Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
2 juil. 2022 au 11 août 2026
Questions
133
Entretiens
Non renseigné
Sources
Non renseigné
Heures analysées
Non renseigné
Répartition sur 133 questions évaluables
Réponse directe
65
Réponse partielle
29
Réponse à côté
39
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 51 à 75 sur 133
Question 51Alma Dufour, une activiste écolo chez LFI
Alors quand on vous voit en activiste qui enfreint les lois, on se dit que vous avez dû naître un peu le point levé dans le verso. Alors c'est pas du tout le cas, vous dites que vous avez eu un réveil militant assez tardif. Pourquoi ?
Réponse directe
Eh bien parce que je pense que moi j'ai grandi dans une famille, ma mère est abstentionniste. Mon père est plutôt de droite. J'ai pas grandi dans une famille qui m'a éduquée au militantisme. J'ai pas été dans une faculté, j'étais à la Sorbonne mais en droit. Alors vous voyez, c'est pas non plus le foyer du militantisme.
« Eh bien parce que je pense que moi j'ai grandi dans une famille, ma mère est abstentionniste. »
LCP — La Politique et moi · Alma Dufour, une activiste écolo chez LFIVérifier à 5:03
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Contre-arguments traités1 févr. 2023 au 11 août 2026 · 14 observations15 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Je ne pense pas, parce que je pense que les Françaises et les Français ont vraiment, vraiment, vraiment assez de la Macronie et de la droite. Et même si, maintenant, M. Attal découvre, on doit lui rappeler qu'il a été au pouvoir pendant plusieurs années, qu'il a fait partie des plus proches d'Emmanuel Macron, Édouard Philippe, la même chose, même si ces gens-là vont se faire passer pour le renouveau, je pense que les Françaises et les Français ne sont pas dupes et comprennent bien que c'est Blanc-Bonnet, Bonnet-Blanc et Blanc-Bonnet, et qu'en fait, c'est le même modèle, la même salade économique qui ne fonctionne plus, qu'on vous resserre à chaque fois, et que les Français donnent vraiment du changement. Et c'est pour ça qu'à la fois, effectivement, le Rassemblement National est aussi haut, mais aussi la France insoumise. »
Méthode, périmètre et limitesVersion small-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
4 sept. 2026
Données arrêtées au :
5 sept. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
Voir 1 autre passage
« Mon père est plutôt de droite. J'ai pas grandi dans une famille qui m'a éduquée au militantisme. J'ai pas été dans une faculté, j'étais à la Sorbonne mais en droit. Alors vous voyez, c'est pas non plus le foyer du militantisme. »
LCP — La Politique et moi · Alma Dufour, une activiste écolo chez LFIVérifier à 5:11
Question 52Alma Dufour, une activiste écolo chez LFI
Ah oui, ça c'est la notoriété si vous le vivez mal ?
Réponse directe
Je le vis bien parce que pour l'instant, les gens, c'est pour me dire merci, me faire des câlins, etc. Mais des fois, c'est vrai qu'on a envie d'écouter sa musique, d'avoir sa capuche. Et voilà, c'est plus trop possible maintenant. Merci beaucoup. Merci à vous.
« Je le vis bien parce que pour l'instant, les gens, c'est pour me dire merci, me faire des câlins, etc. Mais des fois, c'est vrai qu'on a envie d'écouter sa musique, d'avoir sa capuche. Et voilà, c'est plus trop possible maintenant. »
LCP — La Politique et moi · Alma Dufour, une activiste écolo chez LFIVérifier à 12:54
Question 53Alma Dufour, une activiste écolo chez LFI
Vous avez mal vécu ?
Réponse directe
Oui, très très mal vécu.
« Oui, très très mal vécu. »
LCP — La Politique et moi · Alma Dufour, une activiste écolo chez LFIVérifier à 12:10
Question 54Alma Dufour, une activiste écolo chez LFI
Alors, à l'échange, je n'ai pas agressif, mais ce qui a pu surprendre, c'est la méthode. Filmer comme ça la Première Ministre dans les couloirs de l'Assemblée, l'interpeller, ça ne s'était jamais fait jusqu'à présent. Moi, je me pose juste une question. Vous aviez préparé votre coup ?
Réponse directe
Alors, en fait, je suis passée dans la cour et j'ai vu des collaborateurs de la France Insoumise. Mais moi, ce n'était pas du tout préparé. J'y allais pour rentrer dans l'hémicycle. Ils m'ont dit, elle va passer, elle est partie par là, elle va sortir. Ils m'ont dit, viens, viens. J'ai couru, je me suis retrouvée devant elle et ce n'était pas du tout préparé.
« Mais moi, ce n'était pas du tout préparé. J'y allais pour rentrer dans l'hémicycle. Ils m'ont dit, elle va passer, elle est partie par là, elle va sortir. Ils m'ont dit, viens, viens. J'ai couru, je me suis retrouvée devant elle et ce n'était pas du tout préparé. »
LCP — La Politique et moi · Alma Dufour, une activiste écolo chez LFIVérifier à 10:30
Question 55Alma Dufour, une activiste écolo chez LFI
C'est la députée activiste qui est en train de naître ?
Réponse partielle
Ah bah oui, c'était mes réflexes d'activiste parce qu'on avait, ce moment, toutes les oppositions, il faut quand même le dire, donc la droite aussi avait voté pour 15 milliards pour la rénovation thermique des logements. Et on l'a vu après à quel point c'était important quand il y a eu la crise du gaz, la crise de l'électricité. Et on s'est fait balayer à coups de 49-3, y compris quand toutes les oppositions arrivent à se mettre d'accord. Et ça, c'est inacceptable.
« Ah bah oui, c'était mes réflexes d'activiste parce qu'on avait, ce moment, toutes les oppositions, il faut quand même le dire, donc la droite aussi avait voté pour 15 milliards pour la rénovation thermique des logements. Et on l'a vu après à quel point c'était important quand il y a eu la crise du gaz, la crise de l'électricité. Et on s'est fait balayer à coups de 49-3, y compris quand toutes les oppositions arrivent à se mettre d'accord. Et ça, c'est inacceptable. »
LCP — La Politique et moi · Alma Dufour, une activiste écolo chez LFIVérifier à 10:42
Question 56Alma Dufour, une activiste écolo chez LFI
Vous vous sentiez pas concernée par les questions d'écologie ?
Réponse partielle
Je me sentais surtout concernée par le social. Par contre j'ai grandi avec une mère qui pendant une grosse partie de ma vie était au RSA, dans une cité HLM et j'étais tiraillée dans ma famille par des origines sociales différentes et du coup une difficulté à comprendre de quel côté je me situais et comment fonctionnait le monde. Et donc j'ai pris vraiment le temps de réfléchir.
« Je me sentais surtout concernée par le social. Par contre j'ai grandi avec une mère qui pendant une grosse partie de ma vie était au RSA, dans une cité HLM et j'étais tiraillée dans ma famille par des origines sociales différentes et du coup une difficulté à comprendre de quel côté je me situais et comment fonctionnait le monde. Et donc j'ai pris vraiment le temps de réfléchir. »
LCP — La Politique et moi · Alma Dufour, une activiste écolo chez LFIVérifier à 5:25
Question 57Alma Dufour, une activiste écolo chez LFI
Vous-même, vous avez été ciblée ?
Réponse directe
J'ai été ciblée, alors que je ne faisais rien. Je précise quand même, parce que les gens s'imaginent souvent que quand on se prend un tir de LBD ou qu'on est ciblé, c'est qu'on l'a bien cherché. Qu'on jette des cocktails Molotov sur la police, qu'on casse des vitrines, etc. Ce n'était pas du tout mon cas. Et les gens que je connais qui ont été éborgnés aussi, l'ont été en faisant rien.
« J'ai été ciblée, alors que je ne faisais rien. Je précise quand même, parce que les gens s'imaginent souvent que quand on se prend un tir de LBD ou qu'on est ciblé, c'est qu'on l'a bien cherché. Qu'on jette des cocktails Molotov sur la police, qu'on casse des vitrines, etc. Ce n'était pas du tout mon cas. Et les gens que je connais qui ont été éborgnés aussi, l'ont été en faisant rien. »
LCP — La Politique et moi · Alma Dufour, une activiste écolo chez LFIVérifier à 8:22
Question 58Alma Dufour, une activiste écolo chez LFI
Vous le connaissez personnellement du coup ?
Réponse directe
Oui. De loin, c'est un petit... Mais il était... Je peux vous dire qu'à 10 ans, il était déjà massif. Déjà un mètre sur un mètre, le gamin. Impressionnant. Ma famille vient du même village, Castelno-Magnuac. Oui, tout à fait. Pour pouvoir encore prendre le métro sans qu'on me reconnaisse.
« Oui. De loin, c'est un petit... Mais il était... Je peux vous dire qu'à 10 ans, il était déjà massif. Déjà un mètre sur un mètre, le gamin. Impressionnant. »
LCP — La Politique et moi · Alma Dufour, une activiste écolo chez LFIVérifier à 12:32Voir 1 autre passage
« Ma famille vient du même village, Castelno-Magnuac. Oui, tout à fait. »
LCP — La Politique et moi · Alma Dufour, une activiste écolo chez LFIVérifier à 12:40
Question 59Alma Dufour, une activiste écolo chez LFI
Est-ce que cet engagement aux côtés des Gilets jaunes vous a radicalisé, vous a rapproché d'un engagement politique ?
Réponse partielle
Ça a été le tournant de ma vie. Déjà pour les gens que j'ai vus, pour la beauté des gens que j'ai vus, le courage des gens que j'ai vus. Et puis parce que j'ai découvert la brutalité de l'État, d'un gouvernement qui se sent menacé par son peuple. On était dans un moment quasi révolutionnaire à ce moment-là. Et j'ai vu que tous les grands discours de « on écoute les Français », « ils ont le droit de s'exprimer », etc., se sont d'un coup arrêtés face à une vague de colère qu'on n'avait jamais vue depuis très longtemps. Et d'un coup, la répression s'est déchaînée.
« Ça a été le tournant de ma vie. Déjà pour les gens que j'ai vus, pour la beauté des gens que j'ai vus, le courage des gens que j'ai vus. »
LCP — La Politique et moi · Alma Dufour, une activiste écolo chez LFIVérifier à 7:44Voir 1 autre passage
« Et puis parce que j'ai découvert la brutalité de l'État, d'un gouvernement qui se sent menacé par son peuple. On était dans un moment quasi révolutionnaire à ce moment-là. Et j'ai vu que tous les grands discours de « on écoute les Français », « ils ont le droit de s'exprimer », etc., se sont d'un coup arrêtés face à une vague de colère qu'on n'avait jamais vue depuis très longtemps. Et d'un coup, la répression s'est déchaînée. »
LCP — La Politique et moi · Alma Dufour, une activiste écolo chez LFIVérifier à 7:53
Question 60Alma Dufour, une activiste écolo chez LFI
Alors, il y a un autre élément qui a accéléré votre engagement en politique. Vous l'avez évoqué d'un mot. C'est début 2021, le vote de la loi Climat. Vous aviez travaillé, vous aviez fait du lobbying auprès des députés. Vous aviez convaincu d'ailleurs certains de voter un moratoire sur les installations d'Entrepôt Amazon. Et tout ça a été balayé d'un revers de main par la majorité. Ça vous a mis en colère ?
