Agnès Pannier-Runacher — Questions et méthode · Pourquijevote
Registre vérifiable
Face aux questions
Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
31 oct. 2018 au 21 juil. 2026
Questions
629
Entretiens
Non renseigné
Sources
Non renseigné
Heures analysées
Non renseigné
Répartition sur 629 questions évaluables
Réponse directe
251
Réponse partielle
143
Réponse à côté
224
Refus explicite
11
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 76 à 100 sur 629
Question 76« Il y a un effet de locomotive dans l’emploi industriel » selon Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée auprès du ministre de l'agriculture
quel type d'emploi voulez-vous créer ?
Réponse directe
C'est ce que je vous indique. C'est-à-dire des emplois qui sont accessibles du CAP, CAP, Bac Pro, Bac Pro plus 2 ans, BTS, etc. Et des emplois qui sont, en moyenne, beaucoup mieux rémunérés que la moyenne française. Vous savez qu'aujourd'hui, beaucoup de Français sont rémunérés au SMIC. Nous voulons faire en sorte de leur donner des perspectives et l'industrie en donne. Alors là, on est dans une autre logique. Amazon, ça fait partie de ces sociétés qui, effectivement, donnent leur chance à des gens qui n'ont pas de formation professionnelle très approfondie, mais qui ont des parcours de carrière. C'est la promesse qu'ils font. Et ce qui est important, c'est de s'assurer que cette promesse s…
« C'est ce que je vous indique. C'est-à-dire des emplois qui sont accessibles du CAP, CAP, Bac Pro, Bac Pro plus 2 ans, BTS, etc. Et des emplois qui sont, en moyenne, beaucoup mieux rémunérés que la moyenne française. Vous savez qu'aujourd'hui, beaucoup de Français sont rémunérés au SMIC. Nous voulons faire en sorte de leur donner des perspectives et l'industrie en donne. »
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Mais je me suis abstenue parce qu'il y a eu un passage en force du gouvernement sur la réintroduction des néonicotinoïdes. Alors, pour être précise, sur la capacité à donner des dérogations sur ces molécules. Et c'est un problème de méthode. C'est un problème de méthode parce que moi j'étais en circonscription ce week-end, tous les gens vous en parlent, j'ai une circonscription qui est très largement rurale. Les gens ont peur. Ce type de sujet doit faire l'objet d'un débat. Ça ne peut pas se résoudre dans un conclave de 14 parlementaires qui écrivent sur un coin de table un bout de législation et en refusant le débat à l'Assemblée nationale. Donc hier, vous faisiez partie des nombreux députés qui demandaient qu'on examine un amendement en dernière minute. Le gouvernement a dit non aux députés. Non, vous ne délibérez pas sur ce point. Est-ce que c'est un déni de démocratie ? Oui, je pense qu'on peut utiliser ce terme. C'est un passage en force. C'est un déni de démocratie. Ce sujet est un sujet qui est émotionnel, qui pose problème aux Français. Le débat démocratique, il permet de résoudre ce type de moments difficiles. Il faut qu'on ait le dialogue, il faut qu'on pose les termes justement pour que les gens n'aient pas peur. Là, on cultive la peur, on cultive la fracture sur le territoire français. Les agriculteurs, ils attendaient une loi. Mais je rappelle que les néonicotinoïdes ne figuraient pas à l'origine dans la loi. Je rappelle que le Premier ministre avait doctement écrit dans une lettre adressée aux parlementaires que ça ne figurerait pas, que c'était un débat qui devait être séparé. Et donc, face à ce type de passage en force, on ne récoltera que de la colère. Alors qu'on a besoin d'apaisement, qu'on a besoin d'apporter des solutions concrètes aux agriculteurs et qu'on a besoin aussi de répondre aux questions des citoyens. La gauche, fortement mobilisée aussi hier soir, qui a exprimé ses craintes sur le retour de certains pesticides. Notamment, la députée LFI Aurélie Trouvé. »
Méthode, périmètre et limitesVersion small-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
4 sept. 2026
Données arrêtées au :
12 sept. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
RCF — L'Invité de la Matinale · « Il y a un effet de locomotive dans l’emploi industriel » selon Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée auprès du ministre de l'agriculture
Question 77Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée à l'Agriculture, est l'invitée de On n'arrête pas l'éco
Toujours dans le projet de loi qui sera présenté la semaine prochaine, l'agriculture sera déclarée d'intérêt général majeur. Question très directe, est-ce que ça, ça permet de dire l'agriculture, c'est la priorité, donc les retenues d'eau, les méga-bacines, ça sera la priorité face aux oppositions, ça y est, on pourra faire plus vite ?
Réponse partielle
le terme méga-bacines est en soi idéologique. ça s'appelle des stockages d'eau. Ça fait des années que ça existe, depuis que le monde est monde, nous stockons de l'eau et les hommes se rapprochent des endroits où il y a de la réserve en eau, ça peut être des rivières, ça peut être des mers, etc., pour des raisons évidentes de culture et d'alimentation des populations. Donc arrêtons d'employer des termes valises qui permettent d'effrayer le chaland et en particulier l'urbain bobo qui lui n'est pas dans les champs à devoir faire pousser les cultures et alimenter et nourrir la population. parce que je pense qu'il faut être un peu précis.
« le terme méga-bacines est en soi idéologique. ça s'appelle des stockages d'eau. Ça fait des années que ça existe, depuis que le monde est monde, nous stockons de l'eau et les hommes se rapprochent des endroits où il y a de la réserve en eau, ça peut être des rivières, ça peut être des mers, etc., pour des raisons évidentes de culture et d'alimentation des populations. Donc arrêtons d'employer des termes valises qui permettent d'effrayer le chaland et en particulier l'urbain bobo qui lui n'est pas dans les champs à devoir faire pousser les cultures et alimenter et nourrir la population. »
France Inter · Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée à l'Agriculture, est l'invitée de On n'arrête pas l'écoVérifier à 7:17
Question 78Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée à l'Agriculture, est l'invitée de On n'arrête pas l'éco
Alors, est-ce que le plafonnement des exportations ukrainiennes à l'heure actuelle tel que c'est écrit, ça vous convient ou la France ?
Réponse partielle
Ça nous convient sur une partie des produits agricoles. Le président de la République l'a dit, nous considérons que sur les céréales, ça ne va pas assez loin. D'abord, en termes de référence d'année prise en compte puisqu'on prend les années 2022 et 2023 où les exportations ont explosé. Donc, en fait, on dit qu'il faut que ça soit encore plus élevé qu'en 2022 et 2023. Nous, on souhaite qu'on part aussi l'année 2021 de façon à comparer à quelque chose d'un peu plus raisonnable, régulier. Et deuxièmement, on souhaite que l'accord soit étendu aux céréales.
« Ça nous convient sur une partie des produits agricoles. Le président de la République l'a dit, nous considérons que sur les céréales, ça ne va pas assez loin. D'abord, en termes de référence d'année prise en compte puisqu'on prend les années 2022 et 2023 où les exportations ont explosé. Donc, en fait, on dit qu'il faut que ça soit encore plus élevé qu'en 2022 et 2023. Nous, on souhaite qu'on part aussi l'année 2021 de façon à comparer à quelque chose d'un peu plus raisonnable, régulier. Et deuxièmement, on souhaite que l'accord soit étendu aux céréales. »
France Inter · Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée à l'Agriculture, est l'invitée de On n'arrête pas l'écoVérifier à 10:35
Question 79Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée à l'Agriculture, est l'invitée de On n'arrête pas l'éco
Alors justement, est-ce que pour être souverain, il faut produire plus, quitte à alléger certaines contraintes écologiques ?
Réponse partielle
Pas du tout, parce que lorsqu'on simplifie des procédures, ou lorsqu'on met du pragmatisme, je vais vous donner un exemple. Dans l'application stricte de la PAC, le Pas-de-Calais, une partie des agriculteurs qui ont les pieds dans l'eau aujourd'hui, perdraient leurs aides PAC parce qu'ils n'ont pas fait les assolements d'hiver. Et ils n'ont pas fait les assolements d'hiver parce qu'ils sont les pieds dans l'eau et qu'ils ne peuvent pas planter. Ça, ça s'appelle des éco-régimes. Lorsqu'on a une application stricte des règles qui ne tiennent pas compte du fait que nous sommes sur du vivant, qu'il y a un impact climatique, et qu'en fait, pour obtenir les mêmes objectifs de baisse d'émissions d…
« Pas du tout, parce que lorsqu'on simplifie des procédures, ou lorsqu'on met du pragmatisme, je vais vous donner un exemple. Dans l'application stricte de la PAC, le Pas-de-Calais, une partie des agriculteurs qui ont les pieds dans l'eau aujourd'hui, perdraient leurs aides PAC parce qu'ils n'ont pas fait les assolements d'hiver. Et ils n'ont pas fait les assolements d'hiver parce qu'ils sont les pieds dans l'eau et qu'ils ne peuvent pas planter. Ça, ça s'appelle des éco-régimes. Lorsqu'on a une application stricte des règles qui ne tiennent pas compte du fait que nous sommes sur du vivant, qu'il y a un impact climatique, et qu'en fait, pour obtenir les mêmes objectifs de baisse d'émissions de gaz à effet de serre et de protection de la biodiversité, il y a des chemins différents. Il faut tenir compte du moment où on peut planter, du moment où on peut récolter, du moment où on peut entretenir les haies. C'est un autre exemple. Alors, on est à côté de la plaque. Nous, ce que nous voulons, c'est ne pas perdre l'objectif de protection de la biodiversité et de lutte contre le dérèglement climatique pour une raison simple. Ce sont les agriculteurs qui en sont la première victime. La plupart, une partie non négligeable des problèmes, je pense aux Pyrénées-Orientales, par exemple en viticulture, c'est le dérèglement climatique, c'est la sécheresse. Dans le Pas-de-Calais, c'est les inondations. Donc, arrêtons d'opposer agriculture et écologie parce que la solution, elle passe justement par la défense ou par un chemin d'amélioration de la biodiversité et de lutte contre le dérèglement climatique. »
France Inter · Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée à l'Agriculture, est l'invitée de On n'arrête pas l'écoVérifier à 2:49
Question 80Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée à l'Agriculture, est l'invitée de On n'arrête pas l'éco
Mais la difficulté, vous le savez bien, Agnès Pannier-Runacher, c'est la transition. Et là, il y a des agriculteurs qui vous disent, je pense à ceux qui font des cerises, des pommes, des noisettes, ils vous disent, mais on est dans une impasse, même les betteraviers avec la jaunisse. Il y a des situations où les interdictions nous empêchent de soigner nos cultures. Il y a des cultures qui viennent d'ailleurs et qui ne sont pas soumises aux mêmes interdictions que nous. Ça va être quoi, votre nouvelle feuille de route, la nouvelle philosophie, la feuille éco-phyto ?
