est perdue depuis dix ans et qui ne parlait plus au peuple. »
RMC — Face à Face · Face-à-Face : Aurélien Pradié - 02/11Vérifier à 18:20
Question 228Face-à-Face : Aurélien Pradié - 02/11
Vous disiez il y a quelques instants, Aurélien Pradié, que c'était une régularisation massive. Est-ce que selon vous, le gouvernement cède au patronat en faisant cette proposition d'un nouveau titre de séjour pour les métiers en tension ?
Réponse à côté
Je comprends tout à fait. Chez l'entreprise, et je rencontre tous les jours dans mon propre département, qui ont des difficultés pour recruter dans le lot. Mais ailleurs, c'est le cas aussi. Je dis simplement que la politique migratoire, ce n'est pas qu'une question économique. C'est aussi une question économique. Oui, mais pas seulement. La politique migratoire, elle a des conséquences, y compris sur la vie sociale de notre pays. Et je ne veux pas que nous résumions la politique migratoire à une question économique. Je vais même vous dire, je ne le souhaite pas pour notre pays, et je ne le souhaite pas non plus pour les populations qui vont émigrer. Parce que cette idée selon laquelle l'im…
« Je comprends tout à fait. Chez l'entreprise, et je rencontre tous les jours dans mon propre département, qui ont des difficultés pour recruter dans le lot. Mais ailleurs, c'est le cas aussi. Je dis simplement que la politique migratoire, ce n'est pas qu'une question économique. C'est aussi une question économique. Oui, mais pas seulement. La politique migratoire, elle a des conséquences, y compris sur la vie sociale de notre pays. Et je ne veux pas que nous résumions la politique migratoire à une question économique. Je vais même vous dire, je ne le souhaite pas pour notre pays, et je ne le souhaite pas non plus pour les populations qui vont émigrer. Parce que cette idée selon laquelle l'immigration n'est qu'une question de main-d'œuvre me paraît moralement discutable. »
RMC — Face à Face · Face-à-Face : Aurélien Pradié - 02/11Vérifier à 4:17
Question 229Face-à-Face : Aurélien Pradié - 02/11
Pour reprendre l'exemple d'un restaurant, aujourd'hui, dans la plupart des restaurants des grandes villes de France, il y a des sans-papiers. En fait, ils sont déjà là. Ils travaillent déjà. Simplement, ils sont illégaux, d'un point de vue du droit. Ils n'ont pas le droit d'être en France, mais ils travaillent. Et d'une certaine manière, ils sont dépendants de leurs employeurs. Est-ce qu'au fond, ce n'est pas une hypocrisie ?
Réponse à côté
J'ai proposé quelque chose de simple. Que nous ayons demain un titre de séjour probatoire. Il faut faire ses preuves pour pouvoir être intégré à notre pays. Le titre de séjour probatoire... C'est travailler, c'est faire ses preuves, non ? Mais pas seulement. Il faut aussi parfaitement maîtriser la langue. Parce que si vous ne la maîtrisez pas, vous ne pouvez pas être intégré et vous êtes réduit à une forme de quasi-esclavagisme. Vous devez aussi respecter toutes les règles du pays. J'ai proposé que durant la période probatoire d'un titre de séjour, si vous commettez le moindre délit, le moindre crime, c'est dehors, immédiatement. Oui, mais la plupart d'entre eux ne commettent pas de délits…
« J'ai proposé quelque chose de simple. Que nous ayons demain un titre de séjour probatoire. Il faut faire ses preuves pour pouvoir être intégré à notre pays. Le titre de séjour probatoire... C'est travailler, c'est faire ses preuves, non ? Mais pas seulement. Il faut aussi parfaitement maîtriser la langue. Parce que si vous ne la maîtrisez pas, vous ne pouvez pas être intégré et vous êtes réduit à une forme de quasi-esclavagisme. Vous devez aussi respecter toutes les règles du pays. J'ai proposé que durant la période probatoire d'un titre de séjour, si vous commettez le moindre délit, le moindre crime, c'est dehors, immédiatement. Oui, mais la plupart d'entre eux ne commettent pas de délits et de crimes. Ils travaillent, certains ont même des diplômes, un CAP, un BEP. Vous avez raison, la plupart. Mais pour certains, ce n'est pas le cas. Et pour le reste, je redis que la politique migratoire, c'est une affaire aussi politique qu'une affaire de projet de société. Je veux ensuite vous redire que nous avons aujourd'hui plusieurs millions de nos propres concitoyens qui sont au chômage. Qui ne veulent pas ses postes. Oui, mais il va falloir. Parce que ces entreprises, elles augmentent les salaires. Eh bien, je souhaite que nous renforcions la coercition sur la question des demandeurs d'emploi. Voilà pourquoi je vous dis que d'abord, avant d'aller chercher la main-d'œuvre étrangère, faisons en sorte que nos propres concitoyens soient poussés à travailler davantage. C'est ce que je vous proposais tout à l'heure avec la réduction des allocations au chômage si on refuse un emploi de moins de six mois dans un secteur en tension. »
RMC — Face à Face · Face-à-Face : Aurélien Pradié - 02/11Vérifier à 5:15
Question 230Face-à-Face : Aurélien Pradié - 02/11
Il y a d'autres textes sur lesquels le gouvernement aura besoin du renfort de l'opposition pour faire passer ses projets, notamment sur le nucléaire, sur les énergies renouvelables, on va en dire un mot. Mais on a vu ces derniers jours un certain nombre d'actions de militants écolos très différentes, violentes par la place Sainte-Solene, spectaculaires, des mises en scène dans des musées ou à l'Opéra, par exemple. Le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, encore lui, a parlé d'éco-terrorisme. Est-ce que, selon vous, certains de ces militants écolos, certains sont des terroristes sans puissance ?
Réponse directe
Je refuse à tous ces individus le moindre titre de militant. Ce ne sont pas des militants. Ce que je vais vous dire est à mon sens. Ils ont le droit de défendre leurs idées. Ils ne défendent pas leurs idées. Ils font preuve de violence, ils commettent des actes délictuels et aucune cause, je le dis bien, aucune cause, y compris lorsqu'on la repeint en vert, ne peut justifier de se comporter comme des délinquants. Est-ce que nous accepterions... Des délinquants ou des terroristes, comme dit le ministre de l'Intérieur ? Est-ce que nous accepterions du moindre de nos concitoyens pour quelque cause qu'ils défendent, qu'ils dérogent à toutes les lois, qu'ils s'attaquent à notre police et à notre…
« Je refuse à tous ces individus le moindre titre de militant. Ce ne sont pas des militants. Ce que je vais vous dire est à mon sens. Ils ont le droit de défendre leurs idées. Ils ne défendent pas leurs idées. Ils font preuve de violence, ils commettent des actes délictuels et aucune cause, je le dis bien, aucune cause, y compris lorsqu'on la repeint en vert, ne peut justifier de se comporter comme des délinquants. Est-ce que nous accepterions... Des délinquants ou des terroristes, comme dit le ministre de l'Intérieur ? Est-ce que nous accepterions du moindre de nos concitoyens pour quelque cause qu'ils défendent, qu'ils dérogent à toutes les lois, qu'ils s'attaquent à notre police et à notre gendarmerie ? Nous ne l'accepterions de personne. »
RMC — Face à Face · Face-à-Face : Aurélien Pradié - 02/11Vérifier à 7:58Voir 2 autres passages
« Ceux qui manifestent avec dignité, en respect des règles, ne sont pas des terroristes. Mais nous voyons... Mais ceux de Sainte-Soligne sont des terroristes. Bien sûr qu'ils le sont. Ils sont en plus cas. Il a raison dans les mots. Comme souvent, Gérald Darmanin parle fort. Ce n'est pas un mot un peu trop fort. Il n'y a pas de l'attentat. »
RMC — Face à Face · Face-à-Face : Aurélien Pradié - 02/11Vérifier à 8:41
« Il a les actes faibles. Je voudrais simplement attirer votre attention sur la gravité de la situation. Vous voyez à quel point nous nous habituons depuis des années à ce que des individus commettent des actes délictuels aillent contre toutes les décisions démocratiques. Le projet dont vous parlez est un projet qui a été validé par tous les états de démocratie. Lorsque l'on s'en prend aux forces de l'ordre, comme c'est le cas aujourd'hui, on est un délinquant et un voyou. Je ne sais pas si on est un terroriste. Je sais simplement qu'on est un délinquant et un voyou. Et je veux vous dire... Y compris les élus qui étaient sur place ? Je veux vous dire qu'il y a une grande complicité des uns et des autres à l'égard de ceux qui ne sont pas des militants. Je demande à tous ceux qui croient sincèrement à la cause environnementale de se désolidariser de toutes celles et ceux qui sont en train de devenir aujourd'hui des ennemis de notre démocratie. Il faut à présent remettre les pendules à l'heure. Lorsque l'on s'attaque comme certains le font à toutes les décisions qui sont prises dans notre pays dans le respect de notre démocratie puisque ces décisions sont démocratiques, qu'on ne respecte plus l'état de droit, ça veut dire qu'on est un ennemi de la démocratie. Et les élus qui par complicité, qui par silence cautionnent ces actes-là ne sont pas dignes de leurs responsabilités. »
Question 231Face-à-Face : Aurélien Pradié - 02/11
Dans un mois, vous serez peut-être président du Parti des Républicains, vous êtes candidat à la présidence face à Éric Ciotti, Bruno Retailleau, vous êtes aussi député du Lot, et on va en parler tout à l'heure. Mais d'abord, un mot sur l'immigration, puisqu'il y a une interview intéressante ce matin dans le journal Le Monde des ministres de l'Intérieur et du Travail, M. Darmanin et du Soct, qui dévoilent les grandes lignes du projet de loi sur l'immigration. Vous allez discuter à l'Assemblée nationale au début de l'année. Il y a notamment cette proposition nouvelle, la création d'un nouveau titre de séjour pour des étrangers en situation irrégulière, un titre de séjour pour les métiers en tension, c'est-à-dire les secteurs économiques, comme le bâtiment par exemple, où les employeurs peinent à recruter ou en manque de bras. Est-ce que c'est une bonne idée, une piste intéressante, ou est-ce que c'est une fausse piste du gouvernement ?
