Si je retiens bien ce que vous dites, on est ouvert à une discussion sur les patrimoines de 2, 3, 4, 5, 10 millions, je reprends les chiffres que vous avez donnés, on est ouvert à la discussion pour les taxer davantage. C'est ça ce que dit François Bayrou aujourd'hui ?
Réponse partielleCe que je vous dis, c'est qu'il y a une discussion qui doit être le consensus. Il y a des boussoles, il y a des lignes rouges. La première ligne rouge, c'est qu'il faut qu'on maintienne des entreprises dynamiques et qu'ils puissent investir. La deuxième ligne rouge, c'est que les mesures qui ont l'air magiques, mais qui font que toutes nos entreprises d'entrepreneurs partent, ne sont pas des bonnes mesures. Et puis, je vais vous dire quelque chose. Ma conviction, c'est qu'il y a des choses sur lesquelles on peut évidemment négocier, et ce serait notre honneur collectif de faire ce compromis. Et il y en a d'autres qui ne sont pas négociables, comme l'ISF, par exemple. Non, ce n'est pas ça qu…
« Ce que je vous dis, c'est qu'il y a une discussion qui doit être le consensus. Il y a des boussoles, il y a des lignes rouges. La première ligne rouge, c'est qu'il faut qu'on maintienne des entreprises dynamiques et qu'ils puissent investir. La deuxième ligne rouge, c'est que les mesures qui ont l'air magiques, mais qui font que toutes nos entreprises d'entrepreneurs partent, ne sont pas des bonnes mesures. Et puis, je vais vous dire quelque chose. Ma conviction, c'est qu'il y a des choses sur lesquelles on peut évidemment négocier, et ce serait notre honneur collectif de faire ce compromis. Et il y en a d'autres qui ne sont pas négociables, comme l'ISF, par exemple. Non, ce n'est pas ça que je suis en train de vous dire. Mais il y a des réalités. La réalité, c'est que ce qui se joue, c'est notre souveraineté. Je ne suis pas en train de faire cassandre, je ne suis pas en train de crier au loup. Mais moi, vous savez, en 2009, mon premier métier, c'était que j'étais économiste dans une banque française, et j'ai suivi la Grèce, l'Italie, le Portugal, l'Espagne, l'Irlande, perdre leur souveraineté. Mon combat. Pourquoi je travaille ? Pourquoi je me suis engagée pour ce pays en ce moment ? C'est parce que je suis convaincue d'une chose. Nous devons, nous-mêmes, par le consensus, par la négociation, d'ici au 31 décembre, faire des choix pour nous. Trouver des marges de manœuvre sur comment on veut pour l'avenir. Investir pour nos enfants. Lutter contre le changement climatique. Vous voyez, pour l'instant, le consensus, la méditation n'existe pas. »
