Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
2 juil. 2022 au 11 août 2026
Questions
133
Entretiens
Non renseigné
Sources
Non renseigné
Heures analysées
Non renseigné
Répartition sur 133 questions évaluables
Réponse directe
65
Réponse partielle
29
Réponse à côté
39
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 76 à 100 sur 133
Question 76La députée ennemi n°1 d’Amazon - avec Alma Dufour (LFI)
dans la France insoumise. Pour vous, c'est complètement différent ?
Réponse à côté
à faire émerger des visages, notamment... Mais il reste encore beaucoup de chemin. Mais moi, j'en suis persuadée. C'est-à-dire que pour moi, c'est le début d'un chemin. Je ne dis pas que tout ce qu'on fait est bien. Et là, justement, on est en train de... Moi, typiquement, pour les municipales, ce que je cherche, c'est justement des gens, des jeunes qui représentent vraiment les villes de ma circonscription pour pouvoir les mettre en tête de liste pour qu'ils puissent devenir maires, etc. Mais tout ça, ça se construit. Et c'est toute une génération qu'on est en train d'essayer de... Enfin, ce n'est même pas de politiser parce qu'ils le sont, mais de leur donner de l'espoir, l'espoir d'un ch…
« à faire émerger des visages, notamment... Mais il reste encore beaucoup de chemin. Mais moi, j'en suis persuadée. C'est-à-dire que pour moi, c'est le début d'un chemin. Je ne dis pas que tout ce qu'on fait est bien. Et là, justement, on est en train de... Moi, typiquement, pour les municipales, ce que je cherche, c'est justement des gens, des jeunes qui représentent vraiment les villes de ma circonscription pour pouvoir les mettre en tête de liste pour qu'ils puissent devenir maires, etc. Mais tout ça, ça se construit. Et c'est toute une génération qu'on est en train d'essayer de... Enfin, ce n'est même pas de politiser parce qu'ils le sont, mais de leur donner de l'espoir, l'espoir d'un changement. Et le nihilisme chez une grande partie de la jeunesse est vraiment un des trucs les plus douloureux que moi, j'ai affronté dans le cadre de mon mandat, en réalité. »
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Contre-arguments traités1 févr. 2023 au 11 août 2026 · 14 observations15 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Je ne pense pas, parce que je pense que les Françaises et les Français ont vraiment, vraiment, vraiment assez de la Macronie et de la droite. Et même si, maintenant, M. Attal découvre, on doit lui rappeler qu'il a été au pouvoir pendant plusieurs années, qu'il a fait partie des plus proches d'Emmanuel Macron, Édouard Philippe, la même chose, même si ces gens-là vont se faire passer pour le renouveau, je pense que les Françaises et les Français ne sont pas dupes et comprennent bien que c'est Blanc-Bonnet, Bonnet-Blanc et Blanc-Bonnet, et qu'en fait, c'est le même modèle, la même salade économique qui ne fonctionne plus, qu'on vous resserre à chaque fois, et que les Français donnent vraiment du changement. Et c'est pour ça qu'à la fois, effectivement, le Rassemblement National est aussi haut, mais aussi la France insoumise. »
Méthode, périmètre et limitesVersion small-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
4 sept. 2026
Données arrêtées au :
5 sept. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
BACKSEAT · La députée ennemi n°1 d’Amazon - avec Alma Dufour (LFI)Vérifier à 18:12
Voir 2 autres passages
« de l'art républicain. »
BACKSEAT · La députée ennemi n°1 d’Amazon - avec Alma Dufour (LFI)Vérifier à 19:19
« Écoutez, au début, j'avoue que ça m'a un peu... »
BACKSEAT · La députée ennemi n°1 d’Amazon - avec Alma Dufour (LFI)Vérifier à 19:22
Question 77La députée ennemi n°1 d’Amazon - avec Alma Dufour (LFI)
Parce qu'on a reçu Benoît Hamon il y a deux semaines qui, lui, a fait le chemin inverse. Il a quitté la politique pour rejoindre le monde associatif. Et voilà, comment on passe en fait ?
Réponse à côté
Alors, en vrai, je ne me sens pas du tout moins utile. Par contre, j'ai la conviction que c'est complémentaire. J'ai vraiment la conviction. Et nous, de toute manière, si la France Insoumise ou la NUPES espérons que ça tienne ou que ça revienne, on verra. Non, mais si on arrivait au pouvoir, les transformations qu'on veut achever dans l'économie, dans le social, dans l'écologie sont tellement importantes qu'elles ne pourraient pas se faire sans un soutien massif d'une population conscientisée et engagée. Et pour moi, le modèle du Front populaire, avec tous aussi les échecs qu'on connaît moins de cette période, est un modèle qui m'inspire énormément. C'est-à-dire le continuum entre une repré…
« Alors, en vrai, je ne me sens pas du tout moins utile. Par contre, j'ai la conviction que c'est complémentaire. J'ai vraiment la conviction. Et nous, de toute manière, si la France Insoumise ou la NUPES espérons que ça tienne ou que ça revienne, on verra. »
BACKSEAT · La députée ennemi n°1 d’Amazon - avec Alma Dufour (LFI)Vérifier à 4:37Voir 2 autres passages
« Non, mais si on arrivait au pouvoir, les transformations qu'on veut achever dans l'économie, dans le social, dans l'écologie sont tellement importantes qu'elles ne pourraient pas se faire sans un soutien massif d'une population conscientisée et engagée. Et pour moi, le modèle du Front populaire, avec tous aussi les échecs qu'on connaît moins de cette période, est un modèle qui m'inspire énormément. C'est-à-dire le continuum entre une représentation politique qui veut faire des choses, mais qui est soutenue par un mouvement social de grande ampleur. Parce qu'on sait très, très bien que les tenants du système économique, aujourd'hui, ne seraient vraiment pas franchement ravis si on arrivait à la tête du pays et multiplierait les chantage, les coups de pression. »
BACKSEAT · La députée ennemi n°1 d’Amazon - avec Alma Dufour (LFI)Vérifier à 4:50
Question 78La députée ennemi n°1 d’Amazon - avec Alma Dufour (LFI)
Pourquoi on... Oui, il y a une difficulté à gauche.
Réponse directe
Parce que je pense qu'on parle de personnes. Être jeune ne veut pas dire être la même jeunesse. Je pense, moi, dans mon territoire, ce que j'observe, surtout chez beaucoup de jeunes de ma circonscription, pour dire un peu comment sont les jeunes de ma circonscription, il y en a très, très peu qui font des études supérieures, par exemple. Il y en a beaucoup qui se retrouvent sans emploi, sans études, à des taux très, très, très, très élevés dans les villes de ma circonscription. Au mieux, c'est le lycée pro et vous allez direct bosser à l'usine, bosser chez Renault, etc. En fait, c'est des jeunes qui sont conscients de beaucoup, beaucoup, beaucoup, beaucoup de choses. Par contre, ce que j'ob…
« Parce que je pense qu'on parle de personnes. Être jeune ne veut pas dire être la même jeunesse. Je pense, moi, dans mon territoire, ce que j'observe, surtout chez beaucoup de jeunes de ma circonscription, pour dire un peu comment sont les jeunes de ma circonscription, il y en a très, très peu qui font des études supérieures, par exemple. »
BACKSEAT · La députée ennemi n°1 d’Amazon - avec Alma Dufour (LFI)Vérifier à 16:31Voir 1 autre passage
« Il y en a beaucoup qui se retrouvent sans emploi, sans études, à des taux très, très, très, très élevés dans les villes de ma circonscription. Au mieux, c'est le lycée pro et vous allez direct bosser à l'usine, bosser chez Renault, etc. En fait, c'est des jeunes qui sont conscients de beaucoup, beaucoup, beaucoup, beaucoup de choses. Par contre, ce que j'observe, c'est qu'ils ne croient pas en la possibilité du changement. Et ça, pour nous, c'est effectivement un échec aujourd'hui. Oui, parce que c'est pas à la gauche, en fait, de réenchantée. Moi, je viens d'une circo, c'est l'ancienne circonscription de Laurent Fabius. Oui, oui. Donc, le PS, la gauche de gouvernement. Qu'est-ce qu'ils ont fait dans les quartiers populaires pendant 30 ans, 40 ans ? Du clientélisme. Et se servir des gens, faire des assauts de solidarité, faire la charité aux gens pour avoir des votes, mais après, jamais faire monter ces figures. Et finalement, au niveau national, faire des politiques qui, finalement, n'ont pas permis à ces gens de se sortir vraiment de la pauvreté et d'avoir des emplois. Les usines ont commencé à fermer. Il en reste encore. Heureusement, on n'est pas encore passé au RN aussi, je pense, parce qu'il reste encore des usines sur ma circonscription. Ce qui n'est pas le cas de beaucoup de territoires. Mais il y a eu, la gauche a déçu énormément. Mais moi, je ne me sens pas du tout l'héritière de cette gauche-là. Et c'est bien pour ça que j'ai choisi la France insoumise. Et nous, notre... On ne retrouve pas parfois les mêmes dynamiques »
BACKSEAT · La députée ennemi n°1 d’Amazon - avec Alma Dufour (LFI)Vérifier à 16:51
Question 79La députée ennemi n°1 d’Amazon - avec Alma Dufour (LFI)
Alors, la taxe sur frontières de l'Union européenne ?
Réponse directe
Voilà, c'est exactement ce qui fait que, par exemple, on est pour la mise en place d'une taxe carbone progressive aux frontières sur les biens importés pour pouvoir aussi permettre de réindustrialiser la France et, en retour, d'augmenter les salaires dans le milieu ouvrier, dans le milieu de la logistique. Et en même temps, on est contre, par exemple, la taxe carbone sur l'essence parce qu'aujourd'hui, il n'y a pas d'alternative. Aujourd'hui, les transports en commun, ça va mettre... Même si on accélérait maintenant, aujourd'hui, pour développer des nouveaux métros, etc., ça met 8, 10 ans, 15 ans. Moi, le métro, ils me disent... Chez moi, il n'arrivera pas avant 2040. Ce n'est pas une répon…
« Voilà, c'est exactement ce qui fait que, par exemple, on est pour la mise en place d'une taxe carbone progressive aux frontières sur les biens importés pour pouvoir aussi permettre de réindustrialiser la France et, en retour, d'augmenter les salaires dans le milieu ouvrier, dans le milieu de la logistique. Et en même temps, on est contre, par exemple, la taxe carbone sur l'essence parce qu'aujourd'hui, il n'y a pas d'alternative. Aujourd'hui, les transports en commun, ça va mettre... Même si on accélérait maintenant, aujourd'hui, pour développer des nouveaux métros, etc., ça met 8, 10 ans, 15 ans. Moi, le métro, ils me disent... Chez moi, il n'arrivera pas avant 2040. Ce n'est pas une réponse sérieuse par rapport à l'urgence climatique et sociale. Mais sauf que là, aujourd'hui, les gens chez moi, si l'essence, ça passe à plus de 2 euros le litre, eh bien, ils arrêtent soit... S'ils sont intérimaires, ils arrêtent de bosser. S'ils ne sont pas intérimaires, ils sautent des repas et ils n'ont pas d'autres moyens. Et donc, du coup, c'est la différence qu'on fait aujourd'hui entre des taxes sur des usages où il n'y a pas d'alternative et des taxes aux frontières progressives, parce qu'il ne faut pas faire n'importe quoi avec les prix, on l'a bien vu dans la période, mais qui permettent d'accompagner une réindustrialisation dans certains secteurs. »
BACKSEAT · La députée ennemi n°1 d’Amazon - avec Alma Dufour (LFI)Vérifier à 14:53
Question 80La députée ennemi n°1 d’Amazon - avec Alma Dufour (LFI)
parfois qu'on entend dans les deux sens parce qu'à l'inverse c'est aussi d'autres gens qui disent il y a une de quoi ?
Réponse à côté
oui mais ça enfin voilà moi ce que j'observe c'est que ça se passe dans un autre pays et j'observe d'ailleurs des mouvements de soutien quand même dans des pays après finalement quand on y réfléchit c'est logique par exemple en Écosse en Irlande pourquoi ? parce que c'est des pays qui ont été colonisés il y a des histoires de décolonisation voilà mais même aux Etats-Unis on a vu des choses incroyables des gares occupées par des militants juifs etc. pour la paix etc. on voit y compris dans des pays vraiment inattendus et ça se passe qu'en France donc en fait c'est pas que les gens sont pas assez informés parce que dans tous les pays c'est la même chose ce qui se passe c'est qu'il y a un disc…
« oui mais ça enfin voilà moi ce que j'observe c'est que ça se passe dans un autre pays et j'observe d'ailleurs des mouvements de soutien quand même dans des pays après finalement quand on y réfléchit c'est logique par exemple en Écosse en Irlande pourquoi ? parce que c'est des pays qui ont été colonisés il y a des histoires de décolonisation voilà mais même aux Etats-Unis on a vu des choses incroyables des gares occupées par des militants juifs etc. pour la paix etc. on voit y compris dans des pays vraiment inattendus et ça se passe qu'en France donc en fait c'est pas que les gens sont pas assez informés parce que dans tous les pays c'est la même chose ce qui se passe c'est qu'il y a un discours ambiant et une agressivité et un discours pro-israélien porté par les médias et certains politiques qui est excessivement agressif et excessivement stigmatisant pour les personnes qui refusent de s'y plier je donnerais juste le cas de Zineb El Razawi je veux dire qu'il va d'un coup et passer de l'égérie on va dire d'un certain milieu à droite à tu dégages maintenant ça suffit on te parle plus parce que t'es une horrible antisémite quoi »
BACKSEAT · La députée ennemi n°1 d’Amazon - avec Alma Dufour (LFI)Vérifier à 41:30
Question 81La députée ennemi n°1 d’Amazon - avec Alma Dufour (LFI)
Comment ça se passe à la France insoumise en ce moment ?