Réponse directe
Il faut dire les choses simplement. Il s'agit d'une régularisation automatique et massive d'un certain nombre de travailleurs qui aujourd'hui sont dans notre pays et qui ne sont pas nationalisés, ou qui n'ont pas la nationalité française, pour le dire plus simplement. Ils ne sont pas réguliers parce qu'ils ne sont pas en situation régulière. Et donc derrière les mots, il faut préciser la pensée, il s'agit d'une régularisation massive. J'y suis tout à fait défavorable. C'est une folie, pour une raison simple. C'est qu'aujourd'hui, ce dont nous avons besoin dans notre pays, c'est de reprendre le contrôle sur la politique migratoire. Nous avons une politique migratoire qui est hors de contrôle…
« Il faut dire les choses simplement. Il s'agit d'une régularisation automatique et massive d'un certain nombre de travailleurs qui aujourd'hui sont dans notre pays et qui ne sont pas nationalisés, ou qui n'ont pas la nationalité française, pour le dire plus simplement. Ils ne sont pas réguliers parce qu'ils ne sont pas en situation régulière. Et donc derrière les mots, il faut préciser la pensée, il s'agit d'une régularisation massive. J'y suis tout à fait défavorable. C'est une folie, pour une raison simple. C'est qu'aujourd'hui, ce dont nous avons besoin dans notre pays, c'est de reprendre le contrôle sur la politique migratoire. Nous avons une politique migratoire qui est hors de contrôle. Ce n'est pas en régularisant massivement qu'on va reprendre le contrôle. Et puis, pardon de vous dire qu'il faut régler les premiers problèmes. D'abord, nous avons aujourd'hui 400 000 emplois vacants dans notre pays. 400 000 emplois vacants qui ne trouvent pas preneur. Allons former et faisons en sorte que les règles soient plus strictes pour ceux qui sont des demandeurs d'emploi et qui sont éloignés du travail pour les remettre sur le chemin du travail. J'ai proposé que l'on ne puisse plus refuser une offre d'emploi dans un secteur en tension, une offre d'emploi de moins de 6 mois à moins de 30 minutes de chez soi, sous peine de voir son allocation au chômage divisée par 2. Je pense qu'il vaut mieux demain travailler à faire en sorte que nos propres concitoyens reviennent vers le chemin du travail que de solutionner le problème par l'immigration qui, au-delà d'une question économique, est une question politique pour notre pays et une question sociale. Je reprends les mots que vous utilisez. »
RMC — Face à Face · Face-à-Face : Aurélien Pradié - 02/11Vérifier à 0:57
Question 232Face-à-Face : Aurélien Pradié - 02/11
« Régularisation massive », c'est bien ce que vous avez dit. C'est exactement les mots qu'emploie ce matin également Marine Le Pen qui parle de campagne de régularisation de sans-papiers. Au fond, vous dites la même chose sur ce sujet-là, sur cette proposition du gouvernement, que le Rassemblement national.
Réponse à côté
Mais je ne choisis pas mes mots en fonction de Marine Le Pen. Et je pense que d'autres, d'ailleurs, diront aussi à quel point cette proposition n'a pas de sens. Nous avons besoin, je le redis, de reprendre le contrôle. Nous sommes aujourd'hui à près de 400 000 titres de séjour dans notre pays. Je ne crois pas à l'automaticité sur la question de l'immigration. J'ai proposé de la même manière que tous les titres de séjour demain deviennent des titres de séjour probatoires. Parce que le travail ne suffit pas à l'intégration. Il faut avoir l'assurance que vous parlez le français. Il faut avoir l'assurance que vous avez respecté... Ils veulent aussi renforcer les règles de l'exécutif français po…
« Mais je ne choisis pas mes mots en fonction de Marine Le Pen. Et je pense que d'autres, d'ailleurs, diront aussi à quel point cette proposition n'a pas de sens. Nous avons besoin, je le redis, de reprendre le contrôle. Nous sommes aujourd'hui à près de 400 000 titres de séjour dans notre pays. Je ne crois pas à l'automaticité sur la question de l'immigration. J'ai proposé de la même manière que tous les titres de séjour demain deviennent des titres de séjour probatoires. Parce que le travail ne suffit pas à l'intégration. Il faut avoir l'assurance que vous parlez le français. Il faut avoir l'assurance que vous avez respecté... Ils veulent aussi renforcer les règles de l'exécutif français pour les étrangers qui demandent un titre de séjour. Oui, mais je ne crois pas à l'intégration automatique. Je ne crois pas à la régularisation automatique. Je veux que chacun fasse ses preuves. Et je le redis, vous ne me trouverez jamais pour vous dire que pour des raisons, y compris économiques, il faut perdre à nouveau le contrôle sur notre politique. »
RMC — Face à Face · Face-à-Face : Aurélien Pradié - 02/11Vérifier à 2:31
Question 233Aurélien Pradié : "La droite doit redevenir populaire, reparler aux catégories laborieuses de notre pays"
Qu'est-ce qu'il y a par exemple dans le programme ?
Réponse à côté
Je veux terminer sur ça. Allez-y,
« Je veux terminer sur ça. Allez-y, »
France Inter — Questions politiques · Aurélien Pradié : "La droite doit redevenir populaire, reparler aux catégories laborieuses de notre pays"Vérifier à 20:58
Question 234Aurélien Pradié : "La droite doit redevenir populaire, reparler aux catégories laborieuses de notre pays"
Comment ça se passe au réunion prédit au Parlement ?
Réponse à côté
On apprend à se parler, on apprend à remettre en question des groupes de parole ? Non, on n'en est pas là, on a les réunions de groupe tous les mardi qui sont les vrais groupes de parole.
« On apprend à se parler, on apprend à remettre en question des groupes de parole ? Non, on n'en est pas là, on a les réunions de groupe tous les mardi qui sont les vrais groupes de parole. »
France Inter — Questions politiques · Aurélien Pradié : "La droite doit redevenir populaire, reparler aux catégories laborieuses de notre pays"Vérifier à 46:14
Question 235Aurélien Pradié : "La droite doit redevenir populaire, reparler aux catégories laborieuses de notre pays"
Et pourquoi ne pas en déposer une ?
Réponse directe
Et nous verrons. Ce n'est pas du tout exclu que nous le fassions. Est-ce qu'à ce moment-là, une motion de censure change quelque chose à la vie de nos concitoyens ? Non. Il faut peut-être l'expliquer à nos auditeurs. Mais la motion de censure, la motion de censure, elle ne fait pas renverser Emmanuel Macron. Mais c'est une question de temps. La motion de censure, elle permet de faire basculer le gouvernement, et peut-être d'ailleurs le président de la République, peut-il renommer Elisabeth Borne, première ministre ? Et alors, on va changer quelques sous-secrétaires d'État aux choux farcis par d'autres ? Mais est-ce que ce n'est pas simplement parce que vous n'êtes pas prêt à droite ? La que…
« Et nous verrons. Ce n'est pas du tout exclu que nous le fassions. Est-ce qu'à ce moment-là, une motion de censure change quelque chose à la vie de nos concitoyens ? Non. Il faut peut-être l'expliquer à nos auditeurs. Mais la motion de censure, la motion de censure, elle ne fait pas renverser Emmanuel Macron. Mais c'est une question de temps. La motion de censure, elle permet de faire basculer le gouvernement, et peut-être d'ailleurs le président de la République, peut-il renommer Elisabeth Borne, première ministre ? Et alors, on va changer quelques sous-secrétaires d'État aux choux farcis par d'autres ? Mais est-ce que ce n'est pas simplement parce que vous n'êtes pas prêt à droite ? La question n'est pas savoir. »
France Inter — Questions politiques · Aurélien Pradié : "La droite doit redevenir populaire, reparler aux catégories laborieuses de notre pays"Vérifier à 15:38Voir 1 autre passage
« Je vous y réponds. »
France Inter — Questions politiques · Aurélien Pradié : "La droite doit redevenir populaire, reparler aux catégories laborieuses de notre pays"Vérifier à 16:12
Question 236Aurélien Pradié : "La droite doit redevenir populaire, reparler aux catégories laborieuses de notre pays"
alors quoi ?
Réponse à côté
On a aujourd'hui une fiscalité sur nos entreprises qui est absolument écrasante. L'écart qu'il y a entre le salaire net et le salaire brut est devenu absolument insupportable. Et ça n'a plus de sens, y compris pour nos concitoyens qui ne s'y retrouvent pas dans le système d'assurance collective. L'écart est beaucoup plus faible entre le brut et le net. Mais l'assurance globale est aussi moindre, vous avez raison.
« On a aujourd'hui une fiscalité sur nos entreprises qui est absolument écrasante. L'écart qu'il y a entre le salaire net et le salaire brut est devenu absolument insupportable. Et ça n'a plus de sens, y compris pour nos concitoyens qui ne s'y retrouvent pas dans le système d'assurance collective. »
France Inter — Questions politiques · Aurélien Pradié : "La droite doit redevenir populaire, reparler aux catégories laborieuses de notre pays"Vérifier à 36:34Voir 1 autre passage
« L'écart est beaucoup plus faible entre le brut et le net. Mais l'assurance globale est aussi moindre, vous avez raison. »
France Inter — Questions politiques · Aurélien Pradié : "La droite doit redevenir populaire, reparler aux catégories laborieuses de notre pays"Vérifier à 36:51
Question 237Aurélien Pradié : "La droite doit redevenir populaire, reparler aux catégories laborieuses de notre pays"
Alors vous voulez parler aux boulangers, au peuple, il y en a une qui arrive manifestement à lire le sondage du JDD ce matin de l'IFOP, c'est Marine Le Pen. Si les élections présidentielles, si l'élection présidentielle avait lieu aujourd'hui, elle obtiendrait 30% des suffrages, c'est plus 6,5% par rapport à avril 2022. Emmanuel Macron est stable autour de 29%, Valérie Pécresse à 3% en baisse. C'est quoi le secret de Marine Le Pen ?
Refus explicite
Je ne veux pas me comparer à Marine Le Pen, ce serait désagréable pour elle.
« Je ne veux pas me comparer à Marine Le Pen, ce serait désagréable pour elle. »
France Inter — Questions politiques · Aurélien Pradié : "La droite doit redevenir populaire, reparler aux catégories laborieuses de notre pays"Vérifier à 31:26
Question 238Aurélien Pradié : "La droite doit redevenir populaire, reparler aux catégories laborieuses de notre pays"
Quelle charge, par exemple ?
