Adrien Quatennens — Questions et méthode · Pourquijevote
Registre vérifiable
Face aux questions
Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
8 nov. 2018 au 4 mars 2022
Questions
38
Entretiens
Non renseigné
Sources
Non renseigné
Heures analysées
Non renseigné
Répartition sur 38 questions évaluables
Réponse directe
26
Réponse partielle
8
Réponse à côté
3
Refus explicite
1
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 1 à 25 sur 38
Question 1Adrien Quatennens : "La lettre d'Emmanuel Macron laisse un sentiment désagréable de profonde continuité"
Mais elle sera seule pour assurer sa sécurité sur la scène internationale, face aux menaces ?
Réponse partielle
Elle créera les conditions de pouvoir être indépendante, en effet. C'est une nécessité. Vous savez, aujourd'hui, par exemple, l'appartenance à l'alliance, et ce n'est pas seulement Jean-Luc Mélenchon qui le dit, écoutez par exemple ce qu'a pu dire le général Desportes, l'appartenance à l'alliance de l'OTAN aujourd'hui explique par exemple que les budgets de défense nationaux fondent comme neige au soleil. C'est un problème. Et en plus, avec des alliés dont on voit bien qu'ils ne sont pas aussi fiables qu'ils n'y paraissaient. Le général Desportes disait lui-même dans les colonnes d'un journal que l'existence de l'OTAN est finalement une organisation qui maintient, voire développe les tensio…
« Elle créera les conditions de pouvoir être indépendante, en effet. C'est une nécessité. Vous savez, aujourd'hui, par exemple, l'appartenance à l'alliance, et ce n'est pas seulement Jean-Luc Mélenchon qui le dit, écoutez par exemple ce qu'a pu dire le général Desportes, l'appartenance à l'alliance de l'OTAN aujourd'hui explique par exemple que les budgets de défense nationaux fondent comme neige au soleil. C'est un problème. Et en plus, avec des alliés dont on voit bien qu'ils ne sont pas aussi fiables qu'ils n'y paraissaient. Le général Desportes disait lui-même dans les colonnes d'un journal que l'existence de l'OTAN est finalement une organisation qui maintient, voire développe les tensions en Europe. »
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Textes de loi cités21 mai 2020 au 4 mars 2022 · 4 observations4 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« surtout pas, surtout pas. Si c'est ce que vous comprenez de mon développement, il faut que je m'y reprenne. Le caractère intangible des frontières est non négociable. Dès l'instant où Vladimir Poutine envahit l'Ukraine, passe les frontières, il viole le droit international, il choisit en plus un mode de règlement des conflits qu'on n'avait pas vu en Europe depuis des décennies, la guerre, alors que pour nous, la seule boussole doit être la paix et tout doit aller à la diplomatie. Il n'y a pas d'issue militaire à ce conflit. L'issue doit être diplomatique, sinon on met le doigt dans le risque d'une guerre nucléaire totale dont personne ne peut raisonnablement vouloir. Vous savez, les effets de manche sur les plateaux de télévision et les guerriers de plateaux télé, ça, ça va très bien. Mais attention à l'escalade, il faut être extrêmement vigilant, notre boussole doit être la paix et on doit tout faire pour y concourir. »
Méthode, périmètre et limitesVersion small-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
4 sept. 2026
Données arrêtées au :
12 sept. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
France Inter — L'invité de 8h20 · Adrien Quatennens : "La lettre d'Emmanuel Macron laisse un sentiment désagréable de profonde continuité"Vérifier à 7:35
Question 2Adrien Quatennens : "La lettre d'Emmanuel Macron laisse un sentiment désagréable de profonde continuité"
à la diplomatie. Cette guerre, Adrien Quatennens, elle a des conséquences économiques concrètes pour les Français notamment sur les prix de l'énergie qui s'envolent dans plusieurs stations-service du pays ce matin. Le litre de sans-plomb dépasse les 2 euros. Alors, ça n'est rien du tout par rapport aux souffrances endurées par les Ukrainiens évidemment, mais c'est le quotidien des Français. Jean-Luc Mélenchon élu dans 5 semaines, que ferez-vous ?
