Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
16 févr. 2019 au 1 juil. 2026
Questions
499
Entretiens
Non renseigné
Sources
Non renseigné
Heures analysées
Non renseigné
Répartition sur 499 questions évaluables
Réponse directe
231
Réponse partielle
100
Réponse à côté
158
Refus explicite
10
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 276 à 300 sur 499
Question 276Aurélien Pradié :"Les seuls qui donnent le sentiment d'y croire, ce sont les plus extrémistes. Cela m'effraie"
Alors on ne va pas aigrener votre programme parce que ça ne serait pas équitable vis-à-vis de vos concurrents, messieurs Retailleau et Ciotti, mais on va s'arrêter sur ce qui s'est passé à l'Assemblée. Vous êtes élu depuis 2017. Vous emmenez le débat, et parfois même jusqu'à la loi, sur des thématiques, vous l'avez dit, qui ne sont pas forcément les plus fréquentes dans votre camp. L'inclusion de jeunes en situation de handicap. La déconjugalisation de l'allocation adulte handicapé. La lutte contre les violences au sein de la famille. Une question simple. Est-ce qu'il s'agit d'un nouveau sens de l'action que vous souhaitez imprimer à droite ?
Réponse directe
Un peu des deux. D'ailleurs, en politique, on est aussi la construction de sa propre vie. Moi, je ne crois pas, vous savez, à tous ces politiques qui prétendent exercer une mission politique comme on exerce un job. Déconnecté de tout, de toute empathie, de toute histoire personnelle. Moi, je fais de la politique avec mes propres blessures. Mais d'ailleurs, qui fait vraiment de la politique sans ses propres blessures ? Des mercenaires de la politique ? Des intérimaires de la politique ? Non. Vous faites de la politique avec vos propres faiblesses. Le handicap, c'est l'histoire de ma vie, ou plutôt celle de mon père. Je crois que je n'aurais jamais imaginé, d'ailleurs, en faire un combat poli…
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« En 2022 et en 2019. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview politique du 01/07/26Vérifier à 13:33
Méthode, périmètre et limitesVersion small-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
4 sept. 2026
Données arrêtées au :
5 oct. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
« Un peu des deux. D'ailleurs, en politique, on est aussi la construction de sa propre vie. Moi, je ne crois pas, vous savez, à tous ces politiques qui prétendent exercer une mission politique comme on exerce un job. Déconnecté de tout, de toute empathie, de toute histoire personnelle. Moi, je fais de la politique avec mes propres blessures. Mais d'ailleurs, qui fait vraiment de la politique sans ses propres blessures ? Des mercenaires de la politique ? Des intérimaires de la politique ? Non. Vous faites de la politique avec vos propres faiblesses. Le handicap, c'est l'histoire de ma vie, ou plutôt celle de mon père. Je crois que je n'aurais jamais imaginé, d'ailleurs, en faire un combat politique lorsque je suis rentré en politique. parce que c'était tellement imprimé en moi que je ne ressentais pas le besoin d'en faire un combat public. Et puis, les violences conjugales, c'est non pas une histoire personnelle, mais c'est ce que j'ai compris, vécu dans mon premier mandat de maire qui m'a le plus marqué, peut-être même traumatisé, lorsque j'ai eu à régler ces questions-là autour de moi lorsque j'étais un jeune maire d'une vingtaine, d'une trentaine d'années à l'époque. Au-delà, j'en fais aussi un sujet stratégique pour la droite. Je pense que lorsque la droite républicaine est capable de s'intéresser aux fragilités de notre pays, aux plus grandes fatalités, le handicap et les violences au sein de la famille en font partie, elle retrouve un chemin qui est un chemin vers la dignité. Ce combat pour la dignité de nos concitoyens, nous l'avons perdu. Et en prenant ces sujets qui peuvent paraître être des sujets de niche, parce qu'on se dit au fond que ça ne concerne pas tous les Français, même si c'est une erreur parce que ça concerne de plus en plus de Français, je pense qu'en prenant ces sujets-là, on part à la conquête de la dignité pour chaque Français et que c'est au fond ce qui fait le cœur de l'engagement politique. »
France Culture — Sens politique · Aurélien Pradié :"Les seuls qui donnent le sentiment d'y croire, ce sont les plus extrémistes. Cela m'effraie"Vérifier à 8:24
Question 277Aurélien Pradié :"Les seuls qui donnent le sentiment d'y croire, ce sont les plus extrémistes. Cela m'effraie"
Mais ensuite, une fois que vous êtes président, comment ça va se passer ?
Réponse à côté
cette vie interne ? Bien sûr que nous aurons des débats et que le rôle du président des Républicains, ce sera de poser des débats, de bousculer les choses. Sur la réforme des retraites, en l'occurrence, on nous dit depuis près de 10 ans que l'allongement de l'âge légal est la seule mesure financière solide. Ce n'est pas vrai. J'ai passé près de 3 ans à travailler sur le sujet pour me rendre compte qu'on avait des espèces de chimères. On nous disait que ça permet de rendre le système plus rentable à hauteur de 20 milliards d'euros. Lorsque je fais le calcul très précisément, j'arrive plutôt à 8 milliards d'euros. Bref, le rôle du futur président des Républicains, ce sera de mettre un coup de…
« cette vie interne ? Bien sûr que nous aurons des débats et que le rôle du président des Républicains, ce sera de poser des débats, de bousculer les choses. Sur la réforme des retraites, en l'occurrence, on nous dit depuis près de 10 ans que l'allongement de l'âge légal est la seule mesure financière solide. Ce n'est pas vrai. J'ai passé près de 3 ans à travailler sur le sujet pour me rendre compte qu'on avait des espèces de chimères. On nous disait que ça permet de rendre le système plus rentable à hauteur de 20 milliards d'euros. Lorsque je fais le calcul très précisément, j'arrive plutôt à 8 milliards d'euros. Bref, le rôle du futur président des Républicains, ce sera de mettre un coup de pied dans la fourmilière et parfois d'évacuer des idées qui traînent dans le fond de l'air comme des évidences. Il n'y a plus d'évidence lorsqu'on fait moins de 5% à la présidentielle et sur ces sujets comme sur les autres, il faut que nous sortions des slogans. Vous voyez, cette question de la réforme des retraites est devenue une espèce de slogan où tout le monde répète les mêmes choses, les mêmes chiffres et on ne va plus au fond des choses. »
France Culture — Sens politique · Aurélien Pradié :"Les seuls qui donnent le sentiment d'y croire, ce sont les plus extrémistes. Cela m'effraie"Vérifier à 14:55Voir 1 autre passage
« Oui, je l'ai évidemment en tête. »
France Culture — Sens politique · Aurélien Pradié :"Les seuls qui donnent le sentiment d'y croire, ce sont les plus extrémistes. Cela m'effraie"Vérifier à 16:20
Question 278Aurélien Pradié :"Les seuls qui donnent le sentiment d'y croire, ce sont les plus extrémistes. Cela m'effraie"
Est-ce que vous dites c'est loin mais c'est beau ?
Réponse directe
Non je ne le dis pas mais je garde de Georges Pompidou une double exigence celle de la proximité qu'avait Jacques Chirac aussi et en même temps celle de la hauteur de vue Georges Pompidou était capable d'être un homme d'une grande simplicité et pour autant il n'était pas simple et ça c'est quelque chose qui moi m'a toujours beaucoup traversé et ça valait pour Jacques Chirac aussi ils étaient simples avec les français et pour autant ils ne se sont jamais comportés comme s'ils n'étaient pas responsables politiques il y avait toujours une hauteur de vue et une simplicité
« Non je ne le dis pas mais je garde de Georges Pompidou une double exigence celle de la proximité qu'avait Jacques Chirac aussi et en même temps celle de la hauteur de vue Georges Pompidou était capable d'être un homme d'une grande simplicité et pour autant il n'était pas simple et ça c'est quelque chose qui moi m'a toujours beaucoup traversé et ça valait pour Jacques Chirac aussi ils étaient simples avec les français et pour autant ils ne se sont jamais comportés comme s'ils n'étaient pas responsables politiques il y avait toujours une hauteur de vue et une simplicité »
France Culture — Sens politique · Aurélien Pradié :"Les seuls qui donnent le sentiment d'y croire, ce sont les plus extrémistes. Cela m'effraie"Vérifier à 40:55
Question 279Aurélien Pradié :"Les seuls qui donnent le sentiment d'y croire, ce sont les plus extrémistes. Cela m'effraie"
Vous êtes né, Aurelien Pradié, dans une famille non politisée, sur une terre traditionnellement créée à gauche, le Lot, ce département entre la Corrèze, l'Aveyron, la Dordogne, le Midi-Toulousain. C'est un terreau jadis fait de radicaux socialistes. Vous avez, dès l'adolescence, été confronté, vous l'avez dit, à des drames personnels générant des situations où vous ressentiez ce qu'est l'injustice sociale, que l'on place à tort ou à raison comme une préoccupation prioritaire des parties de gauche. Question simple, pourquoi à 21 ans vous prenez votre carte à l'UNP ?
Réponse directe
Parce que j'admire Chirac. Que mon grand-père est corrézien et qu'il parle du grand Jacques assez souvent. Pour autant, ce n'était pas du tout politique. C'était une admiration très presque physique et de la personnalité. Donc j'ai grandi dans l'admiration d'un Chirac qui pour moi était un Batman. Rien de plus que ça. L'attachement que j'ai eu à Chirac était d'abord, je le confesse, tout à fait irrationnel. Pas plus que ça. Peut-être aussi que je me suis engagé à droite dans un département de gauche parce que je n'ai jamais ni vécu personnellement la facilité ni aimé la facilité. Et qu'au fond, ce qui pour moi était le plus important, c'était de tracer un chemin là où on me disait que c'éta…
« Parce que j'admire Chirac. Que mon grand-père est corrézien et qu'il parle du grand Jacques assez souvent. Pour autant, ce n'était pas du tout politique. C'était une admiration très presque physique et de la personnalité. Donc j'ai grandi dans l'admiration d'un Chirac qui pour moi était un Batman. Rien de plus que ça. L'attachement que j'ai eu à Chirac était d'abord, je le confesse, tout à fait irrationnel. Pas plus que ça. Peut-être aussi que je me suis engagé à droite dans un département de gauche parce que je n'ai jamais ni vécu personnellement la facilité ni aimé la facilité. Et qu'au fond, ce qui pour moi était le plus important, c'était de tracer un chemin là où on me disait que c'était impossible. Voilà. Tout ça un peu mis bout à bout peut-être. »
France Culture — Sens politique · Aurélien Pradié :"Les seuls qui donnent le sentiment d'y croire, ce sont les plus extrémistes. Cela m'effraie"Vérifier à 26:09
Question 280Aurélien Pradié :"Les seuls qui donnent le sentiment d'y croire, ce sont les plus extrémistes. Cela m'effraie"
Il y a deux ans, vous avez défendu une proposition de loi à l'Assemblée en faveur de l'inclusion des enfants et adolescents en situation de handicap, une proposition de loi rejetée par La République En Marche et vous avez reçu, vous, le député Les Républicains, le soutien de l'insoumis François Ruffin qui s'en est à leur prix au sectarisme de la majorité. Donc à la fois le refus des marcheurs et le soutien d'un insoumis. Est-ce que ça a donné un sens nouveau à votre conception du travail de parlementaire ?