Réponse directe
Excessivement en colère.
« Excessivement en colère. »
LCP — La Politique et moi · Alma Dufour, une activiste écolo chez LFIVérifier à 8:57
Question 61Alma Dufour, une activiste écolo chez LFI
Alors ce n'est pas tous les jours qu'on reçoit une députée qui assume fièrement d'avoir été condamnée par la justice. Ça remonte à l'époque où vous étiez porte-parole des Amis de la Terre, c'est une ONG écologiste. Vous étiez allée décrocher le portrait d'Emmanuel Macron dans une des mairies d'arrondissement de Paris. C'était pour dénoncer l'inaction climatique, ça vous a valu une amende je crois de 500 euros. Alors ça c'était du temps de l'activiste écolo Alma Dufour. Est-ce que la députée Alma Dufour referait la même chose aujourd'hui ?
Réponse directe
Bien sûr que non, parce que justement le rôle des activistes c'est de tirer la sonnette d'alarme pour alerter les pouvoirs publics sur une situation qui est devenue insupportable, qu'elle soit écologique ou sociale. Et le rôle des politiques c'est d'entendre la détresse du peuple qui peut s'exprimer de façon plus ou moins légale, plus ou moins violente. Le rôle d'un député c'est de faire changer la loi, mais de la respecter du coup, évidemment.
« Bien sûr que non, parce que justement le rôle des activistes c'est de tirer la sonnette d'alarme pour alerter les pouvoirs publics sur une situation qui est devenue insupportable, qu'elle soit écologique ou sociale. Et le rôle des politiques c'est d'entendre la détresse du peuple qui peut s'exprimer de façon plus ou moins légale, plus ou moins violente. Le rôle d'un député c'est de faire changer la loi, mais de la respecter du coup, évidemment. »
LCP — La Politique et moi · Alma Dufour, une activiste écolo chez LFIVérifier à 0:53
Question 62Alma Dufour, une activiste écolo chez LFI
Sur une quinzaine c'est ça à peu près ?
Réponse directe
Sur une quinzaine. Et pendant le Covid, la France est le seul pays où Amazon n'a pas gagné des parts de marché. Ce qui est quand même, il faut se rendre compte. Et pourquoi les analystes économiques l'attribuaient au mouvement anti-Amazon dont on était en fait la cheville ouvrière. Et justement, ça m'a montré qu'avec de la détermination du collectif et de l'intelligence appliquée au bon endroit, on peut faire bouger énormément de choses. Et j'ai porté une loi qui arrivait jusqu'à l'Assemblée, jusqu'au Sénat, où les sénateurs pourtant de droite avaient voté pour le moratoire sur les nouveaux entrepôts de l'e-commerce. Ça prouve qu'en fait, avec le peuple peut tout. Et que s'il y a si peu nom…
« Sur une quinzaine. Et pendant le Covid, la France est le seul pays où Amazon n'a pas gagné des parts de marché. Ce qui est quand même, il faut se rendre compte. Et pourquoi les analystes économiques l'attribuaient au mouvement anti-Amazon dont on était en fait la cheville ouvrière. Et justement, ça m'a montré qu'avec de la détermination du collectif et de l'intelligence appliquée au bon endroit, on peut faire bouger énormément de choses. Et j'ai porté une loi qui arrivait jusqu'à l'Assemblée, jusqu'au Sénat, où les sénateurs pourtant de droite avaient voté pour le moratoire sur les nouveaux entrepôts de l'e-commerce. »
LCP — La Politique et moi · Alma Dufour, une activiste écolo chez LFIVérifier à 3:45
Question 63Alma Dufour, une activiste écolo chez LFI
Et là, c'est quoi ?
Réponse à côté
Ah bah oui, c'était mes réflexes d'activiste parce qu'on avait, ce moment, toutes les oppositions, il faut quand même le dire, donc la droite aussi avait voté pour 15 milliards pour la rénovation thermique des logements. Et on l'a vu après à quel point c'était important quand il y a eu la crise du gaz, la crise de l'électricité. Et on s'est fait balayer à coups de 49-3, y compris quand toutes les oppositions arrivent à se mettre d'accord. Et ça, c'est inacceptable.
« Ah bah oui, c'était mes réflexes d'activiste parce qu'on avait, ce moment, toutes les oppositions, il faut quand même le dire, donc la droite aussi avait voté pour 15 milliards pour la rénovation thermique des logements. Et on l'a vu après à quel point c'était important quand il y a eu la crise du gaz, la crise de l'électricité. Et on s'est fait balayer à coups de 49-3, y compris quand toutes les oppositions arrivent à se mettre d'accord. Et ça, c'est inacceptable. »
LCP — La Politique et moi · Alma Dufour, une activiste écolo chez LFIVérifier à 10:42
Question 64Alma Dufour, une activiste écolo chez LFI
On va passer à notre quiz à présent pour conclure l'émission. Vous allez devoir compléter les phrases que je vais vous proposer. On y va. Quand on a été élève à la Légion d'honneur ?
Réponse à côté
Ça a été très dur.
« Ça a été très dur. »
LCP — La Politique et moi · Alma Dufour, une activiste écolo chez LFIVérifier à 12:08
Question 65Alma Dufour, une activiste écolo chez LFI
Un autre combat que vous avez mené en tant que militante dans une ONG a progressé à l'Assemblée ces derniers jours. C'est le combat contre ce qu'on appelle la fast fashion, la mode jetable, avec une proposition de loi d'horizon que LFI a votée. Est-ce que vous diriez que la députée Alma Dufour a récolté là les fruits du combat de la militante activiste ?
Réponse directe
Je crois bien que oui. Je crois bien que oui parce que les gens qui ont inspiré cette loi auprès de la rapporteur sont en fait les gens, sont mon collectif, les Amis de la Terre sont le collectif en mode climat, donc des entreprises avec qui je travaillais à l'époque du Made in France. Et c'est quelque chose qu'on poussait depuis 4 ans et ça a enfin fait son chemin. Et c'est vrai, c'est un des moments les plus heureux que j'ai eus, c'est-à-dire de pouvoir contribuer. Et j'ai beaucoup, beaucoup donné de ma personne en commission. Contribuer pour en faire une loi qui, si elle va jusqu'au bout du processus, pourrait vraiment révolutionner le secteur sur une dizaine d'années. C'est une énorme f…
« Je crois bien que oui. Je crois bien que oui parce que les gens qui ont inspiré cette loi auprès de la rapporteur sont en fait les gens, sont mon collectif, les Amis de la Terre sont le collectif en mode climat, donc des entreprises avec qui je travaillais à l'époque du Made in France. Et c'est quelque chose qu'on poussait depuis 4 ans et ça a enfin fait son chemin. Et c'est vrai, c'est un des moments les plus heureux que j'ai eus, c'est-à-dire de pouvoir contribuer. Et j'ai beaucoup, beaucoup donné de ma personne en commission. Contribuer pour en faire une loi qui, si elle va jusqu'au bout du processus, pourrait vraiment révolutionner le secteur sur une dizaine d'années. C'est une énorme fierté. »
LCP — La Politique et moi · Alma Dufour, une activiste écolo chez LFIVérifier à 11:23
Question 66Alma Dufour, une activiste écolo chez LFI
Et derrière ce type d'action, il y a quand même l'idée que quelques individus peuvent faire plier une multinationale qui fait 560 milliards de dollars de chiffre d'affaires. Vous y croyez vraiment à ça ?
Réponse directe
Eh bien écoutez, on a été en tout cas un énorme caillou dans leurs chaussures parce qu'on a fait plus que bloquer les entrepôts, on a fait annuler 5 projets d'entrepôts en France. Sur une quinzaine. Et pendant le Covid, la France est le seul pays où Amazon n'a pas gagné des parts de marché. Ce qui est quand même, il faut se rendre compte. Et pourquoi les analystes économiques l'attribuaient au mouvement anti-Amazon dont on était en fait la cheville ouvrière. Et justement, ça m'a montré qu'avec de la détermination du collectif et de l'intelligence appliquée au bon endroit, on peut faire bouger énormément de choses. Et j'ai porté une loi qui arrivait jusqu'à l'Assemblée, jusqu'au Sénat, où le…
« Eh bien écoutez, on a été en tout cas un énorme caillou dans leurs chaussures parce qu'on a fait plus que bloquer les entrepôts, on a fait annuler 5 projets d'entrepôts en France. »
LCP — La Politique et moi · Alma Dufour, une activiste écolo chez LFIVérifier à 3:34Voir 2 autres passages
« Sur une quinzaine. Et pendant le Covid, la France est le seul pays où Amazon n'a pas gagné des parts de marché. Ce qui est quand même, il faut se rendre compte. Et pourquoi les analystes économiques l'attribuaient au mouvement anti-Amazon dont on était en fait la cheville ouvrière. Et justement, ça m'a montré qu'avec de la détermination du collectif et de l'intelligence appliquée au bon endroit, on peut faire bouger énormément de choses. Et j'ai porté une loi qui arrivait jusqu'à l'Assemblée, jusqu'au Sénat, où les sénateurs pourtant de droite avaient voté pour le moratoire sur les nouveaux entrepôts de l'e-commerce. »
LCP — La Politique et moi · Alma Dufour, une activiste écolo chez LFIVérifier à 3:45
« Ça prouve qu'en fait, avec le peuple peut tout. Et que s'il y a si peu nombreux, on a réussi à avoir un effet pareil, imaginez si des millions de personnes s'organisaient comme on s'est organisé nous à l'époque. »
Question 67Alma Dufour, une activiste écolo chez LFI
Comment est-ce qu'on appréhende ça ?
