Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
27 août 2019 au 17 mai 2024
Questions
76
Entretiens
Non renseigné
Sources
Non renseigné
Heures analysées
Non renseigné
Répartition sur 76 questions évaluables
Réponse directe
36
Réponse partielle
13
Réponse à côté
24
Refus explicite
3
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 26 à 50 sur 76
Question 26Fin de l'obligation vaccinale pour les soignants, levée de l'alerte Covid, médecins intérimaires, déserts médicaux… Ce qu'il faut retenir de l'interview d'Agnès Firmin Le Bodo
Sur les quelques milliers de soignants qui ne s'étaient pas vaccinés, combien vont vraiment revenir ?
Refus explicite
C'est assez compliqué et assez difficile à dire puisque les chiffres varient fortement. Donc, je m'agarderais bien de donner des chiffres. On verra au moment où ça se produira. Je crois qu'il est important que tout cela se passe dans de bonnes conditions. C'est pour ça que le ministère a pris un peu de temps avant de faire paraître ce décret de réintégration des personnels soignants. Je fais confiance aussi aux fédérations pour que tout cela se passe dans de bonnes conditions entre, je le redis, des soignants qui ne se sont pas fait vacciner face à 99% de soignants qui sont fait vacciner. Il faut que cela se passe très bien dans les services.
« C'est assez compliqué et assez difficile à dire puisque les chiffres varient fortement. Donc, je m'agarderais bien de donner des chiffres. On verra au moment où ça se produira. Je crois qu'il est important que tout cela se passe dans de bonnes conditions. C'est pour ça que le ministère a pris un peu de temps avant de faire paraître ce décret de réintégration des personnels soignants. Je fais confiance aussi aux fédérations pour que tout cela se passe dans de bonnes conditions entre, je le redis, des soignants qui ne se sont pas fait vacciner face à 99% de soignants qui sont fait vacciner. Il faut que cela se passe très bien dans les services. »
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Chiffres cités27 août 2019 au 17 mai 2024 · 14 observations19 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« D'ores et déjà, on peut dire qu'il faut un seul candidat pour le macronisme sortant. S'il y a plusieurs candidats, ce sera Marine Le Pen face à Mélenchon aux alentours. »
Radio J — L'interview politique · Agnès Firmin Le Bodo - Le Barbier du matin du 17/05/24Vérifier à 12:34
Méthode, périmètre et limitesVersion small-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
4 sept. 2026
Données arrêtées au :
12 sept. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
franceinfo — 8h30 franceinfo · Fin de l'obligation vaccinale pour les soignants, levée de l'alerte Covid, médecins intérimaires, déserts médicaux… Ce qu'il faut retenir de l'interview d'Agnès Firmin Le BodoVérifier à 4:28
Question 27Fin de l'obligation vaccinale pour les soignants, levée de l'alerte Covid, médecins intérimaires, déserts médicaux… Ce qu'il faut retenir de l'interview d'Agnès Firmin Le Bodo
Les tarifs des médecins intérimaires à l'hôpital sont plafonnés. Ça fait un mois maintenant, un petit peu plus d'un mois. Plafond à 1390 euros brut par jour. C'est la conséquence de la loi RIST. Les médecins avaient alerté face aux risques sur le fonctionnement des hôpitaux. Après un mois, quel bilan vous tirez ?
Réponse directe
Ça tient, effectivement. Je veux ici, avant de démarrer, dire que là aussi, nous appliquons la loi. Deux lois ont été votées sur l'intérim. Une en 2016, une en 2019, la loi RIST, qui permet une certaine régulation. Nous appliquons cette loi. Ce n'est pas la suppression de l'intérim. L'intérim est nécessaire au bon fonctionnement de l'hôpital. C'est bien la régulation avec un plafonnement à 1390 euros, alors que certains avaient des tarifs journaliers de plus de 4000 en moyenne. Ce que gagnent certains médecins qui débarquent.
« Ça tient, effectivement. Je veux ici, avant de démarrer, dire que là aussi, nous appliquons la loi. Deux lois ont été votées sur l'intérim. Une en 2016, une en 2019, la loi RIST, qui permet une certaine régulation. Nous appliquons cette loi. Ce n'est pas la suppression de l'intérim. L'intérim est nécessaire au bon fonctionnement de l'hôpital. C'est bien la régulation avec un plafonnement à 1390 euros, alors que certains avaient des tarifs journaliers de plus de 4000 en moyenne. Ce que gagnent certains médecins qui débarquent. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Fin de l'obligation vaccinale pour les soignants, levée de l'alerte Covid, médecins intérimaires, déserts médicaux… Ce qu'il faut retenir de l'interview d'Agnès Firmin Le BodoVérifier à 6:10
Question 28Fin de l'obligation vaccinale pour les soignants, levée de l'alerte Covid, médecins intérimaires, déserts médicaux… Ce qu'il faut retenir de l'interview d'Agnès Firmin Le Bodo
Est-ce que vous ne dites pas qu'il faut peut-être assouplir ces mesures ?
Réponse directe
Là, c'est au directeur d'établissement de prendre la décision. Il y a certains établissements pour en visiter beaucoup en ce moment. Je vais dans des hôpitaux où le masque n'est pas encore obligatoire, plus obligatoire, où le masque l'est encore dans d'autres, même parfois juste à l'échelle d'un service. C'est peut-être parce qu'il y a un ou deux cas de Covid au moment où la visite se fait qu'il faut porter le masque. Je crois que c'est important de laisser la liberté, là aussi, à chaque directeur d'hôpital, en fonction de la situation, de prendre cette décision.
« Là, c'est au directeur d'établissement de prendre la décision. Il y a certains établissements pour en visiter beaucoup en ce moment. Je vais dans des hôpitaux où le masque n'est pas encore obligatoire, plus obligatoire, où le masque l'est encore dans d'autres, même parfois juste à l'échelle d'un service. C'est peut-être parce qu'il y a un ou deux cas de Covid au moment où la visite se fait qu'il faut porter le masque. Je crois que c'est important de laisser la liberté, là aussi, à chaque directeur d'hôpital, en fonction de la situation, de prendre cette décision. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Fin de l'obligation vaccinale pour les soignants, levée de l'alerte Covid, médecins intérimaires, déserts médicaux… Ce qu'il faut retenir de l'interview d'Agnès Firmin Le BodoVérifier à 1:33
Question 29Fin de l'obligation vaccinale pour les soignants, levée de l'alerte Covid, médecins intérimaires, déserts médicaux… Ce qu'il faut retenir de l'interview d'Agnès Firmin Le Bodo
Alors, justement, Agnès Firmin-Lebaudot, à partir du 15 mai, ceux qui ont été suspendus vont pouvoir retrouver leurs collègues à l'hôpital. Est-ce que vous savez combien de personnes ça va concerner ?
Refus explicite
C'est assez compliqué et assez difficile à dire puisque les chiffres varient fortement. Donc, je m'agarderais bien de donner des chiffres. On verra au moment où ça se produira. Je crois qu'il est important que tout cela se passe dans de bonnes conditions. C'est pour ça que le ministère a pris un peu de temps avant de faire paraître ce décret de réintégration des personnels soignants. Je fais confiance aussi aux fédérations pour que tout cela se passe dans de bonnes conditions entre, je le redis, des soignants qui ne se sont pas fait vacciner face à 99% de soignants qui sont fait vacciner. Il faut que cela se passe très bien dans les services.
