Vos études supérieures vous ont conduit vers le droit, puis l'environnement. Qu'est-ce qui a fait naître en vous cette fibre écologiste ?
Réponse directeAlors, elle est née par le pied d'une amie, une de mes meilleures amies, qui m'a parlé du changement climatique assez tôt, je veux dire, à un moment où vraiment, globalement, tous les jeunes de ma génération sont fichés éperdument. J'étais en droit, puis j'ai fait de la géopolitique, et elle me parlait beaucoup de ça. Elle me disait, mais tu te rends compte, en fait, de ce qui est en train de se passer à l'échelle mondiale, les sécheresses vont augmenter, les inondations, etc. Et moi, qui ai toujours eu cette fibre sociale excessivement et internationaliste du fait du travail de mon père aussi, ancrée dans le cœur, en fait, je me suis rendue compte que le changement climatique allait deveni…
« Alors, elle est née par le pied d'une amie, une de mes meilleures amies, qui m'a parlé du changement climatique assez tôt, je veux dire, à un moment où vraiment, globalement, tous les jeunes de ma génération sont fichés éperdument. J'étais en droit, puis j'ai fait de la géopolitique, et elle me parlait beaucoup de ça. Elle me disait, mais tu te rends compte, en fait, de ce qui est en train de se passer à l'échelle mondiale, les sécheresses vont augmenter, les inondations, etc. Et moi, qui ai toujours eu cette fibre sociale excessivement et internationaliste du fait du travail de mon père aussi, ancrée dans le cœur, en fait, je me suis rendue compte que le changement climatique allait devenir à terme la plus grande menace sociale que l'on ait connue, en fait, d'histoire d'hommes, puisqu'on parle quand même de la fin, pas de la planète, mais de la fin de la survie de l'humanité potentielle, pas tout de suite, évidemment, mais voilà. Et en plus, l'enjeu philosophique que ça représente, c'est-à-dire notre développement, l'augmentation de notre espérance de vie, l'augmentation de notre confort matériel, etc., est aussi ce qui, à la fin, viendra mettre fin à notre civilisation. Et donc, je me suis pris de passion pour ce sujet, à la fois parce que c'était excessivement urgent d'en parler, de faire quelque chose, mais aussi par la réflexion aussi que ça doit nous porter à voir sur l'existence, en fait, et sur les équilibres. »