Refus explicite
Je ne crois pas. Quelle charge ? Il faut que nous les regardions les unes après les autres. Non mais quoi ? Vous êtes très pragmatique,
« Je ne crois pas. Quelle charge ? Il faut que nous les regardions les unes après les autres. Non mais quoi ? Vous êtes très pragmatique, »
France Inter — Questions politiques · Aurélien Pradié : "La droite doit redevenir populaire, reparler aux catégories laborieuses de notre pays"Vérifier à 36:30
Question 239Aurélien Pradié : "La droite doit redevenir populaire, reparler aux catégories laborieuses de notre pays"
Alors c'était un vous personnel ou un vous de groupe politique ?
Réponse à côté
Ce serait aussi désagréable pour mes collègues. Observons un peu ce que fait Marine Le Pen, ce que font d'ailleurs tous les mouvements dits populistes un peu partout en Europe et dans le monde. Ils parlent aux Français des sujets qui les concernent au quotidien. Nous serons capables demain de passer devant le Rassemblement National, non pas en singeant ce que le Rassemblement National dit en étant du Canada Dry mauvaise copie du Rassemblement National.
« Ce serait aussi désagréable pour mes collègues. Observons un peu ce que fait Marine Le Pen, ce que font d'ailleurs tous les mouvements dits populistes un peu partout en Europe et dans le monde. Ils parlent aux Français des sujets qui les concernent au quotidien. Nous serons capables demain de passer devant le Rassemblement National, non pas en singeant ce que le Rassemblement National dit en étant du Canada Dry mauvaise copie du Rassemblement National. »
France Inter — Questions politiques · Aurélien Pradié : "La droite doit redevenir populaire, reparler aux catégories laborieuses de notre pays"Vérifier à 31:32
Question 240Aurélien Pradié : "La droite doit redevenir populaire, reparler aux catégories laborieuses de notre pays"
Mais alors pourquoi, après un portrait aussi virulent du président de la République et de son action, il y a eu une semaine dans le JDD, vous faites partie de ces républicains, de votre camp, députés, qui disent « Non, on ne va pas ajouter de la chien-lie à la chien-lie, on ne votera pas de motion de censure ». C'est un peu contradictoire, non ?
Réponse partielle
Et parce que la motion de censure dont nous parlons a été déposée par Jean-Luc Mélenchon et ses amis, et que moi, je ne me sens rien de commun avec Jean-Luc Mélenchon et ses amis.
« Et parce que la motion de censure dont nous parlons a été déposée par Jean-Luc Mélenchon et ses amis, et que moi, je ne me sens rien de commun avec Jean-Luc Mélenchon et ses amis. »
France Inter — Questions politiques · Aurélien Pradié : "La droite doit redevenir populaire, reparler aux catégories laborieuses de notre pays"Vérifier à 15:29
Question 241Aurélien Pradié : "La droite doit redevenir populaire, reparler aux catégories laborieuses de notre pays"
Est-ce que vous pensez que Laurent Wauquiez est affaibli par ce scandale révélé par Mediapart d'un dîner, d'un repas au Château de la Chèse, au Beaujolais, en juin dernier, 100 000, peut-être 150 000 euros sur les frais du contribuable de la région ?
Réponse à côté
S'il y avait besoin de vous démontrer qu'il ne faut surtout pas coller une cible sur le dos de notre candidat dès l'année prochaine, vous en avez la démonstration. Peut-être aussi Je vous dis simplement que nous avons besoin aujourd'hui de laisser Laurent Wauquiez comme d'autres, mais Laurent Wauquiez parce qu'il s'y prépare singulièrement, aller vers les Français. Vous savez, la primaire... La primaire a fabriqué quelque chose de terrible. C'est qu'elle a donné des ailes à des femmes et des hommes qui sûrement n'étaient pas prêts pour la campagne présidentielle. Se préparer à une présidentielle, c'est un chemin incroyablement difficile. Incroyablement difficile. Et c'est pour ça que je ne…
« S'il y avait besoin de vous démontrer qu'il ne faut surtout pas coller une cible sur le dos de notre candidat dès l'année prochaine, vous en avez la démonstration. Peut-être aussi »
France Inter — Questions politiques · Aurélien Pradié : "La droite doit redevenir populaire, reparler aux catégories laborieuses de notre pays"Vérifier à 52:40Voir 2 autres passages
« Je vous dis simplement que nous avons besoin aujourd'hui de laisser Laurent Wauquiez comme d'autres, mais Laurent Wauquiez parce qu'il s'y prépare singulièrement, aller vers les Français. Vous savez, la primaire... »
France Inter — Questions politiques · Aurélien Pradié : "La droite doit redevenir populaire, reparler aux catégories laborieuses de notre pays"Vérifier à 52:49
« La primaire a fabriqué quelque chose de terrible. C'est qu'elle a donné des ailes à des femmes et des hommes qui sûrement n'étaient pas prêts pour la campagne présidentielle. Se préparer à une présidentielle, c'est un chemin incroyablement difficile. Incroyablement difficile. Et c'est pour ça que je ne veux plus de primaire, que je suis le seul crédible quand je dis que je ne veux plus de primaire puisque moi, je n'y ai pas participé et je ne l'ai jamais soutenu à la différence d'autres et que désormais, il faut que nous retrouvions un chemin qui nous permette d'aller vers le peuple. Être président de parti, ça permet de préparer le terrain à notre candidat. »
Question 242Aurélien Pradié : "La droite doit redevenir populaire, reparler aux catégories laborieuses de notre pays"
Député du Lot, candidat à la présidence de son parti, qui s'appellera peut-être bientôt plus Les Républicains, mais qui aujourd'hui s'appelle encore Les Républicains. Première question d'actualité pour vous. Des méga-bassines qui mettent le feu aux poudres dans les Deux-Sèvres. Des projets, vous savez, qui visent à pomper l'eau des nappes phréatiques l'automne et l'hiver pour faire des stocks l'été à l'air libre pour l'irrigation, pour les agriculteurs. Comment est-ce que vous jugez ces projets de méga-bassines ?
Réponse directe
La question de l'eau est une question absolument essentielle pour notre agriculture, mais bien au-delà de la question agricole. Et je suis absolument stupéfait, moi venant d'un département rural, agricole, celui du Lot, de voir à quel point on refuse d'avancer sur des solutions qui sont pourtant des solutions de bonne gestion de l'eau. Faire des stocks d'eau permettent de mieux gérer la nappe phréatique, récolter l'eau pluviale, c'est ce qui arrive lorsqu'on fait des bassins de rétention, des lacs collinaires. Aujourd'hui, on a les pires difficultés à créer ces outils-là, qui pourtant sont des outils respectueux, y compris de l'environnement, qui permettent demain de mieux raisonner notre c…
« La question de l'eau est une question absolument essentielle pour notre agriculture, mais bien au-delà de la question agricole. Et je suis absolument stupéfait, moi venant d'un département rural, agricole, celui du Lot, de voir à quel point on refuse d'avancer sur des solutions qui sont pourtant des solutions de bonne gestion de l'eau. Faire des stocks d'eau permettent de mieux gérer la nappe phréatique, récolter l'eau pluviale, c'est ce qui arrive lorsqu'on fait des bassins de rétention, des lacs collinaires. Aujourd'hui, on a les pires difficultés à créer ces outils-là, qui pourtant sont des outils respectueux, y compris de l'environnement, qui permettent demain de mieux raisonner notre consommation en eau. Voir des écologistes, qui se prétendent écologistes, aller attaquer des projets qui, en réalité, permettent de mieux réguler notre consommation en eau, c'est absolument fou. »
France Inter — Questions politiques · Aurélien Pradié : "La droite doit redevenir populaire, reparler aux catégories laborieuses de notre pays"Vérifier à 7:30Voir 1 autre passage
« Oui, nos agriculteurs. Enfin, si quelqu'un croit dans ce pays qu'on peut produire quelques productions agricoles, que ce soit, sans eau, il faut qu'il m'explique comment il fait. »
France Inter — Questions politiques · Aurélien Pradié : "La droite doit redevenir populaire, reparler aux catégories laborieuses de notre pays"Vérifier à 8:14
Question 243Aurélien Pradié : "La droite doit redevenir populaire, reparler aux catégories laborieuses de notre pays"
Qu'est-ce qu'elle a que vous n'avez pas ou que vous n'avez pas encore ?
Refus explicite
Je ne veux pas me comparer à Marine Le Pen, ce serait désagréable pour elle.
« Je ne veux pas me comparer à Marine Le Pen, ce serait désagréable pour elle. »
France Inter — Questions politiques · Aurélien Pradié : "La droite doit redevenir populaire, reparler aux catégories laborieuses de notre pays"Vérifier à 31:26
Question 244Aurélien Pradié : "La droite doit redevenir populaire, reparler aux catégories laborieuses de notre pays"
Elles étaient un peu utiles pendant la crise du Covid ?
Réponse directe
Pardon, non. Elles ne l'ont pas été.
« Pardon, non. Elles ne l'ont pas été. »
France Inter — Questions politiques · Aurélien Pradié : "La droite doit redevenir populaire, reparler aux catégories laborieuses de notre pays"Vérifier à 38:03
Question 245Aurélien Pradié : "La droite doit redevenir populaire, reparler aux catégories laborieuses de notre pays"
de Nicolas Sarkozy ?
Réponse directe
Lorsqu'on a été un obligé de Nicolas Sarkozy, il est toujours beaucoup plus difficile de tourner la page. On a l'impression que vous parlez du parrain. C'est d'ailleurs honorable. Il a été notre dernier président de la République. Il a fait la dernière campagne victorieuse pour la droite. Je ne l'ai pas oubliée. Je ne le rédite pas. Et évidemment, il a eu nombre de ministres, nombre de femmes et d'hommes qui ont été ses fidèles. Moi, j'ai été un de ses militants et je sais qu'aujourd'hui, il faut tourner cette page-là. Vous me demandiez ce qui me différenciait d'Emmanuel Macron. J'évoquais la question de la souveraineté. Les choix qui ont été faits par Emmanuel Macron, notamment sur la ques…
« Lorsqu'on a été un obligé de Nicolas Sarkozy, il est toujours beaucoup plus difficile de tourner la page. On a l'impression que vous parlez du parrain. C'est d'ailleurs honorable. »
France Inter — Questions politiques · Aurélien Pradié : "La droite doit redevenir populaire, reparler aux catégories laborieuses de notre pays"Vérifier à 21:52Voir 1 autre passage
« Il a été notre dernier président de la République. Il a fait la dernière campagne victorieuse pour la droite. Je ne l'ai pas oubliée. Je ne le rédite pas. Et évidemment, il a eu nombre de ministres, nombre de femmes et d'hommes qui ont été ses fidèles. Moi, j'ai été un de ses militants et je sais qu'aujourd'hui, il faut tourner cette page-là. Vous me demandiez ce qui me différenciait d'Emmanuel Macron. J'évoquais la question de la souveraineté. Les choix qui ont été faits par Emmanuel Macron, notamment sur la question énergétique. D'abandonner totalement notre souveraineté en matière nucléaire. C'est un choix extrêmement politique que je ne partage pas. La réforme des retraites... »
France Inter — Questions politiques · Aurélien Pradié : "La droite doit redevenir populaire, reparler aux catégories laborieuses de notre pays"Vérifier à 22:01
Question 246Aurélien Pradié : "La droite doit redevenir populaire, reparler aux catégories laborieuses de notre pays"
après dites-moi ce qu'il y a d'offensant dans la politique menée par Emmanuel Macron.