Réponse partielle
Il y a une prise de risque évidemment parce que quand on s'en prend à une multinationale dont les impacts sociaux et environnementaux sont connus, ce n'est pas si simple. C'est une multinationale qui emploie quand même des gens sur site. Là il y avait aussi beaucoup de chauffeurs de poids lourds étrangers qui ne comprenaient pas bien ce qui se passait, qui ne parlaient pas français. C'est d'ailleurs un autre problème aussi des anthropologistiques, c'est qu'ils font travailler beaucoup de travailleurs détachés dans des conditions déplorables. Ils n'ont même pas accès aux toilettes, etc. Et donc là il y avait une file de camions qui s'étendaient, qui bloquaient la circulation. Et c'était dur.…
« Il y a une prise de risque évidemment parce que quand on s'en prend à une multinationale dont les impacts sociaux et environnementaux sont connus, ce n'est pas si simple. C'est une multinationale qui emploie quand même des gens sur site. Là il y avait aussi beaucoup de chauffeurs de poids lourds étrangers qui ne comprenaient pas bien ce qui se passait, qui ne parlaient pas français. C'est d'ailleurs un autre problème aussi des anthropologistiques, c'est qu'ils font travailler beaucoup de travailleurs détachés dans des conditions déplorables. Ils n'ont même pas accès aux toilettes, etc. Et donc là il y avait une file de camions qui s'étendaient, qui bloquaient la circulation. Et c'était dur. Mais ça s'est très bien passé à l'intérieur du site parce que justement les syndicats d'Amazon et aussi les salariés d'Amazon savent bien que le modèle pour lequel ils travaillent est négatif pour la société dans son ensemble. Il ne reste pas d'ailleurs plus de deux ans. Les conditions de travail sont déplorables aussi à l'intérieur des entrepôts. Et on a fini dans cette campagne par créer justement une sorte de convergence des luttes entre les écolos, les travailleurs, les petits commerces et avec vraiment une lutte des classes au sens propre du terme qui était très belle. »
LCP — La Politique et moi · Alma Dufour, une activiste écolo chez LFIVérifier à 2:26
Question 68Alma Dufour, une activiste écolo chez LFI
Alors des blocages d'entrepôts Amazon comme celui-ci, vous en avez fait plusieurs. Là c'était à Bretigny-sur-Or je crois, c'était le jour du Black Friday. On voit que vous êtes assez peu nombreux. Vous allez un peu déranger les gens sur place, les gens qui travaillent. Il y a une prise de risque derrière ça ?
Réponse directe
Il y a une prise de risque évidemment parce que quand on s'en prend à une multinationale dont les impacts sociaux et environnementaux sont connus, ce n'est pas si simple. C'est une multinationale qui emploie quand même des gens sur site. Là il y avait aussi beaucoup de chauffeurs de poids lourds étrangers qui ne comprenaient pas bien ce qui se passait, qui ne parlaient pas français. C'est d'ailleurs un autre problème aussi des anthropologistiques, c'est qu'ils font travailler beaucoup de travailleurs détachés dans des conditions déplorables. Ils n'ont même pas accès aux toilettes, etc. Et donc là il y avait une file de camions qui s'étendaient, qui bloquaient la circulation. Et c'était dur.…
« Il y a une prise de risque évidemment parce que quand on s'en prend à une multinationale dont les impacts sociaux et environnementaux sont connus, ce n'est pas si simple. C'est une multinationale qui emploie quand même des gens sur site. Là il y avait aussi beaucoup de chauffeurs de poids lourds étrangers qui ne comprenaient pas bien ce qui se passait, qui ne parlaient pas français. C'est d'ailleurs un autre problème aussi des anthropologistiques, c'est qu'ils font travailler beaucoup de travailleurs détachés dans des conditions déplorables. Ils n'ont même pas accès aux toilettes, etc. Et donc là il y avait une file de camions qui s'étendaient, qui bloquaient la circulation. Et c'était dur. Mais ça s'est très bien passé à l'intérieur du site parce que justement les syndicats d'Amazon et aussi les salariés d'Amazon savent bien que le modèle pour lequel ils travaillent est négatif pour la société dans son ensemble. Il ne reste pas d'ailleurs plus de deux ans. Les conditions de travail sont déplorables aussi à l'intérieur des entrepôts. Et on a fini dans cette campagne par créer justement une sorte de convergence des luttes entre les écolos, les travailleurs, les petits commerces et avec vraiment une lutte des classes au sens propre du terme qui était très belle. »
LCP — La Politique et moi · Alma Dufour, une activiste écolo chez LFIVérifier à 2:26
Question 69Répression anti-Palestine, Panot convoquée, Mélenchon censuré : "Macron, autoritaire et fascisant" | Alma Dufour
Et pour continuer sur la question de la temporalité, ça arrive aussi au moment où vous menez une très belle campagne, il faut le dire, puisque vous arrivez quand même à mobiliser comme peu de partis le font. Donc la candidate et la fille, Rima San, fait vraiment peur, son arrivée à l'Assemblée, à la... Je vais y arriver au Parlement européen ?
Réponse directe
Tout à fait. On l'a mis en septième position, donc juste après les députés européens sortants, donc qu'on veut absolument réélire, dont évidemment Manon Aubry, notre tête de liste. Si on l'a mis à cette position quand même très élevée sur une liste, c'est parce qu'on veut qu'elle soit élue et on est quasiment sûr qu'elle le sera. Et si les gens participent, si les gens veulent le 9 juin envoyer le signal que non, une partie de la population française n'est pas résignée à ce qui se passe à Gaza et que c'est le premier génocide du XXIe siècle et qu'on ne peut pas regarder un génocide être filmé en direct avec la complicité des États occidentaux qui sont censés incarner soi-disant le camp du b…
« Tout à fait. On l'a mis en septième position, donc juste après les députés européens sortants, donc qu'on veut absolument réélire, dont évidemment Manon Aubry, notre tête de liste. Si on l'a mis à cette position quand même très élevée sur une liste, c'est parce qu'on veut qu'elle soit élue et on est quasiment sûr qu'elle le sera. Et si les gens participent, si les gens veulent le 9 juin envoyer le signal que non, une partie de la population française n'est pas résignée à ce qui se passe à Gaza et que c'est le premier génocide du XXIe siècle et qu'on ne peut pas regarder un génocide être filmé en direct avec la complicité des États occidentaux qui sont censés incarner soi-disant le camp du bien, c'est le moment de se mobiliser le 9 juin. Et effectivement, Rima San pourrait arriver au Parlement européen et ce serait un tournant majeur pour la cause palestinienne au niveau européen et dans le monde entier. C'est un symbole fort. Et c'est un symbole très très fort. Et sa voix, non seulement elle est un symbole, mais en plus c'est une experte du droit international. Sa voix portera énormément. Elle a travaillé sur la question des réfugiés en général. Et Dieu sait qu'on a besoin aujourd'hui d'une Europe plus humaine sur cette question-là avec le drame qu'a constitué Frontex. Donc oui, il y a une volonté d'empêcher cette femme de tête, cette femme de combat, cette femme de valeur d'atteindre le Parlement européen et d'incarner enfin la voix des Palestiniens et des Palestiennes qui a été silenciée depuis 75 ans en réalité. »
Le Média — Podcasts · Répression anti-Palestine, Panot convoquée, Mélenchon censuré : "Macron, autoritaire et fascisant" | Alma DufourVérifier à 4:18
Question 70Répression anti-Palestine, Panot convoquée, Mélenchon censuré : "Macron, autoritaire et fascisant" | Alma Dufour
Effectivement, vous l'avez rappelé, des syndicalistes ont été visés. Jean-Paul Delesco, secrétaire général de l'Union départementale de la CGT du Nord, a été condamné à un an de prison avec sursis. On n'a jamais vu ça, pour Apologie du Terrorisme, suite à des propos tenus dans un tract de soutien à la Palestine. Alma Dufour, qui sont les organisations à l'origine de ces convocations ?
Réponse directe
Alors, on a appris qu'il semblerait que ce soit une organisation qui s'appelle l'Association de l'Organisation Européenne, je crois, qui en fait est une association militante sioniste, qui constitue un lobby d'intérêt, et très proche du gouvernement Netanyahou. En tout cas, on a vu la présidente de cette association en photo avec le président israélien il y a encore peu. Et c'est une association qui a notamment porté plainte auprès de la Cour de justice de l'Union européenne sur le fait de marquer l'origine des produits fabriqués dans les colonies israéliennes en Cisjordanie. Donc, c'est une association qui est ouvertement soutien. De fait, la colonisation en Cisjordanie, qu'il faut le rapp…
« Alors, on a appris qu'il semblerait que ce soit une organisation qui s'appelle l'Association de l'Organisation Européenne, je crois, qui en fait est une association militante sioniste, qui constitue un lobby d'intérêt, et très proche du gouvernement Netanyahou. En tout cas, on a vu la présidente de cette association en photo avec le président israélien il y a encore peu. Et c'est une association qui a notamment porté plainte auprès de la Cour de justice de l'Union européenne sur le fait de marquer l'origine des produits fabriqués dans les colonies israéliennes en Cisjordanie. Donc, c'est une association qui est ouvertement soutien. De fait, la colonisation en Cisjordanie, qu'il faut le rappeler, n'est pas contrôlée par le Hamas. Donc, du coup, la question de la Cisjordanie prouve en fait toujours le double discours des personnes qui défendent les attaques du gouvernement israélien sur la population palestinienne juste par l'existence du Hamas, puisqu'en Cisjordanie, il n'y a pas le Hamas, et pourtant des civils sont tués à l'heure actuelle. Donc, il faut toujours le rappeler. Et donc, cette association n'est absolument pas neutre. Et en fait, soutien, de fait, est un soutien à bras armé de la politique de Netanyahou en France. Elle n'est pas la seule. Il y en a d'autres. Et on a aussi, évidemment, des politiciens de premier plan, comme Meilleur Habib, qui a encore dit, il y a très peu de temps, qu'Israël continuerait jusqu'au bout de faire son œuvre. Est-ce que vous vous songez ? Et on attend toujours. Et personne ne le convoque pour apologie de crime contre l'humanité. »
Le Média — Podcasts · Répression anti-Palestine, Panot convoquée, Mélenchon censuré : "Macron, autoritaire et fascisant" | Alma DufourVérifier à 9:31
Question 71Répression anti-Palestine, Panot convoquée, Mélenchon censuré : "Macron, autoritaire et fascisant" | Alma Dufour
Cet appel a été lancé depuis la marche contre le racisme, l'islamophobie et la protection des enfants qui a eu lieu dimanche 21 avril et qui avait également été interdite par la préfecture. Mais bon, il y a eu... La justice a été saisie et cette marche a été maintenue. Alma Dufour, votre parti politique, est-ce qu'il saisit cette main tendue à la fois par Révolution permanente et l'ONPA ?