Réponse directe
Oui, sûrement. C'était d'abord ma première expérience, vraie expérience parlementaire. Il faut comprendre que quand j'arrive à l'Assemblée, je n'ai jamais mis les pieds à l'Assemblée nationale, même pour y faire du tourisme. Et donc c'est ma première grande expérience de combat politique où j'écris le texte, où je le porte, où je le défends et où je vois qu'il y a des moments inattendus dans l'hémicycle qui sont des moments où on est capable de se mettre d'accord au-delà de nos convictions politiques. Pour tout vous dire, ça m'a un peu perturbé sur l'instant. Parce que je me suis dit est-ce que tu ne fais pas une erreur au fond ? Avoir le soutien d'un insoumis, est-ce que ça ne va pas être…
« Oui, sûrement. C'était d'abord ma première expérience, vraie expérience parlementaire. Il faut comprendre que quand j'arrive à l'Assemblée, je n'ai jamais mis les pieds à l'Assemblée nationale, même pour y faire du tourisme. Et donc c'est ma première grande expérience de combat politique où j'écris le texte, où je le porte, où je le défends et où je vois qu'il y a des moments inattendus dans l'hémicycle qui sont des moments où on est capable de se mettre d'accord au-delà de nos convictions politiques. »
France Culture — Sens politique · Aurélien Pradié :"Les seuls qui donnent le sentiment d'y croire, ce sont les plus extrémistes. Cela m'effraie"Vérifier à 10:34Voir 1 autre passage
« Pour tout vous dire, ça m'a un peu perturbé sur l'instant. Parce que je me suis dit est-ce que tu ne fais pas une erreur au fond ? Avoir le soutien d'un insoumis, est-ce que ça ne va pas être un problème politique ? Et puis très vite, je me suis rendu compte que c'était une manière de mettre un peu de noblesse dans l'engagement politique, dans une parenthèse. Ça ne nous a pas empêché, d'ailleurs je l'ai dit à François Ruffin publiquement, de nous re-questionner les uns les autres, même de batailler très fortement après sur d'autres sujets. On s'est accroché assez souvent, avant, après, mais pas pendant. Et je crois au fond que ça, c'est ce qui a fait la noblesse de la vie parlementaire aussi pendant des décennies. Des moments de suspension où on est capable de se mettre en accord, sans abandonner pour autant nos convictions et nos particularités. »
France Culture — Sens politique · Aurélien Pradié :"Les seuls qui donnent le sentiment d'y croire, ce sont les plus extrémistes. Cela m'effraie"Vérifier à 11:00
Question 281Aurélien Pradié :"Les seuls qui donnent le sentiment d'y croire, ce sont les plus extrémistes. Cela m'effraie"
Est-ce qu'on pourra vous dire que non, le départ légal en retraite doit être à 65 ans ?
Réponse à côté
cette vie interne ? Bien sûr que nous aurons des débats et que le rôle du président des Républicains, ce sera de poser des débats, de bousculer les choses. Sur la réforme des retraites, en l'occurrence, on nous dit depuis près de 10 ans que l'allongement de l'âge légal est la seule mesure financière solide. Ce n'est pas vrai. J'ai passé près de 3 ans à travailler sur le sujet pour me rendre compte qu'on avait des espèces de chimères. On nous disait que ça permet de rendre le système plus rentable à hauteur de 20 milliards d'euros. Lorsque je fais le calcul très précisément, j'arrive plutôt à 8 milliards d'euros. Bref, le rôle du futur président des Républicains, ce sera de mettre un coup de…
« cette vie interne ? Bien sûr que nous aurons des débats et que le rôle du président des Républicains, ce sera de poser des débats, de bousculer les choses. Sur la réforme des retraites, en l'occurrence, on nous dit depuis près de 10 ans que l'allongement de l'âge légal est la seule mesure financière solide. Ce n'est pas vrai. J'ai passé près de 3 ans à travailler sur le sujet pour me rendre compte qu'on avait des espèces de chimères. On nous disait que ça permet de rendre le système plus rentable à hauteur de 20 milliards d'euros. Lorsque je fais le calcul très précisément, j'arrive plutôt à 8 milliards d'euros. Bref, le rôle du futur président des Républicains, ce sera de mettre un coup de pied dans la fourmilière et parfois d'évacuer des idées qui traînent dans le fond de l'air comme des évidences. Il n'y a plus d'évidence lorsqu'on fait moins de 5% à la présidentielle et sur ces sujets comme sur les autres, il faut que nous sortions des slogans. Vous voyez, cette question de la réforme des retraites est devenue une espèce de slogan où tout le monde répète les mêmes choses, les mêmes chiffres et on ne va plus au fond des choses. »
France Culture — Sens politique · Aurélien Pradié :"Les seuls qui donnent le sentiment d'y croire, ce sont les plus extrémistes. Cela m'effraie"Vérifier à 14:55
Question 282Aurélien Pradié :"Les seuls qui donnent le sentiment d'y croire, ce sont les plus extrémistes. Cela m'effraie"
Est-ce que depuis ce jour, vous n'êtes plus tout à fait le même député ?
Réponse directe
Oui, sûrement. C'était d'abord ma première expérience, vraie expérience parlementaire. Il faut comprendre que quand j'arrive à l'Assemblée, je n'ai jamais mis les pieds à l'Assemblée nationale, même pour y faire du tourisme. Et donc c'est ma première grande expérience de combat politique où j'écris le texte, où je le porte, où je le défends et où je vois qu'il y a des moments inattendus dans l'hémicycle qui sont des moments où on est capable de se mettre d'accord au-delà de nos convictions politiques. Pour tout vous dire, ça m'a un peu perturbé sur l'instant. Parce que je me suis dit est-ce que tu ne fais pas une erreur au fond ? Avoir le soutien d'un insoumis, est-ce que ça ne va pas être…
« Oui, sûrement. C'était d'abord ma première expérience, vraie expérience parlementaire. Il faut comprendre que quand j'arrive à l'Assemblée, je n'ai jamais mis les pieds à l'Assemblée nationale, même pour y faire du tourisme. Et donc c'est ma première grande expérience de combat politique où j'écris le texte, où je le porte, où je le défends et où je vois qu'il y a des moments inattendus dans l'hémicycle qui sont des moments où on est capable de se mettre d'accord au-delà de nos convictions politiques. »
France Culture — Sens politique · Aurélien Pradié :"Les seuls qui donnent le sentiment d'y croire, ce sont les plus extrémistes. Cela m'effraie"Vérifier à 10:34Voir 1 autre passage
« Pour tout vous dire, ça m'a un peu perturbé sur l'instant. Parce que je me suis dit est-ce que tu ne fais pas une erreur au fond ? Avoir le soutien d'un insoumis, est-ce que ça ne va pas être un problème politique ? Et puis très vite, je me suis rendu compte que c'était une manière de mettre un peu de noblesse dans l'engagement politique, dans une parenthèse. Ça ne nous a pas empêché, d'ailleurs je l'ai dit à François Ruffin publiquement, de nous re-questionner les uns les autres, même de batailler très fortement après sur d'autres sujets. On s'est accroché assez souvent, avant, après, mais pas pendant. Et je crois au fond que ça, c'est ce qui a fait la noblesse de la vie parlementaire aussi pendant des décennies. Des moments de suspension où on est capable de se mettre en accord, sans abandonner pour autant nos convictions et nos particularités. »
France Culture — Sens politique · Aurélien Pradié :"Les seuls qui donnent le sentiment d'y croire, ce sont les plus extrémistes. Cela m'effraie"Vérifier à 11:00
Question 283Aurélien Pradié :"Les seuls qui donnent le sentiment d'y croire, ce sont les plus extrémistes. Cela m'effraie"
Nous sommes le 12 avril 71 pendant que la salle applaudit. Qui avez-vous identifié, Aurélien Pradié ?
Réponse directe
Georges Pompidou, le maire de Cajard de l'époque. J'avoue, ne pas me souvenir... Alors c'est Guy Mirabelle.
« Georges Pompidou, le maire de Cajard de l'époque. J'avoue, ne pas me souvenir... Alors c'est Guy Mirabelle. »
France Culture — Sens politique · Aurélien Pradié :"Les seuls qui donnent le sentiment d'y croire, ce sont les plus extrémistes. Cela m'effraie"Vérifier à 36:28
Question 284Présidence du parti Les Républicains, Conseil national de la refondation... Le "8h30 franceinfo" d'Aurélien Pradié
Simplement, un mot de Bruno Retailleau qui a donc annoncé officiellement sa candidature hier soir, qui veut donc tout revoir du sol plafond. Comme vous, qu'est-ce qui vous différencie de quelqu'un comme Bruno Retailleau ?
Réponse à côté
Nous aurons l'occasion, si la campagne se déroule, de le démontrer. Je ne voudrais pas que la guerre des chefs se réinstalle.
« Nous aurons l'occasion, si la campagne se déroule, de le démontrer. Je ne voudrais pas que la guerre des chefs se réinstalle. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Présidence du parti Les Républicains, Conseil national de la refondation... Le "8h30 franceinfo" d'Aurélien PradiéVérifier à 4:46
Question 285Présidence du parti Les Républicains, Conseil national de la refondation... Le "8h30 franceinfo" d'Aurélien Pradié
de discuter ensemble. Pourquoi ne pas le faire ?
Réponse à côté
Vous voyez que c'est beaucoup plus que ça. Nous avons un Parlement. Nous avons une Assemblée nationale qui est la représentation du peuple. Il n'y a pas besoin de créer des bidules supplémentaires. Mais au-delà des outils de communication, parce qu'il s'agit principalement de cela, je le redis, de conseil de défense en conseil national de refondation. Je pense qu'Emmanuel Macron prend des libertés avec notre organisation institutionnelle et donc peut-être même avec notre organisation démocratique. C'est une alerte que je lance.
« Vous voyez que c'est beaucoup plus que ça. Nous avons un Parlement. Nous avons une Assemblée nationale qui est la représentation du peuple. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Présidence du parti Les Républicains, Conseil national de la refondation... Le "8h30 franceinfo" d'Aurélien PradiéVérifier à 17:13Voir 1 autre passage
« Il n'y a pas besoin de créer des bidules supplémentaires. Mais au-delà des outils de communication, parce qu'il s'agit principalement de cela, je le redis, de conseil de défense en conseil national de refondation. Je pense qu'Emmanuel Macron prend des libertés avec notre organisation institutionnelle et donc peut-être même avec notre organisation démocratique. C'est une alerte que je lance. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Présidence du parti Les Républicains, Conseil national de la refondation... Le "8h30 franceinfo" d'Aurélien PradiéVérifier à 17:24
Question 286Présidence du parti Les Républicains, Conseil national de la refondation... Le "8h30 franceinfo" d'Aurélien Pradié
Non, mais sur le contenu de ce que vous voulez, lui, il veut plus de sécurité, moins d'impôts et d'immigration. Vous n'êtes pas d'accord, finalement ?
Réponse à côté
Si je suis candidat, j'aurai l'occasion de m'exprimer. Nous avons évidemment l'ensemble des candidats, des points communs, sur les questions régaliennes, sur les questions d'autorité. Nous appartenons à la même famille politique et donc n'allez pas chercher des différences qui n'existent pas. En revanche, nous avons des incarnations différentes. Moi, je pense qu'il faut que le président des Républicains, demain, il se projette vers l'avenir, devant les Français. Il faut que les Français se disent « Tiens, il y a quelque chose qui va durer longtemps, une reconstruction qui va s'inscrire dans le temps long. » Bruno Retailleau est un excellent président du groupe sénatorial. Il faut qu'il le r…
« Si je suis candidat, j'aurai l'occasion de m'exprimer. Nous avons évidemment l'ensemble des candidats, des points communs, sur les questions régaliennes, sur les questions d'autorité. Nous appartenons à la même famille politique et donc n'allez pas chercher des différences qui n'existent pas. En revanche, nous avons des incarnations différentes. Moi, je pense qu'il faut que le président des Républicains, demain, il se projette vers l'avenir, devant les Français. Il faut que les Français se disent « Tiens, il y a quelque chose qui va durer longtemps, une reconstruction qui va s'inscrire dans le temps long. » Bruno Retailleau est un excellent président du groupe sénatorial. Il faut qu'il le reste. Et je pense que c'est une tâche... Oui, il a raison. J'ai compris s'il en porte en... Il faut y consacrer beaucoup de temps. Éric Ciotti est un excellent caisseur à l'Assemblée nationale. Il est un excellent président de la Commission nationale d'investiture. Il faut qu'il y consacre beaucoup de temps. La reconstruction des Républicains, demain, pour le prochain président, c'est une tâche à temps plein. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Présidence du parti Les Républicains, Conseil national de la refondation... Le "8h30 franceinfo" d'Aurélien PradiéVérifier à 4:59
Question 287Présidence du parti Les Républicains, Conseil national de la refondation... Le "8h30 franceinfo" d'Aurélien Pradié
Bruno Retailleau veut un référendum sur l'immigration. Vous, vous voulez un référendum d'initiative partagée sur cette question de taxes sur les super-profits, comme le réclame la gauche ?