« C'est assez compliqué et assez difficile à dire puisque les chiffres varient fortement. Donc, je m'agarderais bien de donner des chiffres. On verra au moment où ça se produira. Je crois qu'il est important que tout cela se passe dans de bonnes conditions. C'est pour ça que le ministère a pris un peu de temps avant de faire paraître ce décret de réintégration des personnels soignants. Je fais confiance aussi aux fédérations pour que tout cela se passe dans de bonnes conditions entre, je le redis, des soignants qui ne se sont pas fait vacciner face à 99% de soignants qui sont fait vacciner. Il faut que cela se passe très bien dans les services. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Fin de l'obligation vaccinale pour les soignants, levée de l'alerte Covid, médecins intérimaires, déserts médicaux… Ce qu'il faut retenir de l'interview d'Agnès Firmin Le BodoVérifier à 4:28
Question 30Fin de l'obligation vaccinale pour les soignants, levée de l'alerte Covid, médecins intérimaires, déserts médicaux… Ce qu'il faut retenir de l'interview d'Agnès Firmin Le Bodo
Qui va l'écrire après les citoyens ?
Réponse directe
Le président de la République, le 3 avril dernier, a annoncé très clairement, après les travaux de la convention citoyenne, dont je tiens à saluer Valère, la qualité, que le gouvernement, sous l'autorité de la première ministre, devrait travailler sur un projet de loi avant la fin de l'été. Avant la fin de l'été, c'est le 21 septembre. Pour l'instant, je suis en train de travailler sur la stratégie décennale des soins palliatifs. Il nous a aussi beaucoup demandé de travailler beaucoup sur ce sujet. Le gouvernement travaillera dans les prochaines semaines à la construction de cette loi qui sera présentée avant la fin de l'été.
« Le président de la République, le 3 avril dernier, a annoncé très clairement, après les travaux de la convention citoyenne, dont je tiens à saluer Valère, la qualité, que le gouvernement, sous l'autorité de la première ministre, devrait travailler sur un projet de loi avant la fin de l'été. Avant la fin de l'été, c'est le 21 septembre. Pour l'instant, je suis en train de travailler sur la stratégie décennale des soins palliatifs. Il nous a aussi beaucoup demandé de travailler beaucoup sur ce sujet. Le gouvernement travaillera dans les prochaines semaines à la construction de cette loi qui sera présentée avant la fin de l'été. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Fin de l'obligation vaccinale pour les soignants, levée de l'alerte Covid, médecins intérimaires, déserts médicaux… Ce qu'il faut retenir de l'interview d'Agnès Firmin Le BodoVérifier à 16:12
Question 31Fin de l'obligation vaccinale pour les soignants, levée de l'alerte Covid, médecins intérimaires, déserts médicaux… Ce qu'il faut retenir de l'interview d'Agnès Firmin Le Bodo
Mais là, dans deux mois pour cet été, quand les congés... vont se télescoper avec cela, ça va être très compliqué, non ?
Réponse à côté
J'y arrivais. Nous avons cet été, grâce à la mission Flash qui avait été confiée au ministre, à l'époque, pas ministre François Braune, grâce aux mesures Flash, nous avons réussi à passer l'été, je le redis, grâce à l'engagement des professionnels de la santé, grâce aux mesures que nous prenons. La création des services d'accès aux soins sont une vraie réponse pour les urgences, les urgences non programmées. On fait le 15, et avec un système de régulation efficace, soit c'est vital, c'est les urgences, non, on ne fait pas comme on peut, on organise le traitement des urgences.
« J'y arrivais. Nous avons cet été, grâce à la mission Flash qui avait été confiée au ministre, à l'époque, pas ministre François Braune, grâce aux mesures Flash, nous avons réussi à passer l'été, je le redis, grâce à l'engagement des professionnels de la santé, grâce aux mesures que nous prenons. La création des services d'accès aux soins sont une vraie réponse pour les urgences, les urgences non programmées. On fait le 15, et avec un système de régulation efficace, soit c'est vital, c'est les urgences, non, on ne fait pas comme on peut, on organise le traitement des urgences. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Fin de l'obligation vaccinale pour les soignants, levée de l'alerte Covid, médecins intérimaires, déserts médicaux… Ce qu'il faut retenir de l'interview d'Agnès Firmin Le BodoVérifier à 10:27
Question 32Fin de l'obligation vaccinale pour les soignants, levée de l'alerte Covid, médecins intérimaires, déserts médicaux… Ce qu'il faut retenir de l'interview d'Agnès Firmin Le Bodo
Ils ne vont pas forcément être accueillis avec des roses, a dit le ministre de la Santé, votre camarade au gouvernement François Broune. Qu'est-ce que cela veut dire concrètement ?
Réponse partielle
Je crois qu'au début, certains ont du mal à comprendre pourquoi nous réintégrons. Et je le redis, c'est la loi qui nous y invite et qui nous incite et qui nous y oblige même. Je crois que nous devons être aussi les garants que cela se passe bien. Nous suivons l'avis de la Haute Autorité de Santé. C'est ce qu'il faut retenir.
« Je crois qu'au début, certains ont du mal à comprendre pourquoi nous réintégrons. Et je le redis, c'est la loi qui nous y invite et qui nous incite et qui nous y oblige même. Je crois que nous devons être aussi les garants que cela se passe bien. Nous suivons l'avis de la Haute Autorité de Santé. C'est ce qu'il faut retenir. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Fin de l'obligation vaccinale pour les soignants, levée de l'alerte Covid, médecins intérimaires, déserts médicaux… Ce qu'il faut retenir de l'interview d'Agnès Firmin Le BodoVérifier à 5:08
Question 33Fin de l'obligation vaccinale pour les soignants, levée de l'alerte Covid, médecins intérimaires, déserts médicaux… Ce qu'il faut retenir de l'interview d'Agnès Firmin Le Bodo
Et dans ce contexte, à partir du 15 mai, les soignants non vaccinés pourront être réintégrés, décision du ministère de la Santé. Et dans le même temps, l'Assemblée nationale a voté cette semaine une loi pour réintégrer ces soignants. On ne comprend pas bien pourquoi vous êtes opposé, vous le gouvernement, à cette loi, qui revient à peu près au même, non ?
Réponse directe
Alors pas du tout. Tout d'abord, la loi qui a inscrit l'obligation vaccinale du mois d'août 2021 stipulait que le gouvernement prendrait la décision suite à l'avis de la Haute Autorité de Santé. Ce qui a été fait. La Haute Autorité de Santé a annoncé il y a quelques semaines que l'obligation vaccinale pour les soignants pouvait être levée, tout en recommandant de continuer à se faire vacciner. Je crois que c'est important, la deuxième partie de la phrase. Donc, le ministère de la Santé, comme il s'y est engagé, comme la loi l'y invite, a décidé, bien sûr, de réintégrer les soignants non vaccinés. Cette proposition de loi a été déposée entre-temps, faisait suite à une autre proposition de lo…
« Ce qui a été fait. La Haute Autorité de Santé a annoncé il y a quelques semaines que l'obligation vaccinale pour les soignants pouvait être levée, tout en recommandant de continuer à se faire vacciner. Je crois que c'est important, la deuxième partie de la phrase. Donc, le ministère de la Santé, comme il s'y est engagé, comme la loi l'y invite, a décidé, bien sûr, de réintégrer les soignants non vaccinés. Cette proposition de loi a été déposée entre-temps, faisait suite à une autre proposition de loi de LFI qui n'avait pas été votée, qui va beaucoup plus loin que ça, qui propose la réintégration des soignants, mais qui aussi abroge l'obligation vaccinale, ce qui est inacceptable. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Fin de l'obligation vaccinale pour les soignants, levée de l'alerte Covid, médecins intérimaires, déserts médicaux… Ce qu'il faut retenir de l'interview d'Agnès Firmin Le BodoVérifier à 2:47Voir 1 autre passage
« Si, la loi qui a été votée interdit l'obligation vaccinale, abroge l'obligation vaccinale. Je crois que nous devons nous laisser la possibilité. Et c'est un peu ce que dit l'OMS aussi, notre capacité à devoir réagir parce que le virus circule toujours. Il faut continuer à être prudent. Si jamais une nouvelle pandémie ou un nouveau variant arrivait, il nous faut pouvoir réagir vite. Cette abrogation de l'obligation vaccinale nous empêchera de réagir vite. Je le redis et je tiens, comme je l'ai déjà l'occasion de le faire, n'oublions pas que ce sont plus de 99% de soignants qui se sont vaccinés. Et c'est à eux qu'il faut rendre marge aujourd'hui. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Fin de l'obligation vaccinale pour les soignants, levée de l'alerte Covid, médecins intérimaires, déserts médicaux… Ce qu'il faut retenir de l'interview d'Agnès Firmin Le BodoVérifier à 3:39
Question 34Fin de l'obligation vaccinale pour les soignants, levée de l'alerte Covid, médecins intérimaires, déserts médicaux… Ce qu'il faut retenir de l'interview d'Agnès Firmin Le Bodo
Emmanuel Macron veut une co-construction de gouvernement, députés, sénateurs. C'est ce qui va se passer. Est-ce que dedans, il pourrait y avoir des députés, des sénateurs, en l'occurrence plutôt des députés LFI ou RN ?