Réponse partielle
Dans ce que vous mentionnez, on parle de molécules qui sont interdites en Europe, auxquelles les agriculteurs nous disent, nous, nous n'y avons pas accès, et nous avons le sentiment que nos voisins européens y ont accès. Et là, il y a de la déloyauté, une concurrence déloyale. Et ça, nous allons le prendre point à point parce qu'il faut regarder dans le détail de quoi il s'agit. Ça peut être tout simplement un produit pour lequel le producteur du produit n'a pas demandé l'autorisation de mise sur le marché français. Donc, ce n'est pas un problème d'interdiction. C'est un problème d'autorisation de mise sur le marché qui n'a pas été étendu à tel ou tel usage. Vous avez une très grande... Je…
« Dans ce que vous mentionnez, on parle de molécules qui sont interdites en Europe, auxquelles les agriculteurs nous disent, nous, nous n'y avons pas accès, et nous avons le sentiment que nos voisins européens y ont accès. Et là, il y a de la déloyauté, une concurrence déloyale. Et ça, nous allons le prendre point à point parce qu'il faut regarder dans le détail de quoi il s'agit. Ça peut être tout simplement un produit pour lequel le producteur du produit n'a pas demandé l'autorisation de mise sur le marché français. Donc, ce n'est pas un problème d'interdiction. C'est un problème d'autorisation de mise sur le marché qui n'a pas été étendu à tel ou tel usage. Vous avez une très grande... Je donne cet exemple-là, il peut en avoir d'autres. Une très grande diversité de situations. Moi, ce que je veux faire sur ça, ce que j'ai lancé, c'est un comité qui réunit l'ensemble des parties prenantes où on va prendre molécule par molécule, usage par usage pour voir où le bas blesse. Est-ce que c'est les autres pays qui trichent ? Est-ce que c'est nous qui n'utilisons pas l'ensemble des instruments qui sont à notre disposition ? Est-ce que nous ne l'allons pas assez vite pour mettre en place des alternatives ? Je vous donne un exemple. Vous avez des molécules de remplacement pour remplacer certains phytosanitaires sur lesquels on a des convictions qu'ils peuvent être cancérigènes et toxiques pour la reproduction, etc. Ce n'est pas rien quand même. »
France Inter · Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée à l'Agriculture, est l'invitée de On n'arrête pas l'écoVérifier à 4:49Voir 2 autres passages
« Et nous n'avons pas encore les homologations pour les mettre sur les marchés. Si vous n'avez pas la solution pour pouvoir remplacer ce qui ne fonctionne pas, ce qui est interdit, ce n'est pas possible. On met les agriculteurs dans les impasses. Donc on va les sortir de ces impasses. Au cas par cas, la semaine prochaine, on sera sur le poireau et le chou. Vous voyez, c'est très concret. L'agriculture, c'est très concret. C'est hyper concret. Et il faut apporter ces solutions. Et il faut admettre qu'on a des chemins techniques, des itinéraires techniques à construire et qu'il y aura des dérogations. Toujours dans le cadre de la loi, on ne sort pas de la loi. Il y aura des dérogations, il y aura des extensions d'autorisation de mise sur le marché de certains produits, il y aura des reconnaissances »
France Inter · Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée à l'Agriculture, est l'invitée de On n'arrête pas l'écoVérifier à 6:09
Question 81Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée à l'Agriculture, est l'invitée de On n'arrête pas l'éco
qui sont contraires à l'environnement. Agnès Pannier-Runacher, parmi les inquiétudes des agriculteurs, il y a ces importations massives de poulet, d'œuf, de sucre en provenance d'Ukraine. Alors, un accord européen vient d'être dévoilé pour plafonner ces importations qui sont sans droit de douane. Le vote a lieu lundi. Est-ce que la France va voter pour ou contre ?
Réponse partielle
le fait de mettre des plafonnements aux exportations depuis l'Ukraine. Nous sommes solidaires de l'Ukraine, mais nous ne sommes pas naïfs. Ces exportations ont beaucoup augmenté. Nous sommes à un point, elles déstabilisent le marché agricole européen. Par ailleurs, parce qu'il faut être aussi cohérent, nous allons et nous prenons derrière la présidente de la Commission européenne le fait de remettre, de taxer, de remettre des droits d'ouane en l'occurrence, les exportations depuis la Russie. Parce qu'en fait, il faut reprendre le sujet du début. Qu'est-ce qui se passe en Ukraine ? C'est un très grand producteur de céréales et de manière générale agricole. L'Ukraine avait des débouchés vers…
« le fait de mettre des plafonnements aux exportations depuis l'Ukraine. Nous sommes solidaires de l'Ukraine, mais nous ne sommes pas naïfs. Ces exportations ont beaucoup augmenté. Nous sommes à un point, elles déstabilisent le marché agricole européen. Par ailleurs, parce qu'il faut être aussi cohérent, nous allons et nous prenons derrière la présidente de la Commission européenne le fait de remettre, de taxer, de remettre des droits d'ouane en l'occurrence, les exportations depuis la Russie. Parce qu'en fait, il faut reprendre le sujet du début. Qu'est-ce qui se passe en Ukraine ? C'est un très grand producteur de céréales et de manière générale agricole. L'Ukraine avait des débouchés vers la mer Noire. Ces débouchés sont bloqués par la Russie. Du coup, ça pousse tous les stocks vers l'Europe et donc l'Europe se retrouve dans une situation de quasi surproduction, surproduction égale prix qui baisse. Eh bien, nous allons faire en sorte de mettre les exportations russes à un prix beaucoup plus cher, comme ça, on les repousse elles-mêmes vers d'autres marchés de façon à assainir le marché européen et nous défendrons nos agriculteurs. À partir du 1er juin, on sera capable de mettre en place des clauses de sauvegarde sur les exportations ukrainiennes. »
France Inter · Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée à l'Agriculture, est l'invitée de On n'arrête pas l'écoVérifier à 9:10
Question 82Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée à l'Agriculture, est l'invitée de On n'arrête pas l'éco
Est-ce qu'intérêt général majeur, ça veut dire que c'est ça la priorité ?
Réponse directe
Intérêt général majeur, ça veut dire qu'on ne peut pas, si vous voulez, utiliser le fait que, je prends l'exemple des énergies renouvelables parce qu'on a eu le même débat. sur les énergies renouvelables, on considère qu'il ne faut pas prouver que c'est une activité utile pour empêcher la mise en œuvre d'un projet d'énergie renouvelable. Vous voyez, ça s'appelle la raison d'intérêt public majeur. Eh bien, c'est la même démarche, c'est-à-dire qu'il ne faut pas prouver qu'on est utile à la nation. L'agriculture est par essence utile à la nation. Ensuite, ça n'enlève rien au fait que les normes environnementales s'appliquent. Mais on ne dit pas que c'est une activité dispensable et donc, par p…
« Intérêt général majeur, ça veut dire qu'on ne peut pas, si vous voulez, utiliser le fait que, je prends l'exemple des énergies renouvelables parce qu'on a eu le même débat. sur les énergies renouvelables, on considère qu'il ne faut pas prouver que c'est une activité utile pour empêcher la mise en œuvre d'un projet d'énergie renouvelable. Vous voyez, ça s'appelle la raison d'intérêt public majeur. Eh bien, c'est la même démarche, c'est-à-dire qu'il ne faut pas prouver qu'on est utile à la nation. L'agriculture est par essence utile à la nation. Ensuite, ça n'enlève rien au fait que les normes environnementales s'appliquent. Mais on ne dit pas que c'est une activité dispensable et donc, par principe, dès lors que ça a un impact environnemental, c'est très compliqué de le faire. Ça rééquilibre le débat et je pense que c'est essentiel parce qu'à un moment, on en vient à un point où, au nom de l'environnement, on a des actions »
France Inter · Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée à l'Agriculture, est l'invitée de On n'arrête pas l'écoVérifier à 7:56
Question 83Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée à l'Agriculture, est l'invitée de On n'arrête pas l'éco
Est-ce qu'on va réautoriser des substances ?
Réponse partielle
Dans ce que vous mentionnez, on parle de molécules qui sont interdites en Europe, auxquelles les agriculteurs nous disent, nous, nous n'y avons pas accès, et nous avons le sentiment que nos voisins européens y ont accès. Et là, il y a de la déloyauté, une concurrence déloyale. Et ça, nous allons le prendre point à point parce qu'il faut regarder dans le détail de quoi il s'agit. Ça peut être tout simplement un produit pour lequel le producteur du produit n'a pas demandé l'autorisation de mise sur le marché français. Donc, ce n'est pas un problème d'interdiction. C'est un problème d'autorisation de mise sur le marché qui n'a pas été étendu à tel ou tel usage. Vous avez une très grande... Je…
« Et nous n'avons pas encore les homologations pour les mettre sur les marchés. Si vous n'avez pas la solution pour pouvoir remplacer ce qui ne fonctionne pas, ce qui est interdit, ce n'est pas possible. On met les agriculteurs dans les impasses. Donc on va les sortir de ces impasses. Au cas par cas, la semaine prochaine, on sera sur le poireau et le chou. Vous voyez, c'est très concret. L'agriculture, c'est très concret. C'est hyper concret. Et il faut apporter ces solutions. Et il faut admettre qu'on a des chemins techniques, des itinéraires techniques à construire et qu'il y aura des dérogations. Toujours dans le cadre de la loi, on ne sort pas de la loi. Il y aura des dérogations, il y aura des extensions d'autorisation de mise sur le marché de certains produits, il y aura des reconnaissances »
France Inter · Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée à l'Agriculture, est l'invitée de On n'arrête pas l'écoVérifier à 6:09Voir 1 autre passage
« et il y aura aussi des questionnements qu'on adressera à la Commission européenne quand d'autres pays utilisent de manière beaucoup trop large des dérogations sur des produits interdits. »
France Inter · Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée à l'Agriculture, est l'invitée de On n'arrête pas l'écoVérifier à 6:49
Question 84Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée à l'Agriculture, est l'invitée de On n'arrête pas l'éco
La ministre déléguée à l'agriculture et à la souveraineté alimentaire est notre invitée. Bonjour Agnès Pannier-Runacher. Bonjour Alexandra Benseille. L'objectif de souveraineté agricole et alimentaire sera inscrit dans le projet de loi présenté vendredi prochain au Conseil des ministres. Vous avez entendu avec nous le reportage. Il y a débat sur la définition. Alors dans votre esprit, Agnès Pannier-Runacher, la souveraineté, qu'est-ce que ça veut dire et ça va jusqu'où ?
Réponse directe
La souveraineté alimentaire, c'est la capacité à nourrir sa population. Le test de souveraineté alimentaire qu'on a eu, c'est quand on a traversé la crise du Covid et qu'on a dû, sur nos mérites propres, s'assurer qu'on était capable d'organiser l'alimentation de nos populations et de nos élevages alors qu'une partie des flux d'approvisionnement étaient bloqués dans le contexte du confinement planétaire. Est-ce que ça veut dire qu'on produit 100% de ce qu'on mange ? Pas du tout. Mais ça veut dire qu'on est capable de produire suffisamment pour alimenter nos populations. Donc c'est, je dirais, en termes de calories, parce qu'on peut faire des substitutions. Nous ne serons jamais, par exemple…
« La souveraineté alimentaire, c'est la capacité à nourrir sa population. Le test de souveraineté alimentaire qu'on a eu, c'est quand on a traversé la crise du Covid et qu'on a dû, sur nos mérites propres, s'assurer qu'on était capable d'organiser l'alimentation de nos populations et de nos élevages alors qu'une partie des flux d'approvisionnement étaient bloqués dans le contexte du confinement planétaire. Est-ce que ça veut dire qu'on produit 100% de ce qu'on mange ? Pas du tout. Mais ça veut dire qu'on est capable de produire suffisamment pour alimenter nos populations. Donc c'est, je dirais, en termes de calories, parce qu'on peut faire des substitutions. Nous ne serons jamais, par exemple, autoportants sur des productions tropicales, même si nous avons des productions dans l'outre-mer. »
France Inter · Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée à l'Agriculture, est l'invitée de On n'arrête pas l'écoVérifier à 0:25Voir 2 autres passages
« On doit être capable d'apporter les légumes et les fruits si des flux devaient se tarir dans certaines directions. Et c'est ça l'objectif que nous devons avoir. Et ce que nous voyons, ce que nous avons vu pendant la crise du Covid, c'est qu'on a une souveraineté alimentaire et on a une souveraineté agricole. Mais on a des points de faiblesse. Les fragilités ? Alors d'abord, c'est les engrais. »
France Inter · Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée à l'Agriculture, est l'invitée de On n'arrête pas l'écoVérifier à 1:20
« Ensuite, et on l'a vu aussi avec l'attaque de la Russie, l'agression russe en Ukraine, parce que les engrais sont beaucoup importés de Russie, de Biélorussie, de cette partie du monde. On a une fragilité sur l'alimentation de nos élevages. Les protéines végétales que l'on donne à nos élevages, c'est beaucoup de soja. Et donc, on doit redévelopper des protéines pour ces élevages. Et effectivement, fruits et légumes, on a également mentionné le blé dur. Par rapport à ça, nous agissons avec des plans de souveraineté qui précisément adressent ces différents secteurs. Plan de souveraineté pour l'élevage, plan de souveraineté pour les fruits et légumes, plan de souveraineté pour les blés durs. Et je suis en charge d'élaborer un plan de souveraineté pour les engrais dans les semaines qui viennent. »
Question 85Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée en charge de l'Agriculture – 27/02
Leur siège a été envahi ?
Réponse à côté
Écoutez, moi je constate que l'Actalis propose aujourd'hui des contrats qui sont en dessous de l'indicateur de référence de la filière interprofessionnelle. Donc ça, a priori, ça ne va pas dans le sens de la loi EGalim. C'est très simple et c'est pour ça que nous avons demandé au médiateur des négociations commerciales qui est quelqu'un qui vient de l'État de mettre autour de la table les agriculteurs et l'Actalis pour trouver un accord. Et si on ne trouve pas un accord, on pourra activer, ça c'est la loi EGalim qui le permet également, le comité de règlement des conflits. Et là, ça sera une décision qui s'imposera au parti.