Réponse à côté
Moi, je pense que c'est au pouvoir politique de prendre la décision. Pas besoin d'en concher ce type de processus ? Non, le référendum, il a une vocation dès lors que le pouvoir politique, le débat parlementaire est difficile à avoir. Mais sur des sujets comme ça, on doit pouvoir sereinement avoir ce débat-là, sans se cacher. Il ne faut pas abuser du référendum. Sur la question de l'immigration, nous pourrions l'avoir, à la condition de savoir ce que nous voulons demander aux Français.
« Moi, je pense que c'est au pouvoir politique de prendre la décision. Pas besoin d'en concher ce type de processus ? Non, le référendum, il a une vocation dès lors que le pouvoir politique, le débat parlementaire est difficile à avoir. Mais sur des sujets comme ça, on doit pouvoir sereinement avoir ce débat-là, sans se cacher. Il ne faut pas abuser du référendum. Sur la question de l'immigration, nous pourrions l'avoir, à la condition de savoir ce que nous voulons demander aux Français. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Présidence du parti Les Républicains, Conseil national de la refondation... Le "8h30 franceinfo" d'Aurélien PradiéVérifier à 13:47
Question 288Présidence du parti Les Républicains, Conseil national de la refondation... Le "8h30 franceinfo" d'Aurélien Pradié
Toute dernière chose, rapidement Aurélien Pradié, voilà que les régions, les départements, l'association des maires de France refusent à leur tour de participer au conseil national de la refondation qui doit être lancée la semaine prochaine par Emmanuel Macron. Est-ce que vous êtes surpris de cette avalanche de refus ?
Réponse directe
Je ne suis pas surpris par l'avalanche de refus. Je suis surpris par la manière dont Emmanuel Macron depuis désormais quelques années prend de grandes libertés avec notre organisation démocratique. Et je pense qu'il faut désormais le dire. Mais là, il s'agit juste
« Je ne suis pas surpris par l'avalanche de refus. Je suis surpris par la manière dont Emmanuel Macron depuis désormais quelques années prend de grandes libertés avec notre organisation démocratique. Et je pense qu'il faut désormais le dire. Mais là, il s'agit juste »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Présidence du parti Les Républicains, Conseil national de la refondation... Le "8h30 franceinfo" d'Aurélien PradiéVérifier à 17:01
Question 289Présidence du parti Les Républicains, Conseil national de la refondation... Le "8h30 franceinfo" d'Aurélien Pradié
Bonjour Aurélien Pradié, il y a un nouveau candidat dans la course à la présidence des Républicains, Bruno Retailleau qui s'est déclaré officiellement hier soir, après déjà Éric Ciotti. Vous, vous n'êtes pas encore candidat officiellement, mais franchement c'est un secret de polichinelle, non ?
Réponse partielle
Non, c'est pas un secret de polichinelle, j'ai dit que je prenais l'été pour mûrir ma réflexion des trois potentiels candidats. Finalement, celui qui aura pris le plus de temps pour maturer sa décision, c'est le plus jeune. Oui, en tout cas, dans les potentiels candidats, oui, donc j'ai dit que je prenais l'été pour y réfléchir. C'est pas du tout une coquetterie, c'est simplement que je suis convaincu que c'est une décision grave, qui n'est pas à prendre à la légère, que l'idée c'est pas d'aller occuper un poste pour le plaisir d'occuper un poste, que c'est pas une guerre des chefs qui doit s'installer, et que ça doit être un moment de refondation totale, et que j'ai sûrement une responsabi…
« Non, c'est pas un secret de polichinelle, j'ai dit que je prenais l'été pour mûrir ma réflexion des trois potentiels candidats. Finalement, celui qui aura pris le plus de temps pour maturer sa décision, c'est le plus jeune. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Présidence du parti Les Républicains, Conseil national de la refondation... Le "8h30 franceinfo" d'Aurélien PradiéVérifier à 0:46Voir 1 autre passage
« Oui, en tout cas, dans les potentiels candidats, oui, donc j'ai dit que je prenais l'été pour y réfléchir. C'est pas du tout une coquetterie, c'est simplement que je suis convaincu que c'est une décision grave, qui n'est pas à prendre à la légère, que l'idée c'est pas d'aller occuper un poste pour le plaisir d'occuper un poste, que c'est pas une guerre des chefs qui doit s'installer, et que ça doit être un moment de refondation totale, et que j'ai sûrement une responsabilité à prendre, je vous l'annoncerai dans quelques jours, après que j'ai pu consulter toutes celles et ceux qui fondent notre famille politique sur le terrain. Moi, je suis pas là pour décider tout seul, je suis pas là pour dans mon coin me dire c'est mon ambition, c'est mon destin, pas du tout. J'ai voulu consacrer cet été à discuter avec toutes celles et ceux qui veulent que la droite se refonde. Et puis vous savez, je suis secrétaire général de cette famille politique depuis maintenant quelques années, je suis probablement celui qui mesure le plus l'ampleur de la tâche. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Présidence du parti Les Républicains, Conseil national de la refondation... Le "8h30 franceinfo" d'Aurélien PradiéVérifier à 1:00
Question 290Soutien à la majorité présidentielle et avenir des Républicains... Le "8h30 franceinfo" d'Aurélien Pradié
Alors si vous êtes candidat, on va maintenir les 6, puisque vous le souhaitez, vous seriez candidat pour quoi faire ?
Réponse directe
Moi, comme les autres, nous devons être candidat pour tout changer. Je pense que c'est le temps du changement. Vous le voyez d'ailleurs, tous les autres partis politiques sont en train de changer. Notre élection aura lieu le 4 décembre. Quelques jours avant, le Rassemblement National va réélire son nouveau président. Vous voyez qu'un vent de renouvellement souffle sur tous les partis politiques. Les Républicains ne peuvent pas être les seuls. Fini par Cossy, fini Chirac, vous gardez le général de Gaulle quand même ? Je redis que les Républicains ne peuvent pas être les seuls dans ce contexte de changement à ne pas changer. Tout changer, ça veut dire parler à nouveau à tous les Français. Êtr…
« Moi, comme les autres, nous devons être candidat pour tout changer. Je pense que c'est le temps du changement. Vous le voyez d'ailleurs, tous les autres partis politiques sont en train de changer. Notre élection aura lieu le 4 décembre. Quelques jours avant, le Rassemblement National va réélire son nouveau président. Vous voyez qu'un vent de renouvellement souffle sur tous les partis politiques. Les Républicains ne peuvent pas être les seuls. Fini par Cossy, fini Chirac, vous gardez le général de Gaulle quand même ? Je redis que les Républicains ne peuvent pas être les seuls dans ce contexte de changement à ne pas changer. Tout changer, ça veut dire parler à nouveau à tous les Français. Être une droite populaire. Il y a des pans entiers de notre pays auxquels nous ne parlons plus. Les Français les plus modestes, ceux qui travaillent dur au quotidien, les jeunes... »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Soutien à la majorité présidentielle et avenir des Républicains... Le "8h30 franceinfo" d'Aurélien PradiéVérifier à 19:05
Question 291Soutien à la majorité présidentielle et avenir des Républicains... Le "8h30 franceinfo" d'Aurélien Pradié
C'est la présidentielle qui vous a convaincu de ça ?
Réponse directe
Oui, qui a fini de me convaincre de cela. Mais en réalité, ce que je vous dis, quand je le disais il y a quelques années, mes amis pouvaient me trouver un peu irritant. Je vais terminer en vous disant que ce que je disais il y a quelques années, tous aujourd'hui sont convaincus que c'est vrai. Quant à la brutalité, les Français ne me connaissent pas beaucoup. J'ai 36 ans, je suis un jeune député. Mon histoire politique, elle s'est faite dans un département, le Lot, qui est un département de conquête absolue pour mes idées politiques. Et c'est vrai que j'ai toujours été un peu contre vents et marées. Ça m'a forgé un peu de caractère. Et puis je vais vous dire les choses simplement. Dans la v…
« Oui, qui a fini de me convaincre de cela. Mais en réalité, ce que je vous dis, quand je le disais il y a quelques années, mes amis pouvaient me trouver un peu irritant. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Soutien à la majorité présidentielle et avenir des Républicains... Le "8h30 franceinfo" d'Aurélien PradiéVérifier à 19:45
Question 292Soutien à la majorité présidentielle et avenir des Républicains... Le "8h30 franceinfo" d'Aurélien Pradié
Est-ce que vous êtes l'assurance-vie de la Macronie ?
Réponse à côté
Tout ça, ce sont des pitreries. Pardon de vous le dire comme je le pense. Quelle est notre mission, nous, les députés, les Républicains ? Comme d'ailleurs, ça devrait être la mission de tous les députés dans l'hémicycle de la Sarmée Nationale. Défendre les Français. Est-ce que lorsque nous, les députés, les Républicains, nous obtenons la déconjugalisation de l'allocation adulte handicapé ? Je me suis battu depuis 5 ans avec mes collègues pour l'obtenir. Est-ce que nous ne rendons pas service aux Français ? La réponse est oui. Lorsque nous obtenons la défiscalisation des heures supplémentaires, la décharge patronale des heures supplémentaires, lorsque nous obtenons la possibilité pour nos co…
« Tout ça, ce sont des pitreries. Pardon de vous le dire comme je le pense. Quelle est notre mission, nous, les députés, les Républicains ? Comme d'ailleurs, ça devrait être la mission de tous les députés dans l'hémicycle de la Sarmée Nationale. Défendre les Français. Est-ce que lorsque nous, les députés, les Républicains, nous obtenons la déconjugalisation de l'allocation adulte handicapé ? Je me suis battu depuis 5 ans avec mes collègues pour l'obtenir. Est-ce que nous ne rendons pas service aux Français ? La réponse est oui. Lorsque nous obtenons la défiscalisation des heures supplémentaires, la décharge patronale des heures supplémentaires, lorsque nous obtenons la possibilité pour nos concitoyens de monétiser les RTT, nous avons défendu cela depuis des années. Et dans le débat parlementaire, c'est légitime que nous tentions de tordre le bras de temps en temps au gouvernement. Au fond, les députés du Rassemblement National se sont des frustrés. Ils sont frustrés parce que depuis plusieurs semaines à l'Assemblée Nationale, ils ont fait du bruit, mais ils n'ont rien obtenu pour les Français. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Soutien à la majorité présidentielle et avenir des Républicains... Le "8h30 franceinfo" d'Aurélien PradiéVérifier à 1:19
Question 293Soutien à la majorité présidentielle et avenir des Républicains... Le "8h30 franceinfo" d'Aurélien Pradié
Vous pensez arriver à intéresser les Français à une bataille interne au sein d'un parti ?
