Ministre de l'Agriculture — Gouvernement Lecornu II
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Registre vérifiable
Face aux questions
Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
12 juin 2021 au 18 août 2026
Questions
186
Entretiens
Non renseigné
Sources
Non renseigné
Heures analysées
Non renseigné
Répartition sur 186 questions évaluables
Réponse directe
82
Réponse partielle
55
Réponse à côté
46
Refus explicite
3
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 76 à 100 sur 186
Question 76Annie Genevard, Ministre de l'agriculture et de la souveraineté alimentaire | LCP, Lundi C'est Politique - 05/05/2025
Non, non. Est-ce que vous avez fait votre choix ?
Réponse directe
Ah ben, mon choix, en conscience, il sera fait le moment venu. Ah, vous avez encore des doutes sur l'un ou l'autre des candidats ? Non, je fais la réponse la plus neutre possible.
« Ah ben, mon choix, en conscience, il sera fait le moment venu. Ah, vous avez encore des doutes sur l'un ou l'autre des candidats ? »
LCP — Lundi, c'est politique · Annie Genevard, Ministre de l'agriculture et de la souveraineté alimentaire | LCP, Lundi C'est Politique - 05/05/2025Vérifier à 41:47
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Contre-arguments traités12 déc. 2023 au 18 août 2026 · 8 observations8 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Ah non, pas du tout. Ah non, pas du tout. Non, non. Je suis absolument et radicalement opposée à la vision décliniste et décroissante de l'écologie politique parce que l'écologie, évidemment, c'est un combat qui doit nous être commun. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Agriculture, incendies, budget... Le "8h30 franceinfo" d'Annie GenevardVérifier à 7:34
Méthode, périmètre et limitesVersion small-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
4 sept. 2026
Données arrêtées au :
4 sept. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
Question 77Annie Genevard, Ministre de l'agriculture et de la souveraineté alimentaire | LCP, Lundi C'est Politique - 05/05/2025
On a des procédures pour débusquer... Pour l'instant, vous n'avez pas eu de remontée, de choses louches ?
Réponse directe
Non, on n'a pas eu... Maintenant, vous savez, la malveillance a parfois des stratégies retors. Chacun d'entre nous peut être l'objet de tromperies, de dupries. Peut-être que demain, vous serez trompé par un mafieux particulièrement habile qui vous convaincra... mais juste, il n'y a pas de risque de triche. Qu'il est votre conseiller bancaire ou qu'il est... Voilà, et qu'il pourra accéder à des données tout à fait personnelles. Ils sont d'une ingéniosité extraordinaire. Donc, la malveillance n'a pas de limite.
« Non, on n'a pas eu... Maintenant, vous savez, la malveillance a parfois des stratégies retors. Chacun d'entre nous peut être l'objet de tromperies, de dupries. Peut-être que demain, vous serez trompé par un mafieux particulièrement habile qui vous convaincra... »
LCP — Lundi, c'est politique · Annie Genevard, Ministre de l'agriculture et de la souveraineté alimentaire | LCP, Lundi C'est Politique - 05/05/2025Vérifier à 43:23
Question 78Annie Genevard, Ministre de l'agriculture et de la souveraineté alimentaire | LCP, Lundi C'est Politique - 05/05/2025
Vous ne craignez pas des frictions, je vous dis, pour des différences de cultures scientifiques ?
Réponse directe
Alors, il y aura certainement de la discussion. Mais comme il y en a aujourd'hui, je le répète, les chercheurs, c'est une communauté internationale qui ne s'arrête pas aux frontières. On met en commun un certain nombre de choses, notamment quand il y a des enjeux importants en termes de santé publique, santé animale, santé végétale. Il y a des échanges qui se font et c'est heureux. Mais là, c'est une force vive qui va devenir une force importante d'un point. Parce que l'enjeu, il n'est pas seulement un enjeu, je dirais, de recherche fondamentale. Ce n'est pas seulement un enjeu académique, c'est aussi un instrument de puissance, de puissance économique, de puissance stratégique. Le pays qui…
« Alors, il y aura certainement de la discussion. Mais comme il y en a aujourd'hui, je le répète, les chercheurs, c'est une communauté internationale qui ne s'arrête pas aux frontières. On met en commun un certain nombre de choses, notamment quand il y a des enjeux importants en termes de santé publique, santé animale, santé végétale. Il y a des échanges qui se font et c'est heureux. Mais là, c'est une force vive qui va devenir une force importante d'un point. Parce que l'enjeu, il n'est pas seulement un enjeu, je dirais, de recherche fondamentale. Ce n'est pas seulement un enjeu académique, c'est aussi un instrument de puissance, de puissance économique, de puissance stratégique. Le pays qui investit pour sa recherche fondamentale et appliquée, c'est un pays qui est résolument tourné vers l'avenir. »
LCP — Lundi, c'est politique · Annie Genevard, Ministre de l'agriculture et de la souveraineté alimentaire | LCP, Lundi C'est Politique - 05/05/2025Vérifier à 6:17
Question 79Annie Genevard, Ministre de l'agriculture et de la souveraineté alimentaire | LCP, Lundi C'est Politique - 05/05/2025
Est-ce qu'à l'heure qu'il est, justement, il y a déjà des retombées négatives ?
Réponse directe
On les mesure dès maintenant, notamment sur les vins et les spiritueux, puisque c'est là où le préjudice est le plus important. C'est près de 4 milliards de préjudice. On exporte 20 milliards de vins et de spiritueux dans le monde. Déjà 4 milliards à l'heure qu'il est ? Alors, le risque, à terme, c'est une déperdition de 4 milliards. Et sur les produits laitiers et les produits d'épicerie, c'est encore 1 milliard. Donc l'enjeu, il est effectivement...
« On les mesure dès maintenant, notamment sur les vins et les spiritueux, puisque c'est là où le préjudice est le plus important. C'est près de 4 milliards de préjudice. On exporte 20 milliards de vins et de spiritueux dans le monde. Déjà 4 milliards à l'heure qu'il est ? Alors, le risque, à terme, c'est une déperdition de 4 milliards. Et sur les produits laitiers et les produits d'épicerie, c'est encore 1 milliard. Donc l'enjeu, il est effectivement... »
LCP — Lundi, c'est politique · Annie Genevard, Ministre de l'agriculture et de la souveraineté alimentaire | LCP, Lundi C'est Politique - 05/05/2025Vérifier à 8:10
Question 80Annie Genevard, Ministre de l'agriculture et de la souveraineté alimentaire | LCP, Lundi C'est Politique - 05/05/2025
C'est pas automatique ?
Réponse directe
Ben, c'est pas automatique. Non, c'est pas automatique, parce qu'on est dans une configuration politique tout à fait inédite, puisqu'on a une archipélisation de la vie politique qui fait que ce que je peux dire à ce stade, c'est qu'il me semble, vu ce que j'observe de notre vie politique aujourd'hui, c'est que la multiplication des candidats entre Le Pen, entre le Rassemblement national et Jean-Luc Mélenchon, ou la gauche la plus ultra, la plus extrême, si on multiplie les candidats, le risque, c'est de ne pas être au deuxième tour. Mais l'autre impératif pour nous, pour la droite que je représente, c'est d'être fidèles à ce que nous sommes. Et d'être représentés. De ne pas d'être représent…
« Ben, c'est pas automatique. Non, c'est pas automatique, parce qu'on est dans une configuration politique tout à fait inédite, puisqu'on a une archipélisation de la vie politique qui fait que ce que je peux dire à ce stade, c'est qu'il me semble, vu ce que j'observe de notre vie politique aujourd'hui, c'est que la multiplication des candidats entre Le Pen, entre le Rassemblement national et Jean-Luc Mélenchon, ou la gauche la plus ultra, la plus extrême, si on multiplie les candidats, le risque, c'est de ne pas être au deuxième tour. Mais l'autre impératif pour nous, pour la droite que je représente, c'est d'être fidèles à ce que nous sommes. Et d'être représentés. De ne pas d'être représentés, mais de faire valoir ce que nous croyons bon pour notre pays. Si c'est pour faire une espèce de mélange de projets politiques qui n'auraient pas de sens et qui n'auraient pas de colonne vertébrale, voilà, la droite veut peser dans cette élection. Et elle pèsera, j'en suis convaincue. Hugo, vraiment un mot. »
LCP — Lundi, c'est politique · Annie Genevard, Ministre de l'agriculture et de la souveraineté alimentaire | LCP, Lundi C'est Politique - 05/05/2025Vérifier à 45:42
Question 81Annie Genevard, Ministre de l'agriculture et de la souveraineté alimentaire | LCP, Lundi C'est Politique - 05/05/2025
Donc, pour l'instant, Geneviève, vous n'êtes pas d'accord pour que le CETA soit ratifié ?