« Écoutez, moi je constate que l'Actalis propose aujourd'hui des contrats qui sont en dessous de l'indicateur de référence de la filière interprofessionnelle. Donc ça, a priori, ça ne va pas dans le sens de la loi EGalim. C'est très simple et c'est pour ça que nous avons demandé au médiateur des négociations commerciales qui est quelqu'un qui vient de l'État de mettre autour de la table les agriculteurs et l'Actalis pour trouver un accord. Et si on ne trouve pas un accord, on pourra activer, ça c'est la loi EGalim qui le permet également, le comité de règlement des conflits. Et là, ça sera une décision qui s'imposera au parti. »
BFM Business — La grande interview · Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée en charge de l'Agriculture – 27/02Vérifier à 9:32
Question 86Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée en charge de l'Agriculture – 27/02
Vous étiez aussi là samedi pour l'ouverture mouvementée avec le Président de la République. Pourquoi le Premier ministre arrive à faire une visite plutôt calme, faire des selfies tranquillement à l'Assemblée de l'agriculture ?
Réponse partielle
Je pense que samedi, il y avait, et on l'a vu, 300-400 personnes qui avaient décidé d'en découdre. Mais ce n'est pas ça le salon de l'agriculture et c'est ce qu'on voit depuis dimanche. D'ailleurs, le Président de la République, dans sa déambulation, a lui-même eu de très bons contacts avec les exposants. Les exposants, ils sont là, ils sont installés depuis vendredi. Ce ne sont pas des figurants et le dialogue était de grande qualité. Et aujourd'hui, on le voit, le travail qu'a fait le gouvernement commence à payer, c'est-à-dire qu'on a des réponses. Le Président de la République et le Premier ministre ont montré qu'ils maîtrisaient les sujets, qu'ils étaient sur le sujet avec des mesures…
« Je pense que samedi, il y avait, et on l'a vu, 300-400 personnes qui avaient décidé d'en découdre. Mais ce n'est pas ça le salon de l'agriculture et c'est ce qu'on voit depuis dimanche. D'ailleurs, le Président de la République, dans sa déambulation, a lui-même eu de très bons contacts avec les exposants. Les exposants, ils sont là, ils sont installés depuis vendredi. Ce ne sont pas des figurants et le dialogue était de grande qualité. Et aujourd'hui, on le voit, le travail qu'a fait le gouvernement commence à payer, c'est-à-dire qu'on a des réponses. Le Président de la République et le Premier ministre ont montré qu'ils maîtrisaient les sujets, qu'ils étaient sur le sujet avec des mesures de simplification. »
BFM Business — La grande interview · Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée en charge de l'Agriculture – 27/02Vérifier à 0:53
Question 87Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée en charge de l'Agriculture – 27/02
Ce que je ne comprends pas, c'est qu'il y a déjà la loi EGalim 1, 2, 3. Donc là, puisque vous dites que le prix du lait de l'Actalis, il est inférieur au prix qui a été établi, au prix de filière, pourquoi il n'est pas sanctionné dès aujourd'hui ?
Réponse partielle
Parce que la loi, elle prévoit trois options de calcul du prix du contrat et que donc l'Actalis a emprunté d'autres chemins pour justifier sa position. Mais justement, ça montre bien que vous avez des groupes, il faut peut-être les citer, lorsque Lidl fait des contrats tripartites, lorsque Bell fait des contrats avec des agriculteurs, des éleveurs laitiers, vous avez des acteurs qui jouent le jeu et qui ont joué le jeu de la loi EGalim. On voit qu'il y a aussi des contournements. Eh bien, on y fait face, tout simplement. On reprend le sujet, on balaye devant notre porte. Je veux dire aussi qu'il faut regarder le verre à moitié plein. Combien d'exploitations ont été sauvées grâce à la loi EG…
« Parce que la loi, elle prévoit trois options de calcul du prix du contrat et que donc l'Actalis a emprunté d'autres chemins pour justifier sa position. Mais justement, ça montre bien que vous avez des groupes, il faut peut-être les citer, lorsque Lidl fait des contrats tripartites, lorsque Bell fait des contrats avec des agriculteurs, des éleveurs laitiers, vous avez des acteurs qui jouent le jeu et qui ont joué le jeu de la loi EGalim. On voit qu'il y a aussi des contournements. Eh bien, on y fait face, tout simplement. On reprend le sujet, on balaye devant notre porte. »
BFM Business — La grande interview · Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée en charge de l'Agriculture – 27/02Vérifier à 10:23
Question 88Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée en charge de l'Agriculture – 27/02
Donc, une série de mesures a été annoncée ce matin pour parler aux problèmes de trésorerie notamment avec un prêt garanti avec un taux qui est entre 0 et 2,5%. Oui, nous avons... Pourquoi ce n'est pas 0% ?
Réponse directe
Parce qu'on a demandé effectivement aux banques à un moment où les taux sont plutôt du côté de 4% voire plus de faire un effort avec des taux réduits, des taux qui soient en ligne avec ce que peuvent supporter les exploitants agricoles, de se remettre au fond dans des niveaux de taux qui étaient ceux de ces dernières années et qui étaient des taux très faibles et ils l'ont accepté. Et donc, deux mesures, des prêts avec... Enfin, des avances de trésorerie à taux réduits et deuxième mesure, le fait de décaler le remboursement du capital d'un an pour ceux qui sont en difficulté. Voilà. et jusqu'à trois ans pour l'ensemble de leurs prêts, ce qui va donner de l'oxygène aux exploitations qui en o…
« Parce qu'on a demandé effectivement aux banques à un moment où les taux sont plutôt du côté de 4% voire plus de faire un effort avec des taux réduits, des taux qui soient en ligne avec ce que peuvent supporter les exploitants agricoles, de se remettre au fond dans des niveaux de taux qui étaient ceux de ces dernières années et qui étaient des taux très faibles et ils l'ont accepté. Et donc, deux mesures, des prêts avec... Enfin, des avances de trésorerie à taux réduits et deuxième mesure, le fait de décaler le remboursement du capital d'un an pour ceux qui sont en difficulté. Voilà. et jusqu'à trois ans pour l'ensemble de leurs prêts, ce qui va donner de l'oxygène aux exploitations qui en ont besoin. Encore une fois, la situation sur le terrain est très hétérogène. Vous citiez... Bien sûr. Thierry de Blandinière, il y en a qui s'en sortent très bien et c'est une bonne chose pour notre agriculture et je m'en réjouis et il y en a qui sont »
BFM Business — La grande interview · Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée en charge de l'Agriculture – 27/02Vérifier à 15:47
Question 89Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée en charge de l'Agriculture – 27/02
Vous voyez bien que le Président a reconnu que même si c'est un de mes conseillers, je suis un responsable. Donc, il y a eu quand même eu... Donc, ces bassines, ça ne sera pas le matin des réserves d'eau, elles vont pouvoir ouvrir ?
Réponse à côté
Alors, d'abord, le terme bassine ou méga-bassine, c'est un terme générique et qui est assez orienté. Nous, on parle de stockage d'eau parce que vous avez différentes manières de stocker de l'eau. Ce n'est pas forcément, d'ailleurs, ce type d'ouvrage. Il y a d'autres façons de stocker de l'eau. Ce qui est important, et c'est ce qui nous intéresse, c'est que beaucoup d'agriculteurs, aujourd'hui, font face au dérèglement climatique, ont besoin d'eau. Nous facilitons leur vie en facilitant le stockage de l'eau sous toutes ses formes.
« Alors, d'abord, le terme bassine ou méga-bassine, c'est un terme générique et qui est assez orienté. Nous, on parle de stockage d'eau parce que vous avez différentes manières de stocker de l'eau. Ce n'est pas forcément, d'ailleurs, ce type d'ouvrage. Il y a d'autres façons de stocker de l'eau. Ce qui est important, et c'est ce qui nous intéresse, c'est que beaucoup d'agriculteurs, aujourd'hui, font face au dérèglement climatique, ont besoin d'eau. Nous facilitons leur vie en facilitant le stockage de l'eau sous toutes ses formes. »
BFM Business — La grande interview · Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée en charge de l'Agriculture – 27/02Vérifier à 3:28
Question 90Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée en charge de l'Agriculture – 27/02
Et combien de dossiers déposés avez-vous depuis que les guichets sont ouverts, je le rappelle, depuis mai-février ?
Réponse directe
Alors plusieurs choses. Nous, on a débloqué des fonds d'urgence. Certains sont spécifiques sur la MHE qui est une maladie qui touche des élevages bovins. Vous en avez sur la viticulture. Vous en avez de différentes natures. Là, on a 2500 dossiers. Ce sont plutôt pour répondre à des situations de crise spécifiques. La viticulture, en fait, c'est en train d'augmenter très rapidement. On était à 500 dossiers il y a quelques jours. On voit qu'aujourd'hui, on est en train de saturer les guichets. C'est une très bonne chose. On commence à payer. Vous avez une deuxième mesure qui est pour toutes les exploitations. C'est le gazole non routier. Nous faisons le remboursement et nous offrons de faire…
« Alors plusieurs choses. Nous, on a débloqué des fonds d'urgence. Certains sont spécifiques sur la MHE qui est une maladie qui touche des élevages bovins. Vous en avez sur la viticulture. Vous en avez de différentes natures. Là, on a 2500 dossiers. Ce sont plutôt pour répondre à des situations de crise spécifiques. La viticulture, en fait, c'est en train d'augmenter très rapidement. On était à 500 dossiers il y a quelques jours. On voit qu'aujourd'hui, on est en train de saturer les guichets. C'est une très bonne chose. On commence à payer. Vous avez une deuxième mesure qui est pour toutes les exploitations. C'est le gazole non routier. Nous faisons le remboursement et nous offrons de faire une avance de trésorerie. Là, on a 26 500 entreprises qui ont déposé leur dossier pour avoir le remboursement et deux tiers d'entre elles qui demandent l'avance de trésorerie. Et ça monte très vite puisqu'on a pris 10 000 dossiers de plus. Je veux dire ici néanmoins qu'il y a 400 000 exploitations en France à peu près. Il y a encore de la marge qu'elle n'hésite pas à déposer ses dossiers pour avoir une avance de trésorerie. Ça vient de l'État. C'est payé en ce moment. Donc, c'est une mesure très concrète qui concerne tous les agriculteurs. Et puis, il y a les annonces que nous avons faites à l'issue de cette réunion à Bercy. »
BFM Business — La grande interview · Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée en charge de l'Agriculture – 27/02Vérifier à 11:37
Question 91Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée en charge de l'Agriculture – 27/02
Il y a joué le jeu d'une manière ou d'une autre. Parce que lorsque vous voyez, j'ai été interpellée par un auditeur, les résultats de Carrefour qui sont quand même très bons même s'il y a une baisse du juge d'affaires sur la France. On voit que la rentabilité, elle a augmenté. On voit que les dividendes ont incroyablement progressé. qu'il y a un nouveau programme de rachat d'actions de 700 millions pour 2024 alors qu'il y en a déjà eu un de 800 millions en 2023. On peut se demander quand même si ce n'est pas trop lorsqu'on voit les difficultés que rencontrent justement les exploitants agricoles, les agriculteurs. Moi ce qui m'intéresse, c'est le revenu des agriculteurs. Oui mais ça ne vous choque pas ?