Réponse directe
Je crois que nous avons déjà travaillé depuis le mois de septembre avec un groupe transpartisan de députés, de sénateurs, je dis bien transpartisans des LFI et RN. C'est un sujet de société qui nous concerne tous et donc l'intérêt, c'est aussi de travailler ensemble à construire
« Je crois que nous avons déjà travaillé depuis le mois de septembre avec un groupe transpartisan de députés, de sénateurs, je dis bien transpartisans des LFI et RN. C'est un sujet de société qui nous concerne tous et donc l'intérêt, c'est aussi de travailler ensemble à construire »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Fin de l'obligation vaccinale pour les soignants, levée de l'alerte Covid, médecins intérimaires, déserts médicaux… Ce qu'il faut retenir de l'interview d'Agnès Firmin Le BodoVérifier à 16:50
Question 35Fin de l'obligation vaccinale pour les soignants, levée de l'alerte Covid, médecins intérimaires, déserts médicaux… Ce qu'il faut retenir de l'interview d'Agnès Firmin Le Bodo
cette loi. Et pour être très schématique parce que c'est une des nombreuses composantes du débat, il y a notamment celle-ci, suicide assisté, donc assisté à un patient à mourir ou alors euthanasie, un acte médical. Quelle est votre position ?
Réponse partielle
Je ne vais pas moi dire, je veux dire, anticiper ce qu'il y aura dans la loi. Je sais aussi qu'avec les députés, nous devons travailler avec les soignants. Une partie, d'abord est opposée à l'évolution de la loi et une partie souhaite que nous ne l'allions pas jusqu'à l'euthanasie mais plutôt vers un suicide assisté. Je crois que la nouvelle méthode souhaitée par le président de la République et la Première Ministre, c'est bien de réfléchir ensemble. Donc le gouvernement, comme il l'a déjà fait dans la première partie de septembre à avril, continuera à travailler de la même méthode avec des parlementaires et avec des soignants. Je crois que c'est un principe de base, oui.
« Je ne vais pas moi dire, je veux dire, anticiper ce qu'il y aura dans la loi. Je sais aussi qu'avec les députés, nous devons travailler avec les soignants. Une partie, d'abord est opposée à l'évolution de la loi et une partie souhaite que nous ne l'allions pas jusqu'à l'euthanasie mais plutôt vers un suicide assisté. Je crois que la nouvelle méthode souhaitée par le président de la République et la Première Ministre, c'est bien de réfléchir ensemble. Donc le gouvernement, comme il l'a déjà fait dans la première partie de septembre à avril, continuera à travailler de la même méthode avec des parlementaires et avec des soignants. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Fin de l'obligation vaccinale pour les soignants, levée de l'alerte Covid, médecins intérimaires, déserts médicaux… Ce qu'il faut retenir de l'interview d'Agnès Firmin Le BodoVérifier à 17:17
Question 36Fin de l'obligation vaccinale pour les soignants, levée de l'alerte Covid, médecins intérimaires, déserts médicaux… Ce qu'il faut retenir de l'interview d'Agnès Firmin Le Bodo
Est-ce que ça tient ?
Réponse directe
Ça tient, effectivement. Je veux ici, avant de démarrer, dire que là aussi, nous appliquons la loi. Deux lois ont été votées sur l'intérim. Une en 2016, une en 2019, la loi RIST, qui permet une certaine régulation. Nous appliquons cette loi. Ce n'est pas la suppression de l'intérim. L'intérim est nécessaire au bon fonctionnement de l'hôpital. C'est bien la régulation avec un plafonnement à 1390 euros, alors que certains avaient des tarifs journaliers de plus de 4000 en moyenne. Ce que gagnent certains médecins qui débarquent.
« Ça tient, effectivement. Je veux ici, avant de démarrer, dire que là aussi, nous appliquons la loi. Deux lois ont été votées sur l'intérim. Une en 2016, une en 2019, la loi RIST, qui permet une certaine régulation. Nous appliquons cette loi. Ce n'est pas la suppression de l'intérim. L'intérim est nécessaire au bon fonctionnement de l'hôpital. C'est bien la régulation avec un plafonnement à 1390 euros, alors que certains avaient des tarifs journaliers de plus de 4000 en moyenne. Ce que gagnent certains médecins qui débarquent. »
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Question 37Fin de l'obligation vaccinale pour les soignants, levée de l'alerte Covid, médecins intérimaires, déserts médicaux… Ce qu'il faut retenir de l'interview d'Agnès Firmin Le Bodo
Certains ont peut-être abandonné leur métier entre-temps. Est-ce que vous avez une estimation ?
Refus explicite
C'est assez compliqué et assez difficile à dire puisque les chiffres varient fortement. Donc, je m'agarderais bien de donner des chiffres. On verra au moment où ça se produira. Je crois qu'il est important que tout cela se passe dans de bonnes conditions. C'est pour ça que le ministère a pris un peu de temps avant de faire paraître ce décret de réintégration des personnels soignants. Je fais confiance aussi aux fédérations pour que tout cela se passe dans de bonnes conditions entre, je le redis, des soignants qui ne se sont pas fait vacciner face à 99% de soignants qui sont fait vacciner. Il faut que cela se passe très bien dans les services.
« C'est assez compliqué et assez difficile à dire puisque les chiffres varient fortement. Donc, je m'agarderais bien de donner des chiffres. On verra au moment où ça se produira. Je crois qu'il est important que tout cela se passe dans de bonnes conditions. C'est pour ça que le ministère a pris un peu de temps avant de faire paraître ce décret de réintégration des personnels soignants. Je fais confiance aussi aux fédérations pour que tout cela se passe dans de bonnes conditions entre, je le redis, des soignants qui ne se sont pas fait vacciner face à 99% de soignants qui sont fait vacciner. Il faut que cela se passe très bien dans les services. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Fin de l'obligation vaccinale pour les soignants, levée de l'alerte Covid, médecins intérimaires, déserts médicaux… Ce qu'il faut retenir de l'interview d'Agnès Firmin Le BodoVérifier à 4:28
Question 38Fin de l'obligation vaccinale pour les soignants, levée de l'alerte Covid, médecins intérimaires, déserts médicaux… Ce qu'il faut retenir de l'interview d'Agnès Firmin Le Bodo
Vous pensez qu'il va y avoir de la tension dans certains services ?