Réponse directe
Alors, il faut regarder, parce qu'il s'applique aujourd'hui, le CETA. Oui, de façon... Il faut le savoir. Il s'applique. De façon pas officielle. Sans être ratifié, il s'applique. Donc, il faut mesurer exactement les conséquences pour voir si nos craintes étaient justifiées ou non. Mais il est clair que le Parlement, certainement, voudra se mêler du sujet. Moi, je dis, il faut regarder les effets produits sur le marché français. Donc, pas pour l'instant de ratification, tout de suite. Je dis, il faut regarder les choses. S'il s'avère qu'il n'y a pas eu de concurrence déloyale sur le bœuf et que ça a été bon, globalement, pour notre agriculture, il n'y a aucune raison de ne pas le ratifier d…
« Moi, je dis, il faut regarder les effets produits sur le marché français. Donc, pas pour l'instant de ratification, tout de suite. Je dis, il faut regarder les choses. S'il s'avère qu'il n'y a pas eu de concurrence déloyale sur le bœuf et que ça a été bon, globalement, pour notre agriculture, il n'y a aucune raison de ne pas le ratifier dans le cas contraire. Ça peut s'évaluer rapidement, quand même. C'est-à-dire, je ne sais pas, moi ? Je pense que, si la question se pose maintenant, il faut produire des éléments à destination de la connaissance des Français et des agriculteurs. Parce que, vous savez, les agriculteurs en ont assez d'être toujours la variable d'ajustement des accords internationaux. »
LCP — Lundi, c'est politique · Annie Genevard, Ministre de l'agriculture et de la souveraineté alimentaire | LCP, Lundi C'est Politique - 05/05/2025Vérifier à 13:23
Question 82Annie Genevard, Ministre de l'agriculture et de la souveraineté alimentaire | LCP, Lundi C'est Politique - 05/05/2025
C'est-à-dire que ce ne sont pas des projets industriels, ce ne sont pas les grands poulaillers industriels d'il y a 20 ans ?
Réponse à côté
On a à reconquérir l'intégralité de la gamme. On est beaucoup allés sur le poulet Labelle Rouge, le poulet de Brest, mais tout le monde ne peut pas s'offrir.
« On a à reconquérir l'intégralité de la gamme. On est beaucoup allés sur le poulet Labelle Rouge, le poulet de Brest, mais tout le monde ne peut pas s'offrir. »
LCP — Lundi, c'est politique · Annie Genevard, Ministre de l'agriculture et de la souveraineté alimentaire | LCP, Lundi C'est Politique - 05/05/2025Vérifier à 25:20
Question 83Annie Genevard, Ministre de l'agriculture et de la souveraineté alimentaire | LCP, Lundi C'est Politique - 05/05/2025
Est-ce qu'on peut les mesurer dès maintenant ?
Réponse directe
On les mesure dès maintenant, notamment sur les vins et les spiritueux, puisque c'est là où le préjudice est le plus important. C'est près de 4 milliards de préjudice. On exporte 20 milliards de vins et de spiritueux dans le monde. Déjà 4 milliards à l'heure qu'il est ? Alors, le risque, à terme, c'est une déperdition de 4 milliards. Et sur les produits laitiers et les produits d'épicerie, c'est encore 1 milliard. Donc l'enjeu, il est effectivement...
« On les mesure dès maintenant, notamment sur les vins et les spiritueux, puisque c'est là où le préjudice est le plus important. C'est près de 4 milliards de préjudice. On exporte 20 milliards de vins et de spiritueux dans le monde. Déjà 4 milliards à l'heure qu'il est ? Alors, le risque, à terme, c'est une déperdition de 4 milliards. Et sur les produits laitiers et les produits d'épicerie, c'est encore 1 milliard. Donc l'enjeu, il est effectivement... »
LCP — Lundi, c'est politique · Annie Genevard, Ministre de l'agriculture et de la souveraineté alimentaire | LCP, Lundi C'est Politique - 05/05/2025Vérifier à 8:10
Question 84Annie Genevard, Ministre de l'agriculture et de la souveraineté alimentaire | LCP, Lundi C'est Politique - 05/05/2025
Est-ce qu'il n'y a pas un risque de choc des cultures entre les chercheurs américains et les chercheurs français ?
Réponse à côté
Alors, sur la question des OGM, je ne pense pas, puisque l'affaire a été tranchée. Et je dirais presque de façon définitive. En tout cas, rien ne laisse à penser qu'on reviendra sur ce sujet qui est extrêmement éruptif et qui a été tranché au Parlement. Il est clair que, sur ce point, les Américains se sont montrés beaucoup plus offensifs. Mais est-ce que c'est le fait de la recherche ou de l'industrie ou des pouvoirs publics ?
« Alors, sur la question des OGM, je ne pense pas, puisque l'affaire a été tranchée. Et je dirais presque de façon définitive. En tout cas, rien ne laisse à penser qu'on reviendra sur ce sujet qui est extrêmement éruptif et qui a été tranché au Parlement. Il est clair que, sur ce point, les Américains se sont montrés beaucoup plus offensifs. Mais est-ce que c'est le fait de la recherche ou de l'industrie ou des pouvoirs publics ? »
LCP — Lundi, c'est politique · Annie Genevard, Ministre de l'agriculture et de la souveraineté alimentaire | LCP, Lundi C'est Politique - 05/05/2025Vérifier à 5:48
Question 85Annie Genevard, Ministre de l'agriculture et de la souveraineté alimentaire | LCP, Lundi C'est Politique - 05/05/2025
Et ce projet de 300 poulaillers, vous, vous le signez, vous dites oui, il faudra ça.
Réponse à côté
Alors, moi, je dis qu'il faut absolument veiller à ce que les Français acceptent... Il faut travailler à l'acceptabilité sociale de ces lieux d'élevage qui sont indispensables pour la souveraineté alimentaire. Sinon, à quoi sont condamnés les Français ? À manger des poulets qui nous viennent de l'étranger... D'Ukraine ou du Brésil, qui ne sont pas produits avec les normes qu'on impose à nos propres producteurs.
« Alors, moi, je dis qu'il faut absolument veiller à ce que les Français acceptent... Il faut travailler à l'acceptabilité sociale de ces lieux d'élevage qui sont indispensables pour la souveraineté alimentaire. Sinon, à quoi sont condamnés les Français ? À manger des poulets qui nous viennent de l'étranger... »
LCP — Lundi, c'est politique · Annie Genevard, Ministre de l'agriculture et de la souveraineté alimentaire | LCP, Lundi C'est Politique - 05/05/2025Vérifier à 26:46Voir 1 autre passage
« D'Ukraine ou du Brésil, qui ne sont pas produits avec les normes qu'on impose à nos propres producteurs. »
LCP — Lundi, c'est politique · Annie Genevard, Ministre de l'agriculture et de la souveraineté alimentaire | LCP, Lundi C'est Politique - 05/05/2025Vérifier à 27:07
Question 86Annie Genevard, Ministre de l'agriculture et de la souveraineté alimentaire | LCP, Lundi C'est Politique - 05/05/2025
Annie Gennevard, quand on parle de chercheurs américains qui pourraient venir s'installer en France pour l'agriculture, pour faire avancer l'agriculture, de quoi on parle ?
Réponse directe
D'abord il faut savoir que l'agriculture est un monde très ouvert sur l'innovation, sur la science. En matière de recherche, il y a beaucoup d'initiatives qui sont prises par des chercheurs français et par des chercheurs internationaux. Par exemple, on collabore avec les instituts européens sur la recherche d'alternatives aux pesticides, sur la recherche de vaccins pour lutter contre les maladies qui affectent les troupeaux. C'est de l'innovation numérique pour le machinisme agricole intelligent. Donc il y a des tas de domaines dans lesquels la recherche effectivement s'applique à l'agriculture. Mais la recherche a forcément une dimension internationale. Vous savez, il y a une communauté in…
« Mais la recherche a forcément une dimension internationale. Vous savez, il y a une communauté internationale de chercheurs. Moi, je trouve que c'est un peu triste pour les États-Unis, finalement. Cet exode de chercheurs possibles vers l'Union européenne traduit quand même une politique publique qui est désolante, puisqu'elle met à distance la science. Elle considère que la science est dangereuse. Elle coupe les crédits aux chercheurs et aux universités. Maintenant, ces chercheurs américains trouveront peut-être asile en Europe. Il y a d'ailleurs un retournement de situation parce que pendant très longtemps, les chercheurs européens sont partis aux États-Unis y trouvant de meilleures conditions de travail qu'ils ne pouvaient en avoir en Europe. Et là, on a une aversion finalement des choses. Et si l'Europe bénéficiait de la qualité, de l'ingéniosité des chercheurs étrangers et américains singulièrement, si tu dis d'une chose pour l'Europe... »
LCP — Lundi, c'est politique · Annie Genevard, Ministre de l'agriculture et de la souveraineté alimentaire | LCP, Lundi C'est Politique - 05/05/2025Vérifier à 3:31
Question 87Annie Genevard, ministre démissionnaire de l'Agriculture : "Nous sommes en panne de résultats"
de les résoudre. Que s'est-il passé, Annie Gennevard, pour que votre famille politique qui a fondé la Ve République, qui a traversé les décennies avec plus de 200 députés RPR ou UMP, se retrouve aujourd'hui en difficulté ?