Réponse partielle
Je ne veux pas rentrer dans la caricature parce que parfois on dit tel grand groupe a des résultats et on s'aperçoit... Il vient les publier, c'est pour ça. Tel grand groupe a des très bons résultats et on s'aperçoit que ces très bons résultats ne sont pas réalisés en France. Donc je n'ai pas suffisamment analysé les résultats de Carrefour pour me prononcer. Néanmoins, ce qui compte pour moi, c'est que la marge qui est réalisée en France par Carrefour, par Leclerc, par les autres soit correctement partagée avec les industriels et avec les agriculteurs. Pourquoi ? C'est une question de souveraineté. C'est une question de puissance de notre pays. C'est une question de protection des Français.…
« Je ne veux pas rentrer dans la caricature parce que parfois on dit tel grand groupe a des résultats et on s'aperçoit... Il vient les publier, c'est pour ça. Tel grand groupe a des très bons résultats et on s'aperçoit que ces très bons résultats ne sont pas réalisés en France. Donc je n'ai pas suffisamment analysé les résultats de Carrefour pour me prononcer. Néanmoins, ce qui compte pour moi, c'est que la marge qui est réalisée en France par Carrefour, par Leclerc, par les autres soit correctement partagée avec les industriels et avec les agriculteurs. Pourquoi ? C'est une question de souveraineté. C'est une question de puissance de notre pays. C'est une question de protection des Français. C'est aussi une question de protection des agriculteurs. Et ça je suis désolée. Mais on n'y est pas pour l'instant, vous êtes d'accord ? C'est un intérêt fondamental de la nation et c'est pour ça que nous allons le mettre dans la loi. Et vous avez raison de dire qu'on n'y est pas. Et c'est pour ça que nous allons aller encore un cran plus loin par une nouvelle loi. Nous avons confié une mission. Effectivement, nous avons confié une mission à deux parlementaires. Ils ont quatre mois pour nous faire des propositions. Et sur cette base-là, nous allons prendre une loi pour faire en sorte que l'esprit que nous avions insufflé dans la loi et qui a permis de vraies avancées, je pense notamment dans la filière laitière, avec des gens qui ont joué le jeu, aille plus loin. »
BFM Business — La grande interview · Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée en charge de l'Agriculture – 27/02Vérifier à 8:04
Question 92Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée en charge de l'Agriculture – 27/02
Sur les 400 000, évidemment. Hier, je recevais Thierry Blandinière. Il fait partie de ses exploitations agricoles. Mais lui, il va très très bien et ils se vont énormes. Il y en a combien qui sont susceptibles de toucher ces fonds que vous mettez, ces fonds d'urgence ou ce que vous mettez à disposition ?
Réponse partielle
Alors, ça, c'est le deuxième travail que nous avons lancé depuis que le Président de la République a souhaité un dispositif spécial pour les trésoreries. Depuis lundi, les services de l'État sont au travail pour recenser les exploitations qui seraient en difficulté. Ils s'appuient sur leur connaissance de la situation fiscale des entreprises. Mais là encore, on demande à la MSA, la Mutuelle Sociale Agricole, on demande aux chambres d'agriculture et même aux syndicats aux banques de nous faire remonter ces situations pour pouvoir les traiter. C'est 10 000, c'est 20 000 ? À ce stade, c'est difficile à dire parce que les banques nous ont dit que les taux de défaut en matière de pré-agricole av…
« Alors, ça, c'est le deuxième travail que nous avons lancé depuis que le Président de la République a souhaité un dispositif spécial pour les trésoreries. Depuis lundi, les services de l'État sont au travail pour recenser les exploitations qui seraient en difficulté. Ils s'appuient sur leur connaissance de la situation fiscale des entreprises. Mais là encore, on demande à la MSA, la Mutuelle Sociale Agricole, on demande aux chambres d'agriculture et même aux syndicats aux banques de nous faire remonter ces situations pour pouvoir les traiter. C'est 10 000, c'est 20 000 ? À ce stade, c'est difficile à dire parce que les banques nous ont dit que les taux de défaut en matière de pré-agricole avaient baissé par rapport à il y a quelques années. Donc, il ne faut pas faire de généralité. Mais cela ne veut pas dire que vous n'avez pas beaucoup de petits éleveurs en particulier. Nous, on l'entend sur le salon, des éleveurs laitiers ou des éleveurs en viande qui sont dans un sentiment d'être pris par un effet de ciseau, c'est-à-dire que le prix de ce qu'ils vendent a augmenté moins vite que le prix de leur charge. Et c'est là où il faut analyser en profondeur la situation. Donc, probablement plusieurs milliers, peut-être plus, plusieurs dizaines de milliers. c'est le travail que nous entamons et je veux dire ici que nous avons également décidé avec Gérald Darmadin, Marc Fénaud, de faire des permanences dans les sous-préfectures parce qu'il y a toujours cette question d'aller au plus loin, le dernier kilomètre, de faire savoir aux petits exploitants qu'il est le bienvenu pour parler de ces problèmes et pour qu'on puisse les traiter. »
BFM Business — La grande interview · Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée en charge de l'Agriculture – 27/02Vérifier à 13:56
Question 93Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée en charge de l'Agriculture – 27/02
Mon habité ce soir, c'est Anne-Espanier-Runacher, ministre déléguée à l'agriculture. Bonsoir Anne-Espanier-Runacher. Bonsoir Edwige Chevrillon. Merci d'être avec nous. Vous arrivez tout droit du salon de l'agriculture et vous y êtes depuis 6h du matin. Vous avez fait la visite, le tour du salon avec le Premier ministre Gabriel Attal. Est-ce qu'il y a une méthode Attal ?
Réponse à côté
Je pense que samedi, il y avait, et on l'a vu, 300-400 personnes qui avaient décidé d'en découdre. Mais ce n'est pas ça le salon de l'agriculture et c'est ce qu'on voit depuis dimanche. D'ailleurs, le Président de la République, dans sa déambulation, a lui-même eu de très bons contacts avec les exposants. Les exposants, ils sont là, ils sont installés depuis vendredi. Ce ne sont pas des figurants et le dialogue était de grande qualité. Et aujourd'hui, on le voit, le travail qu'a fait le gouvernement commence à payer, c'est-à-dire qu'on a des réponses. Le Président de la République et le Premier ministre ont montré qu'ils maîtrisaient les sujets, qu'ils étaient sur le sujet avec des mesures…
« Je pense que samedi, il y avait, et on l'a vu, 300-400 personnes qui avaient décidé d'en découdre. Mais ce n'est pas ça le salon de l'agriculture et c'est ce qu'on voit depuis dimanche. D'ailleurs, le Président de la République, dans sa déambulation, a lui-même eu de très bons contacts avec les exposants. Les exposants, ils sont là, ils sont installés depuis vendredi. Ce ne sont pas des figurants et le dialogue était de grande qualité. Et aujourd'hui, on le voit, le travail qu'a fait le gouvernement commence à payer, c'est-à-dire qu'on a des réponses. Le Président de la République et le Premier ministre ont montré qu'ils maîtrisaient les sujets, qu'ils étaient sur le sujet avec des mesures de simplification. »
BFM Business — La grande interview · Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée en charge de l'Agriculture – 27/02Vérifier à 0:53Voir 2 autres passages
« Non, je ne dirais pas ça. Je dirais que le débat qu'il a organisé avec différents représentants agriculteurs, qui n'étaient pas des représentants d'ailleurs, c'était la demande que nous avions fait aux organisations syndicales, c'est de dire, mettez-nous en face du Président 15 personnes qui sont syndiquées chez vous, mais qui sont des exploitants, qui n'ont pas de rôle dans le syndicat. Et ce dialogue a montré que nous avions des propositions à faire, qu'une partie des mesures qui étaient mises en oeuvre par le gouvernement n'étaient pas forcément connues. Et le Président de la République a pu faire des annonces complémentaires. Et aujourd'hui, le Premier ministre porte cette feuille de route. »
BFM Business — La grande interview · Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée en charge de l'Agriculture – 27/02Vérifier à 1:49
Question 94Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée en charge de l'Agriculture – 27/02
Philippe Rassac, du Crédit Agricole, évidemment incontournable dans ce milieu-là. Il y avait aussi le président de la Fédération bancaire française. Il y a combien d'exploitations aujourd'hui qui sont en difficulté ?
Réponse partielle
Alors plusieurs choses. Nous, on a débloqué des fonds d'urgence. Certains sont spécifiques sur la MHE qui est une maladie qui touche des élevages bovins. Vous en avez sur la viticulture. Vous en avez de différentes natures. Là, on a 2500 dossiers. Ce sont plutôt pour répondre à des situations de crise spécifiques. La viticulture, en fait, c'est en train d'augmenter très rapidement. On était à 500 dossiers il y a quelques jours. On voit qu'aujourd'hui, on est en train de saturer les guichets. C'est une très bonne chose. On commence à payer. Vous avez une deuxième mesure qui est pour toutes les exploitations. C'est le gazole non routier. Nous faisons le remboursement et nous offrons de faire…
« Alors, ça, c'est le deuxième travail que nous avons lancé depuis que le Président de la République a souhaité un dispositif spécial pour les trésoreries. Depuis lundi, les services de l'État sont au travail pour recenser les exploitations qui seraient en difficulté. Ils s'appuient sur leur connaissance de la situation fiscale des entreprises. Mais là encore, on demande à la MSA, la Mutuelle Sociale Agricole, on demande aux chambres d'agriculture et même aux syndicats aux banques de nous faire remonter ces situations pour pouvoir les traiter. C'est 10 000, c'est 20 000 ? À ce stade, c'est difficile à dire parce que les banques nous ont dit que les taux de défaut en matière de pré-agricole avaient baissé par rapport à il y a quelques années. Donc, il ne faut pas faire de généralité. Mais cela ne veut pas dire que vous n'avez pas beaucoup de petits éleveurs en particulier. Nous, on l'entend sur le salon, des éleveurs laitiers ou des éleveurs en viande qui sont dans un sentiment d'être pris par un effet de ciseau, c'est-à-dire que le prix de ce qu'ils vendent a augmenté moins vite que le prix de leur charge. Et c'est là où il faut analyser en profondeur la situation. Donc, probablement plusieurs milliers, peut-être plus, plusieurs dizaines de milliers. c'est le travail que nous entamons et je veux dire ici que nous avons également décidé avec Gérald Darmadin, Marc Fénaud, de faire des permanences dans les sous-préfectures parce qu'il y a toujours cette question d'aller au plus loin, le dernier kilomètre, de faire savoir aux petits exploitants qu'il est le bienvenu pour parler de ces problèmes et pour qu'on puisse les traiter. »
BFM Business — La grande interview · Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée en charge de l'Agriculture – 27/02Vérifier à 13:56
Question 95Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée en charge de l'Agriculture – 27/02
Toute dernière question, Agnès Pannère-Renacher, est-ce que vous ne redoutez pas qu'après ce salon de l'agriculture puisqu'en plus le président a fixé un nouveau calendrier au 15 mars que ça reparte, ça reparte, les tracteurs reviennent, reprennent le contrôle des routes et des autoroutes ?
Réponse à côté
Moi, je crois que les agriculteurs sont en train de réaliser que nous tenons, nous faisons ce que nous disons et que les mesures d'urgence, notamment les fonds d'urgence sont en place, les paiements sont faits, que les simplifications sont en train d'arriver, nous avons des textes qui sortent et que les revendications qu'ils ont portées sont entendues et que nous prenons les mesures pour répondre à leur attente. Et beaucoup d'entre eux me disent, on a bien compris que ça ne sera pas fait du jour au lendemain. La question du revenu agricole, ça ne se fait pas du jour au lendemain. La lutte contre le dérèglement climatique, ça ne se fait certainement pas du jour au lendemain. Mais ce qui est…
« Moi, je crois que les agriculteurs sont en train de réaliser que nous tenons, nous faisons ce que nous disons et que les mesures d'urgence, notamment les fonds d'urgence sont en place, les paiements sont faits, que les simplifications sont en train d'arriver, nous avons des textes qui sortent et que les revendications qu'ils ont portées sont entendues et que nous prenons les mesures pour répondre à leur attente. Et beaucoup d'entre eux me disent, on a bien compris que ça ne sera pas fait du jour au lendemain. La question du revenu agricole, ça ne se fait pas du jour au lendemain. La lutte contre le dérèglement climatique, ça ne se fait certainement pas du jour au lendemain. Mais ce qui est important, c'est de restaurer la confiance et tout l'enjeu de ce salon, mais des jours qui vont suivre et du travail. C'est d'avoir un rythme et un calendrier de travail qui fonctionnent et qui permettent de trouver des solutions »
BFM Business — La grande interview · Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée en charge de l'Agriculture – 27/02Vérifier à 18:43
Question 96Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée en charge de l'Agriculture – 27/02
en difficulté. Un mot quand même, même si on a bien vu qu'il y a une levée de bouclier assez générale contre le prix plancher, mais comme c'est l'idée du président, il faut forcément travailler dessus. C'est un peu une idée d'un autre siècle, du siècle dernier, avant la PAC, cette question du prix plancher. En plus, est-ce que c'est compatible avec l'OMC, avec l'Europe ?