Réponse partielle
On intéressera d'abord nos propres adhérents. Et je dis d'abord à nos concitoyens, je dis aussi à nos concitoyens qui ne sont pas forcément adhérents des Républicains que s'ils veulent participer à ce changement au sein des Républicains, ils peuvent le faire en adhérent. Je veux vous dire aussi que l'enjeu du prochain président des Républicains, ce sera de rassembler. Au mois de décembre, on peut risquer l'explosion. On peut risquer l'explosion avec l'affirmation de certaines lignes politiques qui fractureraient notre famille. Nous n'avons pas le droit d'exploser. Il n'est pas comme vous. Non, mais heureusement que nous ne sommes pas exactement les mêmes. C'est plutôt bien. Il a de grandes…
« On intéressera d'abord nos propres adhérents. Et je dis d'abord à nos concitoyens, je dis aussi à nos concitoyens qui ne sont pas forcément adhérents des Républicains que s'ils veulent participer à ce changement au sein des Républicains, ils peuvent le faire en adhérent. Je veux vous dire aussi que l'enjeu du prochain président des Républicains, ce sera de rassembler. Au mois de décembre, on peut risquer l'explosion. On peut risquer l'explosion avec l'affirmation de certaines lignes politiques qui fractureraient notre famille. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Soutien à la majorité présidentielle et avenir des Républicains... Le "8h30 franceinfo" d'Aurélien PradiéVérifier à 21:16Voir 2 autres passages
« Il n'est pas comme vous. Non, mais heureusement que nous ne sommes pas exactement les mêmes. C'est plutôt bien. Il a de grandes qualités. Lui et lui, vous restez ? Je suis certain qu'il pourra contribuer à faire grandir notre famille politique. Lui et lui, vous restez au sein du parti ? Lorsqu'on participe à une campagne électorale, si j'étais engagé à y participer, on ne fait pas de chantage. Ce n'est pas moi où je m'en vais. Quand on rentre dans la bataille, évidemment, on accepte de jouer le match jusqu'au bout. Je le redis, Éric Ciotti, comme beaucoup d'autres candidats ou comme beaucoup d'autres personnalités qui ne seront pas candidates, ont de grandes qualités. Et c'est d'ailleurs la raison pour laquelle je tâcherai de travailler avec tout le monde. Mais je pense, si je suis candidat, que le temps est au changement et qu'on ne peut pas rejouer les matchs du passé. Il ne s'agit pas là de rejouer la primaire. On a tellement souffert de tout ça. Il s'agit d'écrire une nouvelle page et je suis absolument convaincu que nous allons surprendre les uns et les autres au mois de décembre. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Soutien à la majorité présidentielle et avenir des Républicains... Le "8h30 franceinfo" d'Aurélien PradiéVérifier à 21:58
Question 294Soutien à la majorité présidentielle et avenir des Républicains... Le "8h30 franceinfo" d'Aurélien Pradié
Alors qu'est-ce que vous en pensez, Aurélien Pradier ?
Réponse à côté
Tout ça, ce sont des pitreries. Pardon de vous le dire comme je le pense. Quelle est notre mission, nous, les députés, les Républicains ? Comme d'ailleurs, ça devrait être la mission de tous les députés dans l'hémicycle de la Sarmée Nationale. Défendre les Français. Est-ce que lorsque nous, les députés, les Républicains, nous obtenons la déconjugalisation de l'allocation adulte handicapé ? Je me suis battu depuis 5 ans avec mes collègues pour l'obtenir. Est-ce que nous ne rendons pas service aux Français ? La réponse est oui. Lorsque nous obtenons la défiscalisation des heures supplémentaires, la décharge patronale des heures supplémentaires, lorsque nous obtenons la possibilité pour nos co…
« Tout ça, ce sont des pitreries. Pardon de vous le dire comme je le pense. Quelle est notre mission, nous, les députés, les Républicains ? Comme d'ailleurs, ça devrait être la mission de tous les députés dans l'hémicycle de la Sarmée Nationale. Défendre les Français. Est-ce que lorsque nous, les députés, les Républicains, nous obtenons la déconjugalisation de l'allocation adulte handicapé ? Je me suis battu depuis 5 ans avec mes collègues pour l'obtenir. Est-ce que nous ne rendons pas service aux Français ? La réponse est oui. Lorsque nous obtenons la défiscalisation des heures supplémentaires, la décharge patronale des heures supplémentaires, lorsque nous obtenons la possibilité pour nos concitoyens de monétiser les RTT, nous avons défendu cela depuis des années. Et dans le débat parlementaire, c'est légitime que nous tentions de tordre le bras de temps en temps au gouvernement. Au fond, les députés du Rassemblement National se sont des frustrés. Ils sont frustrés parce que depuis plusieurs semaines à l'Assemblée Nationale, ils ont fait du bruit, mais ils n'ont rien obtenu pour les Français. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Soutien à la majorité présidentielle et avenir des Républicains... Le "8h30 franceinfo" d'Aurélien PradiéVérifier à 1:19
Question 295Soutien à la majorité présidentielle et avenir des Républicains... Le "8h30 franceinfo" d'Aurélien Pradié
Ce n'est pas l'enjeu essentiel pour vous aujourd'hui ?
Réponse directe
Mais pas seulement au Rassemblement National. Oui, évidemment, vous avez raison, c'est l'enjeu essentiel. Nous avons fait moins de 5% aux élections présidentielles. Et si je suis autant engagé depuis des années avec beaucoup de mes collègues, c'est justement pour éviter cela ? Moi, je refuse de même que nous ayons constamment à choisir entre un grand bidule du centre et les extrêmes. Parce qu'un jour, ça basculera du côté des extrêmes. Tout ce dont nous parlons depuis tout à l'heure, ça n'est pas dans l'intérêt des Républicains ou dans mon intérêt personnel, c'est aussi dans l'intérêt de nos concitoyens. Nous avons besoin d'une force républicaine de droite dans notre pays qui puisse apporte…
« Mais pas seulement au Rassemblement National. Oui, évidemment, vous avez raison, c'est l'enjeu essentiel. Nous avons fait moins de 5% aux élections présidentielles. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Soutien à la majorité présidentielle et avenir des Républicains... Le "8h30 franceinfo" d'Aurélien PradiéVérifier à 24:32
Question 296Soutien à la majorité présidentielle et avenir des Républicains... Le "8h30 franceinfo" d'Aurélien Pradié
Mais quand vous dites changement, est-ce que ce n'est pas aussi, j'allais dire une reconquête, même si le terme est connoté aujourd'hui, mais d'aller récupérer une partie de votre électorat partie dans d'autres familles politiques et notamment au Rassemblement National ?
Réponse directe
Mais pas seulement au Rassemblement National. Oui, évidemment, vous avez raison, c'est l'enjeu essentiel. Nous avons fait moins de 5% aux élections présidentielles. Et si je suis autant engagé depuis des années avec beaucoup de mes collègues, c'est justement pour éviter cela ? Moi, je refuse de même que nous ayons constamment à choisir entre un grand bidule du centre et les extrêmes. Parce qu'un jour, ça basculera du côté des extrêmes. Tout ce dont nous parlons depuis tout à l'heure, ça n'est pas dans l'intérêt des Républicains ou dans mon intérêt personnel, c'est aussi dans l'intérêt de nos concitoyens. Nous avons besoin d'une force républicaine de droite dans notre pays qui puisse apporte…
« Mais pas seulement au Rassemblement National. Oui, évidemment, vous avez raison, c'est l'enjeu essentiel. Nous avons fait moins de 5% aux élections présidentielles. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Soutien à la majorité présidentielle et avenir des Républicains... Le "8h30 franceinfo" d'Aurélien PradiéVérifier à 24:32
Question 297Soutien à la majorité présidentielle et avenir des Républicains... Le "8h30 franceinfo" d'Aurélien Pradié
Vous avez vraiment l'impression de tordre le bras au gouvernement sur les mesures que vous venez de citer ?
Réponse directe
Oui, ce sont les mesures que nous avons toujours défendues, auxquelles le gouvernement s'est toujours opposé. Et c'est donc la raison pour laquelle, dans notre mission, je pense que nous n'avons pas rendu service au gouvernement. Nous avons été utiles aux Français, c'est la seule chose qui m'intéresse. Pour le reste, je reste dans l'opposition, je suis dans l'opposition, mais une opposition qui sert à nos concitoyens, c'est ce qu'il y a de plus important. Si, d'abord, Bruno Le Maire et Gérald Darmanin ne font plus partie de notre famille politique. Factuellement, oui, ça c'est vrai. Oui, plus que factuellement. Mais l'ADN c'est le même. Non, l'ADN, lorsque vous quittez votre famille politiq…
« Oui, ce sont les mesures que nous avons toujours défendues, auxquelles le gouvernement s'est toujours opposé. Et c'est donc la raison pour laquelle, dans notre mission, je pense que nous n'avons pas rendu service au gouvernement. Nous avons été utiles aux Français, c'est la seule chose qui m'intéresse. Pour le reste, je reste dans l'opposition, je suis dans l'opposition, mais une opposition qui sert à nos concitoyens, c'est ce qu'il y a de plus important. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Soutien à la majorité présidentielle et avenir des Républicains... Le "8h30 franceinfo" d'Aurélien PradiéVérifier à 2:11
Question 298Soutien à la majorité présidentielle et avenir des Républicains... Le "8h30 franceinfo" d'Aurélien Pradié
Est-ce que vous dites que ça n'intéresse pas les Français ?
Réponse à côté
Ce qui est crucial, c'est pour nos concitoyens... Ce qui est crucial pour nos concitoyens, c'est de savoir comment leur vie va changer. Comment nous apportons des solutions. Quand nous nous battons sur la baisse des carburants, que nous obtenons ce que le gouvernement ne voulait pas donner à nos concitoyens, la baisse significative du prix des carburants, à qui est-ce qu'on rend service ? Le gouvernement voulait faire beaucoup moins. Nous avons obtenu plusieurs dizaines de centimes dans le même sens. Non, ça ne va pas dans le même sens. Puisque le gouvernement, initialement, voulait distribuer des chèques. Il a renoncé à cette mesure. Mais pardon d'insister sur ce point-là. Parce que c'est…
« Ce qui est crucial, c'est pour nos concitoyens... »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Soutien à la majorité présidentielle et avenir des Républicains... Le "8h30 franceinfo" d'Aurélien PradiéVérifier à 3:51Voir 2 autres passages
« Ce qui est crucial pour nos concitoyens, c'est de savoir comment leur vie va changer. Comment nous apportons des solutions. Quand nous nous battons sur la baisse des carburants, que nous obtenons ce que le gouvernement ne voulait pas donner à nos concitoyens, la baisse significative du prix des carburants, à qui est-ce qu'on rend service ? »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Soutien à la majorité présidentielle et avenir des Républicains... Le "8h30 franceinfo" d'Aurélien PradiéVérifier à 3:55
« Le gouvernement voulait faire beaucoup moins. Nous avons obtenu plusieurs dizaines de centimes dans le même sens. Non, ça ne va pas dans le même sens. Puisque le gouvernement, initialement, voulait distribuer des chèques. Il a renoncé à cette mesure. Mais pardon d'insister sur ce point-là. Parce que c'est un point absolument essentiel. Je fais partie de l'opposition. Les députés et les républicains sont dans l'opposition. Mais lorsqu'il s'agit de faire avancer nos concitoyens dans une période de crise extrêmement grave, je ne ferai jamais partie des députés qui font de la comédie. Les pitres, ça ne sert à rien à l'Assemblée nationale. Et je comprends que les députés NUPS ou les députés Rassemblement national soient très fâchés de voir qu'au fond, les Français se sont rendus compte qu'ils ne servaient à rien à l'Assemblée nationale. Nous avons été utiles aux Français. Nous sommes dans l'opposition. Et c'est la seule chose qui compte. »
Question 299Discours de politique générale, affaire Abad et pouvoir d'achat... le "8h30 franceinfo" d'Aurélien Pradié
Ce sont des chiffres évidemment impressionnants. Je précise que ça grimpe aussi à l'hôpital mais que pour l'instant, en soi critique, on reste autour de 1 000 personnes soignées et qu'il n'y a pas encore de vagues de décès. Mais pour autant, Aurélien Pradiès, est-ce qu'il n'est pas temps de prendre des mesures pour freiner cette épidémie ?