Réponse directe
Alors, bon, il y a sans doute des facteurs multiples. En tout cas, il est clair que la situation que nous vivons d'affaiblissement successif doit nous interroger. On ne peut pas échapper à une forme d'examen de conscience et de responsabilité. Et donc, il y a sans doute, nous avons perdu le lien avec des parties importantes de la société française. Nous ne sommes pas les seuls, d'ailleurs, qui parlent aux jeunes, qui parlent aux classes populaires, qui parlent à la ruralité. Tout ça est aujourd'hui très fragmenté, très fragmentaire. Il y a vraiment, comme le disait Jérôme Bourquet, une archipélisation de la société française. et au fond, elle trouve écho dans la classe politique. Il n'y a j…
« Alors, bon, il y a sans doute des facteurs multiples. En tout cas, il est clair que la situation que nous vivons d'affaiblissement successif doit nous interroger. On ne peut pas échapper à une forme d'examen de conscience et de responsabilité. Et donc, il y a sans doute, nous avons perdu le lien avec des parties importantes de la société française. Nous ne sommes pas les seuls, d'ailleurs, qui parlent aux jeunes, qui parlent aux classes populaires, qui parlent à la ruralité. Tout ça est aujourd'hui très fragmenté, très fragmentaire. Il y a vraiment, comme le disait Jérôme Bourquet, une archipélisation de la société française. et au fond, elle trouve écho dans la classe politique. Il n'y a jamais eu autant de groupes à l'Assemblée nationale. Vous ne mettez pas le bilan »
France Culture — Sens politique · Annie Genevard, ministre démissionnaire de l'Agriculture : "Nous sommes en panne de résultats"Vérifier à 24:57
Question 88Annie Genevard, ministre démissionnaire de l'Agriculture : "Nous sommes en panne de résultats"
Annie Genvard, est-ce que vous pouvez nous dire aujourd'hui sur France Culture, à bientôt 13h, que vous avez réussi à avoir cette minorité de blocage ?
Réponse à côté
Alors, ce travail est en cours. Nous y participons, enfin, j'y ai participé en tant que ministre, et j'y participe encore. J'ai eu des entretiens bilatéraux dans tous les sens lors du dernier conseil des ministres de l'Agriculture lundi dernier. J'ai rencontré beaucoup de ministres. Il est clair que la position de la France, qui a été un des premiers pays à manifester son opposition, a fait date. Et qu'un peu partout en Europe s'éveillent des alertes, sous l'action d'ailleurs des agriculteurs eux-mêmes. Les agriculteurs allemands, par exemple, considèrent que ce projet d'accord est mauvais pour eux. Donc, pour vous, ça va être interrompu ? Alors, on ne peut pas, à ce stade, garantir qu'il s…
« Alors, ce travail est en cours. Nous y participons, enfin, j'y ai participé en tant que ministre, et j'y participe encore. J'ai eu des entretiens bilatéraux dans tous les sens lors du dernier conseil des ministres de l'Agriculture lundi dernier. J'ai rencontré beaucoup de ministres. Il est clair que la position de la France, qui a été un des premiers pays à manifester son opposition, a fait date. Et qu'un peu partout en Europe s'éveillent des alertes, »
France Culture — Sens politique · Annie Genevard, ministre démissionnaire de l'Agriculture : "Nous sommes en panne de résultats"Vérifier à 11:34Voir 1 autre passage
« sous l'action d'ailleurs des agriculteurs eux-mêmes. Les agriculteurs allemands, par exemple, considèrent que ce projet d'accord est mauvais pour eux. Donc, pour vous, ça va être interrompu ? Alors, on ne peut pas, à ce stade, garantir qu'il sera interrompu. Mais on ne peut pas dire, aujourd'hui non plus, qu'il sera ratifié. C'est très clair. Ce travail d'opposition est en cours, et nous y contribuons puissamment. »
France Culture — Sens politique · Annie Genevard, ministre démissionnaire de l'Agriculture : "Nous sommes en panne de résultats"Vérifier à 12:08
Question 89Annie Genevard, ministre démissionnaire de l'Agriculture : "Nous sommes en panne de résultats"
Mais un dernier mot sur cette passation de François Bayrou hier entre Michel Barnier et François Bayrou à Matignon. En effet, le nouveau Premier ministre a promis de s'attaquer, je cite, au mur de verre qui s'est construit entre les citoyens et le pouvoir. Il n'est pas le premier à vouloir réconcilier les Français. Est-ce qu'ils sont réconciliables, les Français, que vous croisez dans votre circonscription ou dans vos déplacements de ministres avec les responsables politiques qui les dirigent ?
Réponse directe
Alors d'abord, Michel Barnier n'a pas bénéficié d'un temps suffisamment long pour pouvoir achever tout ce qu'il a initié. Donc on ne peut pas lui en faire reproche. Alors si un responsable politique considère qu'il a peu de chances d'arriver à ce type de défi, il faut qu'il fasse autre chose. Moi, je pense qu'il ne faut jamais renoncer à convaincre et à mettre en acte ses convictions. Aujourd'hui, c'est vrai, on a une situation très fracturée. Et à l'égard du politique, je mesure à quel point les Français sont devenus sceptiques et souvent même hostiles à la classe politique. On a un devoir, moi, qui a été une élue locale. Donc quand on est un élu local, on est davantage dans le lien de pro…
« Aujourd'hui, c'est vrai, on a une situation très fracturée. Et à l'égard du politique, je mesure à quel point les Français sont devenus sceptiques et souvent même hostiles à la classe politique. On a un devoir, moi, qui a été une élue locale. Donc quand on est un élu local, on est davantage dans le lien de proximité qu'on ne peut l'être dans des fonctions plus nationales, encore que... Moi, j'ai été sur le terrain de façon constante et c'est extrêmement important. C'est même un devoir. Mais ce que j'observe, c'est qu'au fond, nous sommes en panne de résultats. Ce que veulent les Français, c'est que la classe politique ne se contente pas de faire des constats. Les constats, on les connaît. Les problèmes, ils sont identifiés. Ils sont même formalisés. On a une forme de vertige. Quand on entend des témoignages d'il y a 10 ans, d'il y a 20 ans, on s'aperçoit que les constats sont là. Les analyses sont bonnes, mais que les remèdes, que les solutions ne se mettent pas en place. Je crois que c'est vraiment une crise. Nous vivons une crise de l'efficience des résultats de l'action politique. Et ça, c'est très préoccupant. C'est très préoccupant. Et la fracturation politique du Parlement n'aide pas, évidemment, à la mise en œuvre des solutions qu'attendent les Français. L'autre chose, je crois que ce qu'attendent nos compatriotes, c'est qu'on les entende dans ce qu'ils disent. Sinon, évidemment, c'est la révolte et peut-être au-delà. Moi, je le mesure tous les jours avec les agriculteurs. Depuis un an, ils crient leur détresse. L'été a été extrêmement douloureux pour eux, avec une multitude de crises. Et ils attendent des réponses. Et donc, l'annonce, évidemment, de tout retard dans la prise de décision qui les concerne est vécue comme une forme de trahison à l'égard de la part de la classe politique. »
France Culture — Sens politique · Annie Genevard, ministre démissionnaire de l'Agriculture : "Nous sommes en panne de résultats"Vérifier à 6:48
Question 90Annie Genevard, ministre démissionnaire de l'Agriculture : "Nous sommes en panne de résultats"
Comment vous l'avez analysée cette façon de faire à l'époque où tout le monde cumulait les mandats ?
Réponse partielle
Oui. Alors d'abord, j'étais première adjointe et j'étais en responsabilité de beaucoup de choses. Ensuite, la fonction de parlementaire est tout de même prenante et Jean-Marie Benetruy avait décidé de s'y consacrer pleinement. Et puis, à Mortaux, nous avons une tradition. Nous avons une tradition depuis 80 ans qui est celui qui est en poste prépare toujours son successeur. Et du reste, c'est ce que j'ai fait moi-même. J'ai choisi comme premier adjoint un jeune élu et je savais que la loi contre le cumul s'appliquerait en 2017. Et donc, plusieurs années avant, je l'ai préparé à cette fonction pour qu'il puisse être tout à fait prêt au moment où je quitterai cette fonction. Et ça a été ainsi…
« Alors d'abord, j'étais première adjointe et j'étais en responsabilité de beaucoup de choses. Ensuite, la fonction de parlementaire est tout de même prenante et Jean-Marie Benetruy avait décidé de s'y consacrer pleinement. Et puis, à Mortaux, nous avons une tradition. Nous avons une tradition depuis 80 ans qui est celui qui est en poste prépare toujours son successeur. Et du reste, c'est ce que j'ai fait moi-même. J'ai choisi comme premier adjoint un jeune élu et je savais que la loi contre le cumul s'appliquerait en 2017. Et donc, plusieurs années avant, je l'ai préparé à cette fonction pour qu'il puisse être tout à fait prêt au moment où je quitterai cette fonction. Et ça a été ainsi depuis les cinq derniers maires ont fait ainsi. Donc, la transmission a toujours été inscrite au cœur de la vie de notre commune de Mortaux. »
France Culture — Sens politique · Annie Genevard, ministre démissionnaire de l'Agriculture : "Nous sommes en panne de résultats"Vérifier à 31:53
Question 91Annie Genevard, ministre démissionnaire de l'Agriculture : "Nous sommes en panne de résultats"
On sent que vous souhaitez conserver ce poste ?