Réponse partielle
Je crois qu'il ne faut pas se méprendre sur cette idée de prix plancher. C'est la prolongation de la loi EGalim. Vous me disiez à l'instant et c'est intéressant, comment se fait-il que l'indicateur de référence ne soit pas utilisé de manière automatique dans le calcul du contrat ? C'est ce que nous voulons faire, c'est de faire en sorte que ces indicateurs de référence qui ne sont pas établis par l'État, qui sont établis par les filières, c'est-à-dire qui viennent du terrain sur la base de la réalité des coûts de production, servent dans la construction du prix et qu'il ne soit pas possible d'avoir, ou en tout cas qu'on regarde s'il n'est pas possible d'obliger à avoir une négociation d'abo…
« Je crois qu'il ne faut pas se méprendre sur cette idée de prix plancher. C'est la prolongation de la loi EGalim. Vous me disiez à l'instant et c'est intéressant, comment se fait-il que l'indicateur de référence ne soit pas utilisé de manière automatique dans le calcul du contrat ? C'est ce que nous voulons faire, c'est de faire en sorte que ces indicateurs de référence qui ne sont pas établis par l'État, qui sont établis par les filières, c'est-à-dire qui viennent du terrain sur la base de la réalité des coûts de production, servent dans la construction du prix et qu'il ne soit pas possible d'avoir, ou en tout cas qu'on regarde s'il n'est pas possible d'obliger à avoir une négociation d'abord entre l'agriculteur et l'industriel avant que l'industriel discute de son prix avec le distributeur. Ça a l'air d'être évident, mais ce n'est pas ce qui se passe aujourd'hui. »
BFM Business — La grande interview · Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée en charge de l'Agriculture – 27/02Vérifier à 17:07Voir 1 autre passage
« Alors, il faut faire ça au sein des filières, d'abord, au sein des filières agricoles parce que c'est elles qui ont la vue transversale de l'amont à l'aval, de la cour de ferme jusqu'au rayon du supermarché et il faut le faire sur la base de la réalité des coûts de production mais en faisant en sorte que ceux qui sont très compétitifs puissent tirer leur épingle du jeu, ceux qui font de la qualité aussi. Le prix plancher, ce n'est pas un prix plafond. »
BFM Business — La grande interview · Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée en charge de l'Agriculture – 27/02Vérifier à 18:03
Question 97Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée en charge de l'Agriculture – 27/02
Il y a combien de sociétés qui soient d'exploitation agricole qui sont en difficulté ?
Réponse partielle
Alors, ça, c'est le deuxième travail que nous avons lancé depuis que le Président de la République a souhaité un dispositif spécial pour les trésoreries. Depuis lundi, les services de l'État sont au travail pour recenser les exploitations qui seraient en difficulté. Ils s'appuient sur leur connaissance de la situation fiscale des entreprises. Mais là encore, on demande à la MSA, la Mutuelle Sociale Agricole, on demande aux chambres d'agriculture et même aux syndicats aux banques de nous faire remonter ces situations pour pouvoir les traiter. C'est 10 000, c'est 20 000 ? À ce stade, c'est difficile à dire parce que les banques nous ont dit que les taux de défaut en matière de pré-agricole av…
« Alors, ça, c'est le deuxième travail que nous avons lancé depuis que le Président de la République a souhaité un dispositif spécial pour les trésoreries. Depuis lundi, les services de l'État sont au travail pour recenser les exploitations qui seraient en difficulté. Ils s'appuient sur leur connaissance de la situation fiscale des entreprises. Mais là encore, on demande à la MSA, la Mutuelle Sociale Agricole, on demande aux chambres d'agriculture et même aux syndicats aux banques de nous faire remonter ces situations pour pouvoir les traiter. C'est 10 000, c'est 20 000 ? À ce stade, c'est difficile à dire parce que les banques nous ont dit que les taux de défaut en matière de pré-agricole avaient baissé par rapport à il y a quelques années. Donc, il ne faut pas faire de généralité. Mais cela ne veut pas dire que vous n'avez pas beaucoup de petits éleveurs en particulier. Nous, on l'entend sur le salon, des éleveurs laitiers ou des éleveurs en viande qui sont dans un sentiment d'être pris par un effet de ciseau, c'est-à-dire que le prix de ce qu'ils vendent a augmenté moins vite que le prix de leur charge. Et c'est là où il faut analyser en profondeur la situation. Donc, probablement plusieurs milliers, peut-être plus, plusieurs dizaines de milliers. c'est le travail que nous entamons et je veux dire ici que nous avons également décidé avec Gérald Darmadin, Marc Fénaud, de faire des permanences dans les sous-préfectures parce qu'il y a toujours cette question d'aller au plus loin, le dernier kilomètre, de faire savoir aux petits exploitants qu'il est le bienvenu pour parler de ces problèmes et pour qu'on puisse les traiter. »
BFM Business — La grande interview · Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée en charge de l'Agriculture – 27/02Vérifier à 13:56
Question 98Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée en charge de l'Agriculture – 27/02
En même temps, je vois le jeu lorsqu'on voit l'Actalis. On sait que demain, il risque d'avoir une opération au salon d'agriculture. Est-ce que pour vous, l'Actalis joue le jeu ?
Réponse directe
Écoutez, moi je constate que l'Actalis propose aujourd'hui des contrats qui sont en dessous de l'indicateur de référence de la filière interprofessionnelle. Donc ça, a priori, ça ne va pas dans le sens de la loi EGalim. C'est très simple et c'est pour ça que nous avons demandé au médiateur des négociations commerciales qui est quelqu'un qui vient de l'État de mettre autour de la table les agriculteurs et l'Actalis pour trouver un accord. Et si on ne trouve pas un accord, on pourra activer, ça c'est la loi EGalim qui le permet également, le comité de règlement des conflits. Et là, ça sera une décision qui s'imposera au parti.
« Écoutez, moi je constate que l'Actalis propose aujourd'hui des contrats qui sont en dessous de l'indicateur de référence de la filière interprofessionnelle. Donc ça, a priori, ça ne va pas dans le sens de la loi EGalim. C'est très simple et c'est pour ça que nous avons demandé au médiateur des négociations commerciales qui est quelqu'un qui vient de l'État de mettre autour de la table les agriculteurs et l'Actalis pour trouver un accord. Et si on ne trouve pas un accord, on pourra activer, ça c'est la loi EGalim qui le permet également, le comité de règlement des conflits. Et là, ça sera une décision qui s'imposera au parti. »
BFM Business — La grande interview · Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée en charge de l'Agriculture – 27/02Vérifier à 9:32
Question 99Tempête Ciaran, prix de l'électricité et rénovation énergétique...le 8h30 franceinfo d'Agnès Pannier-Runacher
Il y a un an, on s'inquiétait du nombre de centrales nucléaires françaises en activité sur nos 56 réacteurs. Combien aujourd'hui tournent à plein régime ?
Réponse à côté
Donc on ne devra pas importer d'énergie, a priori, d'électricité, au charbon par exemple ? Ça vous l'excluait ou c'est encore une possibilité ?
« Donc on ne devra pas importer d'énergie, a priori, d'électricité, au charbon par exemple ? Ça vous l'excluait ou c'est encore une possibilité ? »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Tempête Ciaran, prix de l'électricité et rénovation énergétique...le 8h30 franceinfo d'Agnès Pannier-RunacherVérifier à 5:57
Question 100Tempête Ciaran, prix de l'électricité et rénovation énergétique...le 8h30 franceinfo d'Agnès Pannier-Runacher
Et l'année dernière, quelques mois après le début de la guerre en Ukraine, il y avait eu ces appels à la sobriété, on avait peur de coupures. Là, il n'y a plus aucun risque à craindre ?
Réponse à côté
Oui, mais vous ne nous dites pas faire augmenter les prix, mais à l'instant, vous me dites qu'il ne sera pas plus de 10% d'augmentation. C'est bien ça. Donc l'engagement, c'est que ça n'augmente pas au-delà de 10%. Et sur la sobriété, Jules en parlait à l'instant, c'était 12% de baisse de la consommation des Français, donc un effort de sobriété conséquent. Est-ce que vous pensez qu'il faut aller plus loin, c'est-à-dire jusqu'à 15% de sobriété, c'est-à-dire baisser le chauffage beaucoup plus encore que l'année dernière, ou faire encore plus d'efforts ?
« Oui, mais vous ne nous dites pas faire augmenter les prix, mais à l'instant, vous me dites qu'il ne sera pas plus de 10% d'augmentation. C'est bien ça. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Tempête Ciaran, prix de l'électricité et rénovation énergétique...le 8h30 franceinfo d'Agnès Pannier-RunacherVérifier à 3:38Voir 1 autre passage
« Donc l'engagement, c'est que ça n'augmente pas au-delà de 10%. Et sur la sobriété, Jules en parlait à l'instant, c'était 12% de baisse de la consommation des Français, donc un effort de sobriété conséquent. Est-ce que vous pensez qu'il faut aller plus loin, c'est-à-dire jusqu'à 15% de sobriété, c'est-à-dire baisser le chauffage beaucoup plus encore que l'année dernière, ou faire encore plus d'efforts ? »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Tempête Ciaran, prix de l'électricité et rénovation énergétique...le 8h30 franceinfo d'Agnès Pannier-RunacherVérifier à 4:14
franceinfo — 8h30 franceinfo · Loi d'urgence agricole, incendies, protection de l'enfance... Le "8h30 franceinfo" d'Agnès Pannier-RunacherVérifier à 1:05
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« Alors c'est un peu plus subtil que ça, c'est-à-dire qu'en fait la France n'a pas de puissance fossile, donc ce n'est pas une puissance fossile, donc ça devrait être facile d'aligner économie et climat. Par contre, à l'international, au niveau européen, on a énormément de vent de face, et en particulier depuis la COP28, où nous étions, et moi particulièrement, à la manœuvre pour obtenir l'intégration dans le texte de la sortie des énergies fossiles, et de la minute où nous avons obtenu ça, et ça a été un combat vraiment très fort, nous avons vu se remettre en place les États-Unis, les pays du Golfe, qui sont extrêmement agressifs dans toutes les salles de négociations internationales, et qui alimentent une ingérence en matière de sortie des énergies fossiles. Ça c'est très clair, c'est des attaques personnelles, c'est des attaques collectives sur les pays qui avancent. Et je veux le dire aussi parce que, en fait, le combat climatique est devenu un combat économique. – La Chine l'a compris, la Chine est en train d'accélérer sur la baisse des émissions de gaz à effet de serre, pas par philanthropie, mais parce qu'elle est dépendante de manière massive des énergies fossiles, et qu'elle a compris que les emplois, l'industrie de demain se construit aussi hors des énergies fossiles, et que c'est la carte qu'elle a à jouer. – Et l'Europe doit continuer. – L'Europe, elle est dans un moment de doute, parce qu'avec les extrêmes droites qui montent partout en Europe, qui sont les agents infiltrés de la Russie, des États-Unis, évidemment qu'il y a ce doute qui s'infiltre. Mais moi, je pense qu'opposer fin du monde et fin du mois n'a pas de sens, c'est un narratif qui fonctionne très bien, mais la réalité… – Et les Français l'ont largement… »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · La canicule est-elle politique ?Vérifier à 20:47
« Bien sûr que je suis inquiète parce qu'en fait, Donald Trump étant la première puissance mondiale, donne le là au plan international. Et puis, ça va dans des dimensions qui sont très préoccupantes. C'est-à-dire qu'ils passent des coups de fil au gouvernement des pays qui voudraient mettre en place des mesures écologiques pour leur dire si vous mettez en place ces mesures, vous perdrez mon aide, vous perdrez mon soutien, vous perdrez les finances. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · La canicule est-elle politique ?Vérifier à 35:26
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« J'ai été aussi ministre en charge de l'agriculture, ministre déléguée aux côtés de Marc Finault. Je me suis abstenue parce que vous avez 77 articles sur 78 qui sont utiles pour les agriculteurs et qu'aujourd'hui, ces agriculteurs sont confrontés à une crise majeure, une crise qui est d'ailleurs très essentiellement liée au dérèglement climatique. Si vous regardez les difficultés de ces derniers mois, ce sont des gels tardifs, ce sont des inondations, ce sont des sécheresses, ce sont des canicules, ce sont des maladies qui sont beaucoup plus fortes que celles qu'on connaissait avant, je pense à la dermatose nodulaire contagieuse ou à tous ces ravageurs qui n'étaient pas aussi présents avant dans nos cultures. »