Réponse directe
Moi je me situe à l'extrême centre. Non, non. Mais en vérité l'ambiance ça a pu être compliqué. On a eu des crises et c'est normal. On n'a jamais été à un aussi gros groupe parlementaire. Enfin je veux dire d'un coup on devient vraiment la première force de gauche du pays qui doit porter sur ses épaules énormément de choses y compris la NUPES où on nous dit à nous qu'il faut être unitaire pour 10 même quand les gens vous tirent dans le dos absolument à longueur de journée depuis le lendemain des législatives on a vu des sorties de Roussel des sorties de Jadot etc. Sur lesquelles pendant franchement plus d'un an on n'a rien dit. Ça a vraiment été le fait qu'ils refusent toute main tendue pou…
« Non, non. Mais en vérité l'ambiance ça a pu être compliqué. On a eu des crises et c'est normal. On n'a jamais été à un aussi gros groupe parlementaire. Enfin je veux dire d'un coup on devient vraiment la première force de gauche du pays qui doit porter sur ses épaules énormément de choses y compris la NUPES où on nous dit à nous qu'il faut être unitaire pour 10 même quand les gens vous tirent dans le dos absolument à longueur de journée depuis le lendemain des législatives on a vu des sorties de Roussel des sorties de Jadot etc. Sur lesquelles pendant franchement plus d'un an on n'a rien dit. Ça a vraiment été le fait qu'ils refusent toute main tendue pour les européennes qui a vraiment déclenché cette espèce de bataille de tranchée un peu sur les réseaux sociaux que vous voyez et que je peux comprendre des fois est pénible à regarder. Mais honnêtement nous on a été très très très patients pendant plus d'un an. »
BACKSEAT · La députée ennemi n°1 d’Amazon - avec Alma Dufour (LFI)Vérifier à 27:35
Question 82La députée ennemi n°1 d’Amazon - avec Alma Dufour (LFI)
Oui, j'avais une question juste pour votre parcours et le passage, en fait, à ce moment-là, et aussi le choix de la circonscription. Il y a quelque chose d'éternel qui pose problème à gauche, je pense, mais notamment dans les quartiers populaires, etc. On a pu le voir aussi l'an dernier. Est-ce que vous vous êtes posé la question, vous êtes dans une circonscription où je n'ai pas forcément grandi, où vous avez eu des attaches militantes, plutôt, en tout cas sur certains combats ?
Réponse directe
Non, bien sûr. Bien sûr que j'ai eu cette réflexion, d'autant plus que ce n'est pas vrai que quand on vient de la société civile, enfin voilà, c'est un monde qui effraie la politique et on ne se sent pas légitime. Et pour la première fois, j'ai eu un choc, c'est vrai, un choc de légitimité aussi. Et je me suis posé la question de ma propre légitimité dans cette campagne. Pourquoi j'ai... Alors, peut-être pour replacer les choses. Effectivement, je connaissais le territoire. J'avais lutté contre l'implantation d'un projet Amazon, un projet un peu particulier, puisqu'il n'allait pas bétonner des terres. C'était sur une friche industrielle, une raffinerie de pétrole qui avait fermé en 2013, me…
« Non, bien sûr. Bien sûr que j'ai eu cette réflexion, d'autant plus que ce n'est pas vrai que quand on vient de la société civile, enfin voilà, c'est un monde qui effraie la politique et on ne se sent pas légitime. Et pour la première fois, j'ai eu un choc, c'est vrai, un choc de légitimité aussi. Et je me suis posé la question de ma propre légitimité dans cette campagne. Pourquoi j'ai... Alors, peut-être pour replacer les choses. Effectivement, je connaissais le territoire. J'avais lutté contre l'implantation d'un projet Amazon, un projet un peu particulier, puisqu'il n'allait pas bétonner des terres. C'était sur une friche industrielle, une raffinerie de pétrole qui avait fermé en 2013, mettant plus de 3 000 salariés à la porte. C'était dans un territoire où il y avait autour de 20 % de chômage dans cette ville. Et donc, c'était le projet qu'on a fait échouer, parce qu'on en a fait échouer 5 ou 6 dans mon militantisme contre Amazon, qui m'a posé le plus de problèmes éthiques. C'est-à-dire, OK, pour les grands enjeux nationaux, il faut freiner l'expansion de ce géant prédateur qui va laisser beaucoup de dégâts sur son passage. Néanmoins, pour ces gens-là, franchement, ils n'étaient pas ravis, ravis, on va dire. Et moi, je voulais assumer. Donc, au contraire, c'était un truc d'aller assumer derrière. Ce n'est pas que moi qui ai fait que ce projet a échoué. En vérité, Amazon s'en est retiré parce que les terres sont polluées et qu'il y a des flaques d'hydrocarbures qui remontent et qui font un peu trop chaud sur le terrain. Néanmoins, la vérité, c'est qu'au contraire, je pensais que c'était l'endroit où j'avais envie de me présenter. Ce n'était pas une circo particulièrement gagnable. Pour être tout à fait honnête, je n'ai pas du tout choisi un truc sûr de gagner. J'ai d'ailleurs, au premier tour, enfin, ce n'est pas assez très, très, très juste. Et ce qui m'intéressait, c'est une circo très ouvrière, très, très ouvrière et aussi très gilet jaune, très périphérique. En fait, c'est la banlieue industrielle de Rouen. Et moi, je voulais, à partir de là, pouvoir construire une ligne d'écologie populaire qui, je sens, n'existe pas encore vraiment dans le pays, qu'on essaye de pousser à la France insoumise, mais qu'il faut travailler par le concret, par les faits. Et je suis extrêmement fière aujourd'hui d'être élue par les citoyens, les citoyennes de ma circonscription. Et voilà, je dois le dire. »
BACKSEAT · La députée ennemi n°1 d’Amazon - avec Alma Dufour (LFI)Vérifier à 7:18
Question 83La députée ennemi n°1 d’Amazon - avec Alma Dufour (LFI)
Vous pouvez nous expliquer ça, le lien que vous faites entre emploi et climat ?
Réponse à côté
Alors déjà, le e-commerce, en gros, les géants du e-commerce, pour un emploi qu'ils créent, ils en détruisent entre deux et trois. Ça, c'est prouvé. Aujourd'hui, donc quand on vous dit super, vous avez un entrepôt qui s'emplante chez vous, il y a mille emplois qui sont associés. En fait, personne ne vous dit toute la masse des petits emplois dans les petits magasins qui disparaissent progressivement, progressivement. Les zones commerciales avaient déjà commencé la grosse destruction, et là, c'était une étape de plus, une étape supplémentaire. Or, par contre, comme ils cassent les prix de toutes les manières possibles sur les conditions de travail, sur les conditions environnementales, sur l…
« Alors déjà, le e-commerce, en gros, les géants du e-commerce, pour un emploi qu'ils créent, ils en détruisent entre deux et trois. Ça, c'est prouvé. »
BACKSEAT · La députée ennemi n°1 d’Amazon - avec Alma Dufour (LFI)Vérifier à 11:26Voir 2 autres passages
« Aujourd'hui, donc quand on vous dit super, vous avez un entrepôt qui s'emplante chez vous, il y a mille emplois qui sont associés. En fait, personne ne vous dit toute la masse des petits emplois dans les petits magasins qui disparaissent progressivement, progressivement. Les zones commerciales avaient déjà commencé la grosse destruction, et là, c'était une étape de plus, une étape supplémentaire. Or, par contre, comme ils cassent les prix de toutes les manières possibles sur les conditions de travail, sur les conditions environnementales, sur la fraude à la TVA, ce que les gens ne savent pas, c'est que les plateformes de e-commerce fraudent la TVA de façon massive. C'est genre à peu près 5 milliards d'euros par an qui manquent aux caisses de l'État. C'est absolument colossal. C'est plus que la réforme des APL, par exemple, ou plus que la taxe carbone. »
BACKSEAT · La députée ennemi n°1 d’Amazon - avec Alma Dufour (LFI)Vérifier à 11:33
Question 84La députée ennemi n°1 d’Amazon - avec Alma Dufour (LFI)
Qu'est-ce que ça vous a apporté, l'engagement associatif que vous retrouvez aujourd'hui en politique ?
Réponse directe
Déjà, en fait, pour moi, c'est devenu une raison de vivre, en fait. C'est-à-dire vraiment la question du climat et la question des inégalités sociales de par ma vie plus personnelle. Et après, quand j'ai compris les liens entre les deux, c'est devenu vraiment ma raison de vivre. La question, c'est qu'après, je me suis dit comment faire pour continuer, et notamment après toutes les actions qu'on avait faites, et surtout ma participation active au mouvement des Gilets jaunes, qui a laissé des grosses traces chez moi et chez beaucoup de participants et participantes. J'étais moi-même victime de violences policières. Enfin, tout ça a été une période très dure à vivre, mais pour tous les gens qu…
« Déjà, en fait, pour moi, c'est devenu une raison de vivre, en fait. C'est-à-dire vraiment la question du climat et la question des inégalités sociales de par ma vie plus personnelle. Et après, quand j'ai compris les liens entre les deux, c'est devenu vraiment ma raison de vivre. La question, c'est qu'après, je me suis dit comment faire pour continuer, et notamment après toutes les actions qu'on avait faites, et surtout ma participation active au mouvement des Gilets jaunes, qui a laissé des grosses traces chez moi et chez beaucoup de participants et participantes. J'étais moi-même victime de violences policières. Enfin, tout ça a été une période très dure à vivre, mais pour tous les gens qui ont participé. C'est un événement traumatique à grande échelle, je pense, pour une partie des Français. Et là, à ce moment-là, je me suis dit bon, qu'est-ce qui se passe ? Qu'est-ce qui peut se passer après ça ? Et j'ai eu peur de la montée de l'autoritarisme, en plus de celle, évidemment, du changement climatique. Et je me suis dit que 2022 était une charnière, et j'ai dû lâcher mon travail comme ça en deux semaines pour soutenir Jean-Luc Mélenchon. J'ai fait un choix que je ne regrette pas. »
BACKSEAT · La députée ennemi n°1 d’Amazon - avec Alma Dufour (LFI)Vérifier à 2:09
Question 85La députée ennemi n°1 d’Amazon - avec Alma Dufour (LFI)
du coup c'est ça le message ?
Réponse à côté
pas du tout non franchement pas du tout et j'ai trouvé ça vraiment d'une grossièreté étonnante de la part de Marine Tondelier et franchement on passe toujours pour les méchants parce qu'on a cette réputation voilà d'être le parti dur le parti voilà linéaire etc. Mais honnêtement on ne les a pas attaqués mais d'un dixième de ce qu'on s'est pris dans la tête et surtout sur le conflit israélo-palestinien moi-même qui suis vraiment très pro-NUPES pas engagé à la FI depuis 15 ans etc. J'en ai souffert à titre personnel de voir ce qu'on pouvait dire sur eux et donc sur moi puisque c'est ma famille politique pour ce qui est de l'ambiance franchement elle est meilleure que ce que laissent croire le…
« pas du tout non franchement pas du tout et j'ai trouvé ça vraiment d'une grossièreté étonnante de la part de Marine Tondelier et franchement on passe toujours pour les méchants parce qu'on a cette réputation voilà d'être le parti dur le parti voilà linéaire etc. Mais honnêtement on ne les a pas attaqués mais d'un dixième de ce qu'on s'est pris dans la tête et surtout sur le conflit israélo-palestinien moi-même qui suis vraiment très pro-NUPES pas engagé à la FI depuis 15 ans etc. J'en ai souffert à titre personnel de voir ce qu'on pouvait dire sur eux et donc sur moi puisque c'est ma famille politique pour ce qui est de l'ambiance franchement elle est meilleure que ce que laissent croire les entrefilés dans la presse et le fait que justement encore une fois les médias voulant éclater la NUPES les médias les télés ils invitent toujours celui qui va aller nous taper dessus c'était Roussel d'ailleurs depuis que Roussel je ne sais pas si vous avez remarqué a acté un peu sa sortie de la NUPES il est moins invité qu'avant non non mais vraiment et donc du coup Raquel Garrido a été très invitée ces derniers temps parce qu'elle avait des choses à dire contre nous et en fait on voit du coup ça crée un effet grossissant d'une panique qui aurait à la France Insoumise alors que globalement on peut avoir certains désaccords stratégiques ce qui est tout à fait normal dans n'importe quelle partie mais qu'on est en train de les résoudre et d'avancer ensemble donc il n'y a pas »
BACKSEAT · La députée ennemi n°1 d’Amazon - avec Alma Dufour (LFI)Vérifier à 28:25Voir 2 autres passages
« Bah écoutez franchement moi je trouve que les discussions de groupe les processus qu'on a mis en place progressivement pour discuter de pas mal d'issues stratégiques sur les élections etc. sont plutôt de bonne tenue qu'on a voté sur des enjeux majeurs y compris évidemment l'affaire Caternace il y a eu deux votes enfin je veux dire à bulletin secret donc on ne peut pas nous répondre enfin voilà je trouve que les processus sont en train d'avancer vers un parti qui discute beaucoup plus effectivement Vous avez dit les médias l'explosion de la NUPES qui ça ? Les médias vous avez dit ? Oui les médias bien sûr quoi parce que forcément si la NUPES reste unie on a une chance de gagner à la présidentielle et surtout aux législatives nous maintenant à ce stade on pense que sur un coup de poker on peut gagner le premier tour de la présidentielle même sans NUPES vu que notre base s'est solidifiée »
BACKSEAT · La députée ennemi n°1 d’Amazon - avec Alma Dufour (LFI)Vérifier à 29:42
Question 86La députée ennemi n°1 d’Amazon - avec Alma Dufour (LFI)
On vous a connu, effectivement, comme l'ennemi public numéro un d'Amazon. Vous avez œuvré pour la fermeture de plusieurs entrepôts. Comment est-ce que vous vous êtes retrouvée dans ce combat-là ?