Réponse partielle
Je ne sais pas de quelles mesures parlons-nous. Il y a des mesures auxquelles je serai sûrement opposé et d'autres auxquelles je serai favorable. Mais je voudrais vous soumettre une réflexion qui est la réflexion d'un député de la Nation sur ces sujets. Moi, je ne souhaite pas que notre pays s'habitue à des privations continues de liberté. D'abord, je ne le souhaite pas parce que ça ne ressemble pas à notre pays. Il y a un moment où il faut en sortir et prendre les risques nécessaires pour en sortir. C'est un arbitrage politique mais aujourd'hui, la question de la manière dont on vit les uns avec les autres est une question presque aussi importante que la question de la santé publique. Et d…
« Je ne sais pas de quelles mesures parlons-nous. Il y a des mesures auxquelles je serai sûrement opposé et d'autres auxquelles je serai favorable. Mais je voudrais vous soumettre une réflexion qui est la réflexion d'un député de la Nation sur ces sujets. Moi, je ne souhaite pas que notre pays s'habitue à des privations continues de liberté. D'abord, je ne le souhaite pas parce que ça ne ressemble pas à notre pays. Il y a un moment où il faut en sortir et prendre les risques nécessaires pour en sortir. C'est un arbitrage politique mais aujourd'hui, la question de la manière dont on vit les uns avec les autres est une question presque aussi importante que la question de la santé publique. Et donc, ça implique peut-être sûrement de lever beaucoup de restrictions, de ne pas revenir à un centre de restrictions. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Discours de politique générale, affaire Abad et pouvoir d'achat... le "8h30 franceinfo" d'Aurélien PradiéVérifier à 20:05Voir 1 autre passage
« Encore heureux parce qu'il faut en sortir. Ce qui nous guette et je l'ai souvent dit de grave dans notre pays, c'est une forme d'accoutumance aux privations de liberté, aux restrictions, aux contraintes. Et je comprends que d'un point de vue de santé publique, on puisse se dire au fond, il faut prendre le maximum. nous devons aujourd'hui aussi nous poser la question de la manière dont nous vivons les uns avec les autres. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Discours de politique générale, affaire Abad et pouvoir d'achat... le "8h30 franceinfo" d'Aurélien PradiéVérifier à 21:01
Question 300Discours de politique générale, affaire Abad et pouvoir d'achat... le "8h30 franceinfo" d'Aurélien Pradié
Est-ce qu'il faut donc taxer les superfois ?
Réponse directe
Y a-t-il aujourd'hui des entreprises qui, passez-moi l'expression, se gavent sur le dos de la crise ? Si c'est le cas, on doit les identifier immédiatement. Nous avons des outils dans notre pays qui permettent d'identifier ceux qui feraient des marges excessives. Il le faut immédiatement. Et ceux qui seraient dans cette position-loi doivent être sanctionnés. Ou sanctionnés par des règles, parce que nous pouvons fixer des règles sur des marges abusives, mais aussi par une taxation particulière.
« Il le faut immédiatement. Et ceux qui seraient dans cette position-loi doivent être sanctionnés. Ou sanctionnés par des règles, parce que nous pouvons fixer des règles sur des marges abusives, mais aussi par une taxation particulière. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Discours de politique générale, affaire Abad et pouvoir d'achat... le "8h30 franceinfo" d'Aurélien PradiéVérifier à 16:31
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« En 2022 et en 2019. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview politique du 01/07/26Vérifier à 13:33
« Ça reste ma famille politique, puisque c'est là où je me suis engagé depuis le début de mon engagement politique, il y a de nombreuses années maintenant. Mais je ne pense pas qu'il reste grand-chose de la droite républicaine, égauliste, dans l'organisation qui est aujourd'hui celle de LR. Et le drame de tout cela, c'est qu'on en vient parfois être très attaché au parti, aux structures presque fétichistes avec la boîte, sans être très attaché à ce qu'il y a à l'intérieur. Qu'est-ce qu'il en reste aujourd'hui, après l'épisode où Éric Ciotti est allé à l'opportunisme électoral facile, après qu'on ait gouverné avec Emmanuel Macron ? Parce que, pardon, mais ça faisait aussi partie d'un de mes points de désaccord. Je n'ai pas totalement oublié qu'y compris le président des Républicains aujourd'hui, qui dit son anti-macronisme, a été ministre d'Emmanuel Macron, sans que ça ne lui pose aucun problème. Bref, vous voyez que tout ça, c'est une fin d'époque, en réalité. Et je n'ai aucune acrimonie à l'égard de cette famille politique, ça a été la mienne. Mais simplement, je pense que tout ça, ce sont des astres morts. Ça vaut pour le Parti Socialiste comme pour LR. Et ce n'est pas grave, parce qu'il faudra demain que notre parti gaulliste se reconstruise, comme ça a toujours été le cas par le passé. Les partis meurent et d'autres renaissent. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview politique du 01/07/26Vérifier à 1:39
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Vous avez tout à fait raison. Je pense qu'il ne reste de la cinquième république aujourd'hui que le nom et un bout de constitution. Mais la cinquième république n'a toujours été forte que lorsqu'elle était dirigée par des femmes et des hommes qui respectaient l'esprit de la cinquième république. Aujourd'hui, tout pue la quatrième république. Tout pue le bidouillage politique, l'enfumage, l'escroquerie généralisée. Enfin, pardon, mais l'escroquerie politique, je veux dire. Vous vous rendez compte, je regardais ça il y a quelques jours. L'essentiel des mesures fiscales qui ont été dilées. Je dis dilées parce que c'est vraiment ça. Avec le parti socialiste pour sauver le gouvernement lors du dernier budget. L'essentiel de ces mesures fiscales, on est en train de découvrir aujourd'hui qu'elles n'ont quasiment rien rapporté de ce qu'elles devaient rapporter. Tout le monde le savait. Et tout le monde a pris les français pour des jambons. On a fait semblant de négocier des bouts de machins. Tout ça avec quel objectif ? Sauver le gouvernement. Sauver le gouvernement. Faire en sorte que ça tienne encore un peu. Sauf que plus on joue cette durée, plus on fait traîner la fin d'époque, plus on fait monter les extrêmes. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview politique du 01/07/26Vérifier à 9:47Voir 2 autres passages
« Ce n'est pas une question de grâce, c'est une question de lucidité. Franchement, quelles que soient les idées politiques que l'on ait, vous voyez un seul candidat aujourd'hui qui soit à la hauteur de la situation. Et vous voulez qu'on s'habitue à ça ? Le grand danger des fins d'époque et des démocraties fatiguées, c'est l'habitude. C'est qu'on s'endort, on roupille. Puis petit à petit, on finit par se dire, bon, ce n'est pas si grave. Au fond, tout ça est médiocre. Mais dans la médiocrité, on va peut-être trouver un truc intéressant. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview politique du 01/07/26Vérifier à 4:30
« Bien sûr que non. Je ne souhaite évidemment pas que le bouleversement soit au moment de la présidentielle. Moi, je pense qu'à la fin de l'année, il y aura d'autres offres politiques sur la table. Que là, aujourd'hui, ce sont les premières parties des premières parties. Vous savez, c'est ce qu'on supporte lors des concerts, qui ne paraît pas génial. Mais enfin, on le supporte quand même en attendant que la scène se mette en place. Et donc, je pense qu'à la fin de l'année, il y a d'autres offres politiques. Ne me demandez pas lesquelles, je n'en sais rien. C'est dommage, c'était ma prochaine question. C'est le propre aussi de ces fins d'époque. Vous savez, quand les époques s'effondrent, on ne sait jamais exactement celles qui arrivent derrière. Je ne crois pas une seule seconde que tout ça soit l'horizon. Donc ça, c'est mon optimisme. Pour répondre à votre question, sur le deuxième tour hypothétique, Le Pen-Mélenchon, c'est évidemment une hypothèse. Évidemment. La question, c'est de savoir ce que l'on est capable de faire pour l'empêcher. Et je veux de toutes mes forces pouvoir l'empêcher. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Je pense qu'on a un sujet institutionnel fort. On a une question sur le lien qu'il y a entre l'élection législative et l'élection présidentielle. Si on veut demain une vraie démocratie parlementaire, il faut dissocier les deux mandats. C'est-à-dire qu'il ne faut pas élire les députés juste après l'élection du président de la République. Moi, je suis assez favorable à ce que le président de la République soit élu pour cinq ans, mais que les députés le soient pour une durée plus longue, ce qui permet d'inverser le rapport de force. Et je pense que nous avons un vrai sujet, y compris sur le rapport au référendum et sur l'organisation démocratique de notre pays. Donc oui, ça passera par une réforme de la Constitution. Mais tout ça, vous ne pouvez le faire que si vous avez les idées claires, y compris politiquement. Si vous rentrez demain dans une espèce de marchandage entre Olivier Faure, Bruno Retailleau, et puis je ne sais qui, quel autre gestionnaire de petite épicerie, vous n'arriverez jamais à réformer ce pays. Vous vous rendez compte ? Je regardais ça hier, mais ça peut vous paraître fou, et vous allez vous dire que tout m'indigne. Mais je pense qu'il faut lutter contre la capacité que nous avons à nous habituer aux choses. J'ai écouté il y a deux, trois jours, le ministre du Travail, qui a été patron d'une grande entreprise française, il est ministre du Travail de la 7e puissance mondiale. Il était lors d'une interview... Jean-Pierre Ferrandou, pour ne pas le citer. Il était dans un expliqué lors d'une interview ce qu'il était capable de tolérer en termes de tenue vestimentaire pour les travailleurs. Et il avait tout un développement sur les bernudas bien taillés, ajustés au mocassin, et de savoir s'il trouvait que le polo était mieux que le t-shirt. Mais on est chez les... Pardon, mais on est chez les foiliers. On est chez les foiliers. Et vous voulez que je m'habitue à entendre le ministre du Travail de la 7e puissance mondiale, le matin lors d'une interview, m'expliquer quelle doit être la longueur de mon bernudas ? Pardon, et s'habituer à ça, c'est ahurissant. Je n'ai aucune intention de m'y habituer. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview politique du 01/07/26Vérifier à 11:34Voir 2 autres passages
« Je pense qu'on a un sujet institutionnel fort. On a une question sur le lien qu'il y a entre l'élection législative et l'élection présidentielle. Si on veut demain une vraie démocratie parlementaire, il faut dissocier les deux mandats. C'est-à-dire qu'il ne faut pas élire les députés juste après l'élection du président de la République. Moi, je suis assez favorable à ce que le président de la République soit élu pour cinq ans, mais que les députés le soient pour une durée plus longue, ce qui permet d'inverser le rapport de force. Et je pense que nous avons un vrai sujet, y compris sur le rapport au référendum et sur l'organisation démocratique de notre pays. Donc oui, ça passera par une réforme de la Constitution. Mais tout ça, vous ne pouvez le faire que si vous avez les idées claires, y compris politiquement. Si vous rentrez demain dans une espèce de marchandage entre Olivier Faure, Bruno Retailleau, et puis je ne sais qui, quel autre gestionnaire de petite épicerie, vous n'arriverez jamais à réformer ce pays. Vous vous rendez compte ? Je regardais ça hier, mais ça peut vous paraître fou, et vous allez vous dire que tout m'indigne. Mais je pense qu'il faut lutter contre la capacité que nous avons à nous habituer aux choses. J'ai écouté il y a deux, trois jours, le ministre du Travail, qui a été patron d'une grande entreprise française, il est ministre du Travail de la 7e puissance mondiale. Il était lors d'une interview... Jean-Pierre Ferrandou, pour ne pas le citer. Il était dans un expliqué lors d'une interview ce qu'il était capable de tolérer en termes de tenue vestimentaire pour les travailleurs. Et il avait tout un développement sur les bernudas bien taillés, ajustés au mocassin, et de savoir s'il trouvait que le polo était mieux que le t-shirt. Mais on est chez les... Pardon, mais on est chez les foiliers. On est chez les foiliers. Et vous voulez que je m'habitue à entendre le ministre du Travail de la 7e puissance mondiale, le matin lors d'une interview, m'expliquer quelle doit être la longueur de mon bernudas ? Pardon, et s'habituer à ça, c'est ahurissant. Je n'ai aucune intention de m'y habituer. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview politique du 01/07/26