Réponse à côté
Alors, vous savez, quand on est comme ça dans un entre-deux, il est prudent d'être discret. Je pense que le Premier ministre a la responsabilité de composer un gouvernement. Il est seul juge des personnes qu'il choisira pour remplir ses fonctions éminentes. et de très grandes responsabilités, de très grands engagements. Donc, voilà, nous verrons bien. Nous verrons bien. Mais pour moi, à ce stade, je continue de travailler jusqu'à la dernière minute.
« Alors, vous savez, quand on est comme ça dans un entre-deux, il est prudent d'être discret. Je pense que le Premier ministre a la responsabilité de composer un gouvernement. Il est seul juge des personnes qu'il choisira pour remplir ses fonctions éminentes. et de très grandes responsabilités, de très grands engagements. Donc, voilà, nous verrons bien. Nous verrons bien. Mais pour moi, à ce stade, je continue de travailler jusqu'à la dernière minute. »
France Culture — Sens politique · Annie Genevard, ministre démissionnaire de l'Agriculture : "Nous sommes en panne de résultats"Vérifier à 5:12
Question 92Annie Genevard, ministre démissionnaire de l'Agriculture : "Nous sommes en panne de résultats"
C'est votre voix qu'on entend, Annie Gennevard, le 12 juin 2024, entourée de Laurent Wauquiez ou Valérie Pécresse, les mines déconfites après un bureau politique qui acte l'exclusion d'Éric Ciotti qui vient de rejoindre Marine Le Pen et Jordan Bardella. Comment avez-vous vécu cette séquence de l'intérieur ?
Réponse directe
Alors je pense qu'Éric Ciotti a fait une erreur majeure. Une erreur majeure, d'abord, il a agi secrètement et solitairement et puis il a pris une décision qui rompt avec une constante de notre famille politique qui est de vouloir donner à la droite, redonner à la droite, qui est aujourd'hui affaiblie, son existence propre. La droite française n'est pas l'extrême droite française. Nous n'avons pas la même histoire, nous n'avons pas les mêmes dirigeants, nous n'avons pas le même projet politique pour le pays et il était important à ce moment-là, au lendemain de la déclaration, ou peut-être même le jour même, je ne me souviens plus, de pouvoir marquer notre distance avec cette décision qui, au…
« Alors je pense qu'Éric Ciotti a fait une erreur majeure. Une erreur majeure, d'abord, il a agi secrètement et solitairement et puis il a pris une décision qui rompt avec une constante de notre famille politique qui est de vouloir donner à la droite, redonner à la droite, qui est aujourd'hui affaiblie, son existence propre. La droite française n'est pas l'extrême droite française. Nous n'avons pas la même histoire, nous n'avons pas les mêmes dirigeants, nous n'avons pas le même projet politique pour le pays et il était important à ce moment-là, au lendemain de la déclaration, ou peut-être même le jour même, je ne me souviens plus, de pouvoir marquer notre distance avec cette décision qui, au fond, n'a pas prospéré politiquement. Et je pense, et je l'ai dit d'ailleurs à Éric Ciotti dès le jour même où j'ai appris sa décision, je lui ai dit qu'il faisait une profonde erreur. Le projet du Rassemblement national n'est pas le projet de la droite française. Et je pense qu'en plus, ça intervenait à un moment qui était tout à fait singulier puisqu'on allait s'engager dans la campagne législative. Donc c'était un ferment de déstabilisation profond, il fallait impérativement réagir et puis prendre nos distances avec cette décision. Mais ça a été dit, ça a été très difficile, ça a été très difficile parce que, d'abord, rien ne le laissait présager. On n'était pas du tout, rien n'indiquait qu'Éric Ciotti prendrait cette décision. En plus, quand vous prenez une décision telle que celle-là, qui est quand même extrêmement lourde de sens et de conséquences, au moment où vous vous engagez dans une campagne aussi importante que la campagne législative, c'était terrible. Moi, ça a occupé les dix premiers jours de la campagne des législatives où j'aurais dû être sur le terrain de ma circonscription. Bon, ça ne m'a pas nuit, heureusement, mais franchement, ce moment-là a été pour moi un moment terrible. »
France Culture — Sens politique · Annie Genevard, ministre démissionnaire de l'Agriculture : "Nous sommes en panne de résultats"Vérifier à 19:55
Question 93Annie Genevard, ministre démissionnaire de l'Agriculture : "Nous sommes en panne de résultats"
Le maire de Morteau dans le Doubs, votre prédécesseur. Dans un reportage de France 3 Besançon le 19 juin 2002, je trouve intéressant en effet dans votre parcours le fait que vous ayez été maire. On dit souvent que c'est le plus beau mandat de la République. Est-ce que c'est comme ça que vous l'avez vécu ?
Réponse directe
Ah, je l'ai vécu avec bonheur. Mais j'ai vécu toutes mes responsabilités avec bonheur. Moi, ma vie politique me remplit de bonheur, de satisfaction. J'ai toujours aimé l'engagement et la responsabilité. Donc, je suis de ce point de vue-là très heureuse de chacune des fonctions. Mais celle-là est singulière. Elle est particulière. Parce qu'elle combine deux choses qui sont très précieuses. La capacité d'agir. Vous êtes au plus près du terrain. Vous avez un conseil municipal qui vous suit. Vous avez les moyens de faire. Vous faites. Et puis, une deuxième chose dont on a perdu trop le sens aujourd'hui. C'est un des points sur lesquels il m'est arrivé d'insister souvent. Quand vous êtes maire,…
« Ah, je l'ai vécu avec bonheur. Mais j'ai vécu toutes mes responsabilités avec bonheur. Moi, ma vie politique me remplit de bonheur, de satisfaction. J'ai toujours aimé l'engagement et la responsabilité. Donc, je suis de ce point de vue-là très heureuse de chacune des fonctions. Mais celle-là est singulière. Elle est particulière. Parce qu'elle combine deux choses qui sont très précieuses. La capacité d'agir. Vous êtes au plus près du terrain. Vous avez un conseil municipal qui vous suit. Vous avez les moyens de faire. Vous faites. Et puis, une deuxième chose dont on a perdu trop le sens aujourd'hui. C'est un des points sur lesquels il m'est arrivé d'insister souvent. Quand vous êtes maire, vous êtes en proximité. »
France Culture — Sens politique · Annie Genevard, ministre démissionnaire de l'Agriculture : "Nous sommes en panne de résultats"Vérifier à 30:40
Question 94Annie Genevard, ministre démissionnaire de l'Agriculture : "Nous sommes en panne de résultats"
Vous êtes favorable, Annie Gennevar, à l'enseignement de la notion de consentement à ses heures de vie affective et sexuelle à l'école ?
Réponse directe
J'y suis favorable, bien sûr. La vraie question qui se pose, c'est à quel moment que dit-on d'abord ? Que dit-on ? Je pense qu'Alexandre Portier a posé une bonne question. L'idéologie n'a pas sa place à l'école. Il faut se garder de toute forme d'idéologie. En revanche, je pense que l'éducation à la vie sexuelle et affective, on avait beaucoup insisté en son temps à l'Assemblée nationale pour que la notion de vie affective soit mentionnée. Mais pas à n'importe quel moment. Il y a des messages qu'on ne peut pas délivrer à certains âges. Donc, c'est une question de bon sens. Pour qui a des enfants et les a élevés ? Ça me paraît d'une telle évidence, je ne comprends même pas que cette question…
« J'y suis favorable, bien sûr. La vraie question qui se pose, c'est à quel moment que dit-on d'abord ? Que dit-on ? Je pense qu'Alexandre Portier a posé une bonne question. L'idéologie n'a pas sa place à l'école. Il faut se garder de toute forme d'idéologie. En revanche, je pense que l'éducation à la vie sexuelle et affective, on avait beaucoup insisté en son temps à l'Assemblée nationale pour que la notion de vie affective soit mentionnée. Mais pas à n'importe quel moment. Il y a des messages qu'on ne peut pas délivrer à certains âges. Donc, c'est une question de bon sens. Pour qui a des enfants et les a élevés ? Ça me paraît d'une telle évidence, je ne comprends même pas que cette question fasse débat. Vous parliez tout à l'heure »
France Culture — Sens politique · Annie Genevard, ministre démissionnaire de l'Agriculture : "Nous sommes en panne de résultats"Vérifier à 38:01
Question 95Annie Genevard, ministre démissionnaire de l'Agriculture : "Nous sommes en panne de résultats"
Nous sommes ensemble et en direct jusqu'à 13h30. Merci Annie Gennevard, je le disais, d'avoir accepté notre invitation dans cette période politique très chargée. Vous êtes à distance du Doubs, votre circonscription où vous allez régulièrement. J'aimerais vous demander pour commencer, quelle lecture tout simplement faites-vous de la situation politique ?