Réponse à côté
Je crois qu'au début, certains ont du mal à comprendre pourquoi nous réintégrons. Et je le redis, c'est la loi qui nous y invite et qui nous incite et qui nous y oblige même. Je crois que nous devons être aussi les garants que cela se passe bien. Nous suivons l'avis de la Haute Autorité de Santé. C'est ce qu'il faut retenir.
« Je crois qu'au début, certains ont du mal à comprendre pourquoi nous réintégrons. Et je le redis, c'est la loi qui nous y invite et qui nous incite et qui nous y oblige même. Je crois que nous devons être aussi les garants que cela se passe bien. Nous suivons l'avis de la Haute Autorité de Santé. C'est ce qu'il faut retenir. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Fin de l'obligation vaccinale pour les soignants, levée de l'alerte Covid, médecins intérimaires, déserts médicaux… Ce qu'il faut retenir de l'interview d'Agnès Firmin Le BodoVérifier à 5:08
Question 39Agnès Firmin Le Bodo : “On ne parle plus de mort, mais de fin de vie”
Il y a une chose qui est certaine, c'est qu'il y aura un plan décennal pour développer les soins palliatifs. Les soins palliatifs, c'est un sujet qui met tout le monde d'accord. Personne n'est contre le fait de développer ces soins palliatifs. Alors pourquoi ça n'a pas été fait plus tôt ?
Réponse directe
Là aussi, le Président de la République et la Première Ministre nous ont demandé en septembre de travailler bien sûr sur la question qui a été posée aux citoyens, mais avant tout d'avancer sur les soins palliatifs. Au bout du cinquième plan quinquennal sur les soins palliatifs, nous nous rendons compte, comme vous voulez le dire, que 21 départements français n'ont toujours pas d'unité de soins palliatifs. Ils ont délit, mais pas d'unité de soins palliatifs. Il était important, là aussi, avec les soignants, les acteurs des soins palliatifs, de pouvoir réfléchir avec eux quelles sont les raisons profondes sur le fait qu'encore des départements n'ont pas d'unité de soins palliatifs. Donc nous…
« Là aussi, le Président de la République et la Première Ministre nous ont demandé en septembre de travailler bien sûr sur la question qui a été posée aux citoyens, mais avant tout d'avancer sur les soins palliatifs. Au bout du cinquième plan quinquennal sur les soins palliatifs, nous nous rendons compte, comme vous voulez le dire, que 21 départements français n'ont toujours pas d'unité de soins palliatifs. Ils ont délit, mais pas d'unité de soins palliatifs. Il était important, là aussi, avec les soignants, les acteurs des soins palliatifs, de pouvoir réfléchir avec eux quelles sont les raisons profondes sur le fait qu'encore des départements n'ont pas d'unité de soins palliatifs. Donc nous avons beaucoup travaillé avec tous ces acteurs. La première des choses, c'était de réviser ces techniques, mais ça montre à quel point nous n'avons pas encore en France cette culture palliative de réviser une circulaire de 2008 qui régit les soins palliatifs, quinze ans après, qui n'avait toujours pas été révisée. Ce sera chose faite mi-mai. Et nous avons proposé à la Première Ministre et au Président de la République de travailler plutôt sur une stratégie décennale, de s'inscrire dans le temps long, car les enjeux sont multiples. Ils sont à la fois de développer les soins palliatifs à domicile, mais aussi dans les établissements sociaux et médico-sociaux, où on accueille des personnes en situation de handicap, dans les EHPAD. Mais l'enjeu ne pourra être réussi que si nous formons, et nous formons tous les soignants, et ça c'est majeur. »
RCF — L'Invité de la Matinale · Agnès Firmin Le Bodo : “On ne parle plus de mort, mais de fin de vie”Vérifier à 4:02
Question 40Agnès Firmin Le Bodo : “On ne parle plus de mort, mais de fin de vie”
Dans combien de temps on pourra espérer avoir une unité de soins palliatifs dans chacun des départements français ?
Réponse directe
Je pense que la stratégie décennale qui va être construite avec la mise en place dans les prochains jours par un comité stratégique, un objectif chiffré sera de se dire que j'aimerais bien qu'avant fin 2024, tous les départements français soient couverts. Mais je ne vais pas vous dévoiler la stratégie puisqu'elle va être construite, mais on peut fixer des objectifs au moins celui-là, puisqu'on en parle depuis très longtemps. Mais c'est quel mode de développement de soins palliatifs ? Quelle évolution ? Développons les soins palliatifs pédiatriques, parce que là c'est aussi un enjeu majeur. Et c'est tout ça qu'il nous faut construire.
« Je pense que la stratégie décennale qui va être construite avec la mise en place dans les prochains jours par un comité stratégique, un objectif chiffré sera de se dire que j'aimerais bien qu'avant fin 2024, tous les départements français soient couverts. Mais je ne vais pas vous dévoiler la stratégie puisqu'elle va être construite, mais on peut fixer des objectifs au moins celui-là, puisqu'on en parle depuis très longtemps. Mais c'est quel mode de développement de soins palliatifs ? Quelle évolution ? Développons les soins palliatifs pédiatriques, parce que là c'est aussi un enjeu majeur. Et c'est tout ça qu'il nous faut construire. »
RCF — L'Invité de la Matinale · Agnès Firmin Le Bodo : “On ne parle plus de mort, mais de fin de vie”Vérifier à 5:31
Question 41Agnès Firmin Le Bodo : “On ne parle plus de mort, mais de fin de vie”
Ce programme est disponible grâce aux dons de nos auditeurs. Pour diffuser un message d'espérance, rendez-vous sur rcf.fr Le grand invité Notre grand invité ce matin, Agnès Firmin-Le Baudot, bonjour. Bonjour. Merci d'avoir accepté notre invitation. Vous êtes ministre de l'Organisation territoriale et des professions de santé et vous avez été chargé par le président de mener la concertation sur la fin de vie, Emmanuel Macron qui a reçu il y a 15 jours les 184 citoyens membres de la Convention citoyenne qui ont travaillé le sujet pendant plusieurs mois. Le chef de l'État veut une nouvelle loi d'ici la fin de l'été avec un modèle français de la fin de vie. Aujourd'hui, c'est la loi Claes-Léonetti qui avait été votée quasi à l'unanimité. Est-ce que ce modèle français, il n'existe pas déjà ?
Réponse directe
Le président de la République, comme vous venez de le rappeler, le 4 avril dernier, suite aux travaux extraordinaires faits par les 184 citoyens, aux travaux que j'ai menés depuis le mois de septembre de façon simultanée, a souhaité qu'un modèle d'accompagnement de la fin de vie puisse être développé. Je suis allée, moi, à l'étranger et je ne crois pas qu'il y ait de modèles duplicables in extenso pour des tas de raisons dans notre pays. C'est ce que le président nous a demandé de construire en lançant l'acte 2 de cette réflexion sur la fin de vie.
« Le président de la République, comme vous venez de le rappeler, le 4 avril dernier, suite aux travaux extraordinaires faits par les 184 citoyens, aux travaux que j'ai menés depuis le mois de septembre de façon simultanée, a souhaité qu'un modèle d'accompagnement de la fin de vie puisse être développé. Je suis allée, moi, à l'étranger et je ne crois pas qu'il y ait de modèles duplicables in extenso pour des tas de raisons dans notre pays. C'est ce que le président nous a demandé de construire en lançant l'acte 2 de cette réflexion sur la fin de vie. »
RCF — L'Invité de la Matinale · Agnès Firmin Le Bodo : “On ne parle plus de mort, mais de fin de vie”Vérifier à 0:52
Question 42Agnès Firmin Le Bodo : “On ne parle plus de mort, mais de fin de vie”
Et en quoi le modèle actuel ne suffit plus ?