Réponse directe
Écoutez, il faut bien avoir en tête que les sanctions économiques, si elles sont nécessaires et si nous souhaitons en particulier les appuyer sur les oligarques, elles vont avoir des conséquences également pour nous. Je rappelle que les Russes se sont beaucoup préparés depuis 2014 à amortir ces sanctions économiques et que quand on parle par exemple de couper la Russie du système international SWIFT, on doit avoir en tête que les Russes et les Chinois ont mis en place un système alternatif. Avons-nous intérêt à la constitution d'un bloc chino-russe qui, en quelque sorte, viendrait derrière contrevenir à nos propres intérêts ? La question mérite d'être posée. Je rappelle que la dernière fois…
« Écoutez, il faut bien avoir en tête que les sanctions économiques, si elles sont nécessaires et si nous souhaitons en particulier les appuyer sur les oligarques, elles vont avoir des conséquences également pour nous. Je rappelle que les Russes se sont beaucoup préparés depuis 2014 à amortir ces sanctions économiques et que quand on parle par exemple de couper la Russie du système international SWIFT, on doit avoir en tête que les Russes et les Chinois ont mis en place un système alternatif. Avons-nous intérêt à la constitution d'un bloc chino-russe qui, en quelque sorte, viendrait derrière contrevenir à nos propres intérêts ? La question mérite d'être posée. Je rappelle que la dernière fois, les sanctions économiques, ça a coûté au total 8 milliards à nos propres agriculteurs. Qu'est-ce qu'on fait pour pouvoir amortir le choc ? Pour ça, Jean-Luc Mélenchon propose déjà dans un contexte d'inflation avant même le conflit qui va sans doute l'aggraver, la question du blocage des prix. Vous savez, jusqu'au milieu des années 80, les prix étaient régulés en France. Et à l'heure où on se parle, dans les Outre-mer, il y a aussi cette régulation des prix. On doit pouvoir faire la même chose ici en France hexagonale, c'est-à-dire faire en sorte de pouvoir bloquer les prix des biens de première nécessité. Je pense par exemple au prix de l'énergie. On a proposé aussi le prix de 5 fruits et légumes parce que chaque jour les Français ont des injonctions à prendre soin d'eux en en mangeant mais personne ne se pose la question de savoir s'ils ont les moyens de se les payer. Donc oui, réguler, bloquer les prix. Ce n'est pas nécessairement une mesure pérenne, en tout cas c'est une mesure qui permet de répondre à l'urgence. Qui paye la différence voulait dire, regardez, dans le cas de l'énergie c'est simple. Plutôt que de verser des chèques de 100 euros et de mener des politiques à coup de petits chèques qui sont financés par le contribuable en quelque sorte et les impôts. Enfin regardez, Total qui vient d'annoncer un résultat net de 15 milliards qui est également un record. Ne peut-on pas les mettre à contribution si nous le pouvons ? Il est temps de dire que le capital s'est beaucoup servi. Maintenant c'est l'heure du travail et nous, nous allons rééquilibrer tout cela et la priorité c'est de soulager les gens. Et par exemple, le fait de dire on va augmenter les salaires, augmenter le SMIC à 1400 euros net, faire en sorte que dans une même entreprise l'écart ne soit pas supérieur à 1 à 20. ou créer cette garantie dignité qui fait que plus personne ne devrait vivre en France sous le seuil de pauvreté. Nous avons l'intention voyez-vous de porter les minimas sociaux au niveau du seuil de pauvreté c'est-à-dire 1063 euros. Et ça se finance assez simplement par exemple avec le fait qu'on instaure l'impôt universel pour aller récupérer l'argent de celles et ceux qui se sont évadés fiscalement. Vous entendez »
France Inter — L'invité de 8h20 · Adrien Quatennens : "La lettre d'Emmanuel Macron laisse un sentiment désagréable de profonde continuité"Vérifier à 12:53
Question 3Adrien Quatennens : "La lettre d'Emmanuel Macron laisse un sentiment désagréable de profonde continuité"
Les auditeurs d'Inter peuvent vous interroger au 01 45 24 7000 ou via les réseaux sociaux et l'application France Inter. Nous allons évidemment parler de la situation de la guerre en Ukraine. Le pire a semble-t-il été évité cette nuit tout près de la plus grande centrale nucléaire d'Europe qui a été bombardée. Mais je voudrais qu'on commence avec la campagne présidentielle. Emmanuel Macron officiellement candidat. Il le dit dans une lettre que publient ce matin les journaux de la presse quotidienne régionale. Vous avez lu cette lettre, Adrien Quatennens. Ce que dites-vous, enfin ?