Réponse directe
Oui, il l'a saisie. Et de fait, notre mouvement comprend bien l'enjeu en termes de liberté publique qui se joue aujourd'hui. le fait qu'on ait pu avoir effectivement des désaccords sur la manière de juger l'action du Hamas, effectivement, ne justifie absolument pas ce qui s'est passé concernant le MPA, ne justifie absolument pas qu'on puisse criminaliser des opinions politiques qui, comme vous l'avez dit, émanent de l'analyse, d'une analyse d'un contexte historique qui date depuis quand même 75 ans. Donc, effectivement, il y a de quoi avoir des désaccords, il y a de quoi lire les situations de façon différenciée. Et je pense que c'est surtout aux autres parties de la NUPES. Je dis encore la…
« Oui, il l'a saisie. Et de fait, notre mouvement comprend bien l'enjeu en termes de liberté publique qui se joue aujourd'hui. le fait qu'on ait pu avoir effectivement des désaccords sur la manière de juger l'action du Hamas, effectivement, ne justifie absolument pas ce qui s'est passé concernant le MPA, ne justifie absolument pas qu'on puisse criminaliser des opinions politiques qui, comme vous l'avez dit, émanent de l'analyse, d'une analyse d'un contexte historique qui date depuis quand même 75 ans. Donc, effectivement, il y a de quoi avoir des désaccords, il y a de quoi lire les situations de façon différenciée. Et je pense que c'est surtout aux autres parties de la NUPES. Je dis encore la NUPES parce que pour moi, elle n'est pas morte, même si pour les Européennes, on savait que ce serait difficile de comprendre qu'ils seront et elles seront les prochaines. Parce qu'ils ont toujours manqué de solidarité depuis le début de l'élection législative sur tous les sujets et évidemment sur celui-ci en premier lieu. Ils nous ont jetés tous sous le bus et en fait, de fait, ils ont servi la doctrine du gouvernement Macron. Ils ont servi le fait qu'on fasse des hommages différenciés, qu'on explique qu'il y a les victimes du terrorisme. C'est très dur d'être victime du terrorisme et d'être victime d'une armée régulière. C'est moins pire. Donc, du coup, on n'a pas les mêmes hommages. Enfin, des dingueries comme ça. Je pense à François Hollande. Je pense qu'il reprend les mots du président du CRI. Je pense à une espèce d'alignement qui fait qu'aujourd'hui, on a une gauche qui est incapable de voir ce qui se joue au Proche-Orient et qui regarde absolument atterrer passer le massacre et passer un génocide. Il faut qu'ils comprennent qu'on est dans une situation de crise et que dans les temps de crise, la droite se durcit, l'extrême droite monte et qu'on ne va pas laisser la gauche fleurir, respecter le débat démocratique, etc. pendant encore des années. Le fascisme est à nos portes. C'est les premiers à le dire. Mais si le fascisme est à nos portes, ça veut dire qu'effectivement, la gauche sera de plus en plus criminalisée. Est-ce que le fascisme n'est pas déjà là ? Et il est déjà. C'est ce que j'ai envie de dire. Je déteste mettre un signe égal entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen parce que c'est plus compliqué que ça. Néanmoins, Emmanuel Macron Emmanuel Macron est un président autoritaire fascisant qui commence à utiliser des méthodes et notamment avec Darmanin de plus en plus fasciste. Je pense que sous les gilets jaunes, même Nicolas Sarkozy aurait démissionné ou son gouvernement aurait changé de gouvernement après ce qui s'est passé, après les mutilations en série, etc. On s'est habitués à une forme de gouverner qui est extrêmement autoritaire et il est temps qu'une gauche soi-disant de bon ton bourgeoise se rende compte en fait qu'il n'y a pas de place pour eux sauf s'ils abondent avec le système néolibéral tel qu'il est et qu'à un moment donné, soit ils choisissent le camp de la gauche avec ses nuances et on fait front tous ensemble, soit ils rejoignent les macronistes. »
Le Média — Podcasts · Répression anti-Palestine, Panot convoquée, Mélenchon censuré : "Macron, autoritaire et fascisant" | Alma DufourVérifier à 15:26
Question 72Répression anti-Palestine, Panot convoquée, Mélenchon censuré : "Macron, autoritaire et fascisant" | Alma Dufour
Alors on apprend avec stupéfaction la convocation par la police de Mathilde Panot, c'est quand même la chef de file des députés pour la France Insoumise, donc dans le cadre d'une enquête pour apologie du terrorisme. Je le disais, vendredi 19 avril, c'était la candidate, elle est fille aux européennes, Rima Hassan, qui a prené sa convocation à la direction nationale de la police judiciaire afin d'être entendue librement le 30 avril. Comment réagissez-vous à cette série de convocations qui visent vos camarades et qui risquent de se poursuivre ?
Réponse directe
D'abord il y a eu de la stupéfaction évidemment, et puis maintenant de la colère, de la colère face à l'arbitraire, face aux méthodes du gouvernement Macron, et aussi face au déni et à la faillite et à la débâcle totale d'un système politico-médiatique français face à ce qui est en train de se passer à Gaza et du génocide en cours conduit par l'armée israélienne. Donc pour moi, il y a deux choses dans cette affaire. Il y a déjà la tendance fâcheuse du gouvernement d'Emmanuel Macron à criminaliser et à employer le mot terrorisme à tort et à travers concernant toutes ces oppositions. Je rappelais quand même les éco-terroristes, par exemple, ce sont des gens qui ont le malheur de peindre des t…
« D'abord il y a eu de la stupéfaction évidemment, et puis maintenant de la colère, de la colère face à l'arbitraire, face aux méthodes du gouvernement Macron, et aussi face au déni et à la faillite et à la débâcle totale d'un système politico-médiatique français face à ce qui est en train de se passer à Gaza et du génocide en cours conduit par l'armée israélienne. Donc pour moi, il y a deux choses dans cette affaire. Il y a déjà la tendance fâcheuse du gouvernement d'Emmanuel Macron à criminaliser et à employer le mot terrorisme à tort et à travers concernant toutes ces oppositions. Je rappelais quand même les éco-terroristes, par exemple, ce sont des gens qui ont le malheur de peindre des tags sur des façades d'usines, ou le fait que Gérald Darmanin ait pu dire de la nupesse qu'on était des terroristes intellectuels. Voilà cette façon d'employer ce mot « obus » qui fait peur à tout le monde pour jeter l'opprobre et stigmatiser son opposition politique de gauche. Évidemment, on n'emploie pas du tout ces mêmes mots pour l'opposition politique d'extrême droite, y compris même pour des groupuscules néo-nazis qui défilent dans les rues. Jamais j'ai entendu Darmanin les traités terroristes. Donc, je pose une première question. Et la deuxième, c'est la question de pourquoi ça arrive maintenant ? Pourquoi, effectivement, c'est vraiment sur le sujet de la Palestine que ça tape aussi fort, que c'est la première fois que la LFI est criminalisée et convoquée en justice ? C'est la première fois que ça arrive à des représentants politiques ? Jean-Luc Mélenchon dit que c'est historique. C'est complètement historique. Je crois que c'est la première fois depuis très très longtemps que ça arrive à un représentant et à une présidente d'un groupe politique en France. Moi, j'y vois pas un hasard. Parce que ce communiqué qu'on nous reproche, il date du matin du 7 octobre. D'ailleurs, il avait été écrit avant même, qu'on sache pour la Rêve-Party. Il faut toujours le préciser. Et en fait, comme vous l'avez très justement dit, il n'y a aucune apologie de quoi que ce soit qui est commis par le Hamas dans ce communiqué. Donc, de toute manière, c'est vide juridiquement. Pourquoi ça ressort maintenant ? Parce qu'on voit que la France insoumise est le seul mouvement politique à dénoncer aujourd'hui ce qui est en train de se passer, c'est-à-dire une tentative du gouvernement israélien de déstabiliser l'ensemble de la région parce qu'il ne s'arrête pas à la bande de Gaza. La colonisation en Cisjordanie reprend de plus belle. Les meurtres de civils reprennent de plus belle. Les attaques contre le concilat iranien, contre le sud-liban. On est sur une poudrière et on voit que Netanyahou n'est pas prêt de s'arrêter. »
Le Média — Podcasts · Répression anti-Palestine, Panot convoquée, Mélenchon censuré : "Macron, autoritaire et fascisant" | Alma DufourVérifier à 0:32
Question 73Répression anti-Palestine, Panot convoquée, Mélenchon censuré : "Macron, autoritaire et fascisant" | Alma Dufour
Alors, dans la mesure où c'est le communiqué de la France insoumise, suite à l'attaque du 7 octobre, qui est incriminé, est-ce qu'on doit s'attendre à ce que tous les députés soient convoqués par la police pour apologie du terrorisme ?
Réponse partielle
C'est une possibilité. C'est-à-dire qu'effectivement, on a tous signé ce communiqué qui a été fait au nom de notre groupe. Pour moi, cette convocation, si ça devait m'arriver, ça ne me ferait absolument pas. Ce serait même une légion d'honneur. Vous vous y préparez, Alma Dufault ? Je ne suis pas sûre qu'ils iront jusque-là parce que je pense qu'ils sont en train de se rendre compte qu'ils vont trop loin et que cette manœuvre-là, même pour des gens qui ne sont pas des grands fans de la France insoumise, ça montre de façon crue l'arbitraire du pouvoir d'Emmanuel Macron. On n'est pas les premiers à subir ce type d'arbitraire. Les fichages politiques, les gilets jaunes, les syndicats, les écolo…
« C'est une possibilité. C'est-à-dire qu'effectivement, on a tous signé ce communiqué qui a été fait au nom de notre groupe. Pour moi, cette convocation, si ça devait m'arriver, ça ne me ferait absolument pas. Ce serait même une légion d'honneur. Vous vous y préparez, Alma Dufault ? Je ne suis pas sûre qu'ils iront jusque-là parce que je pense qu'ils sont en train de se rendre compte qu'ils vont trop loin et que cette manœuvre-là, même pour des gens qui ne sont pas des grands fans de la France insoumise, ça montre de façon crue l'arbitraire du pouvoir d'Emmanuel Macron. On n'est pas les premiers à subir ce type d'arbitraire. Les fichages politiques, les gilets jaunes, les syndicats, les écolos, comme je l'ai dit. Là, pour les JO, ils vont ficher 20 000 personnes pour savoir s'ils peuvent ou non accéder dans leur quartier, y compris des riverains. En fait, je pense que là, c'est une piqûre de rappel sur ce qu'est la nature profonde du régime de Macron, c'est-à-dire un régime qui est en train de dériver vers l'autoritarisme. Alors évidemment, ce n'est pas à l'extrême droite, mais l'autoritarisme ne s'affiche pas forcément comme tel et des libéraux peuvent être aussi autoritaires. Je pense qu'ils viennent de le prouver aujourd'hui. »
Le Média — Podcasts · Répression anti-Palestine, Panot convoquée, Mélenchon censuré : "Macron, autoritaire et fascisant" | Alma DufourVérifier à 8:11
Question 74La députée ennemi n°1 d’Amazon - avec Alma Dufour (LFI)
C'est-à-dire ne prend pas l'avantage, ne remet pas sur le devant de la scène des thématiques. Là, pour moi, je suis assez sidéré de voir avec tout ce qui est en train de se passer, des groupes néofascistes qui se mobilisent dans nos villes. Moi, je suis à Lyon, j'habite à Lyon, je suis un peu aux premières loges. C'est un peu une obsession pour moi de me dire que je n'ai pas vu de réponse. Je ne vois pas de réponse face au climat raciste qui est en train de monter. Tout à l'heure, avec Latifa, on parlait de la marche de 1983. on se dit c'est à tonne. La gauche subit, pas que la gauche, je pense aussi au mouvement syndical, je pense aussi au secteur associatif, etc. Et la suite, elle est funeste pour tout le monde. Il y a bien un ennemi commun, c'est la fascisation qui va taper aussi bien sur le syndicalisme derrière que sur les travailleurs que sur tout le monde. Et il n'y a pas de réponse. Qu'est-ce qui se passe ?