Réponse à côté
Nous devrons et nous devons tourner la page de Nicolas Sarkozy. Des trois candidats à la présidence des Républicains, je suis le seul à pouvoir tourner cette page parce que je n'ai pas été un obligé de Nicolas Sarkozy. Je n'ai pas de fil à la patte avec lui qui m'empêcherait de lui dire exactement ce que je pense et parce que je n'ai jamais été un de ses adversaires. Ce qui fait une vraie différence.
« Nous devrons et nous devons tourner la page de Nicolas Sarkozy. Des trois candidats à la présidence des Républicains, je suis le seul à pouvoir tourner cette page parce que je n'ai pas été un obligé de Nicolas Sarkozy. Je n'ai pas de fil à la patte avec lui qui m'empêcherait de lui dire exactement ce que je pense et parce que je n'ai jamais été un de ses adversaires. Ce qui fait une vraie différence. »
France Inter — Questions politiques · Aurélien Pradié : "La droite doit redevenir populaire, reparler aux catégories laborieuses de notre pays"Vérifier à 21:03
Question 247Aurélien Pradié : "La droite doit redevenir populaire, reparler aux catégories laborieuses de notre pays"
Allez, on avance un peu sur la parole politique précisément. Emmanuel Macron, le président de la République, a parlé mercredi à la télévision, c'était sur France 2. Vous n'êtes pas tendre avec le président que vous qualifiez régulièrement de baratineur. Qu'est-ce que vous voulez dire par ce mot ?
Réponse directe
Le baratin, c'est assez simple, ce sont des mots qui ne veulent rien dire, qui souvent fatiguent. Et le président de la République, pour ce qui me concerne, me fatigue de plus en plus et qui sont des mots vains. Je trouve qu'Emmanuel Macron est devenu d'une impuissance politique invraisemblable. Mais ce qui a été fait en matière de lutte contre la crise sanitaire, qui a été fait aujourd'hui dans la période inflationniste que nous connaissons, c'est à peu près ce que tous les pays européens ont fait. Non, ce n'est pas exactement la même chose. C'est plus. Pour les entreprises. Vous avez raison, certains pays européens ont fait beaucoup plus que nous, notamment l'Allemagne. Mais il n'y a rien…
« Le baratin, c'est assez simple, ce sont des mots qui ne veulent rien dire, qui souvent fatiguent. Et le président de la République, pour ce qui me concerne, me fatigue de plus en plus et qui sont des mots vains. Je trouve qu'Emmanuel Macron est devenu d'une impuissance politique invraisemblable. »
France Inter — Questions politiques · Aurélien Pradié : "La droite doit redevenir populaire, reparler aux catégories laborieuses de notre pays"Vérifier à 13:10
Question 248Aurélien Pradié : "La droite doit redevenir populaire, reparler aux catégories laborieuses de notre pays"
aucune idéologie ?
Réponse directe
Si, mais je pense que l'idéologie, et c'est une erreur que nous avons faite depuis quelques années, elle s'exprime le mieux dans les solutions du quotidien. Je pense qu'il y a eu... Mais mettons une étiquette, on peut dire ça ou pas ? Non, la droite populaire, je ne sais pas ce que c'est que la droite sociale, tout comme je ne sais pas ce que c'est que la droite conservatrice. mais la droite populaire, c'est celle qui a fait que Jacques Chirac en 1995 a gagné et a rassemblé les Français. C'est celle qui a fait qu'en 2007, Nicolas Sarkozy était capable de parler au patron autant qu'aux ouvriers de chez Michelin. C'est ce chemin-là. Ce n'est pas si anodin de ça que de le dire pour la droite p…
« Si, mais je pense que l'idéologie, et c'est une erreur que nous avons faite depuis quelques années, elle s'exprime le mieux dans les solutions du quotidien. Je pense qu'il y a eu... Mais mettons une étiquette, »
France Inter — Questions politiques · Aurélien Pradié : "La droite doit redevenir populaire, reparler aux catégories laborieuses de notre pays"Vérifier à 33:10
Question 249Aurélien Pradié : "La droite doit redevenir populaire, reparler aux catégories laborieuses de notre pays"
Parce que de l'extérieur, on a l'impression d'un groupe où il n'y a vraiment pas d'unité, il n'y a pas une vision commune. Comment vous travaillez ensemble, tout simplement en fait ?
Réponse partielle
On apprend à se parler, on apprend à remettre en question des groupes de parole ? Non, on n'en est pas là, on a les réunions de groupe tous les mardi qui sont les vrais groupes de parole.
« On apprend à se parler, on apprend à remettre en question des groupes de parole ? Non, on n'en est pas là, on a les réunions de groupe tous les mardi qui sont les vrais groupes de parole. »
France Inter — Questions politiques · Aurélien Pradié : "La droite doit redevenir populaire, reparler aux catégories laborieuses de notre pays"Vérifier à 46:14
Question 250Aurélien Pradié : "La droite doit redevenir populaire, reparler aux catégories laborieuses de notre pays"
Vous pensez à qui ?
Réponse directe
Non, à personne en particulier. Un peu rick chiotis, non ? J'ai décidé ce matin il y a quelques semaines de ne dire de mal de personne. Vous êtes jeune, Et donc je vous dis que faire la course à Marine Le Pen ne sert à rien. D'ailleurs on l'a vu à chaque fois on a dégringolé en étant les sous-fifres. Marine Le Pen elle parle des blessures du quotidien. Je veux demain que la droite parle de ses blessures et y apporte des solutions que Marine Le Pen est incapable d'apporter. Qu'avons-nous à dire sur les salaires ? Qu'avons-nous à dire sur les retraites ? Qu'avons-nous à dire sur l'écologie ? Qu'avons-nous à dire sur l'éducation ? Qu'avons-nous à dire sur le handicap ? Sur les violences conjug…
« Non, à personne en particulier. Un peu rick chiotis, non ? J'ai décidé ce matin il y a quelques semaines de ne dire de mal de personne. Vous êtes jeune, »
France Inter — Questions politiques · Aurélien Pradié : "La droite doit redevenir populaire, reparler aux catégories laborieuses de notre pays"Vérifier à 32:00
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« En 2022 et en 2019. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview politique du 01/07/26Vérifier à 13:33
« Ça reste ma famille politique, puisque c'est là où je me suis engagé depuis le début de mon engagement politique, il y a de nombreuses années maintenant. Mais je ne pense pas qu'il reste grand-chose de la droite républicaine, égauliste, dans l'organisation qui est aujourd'hui celle de LR. Et le drame de tout cela, c'est qu'on en vient parfois être très attaché au parti, aux structures presque fétichistes avec la boîte, sans être très attaché à ce qu'il y a à l'intérieur. Qu'est-ce qu'il en reste aujourd'hui, après l'épisode où Éric Ciotti est allé à l'opportunisme électoral facile, après qu'on ait gouverné avec Emmanuel Macron ? Parce que, pardon, mais ça faisait aussi partie d'un de mes points de désaccord. Je n'ai pas totalement oublié qu'y compris le président des Républicains aujourd'hui, qui dit son anti-macronisme, a été ministre d'Emmanuel Macron, sans que ça ne lui pose aucun problème. Bref, vous voyez que tout ça, c'est une fin d'époque, en réalité. Et je n'ai aucune acrimonie à l'égard de cette famille politique, ça a été la mienne. Mais simplement, je pense que tout ça, ce sont des astres morts. Ça vaut pour le Parti Socialiste comme pour LR. Et ce n'est pas grave, parce qu'il faudra demain que notre parti gaulliste se reconstruise, comme ça a toujours été le cas par le passé. Les partis meurent et d'autres renaissent. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview politique du 01/07/26Vérifier à 1:39
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Vous avez tout à fait raison. Je pense qu'il ne reste de la cinquième république aujourd'hui que le nom et un bout de constitution. Mais la cinquième république n'a toujours été forte que lorsqu'elle était dirigée par des femmes et des hommes qui respectaient l'esprit de la cinquième république. Aujourd'hui, tout pue la quatrième république. Tout pue le bidouillage politique, l'enfumage, l'escroquerie généralisée. Enfin, pardon, mais l'escroquerie politique, je veux dire. Vous vous rendez compte, je regardais ça il y a quelques jours. L'essentiel des mesures fiscales qui ont été dilées. Je dis dilées parce que c'est vraiment ça. Avec le parti socialiste pour sauver le gouvernement lors du dernier budget. L'essentiel de ces mesures fiscales, on est en train de découvrir aujourd'hui qu'elles n'ont quasiment rien rapporté de ce qu'elles devaient rapporter. Tout le monde le savait. Et tout le monde a pris les français pour des jambons. On a fait semblant de négocier des bouts de machins. Tout ça avec quel objectif ? Sauver le gouvernement. Sauver le gouvernement. Faire en sorte que ça tienne encore un peu. Sauf que plus on joue cette durée, plus on fait traîner la fin d'époque, plus on fait monter les extrêmes. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview politique du 01/07/26Vérifier à 9:47Voir 2 autres passages
« Ce n'est pas une question de grâce, c'est une question de lucidité. Franchement, quelles que soient les idées politiques que l'on ait, vous voyez un seul candidat aujourd'hui qui soit à la hauteur de la situation. Et vous voulez qu'on s'habitue à ça ? Le grand danger des fins d'époque et des démocraties fatiguées, c'est l'habitude. C'est qu'on s'endort, on roupille. Puis petit à petit, on finit par se dire, bon, ce n'est pas si grave. Au fond, tout ça est médiocre. Mais dans la médiocrité, on va peut-être trouver un truc intéressant. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview politique du 01/07/26Vérifier à 4:30