Réponse directe
En gros, j'étais donc aux Amis de la Terre, donc cette association qui me plaisait déjà parce que c'était une des associations écologistes qui allie le plus la réflexion sociale et la réflexion écologiste. Néanmoins, on avait plutôt des combats plus situés sur l'international, sur les projets de Total, par exemple, au Mozambique, en Ouganda, etc., ou dans d'autres pays du Sud, en Amérique du Sud notamment, d'autres compagnies, de la BNP Paribas, etc. Et en fait, les Gilets jaunes ont été un grand tournant aussi. Ça a été une claque sur maintenant comment on articule le social et l'écologie en France, puisque c'était ça la question qui a été posée pendant ce mouvement-là. Et à partir de ce q…
« En gros, j'étais donc aux Amis de la Terre, donc cette association qui me plaisait déjà parce que c'était une des associations écologistes qui allie le plus la réflexion sociale et la réflexion écologiste. Néanmoins, on avait plutôt des combats plus situés sur l'international, sur les projets de Total, par exemple, au Mozambique, en Ouganda, etc., ou dans d'autres pays du Sud, en Amérique du Sud notamment, d'autres compagnies, de la BNP Paribas, etc. Et en fait, les Gilets jaunes ont été un grand tournant aussi. Ça a été une claque sur maintenant comment on articule le social et l'écologie en France, puisque c'était ça la question qui a été posée pendant ce mouvement-là. Et à partir de ce qui m'a vachement frappée, c'est que ce qu'on ne sait pas forcément, c'est que la première entreprise qui a été bloquée par les Gilets jaunes, c'est Amazon. »
BACKSEAT · La députée ennemi n°1 d’Amazon - avec Alma Dufour (LFI)Vérifier à 9:33Voir 1 autre passage
« Et il y a eu plus de 22 blocages d'entrepôts par les Gilets jaunes d'Amazon pendant la période. »
BACKSEAT · La députée ennemi n°1 d’Amazon - avec Alma Dufour (LFI)Vérifier à 10:21
Question 87La députée ennemi n°1 d’Amazon - avec Alma Dufour (LFI)
On voit comment les questions écologiques et sociales sont évidemment imbriquées. Et notamment, il y a beaucoup de mobilisations aussi de livreurs, d'ailleurs, très récemment. Moi, je me pose une question, c'est qu'on a vu beaucoup de personnalités comme vous émerger de mouvements écologiques et il y a toute une jeunesse mobilisée, etc. Pourquoi la gauche n'arrive pas à faire émerger le même type de mobilisation que sur du social avec tous ces livreurs, tous ces ouvriers, tous ces premiers concernés ?
Réponse directe
Parce que je pense qu'on parle de personnes. Être jeune ne veut pas dire être la même jeunesse. Je pense, moi, dans mon territoire, ce que j'observe, surtout chez beaucoup de jeunes de ma circonscription, pour dire un peu comment sont les jeunes de ma circonscription, il y en a très, très peu qui font des études supérieures, par exemple. Il y en a beaucoup qui se retrouvent sans emploi, sans études, à des taux très, très, très, très élevés dans les villes de ma circonscription. Au mieux, c'est le lycée pro et vous allez direct bosser à l'usine, bosser chez Renault, etc. En fait, c'est des jeunes qui sont conscients de beaucoup, beaucoup, beaucoup, beaucoup de choses. Par contre, ce que j'ob…
« Parce que je pense qu'on parle de personnes. Être jeune ne veut pas dire être la même jeunesse. Je pense, moi, dans mon territoire, ce que j'observe, surtout chez beaucoup de jeunes de ma circonscription, pour dire un peu comment sont les jeunes de ma circonscription, il y en a très, très peu qui font des études supérieures, par exemple. »
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« Il y en a beaucoup qui se retrouvent sans emploi, sans études, à des taux très, très, très, très élevés dans les villes de ma circonscription. Au mieux, c'est le lycée pro et vous allez direct bosser à l'usine, bosser chez Renault, etc. En fait, c'est des jeunes qui sont conscients de beaucoup, beaucoup, beaucoup, beaucoup de choses. Par contre, ce que j'observe, c'est qu'ils ne croient pas en la possibilité du changement. Et ça, pour nous, c'est effectivement un échec aujourd'hui. Oui, parce que c'est pas à la gauche, en fait, de réenchantée. Moi, je viens d'une circo, c'est l'ancienne circonscription de Laurent Fabius. Oui, oui. Donc, le PS, la gauche de gouvernement. Qu'est-ce qu'ils ont fait dans les quartiers populaires pendant 30 ans, 40 ans ? Du clientélisme. Et se servir des gens, faire des assauts de solidarité, faire la charité aux gens pour avoir des votes, mais après, jamais faire monter ces figures. Et finalement, au niveau national, faire des politiques qui, finalement, n'ont pas permis à ces gens de se sortir vraiment de la pauvreté et d'avoir des emplois. Les usines ont commencé à fermer. Il en reste encore. Heureusement, on n'est pas encore passé au RN aussi, je pense, parce qu'il reste encore des usines sur ma circonscription. Ce qui n'est pas le cas de beaucoup de territoires. Mais il y a eu, la gauche a déçu énormément. Mais moi, je ne me sens pas du tout l'héritière de cette gauche-là. Et c'est bien pour ça que j'ai choisi la France insoumise. Et nous, notre... On ne retrouve pas parfois les mêmes dynamiques »
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Question 88La députée ennemi n°1 d’Amazon - avec Alma Dufour (LFI)
pourquoi il n'y a pas eu le même mouvement que ce soit du côté écologique que du côté social sur ces nouvelles générations ?
Réponse partielle
Parce que je pense qu'on parle de personnes. Être jeune ne veut pas dire être la même jeunesse. Je pense, moi, dans mon territoire, ce que j'observe, surtout chez beaucoup de jeunes de ma circonscription, pour dire un peu comment sont les jeunes de ma circonscription, il y en a très, très peu qui font des études supérieures, par exemple. Il y en a beaucoup qui se retrouvent sans emploi, sans études, à des taux très, très, très, très élevés dans les villes de ma circonscription. Au mieux, c'est le lycée pro et vous allez direct bosser à l'usine, bosser chez Renault, etc. En fait, c'est des jeunes qui sont conscients de beaucoup, beaucoup, beaucoup, beaucoup de choses. Par contre, ce que j'ob…
« Parce que je pense qu'on parle de personnes. Être jeune ne veut pas dire être la même jeunesse. Je pense, moi, dans mon territoire, ce que j'observe, surtout chez beaucoup de jeunes de ma circonscription, pour dire un peu comment sont les jeunes de ma circonscription, il y en a très, très peu qui font des études supérieures, par exemple. »
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« Il y en a beaucoup qui se retrouvent sans emploi, sans études, à des taux très, très, très, très élevés dans les villes de ma circonscription. Au mieux, c'est le lycée pro et vous allez direct bosser à l'usine, bosser chez Renault, etc. En fait, c'est des jeunes qui sont conscients de beaucoup, beaucoup, beaucoup, beaucoup de choses. Par contre, ce que j'observe, c'est qu'ils ne croient pas en la possibilité du changement. Et ça, pour nous, c'est effectivement un échec aujourd'hui. Oui, parce que c'est pas à la gauche, en fait, de réenchantée. Moi, je viens d'une circo, c'est l'ancienne circonscription de Laurent Fabius. Oui, oui. Donc, le PS, la gauche de gouvernement. Qu'est-ce qu'ils ont fait dans les quartiers populaires pendant 30 ans, 40 ans ? Du clientélisme. Et se servir des gens, faire des assauts de solidarité, faire la charité aux gens pour avoir des votes, mais après, jamais faire monter ces figures. Et finalement, au niveau national, faire des politiques qui, finalement, n'ont pas permis à ces gens de se sortir vraiment de la pauvreté et d'avoir des emplois. Les usines ont commencé à fermer. Il en reste encore. Heureusement, on n'est pas encore passé au RN aussi, je pense, parce qu'il reste encore des usines sur ma circonscription. Ce qui n'est pas le cas de beaucoup de territoires. Mais il y a eu, la gauche a déçu énormément. Mais moi, je ne me sens pas du tout l'héritière de cette gauche-là. Et c'est bien pour ça que j'ai choisi la France insoumise. Et nous, notre... On ne retrouve pas parfois les mêmes dynamiques »
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Question 89La députée ennemi n°1 d’Amazon - avec Alma Dufour (LFI)
de prendre position pour le gouvernement israélien ?
Réponse partielle
oui mais ça enfin voilà moi ce que j'observe c'est que ça se passe dans un autre pays et j'observe d'ailleurs des mouvements de soutien quand même dans des pays après finalement quand on y réfléchit c'est logique par exemple en Écosse en Irlande pourquoi ? parce que c'est des pays qui ont été colonisés il y a des histoires de décolonisation voilà mais même aux Etats-Unis on a vu des choses incroyables des gares occupées par des militants juifs etc. pour la paix etc. on voit y compris dans des pays vraiment inattendus et ça se passe qu'en France donc en fait c'est pas que les gens sont pas assez informés parce que dans tous les pays c'est la même chose ce qui se passe c'est qu'il y a un disc…
« oui mais ça enfin voilà moi ce que j'observe c'est que ça se passe dans un autre pays et j'observe d'ailleurs des mouvements de soutien quand même dans des pays après finalement quand on y réfléchit c'est logique par exemple en Écosse en Irlande pourquoi ? parce que c'est des pays qui ont été colonisés il y a des histoires de décolonisation voilà mais même aux Etats-Unis on a vu des choses incroyables des gares occupées par des militants juifs etc. pour la paix etc. on voit y compris dans des pays vraiment inattendus et ça se passe qu'en France donc en fait c'est pas que les gens sont pas assez informés parce que dans tous les pays c'est la même chose ce qui se passe c'est qu'il y a un discours ambiant et une agressivité et un discours pro-israélien porté par les médias et certains politiques qui est excessivement agressif et excessivement stigmatisant pour les personnes qui refusent de s'y plier je donnerais juste le cas de Zineb El Razawi je veux dire qu'il va d'un coup et passer de l'égérie on va dire d'un certain milieu à droite à tu dégages maintenant ça suffit on te parle plus parce que t'es une horrible antisémite quoi »
BACKSEAT · La députée ennemi n°1 d’Amazon - avec Alma Dufour (LFI)Vérifier à 41:30
Question 90La députée ennemi n°1 d’Amazon - avec Alma Dufour (LFI)
Je voudrais juste ajouter un truc, j'ai une impression, j'ai une impression, là pour le coup, ça concerne particulièrement les insoumis, c'est-à-dire que la stratégie du pouvoir et de l'extrême droite de justement focaliser sur les insoumis a fait que ça a peut-être aussi manqué de solidarité dans le reste de la gauche, y compris au PS et chez les Verts, qui tant qu'ils ne se prenaient pas de balles, disaient « ouh, celle-là, elle passe pour les insoumis, mais nous, on ne réagit pas ». Est-ce que vous dialoguez encore ?