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Vous savez, moi, j'ai toujours été un opposant à Emmanuel Macron depuis le premier jour. La différence d'autres, je ne suis pas allé lui servir la soupe au gouvernement. Mais je ne peux pas retirer à Emmanuel Macron qu'en 2017, il portait une espérance. Je n'ai pas partagé cette espérance, je n'y croyais pas. Mais il portait une espérance qui était effectivement l'espérance d'une coalition de volontaires. Sauf que le drame, c'est ce qu'il en a fait. Il a absolument gâché par des bidouillages politiques, par méconnaissances profondes du pays, par orgueil, ce qui pouvait être une belle promesse à l'époque. Je pense qu'aujourd'hui, cette promesse-là, elle peut prendre beaucoup plus de sens. Le problème, ce n'est pas ce qu'Emmanuel Macron avait en tête. Le problème, c'est le gâchis qu'il en a fait. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview politique du 01/07/26Vérifier à 8:00Voir 2 autres passages
« Non, je vous ai parlé de coalition de volontaires, pas de coalition de boutiques politiques. Ce n'est pas tout à fait la même chose. Je tiendrai de vous dire tout à l'heure que tous ces astres morts qui s'agitent dans leur bocal ne pouvaient pas reconstruire le pays. La proportionnelle, c'est leur donner les clés du camion. La proportionnelle, ça ne va pas permettre une meilleure représentation démocratique. Ça va permettre aux partis politiques de continuer à discuter dans les couloirs. Je vous prends quelques cas d'école, mais lorsque vous êtes élu à la proportionnelle, vous êtes élu sur des listes. Ça paraît très technique, tout ça. Et pour être sur la liste, il faut être dans les bons petits papiers du petit parti. Donc, vous allez avoir des dizaines et des dizaines de partis qui vont organiser leur candidature, leur liste, et puis certains vont avoir quelques candidats ici ou là. C'est la quatrième république. C'est le pire de ce qu'on peut connaître dans une démocratie. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview politique du 01/07/26Vérifier à 8:54
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités23 nov. 2022 au 1 juil. 2026 · 21 observations21 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Je pense qu'on a un sujet institutionnel fort. On a une question sur le lien qu'il y a entre l'élection législative et l'élection présidentielle. Si on veut demain une vraie démocratie parlementaire, il faut dissocier les deux mandats. C'est-à-dire qu'il ne faut pas élire les députés juste après l'élection du président de la République. Moi, je suis assez favorable à ce que le président de la République soit élu pour cinq ans, mais que les députés le soient pour une durée plus longue, ce qui permet d'inverser le rapport de force. Et je pense que nous avons un vrai sujet, y compris sur le rapport au référendum et sur l'organisation démocratique de notre pays. Donc oui, ça passera par une réforme de la Constitution. Mais tout ça, vous ne pouvez le faire que si vous avez les idées claires, y compris politiquement. Si vous rentrez demain dans une espèce de marchandage entre Olivier Faure, Bruno Retailleau, et puis je ne sais qui, quel autre gestionnaire de petite épicerie, vous n'arriverez jamais à réformer ce pays. Vous vous rendez compte ? Je regardais ça hier, mais ça peut vous paraître fou, et vous allez vous dire que tout m'indigne. Mais je pense qu'il faut lutter contre la capacité que nous avons à nous habituer aux choses. J'ai écouté il y a deux, trois jours, le ministre du Travail, qui a été patron d'une grande entreprise française, il est ministre du Travail de la 7e puissance mondiale. Il était lors d'une interview... Jean-Pierre Ferrandou, pour ne pas le citer. Il était dans un expliqué lors d'une interview ce qu'il était capable de tolérer en termes de tenue vestimentaire pour les travailleurs. Et il avait tout un développement sur les bernudas bien taillés, ajustés au mocassin, et de savoir s'il trouvait que le polo était mieux que le t-shirt. Mais on est chez les... Pardon, mais on est chez les foiliers. On est chez les foiliers. Et vous voulez que je m'habitue à entendre le ministre du Travail de la 7e puissance mondiale, le matin lors d'une interview, m'expliquer quelle doit être la longueur de mon bernudas ? Pardon, et s'habituer à ça, c'est ahurissant. Je n'ai aucune intention de m'y habituer. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview politique du 01/07/26Vérifier à 11:34Voir 2 autres passages
« Je pense qu'on a un sujet institutionnel fort. On a une question sur le lien qu'il y a entre l'élection législative et l'élection présidentielle. Si on veut demain une vraie démocratie parlementaire, il faut dissocier les deux mandats. C'est-à-dire qu'il ne faut pas élire les députés juste après l'élection du président de la République. Moi, je suis assez favorable à ce que le président de la République soit élu pour cinq ans, mais que les députés le soient pour une durée plus longue, ce qui permet d'inverser le rapport de force. Et je pense que nous avons un vrai sujet, y compris sur le rapport au référendum et sur l'organisation démocratique de notre pays. Donc oui, ça passera par une réforme de la Constitution. Mais tout ça, vous ne pouvez le faire que si vous avez les idées claires, y compris politiquement. Si vous rentrez demain dans une espèce de marchandage entre Olivier Faure, Bruno Retailleau, et puis je ne sais qui, quel autre gestionnaire de petite épicerie, vous n'arriverez jamais à réformer ce pays. Vous vous rendez compte ? Je regardais ça hier, mais ça peut vous paraître fou, et vous allez vous dire que tout m'indigne. Mais je pense qu'il faut lutter contre la capacité que nous avons à nous habituer aux choses. J'ai écouté il y a deux, trois jours, le ministre du Travail, qui a été patron d'une grande entreprise française, il est ministre du Travail de la 7e puissance mondiale. Il était lors d'une interview... Jean-Pierre Ferrandou, pour ne pas le citer. Il était dans un expliqué lors d'une interview ce qu'il était capable de tolérer en termes de tenue vestimentaire pour les travailleurs. Et il avait tout un développement sur les bernudas bien taillés, ajustés au mocassin, et de savoir s'il trouvait que le polo était mieux que le t-shirt. Mais on est chez les... Pardon, mais on est chez les foiliers. On est chez les foiliers. Et vous voulez que je m'habitue à entendre le ministre du Travail de la 7e puissance mondiale, le matin lors d'une interview, m'expliquer quelle doit être la longueur de mon bernudas ? Pardon, et s'habituer à ça, c'est ahurissant. Je n'ai aucune intention de m'y habituer. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview politique du 01/07/26
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes2 nov. 2022 au 1 juil. 2026 · 40 observations41 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Bien sûr que non. Je ne souhaite évidemment pas que le bouleversement soit au moment de la présidentielle. Moi, je pense qu'à la fin de l'année, il y aura d'autres offres politiques sur la table. Que là, aujourd'hui, ce sont les premières parties des premières parties. Vous savez, c'est ce qu'on supporte lors des concerts, qui ne paraît pas génial. Mais enfin, on le supporte quand même en attendant que la scène se mette en place. Et donc, je pense qu'à la fin de l'année, il y a d'autres offres politiques. Ne me demandez pas lesquelles, je n'en sais rien. C'est dommage, c'était ma prochaine question. C'est le propre aussi de ces fins d'époque. Vous savez, quand les époques s'effondrent, on ne sait jamais exactement celles qui arrivent derrière. Je ne crois pas une seule seconde que tout ça soit l'horizon. Donc ça, c'est mon optimisme. Pour répondre à votre question, sur le deuxième tour hypothétique, Le Pen-Mélenchon, c'est évidemment une hypothèse. Évidemment. La question, c'est de savoir ce que l'on est capable de faire pour l'empêcher. Et je veux de toutes mes forces pouvoir l'empêcher. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview politique du 01/07/26Vérifier à 5:49Voir 2 autres passages
« Oui, ça nous donnera évidemment du baume au cœur, mais enfin si tout ça pouvait nous faire oublier les drames qui traversent notre pays, ce serait un peu facile. Je ne pense pas qu'aujourd'hui notre pays ait besoin de baume, il y a besoin d'une solution. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview politique du 01/07/26Vérifier à 0:55
« D'abord, je veux vous corriger ce que j'ai dit, si vous l'avez compris comme ça. Je ne suis pas pessimiste. Au contraire, je suis optimiste. Si j'étais pessimiste, je me contenterais de ce que nous avons sous les yeux. Et c'est justement parce que je suis optimiste que je dis qu'il faut que tout ça meure une bonne fois pour toutes et qu'on puisse passer à autre chose. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Je l'ai regardé sur la fin. J'étais dans un avion. Moi je suis dans une terre de rugby, donc on est beaucoup plus assidu au rugby qu'au football, mais c'est une très belle victoire. Ce qui est magnifique, c'est que de telles victoires sportives puissent commencer à embarquer un pays. Donc on leur souhaite évidemment bonne chance, parce qu'il en faut toujours un peu, et beaucoup de force pour la suite. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview politique du 01/07/26Vérifier à 0:24Voir 2 autres passages
« Vous avez cité la réforme des retraites. Je pense que c'est un sujet intéressant. À l'époque, je me suis opposé à la réforme des retraites contre l'avis des chefs de LR. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview Politique du 17/09/25Vérifier à 4:32
« Je ne crois pas avoir prononcé cette phrase, mais je vous entendais, je crois, parler des travailleurs sociaux, notamment. Vous voyez, on a un défi dans notre pays qui est l'enfance. Il se trouve que depuis des décennies, la mortalité infantile des bébés notamment, la santé mentale des adolescents, avait progressé. Il se trouve que depuis quelques années, elle régresse, et notamment la mortalité infantile qui augmente, ce qui est un défi absolument majeur. La période du Covid, on est passé très vite sur cette période-là, en l'oubliant aussi vite qu'elle était arrivée, a laissé des traces profondes dans notre jeunesse. Et je pense que la politique que nous avons d'accompagnement des plus jeunes, notamment des adolescents, de lutte contre la mortalité infantile peut être un défi gigantesque. Moi, j'ai beaucoup de respect pour ceux qui travaillent avec la jeunesse. Je le vois notamment dans les services de protection de l'enfance, qui aujourd'hui sont des services presque abandonnés des autorités publiques. On parlait tout à l'heure de justice. Les juges des enfants, dont nous n'avons jamais eu autant besoin aujourd'hui, pour redonner une perspective et un avenir à ces jeunes qui sont perdus, sont parmi les plus déshérités de notre justice. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Non, je vous ai parlé de coalition de volontaires, pas de coalition de boutiques politiques. Ce n'est pas tout à fait la même chose. Je tiendrai de vous dire tout à l'heure que tous ces astres morts qui s'agitent dans leur bocal ne pouvaient pas reconstruire le pays. La proportionnelle, c'est leur donner les clés du camion. La proportionnelle, ça ne va pas permettre une meilleure représentation démocratique. Ça va permettre aux partis politiques de continuer à discuter dans les couloirs. Je vous prends quelques cas d'école, mais lorsque vous êtes élu à la proportionnelle, vous êtes élu sur des listes. Ça paraît très technique, tout ça. Et pour être sur la liste, il faut être dans les bons petits papiers du petit parti. Donc, vous allez avoir des dizaines et des dizaines de partis qui vont organiser leur candidature, leur liste, et puis certains vont avoir quelques candidats ici ou là. C'est la quatrième république. C'est le pire de ce qu'on peut connaître dans une démocratie. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview politique du 01/07/26Vérifier à 8:54Voir 2 autres passages
« La taxe Zuckman, je pense qu'elle est inefficace. C'est ma conviction, d'un point de vue technique et opérationnel. Mais ce qu'on ne peut pas évacuer, c'est le fait qu'aujourd'hui, le travail dans notre pays, l'effort, est beaucoup plus taxé que la rente. C'est ça le cœur du sujet. Et une grande nation qui, aujourd'hui, appuie sa fiscalité sur ceux qui produisent moins que sur ceux qui bénéficient de la rente, est une nation qui s'éteint. C'est ce qui se passe sur notre activité économique. Donc pour moi, le cœur du sujet, c'est comment on va chercher un effort supplémentaire sur la spéculation, que je combats pour ma part parce que je pense qu'elle est un poison pour l'économie et un poison pour l'état d'esprit d'une nation et d'une société. Et comment est-ce que l'on demande plus d'effort à la rente et moins d'effort au travail ? Mais donc vous voyez qu'il faut aller au-delà de la question de la taxation des hauts revenus. Parce que sur les hauts revenus, il y a les revenus de la rente, les revenus de la spéculation et les revenus du travail. Ce qui n'est pas du tout la même chose. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview Politique du 17/09/25Vérifier à 5:59