« Bien sûr que non. Je ne souhaite évidemment pas que le bouleversement soit au moment de la présidentielle. Moi, je pense qu'à la fin de l'année, il y aura d'autres offres politiques sur la table. Que là, aujourd'hui, ce sont les premières parties des premières parties. Vous savez, c'est ce qu'on supporte lors des concerts, qui ne paraît pas génial. Mais enfin, on le supporte quand même en attendant que la scène se mette en place. Et donc, je pense qu'à la fin de l'année, il y a d'autres offres politiques. Ne me demandez pas lesquelles, je n'en sais rien. C'est dommage, c'était ma prochaine question. C'est le propre aussi de ces fins d'époque. Vous savez, quand les époques s'effondrent, on ne sait jamais exactement celles qui arrivent derrière. Je ne crois pas une seule seconde que tout ça soit l'horizon. Donc ça, c'est mon optimisme. Pour répondre à votre question, sur le deuxième tour hypothétique, Le Pen-Mélenchon, c'est évidemment une hypothèse. Évidemment. La question, c'est de savoir ce que l'on est capable de faire pour l'empêcher. Et je veux de toutes mes forces pouvoir l'empêcher. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Je pense qu'on a un sujet institutionnel fort. On a une question sur le lien qu'il y a entre l'élection législative et l'élection présidentielle. Si on veut demain une vraie démocratie parlementaire, il faut dissocier les deux mandats. C'est-à-dire qu'il ne faut pas élire les députés juste après l'élection du président de la République. Moi, je suis assez favorable à ce que le président de la République soit élu pour cinq ans, mais que les députés le soient pour une durée plus longue, ce qui permet d'inverser le rapport de force. Et je pense que nous avons un vrai sujet, y compris sur le rapport au référendum et sur l'organisation démocratique de notre pays. Donc oui, ça passera par une réforme de la Constitution. Mais tout ça, vous ne pouvez le faire que si vous avez les idées claires, y compris politiquement. Si vous rentrez demain dans une espèce de marchandage entre Olivier Faure, Bruno Retailleau, et puis je ne sais qui, quel autre gestionnaire de petite épicerie, vous n'arriverez jamais à réformer ce pays. Vous vous rendez compte ? Je regardais ça hier, mais ça peut vous paraître fou, et vous allez vous dire que tout m'indigne. Mais je pense qu'il faut lutter contre la capacité que nous avons à nous habituer aux choses. J'ai écouté il y a deux, trois jours, le ministre du Travail, qui a été patron d'une grande entreprise française, il est ministre du Travail de la 7e puissance mondiale. Il était lors d'une interview... Jean-Pierre Ferrandou, pour ne pas le citer. Il était dans un expliqué lors d'une interview ce qu'il était capable de tolérer en termes de tenue vestimentaire pour les travailleurs. Et il avait tout un développement sur les bernudas bien taillés, ajustés au mocassin, et de savoir s'il trouvait que le polo était mieux que le t-shirt. Mais on est chez les... Pardon, mais on est chez les foiliers. On est chez les foiliers. Et vous voulez que je m'habitue à entendre le ministre du Travail de la 7e puissance mondiale, le matin lors d'une interview, m'expliquer quelle doit être la longueur de mon bernudas ? Pardon, et s'habituer à ça, c'est ahurissant. Je n'ai aucune intention de m'y habituer. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview politique du 01/07/26Vérifier à 11:34Voir 2 autres passages
« Je pense qu'on a un sujet institutionnel fort. On a une question sur le lien qu'il y a entre l'élection législative et l'élection présidentielle. Si on veut demain une vraie démocratie parlementaire, il faut dissocier les deux mandats. C'est-à-dire qu'il ne faut pas élire les députés juste après l'élection du président de la République. Moi, je suis assez favorable à ce que le président de la République soit élu pour cinq ans, mais que les députés le soient pour une durée plus longue, ce qui permet d'inverser le rapport de force. Et je pense que nous avons un vrai sujet, y compris sur le rapport au référendum et sur l'organisation démocratique de notre pays. Donc oui, ça passera par une réforme de la Constitution. Mais tout ça, vous ne pouvez le faire que si vous avez les idées claires, y compris politiquement. Si vous rentrez demain dans une espèce de marchandage entre Olivier Faure, Bruno Retailleau, et puis je ne sais qui, quel autre gestionnaire de petite épicerie, vous n'arriverez jamais à réformer ce pays. Vous vous rendez compte ? Je regardais ça hier, mais ça peut vous paraître fou, et vous allez vous dire que tout m'indigne. Mais je pense qu'il faut lutter contre la capacité que nous avons à nous habituer aux choses. J'ai écouté il y a deux, trois jours, le ministre du Travail, qui a été patron d'une grande entreprise française, il est ministre du Travail de la 7e puissance mondiale. Il était lors d'une interview... Jean-Pierre Ferrandou, pour ne pas le citer. Il était dans un expliqué lors d'une interview ce qu'il était capable de tolérer en termes de tenue vestimentaire pour les travailleurs. Et il avait tout un développement sur les bernudas bien taillés, ajustés au mocassin, et de savoir s'il trouvait que le polo était mieux que le t-shirt. Mais on est chez les... Pardon, mais on est chez les foiliers. On est chez les foiliers. Et vous voulez que je m'habitue à entendre le ministre du Travail de la 7e puissance mondiale, le matin lors d'une interview, m'expliquer quelle doit être la longueur de mon bernudas ? Pardon, et s'habituer à ça, c'est ahurissant. Je n'ai aucune intention de m'y habituer. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview politique du 01/07/26
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Vous savez, moi, j'ai toujours été un opposant à Emmanuel Macron depuis le premier jour. La différence d'autres, je ne suis pas allé lui servir la soupe au gouvernement. Mais je ne peux pas retirer à Emmanuel Macron qu'en 2017, il portait une espérance. Je n'ai pas partagé cette espérance, je n'y croyais pas. Mais il portait une espérance qui était effectivement l'espérance d'une coalition de volontaires. Sauf que le drame, c'est ce qu'il en a fait. Il a absolument gâché par des bidouillages politiques, par méconnaissances profondes du pays, par orgueil, ce qui pouvait être une belle promesse à l'époque. Je pense qu'aujourd'hui, cette promesse-là, elle peut prendre beaucoup plus de sens. Le problème, ce n'est pas ce qu'Emmanuel Macron avait en tête. Le problème, c'est le gâchis qu'il en a fait. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview politique du 01/07/26Vérifier à 8:00Voir 2 autres passages
« Non, je vous ai parlé de coalition de volontaires, pas de coalition de boutiques politiques. Ce n'est pas tout à fait la même chose. Je tiendrai de vous dire tout à l'heure que tous ces astres morts qui s'agitent dans leur bocal ne pouvaient pas reconstruire le pays. La proportionnelle, c'est leur donner les clés du camion. La proportionnelle, ça ne va pas permettre une meilleure représentation démocratique. Ça va permettre aux partis politiques de continuer à discuter dans les couloirs. Je vous prends quelques cas d'école, mais lorsque vous êtes élu à la proportionnelle, vous êtes élu sur des listes. Ça paraît très technique, tout ça. Et pour être sur la liste, il faut être dans les bons petits papiers du petit parti. Donc, vous allez avoir des dizaines et des dizaines de partis qui vont organiser leur candidature, leur liste, et puis certains vont avoir quelques candidats ici ou là. C'est la quatrième république. C'est le pire de ce qu'on peut connaître dans une démocratie. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview politique du 01/07/26Vérifier à 8:54
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités23 nov. 2022 au 1 juil. 2026 · 21 observations21 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Je pense qu'on a un sujet institutionnel fort. On a une question sur le lien qu'il y a entre l'élection législative et l'élection présidentielle. Si on veut demain une vraie démocratie parlementaire, il faut dissocier les deux mandats. C'est-à-dire qu'il ne faut pas élire les députés juste après l'élection du président de la République. Moi, je suis assez favorable à ce que le président de la République soit élu pour cinq ans, mais que les députés le soient pour une durée plus longue, ce qui permet d'inverser le rapport de force. Et je pense que nous avons un vrai sujet, y compris sur le rapport au référendum et sur l'organisation démocratique de notre pays. Donc oui, ça passera par une réforme de la Constitution. Mais tout ça, vous ne pouvez le faire que si vous avez les idées claires, y compris politiquement. Si vous rentrez demain dans une espèce de marchandage entre Olivier Faure, Bruno Retailleau, et puis je ne sais qui, quel autre gestionnaire de petite épicerie, vous n'arriverez jamais à réformer ce pays. Vous vous rendez compte ? Je regardais ça hier, mais ça peut vous paraître fou, et vous allez vous dire que tout m'indigne. Mais je pense qu'il faut lutter contre la capacité que nous avons à nous habituer aux choses. J'ai écouté il y a deux, trois jours, le ministre du Travail, qui a été patron d'une grande entreprise française, il est ministre du Travail de la 7e puissance mondiale. Il était lors d'une interview... Jean-Pierre Ferrandou, pour ne pas le citer. Il était dans un expliqué lors d'une interview ce qu'il était capable de tolérer en termes de tenue vestimentaire pour les travailleurs. Et il avait tout un développement sur les bernudas bien taillés, ajustés au mocassin, et de savoir s'il trouvait que le polo était mieux que le t-shirt. Mais on est chez les... Pardon, mais on est chez les foiliers. On est chez les foiliers. Et vous voulez que je m'habitue à entendre le ministre du Travail de la 7e puissance mondiale, le matin lors d'une interview, m'expliquer quelle doit être la longueur de mon bernudas ? Pardon, et s'habituer à ça, c'est ahurissant. Je n'ai aucune intention de m'y habituer. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview politique du 01/07/26Vérifier à 11:34Voir 2 autres passages
« Je pense qu'on a un sujet institutionnel fort. On a une question sur le lien qu'il y a entre l'élection législative et l'élection présidentielle. Si on veut demain une vraie démocratie parlementaire, il faut dissocier les deux mandats. C'est-à-dire qu'il ne faut pas élire les députés juste après l'élection du président de la République. Moi, je suis assez favorable à ce que le président de la République soit élu pour cinq ans, mais que les députés le soient pour une durée plus longue, ce qui permet d'inverser le rapport de force. Et je pense que nous avons un vrai sujet, y compris sur le rapport au référendum et sur l'organisation démocratique de notre pays. Donc oui, ça passera par une réforme de la Constitution. Mais tout ça, vous ne pouvez le faire que si vous avez les idées claires, y compris politiquement. Si vous rentrez demain dans une espèce de marchandage entre Olivier Faure, Bruno Retailleau, et puis je ne sais qui, quel autre gestionnaire de petite épicerie, vous n'arriverez jamais à réformer ce pays. Vous vous rendez compte ? Je regardais ça hier, mais ça peut vous paraître fou, et vous allez vous dire que tout m'indigne. Mais je pense qu'il faut lutter contre la capacité que nous avons à nous habituer aux choses. J'ai écouté il y a deux, trois jours, le ministre du Travail, qui a été patron d'une grande entreprise française, il est ministre du Travail de la 7e puissance mondiale. Il était lors d'une interview... Jean-Pierre Ferrandou, pour ne pas le citer. Il était dans un expliqué lors d'une interview ce qu'il était capable de tolérer en termes de tenue vestimentaire pour les travailleurs. Et il avait tout un développement sur les bernudas bien taillés, ajustés au mocassin, et de savoir s'il trouvait que le polo était mieux que le t-shirt. Mais on est chez les... Pardon, mais on est chez les foiliers. On est chez les foiliers. Et vous voulez que je m'habitue à entendre le ministre du Travail de la 7e puissance mondiale, le matin lors d'une interview, m'expliquer quelle doit être la longueur de mon bernudas ? Pardon, et s'habituer à ça, c'est ahurissant. Je n'ai aucune intention de m'y habituer. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview politique du 01/07/26