Réponse à côté
sonné, oui, ça c'est clair, mais ce n'est pas que la gauche qui a été sonnée, c'est le mouvement syndical dans son entier qui a été sonné.
« sonné, oui, ça c'est clair, mais ce n'est pas que la gauche qui a été sonnée, c'est le mouvement syndical dans son entier qui a été sonné. »
BACKSEAT · La députée ennemi n°1 d’Amazon - avec Alma Dufour (LFI)Vérifier à 23:04
Question 75La députée ennemi n°1 d’Amazon - avec Alma Dufour (LFI)
Ça commence à passer un peu ?
Réponse à côté
Alors, en fait, la question, c'est la question des marges est de où est partagée la valeur ? Consommer des trucs plus chers, oui, mais quoi ? Et si les salaires augmentent, c'est pas la même chose. D'où la proposition de loi sur l'indexation des salaires sur l'inflation. C'est-à-dire que s'il y a des postes de dépense aujourd'hui qui coûtent bien trop cher aux gens, et notamment le logement, depuis 20 ans, a pris une part de plus en plus conséquente dans les revenus des foyers et des ménages. Et ça, par exemple, c'est des choses qu'on peut régler en interne qui n'ont pas grand-chose à voir avec l'économie internationale et qui sont vraiment une question de partage de la valeur entre riches…
« Alors, en fait, la question, c'est la question des marges est de où est partagée la valeur ? Consommer des trucs plus chers, oui, mais quoi ? Et si les salaires augmentent, c'est pas la même chose. D'où la proposition de loi sur l'indexation des salaires sur l'inflation. C'est-à-dire que s'il y a des postes de dépense aujourd'hui qui coûtent bien trop cher aux gens, et notamment le logement, depuis 20 ans, a pris une part de plus en plus conséquente dans les revenus des foyers et des ménages. Et ça, par exemple, c'est des choses qu'on peut régler en interne qui n'ont pas grand-chose à voir avec l'économie internationale et qui sont vraiment une question de partage de la valeur entre riches et pauvres en France et qui est, par exemple... Moi, je préférerais qu'on baisse les loyers, qu'on baisse les crédits immobiliers, le coût d'acquisition d'un logement et qu'on puisse donner les gens aux moyens de s'acheter des choses qui sont produites made in France avec des salaires à la hauteur. La question, c'est qu'il faut renégocier tout un contrat social sur le partage de la valeur et le prix des biens qu'on vend. Il y a des biens qui doivent rester peu chers. L'électricité, par exemple, nous, on combat... Et parce qu'on en a les moyens, parce que DEF produit 80% d'électricité en France, parce qu'avant, c'était un monopole public et ça se passait très bien, à dresser certains prix. Les loyers, le prix de l'électricité, etc. Par contre, on ne peut pas soutenir, en étant de gauche, le fait que ce soit super, y compris même pour le pouvoir d'achat, d'acheter des robes chiennes qui coûtent 5 euros faites avec du travail forcé. Ça, ce n'est pas possible. Il y a un modèle à construire où les gens, en termes de pouvoir d'achat, seraient gagnants, mais en rééquilibrant les coûts dans le panier des ménages, en fait. »
BACKSEAT · La députée ennemi n°1 d’Amazon - avec Alma Dufour (LFI)Vérifier à 13:27
franceinfo — 8h30 franceinfo · Dérèglement climatique, incendies, présidentielle... Le "8h30 franceinfo" d'Alma DufourVérifier à 14:21
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« Par exemple, les États-Unis, est-ce que vous trouvez souhaitable d'avoir le président Trump ? Et pourtant, je ne vais pas dire qu'il faut insulter le président Trump. Ça fait deux jours qu'on se pose tous la question de savoir s'il fallait l'inviter à Versailles. Je ne vais pas dire qu'il faut insulter le président Trump qui vient signer à Paris un accord. Je veux dire, les relations diplomatiques, c'est plus compliqué que juger avec un score Nutri-Score les régimes démocratiques des pays. Est-ce qu'on peut justifier ? Est-ce qu'on se pose les mêmes questions sur l'Arabie saoudite, sur le Qatar ? Il y a énormément de pays qui ont des gros problèmes de droits humains, de respect des droits de l'homme, de régimes démocratiques. La question, c'est qu'en France, on a une très grande communauté binationale concernant les Algériens. Et que notamment, dans la personne de M. Retailleau, le ministre de l'Intérieur, ce pays a fait l'objet d'une surfocalisation et d'attaques constantes qui sont très maladroites, je vais m'arrêter là, par rapport au ressenti d'une partie des binationaux. Et donc, vous comprenez que ces gens-là, en tout cas, vous ne condamnez pas l'idée »
RMC — Apolline Matin · L'invitée d'Apolline Matin : Alma Dufour - 18/06Vérifier à 7:45
« Moi, je vous réponds que ce n'est pas ce que nous faisons. Nous ne sifflons jamais la Marseillaise, nous la chantons. Après, je pense que des gens ont le droit légitime de critiquer la politique de l'Etat français. »
RMC — Apolline Matin · L'invitée d'Apolline Matin : Alma Dufour - 18/06Vérifier à 6:48
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chiffres cités2 juil. 2022 au 11 août 2026 · 36 observations40 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Mais là aussi, je ne pense pas, parce que quand vous voyez, c'est vraiment littéralement la personne... On dit souvent, Jean-Luc Mélenchon, la personnalité la plus détestée des Français. Ben non, je vous l'apprends, c'est François Hollande dans les derniers sondages. Il dépasse à peine les 8% d'intention de vote. En fait, les gens se souviennent très bien de son quinquennat. Il ne faut pas prendre les gens pour des poissons rouges. Les gens se souviennent très bien de son quinquennat, se souviennent très bien qu'il n'a rien apporté aux Françaises et aux Français en termes de pouvoir d'achat. Et donc, je pense vraiment très sincèrement que le peuple veut tourner la page. Donc, les élucubrations de M. Bayrou, les histoires de primaire qui n'auront jamais lieu, ça ne m'inquiète absolument pas. Moi, je suis vraiment... Par contre, ce que je veux, c'est qu'on soit en mesure d'expliquer très clairement aux Françaises et aux Français justement les choix économiques, sociaux, politiques qui se présentent à eux. Et pour moi, ça, de faire croire que les socialistes et la droite pourraient se mettre d'accord sur un programme, tout ça, pour nous empêcher de gagner, c'est complètement illusoire. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Dérèglement climatique, incendies, présidentielle... Le "8h30 franceinfo" d'Alma DufourVérifier à 15:53Voir 2 autres passages
« Eh bien alors, justement, demain, Jean-Luc Mélenchon au pouvoir, en fait, il y a deux manières. De toute manière, ce qu'on voit aujourd'hui avec les feux de forêt, avec la sécheresse, avec les canicules, c'est que les investissements, ils sont colossaux. Ils sont absolument colossaux pour lutter contre le changement climatique. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Dérèglement climatique, incendies, présidentielle... Le "8h30 franceinfo" d'Alma DufourVérifier à 2:29
« Il devait y avoir trois prises de parole. Il doit y avoir trois prises de parole. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Institutions citées2 juil. 2022 au 18 juin 2026 · 73 observations86 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Les adhérents. On a un parti politique avec des financements. C'est tout simplement ça. Et vous savez, monsieur, la loi de financement des partis politiques, heureusement, en France, est bien plus stricte et bien plus encadrée qu'aux Etats-Unis, par exemple. Ça n'empêche pas, des fois, qu'il y ait des affaires, comme l'affaire Big Malion, par exemple, qui visait la droite, ou certaines affaires concernant l'affaire Alstom, concernant M. Macron et sa campagne de 2017. Mais nous, si vous regardez, on n'a jamais eu de problème d'ingérence étrangère, de financement douteux. Je vous rassure, il n'y a aucune multinationale du CAC 40 qui a vraiment envie, malheureusement pour nous, qu'on arrive au pouvoir parce qu'on est là pour la justice sociale. Donc, ne vous inquiétez pas, c'est vraiment les cotisations de nos adhérents qui sont très contents, justement, d'offrir un concert à la jeunesse d'île de France. »
RMC — Apolline Matin · L'invitée d'Apolline Matin : Alma Dufour - 18/06Vérifier à 4:39Voir 2 autres passages
« Par exemple, les États-Unis, est-ce que vous trouvez souhaitable d'avoir le président Trump ? Et pourtant, je ne vais pas dire qu'il faut insulter le président Trump. Ça fait deux jours qu'on se pose tous la question de savoir s'il fallait l'inviter à Versailles. Je ne vais pas dire qu'il faut insulter le président Trump qui vient signer à Paris un accord. Je veux dire, les relations diplomatiques, c'est plus compliqué que juger avec un score Nutri-Score les régimes démocratiques des pays. Est-ce qu'on peut justifier ? Est-ce qu'on se pose les mêmes questions sur l'Arabie saoudite, sur le Qatar ? Il y a énormément de pays qui ont des gros problèmes de droits humains, de respect des droits de l'homme, de régimes démocratiques. La question, c'est qu'en France, on a une très grande communauté binationale concernant les Algériens. Et que notamment, dans la personne de M. Retailleau, le ministre de l'Intérieur, ce pays a fait l'objet d'une surfocalisation et d'attaques constantes qui sont très maladroites, je vais m'arrêter là, par rapport au ressenti d'une partie des binationaux. Et donc, vous comprenez que ces gens-là, en tout cas, vous ne condamnez pas l'idée »
RMC — Apolline Matin · L'invitée d'Apolline Matin : Alma Dufour - 18/06Vérifier à 7:45
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Rapports cités2 juil. 2022 au 18 juin 2026 · 10 observations10 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Les adhérents. On a un parti politique avec des financements. C'est tout simplement ça. Et vous savez, monsieur, la loi de financement des partis politiques, heureusement, en France, est bien plus stricte et bien plus encadrée qu'aux Etats-Unis, par exemple. Ça n'empêche pas, des fois, qu'il y ait des affaires, comme l'affaire Big Malion, par exemple, qui visait la droite, ou certaines affaires concernant l'affaire Alstom, concernant M. Macron et sa campagne de 2017. Mais nous, si vous regardez, on n'a jamais eu de problème d'ingérence étrangère, de financement douteux. Je vous rassure, il n'y a aucune multinationale du CAC 40 qui a vraiment envie, malheureusement pour nous, qu'on arrive au pouvoir parce qu'on est là pour la justice sociale. Donc, ne vous inquiétez pas, c'est vraiment les cotisations de nos adhérents qui sont très contents, justement, d'offrir un concert à la jeunesse d'île de France. »