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« La canicule, c'est l'effet du dérèglement climatique. Donc, il y a une responsabilité collective puisque dès 1972, Midoz alertait sur les conséquences d'un usage des ressources naturelles qui était incompatible avec une stabilité de la planète. Donc, ça, je dirais, c'est 50 ans de responsabilité. Maintenant, si on regarde ces dernières années, très factuellement, le budget du ministère de l'Écologie a doublé. Les émissions de gaz à effet de serre ont baissé en France comme jamais puisque le rythme de baisse des émissions de gaz à effet de serre a été multiplié par 4 par rapport au quinquennat Hollande. La qualité de l'air aussi a été drastiquement améliorée, 30% de moins de pollution dans les grandes villes. Et effectivement, nous avons un plan national d'adaptation au changement climatique qui est une nouveauté dans son approche puisque pour la première fois, on travaille à adapter la France à un réchauffement à plus 4 degrés à horizon 2100 qui est le scénario central du GIEC. Ce qui veut dire qu'on a pris la mesure du sujet et que ce plan est regardé à l'international comme étant exemplaire pour un pays occidental. – François, vous entendez ce que dit la ministre Agnès Pannier-Runacher ? »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · La canicule est-elle politique ?Vérifier à 9:29
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes18 févr. 2023 au 21 juil. 2026 · 20 observations22 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Mais je me suis abstenue parce qu'il y a eu un passage en force du gouvernement sur la réintroduction des néonicotinoïdes. Alors, pour être précise, sur la capacité à donner des dérogations sur ces molécules. Et c'est un problème de méthode. C'est un problème de méthode parce que moi j'étais en circonscription ce week-end, tous les gens vous en parlent, j'ai une circonscription qui est très largement rurale. Les gens ont peur. Ce type de sujet doit faire l'objet d'un débat. Ça ne peut pas se résoudre dans un conclave de 14 parlementaires qui écrivent sur un coin de table un bout de législation et en refusant le débat à l'Assemblée nationale. Donc hier, vous faisiez partie des nombreux députés qui demandaient qu'on examine un amendement en dernière minute. Le gouvernement a dit non aux députés. Non, vous ne délibérez pas sur ce point. Est-ce que c'est un déni de démocratie ? Oui, je pense qu'on peut utiliser ce terme. C'est un passage en force. C'est un déni de démocratie. Ce sujet est un sujet qui est émotionnel, qui pose problème aux Français. Le débat démocratique, il permet de résoudre ce type de moments difficiles. Il faut qu'on ait le dialogue, il faut qu'on pose les termes justement pour que les gens n'aient pas peur. Là, on cultive la peur, on cultive la fracture sur le territoire français. Les agriculteurs, ils attendaient une loi. Mais je rappelle que les néonicotinoïdes ne figuraient pas à l'origine dans la loi. Je rappelle que le Premier ministre avait doctement écrit dans une lettre adressée aux parlementaires que ça ne figurerait pas, que c'était un débat qui devait être séparé. Et donc, face à ce type de passage en force, on ne récoltera que de la colère. Alors qu'on a besoin d'apaisement, qu'on a besoin d'apporter des solutions concrètes aux agriculteurs et qu'on a besoin aussi de répondre aux questions des citoyens. La gauche, fortement mobilisée aussi hier soir, qui a exprimé ses craintes sur le retour de certains pesticides. Notamment, la députée LFI Aurélie Trouvé. »
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« En tout cas, rien ne serait pire. Et je pense que notre responsabilité aujourd'hui, c'est de faire la preuve qu'on a des candidats qui sont capables de s'imposer au deuxième tour, qui ont un projet pour la France, qui ont un projet qui répondent aux vrais besoins des Françaises et des Français et qui ne tombent pas dans le populisme de l'extrême gauche ou de l'extrême droite. Et ces deux populismes sont des menaces pour les Françaises et les Français et pour toutes les communautés. »
Radio J — L'interview politique · Agnès Pannier-Runacher - L'interview politique du 10/06/26Vérifier à 8:25
« Il est bizarre. Oui, il est bizarre. Mais vous savez, quand on est... Et d'abord, moi, je pense qu'il faut être... Il faut faire confiance à l'imagination des enfants. Les enfants sont des éponges et on a tendance à les sous-estimer. Et je trouve que cette médiocrité vis-à-vis des enfants est une violence qu'on leur fait. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contraintes mentionnées23 mars 2024 au 21 juil. 2026 · 11 observations13 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Mais je me suis abstenue parce qu'il y a eu un passage en force du gouvernement sur la réintroduction des néonicotinoïdes. Alors, pour être précise, sur la capacité à donner des dérogations sur ces molécules. Et c'est un problème de méthode. C'est un problème de méthode parce que moi j'étais en circonscription ce week-end, tous les gens vous en parlent, j'ai une circonscription qui est très largement rurale. Les gens ont peur. Ce type de sujet doit faire l'objet d'un débat. Ça ne peut pas se résoudre dans un conclave de 14 parlementaires qui écrivent sur un coin de table un bout de législation et en refusant le débat à l'Assemblée nationale. Donc hier, vous faisiez partie des nombreux députés qui demandaient qu'on examine un amendement en dernière minute. Le gouvernement a dit non aux députés. Non, vous ne délibérez pas sur ce point. Est-ce que c'est un déni de démocratie ? Oui, je pense qu'on peut utiliser ce terme. C'est un passage en force. C'est un déni de démocratie. Ce sujet est un sujet qui est émotionnel, qui pose problème aux Français. Le débat démocratique, il permet de résoudre ce type de moments difficiles. Il faut qu'on ait le dialogue, il faut qu'on pose les termes justement pour que les gens n'aient pas peur. Là, on cultive la peur, on cultive la fracture sur le territoire français. Les agriculteurs, ils attendaient une loi. Mais je rappelle que les néonicotinoïdes ne figuraient pas à l'origine dans la loi. Je rappelle que le Premier ministre avait doctement écrit dans une lettre adressée aux parlementaires que ça ne figurerait pas, que c'était un débat qui devait être séparé. Et donc, face à ce type de passage en force, on ne récoltera que de la colère. Alors qu'on a besoin d'apaisement, qu'on a besoin d'apporter des solutions concrètes aux agriculteurs et qu'on a besoin aussi de répondre aux questions des citoyens. La gauche, fortement mobilisée aussi hier soir, qui a exprimé ses craintes sur le retour de certains pesticides. Notamment, la députée LFI Aurélie Trouvé. »
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« Bien sûr que je suis inquiète parce qu'en fait, Donald Trump étant la première puissance mondiale, donne le là au plan international. Et puis, ça va dans des dimensions qui sont très préoccupantes. C'est-à-dire qu'ils passent des coups de fil au gouvernement des pays qui voudraient mettre en place des mesures écologiques pour leur dire si vous mettez en place ces mesures, vous perdrez mon aide, vous perdrez mon soutien, vous perdrez les finances. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · La canicule est-elle politique ?Vérifier à 35:26
« Alors c'est un peu plus subtil que ça, c'est-à-dire qu'en fait la France n'a pas de puissance fossile, donc ce n'est pas une puissance fossile, donc ça devrait être facile d'aligner économie et climat. Par contre, à l'international, au niveau européen, on a énormément de vent de face, et en particulier depuis la COP28, où nous étions, et moi particulièrement, à la manœuvre pour obtenir l'intégration dans le texte de la sortie des énergies fossiles, et de la minute où nous avons obtenu ça, et ça a été un combat vraiment très fort, nous avons vu se remettre en place les États-Unis, les pays du Golfe, qui sont extrêmement agressifs dans toutes les salles de négociations internationales, et qui alimentent une ingérence en matière de sortie des énergies fossiles. Ça c'est très clair, c'est des attaques personnelles, c'est des attaques collectives sur les pays qui avancent. Et je veux le dire aussi parce que, en fait, le combat climatique est devenu un combat économique. – La Chine l'a compris, la Chine est en train d'accélérer sur la baisse des émissions de gaz à effet de serre, pas par philanthropie, mais parce qu'elle est dépendante de manière massive des énergies fossiles, et qu'elle a compris que les emplois, l'industrie de demain se construit aussi hors des énergies fossiles, et que c'est la carte qu'elle a à jouer. – Et l'Europe doit continuer. – L'Europe, elle est dans un moment de doute, parce qu'avec les extrêmes droites qui montent partout en Europe, qui sont les agents infiltrés de la Russie, des États-Unis, évidemment qu'il y a ce doute qui s'infiltre. Mais moi, je pense qu'opposer fin du monde et fin du mois n'a pas de sens, c'est un narratif qui fonctionne très bien, mais la réalité… – Et les Français l'ont largement… »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Mais je me suis abstenue parce qu'il y a eu un passage en force du gouvernement sur la réintroduction des néonicotinoïdes. Alors, pour être précise, sur la capacité à donner des dérogations sur ces molécules. Et c'est un problème de méthode. C'est un problème de méthode parce que moi j'étais en circonscription ce week-end, tous les gens vous en parlent, j'ai une circonscription qui est très largement rurale. Les gens ont peur. Ce type de sujet doit faire l'objet d'un débat. Ça ne peut pas se résoudre dans un conclave de 14 parlementaires qui écrivent sur un coin de table un bout de législation et en refusant le débat à l'Assemblée nationale. Donc hier, vous faisiez partie des nombreux députés qui demandaient qu'on examine un amendement en dernière minute. Le gouvernement a dit non aux députés. Non, vous ne délibérez pas sur ce point. Est-ce que c'est un déni de démocratie ? Oui, je pense qu'on peut utiliser ce terme. C'est un passage en force. C'est un déni de démocratie. Ce sujet est un sujet qui est émotionnel, qui pose problème aux Français. Le débat démocratique, il permet de résoudre ce type de moments difficiles. Il faut qu'on ait le dialogue, il faut qu'on pose les termes justement pour que les gens n'aient pas peur. Là, on cultive la peur, on cultive la fracture sur le territoire français. Les agriculteurs, ils attendaient une loi. Mais je rappelle que les néonicotinoïdes ne figuraient pas à l'origine dans la loi. Je rappelle que le Premier ministre avait doctement écrit dans une lettre adressée aux parlementaires que ça ne figurerait pas, que c'était un débat qui devait être séparé. Et donc, face à ce type de passage en force, on ne récoltera que de la colère. Alors qu'on a besoin d'apaisement, qu'on a besoin d'apporter des solutions concrètes aux agriculteurs et qu'on a besoin aussi de répondre aux questions des citoyens. La gauche, fortement mobilisée aussi hier soir, qui a exprimé ses craintes sur le retour de certains pesticides. Notamment, la députée LFI Aurélie Trouvé. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Loi d'urgence agricole, incendies, protection de l'enfance... Le "8h30 franceinfo" d'Agnès Pannier-RunacherVérifier à 1:05Voir 2 autres passages
« Bien sûr que je suis inquiète parce qu'en fait, Donald Trump étant la première puissance mondiale, donne le là au plan international. Et puis, ça va dans des dimensions qui sont très préoccupantes. C'est-à-dire qu'ils passent des coups de fil au gouvernement des pays qui voudraient mettre en place des mesures écologiques pour leur dire si vous mettez en place ces mesures, vous perdrez mon aide, vous perdrez mon soutien, vous perdrez les finances. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · La canicule est-elle politique ?Vérifier à 35:26
« Exactement. Moi ça fait des années, 7 ans pour être précise, que je me suis battue pour décarboner notre économie. Pas seulement pour baisser les émissions de gaz à effet de serre et faire face aux changements climatiques, même si c'est une absolue nécessité, mais aussi parce que c'est un enjeu économique. Quand on est dépendant pour la fourniture d'un produit à 99% de l'étranger et que cet étranger, c'est la Russie, le Moyen-Orient et aujourd'hui les Etats-Unis, et vous soulignez, je dirais, le caractère un peu particulier du président américain, évidemment qu'on se met en risque. Alors même que nous sommes un champion de l'énergie bas carbone, non seulement sur le nucléaire, mais également sur les énergies renouvelables. Donc moi je me suis battue pour faire reconnaître le nucléaire au niveau européen et ça a été fait. Je me suis battue pour qu'on développe une filière de batteries électriques et de voitures électriques et ça a été fait en France sur mon territoire des Hauts-de-France. On a aujourd'hui trois usines de batteries électriques qui sont en production. On a des modèles de voitures électriques qui remportent un grand succès commercial et qui sont en production en France. On a des voitures qui coûtent moins cher. Donc tout ça se met progressivement en place. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Une loi poison, est-ce que vous êtes d'accord ? Non, je ne suis pas d'accord. Et c'est très exactement pour cela que je voulais que le débat se fasse. Et que je voulais que le débat sur les phytosanitaires se fasse dans un conclave différent de celui de cette loi d'urgence agricole. Parce que qu'est-ce que vont retenir les gens ? Ils ne vont pas retenir les articles sur l'eau. Ils ne vont pas retenir les articles sur le revenu des agriculteurs. Ils ne vont pas retenir les articles qui visent à mettre en place des circuits courts et à permettre aux agriculteurs français de mieux vivre de leur activité. Ils vont retenir le fait qu'on réintroduit les néonicotinoïdes. C'est comme ça que c'est présenté dans les médias. C'est comme ça que les gens, lorsque vous leur posez la question... C'est aussi ce qui vous a gêné, vous. Et tout à fait, parce que... »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Loi d'urgence agricole, incendies, protection de l'enfance... Le "8h30 franceinfo" d'Agnès Pannier-RunacherVérifier à 3:19Voir 2 autres passages