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes2 nov. 2022 au 1 juil. 2026 · 40 observations41 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Bien sûr que non. Je ne souhaite évidemment pas que le bouleversement soit au moment de la présidentielle. Moi, je pense qu'à la fin de l'année, il y aura d'autres offres politiques sur la table. Que là, aujourd'hui, ce sont les premières parties des premières parties. Vous savez, c'est ce qu'on supporte lors des concerts, qui ne paraît pas génial. Mais enfin, on le supporte quand même en attendant que la scène se mette en place. Et donc, je pense qu'à la fin de l'année, il y a d'autres offres politiques. Ne me demandez pas lesquelles, je n'en sais rien. C'est dommage, c'était ma prochaine question. C'est le propre aussi de ces fins d'époque. Vous savez, quand les époques s'effondrent, on ne sait jamais exactement celles qui arrivent derrière. Je ne crois pas une seule seconde que tout ça soit l'horizon. Donc ça, c'est mon optimisme. Pour répondre à votre question, sur le deuxième tour hypothétique, Le Pen-Mélenchon, c'est évidemment une hypothèse. Évidemment. La question, c'est de savoir ce que l'on est capable de faire pour l'empêcher. Et je veux de toutes mes forces pouvoir l'empêcher. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview politique du 01/07/26Vérifier à 5:49Voir 2 autres passages
« Oui, ça nous donnera évidemment du baume au cœur, mais enfin si tout ça pouvait nous faire oublier les drames qui traversent notre pays, ce serait un peu facile. Je ne pense pas qu'aujourd'hui notre pays ait besoin de baume, il y a besoin d'une solution. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview politique du 01/07/26Vérifier à 0:55
« D'abord, je veux vous corriger ce que j'ai dit, si vous l'avez compris comme ça. Je ne suis pas pessimiste. Au contraire, je suis optimiste. Si j'étais pessimiste, je me contenterais de ce que nous avons sous les yeux. Et c'est justement parce que je suis optimiste que je dis qu'il faut que tout ça meure une bonne fois pour toutes et qu'on puisse passer à autre chose. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Je l'ai regardé sur la fin. J'étais dans un avion. Moi je suis dans une terre de rugby, donc on est beaucoup plus assidu au rugby qu'au football, mais c'est une très belle victoire. Ce qui est magnifique, c'est que de telles victoires sportives puissent commencer à embarquer un pays. Donc on leur souhaite évidemment bonne chance, parce qu'il en faut toujours un peu, et beaucoup de force pour la suite. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview politique du 01/07/26Vérifier à 0:24Voir 2 autres passages
« Vous avez cité la réforme des retraites. Je pense que c'est un sujet intéressant. À l'époque, je me suis opposé à la réforme des retraites contre l'avis des chefs de LR. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview Politique du 17/09/25Vérifier à 4:32
« Je ne crois pas avoir prononcé cette phrase, mais je vous entendais, je crois, parler des travailleurs sociaux, notamment. Vous voyez, on a un défi dans notre pays qui est l'enfance. Il se trouve que depuis des décennies, la mortalité infantile des bébés notamment, la santé mentale des adolescents, avait progressé. Il se trouve que depuis quelques années, elle régresse, et notamment la mortalité infantile qui augmente, ce qui est un défi absolument majeur. La période du Covid, on est passé très vite sur cette période-là, en l'oubliant aussi vite qu'elle était arrivée, a laissé des traces profondes dans notre jeunesse. Et je pense que la politique que nous avons d'accompagnement des plus jeunes, notamment des adolescents, de lutte contre la mortalité infantile peut être un défi gigantesque. Moi, j'ai beaucoup de respect pour ceux qui travaillent avec la jeunesse. Je le vois notamment dans les services de protection de l'enfance, qui aujourd'hui sont des services presque abandonnés des autorités publiques. On parlait tout à l'heure de justice. Les juges des enfants, dont nous n'avons jamais eu autant besoin aujourd'hui, pour redonner une perspective et un avenir à ces jeunes qui sont perdus, sont parmi les plus déshérités de notre justice. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Non, je vous ai parlé de coalition de volontaires, pas de coalition de boutiques politiques. Ce n'est pas tout à fait la même chose. Je tiendrai de vous dire tout à l'heure que tous ces astres morts qui s'agitent dans leur bocal ne pouvaient pas reconstruire le pays. La proportionnelle, c'est leur donner les clés du camion. La proportionnelle, ça ne va pas permettre une meilleure représentation démocratique. Ça va permettre aux partis politiques de continuer à discuter dans les couloirs. Je vous prends quelques cas d'école, mais lorsque vous êtes élu à la proportionnelle, vous êtes élu sur des listes. Ça paraît très technique, tout ça. Et pour être sur la liste, il faut être dans les bons petits papiers du petit parti. Donc, vous allez avoir des dizaines et des dizaines de partis qui vont organiser leur candidature, leur liste, et puis certains vont avoir quelques candidats ici ou là. C'est la quatrième république. C'est le pire de ce qu'on peut connaître dans une démocratie. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview politique du 01/07/26Vérifier à 8:54Voir 2 autres passages
« La taxe Zuckman, je pense qu'elle est inefficace. C'est ma conviction, d'un point de vue technique et opérationnel. Mais ce qu'on ne peut pas évacuer, c'est le fait qu'aujourd'hui, le travail dans notre pays, l'effort, est beaucoup plus taxé que la rente. C'est ça le cœur du sujet. Et une grande nation qui, aujourd'hui, appuie sa fiscalité sur ceux qui produisent moins que sur ceux qui bénéficient de la rente, est une nation qui s'éteint. C'est ce qui se passe sur notre activité économique. Donc pour moi, le cœur du sujet, c'est comment on va chercher un effort supplémentaire sur la spéculation, que je combats pour ma part parce que je pense qu'elle est un poison pour l'économie et un poison pour l'état d'esprit d'une nation et d'une société. Et comment est-ce que l'on demande plus d'effort à la rente et moins d'effort au travail ? Mais donc vous voyez qu'il faut aller au-delà de la question de la taxation des hauts revenus. Parce que sur les hauts revenus, il y a les revenus de la rente, les revenus de la spéculation et les revenus du travail. Ce qui n'est pas du tout la même chose. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview Politique du 17/09/25Vérifier à 5:59
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Non, je vous ai parlé de coalition de volontaires, pas de coalition de boutiques politiques. Ce n'est pas tout à fait la même chose. Je tiendrai de vous dire tout à l'heure que tous ces astres morts qui s'agitent dans leur bocal ne pouvaient pas reconstruire le pays. La proportionnelle, c'est leur donner les clés du camion. La proportionnelle, ça ne va pas permettre une meilleure représentation démocratique. Ça va permettre aux partis politiques de continuer à discuter dans les couloirs. Je vous prends quelques cas d'école, mais lorsque vous êtes élu à la proportionnelle, vous êtes élu sur des listes. Ça paraît très technique, tout ça. Et pour être sur la liste, il faut être dans les bons petits papiers du petit parti. Donc, vous allez avoir des dizaines et des dizaines de partis qui vont organiser leur candidature, leur liste, et puis certains vont avoir quelques candidats ici ou là. C'est la quatrième république. C'est le pire de ce qu'on peut connaître dans une démocratie. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview politique du 01/07/26Vérifier à 8:54Voir 2 autres passages
« Mais vous voyez bien qu'on est déjà dans cette blague. Mouvaise blague. Enfin, le gouvernement démissionnaire, aujourd'hui, il est composé de LR, d'ex-socialistes, notamment le ministre de l'économie et du budget, et on essaie de faire semblant que tout le monde est d'accord. La clé, et d'ailleurs, je pense que Sébastien Lecornu a raison, c'est d'abord de poser le contrat de gouvernement. Qu'est-ce qu'on fait ensemble ? Qu'est-ce que ces gens-là ont envie de faire ensemble ? À part avoir tous un gyrofare sur la bagnole. C'est le point commun qu'ils ont aujourd'hui. Qu'est-ce qu'ils font en commun ? Et donc, cette définition du projet politique, au fond, c'est la définition même d'un gouvernement d'union nationale. Et lorsque, à l'après-guerre, ou lorsque, en 1958, on a formé des gouvernements d'union nationale, on l'a fait sur un projet politique commun. Et je trouve que Sébastien Lecornu, de ce point de vue, prend le sujet par le bon bout en disant, on va d'abord réfléchir à ce que l'on fait. Et puis, si on ne trouve pas de majorité sur un point d'accord, eh bien, il faudra sûrement en revenir aux urnes. Vous voulez dire une dissolution ? Une dissolution ? Ou le président de la République qui prend ses propres initiatives ? Mais revenir aux urnes, ça peut aussi être un référendum ? D'accord. C'est que le président de la République a la main sur beaucoup du champ référendaire. Et de toute manière, il faut être clair, aujourd'hui, on s'illusionne de tout ça. Et c'est là que moi, je veux alerter ceux qui nous écoutent. Le plus grave dans une démocratie, c'est quand on s'engourdit, quand on roupille. Et aujourd'hui, on roupille. On accepte des situations que nous n'aurions jamais acceptées par le passé. Et notamment une situation qui est que démocratiquement, la formation des précédents gouvernements n'était pas conforme aux souhaits du peuple. Et donc ça, vous pouvez, autant que vous voulez, essayer d'échapper à cette réalité. Elle finit toujours par vous rattraper. Et c'est ce qui fait que M. Barnier, M. Bayrou finissent par trébucher dans le tapis. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview Politique du 17/09/25