RMC — Apolline Matin · L'invitée d'Apolline Matin : Alma Dufour - 18/06Vérifier à 4:39Voir 2 autres passages
« Oui, c'est un choc pétrolier, ça va l'être, c'est une catastrophe énergétique qui se profile. Et je m'appuie là-dessus, c'est pas juste mon petit doigt qui me le dit, c'est que déjà la Banque mondiale en 2023, après le 7 octobre, après le début du génocide à Gaza, a alerté les pays du monde en disant, s'il n'y a pas une solution de paix qui est trouvée au Proche-Orient et qui a une escalade, c'est exactement ce qu'on est en train de voir aujourd'hui, vous allez connaître, enfin nous allons connaître, la plus grave crise énergétique, bien pire même que les années 70, puisque sont cumulés les effets encore de l'invasion de l'Ukraine par la Russie, met en plus maintenant une déstabilisation totale de l'approvisionnement, notamment en pétrole, avec le blocage des étroits d'Armose. Moi, ce qui m'enrage dans cette situation, et je suis vraiment très en colère, c'est que moi j'ai passé littéralement deux ans à l'Assemblée nationale à dire à qui voulaient bien l'entendre, les différents ministres de l'économie successifs, mes collègues, etc. Ça, c'est-à-dire, attention, ce n'est pas parce que le prix du pétrole a un peu baissé au niveau mondial, parce qu'en plus le prix à la pompe est un peu déconnecté du prix au baril aussi, ça on y reviendra, que ça ne va pas revenir. Et vous manquez totalement de vision stratégique si vous ne voyez pas les déstabilisations en cours. Très, très concrètement, aujourd'hui, Trump mène une guerre à qui ? À la Chine. L'Iran, c'est un objectif intermédiaire, comme l'était le Venezuela d'ailleurs, donc on a vite oublié, étant, en fait, l'objectif de Trump est de couper l'approvisionnement en énergie de la Chine. Parce que la Chine, elle, détient beaucoup, beaucoup de dettes américaines et veut se débarrasser de l'influence du dollar. Voilà, je m'arrête là, si c'est compliqué. »
RFI — L'Atelier politique · Alma Dufour: «Le premier pays qui se sera débarrassé des énergies fossiles sera très avantagé»Vérifier à 20:22
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Mécanismes explicités2 juil. 2022 au 18 juin 2026 · 36 observations42 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« C'est la fête de la musique parce que c'est surtout un concert qu'on organise. Déjà, ce qui est très affligeant, c'est le niveau d'amateurisme de la préfecture de Paris puisqu'on a lu l'arrêté d'interdiction qui est motivé par la présence de gens qui ne performent pas à ce concert. Très concrètement, ils visent des artistes qui ne sont pas dans la programmation. »
RMC — Apolline Matin · L'invitée d'Apolline Matin : Alma Dufour - 18/06Vérifier à 0:21Voir 2 autres passages
« Non, en fait, il y a une marche antiraciste plus tôt dans la journée à 14h à Barbès à laquelle se joignent beaucoup de personnalités. Qui est autorisée d'ailleurs. Qui est autorisée. J'invite tout le monde qui est concerné par la montée du racisme et des agressions racistes en France à se joindre à nous. C'est à l'appel de Bali Bagayoko, du coup, notre nouveau maire de Saint-Denis. Non, il y a effectivement des personnalités qui se rendront à cette marche. Donc, je crois Médine, Assa Traoré, qui sont citées dans l'interdiction de la préfecture. Mais ce n'est pas du tout les artistes qui vont performer le soir même Place de la République. Donc, on est consterné. On est consterné. On y voit une commande politique parce que nous, on est en plus en discussion avec la préfecture, évidemment, depuis au moins deux mois. On ne fait pas un concert Place de la République à Paris avec tout ce que ça implique en termes de sécurité, d'investissement, etc. sans avoir eu l'autorisation préalable des services de l'État. C'était le cas. Vous les aviez prévenus. Aviez-vous eu pour autant l'autorisation ? »
RMC — Apolline Matin · L'invitée d'Apolline Matin : Alma Dufour - 18/06Vérifier à 0:46
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités2 juil. 2022 au 18 juin 2026 · 27 observations28 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« En fait, en même temps, il n'y a aucun article de la Constitution ni aucune loi qui interdit à des gens militants de s'exprimer dans la rue dans le cadre de la fête de la musique. La fête de la musique, justement, le principe, c'est vraiment que c'est ouvert à tous, que c'est gratuit et que tout le monde peut l'organiser. Dans ce cas-là, pourquoi la préfecture de Paris n'interdit pas un concert qui se tient à place du Trocadéro, si mes informations sont bonnes, qui est un concert organisé par des soutiens de la politique du gouvernement de Netanyahou ? C'est assez choquant. C'est un concert qui est destiné à... Le soir de la fête de la musique ? Oui, à redorer l'image d'Israël en plein génocide. Si on va commencer à discuter de qui a le droit de faire un concert ou pas, je peux vous dire qu'il y a quand même pas mal de choses. Vous demandez l'interdiction de ce concert ? Je n'ai jamais entendu parler de ce concert, donc je ne sais absolument pas de quoi vous parlez. Mais moi, je vous le dis, vous pourrez vérifier. Non, je ne demande pas l'interdiction, parce qu'en fait, on n'en est pas là. C'est un concert de soutien à Netanyahou ? Oui, c'est un concert de soutien à Israël. Ce n'est pas marqué soutien au gouvernement israélien actuel, évidemment. Oui, mais alors ça veut dire que vous estimez effectivement »
RMC — Apolline Matin · L'invitée d'Apolline Matin : Alma Dufour - 18/06Vérifier à 2:23Voir 2 autres passages
« Les adhérents. On a un parti politique avec des financements. C'est tout simplement ça. Et vous savez, monsieur, la loi de financement des partis politiques, heureusement, en France, est bien plus stricte et bien plus encadrée qu'aux Etats-Unis, par exemple. Ça n'empêche pas, des fois, qu'il y ait des affaires, comme l'affaire Big Malion, par exemple, qui visait la droite, ou certaines affaires concernant l'affaire Alstom, concernant M. Macron et sa campagne de 2017. Mais nous, si vous regardez, on n'a jamais eu de problème d'ingérence étrangère, de financement douteux. Je vous rassure, il n'y a aucune multinationale du CAC 40 qui a vraiment envie, malheureusement pour nous, qu'on arrive au pouvoir parce qu'on est là pour la justice sociale. Donc, ne vous inquiétez pas, c'est vraiment les cotisations de nos adhérents qui sont très contents, justement, d'offrir un concert à la jeunesse d'île de France. »
RMC — Apolline Matin · L'invitée d'Apolline Matin : Alma Dufour - 18/06Vérifier à 4:39
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Dates citées2 juil. 2022 au 18 juin 2026 · 39 observations42 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Non, en fait, il y a une marche antiraciste plus tôt dans la journée à 14h à Barbès à laquelle se joignent beaucoup de personnalités. Qui est autorisée d'ailleurs. Qui est autorisée. J'invite tout le monde qui est concerné par la montée du racisme et des agressions racistes en France à se joindre à nous. C'est à l'appel de Bali Bagayoko, du coup, notre nouveau maire de Saint-Denis. Non, il y a effectivement des personnalités qui se rendront à cette marche. Donc, je crois Médine, Assa Traoré, qui sont citées dans l'interdiction de la préfecture. Mais ce n'est pas du tout les artistes qui vont performer le soir même Place de la République. Donc, on est consterné. On est consterné. On y voit une commande politique parce que nous, on est en plus en discussion avec la préfecture, évidemment, depuis au moins deux mois. On ne fait pas un concert Place de la République à Paris avec tout ce que ça implique en termes de sécurité, d'investissement, etc. sans avoir eu l'autorisation préalable des services de l'État. C'était le cas. Vous les aviez prévenus. Aviez-vous eu pour autant l'autorisation ? »
RMC — Apolline Matin · L'invitée d'Apolline Matin : Alma Dufour - 18/06Vérifier à 0:46Voir 2 autres passages
« Non, en fait, il y a une marche antiraciste plus tôt dans la journée à 14h à Barbès à laquelle se joignent beaucoup de personnalités. Qui est autorisée d'ailleurs. Qui est autorisée. J'invite tout le monde qui est concerné par la montée du racisme et des agressions racistes en France à se joindre à nous. C'est à l'appel de Bali Bagayoko, du coup, notre nouveau maire de Saint-Denis. Non, il y a effectivement des personnalités qui se rendront à cette marche. Donc, je crois Médine, Assa Traoré, qui sont citées dans l'interdiction de la préfecture. Mais ce n'est pas du tout les artistes qui vont performer le soir même Place de la République. Donc, on est consterné. On est consterné. On y voit une commande politique parce que nous, on est en plus en discussion avec la préfecture, évidemment, depuis au moins deux mois. On ne fait pas un concert Place de la République à Paris avec tout ce que ça implique en termes de sécurité, d'investissement, etc. sans avoir eu l'autorisation préalable des services de l'État. C'était le cas. Vous les aviez prévenus. Aviez-vous eu pour autant l'autorisation ? »
RMC — Apolline Matin · L'invitée d'Apolline Matin : Alma Dufour - 18/06Vérifier à 0:46
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Arbitrages mentionnés2 juil. 2022 au 18 juin 2026 · 17 observations22 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Par exemple, les États-Unis, est-ce que vous trouvez souhaitable d'avoir le président Trump ? Et pourtant, je ne vais pas dire qu'il faut insulter le président Trump. Ça fait deux jours qu'on se pose tous la question de savoir s'il fallait l'inviter à Versailles. Je ne vais pas dire qu'il faut insulter le président Trump qui vient signer à Paris un accord. Je veux dire, les relations diplomatiques, c'est plus compliqué que juger avec un score Nutri-Score les régimes démocratiques des pays. Est-ce qu'on peut justifier ? Est-ce qu'on se pose les mêmes questions sur l'Arabie saoudite, sur le Qatar ? Il y a énormément de pays qui ont des gros problèmes de droits humains, de respect des droits de l'homme, de régimes démocratiques. La question, c'est qu'en France, on a une très grande communauté binationale concernant les Algériens. Et que notamment, dans la personne de M. Retailleau, le ministre de l'Intérieur, ce pays a fait l'objet d'une surfocalisation et d'attaques constantes qui sont très maladroites, je vais m'arrêter là, par rapport au ressenti d'une partie des binationaux. Et donc, vous comprenez que ces gens-là, en tout cas, vous ne condamnez pas l'idée »