« Alors c'est un peu plus subtil que ça, c'est-à-dire qu'en fait la France n'a pas de puissance fossile, donc ce n'est pas une puissance fossile, donc ça devrait être facile d'aligner économie et climat. Par contre, à l'international, au niveau européen, on a énormément de vent de face, et en particulier depuis la COP28, où nous étions, et moi particulièrement, à la manœuvre pour obtenir l'intégration dans le texte de la sortie des énergies fossiles, et de la minute où nous avons obtenu ça, et ça a été un combat vraiment très fort, nous avons vu se remettre en place les États-Unis, les pays du Golfe, qui sont extrêmement agressifs dans toutes les salles de négociations internationales, et qui alimentent une ingérence en matière de sortie des énergies fossiles. Ça c'est très clair, c'est des attaques personnelles, c'est des attaques collectives sur les pays qui avancent. Et je veux le dire aussi parce que, en fait, le combat climatique est devenu un combat économique. – La Chine l'a compris, la Chine est en train d'accélérer sur la baisse des émissions de gaz à effet de serre, pas par philanthropie, mais parce qu'elle est dépendante de manière massive des énergies fossiles, et qu'elle a compris que les emplois, l'industrie de demain se construit aussi hors des énergies fossiles, et que c'est la carte qu'elle a à jouer. – Et l'Europe doit continuer. – L'Europe, elle est dans un moment de doute, parce qu'avec les extrêmes droites qui montent partout en Europe, qui sont les agents infiltrés de la Russie, des États-Unis, évidemment qu'il y a ce doute qui s'infiltre. Mais moi, je pense qu'opposer fin du monde et fin du mois n'a pas de sens, c'est un narratif qui fonctionne très bien, mais la réalité… – Et les Français l'ont largement… »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · La canicule est-elle politique ?Vérifier à 20:47
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« J'ai été aussi ministre en charge de l'agriculture, ministre déléguée aux côtés de Marc Finault. Je me suis abstenue parce que vous avez 77 articles sur 78 qui sont utiles pour les agriculteurs et qu'aujourd'hui, ces agriculteurs sont confrontés à une crise majeure, une crise qui est d'ailleurs très essentiellement liée au dérèglement climatique. Si vous regardez les difficultés de ces derniers mois, ce sont des gels tardifs, ce sont des inondations, ce sont des sécheresses, ce sont des canicules, ce sont des maladies qui sont beaucoup plus fortes que celles qu'on connaissait avant, je pense à la dermatose nodulaire contagieuse ou à tous ces ravageurs qui n'étaient pas aussi présents avant dans nos cultures. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Loi d'urgence agricole, incendies, protection de l'enfance... Le "8h30 franceinfo" d'Agnès Pannier-RunacherVérifier à 0:21Voir 2 autres passages
« La canicule, c'est l'effet du dérèglement climatique. Donc, il y a une responsabilité collective puisque dès 1972, Midoz alertait sur les conséquences d'un usage des ressources naturelles qui était incompatible avec une stabilité de la planète. Donc, ça, je dirais, c'est 50 ans de responsabilité. Maintenant, si on regarde ces dernières années, très factuellement, le budget du ministère de l'Écologie a doublé. Les émissions de gaz à effet de serre ont baissé en France comme jamais puisque le rythme de baisse des émissions de gaz à effet de serre a été multiplié par 4 par rapport au quinquennat Hollande. La qualité de l'air aussi a été drastiquement améliorée, 30% de moins de pollution dans les grandes villes. Et effectivement, nous avons un plan national d'adaptation au changement climatique qui est une nouveauté dans son approche puisque pour la première fois, on travaille à adapter la France à un réchauffement à plus 4 degrés à horizon 2100 qui est le scénario central du GIEC. Ce qui veut dire qu'on a pris la mesure du sujet et que ce plan est regardé à l'international comme étant exemplaire pour un pays occidental. – François, vous entendez ce que dit la ministre Agnès Pannier-Runacher ? »
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Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Rapports cités11 sept. 2023 au 23 juin 2026 · 8 observations8 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« La canicule, c'est l'effet du dérèglement climatique. Donc, il y a une responsabilité collective puisque dès 1972, Midoz alertait sur les conséquences d'un usage des ressources naturelles qui était incompatible avec une stabilité de la planète. Donc, ça, je dirais, c'est 50 ans de responsabilité. Maintenant, si on regarde ces dernières années, très factuellement, le budget du ministère de l'Écologie a doublé. Les émissions de gaz à effet de serre ont baissé en France comme jamais puisque le rythme de baisse des émissions de gaz à effet de serre a été multiplié par 4 par rapport au quinquennat Hollande. La qualité de l'air aussi a été drastiquement améliorée, 30% de moins de pollution dans les grandes villes. Et effectivement, nous avons un plan national d'adaptation au changement climatique qui est une nouveauté dans son approche puisque pour la première fois, on travaille à adapter la France à un réchauffement à plus 4 degrés à horizon 2100 qui est le scénario central du GIEC. Ce qui veut dire qu'on a pris la mesure du sujet et que ce plan est regardé à l'international comme étant exemplaire pour un pays occidental. – François, vous entendez ce que dit la ministre Agnès Pannier-Runacher ? »
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« La canicule, c'est l'effet du dérèglement climatique. Donc, il y a une responsabilité collective puisque dès 1972, Midoz alertait sur les conséquences d'un usage des ressources naturelles qui était incompatible avec une stabilité de la planète. Donc, ça, je dirais, c'est 50 ans de responsabilité. Maintenant, si on regarde ces dernières années, très factuellement, le budget du ministère de l'Écologie a doublé. Les émissions de gaz à effet de serre ont baissé en France comme jamais puisque le rythme de baisse des émissions de gaz à effet de serre a été multiplié par 4 par rapport au quinquennat Hollande. La qualité de l'air aussi a été drastiquement améliorée, 30% de moins de pollution dans les grandes villes. Et effectivement, nous avons un plan national d'adaptation au changement climatique qui est une nouveauté dans son approche puisque pour la première fois, on travaille à adapter la France à un réchauffement à plus 4 degrés à horizon 2100 qui est le scénario central du GIEC. Ce qui veut dire qu'on a pris la mesure du sujet et que ce plan est regardé à l'international comme étant exemplaire pour un pays occidental. – François, vous entendez ce que dit la ministre Agnès Pannier-Runacher ? »
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Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Institutions citées18 févr. 2023 au 23 juin 2026 · 68 observations80 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« La canicule, c'est l'effet du dérèglement climatique. Donc, il y a une responsabilité collective puisque dès 1972, Midoz alertait sur les conséquences d'un usage des ressources naturelles qui était incompatible avec une stabilité de la planète. Donc, ça, je dirais, c'est 50 ans de responsabilité. Maintenant, si on regarde ces dernières années, très factuellement, le budget du ministère de l'Écologie a doublé. Les émissions de gaz à effet de serre ont baissé en France comme jamais puisque le rythme de baisse des émissions de gaz à effet de serre a été multiplié par 4 par rapport au quinquennat Hollande. La qualité de l'air aussi a été drastiquement améliorée, 30% de moins de pollution dans les grandes villes. Et effectivement, nous avons un plan national d'adaptation au changement climatique qui est une nouveauté dans son approche puisque pour la première fois, on travaille à adapter la France à un réchauffement à plus 4 degrés à horizon 2100 qui est le scénario central du GIEC. Ce qui veut dire qu'on a pris la mesure du sujet et que ce plan est regardé à l'international comme étant exemplaire pour un pays occidental. – François, vous entendez ce que dit la ministre Agnès Pannier-Runacher ? »
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« La canicule, c'est l'effet du dérèglement climatique. Donc, il y a une responsabilité collective puisque dès 1972, Midoz alertait sur les conséquences d'un usage des ressources naturelles qui était incompatible avec une stabilité de la planète. Donc, ça, je dirais, c'est 50 ans de responsabilité. Maintenant, si on regarde ces dernières années, très factuellement, le budget du ministère de l'Écologie a doublé. Les émissions de gaz à effet de serre ont baissé en France comme jamais puisque le rythme de baisse des émissions de gaz à effet de serre a été multiplié par 4 par rapport au quinquennat Hollande. La qualité de l'air aussi a été drastiquement améliorée, 30% de moins de pollution dans les grandes villes. Et effectivement, nous avons un plan national d'adaptation au changement climatique qui est une nouveauté dans son approche puisque pour la première fois, on travaille à adapter la France à un réchauffement à plus 4 degrés à horizon 2100 qui est le scénario central du GIEC. Ce qui veut dire qu'on a pris la mesure du sujet et que ce plan est regardé à l'international comme étant exemplaire pour un pays occidental. – François, vous entendez ce que dit la ministre Agnès Pannier-Runacher ? »
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Textes de loi cités18 févr. 2023 au 23 juin 2026 · 23 observations24 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« La canicule, c'est l'effet du dérèglement climatique. Donc, il y a une responsabilité collective puisque dès 1972, Midoz alertait sur les conséquences d'un usage des ressources naturelles qui était incompatible avec une stabilité de la planète. Donc, ça, je dirais, c'est 50 ans de responsabilité. Maintenant, si on regarde ces dernières années, très factuellement, le budget du ministère de l'Écologie a doublé. Les émissions de gaz à effet de serre ont baissé en France comme jamais puisque le rythme de baisse des émissions de gaz à effet de serre a été multiplié par 4 par rapport au quinquennat Hollande. La qualité de l'air aussi a été drastiquement améliorée, 30% de moins de pollution dans les grandes villes. Et effectivement, nous avons un plan national d'adaptation au changement climatique qui est une nouveauté dans son approche puisque pour la première fois, on travaille à adapter la France à un réchauffement à plus 4 degrés à horizon 2100 qui est le scénario central du GIEC. Ce qui veut dire qu'on a pris la mesure du sujet et que ce plan est regardé à l'international comme étant exemplaire pour un pays occidental. – François, vous entendez ce que dit la ministre Agnès Pannier-Runacher ? »
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« – D'abord je veux revenir sur, effectivement, Yannick Jadot qui fait de l'écologie et désespéré de ce qui est devenu le parti des écologistes. C'est-à-dire que ça fait 7 ans que les écologistes ne font plus d'écologie. Et c'est dramatique. Moi j'ai travaillé très bien avec le groupe des écologistes au Sénat parce qu'ils étaient vraiment à la manœuvre. Je suis désolée, mais à l'Assemblée nationale, en tout cas Marine Tondelier fait de la popole. Et elle fait de la popole parce que c'est un élément… – C'est Syrie le châtelain. – Et les filles. – C'est Syrie le châtelain. – Je suis bien au courant, je suis députée, je suis députée, Françoise Devoix. – Je sais très bien, mais elles ont pas sur la main. – Si je peux essayer de finir mon propos. S'agissant du congé climatique, c'est un peu la même chose que le plan climatisation de Marine Le Pen. En fait, c'est une idée simple qui parle à tout le monde mais qui arrive complètement à côté du sujet. On n'a pas attendu Marine Tondelier pour avoir une législation qui soit sur les travailleurs exposés aux aléas climatiques. C'est un décret qui a été pris l'année dernière, qui responsabilise les employeurs. Et moi on m'explique, ah oui, mais vous n'avez pas mis de température. Mais pardon, 30 degrés dans ma circonscription, à Arleu, à Angouelle, où c'est extrêmement arboré, c'est pas la même chose pour quelqu'un qui travaille dehors que 30 degrés au milieu d'un quartier qui est construit en grande hauteur où il n'y a pas un arbre et pas un souffle d'air. Donc c'est absurde, c'est une méconnaissance assez profonde de ce qu'est l'adaptation au changement climatique. Et une fois de plus, ça témoigne en fait du désintérêt de Marine Tondelier pour l'écologie. C'est la mesure gadget pour faire joli au moment où on a la canicule et quand, trois semaines avant, on ne parlait pas du tout d'adaptation au changement climatique. »