Réponse directe
Une situation qui est périlleuse, qui est porteuse de dangers et déséquilibres et il faut que chacun prenne la mesure de sa responsabilité dans la classe politique. La France est au bord d'une crise financière. Elle connaît une crise politique majeure. Un nouveau Premier ministre a été nommé. Il va constituer un gouvernement. Il faut de toute urgence donner à la France un budget. Donc voilà, c'est un moment intense de responsabilité où nous sommes convoqués à l'urgence du moment.
« Une situation qui est périlleuse, qui est porteuse de dangers et déséquilibres et il faut que chacun prenne la mesure de sa responsabilité dans la classe politique. La France est au bord d'une crise financière. Elle connaît une crise politique majeure. Un nouveau Premier ministre a été nommé. Il va constituer un gouvernement. Il faut de toute urgence donner à la France un budget. Donc voilà, c'est un moment intense de responsabilité où nous sommes convoqués à l'urgence du moment. »
France Culture — Sens politique · Annie Genevard, ministre démissionnaire de l'Agriculture : "Nous sommes en panne de résultats"Vérifier à 2:10
Question 96Annie Genevard, ministre démissionnaire de l'Agriculture : "Nous sommes en panne de résultats"
Personnellement, Annie Gennevard, vous qui êtes secrétaire générale du parti et qui étiez en tout cas une proche d'Éric Ciotti ou peut-être qui êtes toujours ?
Réponse à côté
Alors je pense qu'Éric Ciotti a fait une erreur majeure. Une erreur majeure, d'abord, il a agi secrètement et solitairement et puis il a pris une décision qui rompt avec une constante de notre famille politique qui est de vouloir donner à la droite, redonner à la droite, qui est aujourd'hui affaiblie, son existence propre. La droite française n'est pas l'extrême droite française. Nous n'avons pas la même histoire, nous n'avons pas les mêmes dirigeants, nous n'avons pas le même projet politique pour le pays et il était important à ce moment-là, au lendemain de la déclaration, ou peut-être même le jour même, je ne me souviens plus, de pouvoir marquer notre distance avec cette décision qui, au…
« Alors je pense qu'Éric Ciotti a fait une erreur majeure. Une erreur majeure, d'abord, il a agi secrètement et solitairement et puis il a pris une décision qui rompt avec une constante de notre famille politique qui est de vouloir donner à la droite, redonner à la droite, qui est aujourd'hui affaiblie, son existence propre. La droite française n'est pas l'extrême droite française. Nous n'avons pas la même histoire, nous n'avons pas les mêmes dirigeants, nous n'avons pas le même projet politique pour le pays et il était important à ce moment-là, au lendemain de la déclaration, ou peut-être même le jour même, je ne me souviens plus, de pouvoir marquer notre distance avec cette décision qui, au fond, n'a pas prospéré politiquement. Et je pense, et je l'ai dit d'ailleurs à Éric Ciotti dès le jour même où j'ai appris sa décision, je lui ai dit qu'il faisait une profonde erreur. Le projet du Rassemblement national n'est pas le projet de la droite française. Et je pense qu'en plus, ça intervenait à un moment qui était tout à fait singulier puisqu'on allait s'engager dans la campagne législative. Donc c'était un ferment de déstabilisation profond, il fallait impérativement réagir et puis prendre nos distances avec cette décision. Mais ça a été dit, ça a été très difficile, ça a été très difficile parce que, d'abord, rien ne le laissait présager. On n'était pas du tout, rien n'indiquait qu'Éric Ciotti prendrait cette décision. En plus, quand vous prenez une décision telle que celle-là, qui est quand même extrêmement lourde de sens et de conséquences, au moment où vous vous engagez dans une campagne aussi importante que la campagne législative, c'était terrible. Moi, ça a occupé les dix premiers jours de la campagne des législatives où j'aurais dû être sur le terrain de ma circonscription. Bon, ça ne m'a pas nuit, heureusement, mais franchement, ce moment-là a été pour moi un moment terrible. »
France Culture — Sens politique · Annie Genevard, ministre démissionnaire de l'Agriculture : "Nous sommes en panne de résultats"Vérifier à 19:55
Question 97Annie Genevard, ministre démissionnaire de l'Agriculture : "Nous sommes en panne de résultats"
Alors, revenons à votre portefeuille, celui de l'agriculture, même si on le disait en introduction. Annie Gennevard, vous êtes ministre démissionnaire du gouvernement de Michel Barnier. On verra si vous êtes renommée dans celui de François Bayrou. Et on a cette question de Pavel qui nous a écrit sur Instagram. Il habite à Douai. Pensez-vous que la position française sur le Mercosur sera entendue dans ce contexte ?
Réponse directe
Alors, je pense que si on considère que la signature d'Ursula von der Leyen a monté vidéo il y a quelques jours et la fin de l'histoire, on se trompe. Ce n'est pas la fin de l'histoire. L'accord n'est ni signé ni ratifié. Et il va poursuivre son chemin, d'abord auprès des États membres, dans le Conseil. Et puis ensuite, il devra être ratifié au Parlement européen. Et je l'espère par les parlements nationaux, si l'accord n'est pas scindé. Donc, nous avons un enjeu pour lequel nous sommes extrêmement mobilisés. J'étais, il y a quelques jours, en Pologne, avant que le président de la République ne s'y rende. J'ai rencontré mon homologue. Peu de temps après, la Pologne a dit son opposition au M…
« Alors, je pense que si on considère que la signature d'Ursula von der Leyen a monté vidéo il y a quelques jours et la fin de l'histoire, on se trompe. Ce n'est pas la fin de l'histoire. L'accord n'est ni signé ni ratifié. Et il va poursuivre son chemin, d'abord auprès des États membres, dans le Conseil. Et puis ensuite, il devra être ratifié au Parlement européen. Et je l'espère par les parlements nationaux, si l'accord n'est pas scindé. Donc, nous avons un enjeu pour lequel nous sommes extrêmement mobilisés. J'étais, il y a quelques jours, en Pologne, avant que le président de la République ne s'y rende. J'ai rencontré mon homologue. Peu de temps après, la Pologne a dit son opposition au Mercosur. Beaucoup de pays, l'Italie a exprimé de très fortes réserves. Le Pays-Bas aussi, l'Autriche y est hostile. La Belgique est divisée, puisqu'il y a un ministre wallon, un ministre flamand. Ils ne sont pas du même avis. Mais en tout cas, ils n'acceptent pas le projet d'accord tel qu'il est. Donc, on voit bien que se constituent un peu partout, »
France Culture — Sens politique · Annie Genevard, ministre démissionnaire de l'Agriculture : "Nous sommes en panne de résultats"Vérifier à 9:55Voir 1 autre passage
« non seulement des réserves, mais des oppositions. Parce que ce projet d'accord, comme les accords du libre-échange, place toujours l'agriculture comme le prix à payer d'accord sur le plan industriel. Et ça, ça n'est pas possible. »
France Culture — Sens politique · Annie Genevard, ministre démissionnaire de l'Agriculture : "Nous sommes en panne de résultats"Vérifier à 11:08
Question 98Annie Genevard, ministre démissionnaire de l'Agriculture : "Nous sommes en panne de résultats"
On parlait de maire M-A-I-R-E. Vous avez reconnu cette voix, Annie Gennevar ?
Réponse partielle
Eh bien, écoutez, c'est celle de Michel Barnier ? Non, j'ai pas parfaitement identifié. Non, alors c'est peut-être Ah oui !
« Eh bien, écoutez, c'est celle de Michel Barnier ? Non, j'ai pas parfaitement identifié. Non, alors c'est peut-être »
France Culture — Sens politique · Annie Genevard, ministre démissionnaire de l'Agriculture : "Nous sommes en panne de résultats"Vérifier à 30:12Voir 1 autre passage
« Ah oui ! »
France Culture — Sens politique · Annie Genevard, ministre démissionnaire de l'Agriculture : "Nous sommes en panne de résultats"Vérifier à 30:22
Question 99Annie Genevard, ministre démissionnaire de l'Agriculture : "Nous sommes en panne de résultats"
Merci, Annie Gennevard. Donc, revenons en France. Vous avez pris plusieurs mesures, depuis que vous êtes à ce poste de ministre de l'Agriculture, aujourd'hui démissionnaire. Vous avez pris des directives pour accélérer, par exemple, l'instruction des permis pour les projets d'élevage, ou encore la fixation des dates des travaux agricoles qui seraient désormais adaptées aux enjeux locaux avec une échelle départementale. Autant d'annonces qui ont été bien accueillies par les agriculteurs. Est-ce que vous pouvez nous dire, avec votre position d'aujourd'hui, ce qui va être mis en place, ce qui est interrompu ?