Réponse directe
Non, non, je ne suis pas là pour taper sur les autres parties qui composent ou qui ne composent pas la NUPES, on ne sait plus trop. Il y a un dialogue toujours possible et il y a une volonté de maintenir la NUPES en vie du côté des groupes parlementaires qui ont été élus. C'est les seuls, en fait, qui ont été élus sous l'éthiquette de NUPES par un électorat qui a voté pour ça. Donc nous, on est tenus aussi et la majorité, en réalité, des députés des différents groupes à l'Assemblée nationale sont plutôt pour qu'on travaille à maintenir cette alliance. Ça n'a jamais vraiment totalement été le cas des autres parties qui la composent. Déjà, le PS, il s'est scindé en deux, très clairement. Je v…
« Non, non, je ne suis pas là pour taper sur les autres parties qui composent ou qui ne composent pas la NUPES, on ne sait plus trop. Il y a un dialogue toujours possible et il y a une volonté de maintenir la NUPES en vie du côté des groupes parlementaires qui ont été élus. C'est les seuls, en fait, qui ont été élus sous l'éthiquette de NUPES par un électorat qui a voté pour ça. Donc nous, on est tenus aussi et la majorité, en réalité, des députés des différents groupes à l'Assemblée nationale sont plutôt pour qu'on travaille à maintenir cette alliance. Ça n'a jamais vraiment totalement été le cas des autres parties qui la composent. Déjà, le PS, il s'est scindé en deux, très clairement. Je veux dire, c'est vrai, le PS est scindé en deux. Et moi, je le sais puisque je vis dans ma circonscription et dans la métropole de Rouen qui est dirigée par Nicolas Meilleur-Rossignan. Tous les maires de ma circonscription sont en TINUPES. Voilà, pour être très clair, je ne veux pas vous raconter. Enfin, c'est quand même difficile. Et ça, ça l'est depuis le début. J'avais un dissident PS contre moi à l'élection, par exemple. Les communistes, en fait, on apprend que Fabien Roussel, depuis le début, il avait l'intention de partir quand même à la présidentielle, etc. Les Verts, c'est plus compliqué. Les Verts, ça se joue dans le cadre des primaires, ça se joue à qui gagne ou pas. C'est un parti assez, c'est vrai, démocratique, qui fait beaucoup de sollicitations de ses adhérents. Donc moi, ce que j'attends, c'est effectivement que les Verts, j'espère dans l'intégralité du parti et pas que les députés qui sont plutôt proches de nous, »
BACKSEAT · La députée ennemi n°1 d’Amazon - avec Alma Dufour (LFI)Vérifier à 23:47
Question 91La députée ennemi n°1 d’Amazon - avec Alma Dufour (LFI)
Et c'était des travailleurs des entrepôts eux-mêmes qui les bloquaient ?
Réponse directe
Oui, il y avait beaucoup de travailleurs dans la logistique, en fait, dans le mouvement des Gilets jaunes, parce que c'est des secteurs très mal payés. C'est aussi, ça contribue, c'est un peu le symbole d'une urbanisation ratée, de la fermeture des petits commerces, de la fermeture de la vie, etc. Et ça, au-delà des revenus, il y avait aussi un enjeu très, très fort avec la périphérisation et le fait de se sentir relégué en dehors des centres-villes qui est absolument énorme et que je vis tous les jours dans ma circonscription, ne serait-ce que sur les transports en commun. C'est un enjeu énorme. Et pourquoi Amazon ? Parce qu'en fait, je me suis rendu compte que ce sujet-là, c'était une agg…
« Oui, il y avait beaucoup de travailleurs dans la logistique, en fait, dans le mouvement des Gilets jaunes, parce que c'est des secteurs très mal payés. C'est aussi, ça contribue, c'est un peu le symbole d'une urbanisation ratée, de la fermeture des petits commerces, de la fermeture de la vie, etc. Et ça, au-delà des revenus, il y avait aussi un enjeu très, très fort avec la périphérisation et le fait de se sentir relégué en dehors des centres-villes qui est absolument énorme et que je vis tous les jours dans ma circonscription, ne serait-ce que sur les transports en commun. C'est un enjeu énorme. Et pourquoi Amazon ? Parce qu'en fait, je me suis rendu compte que ce sujet-là, c'était une aggravation de ce qui existait déjà, une aggravation de la fast fashion, de Apple, etc. Et qu'on allait arriver à un stade absolument ubuesque où consommer toujours plus, ça allait détruire de plus en plus d'emplois. Donc l'équilibre social-économique qu'on nous avait vendu, écologique-économie, qu'on nous avait vendu pendant 30 ans, en fait, était en train de basculer avec une entreprise comme ça. »
BACKSEAT · La députée ennemi n°1 d’Amazon - avec Alma Dufour (LFI)Vérifier à 10:30
Question 92La députée ennemi n°1 d’Amazon - avec Alma Dufour (LFI)
On est content de vous accueillir. On a plein de questions à vous poser, vous vous en doutez. Mais on voudrait d'abord parler un peu de vous parce que vous êtes un visage particulier du Parlement. Vous venez de l'associatif, vous avez commencé votre engagement associatif et c'est par là que vous êtes arrivée à la députation. Qu'est-ce qui vous a plu dans le combat associatif ?
Réponse partielle
Oula ! En fait, j'ai eu un espèce de réveil militant assez tardif. Moi, j'étais à la fac à la Sorbonne et on ne peut pas dire que c'est une fac très militante, enfin la partie droite de la Sorbonne. Donc, je n'ai pas du tout été politisée par mes études. Je n'avais pas beaucoup fait de manif avant, voire en fait quasiment aucune. Et j'ai eu une espèce de crise, de révélation sur la question du climat qui m'a rendue gauchiste, voire extrême gauchiste en fait. Parce que j'ai compris qu'on ne sortirait pas du modèle qui détruisait la planète si on n'imposait pas plus d'égalité entre les citoyens et le contrôle des grandes entreprises. Bref, je me suis retrouvée, je n'avais jamais fait de manif…
« Oula ! En fait, j'ai eu un espèce de réveil militant assez tardif. Moi, j'étais à la fac à la Sorbonne et on ne peut pas dire que c'est une fac très militante, enfin la partie droite de la Sorbonne. Donc, je n'ai pas du tout été politisée par mes études. Je n'avais pas beaucoup fait de manif avant, voire en fait quasiment aucune. Et j'ai eu une espèce de crise, de révélation sur la question du climat qui m'a rendue gauchiste, voire extrême gauchiste en fait. Parce que j'ai compris qu'on ne sortirait pas du modèle qui détruisait la planète si on n'imposait pas plus d'égalité entre les citoyens et le contrôle des grandes entreprises. Bref, je me suis retrouvée, je n'avais jamais fait de manif et je me suis retrouvée à organiser des actions illégales, non violentes, mais illégales. Par exemple, les décrochages des portraits, mais qui ne sont franchement pas vraiment le pire des trucs qu'on ait. Mais qui est le seul qui m'a valu effectivement des poursuites et des condamnations. Alors qu'en fait, ce que les multinationales sont généralement plus malignes que l'État français, le gouvernement Macron. C'est-à-dire qu'ils évitent de se coller une mauvaise pub qui dure deux ans, trois ans avec un mauvais procès qui leur est fait, qui permet de retourner l'accusation contre eux. Donc effectivement, ni Amazon, ni BNP Paribas, ni Apple ne nous ont jamais poursuivis pour nos méfaits, entre guillemets. »
BACKSEAT · La députée ennemi n°1 d’Amazon - avec Alma Dufour (LFI)Vérifier à 0:50
Question 93La députée ennemi n°1 d’Amazon - avec Alma Dufour (LFI)
Oui, c'était un modèle, c'était une promesse qui était avec la mondialisation, avec l'Union européenne. Certes, vos salaires ne vont pas augmenter. Par contre, vous pourrez consommer quand même plus à des tarifs qui restent abordables. Et pour vous, du coup, ça, c'est une... C'est-à-dire, voilà, on va faire venir des trucs pas chers de Chine. Mais du coup, vos emplois vont aussi partir. Mais ça va se transformer parce que c'est Schumpeter, tout ça, la destruction. Et du coup, maintenant, vous allez travailler dans des entrepôts Amazon avec des nouvelles formes de travail, etc. Mais ça va être dur maintenant de faire renoncer, de dire aux gens, bon, maintenant, il faut consommer des trucs plus chers, plus locaux. Ça reste encore un cheval de bataille, ça. Et puis, la décroissance, on en est où ?
Réponse à côté
Alors, en fait, la question, c'est la question des marges est de où est partagée la valeur ? Consommer des trucs plus chers, oui, mais quoi ? Et si les salaires augmentent, c'est pas la même chose. D'où la proposition de loi sur l'indexation des salaires sur l'inflation. C'est-à-dire que s'il y a des postes de dépense aujourd'hui qui coûtent bien trop cher aux gens, et notamment le logement, depuis 20 ans, a pris une part de plus en plus conséquente dans les revenus des foyers et des ménages. Et ça, par exemple, c'est des choses qu'on peut régler en interne qui n'ont pas grand-chose à voir avec l'économie internationale et qui sont vraiment une question de partage de la valeur entre riches…
« Alors, en fait, la question, c'est la question des marges est de où est partagée la valeur ? Consommer des trucs plus chers, oui, mais quoi ? Et si les salaires augmentent, c'est pas la même chose. D'où la proposition de loi sur l'indexation des salaires sur l'inflation. C'est-à-dire que s'il y a des postes de dépense aujourd'hui qui coûtent bien trop cher aux gens, et notamment le logement, depuis 20 ans, a pris une part de plus en plus conséquente dans les revenus des foyers et des ménages. Et ça, par exemple, c'est des choses qu'on peut régler en interne qui n'ont pas grand-chose à voir avec l'économie internationale et qui sont vraiment une question de partage de la valeur entre riches et pauvres en France et qui est, par exemple... Moi, je préférerais qu'on baisse les loyers, qu'on baisse les crédits immobiliers, le coût d'acquisition d'un logement et qu'on puisse donner les gens aux moyens de s'acheter des choses qui sont produites made in France avec des salaires à la hauteur. La question, c'est qu'il faut renégocier tout un contrat social sur le partage de la valeur et le prix des biens qu'on vend. Il y a des biens qui doivent rester peu chers. L'électricité, par exemple, nous, on combat... Et parce qu'on en a les moyens, parce que DEF produit 80% d'électricité en France, parce qu'avant, c'était un monopole public et ça se passait très bien, à dresser certains prix. Les loyers, le prix de l'électricité, etc. Par contre, on ne peut pas soutenir, en étant de gauche, le fait que ce soit super, y compris même pour le pouvoir d'achat, d'acheter des robes chiennes qui coûtent 5 euros faites avec du travail forcé. Ça, ce n'est pas possible. Il y a un modèle à construire où les gens, en termes de pouvoir d'achat, seraient gagnants, mais en rééquilibrant les coûts dans le panier des ménages, en fait. »
BACKSEAT · La députée ennemi n°1 d’Amazon - avec Alma Dufour (LFI)Vérifier à 13:27
Question 94La députée ennemi n°1 d’Amazon - avec Alma Dufour (LFI)
Est-ce qu'on se sent plus utile déjà ?
Réponse directe
Alors, en vrai, je ne me sens pas du tout moins utile. Par contre, j'ai la conviction que c'est complémentaire. J'ai vraiment la conviction. Et nous, de toute manière, si la France Insoumise ou la NUPES espérons que ça tienne ou que ça revienne, on verra. Non, mais si on arrivait au pouvoir, les transformations qu'on veut achever dans l'économie, dans le social, dans l'écologie sont tellement importantes qu'elles ne pourraient pas se faire sans un soutien massif d'une population conscientisée et engagée. Et pour moi, le modèle du Front populaire, avec tous aussi les échecs qu'on connaît moins de cette période, est un modèle qui m'inspire énormément. C'est-à-dire le continuum entre une repré…
« Alors, en vrai, je ne me sens pas du tout moins utile. Par contre, j'ai la conviction que c'est complémentaire. J'ai vraiment la conviction. Et nous, de toute manière, si la France Insoumise ou la NUPES espérons que ça tienne ou que ça revienne, on verra. »
BACKSEAT · La députée ennemi n°1 d’Amazon - avec Alma Dufour (LFI)Vérifier à 4:37
Question 95La députée ennemi n°1 d’Amazon - avec Alma Dufour (LFI)
que ça ferait peur aux gens ?
Réponse à côté
oui mais ça enfin voilà moi ce que j'observe c'est que ça se passe dans un autre pays et j'observe d'ailleurs des mouvements de soutien quand même dans des pays après finalement quand on y réfléchit c'est logique par exemple en Écosse en Irlande pourquoi ? parce que c'est des pays qui ont été colonisés il y a des histoires de décolonisation voilà mais même aux Etats-Unis on a vu des choses incroyables des gares occupées par des militants juifs etc. pour la paix etc. on voit y compris dans des pays vraiment inattendus et ça se passe qu'en France donc en fait c'est pas que les gens sont pas assez informés parce que dans tous les pays c'est la même chose ce qui se passe c'est qu'il y a un disc…
« oui mais ça enfin voilà moi ce que j'observe c'est que ça se passe dans un autre pays et j'observe d'ailleurs des mouvements de soutien quand même dans des pays après finalement quand on y réfléchit c'est logique par exemple en Écosse en Irlande pourquoi ? parce que c'est des pays qui ont été colonisés il y a des histoires de décolonisation voilà mais même aux Etats-Unis on a vu des choses incroyables des gares occupées par des militants juifs etc. pour la paix etc. on voit y compris dans des pays vraiment inattendus et ça se passe qu'en France donc en fait c'est pas que les gens sont pas assez informés parce que dans tous les pays c'est la même chose ce qui se passe c'est qu'il y a un discours ambiant et une agressivité et un discours pro-israélien porté par les médias et certains politiques qui est excessivement agressif et excessivement stigmatisant pour les personnes qui refusent de s'y plier je donnerais juste le cas de Zineb El Razawi je veux dire qu'il va d'un coup et passer de l'égérie on va dire d'un certain milieu à droite à tu dégages maintenant ça suffit on te parle plus parce que t'es une horrible antisémite quoi »
BACKSEAT · La députée ennemi n°1 d’Amazon - avec Alma Dufour (LFI)Vérifier à 41:30
Question 96La députée ennemi n°1 d’Amazon - avec Alma Dufour (LFI)
qu'il faut renationaliser la ZEU ?