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« De construction de quoi ? D'un budget déjà ? Oui, d'un budget. Mais à quel prix ? Vous voyez, au fond, ce à quoi nous habituons lentement, c'est que désormais, ce qui nous préoccuperait le plus, c'est que le gouvernement tienne, quel que soit le prix. Vous voyez bien que ce budget est pire que le budget qu'avait proposé Michel Barnard. Pourquoi pire ? Fiscalement, il est pire. D'ailleurs, on en découvre tous les jours. La dernière mesure sur l'abaissement du taux de TVA sur les auto-entrepreneurs, c'est une absurdité. Personne n'avait osé le faire, parce que c'est grotesque. Ça n'a aucun sens économique. Ça a été arrêté ! Mais bien sûr, mais enfin, ça a été installé dans le premier budget. Et il faut que le ministre de l'Industrie, pour essayer de sauver les meubles, dise qu'il le suspend. Enfin, tout ça, c'est... Pardon, mais c'est grotesque. Et ce ne serait pas grave si la situation du pays n'était pas aussi lourde. Vous voyez bien les défis gigantesques auxquels on a à faire face. Et moi, ça me trouble de voir que ce qui nous préoccupe au fond, aujourd'hui principalement, c'est de savoir si le gouvernement va sauver ses fesses ou pas. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - Le Barbier du matin du 11/02/25Vérifier à 4:04Voir 2 autres passages
« La réforme des retraites. Éric Ciotti m'a démis de mes fonctions de vice-président. Et c'est d'ailleurs ma plus grande fierté. Parce que j'étais défavorable à la réforme des retraites portée par Emmanuel Macron. Il voulait aller jusqu'à 65 ans. Qu'est-ce qu'il va raconter à Marine Le Pen et à Jordan Bardella qui veulent la retraite à 60 ans ? »
France 2 — Les 4 Vérités · L'alliance de Ciotti avec le RN : vers un éclatement des Républicains ? - Aurélien Pradié est l'invité des 4V du 12 juin 2024Vérifier à 5:42
« Ou 62. C'est à peu près la même chose. Qu'est-ce qu'il va raconter à Marine Le Pen et à Jordan Bardella qui ne veulent pas réformer, notamment le système d'assurance chômage, là où lui voulait être extrêmement dur avec ceux qui n'étaient pas en activité ? »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Oui, elle y est probablement. Mais regardons un peu notre histoire récente et plus ancienne. Je pense qu'aujourd'hui, nous sommes à un moment politique qui nécessite de faire des grandes choses. D'ailleurs, tous les autres pays du monde font de grandes choses, parfois qui ne sont pas conformes à nos valeurs, mais elles font de grandes choses. Aujourd'hui, nous ne pouvons pas faire de petites choses. Dans notre histoire, et notamment lorsque la sécurité sociale a été fondée dans notre pays, au moins la reconstruction, on a fait de grandes choses. Ces grandes choses, vous ne les faites pas si vous n'avez pas et la droite et la gauche avec vous. Sinon, vous êtes condamnés à faire de petites choses. Et nous ne sommes pas dans une période où nous pouvons faire de petites choses. C'est la raison pour laquelle je pense que cette situation ne pourra pas durer. Et je vais même vous dire plus. Je pense qu'il ne faut pas qu'elle dure. Parce que si elle dure, le réveil sera redoutable. Au fond, on a un corps malade à qui on file du doliprane toute la journée en se disant que ça ira mieux demain. Le réveil va être terrible. Il faut que dès demain, dans les semaines et les mois qui viennent, nous rebâtissions ce pays. On ne peut plus attendre. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - Le Barbier du matin du 11/02/25Vérifier à 6:02Voir 2 autres passages
« Je souhaite qu'on travaille à la fois sur les contraintes, notamment pour les plus grandes entreprises qui sont celles qui souvent respectent le moins les règles. »
RMC — Face à Face · Face à Face : Aurélien Pradié - 16/02Vérifier à 8:53
« Je ne sais pas, moi je ne suis pas un chef de caserne. Mais je pense que ce que je dis, y compris de ce chemin d'une droite populaire, qui sûrement rompt avec ce qu'on a pu entendre depuis quelques années, c'est assez partagé. Je peux perturber. Celui qui dit parfois des vérités perturbe un peu plus que les autres. Mais je veux dire à Madame la Première Ministre qu'elle n'imagine pas une seule seconde pouvoir faire voter une réforme des retraites en passage en force. D'abord parce qu'elle n'aura pas la majorité à l'Assemblée. Et qu'ensuite, on ne tord pas le bras au pays. Une réforme des retraites, ce n'est pas une réforme comme les autres. Vous annoncez qu'elle n'aura pas la majorité à l'Assemblée ? Je suis convaincu que si elle passe en force, si elle ne trouve pas de consensus et de moyens de consensus, cette réforme est vouée à l'échec. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
RMC — Face à Face · Face-à-Face : Aurélien Pradié - 02/11Vérifier à 8:58
France Inter — Questions politiques · Aurélien Pradié : "La droite doit redevenir populaire, reparler aux catégories laborieuses de notre pays"Vérifier à 53:00
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview politique du 01/07/26Vérifier à 5:49
« Ça reste ma famille politique, puisque c'est là où je me suis engagé depuis le début de mon engagement politique, il y a de nombreuses années maintenant. Mais je ne pense pas qu'il reste grand-chose de la droite républicaine, égauliste, dans l'organisation qui est aujourd'hui celle de LR. Et le drame de tout cela, c'est qu'on en vient parfois être très attaché au parti, aux structures presque fétichistes avec la boîte, sans être très attaché à ce qu'il y a à l'intérieur. Qu'est-ce qu'il en reste aujourd'hui, après l'épisode où Éric Ciotti est allé à l'opportunisme électoral facile, après qu'on ait gouverné avec Emmanuel Macron ? Parce que, pardon, mais ça faisait aussi partie d'un de mes points de désaccord. Je n'ai pas totalement oublié qu'y compris le président des Républicains aujourd'hui, qui dit son anti-macronisme, a été ministre d'Emmanuel Macron, sans que ça ne lui pose aucun problème. Bref, vous voyez que tout ça, c'est une fin d'époque, en réalité. Et je n'ai aucune acrimonie à l'égard de cette famille politique, ça a été la mienne. Mais simplement, je pense que tout ça, ce sont des astres morts. Ça vaut pour le Parti Socialiste comme pour LR. Et ce n'est pas grave, parce qu'il faudra demain que notre parti gaulliste se reconstruise, comme ça a toujours été le cas par le passé. Les partis meurent et d'autres renaissent. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview politique du 01/07/26Vérifier à 1:39
« Mais vous voyez bien qu'on est déjà dans cette blague. Mouvaise blague. Enfin, le gouvernement démissionnaire, aujourd'hui, il est composé de LR, d'ex-socialistes, notamment le ministre de l'économie et du budget, et on essaie de faire semblant que tout le monde est d'accord. La clé, et d'ailleurs, je pense que Sébastien Lecornu a raison, c'est d'abord de poser le contrat de gouvernement. Qu'est-ce qu'on fait ensemble ? Qu'est-ce que ces gens-là ont envie de faire ensemble ? À part avoir tous un gyrofare sur la bagnole. C'est le point commun qu'ils ont aujourd'hui. Qu'est-ce qu'ils font en commun ? Et donc, cette définition du projet politique, au fond, c'est la définition même d'un gouvernement d'union nationale. Et lorsque, à l'après-guerre, ou lorsque, en 1958, on a formé des gouvernements d'union nationale, on l'a fait sur un projet politique commun. Et je trouve que Sébastien Lecornu, de ce point de vue, prend le sujet par le bon bout en disant, on va d'abord réfléchir à ce que l'on fait. Et puis, si on ne trouve pas de majorité sur un point d'accord, eh bien, il faudra sûrement en revenir aux urnes. Vous voulez dire une dissolution ? Une dissolution ? Ou le président de la République qui prend ses propres initiatives ? Mais revenir aux urnes, ça peut aussi être un référendum ? D'accord. C'est que le président de la République a la main sur beaucoup du champ référendaire. Et de toute manière, il faut être clair, aujourd'hui, on s'illusionne de tout ça. Et c'est là que moi, je veux alerter ceux qui nous écoutent. Le plus grave dans une démocratie, c'est quand on s'engourdit, quand on roupille. Et aujourd'hui, on roupille. On accepte des situations que nous n'aurions jamais acceptées par le passé. Et notamment une situation qui est que démocratiquement, la formation des précédents gouvernements n'était pas conforme aux souhaits du peuple. Et donc ça, vous pouvez, autant que vous voulez, essayer d'échapper à cette réalité. Elle finit toujours par vous rattraper. Et c'est ce qui fait que M. Barnier, M. Bayrou finissent par trébucher dans le tapis. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview Politique du 17/09/25Vérifier à 2:29
« Oui, les deux. Mais les deux d'ailleurs se nourrissent. Il n'y a pas de crise politique profonde sans qu'il y ait aussi une crise de régime. Et je pense que nous avons un vrai sujet sur le rapport à la constitution de la Ve République. Mais là aussi, disons les choses clairement. Être gaulliste, ce n'est pas être fétichiste, ni pour les partis politiques, ni pour la constitution. Il faut la toucher d'une main tremblante, la constitution en effet. Mais le général de Gaulle lui-même a toujours cherché à adapter la constitution, à la rénover. Je n'ai pas besoin de vous rappeler le référendum qu'il avait souhaité lui-même, qu'il a fait sortir de l'engagement politique à ce moment-là. C'était contraire à l'esprit de la Ve République. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview politique du 01/07/26Vérifier à 10:52
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview politique du 01/07/26Vérifier à 5:33
France Inter · Aurélien Pradié : "La seule alternative au macronisme ne peut pas être entre deux extrêmes"Vérifier à 20:10