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Non, je vous ai parlé de coalition de volontaires, pas de coalition de boutiques politiques. Ce n'est pas tout à fait la même chose. Je tiendrai de vous dire tout à l'heure que tous ces astres morts qui s'agitent dans leur bocal ne pouvaient pas reconstruire le pays. La proportionnelle, c'est leur donner les clés du camion. La proportionnelle, ça ne va pas permettre une meilleure représentation démocratique. Ça va permettre aux partis politiques de continuer à discuter dans les couloirs. Je vous prends quelques cas d'école, mais lorsque vous êtes élu à la proportionnelle, vous êtes élu sur des listes. Ça paraît très technique, tout ça. Et pour être sur la liste, il faut être dans les bons petits papiers du petit parti. Donc, vous allez avoir des dizaines et des dizaines de partis qui vont organiser leur candidature, leur liste, et puis certains vont avoir quelques candidats ici ou là. C'est la quatrième république. C'est le pire de ce qu'on peut connaître dans une démocratie. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview politique du 01/07/26Vérifier à 8:54Voir 2 autres passages
« Mais vous voyez bien qu'on est déjà dans cette blague. Mouvaise blague. Enfin, le gouvernement démissionnaire, aujourd'hui, il est composé de LR, d'ex-socialistes, notamment le ministre de l'économie et du budget, et on essaie de faire semblant que tout le monde est d'accord. La clé, et d'ailleurs, je pense que Sébastien Lecornu a raison, c'est d'abord de poser le contrat de gouvernement. Qu'est-ce qu'on fait ensemble ? Qu'est-ce que ces gens-là ont envie de faire ensemble ? À part avoir tous un gyrofare sur la bagnole. C'est le point commun qu'ils ont aujourd'hui. Qu'est-ce qu'ils font en commun ? Et donc, cette définition du projet politique, au fond, c'est la définition même d'un gouvernement d'union nationale. Et lorsque, à l'après-guerre, ou lorsque, en 1958, on a formé des gouvernements d'union nationale, on l'a fait sur un projet politique commun. Et je trouve que Sébastien Lecornu, de ce point de vue, prend le sujet par le bon bout en disant, on va d'abord réfléchir à ce que l'on fait. Et puis, si on ne trouve pas de majorité sur un point d'accord, eh bien, il faudra sûrement en revenir aux urnes. Vous voulez dire une dissolution ? Une dissolution ? Ou le président de la République qui prend ses propres initiatives ? Mais revenir aux urnes, ça peut aussi être un référendum ? D'accord. C'est que le président de la République a la main sur beaucoup du champ référendaire. Et de toute manière, il faut être clair, aujourd'hui, on s'illusionne de tout ça. Et c'est là que moi, je veux alerter ceux qui nous écoutent. Le plus grave dans une démocratie, c'est quand on s'engourdit, quand on roupille. Et aujourd'hui, on roupille. On accepte des situations que nous n'aurions jamais acceptées par le passé. Et notamment une situation qui est que démocratiquement, la formation des précédents gouvernements n'était pas conforme aux souhaits du peuple. Et donc ça, vous pouvez, autant que vous voulez, essayer d'échapper à cette réalité. Elle finit toujours par vous rattraper. Et c'est ce qui fait que M. Barnier, M. Bayrou finissent par trébucher dans le tapis. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview Politique du 17/09/25
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« De construction de quoi ? D'un budget déjà ? Oui, d'un budget. Mais à quel prix ? Vous voyez, au fond, ce à quoi nous habituons lentement, c'est que désormais, ce qui nous préoccuperait le plus, c'est que le gouvernement tienne, quel que soit le prix. Vous voyez bien que ce budget est pire que le budget qu'avait proposé Michel Barnard. Pourquoi pire ? Fiscalement, il est pire. D'ailleurs, on en découvre tous les jours. La dernière mesure sur l'abaissement du taux de TVA sur les auto-entrepreneurs, c'est une absurdité. Personne n'avait osé le faire, parce que c'est grotesque. Ça n'a aucun sens économique. Ça a été arrêté ! Mais bien sûr, mais enfin, ça a été installé dans le premier budget. Et il faut que le ministre de l'Industrie, pour essayer de sauver les meubles, dise qu'il le suspend. Enfin, tout ça, c'est... Pardon, mais c'est grotesque. Et ce ne serait pas grave si la situation du pays n'était pas aussi lourde. Vous voyez bien les défis gigantesques auxquels on a à faire face. Et moi, ça me trouble de voir que ce qui nous préoccupe au fond, aujourd'hui principalement, c'est de savoir si le gouvernement va sauver ses fesses ou pas. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - Le Barbier du matin du 11/02/25Vérifier à 4:04Voir 2 autres passages
« La réforme des retraites. Éric Ciotti m'a démis de mes fonctions de vice-président. Et c'est d'ailleurs ma plus grande fierté. Parce que j'étais défavorable à la réforme des retraites portée par Emmanuel Macron. Il voulait aller jusqu'à 65 ans. Qu'est-ce qu'il va raconter à Marine Le Pen et à Jordan Bardella qui veulent la retraite à 60 ans ? »
France 2 — Les 4 Vérités · L'alliance de Ciotti avec le RN : vers un éclatement des Républicains ? - Aurélien Pradié est l'invité des 4V du 12 juin 2024Vérifier à 5:42
« Ou 62. C'est à peu près la même chose. Qu'est-ce qu'il va raconter à Marine Le Pen et à Jordan Bardella qui ne veulent pas réformer, notamment le système d'assurance chômage, là où lui voulait être extrêmement dur avec ceux qui n'étaient pas en activité ? »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Oui, elle y est probablement. Mais regardons un peu notre histoire récente et plus ancienne. Je pense qu'aujourd'hui, nous sommes à un moment politique qui nécessite de faire des grandes choses. D'ailleurs, tous les autres pays du monde font de grandes choses, parfois qui ne sont pas conformes à nos valeurs, mais elles font de grandes choses. Aujourd'hui, nous ne pouvons pas faire de petites choses. Dans notre histoire, et notamment lorsque la sécurité sociale a été fondée dans notre pays, au moins la reconstruction, on a fait de grandes choses. Ces grandes choses, vous ne les faites pas si vous n'avez pas et la droite et la gauche avec vous. Sinon, vous êtes condamnés à faire de petites choses. Et nous ne sommes pas dans une période où nous pouvons faire de petites choses. C'est la raison pour laquelle je pense que cette situation ne pourra pas durer. Et je vais même vous dire plus. Je pense qu'il ne faut pas qu'elle dure. Parce que si elle dure, le réveil sera redoutable. Au fond, on a un corps malade à qui on file du doliprane toute la journée en se disant que ça ira mieux demain. Le réveil va être terrible. Il faut que dès demain, dans les semaines et les mois qui viennent, nous rebâtissions ce pays. On ne peut plus attendre. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - Le Barbier du matin du 11/02/25Vérifier à 6:02Voir 2 autres passages
« Je souhaite qu'on travaille à la fois sur les contraintes, notamment pour les plus grandes entreprises qui sont celles qui souvent respectent le moins les règles. »
RMC — Face à Face · Face à Face : Aurélien Pradié - 16/02Vérifier à 8:53
« Je ne sais pas, moi je ne suis pas un chef de caserne. Mais je pense que ce que je dis, y compris de ce chemin d'une droite populaire, qui sûrement rompt avec ce qu'on a pu entendre depuis quelques années, c'est assez partagé. Je peux perturber. Celui qui dit parfois des vérités perturbe un peu plus que les autres. Mais je veux dire à Madame la Première Ministre qu'elle n'imagine pas une seule seconde pouvoir faire voter une réforme des retraites en passage en force. D'abord parce qu'elle n'aura pas la majorité à l'Assemblée. Et qu'ensuite, on ne tord pas le bras au pays. Une réforme des retraites, ce n'est pas une réforme comme les autres. Vous annoncez qu'elle n'aura pas la majorité à l'Assemblée ? Je suis convaincu que si elle passe en force, si elle ne trouve pas de consensus et de moyens de consensus, cette réforme est vouée à l'échec. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
« comme beaucoup d'autres partis d'ailleurs... Il a raison de zapper la case présidence des Républicains ? Laurent Wauquiez se prépare à une échéance majeure qui est l'élection présidentielle. Donc pas vous. Et il a de grandes qualités pour cela. Donc pas vous. Je ne suis pas candidat à la présidentielle de 2027. Ma santé mentale va très bien, je vous rassure. Je suis en train de tracer mon chemin, pas seulement pour moi, mais pour des convictions auxquelles je crois. Et une volonté que les Républicains soient à nouveau l'endroit où l'on réfléchit. Il faut demain que nos concitoyens puissent entendre chez les Républicains des idées neuves, des idées nouvelles, qui parfois perturberont un peu aussi. C'est ça le rôle de la République. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Soutien à la majorité présidentielle et avenir des Républicains... Le "8h30 franceinfo" d'Aurélien PradiéVérifier à 23:07
franceinfo — 8h30 franceinfo · Soutien à la majorité présidentielle et avenir des Républicains... Le "8h30 franceinfo" d'Aurélien PradiéVérifier à 4:13
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview politique du 01/07/26Vérifier à 5:49
« Ça reste ma famille politique, puisque c'est là où je me suis engagé depuis le début de mon engagement politique, il y a de nombreuses années maintenant. Mais je ne pense pas qu'il reste grand-chose de la droite républicaine, égauliste, dans l'organisation qui est aujourd'hui celle de LR. Et le drame de tout cela, c'est qu'on en vient parfois être très attaché au parti, aux structures presque fétichistes avec la boîte, sans être très attaché à ce qu'il y a à l'intérieur. Qu'est-ce qu'il en reste aujourd'hui, après l'épisode où Éric Ciotti est allé à l'opportunisme électoral facile, après qu'on ait gouverné avec Emmanuel Macron ? Parce que, pardon, mais ça faisait aussi partie d'un de mes points de désaccord. Je n'ai pas totalement oublié qu'y compris le président des Républicains aujourd'hui, qui dit son anti-macronisme, a été ministre d'Emmanuel Macron, sans que ça ne lui pose aucun problème. Bref, vous voyez que tout ça, c'est une fin d'époque, en réalité. Et je n'ai aucune acrimonie à l'égard de cette famille politique, ça a été la mienne. Mais simplement, je pense que tout ça, ce sont des astres morts. Ça vaut pour le Parti Socialiste comme pour LR. Et ce n'est pas grave, parce qu'il faudra demain que notre parti gaulliste se reconstruise, comme ça a toujours été le cas par le passé. Les partis meurent et d'autres renaissent. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview politique du 01/07/26Vérifier à 1:39
« Mais vous voyez bien qu'on est déjà dans cette blague. Mouvaise blague. Enfin, le gouvernement démissionnaire, aujourd'hui, il est composé de LR, d'ex-socialistes, notamment le ministre de l'économie et du budget, et on essaie de faire semblant que tout le monde est d'accord. La clé, et d'ailleurs, je pense que Sébastien Lecornu a raison, c'est d'abord de poser le contrat de gouvernement. Qu'est-ce qu'on fait ensemble ? Qu'est-ce que ces gens-là ont envie de faire ensemble ? À part avoir tous un gyrofare sur la bagnole. C'est le point commun qu'ils ont aujourd'hui. Qu'est-ce qu'ils font en commun ? Et donc, cette définition du projet politique, au fond, c'est la définition même d'un gouvernement d'union nationale. Et lorsque, à l'après-guerre, ou lorsque, en 1958, on a formé des gouvernements d'union nationale, on l'a fait sur un projet politique commun. Et je trouve que Sébastien Lecornu, de ce point de vue, prend le sujet par le bon bout en disant, on va d'abord réfléchir à ce que l'on fait. Et puis, si on ne trouve pas de majorité sur un point d'accord, eh bien, il faudra sûrement en revenir aux urnes. Vous voulez dire une dissolution ? Une dissolution ? Ou le président de la République qui prend ses propres initiatives ? Mais revenir aux urnes, ça peut aussi être un référendum ? D'accord. C'est que le président de la République a la main sur beaucoup du champ référendaire. Et de toute manière, il faut être clair, aujourd'hui, on s'illusionne de tout ça. Et c'est là que moi, je veux alerter ceux qui nous écoutent. Le plus grave dans une démocratie, c'est quand on s'engourdit, quand on roupille. Et aujourd'hui, on roupille. On accepte des situations que nous n'aurions jamais acceptées par le passé. Et notamment une situation qui est que démocratiquement, la formation des précédents gouvernements n'était pas conforme aux souhaits du peuple. Et donc ça, vous pouvez, autant que vous voulez, essayer d'échapper à cette réalité. Elle finit toujours par vous rattraper. Et c'est ce qui fait que M. Barnier, M. Bayrou finissent par trébucher dans le tapis. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview Politique du 17/09/25Vérifier à 2:29