Réponse directe
Il était temps qu'Emmanuel Macron soit candidat. Il nous a plutôt habitué, souvenez-vous-en, en 2017, à être audacieux, on le disait même disruptif. Le moins qu'on puisse dire, c'est que cette lettre est assez fade et donne un sentiment désagréable de profonde continuité. Alors, s'agissant d'une lettre, on aurait préféré avoir une lettre d'excuse de la part d'Emmanuel Macron pour l'état dans lequel il a mis le pays après 5 ans de quinquennat. Plus globalement, ce que j'ai envie de vous dire, c'est que les circonstances du moment, qui sont graves, ne doivent pas transformer l'élection présidentielle en formalité administrative de reconduction du sortant. Or, on a l'impression, quand on regar…
« Il était temps qu'Emmanuel Macron soit candidat. Il nous a plutôt habitué, souvenez-vous-en, en 2017, à être audacieux, on le disait même disruptif. Le moins qu'on puisse dire, c'est que cette lettre est assez fade et donne un sentiment désagréable de profonde continuité. Alors, s'agissant d'une lettre, on aurait préféré avoir une lettre d'excuse de la part d'Emmanuel Macron pour l'état dans lequel il a mis le pays après 5 ans de quinquennat. Plus globalement, ce que j'ai envie de vous dire, c'est que les circonstances du moment, qui sont graves, ne doivent pas transformer l'élection présidentielle en formalité administrative de reconduction du sortant. Or, on a l'impression, quand on regarde ce courrier, qu'on a finalement la feuille de reconduction du sortant dont il ne manquerait plus que le talon réponse en bas en demandant aux Français, vous savez, de cocher la case « oui » et de signer. Ça n'est pas possible. Il va falloir de la confrontation, du débat d'idées, quelles que soient les circonstances particulières dans lesquelles se tient cette élection. Vous craignez qu'il esquive ce débat ? Écoutez, en tout cas, on a l'impression qu'on en prend le chemin. Alors, on espère qu'Emmanuel Macron va participer au débat. Parce que, si vous voulez, l'élection présidentielle est dans moins de 40 jours maintenant. Et sur tous les grands sujets qui nous occupent, qu'il s'agisse de la question internationale, parce qu'on rappelle que le chef d'État est aussi le chef des armées, et que c'est lui qui impulse la politique que la France mène sur la scène internationale. On a eu, la semaine dernière, un rapport du GIEC qui est extrêmement alarmiste sur le climat. On considère, nous, que ce quinquennat est un quinquennat de perdus pour le climat. Emmanuel Macron a été condamné à deux reprises pour une action climatique. L'État a été condamné à deux reprises. Et puis, il y a surtout la situation d'urgence sociale qui s'aggrave en France sur fond de hausse des prix et d'inflation. On a toutes les raisons de penser que ce qui se passe, y compris en Ukraine, va aggraver ces tensions. Alors après, vous savez, il y a dans cette lettre d'Emmanuel Macron de véritables mensonges et des orientations qui ne sont pas acceptables, qui apparaissent comme indiscutables dans la tonalité qu'il prend. Par exemple, quand il dit « notre industrie a pour la première fois à recréer des emplois ». Donc, quand vous regardez la réalité, c'est 38 000 emplois industriels de moins depuis le début du quinquennat. Quand il nous dit aussi... »
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Question 4Adrien Quatennens : "La lettre d'Emmanuel Macron laisse un sentiment désagréable de profonde continuité"
La baisse du chômage, c'est une réalité, Adrien Quatennens ?