« Aujourd'hui, le temps me donne raison. À moi et à d'autres de mes collègues chez LR qui nous y étions opposés. D'abord, on l'a bien vu, cette réforme-là n'a pas produit les effets qu'elle devait produire. On a menti aux Français. On leur a dit, cette réforme-là va sauver le système. Elle n'a rien sauvé du système. Pire même, elle a aggravé la situation. Et puis, une autre chose, c'est qu'elle a mis à contribution ceux qui travaillaient déjà beaucoup. Comme sur les jours fériés. C'est cette idée selon laquelle, au fond, ceux qui bossent déjà beaucoup, plutôt la classe moyenne, on leur demande de faire des efforts supplémentaires pour les autres. Et ça, c'est insupportable. Peut-être que cette question de la réforme des retraites, sur laquelle, y compris les macronistes, conviennent aujourd'hui qu'en fait, elle a été faite avec les pieds, qu'elle n'a pas fonctionné, qu'elle ne produit pas les effets nécessaires. C'est peut-être un sujet de discussion. Mais je veux faire une invitation au Premier ministre. Les négociations, lorsqu'on veut qu'elles soient claires, il faut que les cuisines soient ouvertes. Et donc, je pense qu'il y a un danger à négocier le bout de gras avec les différents groupes politiques dans l'ombre des groupes politiques. Ce qu'il faut, c'est prendre à témoin les Français. Que l'on sache ce qui se discute. Et que l'opinion publique, que les Françaises et les Français puissent aussi demander des comptes aux groupes politiques qui, pour l'instant, négocient le bout de gras dans leurs petits coins. La grande négociation sur un accord de gouvernement, elle doit se faire devant les Français, pas dans les antichambres des groupes politiques. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview Politique du 17/09/25Vérifier à 4:41
« J'ai fait partie de ceux qui n'ont pas voté la dernière réforme des retraites et si c'était à refaire je referais exactement la même chose d'autant que les mois et les années qui ont suivi donnent raison à beaucoup des arguments que pas seuls nous avons pu porter je vais essayer de l'expliquer d'abord je ne fais pas partie des fétichistes qui matin midi et soir s'obsèdent sur une question devenue secondaire qui est celle de l'âge légal de départ à la retraite et disons les choses clairement il y a dans notre pays même dans notre famille politique des fétichistes de l'âge légal d'abord parce que parfois ça évite d'avoir d'autres idées et ensuite parce que et là j'insiste sur ce point à force que la politique soit devenue dépourvue de toute imagination elle est redevenue doloriste au fond je ne sais pas à quel moment dans ce pays il y a quelque chose qui a basculé et qui a fait que le courage politique se résumait à la douleur qu'on pouvait infliger c'est ce que j'appelle le sado-réformisme qu'on trouve parfois dans le libéralisme bien sûr exactement c'est le dolorisme alors des époques de notre histoire ça a beaucoup existé le dolorisme c'est toujours une manière historiquement pour les responsables politiques de renvoyer leur propre faute leur propre manquement sur le dos des citoyens en disant si ça marche pas c'est parce que vous êtes des feignants si ça marche pas c'est parce que vous êtes pas bon je pense que si quelques-uns d'entre nous avaient eu à gérer les comptes publics depuis quelques années la situation serait probablement meilleure en tous les cas pas pire qu'elle ne l'est aujourd'hui avec les spécialistes que nous avons eu depuis tant d'années bref j'insiste sur ce point parce que sur la question de l'âge légal il va quand même falloir se sortir des têtes peu imaginatives que ce n'est pas le sujet et je vais essayer de l'expliquer d'abord ce n'est pas le sujet parce que l'âge légal dit de moins en moins l'âge auquel vous partez à la retraite et que plus le temps passe plus vous partez à un autre âge que l'âge légal pour ceux qui sont dans des systèmes les plus favorables vous partez très avant l'âge légal et pour ceux qui sont dans des situations différentes vous partez très après l'âge légal et donc cette question de l'âge légal en réalité n'a aucune réalité dans la vie du travail et de la retraite de nos concitoyens deuxièmement l'âge légal provoque des dysfonctionnements et c'est ce pourquoi je m'y suis opposé il y a maintenant quelques temps j'avais à l'époque expliqué une chose simple dont je n'étais pas absolument sûr mais qui désormais s'est démontré lorsque et c'est encore le cas pour les deux générations qui viennent lorsque vous commencez à travailler à 16 ans il y a de fortes chances que vous soyez conduit à travailler dans un métier difficile ça se comprend assez clairement vous n'êtes pas banquier associé chez Barclays à 16 ans ni même à 17 ni même à 18 et les métiers qui sont les métiers dans lesquels vous commencez le plus tôt sont aussi les métiers les plus difficiles physiquement en horaire décalé en exigence de volume de travail et dans conditions physiques je dis ce ne sera plus le cas dans deux générations parce que même ces métiers là sont des métiers qui évoluent en termes de charge physique évoluent socialement et dans deux générations la démonstration que je fais n'aura plus lieu mais elle existe encore le report de l'âge légal de la réforme des retraites consiste en quoi ? il consiste à dire à tous ceux qui ont commencé à travailler avant 18 ans vous allez bosser une à deux années de plus pour ceux qui ont commencé à travailler à 30 ans excusez-moi mais quand on défend le mérite l'effort le travail comment peut-on aller expliquer à celui ou celle qui a commencé à bosser à 16 ans qu'il va devoir cotiser deux années de plus pour celui qui a commencé à travailler à 30 ans et dont les conditions de travail sont forcément plus favorables c'est contraire même à l'idée que la droite se fait de la reconnaissance de l'effort et du travail nous avons la démonstration depuis les derniers comptes ou au moins ce qu'on arrive à recoller des comptes liés aux retraites qu'est-ce qui se produit depuis la dernière réforme des retraites et bien c'est très simple nous avons une explosion des pensions d'invalidité pour ceux qui ont commencé à travailler avant 18 ans nous avons une explosion des arrêts maladie après 62 ans et nous avons une explosion des mises au chômage longue durée après 62 ans allez chez France Travail quand vous avez 62 ans je peux déjà vous dire ce qu'on va vous expliquer que vous allez attendre jusqu'à la retraite qu'est-ce qui s'est produit non seulement on n'a pas rééquilibré les comptes moi je me souviens très bien du discours de l'époque où on nous disait c'est la réforme ou la baisse des pensions on a eu la réforme on a eu le déséquilibre des comptes puisque les comptes liés à la réforme ou à la retraite sont plus en déséquilibre que ce qu'on imaginait et pardon de vous dire qu'il y a quelques mois on a quasiment failli avoir la baisse des pensions vous voyez le bobard sur lequel on a installé ce débat politique et donc j'ai toujours dit être favorable non pas à la question de l'âge légal mais à la question de la durée de cotisation et quand je dis ça en fait je dis quelque chose qui n'est pas très éloigné de ce que tu dis la durée de cotisation c'est quoi vous cotisez à partir du moment où vous avez commencé à travailler si vous voulez continuer à travailler ou si vous pouvez continuer à travailler jusqu'à 66 ans vous cotiserez jusqu'à 66 ans et ce que vous récupérez du capital que tu évoques au fond qui est le volume des cotisations que vous avez versé sera plus important aujourd'hui avec l'âge légal si vous continuez à travailler deux années après l'âge légal vous ne récupérez jamais 100% de ce que vous aurez versé en cotisation si vous avez récupéré 30% c'est le goût du monde vous pensez que c'est une manière de favoriser y compris le fait de continuer à travailler davantage après et la durée de cotisation c'est une manière de venir au fond à la maîtrise de son parcours individuel que tu évoquais tout à l'heure est-ce que ça s'appelle capitalisation est-ce que ça s'appelle seulement durée de cotisation j'en sais rien à vrai dire même ça m'importe peu ce qui compte en revanche c'est d'inverser complètement le paradigme et de ce point de vue je suis d'accord nous sommes tous attachés au régime par répartition mais nous l'étions à un moment où il était démographiquement tenable nous n'avons déjà plus de système par répartition et toutes les compensations que l'état injecte dans les caisses des retraites font que de toute façon tout ça est une hypocrisie est une illusion et donc il nous faut en venir à un système qui pour moi est le système de durée de cotisation et donc probablement de capitalisation avec une limite mais je t'ai entendu le dire qui est que le capital en question ne peut pas être soumis à toutes les spéculations et que ce qui fait notre marque de fabrique y compris notre souveraineté ça a été un problème pour beaucoup d'autres états du monde c'est lorsque l'on place sur des marchés incertains une partie non pas seulement de notre dette mais aussi de nos retraites dès lors que l'on garde une souveraineté sur ce capital là je n'ai aucun problème et à cela s'ajoutera de toute façon non pas du 100% de capitalisation ou durée de cotisation mais des compensations parce que oui il faudra encore des minimum vieillesse qui soit plus digne que ce que nous connaissons aujourd'hui oui il faudra des outils de compensation pour celui qui à 50 ans aura fait un AVC et ne pourra pas continuer à travailler il faudra ces systèmes qui continueront à créer un lien de solidarité entre chacun d'entre nous et donc pour vous répondre je suis extrêmement hostile à tous ceux qui nous disent qu'ils ne veulent pas entendre parler de l'âge légal autant qu'à ceux qui nous expliquent que tout doit passer par l'âge légal et je comprends que dans ce conclave à la noix personne n'est réussi à s'entendre parce que des deux côtés je dis bien des deux côtés il y a une cécité totale sur la nécessité de tout rebâtir et en fait c'est ce qui nous rassemble d'une certaine manière mais avec d'autres aussi on n'est pas les seuls c'est que vous voyez bien que sur tous les sujets il faut tout reprendre à la base et que là ce qui perturbe en particulier un gouvernement qui est soumis à une potentielle motion de censure et dont la seule obsession est de s'assurer de pouvoir durer encore un peu à aucun instant ils ne s'attaqueront à un chantier aussi colossal sauf que c'est absolument vital et c'est ce qui nous manque terriblement et moi j'ai tendance à dire que je comprends que ça effraie certains dans la classe politique je comprends que certains dans la classe politique se disent quand même ce gyrophare sur la voiture si je peux le garder encore un peu et puis tout ça c'est l'aboutissement de ma vie vous comprenez d'être ministre très bien moi je les respecte mais pour le gros boulot qui est à faire il faut qu'ils laissent la place à d'autres s'ils ont la trouille c'est pas grave il y en a d'autres qui n'ont pas la trouille »
youtube.com · Nouvelle Énergie - débat David Lisnard et Aurélien PradiéVérifier à 1:27:12
France 2 — Les 4 Vérités · L'alliance de Ciotti avec le RN : vers un éclatement des Républicains ? - Aurélien Pradié est l'invité des 4V du 12 juin 2024Vérifier à 5:58
C à vous · Retraites : quelle stratégie pour les Républicains ? - Aurélien Pradié - C à Vous - 15/02/2023Vérifier à 8:59