Réponse à côté
Moi je commence à le penser parce que je vais finir juste sur ça il faut rouvrir des places mais c'est comme pour l'hôpital ouvrir des lits si vous n'avez plus personne qui veut travailler dans le secteur ça ne sert à rien aujourd'hui on a dans les hôpitaux de ma circonscription dans les EHPAD de ma circonscription des postes qui sont ouverts mais il n'y a pas de candidats pourquoi ? parce que les conditions de travail sont beaucoup trop mauvaises donc le deuxième point de ce qu'il faut faire c'est revaloriser les salaires de la protection de l'enfance qui sont vraiment au ras des pâquerettes ils ont des conditions de travail épouvantables évidemment ils n'ont pas eu d'augmentation à la hau…
« Moi je commence à le penser parce que je vais finir juste sur ça il faut rouvrir des places mais c'est comme pour l'hôpital ouvrir des lits si vous n'avez plus personne qui veut travailler dans le secteur ça ne sert à rien aujourd'hui on a dans les hôpitaux de ma circonscription dans les EHPAD de ma circonscription des postes qui sont ouverts mais il n'y a pas de candidats pourquoi ? parce que les conditions de travail sont beaucoup trop mauvaises donc le deuxième point de ce qu'il faut faire c'est revaloriser les salaires de la protection de l'enfance qui sont vraiment au ras des pâquerettes ils ont des conditions de travail épouvantables évidemment ils n'ont pas eu d'augmentation à la hauteur de l'inflation ils n'ont pas leurs heures sub payées ils ne prennent pas les congés quand ils veulent ils craquent ils sont tous en arrêt maladie c'est un peu le même phénomène que dans la santé et donc c'est un choc massif d'attractivité qu'il faut faire dans ce secteur-là pour utiliser un langage un peu macroniste mais là pour le coup pour les salaires ce qu'on nous refuse et je ne sais pas c'est quoi ? est-ce qu'il faut centraliser ? »
BACKSEAT · La députée ennemi n°1 d’Amazon - avec Alma Dufour (LFI)Vérifier à 33:35Voir 2 autres passages
« nationaliser écoutez moi c'est vrai que je trouve ça la décentralisation elle a bon dos parce qu'elle permet souvent au gouvernement de se défausser sur des collectivités territoriales qui n'ont absolument pas les mêmes moyens ni fiscaux ni de s'endetter que l'État c'est vrai dans les transports aussi parce que maintenant en gros en fait ils vous disent nous pour les nouveaux projets de RER métropolitain ils vont dire l'État met un tiers la région met un tiers et puis la métropole met un tiers l'État peut tout à fait mettre un tiers il peut s'endetter à l'infini il peut lever des impôts etc la région a la rigueur et la métropole vous dit ouais enfin non ça va pas le faire en fait et ça et du coup l'État se cache il dit ah non nous on le met le tiers il n'y a pas de soucis et du coup il dit ah vous avez voulu la décentralisation maintenant vous vous débrouillez et c'est une manière de se déresponsabiliser de la part du gouvernement sur la question du financement qui est énorme et pour la protection de l'enfance c'est la même chose puisque ceux qui gèrent la protection de l'enfance c'est les départements et les départements sont excessivement mal lotis puisqu'ils ne peuvent pas lever d'impôts enfin quasiment pas »
BACKSEAT · La députée ennemi n°1 d’Amazon - avec Alma Dufour (LFI)Vérifier à 34:24
Question 97La députée ennemi n°1 d’Amazon - avec Alma Dufour (LFI)
Parce qu'on dit que le PS est divisé mais vous aussi ?
Réponse directe
Moi je me situe à l'extrême centre. Non, non. Mais en vérité l'ambiance ça a pu être compliqué. On a eu des crises et c'est normal. On n'a jamais été à un aussi gros groupe parlementaire. Enfin je veux dire d'un coup on devient vraiment la première force de gauche du pays qui doit porter sur ses épaules énormément de choses y compris la NUPES où on nous dit à nous qu'il faut être unitaire pour 10 même quand les gens vous tirent dans le dos absolument à longueur de journée depuis le lendemain des législatives on a vu des sorties de Roussel des sorties de Jadot etc. Sur lesquelles pendant franchement plus d'un an on n'a rien dit. Ça a vraiment été le fait qu'ils refusent toute main tendue pou…
« Non, non. Mais en vérité l'ambiance ça a pu être compliqué. On a eu des crises et c'est normal. On n'a jamais été à un aussi gros groupe parlementaire. Enfin je veux dire d'un coup on devient vraiment la première force de gauche du pays qui doit porter sur ses épaules énormément de choses y compris la NUPES où on nous dit à nous qu'il faut être unitaire pour 10 même quand les gens vous tirent dans le dos absolument à longueur de journée depuis le lendemain des législatives on a vu des sorties de Roussel des sorties de Jadot etc. Sur lesquelles pendant franchement plus d'un an on n'a rien dit. Ça a vraiment été le fait qu'ils refusent toute main tendue pour les européennes qui a vraiment déclenché cette espèce de bataille de tranchée un peu sur les réseaux sociaux que vous voyez et que je peux comprendre des fois est pénible à regarder. Mais honnêtement nous on a été très très très patients pendant plus d'un an. »
BACKSEAT · La députée ennemi n°1 d’Amazon - avec Alma Dufour (LFI)Vérifier à 27:35
Question 98La députée ennemi n°1 d’Amazon - avec Alma Dufour (LFI)
Enfin, depuis le début de la mandature ou dans le monde associatif ?
Réponse à côté
Alors, en vrai, je ne me sens pas du tout moins utile. Par contre, j'ai la conviction que c'est complémentaire. J'ai vraiment la conviction. Et nous, de toute manière, si la France Insoumise ou la NUPES espérons que ça tienne ou que ça revienne, on verra. Non, mais si on arrivait au pouvoir, les transformations qu'on veut achever dans l'économie, dans le social, dans l'écologie sont tellement importantes qu'elles ne pourraient pas se faire sans un soutien massif d'une population conscientisée et engagée. Et pour moi, le modèle du Front populaire, avec tous aussi les échecs qu'on connaît moins de cette période, est un modèle qui m'inspire énormément. C'est-à-dire le continuum entre une repré…
« Alors, en vrai, je ne me sens pas du tout moins utile. Par contre, j'ai la conviction que c'est complémentaire. J'ai vraiment la conviction. Et nous, de toute manière, si la France Insoumise ou la NUPES espérons que ça tienne ou que ça revienne, on verra. »
BACKSEAT · La députée ennemi n°1 d’Amazon - avec Alma Dufour (LFI)Vérifier à 4:37Voir 2 autres passages
« Non, mais si on arrivait au pouvoir, les transformations qu'on veut achever dans l'économie, dans le social, dans l'écologie sont tellement importantes qu'elles ne pourraient pas se faire sans un soutien massif d'une population conscientisée et engagée. Et pour moi, le modèle du Front populaire, avec tous aussi les échecs qu'on connaît moins de cette période, est un modèle qui m'inspire énormément. C'est-à-dire le continuum entre une représentation politique qui veut faire des choses, mais qui est soutenue par un mouvement social de grande ampleur. Parce qu'on sait très, très bien que les tenants du système économique, aujourd'hui, ne seraient vraiment pas franchement ravis si on arrivait à la tête du pays et multiplierait les chantage, les coups de pression. »
BACKSEAT · La députée ennemi n°1 d’Amazon - avec Alma Dufour (LFI)Vérifier à 4:50
Question 99La députée ennemi n°1 d’Amazon - avec Alma Dufour (LFI)
alors à ce sujet là il y a un dossier sur lequel vous êtes également très mobilisé c'est l'aide sociale à l'enfance c'est vrai que c'est un sujet dont on parle assez peu dans les médias on parlait tout à l'heure de la commission parentalité qui a été lancée par Aurore Berger avec le succès qu'on lui connait vous dénoncez notamment un manque de moyens qu'est-ce qui permettrait de pallier ce manque de moyens dans l'aide sociale à l'enfance qu'est-ce qu'il faudrait faire pour améliorer l'aide sociale à l'enfance selon vous ?
Réponse directe
des investissements massifs et tant déjà sur l'ouverture de place parce que ce qu'on ne dit pas aujourd'hui c'est qu'il y a Obama et là c'est des estimations que je fais moi puisqu'on n'a pas de chiffre national ce qui est quand même un peu déjà ça relève un peu du problème comme pour les violences policières et les condamnations des policiers au titre de l'impression on n'a pas de statistiques nationales le ministère de la justice c'est quand même très très très problématique et bien sur la protection de l'enfance c'est un peu la même chose on n'a pas au niveau national le nombre des mesures non exécutées c'est-à-dire des mesures décidées par des juges qui ne peuvent pas être exécutées par…
« des investissements massifs et tant déjà sur l'ouverture de place parce que ce qu'on ne dit pas aujourd'hui c'est qu'il y a Obama et là c'est des estimations que je fais moi puisqu'on n'a pas de chiffre national ce qui est quand même un peu déjà ça relève un peu du problème comme pour les violences policières et les condamnations des policiers au titre de l'impression on n'a pas de statistiques nationales le ministère de la justice c'est quand même très très très problématique et bien sur la protection de l'enfance c'est un peu la même chose on n'a pas au niveau national le nombre des mesures non exécutées c'est-à-dire des mesures décidées par des juges qui ne peuvent pas être exécutées parce que faute de place faute de moyens des mesures de placement ou en tout cas de mise à l'abri des enfants ça peut être placement en foyer dans les cas les plus graves ça peut être placement en famille d'accueil ça peut être assistance éducative renforcée de la part d'éducateurs qui viennent dans les maisons dans les familles tout ça en fait au bas mot entre 10 000 et 20 000 mesures non exécutées en France aujourd'hui dans mon département la Seine-Maritime c'est entre 300 et 500 Est-ce que vous pensez »
BACKSEAT · La députée ennemi n°1 d’Amazon - avec Alma Dufour (LFI)Vérifier à 32:33
Question 100La députée ennemi n°1 d’Amazon - avec Alma Dufour (LFI)
La gauche ne se parle pas, le mouvement social ne se parle pas, il n'est pas possible d'établir une réponse commune ?
Réponse à côté
sonné, oui, ça c'est clair, mais ce n'est pas que la gauche qui a été sonnée, c'est le mouvement syndical dans son entier qui a été sonné.