Réponse directe
C'était l'objet de la question qui a été posée à la Convention citoyenne. Est-ce que la loi Claes-Léonetti répond à toutes les situations à moyen terme ? À 75%, les citoyens ont répondu que non. Les travaux que j'ai pu mener m'ont également amené à penser que la loi Claes-Léonetti, actuellement, ne répond pas. Et les parlementaires, parce que c'était important de pouvoir le faire aussi dans le cadre de ces travaux, ont évalué cette loi Claes-Léonetti qui n'avait jamais été évaluée et sont arrivés à cette même conclusion.
« C'était l'objet de la question qui a été posée à la Convention citoyenne. Est-ce que la loi Claes-Léonetti répond à toutes les situations à moyen terme ? À 75%, les citoyens ont répondu que non. Les travaux que j'ai pu mener m'ont également amené à penser que la loi Claes-Léonetti, actuellement, ne répond pas. Et les parlementaires, parce que c'était important de pouvoir le faire aussi dans le cadre de ces travaux, ont évalué cette loi Claes-Léonetti qui n'avait jamais été évaluée et sont arrivés à cette même conclusion. »
RCF — L'Invité de la Matinale · Agnès Firmin Le Bodo : “On ne parle plus de mort, mais de fin de vie”Vérifier à 1:26
Question 43Agnès Firmin Le Bodo : “On ne parle plus de mort, mais de fin de vie”
En février dernier, pourtant, 13 organisations professionnelles et sociétés savantes qui représentaient 800 000 soignants se sont opposés dans une tribune à toute autorisation d'une aide active à mourir. Ces soignants, comment vous l'entendez ?
Réponse à côté
Écoutez, dans le cadre de la nouvelle méthode souhaitée par le Président de la République, il est important de construire avec tous les acteurs. C'est ce que j'ai fait aussi dès le mois de septembre, puisque un groupe de soignants a été constitué. Et quand je parle de soignants, je parle de tous les soignants, pas uniquement des médecins, parce qu'autour de la fin de vie, ce sont bien aussi les aides-soignantes, ce sont bien aussi les infirmières qui accompagnent les personnes en fin de vie. Donc nous avons constitué un groupe de soignants, là aussi avec des soignants qui étaient plutôt favorables à une éventuelle évolution de la loi, des soignants qui étaient contre une évolution de la loi…
« Écoutez, dans le cadre de la nouvelle méthode souhaitée par le Président de la République, il est important de construire avec tous les acteurs. C'est ce que j'ai fait aussi dès le mois de septembre, puisque un groupe de soignants a été constitué. Et quand je parle de soignants, je parle de tous les soignants, pas uniquement des médecins, parce qu'autour de la fin de vie, ce sont bien aussi les aides-soignantes, ce sont bien aussi les infirmières qui accompagnent les personnes en fin de vie. Donc nous avons constitué un groupe de soignants, là aussi avec des soignants qui étaient plutôt favorables à une éventuelle évolution de la loi, des soignants qui étaient contre une évolution de la loi. Et nous avons partagé des réunions de travail avec les parlementaires. C'était très intéressant de voir les parlementaires et les soignants travailler entre eux. Nous avons aussi été accompagnés dans mes déplacements à l'étranger, par des parlementaires, mais aussi par des soignants. Je crois que c'est important et c'est même nécessaire de pouvoir travailler avec eux sur maintenant le projet de loi qui sera à construire. »
RCF — L'Invité de la Matinale · Agnès Firmin Le Bodo : “On ne parle plus de mort, mais de fin de vie”Vérifier à 2:13
Question 44Agnès Firmin Le Bodo : “On ne parle plus de mort, mais de fin de vie”
Est-ce que par principe, c'est possible d'objectiver ce sujet qui fait partie de notre humanité, qui fait partie de nos questions existentielles, de notre rapport à la mort ?
Réponse directe
D'abord, il le faut. Lorsqu'on est une personnalité politique qui un jour doit prendre des décisions, je crois qu'il faut prendre beaucoup de recul, même avec ses histoires personnelles. C'est ce que j'ai eu l'occasion de faire. Lorsqu'on est parlementaire, on doit trancher. Et on doit prendre une décision. On doit voter. Là aussi, il faut savoir le faire avec beaucoup de recul. Ce n'est pas toujours simple parce que ce sujet, il touche à l'intime. Il touche à l'intime. Mais ce sujet, il faut savoir que nous sommes tous concernés par la mort. Tous. On va tous mourir.
« D'abord, il le faut. Lorsqu'on est une personnalité politique qui un jour doit prendre des décisions, je crois qu'il faut prendre beaucoup de recul, même avec ses histoires personnelles. C'est ce que j'ai eu l'occasion de faire. Lorsqu'on est parlementaire, on doit trancher. Et on doit prendre une décision. On doit voter. Là aussi, il faut savoir le faire avec beaucoup de recul. Ce n'est pas toujours simple parce que ce sujet, il touche à l'intime. Il touche à l'intime. Mais ce sujet, il faut savoir que nous sommes tous concernés par la mort. Tous. On va tous mourir. »
RCF — L'Invité de la Matinale · Agnès Firmin Le Bodo : “On ne parle plus de mort, mais de fin de vie”Vérifier à 9:47
Question 45Agnès Firmin Le Bodo : “On ne parle plus de mort, mais de fin de vie”
Pourquoi ce changement sémantique ?
Réponse à côté
C'est justement ce que les sociologues cherchent à comprendre. Notre rapport à la mort, il a profondément changé depuis quelques années. On a essayé de l'évacuer. Mais notre parcours de vie, l'effet d'un jour d'une naissance et d'un jour d'une mort, c'est un peu ce que le débat nous ramène. Et c'est ce pourquoi nous souhaitons aussi travailler sur ce rapport à la mort, sur l'accompagnement du deuil, qui sont des sujets qui nous concernent tous. Et ce sont des sujets convergents qui permettent aussi d'apaiser un peu les débats.
« C'est justement ce que les sociologues cherchent à comprendre. Notre rapport à la mort, il a profondément changé depuis quelques années. On a essayé de l'évacuer. Mais notre parcours de vie, l'effet d'un jour d'une naissance et d'un jour d'une mort, c'est un peu ce que le débat nous ramène. Et c'est ce pourquoi nous souhaitons aussi travailler sur ce rapport à la mort, sur l'accompagnement du deuil, qui sont des sujets qui nous concernent tous. Et ce sont des sujets convergents qui permettent aussi d'apaiser un peu les débats. »
RCF — L'Invité de la Matinale · Agnès Firmin Le Bodo : “On ne parle plus de mort, mais de fin de vie”Vérifier à 10:42
Question 46Agnès Firmin Le Bodo : “On ne parle plus de mort, mais de fin de vie”
lorsqu'ils seront prêts. La loi Clès-Léonetti avait été votée quasiment à l'unanimité. Est-ce que vous espérez à nouveau un consensus ou vous actez désormais des divergences politiques importantes sur ce sujet ?
Réponse directe
Moi, je ne parle pas de divergences politiques. Ce sujet n'est pas un sujet politique au sens gauche-droite, c'est un sujet de société. Et comme tout sujet de société, il y a forcément un clivage. Mais l'important, et c'est ce que nous ont montré les citoyens lors de la Convention citoyenne, c'est qu'on puisse débattre, qu'on puisse s'écouter et répondre à ce que 75% des Français et des citoyens nous ont demandé, faire introduire dans la loi une aide active à mourir qui prenne en charge les situations non prises en charge par la loi Clès-Léonetti à moyen terme.
