Ce n'est pas le cas. C'est même pire. Lactalis annonce baisser sa collecte. La Confédération paysanne fait la promotion, enfin en tout cas est d'accord avec du commerce de produits agricoles. C'est indispensable sur d'autres bases, sur des bases justes, sur des bases qui rémunèrent le travail. Et on est opposé à tous les accords de libre-échange. Le CETA, on y est opposé depuis toujours. En fait, on n'est pas tous d'accord autour de cette table. Sur le Mercosur, j'ai précisé. Sur le Mercosur, on n'est pas tous d'accord autour de cette table. On va essayer d'y voir plus clair. Ici, ils disent qu'en fait, avec des clauses miroirs, ça devient acceptable. Des clauses miroirs, je voudrais juste citer un chiffre. C'est du miroir aux alouettes. Rien que sur le coût du travail. Le SMIC horaire au Brésil, c'est 1,09€. On ne pourra jamais compétir. Et ne nous dites pas qu'on veut davantage de compétitivité. Les personnes en France veulent être payées encore plus bas que ce qu'on l'est pour la majorité des produits. Arnaud Rousseau, sur le Mercosur, clairement, la Confédération paysanne estime que vous ne le rejetez pas en bloc et qu'à condition d'avoir les fameuses clauses miroirs, la réciprocité, la traçabilité, il deviendrait acceptable, cet accord.
Réponse directeNon, mais il suffit de lire et d'écouter ce qu'on dit depuis des mois. On a été très clair. Pour nous, le Mercosur, c'est non. Et je voudrais dire pourquoi c'est non. C'est non parce qu'on n'a pas de traçabilité. C'est non parce qu'on importe des denrées produites avec des matières actives ou des modes opératoires qui sont interdits en Europe. Et c'est non parce que ça ne respecte pas les accords de Paris. Donc, il n'y a pas de oui, mais ou de peut-être, au même titre qu'on a dit, qu'on n'était pas prêt à discuter d'une clause de compensation. Eh bien, écoutez, ça m'intéresse beaucoup de l'avoir parce qu'au moment où je vous parle, même le gouvernement français ne l'a pas. Donc, ça m'intére…