« sonné, oui, ça c'est clair, mais ce n'est pas que la gauche qui a été sonnée, c'est le mouvement syndical dans son entier qui a été sonné. »
BACKSEAT · La députée ennemi n°1 d’Amazon - avec Alma Dufour (LFI)Vérifier à 23:04
franceinfo — 8h30 franceinfo · Dérèglement climatique, incendies, présidentielle... Le "8h30 franceinfo" d'Alma DufourVérifier à 14:21
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« Par exemple, les États-Unis, est-ce que vous trouvez souhaitable d'avoir le président Trump ? Et pourtant, je ne vais pas dire qu'il faut insulter le président Trump. Ça fait deux jours qu'on se pose tous la question de savoir s'il fallait l'inviter à Versailles. Je ne vais pas dire qu'il faut insulter le président Trump qui vient signer à Paris un accord. Je veux dire, les relations diplomatiques, c'est plus compliqué que juger avec un score Nutri-Score les régimes démocratiques des pays. Est-ce qu'on peut justifier ? Est-ce qu'on se pose les mêmes questions sur l'Arabie saoudite, sur le Qatar ? Il y a énormément de pays qui ont des gros problèmes de droits humains, de respect des droits de l'homme, de régimes démocratiques. La question, c'est qu'en France, on a une très grande communauté binationale concernant les Algériens. Et que notamment, dans la personne de M. Retailleau, le ministre de l'Intérieur, ce pays a fait l'objet d'une surfocalisation et d'attaques constantes qui sont très maladroites, je vais m'arrêter là, par rapport au ressenti d'une partie des binationaux. Et donc, vous comprenez que ces gens-là, en tout cas, vous ne condamnez pas l'idée »
RMC — Apolline Matin · L'invitée d'Apolline Matin : Alma Dufour - 18/06Vérifier à 7:45
« Moi, je vous réponds que ce n'est pas ce que nous faisons. Nous ne sifflons jamais la Marseillaise, nous la chantons. Après, je pense que des gens ont le droit légitime de critiquer la politique de l'Etat français. »
RMC — Apolline Matin · L'invitée d'Apolline Matin : Alma Dufour - 18/06Vérifier à 6:48
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chiffres cités2 juil. 2022 au 11 août 2026 · 36 observations40 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Mais là aussi, je ne pense pas, parce que quand vous voyez, c'est vraiment littéralement la personne... On dit souvent, Jean-Luc Mélenchon, la personnalité la plus détestée des Français. Ben non, je vous l'apprends, c'est François Hollande dans les derniers sondages. Il dépasse à peine les 8% d'intention de vote. En fait, les gens se souviennent très bien de son quinquennat. Il ne faut pas prendre les gens pour des poissons rouges. Les gens se souviennent très bien de son quinquennat, se souviennent très bien qu'il n'a rien apporté aux Françaises et aux Français en termes de pouvoir d'achat. Et donc, je pense vraiment très sincèrement que le peuple veut tourner la page. Donc, les élucubrations de M. Bayrou, les histoires de primaire qui n'auront jamais lieu, ça ne m'inquiète absolument pas. Moi, je suis vraiment... Par contre, ce que je veux, c'est qu'on soit en mesure d'expliquer très clairement aux Françaises et aux Français justement les choix économiques, sociaux, politiques qui se présentent à eux. Et pour moi, ça, de faire croire que les socialistes et la droite pourraient se mettre d'accord sur un programme, tout ça, pour nous empêcher de gagner, c'est complètement illusoire. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Dérèglement climatique, incendies, présidentielle... Le "8h30 franceinfo" d'Alma DufourVérifier à 15:53Voir 2 autres passages
« Eh bien alors, justement, demain, Jean-Luc Mélenchon au pouvoir, en fait, il y a deux manières. De toute manière, ce qu'on voit aujourd'hui avec les feux de forêt, avec la sécheresse, avec les canicules, c'est que les investissements, ils sont colossaux. Ils sont absolument colossaux pour lutter contre le changement climatique. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Dérèglement climatique, incendies, présidentielle... Le "8h30 franceinfo" d'Alma DufourVérifier à 2:29
« Il devait y avoir trois prises de parole. Il doit y avoir trois prises de parole. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Institutions citées2 juil. 2022 au 18 juin 2026 · 73 observations86 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Les adhérents. On a un parti politique avec des financements. C'est tout simplement ça. Et vous savez, monsieur, la loi de financement des partis politiques, heureusement, en France, est bien plus stricte et bien plus encadrée qu'aux Etats-Unis, par exemple. Ça n'empêche pas, des fois, qu'il y ait des affaires, comme l'affaire Big Malion, par exemple, qui visait la droite, ou certaines affaires concernant l'affaire Alstom, concernant M. Macron et sa campagne de 2017. Mais nous, si vous regardez, on n'a jamais eu de problème d'ingérence étrangère, de financement douteux. Je vous rassure, il n'y a aucune multinationale du CAC 40 qui a vraiment envie, malheureusement pour nous, qu'on arrive au pouvoir parce qu'on est là pour la justice sociale. Donc, ne vous inquiétez pas, c'est vraiment les cotisations de nos adhérents qui sont très contents, justement, d'offrir un concert à la jeunesse d'île de France. »
RMC — Apolline Matin · L'invitée d'Apolline Matin : Alma Dufour - 18/06Vérifier à 4:39Voir 2 autres passages
« Par exemple, les États-Unis, est-ce que vous trouvez souhaitable d'avoir le président Trump ? Et pourtant, je ne vais pas dire qu'il faut insulter le président Trump. Ça fait deux jours qu'on se pose tous la question de savoir s'il fallait l'inviter à Versailles. Je ne vais pas dire qu'il faut insulter le président Trump qui vient signer à Paris un accord. Je veux dire, les relations diplomatiques, c'est plus compliqué que juger avec un score Nutri-Score les régimes démocratiques des pays. Est-ce qu'on peut justifier ? Est-ce qu'on se pose les mêmes questions sur l'Arabie saoudite, sur le Qatar ? Il y a énormément de pays qui ont des gros problèmes de droits humains, de respect des droits de l'homme, de régimes démocratiques. La question, c'est qu'en France, on a une très grande communauté binationale concernant les Algériens. Et que notamment, dans la personne de M. Retailleau, le ministre de l'Intérieur, ce pays a fait l'objet d'une surfocalisation et d'attaques constantes qui sont très maladroites, je vais m'arrêter là, par rapport au ressenti d'une partie des binationaux. Et donc, vous comprenez que ces gens-là, en tout cas, vous ne condamnez pas l'idée »
RMC — Apolline Matin · L'invitée d'Apolline Matin : Alma Dufour - 18/06Vérifier à 7:45
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Rapports cités2 juil. 2022 au 18 juin 2026 · 10 observations10 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Les adhérents. On a un parti politique avec des financements. C'est tout simplement ça. Et vous savez, monsieur, la loi de financement des partis politiques, heureusement, en France, est bien plus stricte et bien plus encadrée qu'aux Etats-Unis, par exemple. Ça n'empêche pas, des fois, qu'il y ait des affaires, comme l'affaire Big Malion, par exemple, qui visait la droite, ou certaines affaires concernant l'affaire Alstom, concernant M. Macron et sa campagne de 2017. Mais nous, si vous regardez, on n'a jamais eu de problème d'ingérence étrangère, de financement douteux. Je vous rassure, il n'y a aucune multinationale du CAC 40 qui a vraiment envie, malheureusement pour nous, qu'on arrive au pouvoir parce qu'on est là pour la justice sociale. Donc, ne vous inquiétez pas, c'est vraiment les cotisations de nos adhérents qui sont très contents, justement, d'offrir un concert à la jeunesse d'île de France. »
RMC — Apolline Matin · L'invitée d'Apolline Matin : Alma Dufour - 18/06Vérifier à 4:39Voir 2 autres passages
« Oui, c'est un choc pétrolier, ça va l'être, c'est une catastrophe énergétique qui se profile. Et je m'appuie là-dessus, c'est pas juste mon petit doigt qui me le dit, c'est que déjà la Banque mondiale en 2023, après le 7 octobre, après le début du génocide à Gaza, a alerté les pays du monde en disant, s'il n'y a pas une solution de paix qui est trouvée au Proche-Orient et qui a une escalade, c'est exactement ce qu'on est en train de voir aujourd'hui, vous allez connaître, enfin nous allons connaître, la plus grave crise énergétique, bien pire même que les années 70, puisque sont cumulés les effets encore de l'invasion de l'Ukraine par la Russie, met en plus maintenant une déstabilisation totale de l'approvisionnement, notamment en pétrole, avec le blocage des étroits d'Armose. Moi, ce qui m'enrage dans cette situation, et je suis vraiment très en colère, c'est que moi j'ai passé littéralement deux ans à l'Assemblée nationale à dire à qui voulaient bien l'entendre, les différents ministres de l'économie successifs, mes collègues, etc. Ça, c'est-à-dire, attention, ce n'est pas parce que le prix du pétrole a un peu baissé au niveau mondial, parce qu'en plus le prix à la pompe est un peu déconnecté du prix au baril aussi, ça on y reviendra, que ça ne va pas revenir. Et vous manquez totalement de vision stratégique si vous ne voyez pas les déstabilisations en cours. Très, très concrètement, aujourd'hui, Trump mène une guerre à qui ? À la Chine. L'Iran, c'est un objectif intermédiaire, comme l'était le Venezuela d'ailleurs, donc on a vite oublié, étant, en fait, l'objectif de Trump est de couper l'approvisionnement en énergie de la Chine. Parce que la Chine, elle, détient beaucoup, beaucoup de dettes américaines et veut se débarrasser de l'influence du dollar. Voilà, je m'arrête là, si c'est compliqué. »
RFI — L'Atelier politique · Alma Dufour: «Le premier pays qui se sera débarrassé des énergies fossiles sera très avantagé»Vérifier à 20:22
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Mécanismes explicités2 juil. 2022 au 18 juin 2026 · 36 observations42 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« C'est la fête de la musique parce que c'est surtout un concert qu'on organise. Déjà, ce qui est très affligeant, c'est le niveau d'amateurisme de la préfecture de Paris puisqu'on a lu l'arrêté d'interdiction qui est motivé par la présence de gens qui ne performent pas à ce concert. Très concrètement, ils visent des artistes qui ne sont pas dans la programmation. »
RMC — Apolline Matin · L'invitée d'Apolline Matin : Alma Dufour - 18/06Vérifier à 0:21Voir 2 autres passages
« Non, en fait, il y a une marche antiraciste plus tôt dans la journée à 14h à Barbès à laquelle se joignent beaucoup de personnalités. Qui est autorisée d'ailleurs. Qui est autorisée. J'invite tout le monde qui est concerné par la montée du racisme et des agressions racistes en France à se joindre à nous. C'est à l'appel de Bali Bagayoko, du coup, notre nouveau maire de Saint-Denis. Non, il y a effectivement des personnalités qui se rendront à cette marche. Donc, je crois Médine, Assa Traoré, qui sont citées dans l'interdiction de la préfecture. Mais ce n'est pas du tout les artistes qui vont performer le soir même Place de la République. Donc, on est consterné. On est consterné. On y voit une commande politique parce que nous, on est en plus en discussion avec la préfecture, évidemment, depuis au moins deux mois. On ne fait pas un concert Place de la République à Paris avec tout ce que ça implique en termes de sécurité, d'investissement, etc. sans avoir eu l'autorisation préalable des services de l'État. C'était le cas. Vous les aviez prévenus. Aviez-vous eu pour autant l'autorisation ? »
RMC — Apolline Matin · L'invitée d'Apolline Matin : Alma Dufour - 18/06Vérifier à 0:46
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités2 juil. 2022 au 18 juin 2026 · 27 observations28 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« En fait, en même temps, il n'y a aucun article de la Constitution ni aucune loi qui interdit à des gens militants de s'exprimer dans la rue dans le cadre de la fête de la musique. La fête de la musique, justement, le principe, c'est vraiment que c'est ouvert à tous, que c'est gratuit et que tout le monde peut l'organiser. Dans ce cas-là, pourquoi la préfecture de Paris n'interdit pas un concert qui se tient à place du Trocadéro, si mes informations sont bonnes, qui est un concert organisé par des soutiens de la politique du gouvernement de Netanyahou ? C'est assez choquant. C'est un concert qui est destiné à... Le soir de la fête de la musique ? Oui, à redorer l'image d'Israël en plein génocide. Si on va commencer à discuter de qui a le droit de faire un concert ou pas, je peux vous dire qu'il y a quand même pas mal de choses. Vous demandez l'interdiction de ce concert ? Je n'ai jamais entendu parler de ce concert, donc je ne sais absolument pas de quoi vous parlez. Mais moi, je vous le dis, vous pourrez vérifier. Non, je ne demande pas l'interdiction, parce qu'en fait, on n'en est pas là. C'est un concert de soutien à Netanyahou ? Oui, c'est un concert de soutien à Israël. Ce n'est pas marqué soutien au gouvernement israélien actuel, évidemment. Oui, mais alors ça veut dire que vous estimez effectivement »
RMC — Apolline Matin · L'invitée d'Apolline Matin : Alma Dufour - 18/06Vérifier à 2:23Voir 2 autres passages
« Les adhérents. On a un parti politique avec des financements. C'est tout simplement ça. Et vous savez, monsieur, la loi de financement des partis politiques, heureusement, en France, est bien plus stricte et bien plus encadrée qu'aux Etats-Unis, par exemple. Ça n'empêche pas, des fois, qu'il y ait des affaires, comme l'affaire Big Malion, par exemple, qui visait la droite, ou certaines affaires concernant l'affaire Alstom, concernant M. Macron et sa campagne de 2017. Mais nous, si vous regardez, on n'a jamais eu de problème d'ingérence étrangère, de financement douteux. Je vous rassure, il n'y a aucune multinationale du CAC 40 qui a vraiment envie, malheureusement pour nous, qu'on arrive au pouvoir parce qu'on est là pour la justice sociale. Donc, ne vous inquiétez pas, c'est vraiment les cotisations de nos adhérents qui sont très contents, justement, d'offrir un concert à la jeunesse d'île de France. »
RMC — Apolline Matin · L'invitée d'Apolline Matin : Alma Dufour - 18/06Vérifier à 4:39