« Moi, je ne parle pas de divergences politiques. Ce sujet n'est pas un sujet politique au sens gauche-droite, c'est un sujet de société. Et comme tout sujet de société, il y a forcément un clivage. Mais l'important, et c'est ce que nous ont montré les citoyens lors de la Convention citoyenne, c'est qu'on puisse débattre, qu'on puisse s'écouter et répondre à ce que 75% des Français et des citoyens nous ont demandé, faire introduire dans la loi une aide active à mourir qui prenne en charge les situations non prises en charge par la loi Clès-Léonetti à moyen terme. »
RCF — L'Invité de la Matinale · Agnès Firmin Le Bodo : “On ne parle plus de mort, mais de fin de vie”Vérifier à 12:32
Question 47Agnès Firmin Le Bodo : “On ne parle plus de mort, mais de fin de vie”
Nous sommes avec Agnès Firmin-Lebaudot, ministre de l'Organisation territoriale et des professions de santé, pour revenir avec elle sur le débat en cours sur la fin de vie. Les soins palliatifs dont on parlait, toutes les personnalités politiques, toutes les personnalités publiques qui vont visiter des unités de soins palliatifs sont extrêmement marquées par l'humanité qui y règne. Est-ce que les soins palliatifs, c'est le dernier lieu d'humanité de l'hôpital ?
Réponse directe
Non, je crois que nous pouvons dire qu'en France, à l'hôpital et dans tous les établissements sociaux et médico-sociaux, tous les professionnels qui s'engagent, on ne s'engage pas dans ces métiers par hasard. Vraiment pas. Donc tous nos personnels de santé, et tous nos personnels soignants accompagnent nos citoyens avec beaucoup d'humanité. Cet endroit est particulier. Cet endroit est très particulier. Ces unités de soins palliatifs sont très particulières. À chaque fois, je vais rencontrer, bien sûr, les équipes avec lesquelles je discute beaucoup, mais aussi toujours un malade. C'était encore le cas vendredi à Lyon. Et à chaque fois, on me donne la même phrase, systématique. Les malades d…
« Non, je crois que nous pouvons dire qu'en France, à l'hôpital et dans tous les établissements sociaux et médico-sociaux, tous les professionnels qui s'engagent, on ne s'engage pas dans ces métiers par hasard. Vraiment pas. Donc tous nos personnels de santé, et tous nos personnels soignants accompagnent nos citoyens avec beaucoup d'humanité. Cet endroit est particulier. Cet endroit est très particulier. Ces unités de soins palliatifs sont très particulières. »
RCF — L'Invité de la Matinale · Agnès Firmin Le Bodo : “On ne parle plus de mort, mais de fin de vie”Vérifier à 8:38Voir 1 autre passage
« Les malades dans les unités de soins palliatifs me disent « Je ne pensais pas qu'on puisse recevoir autant d'amour et autant d'humanité ». Ça veut bien dire que cette prise en charge, elle permet nos concitoyens d'avoir une fin de vie paisible et accompagnée. »
RCF — L'Invité de la Matinale · Agnès Firmin Le Bodo : “On ne parle plus de mort, mais de fin de vie”Vérifier à 9:18
Question 48Agnès Firmin Le Bodo : “On ne parle plus de mort, mais de fin de vie”
Les soins palliatifs pédiatriques peut-être expliqués rapidement ?
Réponse partielle
Oui, qui concernent les enfants. Cette circulaire de 2008 dont je parlais tout à l'heure n'intègre pas cette prise en charge spécifique pour les enfants qui ne peuvent pas être prises en charge de la même façon que les adultes. Mais ce que je souhaite dire, et le message important autour des soins palliatifs, c'est que nous voyons bien en France que la formation de nos professionnels de santé, de tous les professionnels de santé, elle est très curative. Très curative. Et notre parcours de vie, il est fait de prévention, le premier bout, le curatif au milieu et le palliatif plutôt vers la fin. Donc l'idée c'est d'anticiper cette prise en charge palliatif et de pouvoir le faire dans tous les…
« Oui, qui concernent les enfants. Cette circulaire de 2008 dont je parlais tout à l'heure n'intègre pas cette prise en charge spécifique pour les enfants qui ne peuvent pas être prises en charge de la même façon que les adultes. Mais ce que je souhaite dire, et le message important autour des soins palliatifs, c'est que nous voyons bien en France que la formation de nos professionnels de santé, de tous les professionnels de santé, elle est très curative. Très curative. Et notre parcours de vie, il est fait de prévention, le premier bout, le curatif au milieu et le palliatif plutôt vers la fin. Donc l'idée c'est d'anticiper cette prise en charge palliatif et de pouvoir le faire dans tous les services à l'hôpital et de développer cette culture palliative. Donc ça prend du temps, d'où l'idée que nous avons partagée avec les acteurs des soins palliatifs de travailler sur une stratégie du long terme, donc une stratégie décennale. »
RCF — L'Invité de la Matinale · Agnès Firmin Le Bodo : “On ne parle plus de mort, mais de fin de vie”Vérifier à 6:09
Question 49Agnès Firmin Le Bodo : “On ne parle plus de mort, mais de fin de vie”
Est-ce qu'il y a un enjeu philosophique aussi de compatibilité entre le développement des soins palliatifs d'une part, d'accompagner la mort et d'aide active à mourir d'autre part ?
Réponse directe
Je crois que tous les débats qui ont eu lieu à la Convention citoyenne, toutes les rencontres que j'ai pu faire, j'ai vraiment beaucoup consulté, que ce soit les cultes, les obédiences maçonniques, les philosophes, les psychologues, les sociologues, les médecins avec lesquels j'ai beaucoup travaillé, nous montrent à quel point, les voyages aussi à l'étranger qui pratiquent l'aide active à mourir depuis un certain temps, montrent à quel point ce sujet-là doit être pris avec d'abord beaucoup de recul, beaucoup d'humilité, je crois beaucoup d'humanité aussi, et qu'effectivement, à moyen terme, la loi qui est celle de la loi Cléas-Léolite ne répond pas à toutes les solutions. Maintenant, ce que…
« Je crois que tous les débats qui ont eu lieu à la Convention citoyenne, toutes les rencontres que j'ai pu faire, j'ai vraiment beaucoup consulté, que ce soit les cultes, les obédiences maçonniques, les philosophes, les psychologues, les sociologues, les médecins avec lesquels j'ai beaucoup travaillé, nous montrent à quel point, les voyages aussi à l'étranger qui pratiquent l'aide active à mourir depuis un certain temps, montrent à quel point ce sujet-là doit être pris avec d'abord beaucoup de recul, beaucoup d'humilité, je crois beaucoup d'humanité aussi, et qu'effectivement, à moyen terme, la loi qui est celle de la loi Cléas-Léolite ne répond pas à toutes les solutions. Maintenant, ce que je crois, nous avons collectivement réussi à faire, c'est de se dire que ce débat que le président de la République a ouvert au mois de septembre, il se devait de respecter les positions de chacune et de chacun de nos concitoyens. C'est ce qu'ont très bien réussi à faire les conventionnels, les 184 citoyens, c'est ce que nous avons collectivement réussi à faire parce que l'un ne s'oppose pas à l'autre. »
RCF — L'Invité de la Matinale · Agnès Firmin Le Bodo : “On ne parle plus de mort, mais de fin de vie”Vérifier à 7:08
Question 50Agnès Firmin Le Bodo : “On ne parle plus de mort, mais de fin de vie”
Au sein même de l'exécutif et de la majorité présidentielle, ce débat divise. François Béroux, lundi s'est exprimé chez nos confrères de France Info pour dire que, selon lui, il n'y avait pas besoin d'évolution de la loi. Au sein même de la majorité, il y a débat ?