RMC — Apolline Matin · L'invitée d'Apolline Matin : Alma Dufour - 18/06Vérifier à 7:45Voir 2 autres passages
« Du coup, partant de là, j'ai commencé à réfléchir à la question de l'écologie et du social de façon très, très intégrée. Et je me suis rendue compte que si on voulait faire mieux en termes d'écologie, faire moins de pression sur les ressources, en fait, pour résumer, au niveau mondial et au niveau français, la seule manière dont on allait y arriver, sans supprimer des gens ou sans être d'accord pour, voilà, laisser des gens complètement de côté en termes d'accès aux ressources, c'était beaucoup plus de justice sociale. Il n'y a pas de transition écologique juste si on ne répartit pas les richesses. Et soit les gouvernements reculent devant l'obstacle et préfèrent cramer la planète pour ne pas partager les richesses. Et donc, du coup, j'ai commencé à articuler ces réflexions-là. Et le programme de la France insoumise est celui qui, dès le début, dès 2012 puis en 2017, était celui qui déjà apportait les clés de cette articulation-là qui, pour moi, était fondamentale. J'avais aussi beaucoup étudié les questions européennes. Et alors, pas du tout que je sois une eurosceptique, mais j'avais aussi vu à quel point les règles européennes, le libéralisme européen, nous emmenaient dans un mur en termes de transformation écologique. »
RFI — L'Atelier politique · Alma Dufour: «Le premier pays qui se sera débarrassé des énergies fossiles sera très avantagé»Vérifier à 12:49
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Du coup, partant de là, j'ai commencé à réfléchir à la question de l'écologie et du social de façon très, très intégrée. Et je me suis rendue compte que si on voulait faire mieux en termes d'écologie, faire moins de pression sur les ressources, en fait, pour résumer, au niveau mondial et au niveau français, la seule manière dont on allait y arriver, sans supprimer des gens ou sans être d'accord pour, voilà, laisser des gens complètement de côté en termes d'accès aux ressources, c'était beaucoup plus de justice sociale. Il n'y a pas de transition écologique juste si on ne répartit pas les richesses. Et soit les gouvernements reculent devant l'obstacle et préfèrent cramer la planète pour ne pas partager les richesses. Et donc, du coup, j'ai commencé à articuler ces réflexions-là. Et le programme de la France insoumise est celui qui, dès le début, dès 2012 puis en 2017, était celui qui déjà apportait les clés de cette articulation-là qui, pour moi, était fondamentale. J'avais aussi beaucoup étudié les questions européennes. Et alors, pas du tout que je sois une eurosceptique, mais j'avais aussi vu à quel point les règles européennes, le libéralisme européen, nous emmenaient dans un mur en termes de transformation écologique. »
RFI — L'Atelier politique · Alma Dufour: «Le premier pays qui se sera débarrassé des énergies fossiles sera très avantagé»Vérifier à 12:49Voir 2 autres passages
« Alors, je ne le soutiens pas mais justement, c'est là où intervient ce que j'essayais d'expliquer au début, c'est-à-dire l'écologie populaire. C'est-à-dire que ce n'est pas en laissant augmenter le prix du pétrole pour les usagers qui n'ont effectivement pas le choix de leur voiture et de son prix d'avoir un arrêt de bus à côté de chez eux ou pas, etc., etc., ou de rénover leur maison que vous faites la transition écologique. La transition écologique, c'est quelque chose qui se planifie sur des dizaines d'années et qui se planifie auprès de qui ? Auprès de l'acteur, des acteurs majeurs dans les décisions stratégiques sur quelle énergie on va utiliser aujourd'hui et demain. Qui sont ces acteurs ? L'État, évidemment, donc on reviendra sur la question de l'électrification des véhicules parce que j'ai beaucoup de choses à dire là-dessus, et les acteurs de l'énergie, donc les pétroliers. Aujourd'hui, le fait de ne pas aller taxer les marges, de ne pas bloquer les prix du pétrole au niveau du raffinage et de la production de pétrole, mais juste au niveau des distributeurs. C'est ce qui est annoncé en ce moment par M. Lecornu. C'est une arnaque totale. Les marges dans la distribution à la pompe à essence, elles sont extrêmement faibles. C'est en plus un cadeau, mais rêvé pour qui ? Pour Total Energy. Celui qui spécule, qui a fait un milliard d'euros de bénéfices depuis le début de la crise, parce qu'eux, ils ont des pompes à essence, mais ils ont surtout tout l'amont de la chaîne. C'est eux qui se font de l'argent. »
RFI — L'Atelier politique · Alma Dufour: «Le premier pays qui se sera débarrassé des énergies fossiles sera très avantagé»Vérifier à 26:19
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Franchement, moi, je le ferais avec plaisir, mais il y a beaucoup de militants qui n'ont pas envie de faire ça. Donc, c'est le formulaire pour tout le monde, avec le critérium et la pochette. »
RFI — L'Atelier politique · Alma Dufour: «Le premier pays qui se sera débarrassé des énergies fossiles sera très avantagé»Vérifier à 1:58Voir 2 autres passages
« Alors, déjà, ça va dépendre de la taille et du poids des véhicules. Parce que l'enjeu aussi dans la voiture électrique, c'est que c'est un très bon calcul environnemental si ce n'est pas des énormes SUV qui, non seulement, vont polluer énormément à la fabrication, mais qui, en plus, vont pomper plus d'électricité. C'est pas seulement l'expression, mais moi, c'est ça. Donc, si, là, encore une fois, les constructeurs acceptent de rentrer dans un pacte social avec le gouvernement, bon, Macron qui ne leur propose pas, mais nous, si on était au pouvoir, c'est ce qu'on leur proposerait. C'est-à-dire des voitures électriques légères à très bas coût, c'est-à-dire moins de 20 000 euros et nous, l'État met la différence pour que la voiture atteigne 10 000 euros et on fait des systèmes d'avance de préat au zéro, etc., pour que tous les ménages puissent être équipés. Et est-ce que c'est possible ? Là, aujourd'hui, on a l'électricité pour le faire, on est largement excédentaire, on est le premier exportateur net d'électricité d'Europe, clairement, et de très, très, très, très loin. Est-ce que ça veut dire, effectivement, qu'on pourra supporter toute l'électrification en sortant du nucléaire aujourd'hui ? Non, il faut développer massivement les renouvelables et il va falloir sans doute recaréner les centrales nucléaires, enfin, c'est même pas sans doute, il va falloir de toute manière jongler avec ces deux impératifs, tout en sachant que l'horizon, il est quand même, quand on pourra, de sortir de cette énergie nucléaire qui reste dangereuse, même si elle est très efficace. »
RFI — L'Atelier politique · Alma Dufour: «Le premier pays qui se sera débarrassé des énergies fossiles sera très avantagé»Vérifier à 32:45
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes2 juil. 2022 au 18 avr. 2026 · 14 observations14 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Même pas ! Non, non, c'était une vieille robe tablier, genre 1900, quoi. Vraiment, ce n'est pas joli, joli. Bref, passons. Mais surtout, non, non, non. Par contre, la non-mixité, c'est dur. C'est dur. Ça préserve aussi sans doute de pas mal de choses, j'imagine, parce que ce n'est pas facile, les rapports de genre à l'adolescence, évidemment. Mais néanmoins, on n'est pas trop préparé après à quand on arrive sur le marché, entre guillemets, où j'ai vu quand même des choses se passer qui m'ont rendu triste. Certaines amies, donc très catholiques, parce qu'il y a quand même beaucoup de militaires qui sont aussi très catholiques, et donc beaucoup de jeunes catholiques à la Légion d'honneur, catholiques radicales, quoi, on va dire. Et qui, du coup, ne voulaient pas avoir de relation sexuelle avant le mariage, et qui se sont complètement... Voilà, les premières sorties... Bon, bref, je ne vous fais pas de déçage. Elles ont perdu pied, elles se sont mariées sur le coup sur coup avec des hommes qu'elles connaissaient à peine. Et ça, je pense effectivement que c'est un vrai sujet, et qu'à mon avis, ce n'est pas très sain de ne pas grandir ensemble pour se préparer aussi après à la vie adulte et aux relations qu'on a plus tard. »
RFI — L'Atelier politique · Alma Dufour: «Le premier pays qui se sera débarrassé des énergies fossiles sera très avantagé»Vérifier à 10:08Voir 2 autres passages
« Oui, c'est un choc pétrolier, ça va l'être, c'est une catastrophe énergétique qui se profile. Et je m'appuie là-dessus, c'est pas juste mon petit doigt qui me le dit, c'est que déjà la Banque mondiale en 2023, après le 7 octobre, après le début du génocide à Gaza, a alerté les pays du monde en disant, s'il n'y a pas une solution de paix qui est trouvée au Proche-Orient et qui a une escalade, c'est exactement ce qu'on est en train de voir aujourd'hui, vous allez connaître, enfin nous allons connaître, la plus grave crise énergétique, bien pire même que les années 70, puisque sont cumulés les effets encore de l'invasion de l'Ukraine par la Russie, met en plus maintenant une déstabilisation totale de l'approvisionnement, notamment en pétrole, avec le blocage des étroits d'Armose. Moi, ce qui m'enrage dans cette situation, et je suis vraiment très en colère, c'est que moi j'ai passé littéralement deux ans à l'Assemblée nationale à dire à qui voulaient bien l'entendre, les différents ministres de l'économie successifs, mes collègues, etc. Ça, c'est-à-dire, attention, ce n'est pas parce que le prix du pétrole a un peu baissé au niveau mondial, parce qu'en plus le prix à la pompe est un peu déconnecté du prix au baril aussi, ça on y reviendra, que ça ne va pas revenir. Et vous manquez totalement de vision stratégique si vous ne voyez pas les déstabilisations en cours. Très, très concrètement, aujourd'hui, Trump mène une guerre à qui ? À la Chine. L'Iran, c'est un objectif intermédiaire, comme l'était le Venezuela d'ailleurs, donc on a vite oublié, étant, en fait, l'objectif de Trump est de couper l'approvisionnement en énergie de la Chine. Parce que la Chine, elle, détient beaucoup, beaucoup de dettes américaines et veut se débarrasser de l'influence du dollar. Voilà, je m'arrête là, si c'est compliqué. »