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Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Arbitrages mentionnés11 sept. 2023 au 10 juin 2026 · 9 observations10 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Mais on est en retard par rapport à l'industrie chinoise en général, c'est-à-dire que notre niveau de compétitivité par rapport à la Chine est faible pour des raisons de coût. Et c'est valable sur la voiture comme sur le robot mixeur, comme sur les textiles. C'est-à-dire qu'à un moment, il faut arrêter de mettre sur le dos de la voiture électrique notre perte de compétitivité industrielle. Ça vaut aussi sur la voiture thermique. Par contre, ce qu'on est en train de faire aujourd'hui sur le territoire et qui fait qu'on ne donne des aides qu'aux voitures qui ont un score environnemental suffisamment élevé. Ce qui fait que ce sont essentiellement des voitures françaises et des voitures européennes qui bénéficient de ces aides fait que les Français viennent plus sur les voitures électriques françaises. Et c'est assez intéressant de voir que notre part de marché sur les voitures électriques pour les voitures fabriquées en France est plus élevée que sur les voitures thermiques fabriquées en France. Ça montre bien que cette transformation, on peut la mener en conjuguant effectivement ce combat de l'électrification avec la réindustrialisation. Et moi, j'appelle vraiment de mes voeux qu'on accélère encore comme le fait le gouvernement aujourd'hui sur le plan électrification. »
Radio J — L'interview politique · Agnès Pannier-Runacher - L'interview politique du 10/06/26Vérifier à 5:59Voir 2 autres passages
« Moi, j'ai envie de vous répondre, cher Philippe David, les deux, mon capitaine. Mon colonel sera mieux. Mon colonel, si vous voulez. Amiral aussi, pourquoi pas. Calmez-vous, Philippe David. Le sujet, c'est... Moi, pareil, comme mes collègues, je ne veux pas les mettre sur quelque part au même niveau. Vous avez Elisabeth Borne, qui a été, évidemment, parfois, souvent un peu cassante, un peu froide, etc., un peu méprisante. On lui a souvent reproché ça. Mais là, en l'occurrence, je pense que ce qu'elle disait, et c'est aussi la correction qu'elle a pu faire sur ce plateau ce matin, c'est... on parle de vision, de projection. Et c'est vrai que les gamins, il y a de moins en moins de petits-enfants qui vous parlent, finalement, de ce qu'il a envie de faire dans la vie. J'ai envie de faire cosmonaute, j'ai envie de devenir médecin, j'ai envie... Et je pense que c'est peut-être vers ça qu'il fallait aller. C'est qu'effectivement, à un moment, parler à ses enfants, essayer de construire, je dirais, un itinéraire de vie, etc., ça se documente, ça s'illustre, ça se prépare, etc. Donc, Elisabeth Borne, moi, je ne la condamne pas pour ses propos. Ils sont peut-être mal repris, ils sont surinterprétés, etc. Mais ce n'est pas la même chose que Laurent Wauquiez, où Laurent Wauquiez, on n'est pas dans la vision, la projection d'un petit gamin. On est dans la proposition-compétition, dans une espèce de surenchère, parce qu'à un moment donné, il faut marquer, il faut que ça clive. Il faut... Il faut pas être au-dessus de Retailleau. Il faut que ça clive. On voit la course à l'échalote, moi, je le vois à Biarritz. On a Bruno Retailleau, demain soir, qui est à Biarritz. La semaine prochaine, c'est Laurent Wauquiez. Enfin, voilà. Donc, ils se font une course. Et je vais vous dire, je ne suis même pas, moi, choqué par la proposition ni sur la forme, ni sur le fond de Laurent Wauquiez. Il aurait pu dire un peu moins, il aurait pu dire un peu plus. À la limite, on est dans l'anecdotique. Sur Agnès Pannier-Runacher, c'est différent. Voilà. Parce que là, je pense qu'elle a dit, effectivement, et j'aime beaucoup Agnès Pannier-Runacher, mais elle a dit une belle connerie. Elle a dit une belle connerie. Ce n'est pas la première. Non, mais elle a dit une belle connerie parce qu'effectivement, comme l'a dit Françoise, et on le voit partout, on le voit en région parisienne, on le voit à la campagne, on le voit dans la France qu'on aime, celles et ceux qui ont le moins de moyens. Alors, effectivement, il y a des très, très, très, très, très, très pauvres qui n'ont rien du tout. Oui, qui sont les ZF. Voilà. Mais ce qu'on appelle communément les pauvres, les gens qui sont en difficulté, qui ont du mal à boucler les fins de mois, etc., c'est celles et ceux qui ont, »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
« et il y aura aussi des questionnements qu'on adressera à la Commission européenne quand d'autres pays utilisent de manière beaucoup trop large des dérogations sur des produits interdits. »
France Inter · Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée à l'Agriculture, est l'invitée de On n'arrête pas l'écoVérifier à 6:49
France Inter · Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée à l'Agriculture, est l'invitée de On n'arrête pas l'écoVérifier à 1:44
« Écoutez, je ne vais pas refaire ce qu'a dit le Président de la République. Il se trouve que c'est ce gouvernement qui a pris la décision de dissoudre les soulèvements de la terre. Décision qui a été cassée par le tribunal. »
BFM Business — La grande interview · Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée en charge de l'Agriculture – 27/02Vérifier à 3:03
« La canicule, c'est l'effet du dérèglement climatique. Donc, il y a une responsabilité collective puisque dès 1972, Midoz alertait sur les conséquences d'un usage des ressources naturelles qui était incompatible avec une stabilité de la planète. Donc, ça, je dirais, c'est 50 ans de responsabilité. Maintenant, si on regarde ces dernières années, très factuellement, le budget du ministère de l'Écologie a doublé. Les émissions de gaz à effet de serre ont baissé en France comme jamais puisque le rythme de baisse des émissions de gaz à effet de serre a été multiplié par 4 par rapport au quinquennat Hollande. La qualité de l'air aussi a été drastiquement améliorée, 30% de moins de pollution dans les grandes villes. Et effectivement, nous avons un plan national d'adaptation au changement climatique qui est une nouveauté dans son approche puisque pour la première fois, on travaille à adapter la France à un réchauffement à plus 4 degrés à horizon 2100 qui est le scénario central du GIEC. Ce qui veut dire qu'on a pris la mesure du sujet et que ce plan est regardé à l'international comme étant exemplaire pour un pays occidental. – François, vous entendez ce que dit la ministre Agnès Pannier-Runacher ? »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · La canicule est-elle politique ?Vérifier à 9:29
LCP — La Politique et moi · Agnès Pannier-Runacher, députée EPR du Pas-de-Calais | La politique et moiVérifier à 11:59
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · La canicule est-elle politique ?Vérifier à 20:47
Radio J — L'interview politique · Agnès Pannier-Runacher - L'interview politique du 10/06/26Vérifier à 4:38
« En tout cas, rien ne serait pire. Et je pense que notre responsabilité aujourd'hui, c'est de faire la preuve qu'on a des candidats qui sont capables de s'imposer au deuxième tour, qui ont un projet pour la France, qui ont un projet qui répondent aux vrais besoins des Françaises et des Français et qui ne tombent pas dans le populisme de l'extrême gauche ou de l'extrême droite. Et ces deux populismes sont des menaces pour les Françaises et les Français et pour toutes les communautés. »
Radio J — L'interview politique · Agnès Pannier-Runacher - L'interview politique du 10/06/26Vérifier à 8:25
« La canicule, c'est l'effet du dérèglement climatique. Donc, il y a une responsabilité collective puisque dès 1972, Midoz alertait sur les conséquences d'un usage des ressources naturelles qui était incompatible avec une stabilité de la planète. Donc, ça, je dirais, c'est 50 ans de responsabilité. Maintenant, si on regarde ces dernières années, très factuellement, le budget du ministère de l'Écologie a doublé. Les émissions de gaz à effet de serre ont baissé en France comme jamais puisque le rythme de baisse des émissions de gaz à effet de serre a été multiplié par 4 par rapport au quinquennat Hollande. La qualité de l'air aussi a été drastiquement améliorée, 30% de moins de pollution dans les grandes villes. Et effectivement, nous avons un plan national d'adaptation au changement climatique qui est une nouveauté dans son approche puisque pour la première fois, on travaille à adapter la France à un réchauffement à plus 4 degrés à horizon 2100 qui est le scénario central du GIEC. Ce qui veut dire qu'on a pris la mesure du sujet et que ce plan est regardé à l'international comme étant exemplaire pour un pays occidental. – François, vous entendez ce que dit la ministre Agnès Pannier-Runacher ? »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · La canicule est-elle politique ?Vérifier à 9:29
« Ça m'inquiète pour la santé de l'économie de la planète. Vous avez vu les chiffres qui ont été publiés par les économistes et qui marquent un ralentissement de la croissance. Donc nous sommes de ce point de vue-là tous dans un ralentissement de la croissance et nous sommes interdépendants. S'agissant de la France, on a un atout très important, c'est qu'on a une dépendance aux énergies fossiles qui est plutôt inférieure à celle de nos voisins. Il faut continuer, il est absolument essentiel, d'électrifier notre économie et d'utiliser une électricité qu'on produit chez nous et qui est aujourd'hui à un prix très compétitif, notamment par rapport à l'Allemagne et par rapport à l'Italie. Mais ça c'est une réponse de moyen long terme. La réponse de court terme, c'est évidemment d'accompagner les personnes qui sont aujourd'hui emprisonnées dans leur dépendance aux fossiles. Je pense à tous ceux notamment qui sont obligés de prendre leur voiture pour aller travailler. »
Radio J — L'interview politique · Agnès Pannier-Runacher - L'interview politique du 10/06/26Vérifier à 3:32
« – Non, mais Françoise de Goir, reprenons les choses. En 2017, le budget d'écologie, il était 10 milliards d'euros. En 2025, il est de 20 milliards d'euros. Et le fonds vert, c'est le président de la République qui l'a inventé. Alors, peut-être que ça embête Sigolène Royal et toute la gauche, »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · La canicule est-elle politique ?Vérifier à 14:12
« La canicule, c'est l'effet du dérèglement climatique. Donc, il y a une responsabilité collective puisque dès 1972, Midoz alertait sur les conséquences d'un usage des ressources naturelles qui était incompatible avec une stabilité de la planète. Donc, ça, je dirais, c'est 50 ans de responsabilité. Maintenant, si on regarde ces dernières années, très factuellement, le budget du ministère de l'Écologie a doublé. Les émissions de gaz à effet de serre ont baissé en France comme jamais puisque le rythme de baisse des émissions de gaz à effet de serre a été multiplié par 4 par rapport au quinquennat Hollande. La qualité de l'air aussi a été drastiquement améliorée, 30% de moins de pollution dans les grandes villes. Et effectivement, nous avons un plan national d'adaptation au changement climatique qui est une nouveauté dans son approche puisque pour la première fois, on travaille à adapter la France à un réchauffement à plus 4 degrés à horizon 2100 qui est le scénario central du GIEC. Ce qui veut dire qu'on a pris la mesure du sujet et que ce plan est regardé à l'international comme étant exemplaire pour un pays occidental. – François, vous entendez ce que dit la ministre Agnès Pannier-Runacher ? »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · La canicule est-elle politique ?Vérifier à 9:29
Sud Radio · Borne, Pannier-Runacher, Wauquiez : les politiques sont-ils hors-sol ?Vérifier à 6:06
« ce n'est pas du tout ce que je dis ce que je dis c'est qu'on est dans une situation qui est complexe moi j'adorerais être dans un moment de croissance un moment où les finances publiques sont en forme un moment où les rentrées fiscales sont en rendez-vous c'est pas la situation et donc il faut essayer de trouver un équilibre et il est compliqué et on le fait en conscience et le Premier ministre est à l'écoute il faut aussi le dire il est à l'écoute des différentes forces politiques qui composent sa coalition il faut trouver un juste équilibre entre l'effort de réduction de nos dépenses parce que celui-là risque de nous risque de nous priver de moyens d'accompagner les services publics pourquoi ? parce qu'on va nous demander de payer plus d'intérêts si on apparaît comme n'étant pas sérieux sur les finances publiques vis-à-vis de nos prêteurs donc ça ça serait perdant et de l'autre côté de faire en sorte d'avoir une politique économique qui continue à créer de l'emploi donc on voit bien qu'on est sur un chemin étroit évidemment toutes les oppositions sont très confortables elles nous disent faites ceci faites pas cela et leur budget n'est pas équilibré à la fin donc ce sont des débats compliqués on le fait au sein d'une coalition on le fait en responsabilité moi je suis confiante sur le fait »
RMC — Face à Face · Face à Face : Agnès Pannier-Runacher - 22/11Vérifier à 16:21