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Dates citées2 juil. 2022 au 18 juin 2026 · 39 observations42 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Non, en fait, il y a une marche antiraciste plus tôt dans la journée à 14h à Barbès à laquelle se joignent beaucoup de personnalités. Qui est autorisée d'ailleurs. Qui est autorisée. J'invite tout le monde qui est concerné par la montée du racisme et des agressions racistes en France à se joindre à nous. C'est à l'appel de Bali Bagayoko, du coup, notre nouveau maire de Saint-Denis. Non, il y a effectivement des personnalités qui se rendront à cette marche. Donc, je crois Médine, Assa Traoré, qui sont citées dans l'interdiction de la préfecture. Mais ce n'est pas du tout les artistes qui vont performer le soir même Place de la République. Donc, on est consterné. On est consterné. On y voit une commande politique parce que nous, on est en plus en discussion avec la préfecture, évidemment, depuis au moins deux mois. On ne fait pas un concert Place de la République à Paris avec tout ce que ça implique en termes de sécurité, d'investissement, etc. sans avoir eu l'autorisation préalable des services de l'État. C'était le cas. Vous les aviez prévenus. Aviez-vous eu pour autant l'autorisation ? »
RMC — Apolline Matin · L'invitée d'Apolline Matin : Alma Dufour - 18/06Vérifier à 0:46Voir 2 autres passages
« Non, en fait, il y a une marche antiraciste plus tôt dans la journée à 14h à Barbès à laquelle se joignent beaucoup de personnalités. Qui est autorisée d'ailleurs. Qui est autorisée. J'invite tout le monde qui est concerné par la montée du racisme et des agressions racistes en France à se joindre à nous. C'est à l'appel de Bali Bagayoko, du coup, notre nouveau maire de Saint-Denis. Non, il y a effectivement des personnalités qui se rendront à cette marche. Donc, je crois Médine, Assa Traoré, qui sont citées dans l'interdiction de la préfecture. Mais ce n'est pas du tout les artistes qui vont performer le soir même Place de la République. Donc, on est consterné. On est consterné. On y voit une commande politique parce que nous, on est en plus en discussion avec la préfecture, évidemment, depuis au moins deux mois. On ne fait pas un concert Place de la République à Paris avec tout ce que ça implique en termes de sécurité, d'investissement, etc. sans avoir eu l'autorisation préalable des services de l'État. C'était le cas. Vous les aviez prévenus. Aviez-vous eu pour autant l'autorisation ? »
RMC — Apolline Matin · L'invitée d'Apolline Matin : Alma Dufour - 18/06Vérifier à 0:46
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Arbitrages mentionnés2 juil. 2022 au 18 juin 2026 · 17 observations22 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Par exemple, les États-Unis, est-ce que vous trouvez souhaitable d'avoir le président Trump ? Et pourtant, je ne vais pas dire qu'il faut insulter le président Trump. Ça fait deux jours qu'on se pose tous la question de savoir s'il fallait l'inviter à Versailles. Je ne vais pas dire qu'il faut insulter le président Trump qui vient signer à Paris un accord. Je veux dire, les relations diplomatiques, c'est plus compliqué que juger avec un score Nutri-Score les régimes démocratiques des pays. Est-ce qu'on peut justifier ? Est-ce qu'on se pose les mêmes questions sur l'Arabie saoudite, sur le Qatar ? Il y a énormément de pays qui ont des gros problèmes de droits humains, de respect des droits de l'homme, de régimes démocratiques. La question, c'est qu'en France, on a une très grande communauté binationale concernant les Algériens. Et que notamment, dans la personne de M. Retailleau, le ministre de l'Intérieur, ce pays a fait l'objet d'une surfocalisation et d'attaques constantes qui sont très maladroites, je vais m'arrêter là, par rapport au ressenti d'une partie des binationaux. Et donc, vous comprenez que ces gens-là, en tout cas, vous ne condamnez pas l'idée »
RMC — Apolline Matin · L'invitée d'Apolline Matin : Alma Dufour - 18/06Vérifier à 7:45Voir 2 autres passages
« Du coup, partant de là, j'ai commencé à réfléchir à la question de l'écologie et du social de façon très, très intégrée. Et je me suis rendue compte que si on voulait faire mieux en termes d'écologie, faire moins de pression sur les ressources, en fait, pour résumer, au niveau mondial et au niveau français, la seule manière dont on allait y arriver, sans supprimer des gens ou sans être d'accord pour, voilà, laisser des gens complètement de côté en termes d'accès aux ressources, c'était beaucoup plus de justice sociale. Il n'y a pas de transition écologique juste si on ne répartit pas les richesses. Et soit les gouvernements reculent devant l'obstacle et préfèrent cramer la planète pour ne pas partager les richesses. Et donc, du coup, j'ai commencé à articuler ces réflexions-là. Et le programme de la France insoumise est celui qui, dès le début, dès 2012 puis en 2017, était celui qui déjà apportait les clés de cette articulation-là qui, pour moi, était fondamentale. J'avais aussi beaucoup étudié les questions européennes. Et alors, pas du tout que je sois une eurosceptique, mais j'avais aussi vu à quel point les règles européennes, le libéralisme européen, nous emmenaient dans un mur en termes de transformation écologique. »
RFI — L'Atelier politique · Alma Dufour: «Le premier pays qui se sera débarrassé des énergies fossiles sera très avantagé»Vérifier à 12:49
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Du coup, partant de là, j'ai commencé à réfléchir à la question de l'écologie et du social de façon très, très intégrée. Et je me suis rendue compte que si on voulait faire mieux en termes d'écologie, faire moins de pression sur les ressources, en fait, pour résumer, au niveau mondial et au niveau français, la seule manière dont on allait y arriver, sans supprimer des gens ou sans être d'accord pour, voilà, laisser des gens complètement de côté en termes d'accès aux ressources, c'était beaucoup plus de justice sociale. Il n'y a pas de transition écologique juste si on ne répartit pas les richesses. Et soit les gouvernements reculent devant l'obstacle et préfèrent cramer la planète pour ne pas partager les richesses. Et donc, du coup, j'ai commencé à articuler ces réflexions-là. Et le programme de la France insoumise est celui qui, dès le début, dès 2012 puis en 2017, était celui qui déjà apportait les clés de cette articulation-là qui, pour moi, était fondamentale. J'avais aussi beaucoup étudié les questions européennes. Et alors, pas du tout que je sois une eurosceptique, mais j'avais aussi vu à quel point les règles européennes, le libéralisme européen, nous emmenaient dans un mur en termes de transformation écologique. »
RFI — L'Atelier politique · Alma Dufour: «Le premier pays qui se sera débarrassé des énergies fossiles sera très avantagé»Vérifier à 12:49Voir 2 autres passages
« Alors, je ne le soutiens pas mais justement, c'est là où intervient ce que j'essayais d'expliquer au début, c'est-à-dire l'écologie populaire. C'est-à-dire que ce n'est pas en laissant augmenter le prix du pétrole pour les usagers qui n'ont effectivement pas le choix de leur voiture et de son prix d'avoir un arrêt de bus à côté de chez eux ou pas, etc., etc., ou de rénover leur maison que vous faites la transition écologique. La transition écologique, c'est quelque chose qui se planifie sur des dizaines d'années et qui se planifie auprès de qui ? Auprès de l'acteur, des acteurs majeurs dans les décisions stratégiques sur quelle énergie on va utiliser aujourd'hui et demain. Qui sont ces acteurs ? L'État, évidemment, donc on reviendra sur la question de l'électrification des véhicules parce que j'ai beaucoup de choses à dire là-dessus, et les acteurs de l'énergie, donc les pétroliers. Aujourd'hui, le fait de ne pas aller taxer les marges, de ne pas bloquer les prix du pétrole au niveau du raffinage et de la production de pétrole, mais juste au niveau des distributeurs. C'est ce qui est annoncé en ce moment par M. Lecornu. C'est une arnaque totale. Les marges dans la distribution à la pompe à essence, elles sont extrêmement faibles. C'est en plus un cadeau, mais rêvé pour qui ? Pour Total Energy. Celui qui spécule, qui a fait un milliard d'euros de bénéfices depuis le début de la crise, parce qu'eux, ils ont des pompes à essence, mais ils ont surtout tout l'amont de la chaîne. C'est eux qui se font de l'argent. »
RFI — L'Atelier politique · Alma Dufour: «Le premier pays qui se sera débarrassé des énergies fossiles sera très avantagé»Vérifier à 26:19
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Franchement, moi, je le ferais avec plaisir, mais il y a beaucoup de militants qui n'ont pas envie de faire ça. Donc, c'est le formulaire pour tout le monde, avec le critérium et la pochette. »
RFI — L'Atelier politique · Alma Dufour: «Le premier pays qui se sera débarrassé des énergies fossiles sera très avantagé»Vérifier à 1:58Voir 2 autres passages
« Alors, déjà, ça va dépendre de la taille et du poids des véhicules. Parce que l'enjeu aussi dans la voiture électrique, c'est que c'est un très bon calcul environnemental si ce n'est pas des énormes SUV qui, non seulement, vont polluer énormément à la fabrication, mais qui, en plus, vont pomper plus d'électricité. C'est pas seulement l'expression, mais moi, c'est ça. Donc, si, là, encore une fois, les constructeurs acceptent de rentrer dans un pacte social avec le gouvernement, bon, Macron qui ne leur propose pas, mais nous, si on était au pouvoir, c'est ce qu'on leur proposerait. C'est-à-dire des voitures électriques légères à très bas coût, c'est-à-dire moins de 20 000 euros et nous, l'État met la différence pour que la voiture atteigne 10 000 euros et on fait des systèmes d'avance de préat au zéro, etc., pour que tous les ménages puissent être équipés. Et est-ce que c'est possible ? Là, aujourd'hui, on a l'électricité pour le faire, on est largement excédentaire, on est le premier exportateur net d'électricité d'Europe, clairement, et de très, très, très, très loin. Est-ce que ça veut dire, effectivement, qu'on pourra supporter toute l'électrification en sortant du nucléaire aujourd'hui ? Non, il faut développer massivement les renouvelables et il va falloir sans doute recaréner les centrales nucléaires, enfin, c'est même pas sans doute, il va falloir de toute manière jongler avec ces deux impératifs, tout en sachant que l'horizon, il est quand même, quand on pourra, de sortir de cette énergie nucléaire qui reste dangereuse, même si elle est très efficace. »
RFI — L'Atelier politique · Alma Dufour: «Le premier pays qui se sera débarrassé des énergies fossiles sera très avantagé»Vérifier à 32:45
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes2 juil. 2022 au 18 avr. 2026 · 14 observations14 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Même pas ! Non, non, c'était une vieille robe tablier, genre 1900, quoi. Vraiment, ce n'est pas joli, joli. Bref, passons. Mais surtout, non, non, non. Par contre, la non-mixité, c'est dur. C'est dur. Ça préserve aussi sans doute de pas mal de choses, j'imagine, parce que ce n'est pas facile, les rapports de genre à l'adolescence, évidemment. Mais néanmoins, on n'est pas trop préparé après à quand on arrive sur le marché, entre guillemets, où j'ai vu quand même des choses se passer qui m'ont rendu triste. Certaines amies, donc très catholiques, parce qu'il y a quand même beaucoup de militaires qui sont aussi très catholiques, et donc beaucoup de jeunes catholiques à la Légion d'honneur, catholiques radicales, quoi, on va dire. Et qui, du coup, ne voulaient pas avoir de relation sexuelle avant le mariage, et qui se sont complètement... Voilà, les premières sorties... Bon, bref, je ne vous fais pas de déçage. Elles ont perdu pied, elles se sont mariées sur le coup sur coup avec des hommes qu'elles connaissaient à peine. Et ça, je pense effectivement que c'est un vrai sujet, et qu'à mon avis, ce n'est pas très sain de ne pas grandir ensemble pour se préparer aussi après à la vie adulte et aux relations qu'on a plus tard. »
RFI — L'Atelier politique · Alma Dufour: «Le premier pays qui se sera débarrassé des énergies fossiles sera très avantagé»Vérifier à 10:08Voir 2 autres passages
« Oui, c'est un choc pétrolier, ça va l'être, c'est une catastrophe énergétique qui se profile. Et je m'appuie là-dessus, c'est pas juste mon petit doigt qui me le dit, c'est que déjà la Banque mondiale en 2023, après le 7 octobre, après le début du génocide à Gaza, a alerté les pays du monde en disant, s'il n'y a pas une solution de paix qui est trouvée au Proche-Orient et qui a une escalade, c'est exactement ce qu'on est en train de voir aujourd'hui, vous allez connaître, enfin nous allons connaître, la plus grave crise énergétique, bien pire même que les années 70, puisque sont cumulés les effets encore de l'invasion de l'Ukraine par la Russie, met en plus maintenant une déstabilisation totale de l'approvisionnement, notamment en pétrole, avec le blocage des étroits d'Armose. Moi, ce qui m'enrage dans cette situation, et je suis vraiment très en colère, c'est que moi j'ai passé littéralement deux ans à l'Assemblée nationale à dire à qui voulaient bien l'entendre, les différents ministres de l'économie successifs, mes collègues, etc. Ça, c'est-à-dire, attention, ce n'est pas parce que le prix du pétrole a un peu baissé au niveau mondial, parce qu'en plus le prix à la pompe est un peu déconnecté du prix au baril aussi, ça on y reviendra, que ça ne va pas revenir. Et vous manquez totalement de vision stratégique si vous ne voyez pas les déstabilisations en cours. Très, très concrètement, aujourd'hui, Trump mène une guerre à qui ? À la Chine. L'Iran, c'est un objectif intermédiaire, comme l'était le Venezuela d'ailleurs, donc on a vite oublié, étant, en fait, l'objectif de Trump est de couper l'approvisionnement en énergie de la Chine. Parce que la Chine, elle, détient beaucoup, beaucoup de dettes américaines et veut se débarrasser de l'influence du dollar. Voilà, je m'arrête là, si c'est compliqué. »
RFI — L'Atelier politique · Alma Dufour: «Le premier pays qui se sera débarrassé des énergies fossiles sera très avantagé»Vérifier à 20:22