Réponse partielle
Alors, la censure a marqué un coup d'arrêt à un certain nombre d'attentes de nos agriculteurs. D'abord, le premier danger, aujourd'hui, c'est l'absence du budget. Il y a énormément de mesures dans ce budget à destination des agriculteurs. Des allégements de charges pour plusieurs centaines de millions d'euros. Il y a des textes législatifs dont l'examen était prévu dès le mois de décembre et dès la reprise en janvier. Et puis, il y a les deux exemples que vous avez donnés. Ce sont des annonces que j'ai faites dont la concrétisation était imminente et la censure est arrivée. Donc, il y a tout un travail qui est en cours. Alors, il y a des mesures que j'ai mises en œuvre qui vont pouvoir être…
« Alors, la censure a marqué un coup d'arrêt à un certain nombre d'attentes de nos agriculteurs. D'abord, le premier danger, aujourd'hui, c'est l'absence du budget. Il y a énormément de mesures dans ce budget à destination des agriculteurs. Des allégements de charges pour plusieurs centaines de millions d'euros. Il y a des textes législatifs dont l'examen était prévu dès le mois de décembre et dès la reprise en janvier. »
France Culture — Sens politique · Annie Genevard, ministre démissionnaire de l'Agriculture : "Nous sommes en panne de résultats"Vérifier à 13:08Voir 1 autre passage
« Et puis, il y a les deux exemples que vous avez donnés. Ce sont des annonces que j'ai faites dont la concrétisation était imminente et la censure est arrivée. Donc, il y a tout un travail qui est en cours. Alors, il y a des mesures que j'ai mises en œuvre qui vont pouvoir être déployées. Je pense à l'indemnisation des élevages qui ont été touchés par les crises, les maladies sanitaires. Il y a les aides à la trésorerie parce que nous avons vécu quelque chose cette année de tout à fait hors normes. En début d'année, les agriculteurs ont crié leur colère. Des engagements ont été pris. Ils ont été honorés autant que cela a été possible par mon prédécesseur, Marc Fainot, et par mois lorsque je suis arrivée. Mais entre-temps, il y a eu deux mois absolument, trois mois même, terrible. Terrible parce que les épidémies ont ravagé les élevages. Il faut imaginer la détresse des éleveurs. Je l'ai vu, moi. Je l'ai mesuré en les rencontrant. Et puis, surtout, la météo a été épouvantable. »
France Culture — Sens politique · Annie Genevard, ministre démissionnaire de l'Agriculture : "Nous sommes en panne de résultats"Vérifier à 13:43
Question 100Annie Genevard, ministre démissionnaire de l'Agriculture : "Nous sommes en panne de résultats"
Une autre question sur ce sujet, Annie Genevard. On voit depuis plusieurs années la coordination rurale, un syndicat agricole, qu'on dit parfois proche du RN ou de l'extrême droite, très présent sur le terrain, alors que des élections professionnelles arrivent en janvier. Est-ce que vous, qui êtes élue depuis 12 ans maintenant d'une circonscription rurale, vous les avez vues monter en puissance ?
Réponse directe
Moi, je l'ai... Bien sûr, la coordination rurale s'est imposée comme un des deux syndicats les plus nombreux dans notre pays. Je les ai d'ailleurs, dès les premiers jours de mon arrivée au ministère, je les ai rencontrés. J'ai rencontré les cinq syndicats. Et je les ai régulièrement en interlocution parce qu'ils sont des interlocuteurs naturels. Ce sont des corps intermédiaires qu'il est très important de consulter. Et dans les actions que j'ai mises en œuvre, je les ai toujours consultées. Et c'est mon devoir. Et moi, j'ai eu à cœur... Ça a toujours été ma méthode quand j'étais élue locale. C'est ainsi que je procédais aussi. d'aller sur le terrain, de rencontrer les personnes concernées,…
« Moi, je l'ai... Bien sûr, la coordination rurale s'est imposée comme un des deux syndicats les plus nombreux dans notre pays. Je les ai d'ailleurs, dès les premiers jours de mon arrivée au ministère, je les ai rencontrés. J'ai rencontré les cinq syndicats. Et je les ai régulièrement en interlocution parce qu'ils sont des interlocuteurs naturels. Ce sont des corps intermédiaires qu'il est très important de consulter. Et dans les actions que j'ai mises en œuvre, je les ai toujours consultées. Et c'est mon devoir. Et moi, j'ai eu à cœur... Ça a toujours été ma méthode quand j'étais élue locale. C'est ainsi que je procédais aussi. d'aller sur le terrain, de rencontrer les personnes concernées, de regarder, d'observer, d'écouter, et ensuite de décider et d'agir. C'est une méthode qui a, pour moi, toujours fait ses preuves. Et c'est ainsi que j'ai agi avec les syndicats. Alors, c'est vrai que la coordination rurale se fait entendre. Et comme les autres syndicats, mon devoir est de les écouter. »
France Culture — Sens politique · Annie Genevard, ministre démissionnaire de l'Agriculture : "Nous sommes en panne de résultats"Vérifier à 17:19
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« Vous dire que je partage son propos ? Je ne vais pas tourner autour du pot, évidemment non, mais qu'est-ce que vous voulez ? Elle a fait cette déclaration et elle s'en expliquera auprès de qui de droit s'il le faut ? Je n'en sais rien, moi. Je ne l'aurais pas faite et je ne la partage pas. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Agriculture, incendies, budget... Le "8h30 franceinfo" d'Annie GenevardVérifier à 12:31
« Je pense que si la formulation était en effet maladroite pour le débat qu'elle va susciter Pour autant, si vous prenez chacun de ces mots Qu'il s'agisse de la famille, de la reconnaissance du travail, de l'amour du pays Aucune de ces notions »
France Inter · Annie Genevard : "Nous n'avons plus aucun cas de dermatose nodulaire contagieuse"Vérifier à 22:13
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes2 mai 2024 au 18 août 2026 · 36 observations40 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Alors ce n'est qu'une piste ce n'est qu'une hypothèse qui a été émise par le ministre de l'économie ce n'est pas une certitude ce n'est pas une décision nous n'avons pas encore débattu de cette question Est-ce que c'est une bonne piste »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Agriculture, incendies, budget... Le "8h30 franceinfo" d'Annie GenevardVérifier à 20:58Voir 2 autres passages
« D'abord par la transparence des informations qu'on délivre sur le déroulé de la gestion de l'incendie et je pense qu'il faut faire toute la transparence pour lever ce soupçon d'abandon de la commune au profit d'une autre. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Agriculture, incendies, budget... Le "8h30 franceinfo" d'Annie GenevardVérifier à 14:35
« Écoutez il est vrai que la parole politique est toujours soupçonnée mais je pense que la meilleure façon de lever ce climat c'est de dire les choses telles qu'elles se sont déroulées. Mais il faut bien voir que cette commune a été très très parmi les communes les plus touchées par l'incendie et c'est la raison pour laquelle le Premier ministre non seulement y est allé hier mais aussi de façon très discrète en dehors des caméras il a rencontré le maire très longuement et le maire était satisfait des annonces qui ont été faites pour sa commune donc il faut maintenant que les choses démarrent rapidement parce qu'on va être jugé aussi sur l'efficacité de la mise en oeuvre mais vous savez quand on vit un tel traumatisme quand on perd sa maison qu'on est incertain d'être remboursé par une assurance qu'on ne sait pas où l'on va être au moment de la rentrée scolaire il y a un grand un grand sentiment de détresse et la détresse conduit souvent à la colère c'est humain »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Mécanismes explicités12 déc. 2023 au 18 août 2026 · 34 observations37 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Ça inclut l'aide pour les entreprises. Il a annoncé une exonération de charges sociales, de charges fiscales. Le ministre Papin a développé aussi tout un plan de communication pour permettre au tourisme de revenir parce que la meilleure façon de soutenir les entreprises c'est aussi que les touristes reviennent. L'accélération des permis de construire délivrés en un mois, la replantation de la forêt pas n'importe comment bien sûr. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Agriculture, incendies, budget... Le "8h30 franceinfo" d'Annie GenevardVérifier à 13:48Voir 2 autres passages
« Oui, c'est une crise profonde, une crise climatique, sur fond de changement climatique, une crise météorologique. La sécheresse, la canicule et pour certains territoires, les incendies, évidemment composent un trio absolument redoutable pour notre agriculture. L'élément saillant, c'est que tous les territoires et toutes les productions sont impactées à des degrés divers. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Agriculture, incendies, budget... Le "8h30 franceinfo" d'Annie GenevardVérifier à 1:20