Réponse directe
Alors, il n'y a pas eu l'occasion d'en débattre ni avec des ministres ni avec d'autres. Mais là, je veux dire que la majorité, c'est aussi ce que représentent les citoyens. Nous sommes tous citoyens et nous avons tous, sur ce sujet, une conviction personnelle. Une conviction d'ailleurs qui peut évoluer. Le président de la République a lui-même dit que sa situation personnelle avait évolué, évolue et évoluera. C'est un sujet profondément difficile qui touche à beaucoup de valeurs et il n'est pas anormal que nous ayons tous des positions différentes. Et je suis aussi intimement convaincu, comme cela a été lors des débats sur la PMA à l'Assemblée, que certains parlementaires auront une positio…
« Alors, il n'y a pas eu l'occasion d'en débattre ni avec des ministres ni avec d'autres. Mais là, je veux dire que la majorité, c'est aussi ce que représentent les citoyens. Nous sommes tous citoyens et nous avons tous, sur ce sujet, une conviction personnelle. Une conviction d'ailleurs qui peut évoluer. Le président de la République a lui-même dit que sa situation personnelle avait évolué, évolue et évoluera. C'est un sujet profondément difficile qui touche à beaucoup de valeurs et il n'est pas anormal que nous ayons tous des positions différentes. Et je suis aussi intimement convaincu, comme cela a été lors des débats sur la PMA à l'Assemblée, que certains parlementaires auront une position qui évolue. »
RCF — L'Invité de la Matinale · Agnès Firmin Le Bodo : “On ne parle plus de mort, mais de fin de vie”Vérifier à 13:19
Voir 2 autres passages
« Vous évoquiez les soins palliatifs, c'est tout un aspect aussi de ce qui est débattu en ce moment. Le plan de rattrapage qui est prévu, il sera suffisant ou c'est juste pour calmer les anti-fins de vie ? »
Radio J — L'interview politique · Agnès Firmin Le Bodo - Le Barbier du matin du 17/05/24Vérifier à 8:42
« D'ores et déjà, on peut dire qu'il faut un seul candidat pour le macronisme sortant. S'il y a plusieurs candidats, ce sera Marine Le Pen face à Mélenchon aux alentours. »
Radio J — L'interview politique · Agnès Firmin Le Bodo - Le Barbier du matin du 17/05/24Vérifier à 12:34
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités27 août 2019 au 17 mai 2024 · 11 observations12 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Alors, une polémique est née ces dernières heures à propos du rejet de certains amendements à cause du coût qu'ils entraînent. Alors, il faut dire aux auditeurs que les parlementaires n'ont pas le droit de créer des coûts nouveaux. Mais ça, ça a choqué. Vous avez recensé, je crois, 278 amendements qui ont été déclarés irrecevables à ce titre. Que ce soit les conditions de recours de l'aide à mourir assoupli, la collégialité, le moyen terme. Est-ce que ce n'est pas un problème que de récuser des amendements parce que ça coûte cher ? »
Radio J — L'interview politique · Agnès Firmin Le Bodo - Le Barbier du matin du 17/05/24Vérifier à 3:11Voir 2 autres passages
« Moi, je ne parle pas de divergences politiques. Ce sujet n'est pas un sujet politique au sens gauche-droite, c'est un sujet de société. Et comme tout sujet de société, il y a forcément un clivage. Mais l'important, et c'est ce que nous ont montré les citoyens lors de la Convention citoyenne, c'est qu'on puisse débattre, qu'on puisse s'écouter et répondre à ce que 75% des Français et des citoyens nous ont demandé, faire introduire dans la loi une aide active à mourir qui prenne en charge les situations non prises en charge par la loi Clès-Léonetti à moyen terme. »
RCF — L'Invité de la Matinale · Agnès Firmin Le Bodo : “On ne parle plus de mort, mais de fin de vie”Vérifier à 12:32
« Ce sera au moment de la construction de la loi qu'il faudra définir les critères. D'ailleurs, nos concitoyens qui ont travaillé, nous ont eux-mêmes déjà défini des critères. Je crois que pour que nos concitoyens qui nous écoutent comprennent bien, le sujet le plus longuement évoqué, c'est celui de la maladie de Charcot, dans lequel, et les cas médiatiques sont ceux-là, nos concitoyens partent soit en Belgique, soit en Suisse. C'est la question qui sera la nôtre. Quels sont les critères que nous définirions pour que cette loi puisse s'appliquer ? »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Institutions citées27 août 2019 au 17 mai 2024 · 18 observations21 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« La décision d'aide active à mourir est prévue, prise par un médecin. Certains disent non, il faut de la collégialité. Est-ce que ça va bouger là-dessus ? Est-ce que le débat parlementaire peut faire bouger les choses ? »
Radio J — L'interview politique · Agnès Firmin Le Bodo - Le Barbier du matin du 17/05/24Vérifier à 9:45Voir 2 autres passages
« Ce sera au moment de la construction de la loi qu'il faudra définir les critères. D'ailleurs, nos concitoyens qui ont travaillé, nous ont eux-mêmes déjà défini des critères. Je crois que pour que nos concitoyens qui nous écoutent comprennent bien, le sujet le plus longuement évoqué, c'est celui de la maladie de Charcot, dans lequel, et les cas médiatiques sont ceux-là, nos concitoyens partent soit en Belgique, soit en Suisse. C'est la question qui sera la nôtre. Quels sont les critères que nous définirions pour que cette loi puisse s'appliquer ? »
RCF — L'Invité de la Matinale · Agnès Firmin Le Bodo : “On ne parle plus de mort, mais de fin de vie”Vérifier à 3:11
« Alors, il n'y a pas eu l'occasion d'en débattre ni avec des ministres ni avec d'autres. Mais là, je veux dire que la majorité, c'est aussi ce que représentent les citoyens. Nous sommes tous citoyens et nous avons tous, sur ce sujet, une conviction personnelle. Une conviction d'ailleurs qui peut évoluer. Le président de la République a lui-même dit que sa situation personnelle avait évolué, évolue et évoluera. C'est un sujet profondément difficile qui touche à beaucoup de valeurs et il n'est pas anormal que nous ayons tous des positions différentes. Et je suis aussi intimement convaincu, comme cela a été lors des débats sur la PMA à l'Assemblée, que certains parlementaires auront une position qui évolue. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Dates citées4 août 2022 au 17 mai 2024 · 14 observations14 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Alors, un dernier mot quand même, parce que ce sujet est quand même grave, plus léger. 2027, Edouard Philippe, pour vous, c'est évident, il sera candidat ? Vous le souhaitez ? »
Radio J — L'interview politique · Agnès Firmin Le Bodo - Le Barbier du matin du 17/05/24Vérifier à 12:10Voir 2 autres passages
« Alors, un dernier mot quand même, parce que ce sujet est quand même grave, plus léger. 2027, Edouard Philippe, pour vous, c'est évident, il sera candidat ? Vous le souhaitez ? »
Radio J — L'interview politique · Agnès Firmin Le Bodo - Le Barbier du matin du 17/05/24Vérifier à 12:10
« Alors, un dernier mot quand même, parce que ce sujet est quand même grave, plus léger. 2027, Edouard Philippe, pour vous, c'est évident, il sera candidat ? Vous le souhaitez ? »
Radio J — L'interview politique · Agnès Firmin Le Bodo - Le Barbier du matin du 17/05/24Vérifier à 12:10
