Une toute dernière chose, Adrien Catenens. Vous ne faites pas partie de la France insoumise, des 150 responsables politiques et intellectuels de gauche et écologistes qui ont appelé à une convention du monde commun. Est-ce que ça veut dire que l'union de la gauche va se faire sans la France insoumise ?
Réponse partielleÉcoutez, tout ça est très passionnant. Mais dans la période, vous savez, ça a été un peu passé sous les radars. La France insoumise, elle provient un moment de choses. On a proposé 11 lois depuis le début de la crise sur les loyers, sur le pôle public du médicament, sur la gratuité des masques. Quatre plans, dont un plan complet de déconfinement qui peut être retrouvé sur Internet, hier... Mais vous tracez votre sillon, vous ne rejoignez pas ce type... Si, vous voyez, il y a des cadres qui nous semblent tout à fait intéressants. Tout ça est intéressant. Je n'ai pas de difficulté avec ça. Le cadre, par exemple, Plus Jamais Ça, vous savez, qui allie des associations et des syndicats et qui ap…
« Écoutez, tout ça est très passionnant. Mais dans la période, vous savez, ça a été un peu passé sous les radars. La France insoumise, elle provient un moment de choses. On a proposé 11 lois depuis le début de la crise sur les loyers, sur le pôle public du médicament, sur la gratuité des masques. Quatre plans, dont un plan complet de déconfinement qui peut être retrouvé sur Internet, hier... Mais vous tracez votre sillon, vous ne rejoignez pas ce type... Si, vous voyez, il y a des cadres qui nous semblent tout à fait intéressants. Tout ça est intéressant. Je n'ai pas de difficulté avec ça. Le cadre, par exemple, Plus Jamais Ça, vous savez, qui allie des associations et des syndicats et qui appelle des partis politiques à se rassembler dans ce cadre commun, nous paraît assez intéressant, en ceci qu'il correspond à peu près à ce que nous avions formulé il y a maintenant plus d'un an, c'est-à-dire la volonté d'une fédération populaire qui repose sur ces collectifs et sur ces cadres auto-organisés. Nous verrons bien. Nous sommes tout à fait disponibles et disposés à la discussion. Maintenant, une chose est sûre, on ne peut pas faire croire qu'on va partir d'une page blanche. Enfin, un programme comme l'Avenir en commun que nous avons défendu en 2017, si vous le regardez aujourd'hui, je vous mets au défi de considérer qu'il n'est pas adapté à la situation qu'on connaît et qu'à certains égards même, il n'est pas prémonitoire sur ce que nous avons à affronter ensuite. »