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
« Il y a un truc qui s'est raté. Justement, moi, dans la proposition de loi d'indexation des salaires sur l'inflation que j'ai déposée, on m'a ramenée à 83 en permanence, puisque c'est le moment du décrochage et du tournant de la rigueur où, justement, Mitterrand revient sur cette indexation des salaires sur l'inflation, parce que c'était un conflit politique énorme, mais au moment du choc pétrolier, donc international, mais il y avait un problème de répartition de la valeur, en gros, entre entreprises et salariés. Et à ce moment-là, il y avait deux options. Soit faire de la compétitivité, s'ouvrir, construire l'Union européenne sur des bases économiques, libre-échangistes, ou essayer de négocier un contrat social avec les citoyens et d'en faire des citoyens travailleurs, puisque des citoyens consommateurs. C'est le choix qui n'a pas été fait. C'est le choix qu'aujourd'hui, on essaierait de faire, en tout cas avec la population. »
BACKSEAT · La députée ennemi n°1 d’Amazon - avec Alma Dufour (LFI)Vérifier à 5:39
« Oui, exactement. Et donc, en fait, on voyait se dessiner un monde absolument délirant. En plus, tu consommes parce que ça coûte moins cher. Moins tu crées d'emplois et moins tu crées de richesses pour ton pays. Donc, ce pacte, on va dire, des 30 glorieuses, Amazon et que cette entreprise, Chine ou d'autres, etc., sont en train de le détruire complètement et d'opérer une deuxième phase après la désindustrialisation qui a détruit 2 millions d'emplois en France, la décommercialisation, je ne sais pas comment vous voulez l'appeler, qui est, en fait, pour moi, le plus grand plan social qui ne dit pas son nom aujourd'hui. Et il n'y a pas un mois sans lequel on voit une nouvelle faillite dans les anciennes textiles, notamment aujourd'hui en France. »
BACKSEAT · La députée ennemi n°1 d’Amazon - avec Alma Dufour (LFI)Vérifier à 12:11
« ce que les gens ce que les gens ne voient pas en fait c'est que les sondages donnés par exemple Mélenchon il était à 8-9% en janvier 2022 il a fini à 22% pendant le premier tour de la présidentielle la veille il était sous-sondé de 5 points moi ce que j'ai découvert et moi j'étais comme vous je dirais comme la plupart des gens je suivais ça de loin j'y comprenais rien j'ai fait une campagne avec la France insoumise justement dans les quartiers populaires et ce que j'ai compris c'est qu'il y a beaucoup de gens dans la société qui sont mal sondés sous-sondés qui répondent pas aux sondages les jeunes les gens des quartiers populaires et que tu le découvres à la fin et que nous c'est aussi une des raisons qui fait qu'on est souvent sous-estimés dans les sondages alors que souvent le RN l'est plus d'ailleurs »
BACKSEAT · La députée ennemi n°1 d’Amazon - avec Alma Dufour (LFI)Vérifier à 30:29
« voilà c'est ça de dotations fixes de l'État qui sont insuffisantes et ils touchent de l'argent sur les droits de mutation c'est-à-dire les ventes etc dans les départements sauf que c'est contracycliques c'est-à-dire qu'en général quand vous avez une grosse crise sociale en général l'immobilier il n'augmente pas des masses et donc du coup leur mode de financement est absolument inopérant et aujourd'hui vu l'importance que relève la protection de l'enfance quand on sait qu'environ 35% des jeunes qui étaient dans les révoltes étaient suivis par l'ASE voire 50% en fonction des chiffres bah effectivement se pose la question de renationaliser la politique »
BACKSEAT · La députée ennemi n°1 d’Amazon - avec Alma Dufour (LFI)Vérifier à 35:23
« Il y a un truc qui s'est raté. Justement, moi, dans la proposition de loi d'indexation des salaires sur l'inflation que j'ai déposée, on m'a ramenée à 83 en permanence, puisque c'est le moment du décrochage et du tournant de la rigueur où, justement, Mitterrand revient sur cette indexation des salaires sur l'inflation, parce que c'était un conflit politique énorme, mais au moment du choc pétrolier, donc international, mais il y avait un problème de répartition de la valeur, en gros, entre entreprises et salariés. Et à ce moment-là, il y avait deux options. Soit faire de la compétitivité, s'ouvrir, construire l'Union européenne sur des bases économiques, libre-échangistes, ou essayer de négocier un contrat social avec les citoyens et d'en faire des citoyens travailleurs, puisque des citoyens consommateurs. C'est le choix qui n'a pas été fait. C'est le choix qu'aujourd'hui, on essaierait de faire, en tout cas avec la population. »
BACKSEAT · La députée ennemi n°1 d’Amazon - avec Alma Dufour (LFI)Vérifier à 5:39
« Franchement, honnêtement, vous voulez que je vous refasse l'historique ? Je peux vous parler de Christophe Glez, vous voulez ? Non, mais l'historique de la relation franco-tunisienne depuis l'arrivée d'Emmanuel Macron est quand même, honnêtement, un historique très compliqué pour la Macronie. »
RMC — Apolline Matin · L'invitée d'Apolline Matin : Alma Dufour - 18/06Vérifier à 7:26
« Oui, c'est un choc pétrolier, ça va l'être, c'est une catastrophe énergétique qui se profile. Et je m'appuie là-dessus, c'est pas juste mon petit doigt qui me le dit, c'est que déjà la Banque mondiale en 2023, après le 7 octobre, après le début du génocide à Gaza, a alerté les pays du monde en disant, s'il n'y a pas une solution de paix qui est trouvée au Proche-Orient et qui a une escalade, c'est exactement ce qu'on est en train de voir aujourd'hui, vous allez connaître, enfin nous allons connaître, la plus grave crise énergétique, bien pire même que les années 70, puisque sont cumulés les effets encore de l'invasion de l'Ukraine par la Russie, met en plus maintenant une déstabilisation totale de l'approvisionnement, notamment en pétrole, avec le blocage des étroits d'Armose. Moi, ce qui m'enrage dans cette situation, et je suis vraiment très en colère, c'est que moi j'ai passé littéralement deux ans à l'Assemblée nationale à dire à qui voulaient bien l'entendre, les différents ministres de l'économie successifs, mes collègues, etc. Ça, c'est-à-dire, attention, ce n'est pas parce que le prix du pétrole a un peu baissé au niveau mondial, parce qu'en plus le prix à la pompe est un peu déconnecté du prix au baril aussi, ça on y reviendra, que ça ne va pas revenir. Et vous manquez totalement de vision stratégique si vous ne voyez pas les déstabilisations en cours. Très, très concrètement, aujourd'hui, Trump mène une guerre à qui ? À la Chine. L'Iran, c'est un objectif intermédiaire, comme l'était le Venezuela d'ailleurs, donc on a vite oublié, étant, en fait, l'objectif de Trump est de couper l'approvisionnement en énergie de la Chine. Parce que la Chine, elle, détient beaucoup, beaucoup de dettes américaines et veut se débarrasser de l'influence du dollar. Voilà, je m'arrête là, si c'est compliqué. »
RFI — L'Atelier politique · Alma Dufour: «Le premier pays qui se sera débarrassé des énergies fossiles sera très avantagé»Vérifier à 20:22
« Mais évidemment. Sinon, on ne peut pas faire ça. On ne peut pas engager de telles dépenses. Et c'est ça que je veux dire. C'est-à-dire qu'on offre un spectacle, on offre un concert gratuit d'artistes quand même de haut niveau, d'artistes qui se produisent dans tous les festivals de France, à la jeunesse notamment parce qu'on a fait une programmation ciblée aussi sur les jeunes. »
RMC — Apolline Matin · L'invitée d'Apolline Matin : Alma Dufour - 18/06Vérifier à 1:40
« Mais ça veut dire, on est déjà, il dit que c'est un droit et pas que c'est ce que nous, on aimerait faire, parce que je rappelle quand même que la France insoumise... »
RMC — Apolline Matin · L'invitée d'Apolline Matin : Alma Dufour - 18/06Vérifier à 5:45
« Alors, je voulais finir sur l'électrification. Je suis pour qu'on augmente les aides. Il n'y a aucun souci. Le problème, c'est que l'année dernière, elles ont été divisées par deux. Et on n'arrêtait pas de leur dire « Là, encore une fois, vous avez zéro vision. » Les aides à l'acquisition des véhicules électriques. Vous avez zéro vision. Donc là, il dit « Je les double », en fait, il les remet au niveau de 2024. Même si M. Lecornu, ce n'est pas génial. Encore une fois, c'est ça la philosophie. Ils refusent d'aller demander aux constructeurs automobiles de baisser leur prix. Et donc, même avec les aides, ça reste inabordable pour les Français. Et c'est là où le gouvernement... »
RFI — L'Atelier politique · Alma Dufour: «Le premier pays qui se sera débarrassé des énergies fossiles sera très avantagé»Vérifier à 28:50
« Bien sûr, mais parce qu'on inverse le dominé, le dominant et c'est bien ça qui me choque dans la rhétorique débile de l'extrême droite. C'est qu'ils vous disent, en gros, on fait le parallèle, c'est choquant. Mais ils oublient que justement les gens dont on parle sont des gens qui n'ont jamais eu accès aux privilèges auxquels eux ont eu accès, notamment à la représentation politique. Donc c'est complètement hubuesque de traiter ça de la même manière. Des maires non racisés et des députés non racisés, il n'y a que ça en France. Et ce n'est absolument pas un problème. Le problème est pourquoi il y a moins de femmes, pourquoi il y a moins d'ouvriers, pourquoi il y a moins de personnes racisées. Et nous, notre rôle, c'est de rééquilibrer tout ça. »
RFI — L'Atelier politique · Alma Dufour: «Le premier pays qui se sera débarrassé des énergies fossiles sera très avantagé»Vérifier à 37:36
« Mais parce qu'ils se sont faits, encore une fois, c'est eux qui se font des marges incroyables. Ils ont multiplié par 4 leur rentabilité en 10 ans. Là, ils ont enchaîné les records de dividendes. En fait, c'est Total qui se fait de l'argent. Ce n'est pas Leclerc qui se fait de l'argent à la pompe. Donc Total, qui est le responsable de l'explosion des prix, oui, à beau jeu de dire « Ah ben moi, je vous bloque le prix à l'essence. » Et donc du coup, tout le monde va chez Total. Enfin, vous imaginez quand même. C'est une prime aux voyous. Pardon, mais je le dis. Donc cette mesure-là, elle est totalement contre-productive parce que si vous n'encadrez pas les activités de Total et si vous lui laissez se faire des marges indécentes dans la production de pétrole, quel est l'intérêt pour Total d'arrêter de développer des projets pétroliers à travers le monde ? Zéro. Et c'est d'ailleurs, pour finir, pardon, c'est exactement ce qu'ils viennent de faire avec qui ? Avec les États-Unis. Imaginez-vous qu'ils avaient signé avec Biden pour faire des éoliennes aux États-Unis, que Trump leur a dit « Les éoliennes, c'est moche, ça ne sert à rien, etc. » Ils ont dit « Casse-la-ne-tienne, on va prendre le même argent pour faire du pétrole. » Donc c'est ça que je veux dire. Ce n'est pas aux Français de payer un prix qui augmente du pétrole, il faut bloquer les prix, mais c'est à l'État de taxer ceux qui font de l'argent, du vrai argent, avec cette énergie qui finira par nous envoyer dans le mur. »
RFI — L'Atelier politique · Alma Dufour: «Le premier pays qui se sera débarrassé des énergies fossiles sera très avantagé»Vérifier à 27:38
« Il y a une prise de risque évidemment parce que quand on s'en prend à une multinationale dont les impacts sociaux et environnementaux sont connus, ce n'est pas si simple. C'est une multinationale qui emploie quand même des gens sur site. Là il y avait aussi beaucoup de chauffeurs de poids lourds étrangers qui ne comprenaient pas bien ce qui se passait, qui ne parlaient pas français. C'est d'ailleurs un autre problème aussi des anthropologistiques, c'est qu'ils font travailler beaucoup de travailleurs détachés dans des conditions déplorables. Ils n'ont même pas accès aux toilettes, etc. Et donc là il y avait une file de camions qui s'étendaient, qui bloquaient la circulation. Et c'était dur. Mais ça s'est très bien passé à l'intérieur du site parce que justement les syndicats d'Amazon et aussi les salariés d'Amazon savent bien que le modèle pour lequel ils travaillent est négatif pour la société dans son ensemble. Il ne reste pas d'ailleurs plus de deux ans. Les conditions de travail sont déplorables aussi à l'intérieur des entrepôts. Et on a fini dans cette campagne par créer justement une sorte de convergence des luttes entre les écolos, les travailleurs, les petits commerces et avec vraiment une lutte des classes au sens propre du terme qui était très belle. »
LCP — La Politique et moi · Alma Dufour, une activiste écolo chez LFIVérifier à 2:26
« Alors, déjà, ça va dépendre de la taille et du poids des véhicules. Parce que l'enjeu aussi dans la voiture électrique, c'est que c'est un très bon calcul environnemental si ce n'est pas des énormes SUV qui, non seulement, vont polluer énormément à la fabrication, mais qui, en plus, vont pomper plus d'électricité. C'est pas seulement l'expression, mais moi, c'est ça. Donc, si, là, encore une fois, les constructeurs acceptent de rentrer dans un pacte social avec le gouvernement, bon, Macron qui ne leur propose pas, mais nous, si on était au pouvoir, c'est ce qu'on leur proposerait. C'est-à-dire des voitures électriques légères à très bas coût, c'est-à-dire moins de 20 000 euros et nous, l'État met la différence pour que la voiture atteigne 10 000 euros et on fait des systèmes d'avance de préat au zéro, etc., pour que tous les ménages puissent être équipés. Et est-ce que c'est possible ? Là, aujourd'hui, on a l'électricité pour le faire, on est largement excédentaire, on est le premier exportateur net d'électricité d'Europe, clairement, et de très, très, très, très loin. Est-ce que ça veut dire, effectivement, qu'on pourra supporter toute l'électrification en sortant du nucléaire aujourd'hui ? Non, il faut développer massivement les renouvelables et il va falloir sans doute recaréner les centrales nucléaires, enfin, c'est même pas sans doute, il va falloir de toute manière jongler avec ces deux impératifs, tout en sachant que l'horizon, il est quand même, quand on pourra, de sortir de cette énergie nucléaire qui reste dangereuse, même si elle est très efficace. »
RFI — L'Atelier politique · Alma Dufour: «Le premier pays qui se sera débarrassé des énergies fossiles sera très avantagé»Vérifier à 32:45