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Oui, qui concernent les enfants. Cette circulaire de 2008 dont je parlais tout à l'heure n'intègre pas cette prise en charge spécifique pour les enfants qui ne peuvent pas être prises en charge de la même façon que les adultes. Mais ce que je souhaite dire, et le message important autour des soins palliatifs, c'est que nous voyons bien en France que la formation de nos professionnels de santé, de tous les professionnels de santé, elle est très curative. Très curative. Et notre parcours de vie, il est fait de prévention, le premier bout, le curatif au milieu et le palliatif plutôt vers la fin. Donc l'idée c'est d'anticiper cette prise en charge palliatif et de pouvoir le faire dans tous les services à l'hôpital et de développer cette culture palliative. Donc ça prend du temps, d'où l'idée que nous avons partagée avec les acteurs des soins palliatifs de travailler sur une stratégie du long terme, donc une stratégie décennale. »
RCF — L'Invité de la Matinale · Agnès Firmin Le Bodo : “On ne parle plus de mort, mais de fin de vie”Vérifier à 6:09Voir 1 autre passage
« Non, pas du tout. Ce n'est pas transformer les mots, ce n'est pas nier les mots. L'aide active à mourir, ça peut être le suicide assisté ou l'euthanasie. Mais c'est bien que chacun puisse parler de la même chose. La fin de vie, on voit bien que d'ailleurs, chacun ne donne pas la même définition à ce qu'est la fin de vie. La fin de vie, ça peut être un accompagnement jusqu'à la mort, ou pour certains, fin de vie, ça veut dire la mort. Donc on voit bien qu'il est important que nous puissions parler de la même chose, mais autour de la réflexion, autour de la mort. C'était intéressant pour moi, je pense, et pour nous tous, de pouvoir faire réfléchir des personnes sachantes sur la définition des mots. Donc ce travail est en cours et Eric Orsenna et toute l'équipe qui l'accompagne, là aussi, une équipe très diverse, nous rendrons compte de leurs travaux »
RCF — L'Invité de la Matinale · Agnès Firmin Le Bodo : “On ne parle plus de mort, mais de fin de vie”Vérifier à 11:36
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Oui, qui concernent les enfants. Cette circulaire de 2008 dont je parlais tout à l'heure n'intègre pas cette prise en charge spécifique pour les enfants qui ne peuvent pas être prises en charge de la même façon que les adultes. Mais ce que je souhaite dire, et le message important autour des soins palliatifs, c'est que nous voyons bien en France que la formation de nos professionnels de santé, de tous les professionnels de santé, elle est très curative. Très curative. Et notre parcours de vie, il est fait de prévention, le premier bout, le curatif au milieu et le palliatif plutôt vers la fin. Donc l'idée c'est d'anticiper cette prise en charge palliatif et de pouvoir le faire dans tous les services à l'hôpital et de développer cette culture palliative. Donc ça prend du temps, d'où l'idée que nous avons partagée avec les acteurs des soins palliatifs de travailler sur une stratégie du long terme, donc une stratégie décennale. »
RCF — L'Invité de la Matinale · Agnès Firmin Le Bodo : “On ne parle plus de mort, mais de fin de vie”Vérifier à 6:09
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes18 avr. 2023 au 18 avr. 2023 · 4 observations4 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Parler de la mort, c'est toujours difficile. D'abord, on ne parle plus de mort. Ce matin, on l'a beaucoup dit, nous, mais on parle plutôt de fin de vie. »
RCF — L'Invité de la Matinale · Agnès Firmin Le Bodo : “On ne parle plus de mort, mais de fin de vie”Vérifier à 10:35Voir 2 autres passages
« Alors, il n'y a pas eu l'occasion d'en débattre ni avec des ministres ni avec d'autres. Mais là, je veux dire que la majorité, c'est aussi ce que représentent les citoyens. Nous sommes tous citoyens et nous avons tous, sur ce sujet, une conviction personnelle. Une conviction d'ailleurs qui peut évoluer. Le président de la République a lui-même dit que sa situation personnelle avait évolué, évolue et évoluera. C'est un sujet profondément difficile qui touche à beaucoup de valeurs et il n'est pas anormal que nous ayons tous des positions différentes. Et je suis aussi intimement convaincu, comme cela a été lors des débats sur la PMA à l'Assemblée, que certains parlementaires auront une position qui évolue. »
RCF — L'Invité de la Matinale · Agnès Firmin Le Bodo : “On ne parle plus de mort, mais de fin de vie”Vérifier à 13:19
« D'abord, il le faut. Lorsqu'on est une personnalité politique qui un jour doit prendre des décisions, je crois qu'il faut prendre beaucoup de recul, même avec ses histoires personnelles. C'est ce que j'ai eu l'occasion de faire. Lorsqu'on est parlementaire, on doit trancher. Et on doit prendre une décision. On doit voter. Là aussi, il faut savoir le faire avec beaucoup de recul. Ce n'est pas toujours simple parce que ce sujet, il touche à l'intime. Il touche à l'intime. Mais ce sujet, il faut savoir que nous sommes tous concernés par la mort. Tous. On va tous mourir. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« D'abord, il le faut. Lorsqu'on est une personnalité politique qui un jour doit prendre des décisions, je crois qu'il faut prendre beaucoup de recul, même avec ses histoires personnelles. C'est ce que j'ai eu l'occasion de faire. Lorsqu'on est parlementaire, on doit trancher. Et on doit prendre une décision. On doit voter. Là aussi, il faut savoir le faire avec beaucoup de recul. Ce n'est pas toujours simple parce que ce sujet, il touche à l'intime. Il touche à l'intime. Mais ce sujet, il faut savoir que nous sommes tous concernés par la mort. Tous. On va tous mourir. »
RCF — L'Invité de la Matinale · Agnès Firmin Le Bodo : “On ne parle plus de mort, mais de fin de vie”Vérifier à 9:47
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« À chaque fois, je vais rencontrer, bien sûr, les équipes avec lesquelles je discute beaucoup, mais aussi toujours un malade. C'était encore le cas vendredi à Lyon. Et à chaque fois, on me donne la même phrase, systématique. »
RCF — L'Invité de la Matinale · Agnès Firmin Le Bodo : “On ne parle plus de mort, mais de fin de vie”Vérifier à 9:06Voir 2 autres passages
« C'était l'objet de la question qui a été posée à la Convention citoyenne. Est-ce que la loi Claes-Léonetti répond à toutes les situations à moyen terme ? À 75%, les citoyens ont répondu que non. Les travaux que j'ai pu mener m'ont également amené à penser que la loi Claes-Léonetti, actuellement, ne répond pas. Et les parlementaires, parce que c'était important de pouvoir le faire aussi dans le cadre de ces travaux, ont évalué cette loi Claes-Léonetti qui n'avait jamais été évaluée et sont arrivés à cette même conclusion. »
RCF — L'Invité de la Matinale · Agnès Firmin Le Bodo : “On ne parle plus de mort, mais de fin de vie”Vérifier à 1:26
« C'est justement ce que les sociologues cherchent à comprendre. Notre rapport à la mort, il a profondément changé depuis quelques années. On a essayé de l'évacuer. Mais notre parcours de vie, l'effet d'un jour d'une naissance et d'un jour d'une mort, c'est un peu ce que le débat nous ramène. Et c'est ce pourquoi nous souhaitons aussi travailler sur ce rapport à la mort, sur l'accompagnement du deuil, qui sont des sujets qui nous concernent tous. Et ce sont des sujets convergents qui permettent aussi d'apaiser un peu les débats. »
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Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
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