« tous les enseignements pour la reconstruction du territoire et notamment la replantation de la forêt et il faudra pour ce faire évidemment recourir à la science savoir quelles sont les meilleures espèces mais le pain maritime a une vertu c'est qu'il pompe beaucoup d'eau dans des régions marécageuses ça a été organisé ainsi sous Napoléon III et une des craintes du territoire c'est le risque d'inondation le problème c'est pas le pain maritime c'est qu'il n'y avait que du pain maritime bien sûr je pense que mêler des feuillus aux espèces est sans doute une piste intéressante mais ça il appartient à la fois aux scientifiques aux spécialistes aux forestiers aux associations de la forêt publique de la forêt privée de dire ce qui est clair c'est qu'il faut des coupes-feux il faut un aménagement et en la matière je veux le dire l'agriculture est un excellent coup de feu les surfaces irriguées elles ont stoppé le feu »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chiffres cités12 déc. 2023 au 18 août 2026 · 35 observations36 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Alors évidemment, nous vivons un été terrible et les agriculteurs en paient un lourd tribut. Chute de production dans le maraîchage de plein champ, les récoltes se sont effondrées, on a beaucoup de craintes sur le maïs, le fourrage des animaux va manquer, on se tape déjà dans les stocks d'hiver. Donc il y a évidemment une incidence très forte sur la production et puis sur le moral aussi des agriculteurs. C'est quand même le fruit d'une année de travail dont ils voient la perte et c'est la raison pour laquelle nous avons très vite, très tôt, enclenché des dispositifs de soutien. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Agriculture, incendies, budget... Le "8h30 franceinfo" d'Annie GenevardVérifier à 0:36Voir 2 autres passages
« Alors vous avez annoncé déjà des aides pour les agriculteurs les plus touchés, une prise en charge de leur cotisation sociale, une baisse de taxes sur le carburant, ça représente une enveloppe de quelques dizaines de millions d'euros. Que dites-vous au principal syndicat agricole, la FNSEA, qui estime que c'est largement insuffisant, c'est du saupoudrage, je cite, et ce syndicat demande une baisse de 30 centimes du litre de gazole non routier ? »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Annie Genevard : « Je veux mettre fin à la guerre de l’eau »Vérifier à 3:02
« Il y a un peu plus de 1000 loups évalués C'est une évaluation Elle est souvent contestée d'ailleurs par les agriculteurs Nous pourrons en tuer 21% Donc vous voyez à peu près à peu plus de 200 Et c'est un quota que nous avons augmenté Qui peut aller jusqu'à 23% Mais surtout on simplifie le tir de défense On pourra aller chercher plus facilement des loups Qui ravagent encore une fois nos élevages Et moi je veux apporter tout mon soutien »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités2 mai 2024 au 16 avr. 2026 · 22 observations22 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« – Si c'est possible, juridiquement, ce ne sera pas un cavalier législatif, comme on dit, c'est-à-dire hors-sujet ? »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Annie Genevard : « Je veux mettre fin à la guerre de l’eau »Vérifier à 14:58Voir 2 autres passages
« On va parler pesticides, Annie Gennevard, puisque le sénateur, les républicains, Laurent Duplomb, et la majorité sénatoriale ont déposé une proposition de loi, Duplomb 2, après celle de l'an dernier dont on avait beaucoup parlé. Un texte qui réautorise, une nouvelle fois, des pesticides néonicotinoïdes qui sont interdits en France. Personnellement, qu'est-ce que vous pensez de ce texte ? »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Annie Genevard : « Je veux mettre fin à la guerre de l’eau »Vérifier à 11:54
« Il y a des règles qui visent à des pratiques commerciales qui ne soient pas délictueuses Donc il faut respecter le droit Il faut aussi respecter l'esprit »
France Inter · Annie Genevard : "Nous n'avons plus aucun cas de dermatose nodulaire contagieuse"Vérifier à 7:06
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« On va parler pesticides, Annie Gennevard, puisque le sénateur, les républicains, Laurent Duplomb, et la majorité sénatoriale ont déposé une proposition de loi, Duplomb 2, après celle de l'an dernier dont on avait beaucoup parlé. Un texte qui réautorise, une nouvelle fois, des pesticides néonicotinoïdes qui sont interdits en France. Personnellement, qu'est-ce que vous pensez de ce texte ? »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Annie Genevard : « Je veux mettre fin à la guerre de l’eau »Vérifier à 11:54Voir 2 autres passages
« Alors vous avez annoncé déjà des aides pour les agriculteurs les plus touchés, une prise en charge de leur cotisation sociale, une baisse de taxes sur le carburant, ça représente une enveloppe de quelques dizaines de millions d'euros. Que dites-vous au principal syndicat agricole, la FNSEA, qui estime que c'est largement insuffisant, c'est du saupoudrage, je cite, et ce syndicat demande une baisse de 30 centimes du litre de gazole non routier ? »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Annie Genevard : « Je veux mettre fin à la guerre de l’eau »Vérifier à 3:02
« Non, elle n'est absolument pas perdue Parce qu'on a d'abord une agriculture de grande qualité Et qui est la plus vertueuse au monde Simplement, il faut donner aux agriculteurs les moyens de produire Et c'est tout le travail que j'ai engagé dès mon arrivée au ministère Les mesures de simplification C'est une des premières mesures que j'ai faites avec le contrôle unique Et puis c'est donner des perspectives Moi, les conférences de la souveraineté alimentaire C'est une feuille de route à 10 ans Pour reconquérir méthodiquement Toutes les parts de production que nous avons perdues Vous citez les fruits et légumes Je pourrais vous citer les œufs C'est peut-être l'exemple dont on parle le plus aujourd'hui On manque d'œufs C'est une protéine pas chère que les Français affectionnent Et bien nous avons un plan de reconquête de production d'œufs Alors comment ? Et bien il faut installer des poulaillers Il faut produire Et là c'est une stratégie qui va se déployer dans les 10 ans qui viennent Avec les producteurs, avec l'ensemble des forces du corps social Et puis j'invite aussi les consommateurs à privilégier les produits français »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Rapports cités2 mai 2024 au 16 avr. 2026 · 12 observations12 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Merci beaucoup, Annie Gennevard, d'avoir été notre invitée politique aujourd'hui. Merci Fabrice. On va regarder la une des dernières nouvelles d'Alsace, journal du groupe Ebra, une des DNA consacrée à l'épargne salariale au secours du pouvoir d'achat. Et cette proposition de loi adoptée par le Sénat pour débloquer, permettre aux salariés de débloquer une partie de leur épargne salariale. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Annie Genevard : « Je veux mettre fin à la guerre de l’eau »Vérifier à 20:30Voir 2 autres passages
« Sur les négociations, les grands groupes comme Leclerc, U ou Carrefour ont des centrales d'achat ailleurs en Europe, ce qui leur permet d'échapper en partie aux règles de la loi EGalim, qui, justement, encadrent ces négociations et empêchent qu'il y ait des distorsions et des choses trop violentes. C'est ce qu'a montré un reportage du 20h de France 2 cette semaine. Est-ce que l'État a les moyens de faire respecter EGalim au niveau national ? »
France Inter — L'invité du week-end · Annie Genevard : "Depuis le 2 janvier, nous n'avons plus aucun cas de dermatose nodulaire contagieuse"Vérifier à 6:08
« Voilà, vous pouvez tuer le loup. Mais Annie Gennevard, on a l'impression que les lois agricoles se succèdent, y compris cette loi d'urgence, alors qu'il sera sans doute appliqué presque un an après son annonce. Mais vous avez sans doute vu cette tribune dans Le Monde qui est parue il y a quelques semaines. 650 experts, dont par exemple Valérie Masson-Delmotte du GIEC et d'autres, qui disent qu'on privilégie le court terme au détriment de la remise en cause du modèle agricole. Alors sachant, c'est ce que dit la tribune, qu'un agriculteur sur cinq vit sous le seuil de pauvreté, qu'il souffre plus de certains cancers, de maladies neurologiques. Est-ce qu'effectivement, on se contente de répondre à l'urgence sans repenser totalement le modèle ? »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Il y a un peu plus de 1000 loups évalués C'est une évaluation Elle est souvent contestée d'ailleurs par les agriculteurs Nous pourrons en tuer 21% Donc vous voyez à peu près à peu plus de 200 Et c'est un quota que nous avons augmenté Qui peut aller jusqu'à 23% Mais surtout on simplifie le tir de défense On pourra aller chercher plus facilement des loups Qui ravagent encore une fois nos élevages Et moi je veux apporter tout mon soutien »
France Inter · Annie Genevard : "Nous n'avons plus aucun cas de dermatose nodulaire contagieuse"Vérifier à 13:17Voir 2 autres passages
« Mais je comprends parfaitement l'impératif de ne pas payer son alimentation trop cher Évidemment Moi je dis simplement qu'on crée de la valeur Il faut qu'elle soit équitablement répartie entre tous »
France Inter · Annie Genevard : "Nous n'avons plus aucun cas de dermatose nodulaire contagieuse"Vérifier à 5:55
