

« Et ce débat-là doit se faire. Il doit se faire en présence de la science. et il doit se faire en évitant de passer la patate chaude, comme c'est fait par cet article, parce que c'était très exactement ce qui se fait. »
« Le débat démocratique, il permet de résoudre ce type de moments difficiles. Il faut qu'on ait le dialogue, il faut qu'on pose les termes justement pour que les gens n'aient pas peur. »
« Et que je voulais que le débat sur les phytosanitaires se fasse dans un conclave différent de celui de cette loi d'urgence agricole. »
« Ce n'est pas blanc ou noir. Ce n'est pas blanc, comme nous l'explique le Rassemblement National, il y a zéro problème. Et ce n'est pas noir, comme nous expliquent les filles, nous sommes tous des empoisonneurs. »
« Mais je me suis abstenue parce qu'il y a eu un passage en force du gouvernement sur la réintroduction des néonicotinoïdes. »
« Oui, je pense qu'on peut utiliser ce terme. C'est un passage en force. C'est un déni de démocratie. »
« Les agriculteurs, ils attendaient une loi. Mais je rappelle que les néonicotinoïdes ne figuraient pas à l'origine dans la loi. »
« Non, je ne suis pas d'accord. Et c'est très exactement pour cela que je voulais que le débat se fasse. »
« Parce que qu'est-ce que vont retenir les gens ? Ils ne vont pas retenir les articles sur l'eau. Ils ne vont pas retenir les articles sur le revenu des agriculteurs. Ils ne vont pas retenir les articles qui visent à mettre en place des circuits courts et à permettre aux agriculteurs français de mieux vivre de leur activité. Ils vont retenir le fait qu'on réintroduit les néonicotinoïdes. »
« Le sujet des néonicotinoïdes est un sujet de santé publique. »
« Je me suis abstenue parce que vous avez 77 articles sur 78 qui sont utiles pour les agriculteurs et qu'aujourd'hui, ces agriculteurs sont confrontés à une crise majeure, une crise qui est d'ailleurs très essentiellement liée au dérèglement climatique. »
« Si vous regardez les difficultés de ces derniers mois, ce sont des gels tardifs, ce sont des inondations, ce sont des sécheresses, ce sont des canicules, ce sont des maladies qui sont beaucoup plus fortes que celles qu'on connaissait avant, je pense à la dermatose nodulaire contagieuse ou à tous ces ravageurs qui n'étaient pas aussi présents avant dans nos cultures. »
« C'est un problème de méthode. C'est un problème de méthode parce que moi j'étais en circonscription ce week-end, tous les gens vous en parlent, j'ai une circonscription qui est très largement rurale. Les gens ont peur. Ce type de sujet doit faire l'objet d'un débat. »
« Ça ne peut pas se résoudre dans un conclave de 14 parlementaires qui écrivent sur un coin de table un bout de législation et en refusant le débat à l'Assemblée nationale. »
« C'est un problème de méthode parce que moi j'étais en circonscription ce week-end, tous les gens vous en parlent, j'ai une circonscription qui est très largement rurale. Les gens ont peur. Ce type de sujet doit faire l'objet d'un débat. »
« Là, on cultive la peur, on cultive la fracture sur le territoire français. »
« Le Premier ministre avait doctement écrit dans une lettre adressée aux parlementaires que ça ne figurerait pas, que c'était un débat qui devait être séparé. »
« Face à ce type de passage en force, on ne récoltera que de la colère. Alors qu'on a besoin d'apaisement, qu'on a besoin d'apporter des solutions concrètes aux agriculteurs et qu'on a besoin aussi de répondre aux questions des citoyens. »
« Alors, pour être précise, sur la capacité à donner des dérogations sur ces molécules. Et c'est un problème de méthode. »
« On dit, il y a une autorité sanitaire. C'est une très bonne chose. On réintroduit enfin l'autorité sanitaire. M. Duplom a perdu l'ANCES, dont la spécialité est de juger de l'opportunité ou pas d'autoriser... »