« Oui, les deux. Mais les deux d'ailleurs se nourrissent. Il n'y a pas de crise politique profonde sans qu'il y ait aussi une crise de régime. Et je pense que nous avons un vrai sujet sur le rapport à la constitution de la Ve République. Mais là aussi, disons les choses clairement. Être gaulliste, ce n'est pas être fétichiste, ni pour les partis politiques, ni pour la constitution. Il faut la toucher d'une main tremblante, la constitution en effet. Mais le général de Gaulle lui-même a toujours cherché à adapter la constitution, à la rénover. Je n'ai pas besoin de vous rappeler le référendum qu'il avait souhaité lui-même, qu'il a fait sortir de l'engagement politique à ce moment-là. C'était contraire à l'esprit de la Ve République. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview politique du 01/07/26Vérifier à 10:52
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview politique du 01/07/26Vérifier à 5:33
France Inter · Aurélien Pradié : "La seule alternative au macronisme ne peut pas être entre deux extrêmes"Vérifier à 20:10
« Aujourd'hui, le temps me donne raison. À moi et à d'autres de mes collègues chez LR qui nous y étions opposés. D'abord, on l'a bien vu, cette réforme-là n'a pas produit les effets qu'elle devait produire. On a menti aux Français. On leur a dit, cette réforme-là va sauver le système. Elle n'a rien sauvé du système. Pire même, elle a aggravé la situation. Et puis, une autre chose, c'est qu'elle a mis à contribution ceux qui travaillaient déjà beaucoup. Comme sur les jours fériés. C'est cette idée selon laquelle, au fond, ceux qui bossent déjà beaucoup, plutôt la classe moyenne, on leur demande de faire des efforts supplémentaires pour les autres. Et ça, c'est insupportable. Peut-être que cette question de la réforme des retraites, sur laquelle, y compris les macronistes, conviennent aujourd'hui qu'en fait, elle a été faite avec les pieds, qu'elle n'a pas fonctionné, qu'elle ne produit pas les effets nécessaires. C'est peut-être un sujet de discussion. Mais je veux faire une invitation au Premier ministre. Les négociations, lorsqu'on veut qu'elles soient claires, il faut que les cuisines soient ouvertes. Et donc, je pense qu'il y a un danger à négocier le bout de gras avec les différents groupes politiques dans l'ombre des groupes politiques. Ce qu'il faut, c'est prendre à témoin les Français. Que l'on sache ce qui se discute. Et que l'opinion publique, que les Françaises et les Français puissent aussi demander des comptes aux groupes politiques qui, pour l'instant, négocient le bout de gras dans leurs petits coins. La grande négociation sur un accord de gouvernement, elle doit se faire devant les Français, pas dans les antichambres des groupes politiques. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview Politique du 17/09/25Vérifier à 4:41
« J'ai fait partie de ceux qui n'ont pas voté la dernière réforme des retraites et si c'était à refaire je referais exactement la même chose d'autant que les mois et les années qui ont suivi donnent raison à beaucoup des arguments que pas seuls nous avons pu porter je vais essayer de l'expliquer d'abord je ne fais pas partie des fétichistes qui matin midi et soir s'obsèdent sur une question devenue secondaire qui est celle de l'âge légal de départ à la retraite et disons les choses clairement il y a dans notre pays même dans notre famille politique des fétichistes de l'âge légal d'abord parce que parfois ça évite d'avoir d'autres idées et ensuite parce que et là j'insiste sur ce point à force que la politique soit devenue dépourvue de toute imagination elle est redevenue doloriste au fond je ne sais pas à quel moment dans ce pays il y a quelque chose qui a basculé et qui a fait que le courage politique se résumait à la douleur qu'on pouvait infliger c'est ce que j'appelle le sado-réformisme qu'on trouve parfois dans le libéralisme bien sûr exactement c'est le dolorisme alors des époques de notre histoire ça a beaucoup existé le dolorisme c'est toujours une manière historiquement pour les responsables politiques de renvoyer leur propre faute leur propre manquement sur le dos des citoyens en disant si ça marche pas c'est parce que vous êtes des feignants si ça marche pas c'est parce que vous êtes pas bon je pense que si quelques-uns d'entre nous avaient eu à gérer les comptes publics depuis quelques années la situation serait probablement meilleure en tous les cas pas pire qu'elle ne l'est aujourd'hui avec les spécialistes que nous avons eu depuis tant d'années bref j'insiste sur ce point parce que sur la question de l'âge légal il va quand même falloir se sortir des têtes peu imaginatives que ce n'est pas le sujet et je vais essayer de l'expliquer d'abord ce n'est pas le sujet parce que l'âge légal dit de moins en moins l'âge auquel vous partez à la retraite et que plus le temps passe plus vous partez à un autre âge que l'âge légal pour ceux qui sont dans des systèmes les plus favorables vous partez très avant l'âge légal et pour ceux qui sont dans des situations différentes vous partez très après l'âge légal et donc cette question de l'âge légal en réalité n'a aucune réalité dans la vie du travail et de la retraite de nos concitoyens deuxièmement l'âge légal provoque des dysfonctionnements et c'est ce pourquoi je m'y suis opposé il y a maintenant quelques temps j'avais à l'époque expliqué une chose simple dont je n'étais pas absolument sûr mais qui désormais s'est démontré lorsque et c'est encore le cas pour les deux générations qui viennent lorsque vous commencez à travailler à 16 ans il y a de fortes chances que vous soyez conduit à travailler dans un métier difficile ça se comprend assez clairement vous n'êtes pas banquier associé chez Barclays à 16 ans ni même à 17 ni même à 18 et les métiers qui sont les métiers dans lesquels vous commencez le plus tôt sont aussi les métiers les plus difficiles physiquement en horaire décalé en exigence de volume de travail et dans conditions physiques je dis ce ne sera plus le cas dans deux générations parce que même ces métiers là sont des métiers qui évoluent en termes de charge physique évoluent socialement et dans deux générations la démonstration que je fais n'aura plus lieu mais elle existe encore le report de l'âge légal de la réforme des retraites consiste en quoi ? il consiste à dire à tous ceux qui ont commencé à travailler avant 18 ans vous allez bosser une à deux années de plus pour ceux qui ont commencé à travailler à 30 ans excusez-moi mais quand on défend le mérite l'effort le travail comment peut-on aller expliquer à celui ou celle qui a commencé à bosser à 16 ans qu'il va devoir cotiser deux années de plus pour celui qui a commencé à travailler à 30 ans et dont les conditions de travail sont forcément plus favorables c'est contraire même à l'idée que la droite se fait de la reconnaissance de l'effort et du travail nous avons la démonstration depuis les derniers comptes ou au moins ce qu'on arrive à recoller des comptes liés aux retraites qu'est-ce qui se produit depuis la dernière réforme des retraites et bien c'est très simple nous avons une explosion des pensions d'invalidité pour ceux qui ont commencé à travailler avant 18 ans nous avons une explosion des arrêts maladie après 62 ans et nous avons une explosion des mises au chômage longue durée après 62 ans allez chez France Travail quand vous avez 62 ans je peux déjà vous dire ce qu'on va vous expliquer que vous allez attendre jusqu'à la retraite qu'est-ce qui s'est produit non seulement on n'a pas rééquilibré les comptes moi je me souviens très bien du discours de l'époque où on nous disait c'est la réforme ou la baisse des pensions on a eu la réforme on a eu le déséquilibre des comptes puisque les comptes liés à la réforme ou à la retraite sont plus en déséquilibre que ce qu'on imaginait et pardon de vous dire qu'il y a quelques mois on a quasiment failli avoir la baisse des pensions vous voyez le bobard sur lequel on a installé ce débat politique et donc j'ai toujours dit être favorable non pas à la question de l'âge légal mais à la question de la durée de cotisation et quand je dis ça en fait je dis quelque chose qui n'est pas très éloigné de ce que tu dis la durée de cotisation c'est quoi vous cotisez à partir du moment où vous avez commencé à travailler si vous voulez continuer à travailler ou si vous pouvez continuer à travailler jusqu'à 66 ans vous cotiserez jusqu'à 66 ans et ce que vous récupérez du capital que tu évoques au fond qui est le volume des cotisations que vous avez versé sera plus important aujourd'hui avec l'âge légal si vous continuez à travailler deux années après l'âge légal vous ne récupérez jamais 100% de ce que vous aurez versé en cotisation si vous avez récupéré 30% c'est le goût du monde vous pensez que c'est une manière de favoriser y compris le fait de continuer à travailler davantage après et la durée de cotisation c'est une manière de venir au fond à la maîtrise de son parcours individuel que tu évoquais tout à l'heure est-ce que ça s'appelle capitalisation est-ce que ça s'appelle seulement durée de cotisation j'en sais rien à vrai dire même ça m'importe peu ce qui compte en revanche c'est d'inverser complètement le paradigme et de ce point de vue je suis d'accord nous sommes tous attachés au régime par répartition mais nous l'étions à un moment où il était démographiquement tenable nous n'avons déjà plus de système par répartition et toutes les compensations que l'état injecte dans les caisses des retraites font que de toute façon tout ça est une hypocrisie est une illusion et donc il nous faut en venir à un système qui pour moi est le système de durée de cotisation et donc probablement de capitalisation avec une limite mais je t'ai entendu le dire qui est que le capital en question ne peut pas être soumis à toutes les spéculations et que ce qui fait notre marque de fabrique y compris notre souveraineté ça a été un problème pour beaucoup d'autres états du monde c'est lorsque l'on place sur des marchés incertains une partie non pas seulement de notre dette mais aussi de nos retraites dès lors que l'on garde une souveraineté sur ce capital là je n'ai aucun problème et à cela s'ajoutera de toute façon non pas du 100% de capitalisation ou durée de cotisation mais des compensations parce que oui il faudra encore des minimum vieillesse qui soit plus digne que ce que nous connaissons aujourd'hui oui il faudra des outils de compensation pour celui qui à 50 ans aura fait un AVC et ne pourra pas continuer à travailler il faudra ces systèmes qui continueront à créer un lien de solidarité entre chacun d'entre nous et donc pour vous répondre je suis extrêmement hostile à tous ceux qui nous disent qu'ils ne veulent pas entendre parler de l'âge légal autant qu'à ceux qui nous expliquent que tout doit passer par l'âge légal et je comprends que dans ce conclave à la noix personne n'est réussi à s'entendre parce que des deux côtés je dis bien des deux côtés il y a une cécité totale sur la nécessité de tout rebâtir et en fait c'est ce qui nous rassemble d'une certaine manière mais avec d'autres aussi on n'est pas les seuls c'est que vous voyez bien que sur tous les sujets il faut tout reprendre à la base et que là ce qui perturbe en particulier un gouvernement qui est soumis à une potentielle motion de censure et dont la seule obsession est de s'assurer de pouvoir durer encore un peu à aucun instant ils ne s'attaqueront à un chantier aussi colossal sauf que c'est absolument vital et c'est ce qui nous manque terriblement et moi j'ai tendance à dire que je comprends que ça effraie certains dans la classe politique je comprends que certains dans la classe politique se disent quand même ce gyrophare sur la voiture si je peux le garder encore un peu et puis tout ça c'est l'aboutissement de ma vie vous comprenez d'être ministre très bien moi je les respecte mais pour le gros boulot qui est à faire il faut qu'ils laissent la place à d'autres s'ils ont la trouille c'est pas grave il y en a d'autres qui n'ont pas la trouille »
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