« Ce n'est pas une posture de ma part, je ne suis pas une femme de posture J'ai poussé un coup de gueule, c'est vrai Parce que je constate que les relations commerciales sont de plus en plus violentes Moi je veux trois choses Je veux d'abord protéger les agriculteurs Et ceux qui transforment leurs produits dans l'agroalimentaire Je veux aussi que les français puissent accéder à de bons produits à des prix raisonnables Et je veux surtout que la chaîne de valeur Depuis le producteur agricole jusqu'au consommateur Soit équitablement répartie C'est ça que j'ai voulu dire »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Alors on ne chasse pas le loup Comme on chasse d'autres espèces C'est une espèce qui demeure protégée Pour autant il faut diminuer absolument la pression de la prédation Vous voyez j'étais cette semaine en Haute-Marne En 2023 ils avaient un loup En 2025 ils ont eu 850 animaux tués par le loup 850 brebis La nuit de la veille du jour où je suis arrivée Il y a eu un troupeau entier qui a été égorgé par le loup C'est devenu insupportable Et ça compromet aussi l'installation des jeunes éleveurs Dans des productions par exemple la production ovine Il nous faut évidemment être aux côtés des éleveurs »
France Inter · Annie Genevard : "Nous n'avons plus aucun cas de dermatose nodulaire contagieuse"Vérifier à 12:32Voir 2 autres passages
« Alors les montants, on va voir au moment de la décrue L'ampleur des dégâts si vous voulez Donc je ne peux pas préjuger Mais je sais que sans doute il y aura-t-il »
France Inter · Annie Genevard : "Nous n'avons plus aucun cas de dermatose nodulaire contagieuse"Vérifier à 8:51
« Non, à ce stade il faut vraiment partir Vous refusez de vous engager ? Mais non, pas du tout, ce n'est pas un refus de s'engager C'est simplement qu'il faut voir l'ampleur des choses Et pouvoir évaluer Donc ça, on est dans la capacité de le faire Il faut attendre la décrue et évaluer les dégâts à ce moment-là Mais en tout cas, la solidarité nationale sera au rendez-vous des agriculteurs Qui une fois de plus sont touchés lourdement »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Non, elle n'est absolument pas perdue Parce qu'on a d'abord une agriculture de grande qualité Et qui est la plus vertueuse au monde Simplement, il faut donner aux agriculteurs les moyens de produire Et c'est tout le travail que j'ai engagé dès mon arrivée au ministère Les mesures de simplification C'est une des premières mesures que j'ai faites avec le contrôle unique Et puis c'est donner des perspectives Moi, les conférences de la souveraineté alimentaire C'est une feuille de route à 10 ans Pour reconquérir méthodiquement Toutes les parts de production que nous avons perdues Vous citez les fruits et légumes Je pourrais vous citer les œufs C'est peut-être l'exemple dont on parle le plus aujourd'hui On manque d'œufs C'est une protéine pas chère que les Français affectionnent Et bien nous avons un plan de reconquête de production d'œufs Alors comment ? Et bien il faut installer des poulaillers Il faut produire Et là c'est une stratégie qui va se déployer dans les 10 ans qui viennent Avec les producteurs, avec l'ensemble des forces du corps social Et puis j'invite aussi les consommateurs à privilégier les produits français »
France Inter · Annie Genevard : "Nous n'avons plus aucun cas de dermatose nodulaire contagieuse"Vérifier à 16:01Voir 2 autres passages
« Non, elle n'est absolument pas perdue Parce qu'on a d'abord une agriculture de grande qualité Et qui est la plus vertueuse au monde Simplement, il faut donner aux agriculteurs les moyens de produire Et c'est tout le travail que j'ai engagé dès mon arrivée au ministère Les mesures de simplification C'est une des premières mesures que j'ai faites avec le contrôle unique Et puis c'est donner des perspectives Moi, les conférences de la souveraineté alimentaire C'est une feuille de route à 10 ans Pour reconquérir méthodiquement Toutes les parts de production que nous avons perdues Vous citez les fruits et légumes Je pourrais vous citer les œufs C'est peut-être l'exemple dont on parle le plus aujourd'hui On manque d'œufs C'est une protéine pas chère que les Français affectionnent Et bien nous avons un plan de reconquête de production d'œufs Alors comment ? Et bien il faut installer des poulaillers Il faut produire Et là c'est une stratégie qui va se déployer dans les 10 ans qui viennent Avec les producteurs, avec l'ensemble des forces du corps social Et puis j'invite aussi les consommateurs à privilégier les produits français »
France Inter · Annie Genevard : "Nous n'avons plus aucun cas de dermatose nodulaire contagieuse"Vérifier à 16:01
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contraintes mentionnées2 mai 2024 au 12 janv. 2026 · 12 observations14 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« C'est très symptomatique la crise de l'oeuf Les français consomment de plus en plus d'oeufs parce que c'est une protéine pas chère Mais on n'en produit pas assez On n'en produit pas assez et pour quelle raison ? C'est parce que c'est trop compliqué aujourd'hui d'installer des bâtiments d'élevage, des poulaillers D'une part parce que la réglementation est très contraignante Et la loi visant à lever les entraves, la loi dite du plomb Permettra dès lors qu'elle sera parfaitement appliquée De pouvoir lever une partie des freins qui pèsent sur l'installation de bâtiments d'élevage Vous savez aujourd'hui que la réglementation sur un poulailler C'est comme si c'était un bâtiment industriel, une industrie sensible C'est la France qui s'est tiré une balle d'entrée toute seule Mais bien sûr, la France surtranspose, la France complique la vie des agriculteurs Et moi, mon travail, depuis que je suis arrivée, j'ai inscrit la simplification au fronton de mon ministère »
RMC — Face à Face · Face à Face : Annie Genevard - 12/01Vérifier à 1:05Voir 2 autres passages
« Le plus vite possible, ça veut dire qu'il faut réduire le temps du contentieux C'est un engagement que le Premier ministre et moi avons pris devant les agriculteurs Parce que beaucoup de projets de stockage de l'eau font l'objet de recours de la part de ceux Qui ne veulent pas du tout de stockage Et c'est un vrai scandale, parce qu'il y a des régions françaises Et en particulier l'Occitanie Où il n'y a pas d'eau Et s'il n'y a pas d'eau, il n'y a pas de production agricole Et il n'y a pas de souveraineté alimentaire »
RMC — Face à Face · Face à Face : Annie Genevard - 12/01Vérifier à 6:31
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
franceinfo — 8h30 franceinfo · Agriculture, incendies, budget... Le "8h30 franceinfo" d'Annie GenevardVérifier à 15:03
franceinfo — 8h30 franceinfo · Agriculture, incendies, budget... Le "8h30 franceinfo" d'Annie GenevardVérifier à 16:21
France Inter · Annie Genevard : "Nous n'avons plus aucun cas de dermatose nodulaire contagieuse"Vérifier à 13:17
France Inter · Annie Genevard : "Nous n'avons plus aucun cas de dermatose nodulaire contagieuse"Vérifier à 16:01
France Inter — L'invité du week-end · Annie Genevard : "Depuis le 2 janvier, nous n'avons plus aucun cas de dermatose nodulaire contagieuse"Vérifier à 14:03
France Inter · Annie Genevard : "Nous n'avons plus aucun cas de dermatose nodulaire contagieuse"Vérifier à 4:36
France Inter · Annie Genevard : "Nous n'avons plus aucun cas de dermatose nodulaire contagieuse"
« Alors, il faut regarder, parce qu'il s'applique aujourd'hui, le CETA. Oui, de façon... Il faut le savoir. Il s'applique. De façon pas officielle. Sans être ratifié, il s'applique. Donc, il faut mesurer exactement les conséquences pour voir si nos craintes étaient justifiées ou non. »
LCP — Lundi, c'est politique · Annie Genevard, Ministre de l'agriculture et de la souveraineté alimentaire | LCP, Lundi C'est Politique - 05/05/2025Vérifier à 12:53
« Pour la première fois depuis 40 ans, notre excédent commercial sera probablement à zéro. Oui, 50 même. Donc, c'est un signal d'alarme majeur. Et ça signe la perte de puissance de notre agriculture. Je rappelle quand même que la France est le premier pays agricole de l'Union européenne. Et nous étions, les exportations agricoles étaient le troisième poste des exportations après l'aéronautique et l'épargne. Et donc, même ça, on n'y arrive plus. Et donc, on voit bien qu'à force, alors il y a des raisons conjoncturelles, les taxes qui pèsent, vous savez, du côté de la Chine, du côté des États-Unis. Mais il y a aussi tout ce qui pèse en contraintes particulières sur le monde agricole. On exporte moins de produits laitiers parce qu'on a moins de vaches et moins de cheptels. Il y a une décapitalisation du cheptel parce qu'on ne cesse de mettre en cause l'élevage. Donc, vous voyez bien que là, on perd un outil de puissance économique. Et c'est extrêmement grave. Et donc, il faut véritablement lutter contre cet effondrement de la puissance économique agricole française. Et croyez bien que c'est un sujet de préoccupation majeur pour moi. »
France Inter · Annie Genevard : "Les agriculteurs se sentent remis en cause en permanence"Vérifier à 19:09