RFI — L'Atelier politique · Alma Dufour: «Le premier pays qui se sera débarrassé des énergies fossiles sera très avantagé»Vérifier à 20:22
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
LCP — La Politique et moi · Alma Dufour, une activiste écolo chez LFIVérifier à 4:20
« Franchement, honnêtement, vous voulez que je vous refasse l'historique ? Je peux vous parler de Christophe Glez, vous voulez ? Non, mais l'historique de la relation franco-tunisienne depuis l'arrivée d'Emmanuel Macron est quand même, honnêtement, un historique très compliqué pour la Macronie. »
RMC — Apolline Matin · L'invitée d'Apolline Matin : Alma Dufour - 18/06Vérifier à 7:26
« Oui, c'est un choc pétrolier, ça va l'être, c'est une catastrophe énergétique qui se profile. Et je m'appuie là-dessus, c'est pas juste mon petit doigt qui me le dit, c'est que déjà la Banque mondiale en 2023, après le 7 octobre, après le début du génocide à Gaza, a alerté les pays du monde en disant, s'il n'y a pas une solution de paix qui est trouvée au Proche-Orient et qui a une escalade, c'est exactement ce qu'on est en train de voir aujourd'hui, vous allez connaître, enfin nous allons connaître, la plus grave crise énergétique, bien pire même que les années 70, puisque sont cumulés les effets encore de l'invasion de l'Ukraine par la Russie, met en plus maintenant une déstabilisation totale de l'approvisionnement, notamment en pétrole, avec le blocage des étroits d'Armose. Moi, ce qui m'enrage dans cette situation, et je suis vraiment très en colère, c'est que moi j'ai passé littéralement deux ans à l'Assemblée nationale à dire à qui voulaient bien l'entendre, les différents ministres de l'économie successifs, mes collègues, etc. Ça, c'est-à-dire, attention, ce n'est pas parce que le prix du pétrole a un peu baissé au niveau mondial, parce qu'en plus le prix à la pompe est un peu déconnecté du prix au baril aussi, ça on y reviendra, que ça ne va pas revenir. Et vous manquez totalement de vision stratégique si vous ne voyez pas les déstabilisations en cours. Très, très concrètement, aujourd'hui, Trump mène une guerre à qui ? À la Chine. L'Iran, c'est un objectif intermédiaire, comme l'était le Venezuela d'ailleurs, donc on a vite oublié, étant, en fait, l'objectif de Trump est de couper l'approvisionnement en énergie de la Chine. Parce que la Chine, elle, détient beaucoup, beaucoup de dettes américaines et veut se débarrasser de l'influence du dollar. Voilà, je m'arrête là, si c'est compliqué. »
RFI — L'Atelier politique · Alma Dufour: «Le premier pays qui se sera débarrassé des énergies fossiles sera très avantagé»Vérifier à 20:22
« Mais évidemment. Sinon, on ne peut pas faire ça. On ne peut pas engager de telles dépenses. Et c'est ça que je veux dire. C'est-à-dire qu'on offre un spectacle, on offre un concert gratuit d'artistes quand même de haut niveau, d'artistes qui se produisent dans tous les festivals de France, à la jeunesse notamment parce qu'on a fait une programmation ciblée aussi sur les jeunes. »
RMC — Apolline Matin · L'invitée d'Apolline Matin : Alma Dufour - 18/06Vérifier à 1:40
« Mais ça veut dire, on est déjà, il dit que c'est un droit et pas que c'est ce que nous, on aimerait faire, parce que je rappelle quand même que la France insoumise... »
RMC — Apolline Matin · L'invitée d'Apolline Matin : Alma Dufour - 18/06Vérifier à 5:45
« Alors, je voulais finir sur l'électrification. Je suis pour qu'on augmente les aides. Il n'y a aucun souci. Le problème, c'est que l'année dernière, elles ont été divisées par deux. Et on n'arrêtait pas de leur dire « Là, encore une fois, vous avez zéro vision. » Les aides à l'acquisition des véhicules électriques. Vous avez zéro vision. Donc là, il dit « Je les double », en fait, il les remet au niveau de 2024. Même si M. Lecornu, ce n'est pas génial. Encore une fois, c'est ça la philosophie. Ils refusent d'aller demander aux constructeurs automobiles de baisser leur prix. Et donc, même avec les aides, ça reste inabordable pour les Français. Et c'est là où le gouvernement... »
RFI — L'Atelier politique · Alma Dufour: «Le premier pays qui se sera débarrassé des énergies fossiles sera très avantagé»Vérifier à 28:50
« Bien sûr, mais parce qu'on inverse le dominé, le dominant et c'est bien ça qui me choque dans la rhétorique débile de l'extrême droite. C'est qu'ils vous disent, en gros, on fait le parallèle, c'est choquant. Mais ils oublient que justement les gens dont on parle sont des gens qui n'ont jamais eu accès aux privilèges auxquels eux ont eu accès, notamment à la représentation politique. Donc c'est complètement hubuesque de traiter ça de la même manière. Des maires non racisés et des députés non racisés, il n'y a que ça en France. Et ce n'est absolument pas un problème. Le problème est pourquoi il y a moins de femmes, pourquoi il y a moins d'ouvriers, pourquoi il y a moins de personnes racisées. Et nous, notre rôle, c'est de rééquilibrer tout ça. »
RFI — L'Atelier politique · Alma Dufour: «Le premier pays qui se sera débarrassé des énergies fossiles sera très avantagé»Vérifier à 37:36
« Mais parce qu'ils se sont faits, encore une fois, c'est eux qui se font des marges incroyables. Ils ont multiplié par 4 leur rentabilité en 10 ans. Là, ils ont enchaîné les records de dividendes. En fait, c'est Total qui se fait de l'argent. Ce n'est pas Leclerc qui se fait de l'argent à la pompe. Donc Total, qui est le responsable de l'explosion des prix, oui, à beau jeu de dire « Ah ben moi, je vous bloque le prix à l'essence. » Et donc du coup, tout le monde va chez Total. Enfin, vous imaginez quand même. C'est une prime aux voyous. Pardon, mais je le dis. Donc cette mesure-là, elle est totalement contre-productive parce que si vous n'encadrez pas les activités de Total et si vous lui laissez se faire des marges indécentes dans la production de pétrole, quel est l'intérêt pour Total d'arrêter de développer des projets pétroliers à travers le monde ? Zéro. Et c'est d'ailleurs, pour finir, pardon, c'est exactement ce qu'ils viennent de faire avec qui ? Avec les États-Unis. Imaginez-vous qu'ils avaient signé avec Biden pour faire des éoliennes aux États-Unis, que Trump leur a dit « Les éoliennes, c'est moche, ça ne sert à rien, etc. » Ils ont dit « Casse-la-ne-tienne, on va prendre le même argent pour faire du pétrole. » Donc c'est ça que je veux dire. Ce n'est pas aux Français de payer un prix qui augmente du pétrole, il faut bloquer les prix, mais c'est à l'État de taxer ceux qui font de l'argent, du vrai argent, avec cette énergie qui finira par nous envoyer dans le mur. »
RFI — L'Atelier politique · Alma Dufour: «Le premier pays qui se sera débarrassé des énergies fossiles sera très avantagé»Vérifier à 27:38
« Il y a une prise de risque évidemment parce que quand on s'en prend à une multinationale dont les impacts sociaux et environnementaux sont connus, ce n'est pas si simple. C'est une multinationale qui emploie quand même des gens sur site. Là il y avait aussi beaucoup de chauffeurs de poids lourds étrangers qui ne comprenaient pas bien ce qui se passait, qui ne parlaient pas français. C'est d'ailleurs un autre problème aussi des anthropologistiques, c'est qu'ils font travailler beaucoup de travailleurs détachés dans des conditions déplorables. Ils n'ont même pas accès aux toilettes, etc. Et donc là il y avait une file de camions qui s'étendaient, qui bloquaient la circulation. Et c'était dur. Mais ça s'est très bien passé à l'intérieur du site parce que justement les syndicats d'Amazon et aussi les salariés d'Amazon savent bien que le modèle pour lequel ils travaillent est négatif pour la société dans son ensemble. Il ne reste pas d'ailleurs plus de deux ans. Les conditions de travail sont déplorables aussi à l'intérieur des entrepôts. Et on a fini dans cette campagne par créer justement une sorte de convergence des luttes entre les écolos, les travailleurs, les petits commerces et avec vraiment une lutte des classes au sens propre du terme qui était très belle. »
LCP — La Politique et moi · Alma Dufour, une activiste écolo chez LFIVérifier à 2:26
« Alors, déjà, ça va dépendre de la taille et du poids des véhicules. Parce que l'enjeu aussi dans la voiture électrique, c'est que c'est un très bon calcul environnemental si ce n'est pas des énormes SUV qui, non seulement, vont polluer énormément à la fabrication, mais qui, en plus, vont pomper plus d'électricité. C'est pas seulement l'expression, mais moi, c'est ça. Donc, si, là, encore une fois, les constructeurs acceptent de rentrer dans un pacte social avec le gouvernement, bon, Macron qui ne leur propose pas, mais nous, si on était au pouvoir, c'est ce qu'on leur proposerait. C'est-à-dire des voitures électriques légères à très bas coût, c'est-à-dire moins de 20 000 euros et nous, l'État met la différence pour que la voiture atteigne 10 000 euros et on fait des systèmes d'avance de préat au zéro, etc., pour que tous les ménages puissent être équipés. Et est-ce que c'est possible ? Là, aujourd'hui, on a l'électricité pour le faire, on est largement excédentaire, on est le premier exportateur net d'électricité d'Europe, clairement, et de très, très, très, très loin. Est-ce que ça veut dire, effectivement, qu'on pourra supporter toute l'électrification en sortant du nucléaire aujourd'hui ? Non, il faut développer massivement les renouvelables et il va falloir sans doute recaréner les centrales nucléaires, enfin, c'est même pas sans doute, il va falloir de toute manière jongler avec ces deux impératifs, tout en sachant que l'horizon, il est quand même, quand on pourra, de sortir de cette énergie nucléaire qui reste dangereuse, même si elle est très efficace. »
RFI — L'Atelier politique · Alma Dufour: «Le premier pays qui se sera débarrassé des énergies fossiles sera très avantagé»Vérifier à 32:45