Réponse directe
J'y viens. La baisse du chômage, si on peut s'attarder un instant là-dessus. Ça fait des semaines qu'on nous dit « il y a une baisse historique du chômage ». Et en effet, qui serions-nous pour ne pas nous en réjouir ? Simplement, voyez-vous, dans tout tour de magie, il y a un truc derrière. Et en ce qui concerne la baisse du chômage qui est affichée, le truc n'est pas très enthousiasmant. Je m'explique. On nous présente une baisse de 7% du chômage, qui en réalité cache pour l'essentiel une explosion de la précarité de l'emploi. C'est-à-dire que ce qui permet à Mme Borne et à M. Le Maire de venir plastronant sur vos plateaux de radio et de télé dire que le chômage baisse, malheureusement, ce…
« J'y viens. La baisse du chômage, si on peut s'attarder un instant là-dessus. Ça fait des semaines qu'on nous dit « il y a une baisse historique du chômage ». Et en effet, qui serions-nous pour ne pas nous en réjouir ? Simplement, voyez-vous, dans tout tour de magie, il y a un truc derrière. Et en ce qui concerne la baisse du chômage qui est affichée, le truc n'est pas très enthousiasmant. Je m'explique. On nous présente une baisse de 7% du chômage, qui en réalité cache pour l'essentiel une explosion de la précarité de l'emploi. C'est-à-dire que ce qui permet à Mme Borne et à M. Le Maire de venir plastronant sur vos plateaux de radio et de télé dire que le chômage baisse, malheureusement, ce n'est pas la création d'emplois pérennes, c'est une explosion de la précarité de l'emploi. Les 107 000 emplois nets créés, je crois, au dernier trimestre 2021, deux tiers, c'est de l'intérim, c'est des emplois courts. »
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Question 5Adrien Quatennens : "La lettre d'Emmanuel Macron laisse un sentiment désagréable de profonde continuité"
Il faudrait sur un coin de table renier un peu de l'Ukraine ?
Réponse directe
surtout pas, surtout pas. Si c'est ce que vous comprenez de mon développement, il faut que je m'y reprenne. Le caractère intangible des frontières est non négociable. Dès l'instant où Vladimir Poutine envahit l'Ukraine, passe les frontières, il viole le droit international, il choisit en plus un mode de règlement des conflits qu'on n'avait pas vu en Europe depuis des décennies, la guerre, alors que pour nous, la seule boussole doit être la paix et tout doit aller à la diplomatie. Il n'y a pas d'issue militaire à ce conflit. L'issue doit être diplomatique, sinon on met le doigt dans le risque d'une guerre nucléaire totale dont personne ne peut raisonnablement vouloir. Vous savez, les effets…
« surtout pas, surtout pas. Si c'est ce que vous comprenez de mon développement, il faut que je m'y reprenne. Le caractère intangible des frontières est non négociable. Dès l'instant où Vladimir Poutine envahit l'Ukraine, passe les frontières, il viole le droit international, il choisit en plus un mode de règlement des conflits qu'on n'avait pas vu en Europe depuis des décennies, la guerre, alors que pour nous, la seule boussole doit être la paix et tout doit aller à la diplomatie. Il n'y a pas d'issue militaire à ce conflit. L'issue doit être diplomatique, sinon on met le doigt dans le risque d'une guerre nucléaire totale dont personne ne peut raisonnablement vouloir. Vous savez, les effets de manche sur les plateaux de télévision et les guerriers de plateaux télé, ça, ça va très bien. Mais attention à l'escalade, il faut être extrêmement vigilant, notre boussole doit être la paix et on doit tout faire pour y concourir. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Adrien Quatennens : "La lettre d'Emmanuel Macron laisse un sentiment désagréable de profonde continuité"Vérifier à 9:34
Question 6Adrien Quatennens : "La lettre d'Emmanuel Macron laisse un sentiment désagréable de profonde continuité"
La France assurera seule sa sécurité si Jean-Luc Mélenchon est élu président de la République ?
Réponse partielle
En tout cas, elle retrouvera une indépendance pleine et entière pour pouvoir ne dépendre en effet de personne, être non-alignée.
« En tout cas, elle retrouvera une indépendance pleine et entière pour pouvoir ne dépendre en effet de personne, être non-alignée. »
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Question 7Adrien Quatennens : "La lettre d'Emmanuel Macron laisse un sentiment désagréable de profonde continuité"
qu'il y a dans ce pays. Les gens souffrent. Mais il a aussi, à Emmanuel Macron, un bilan diplomatique et en matière internationale. Comment est-ce que vous jugez son action, en ce moment, au sujet de la guerre en Ukraine ?
Réponse directe
Écoutez, on peut dire qu'il a eu des mots tout à fait raisonnés quand il est intervenu l'autre soir à la télévision. Par exemple, en rappelant que nous ne faisons pas la guerre à la Russie, en saluant le peuple russe, y compris qui manifeste contre les choix détestables de Vladimir Poutine. Pour le reste, nous le disons, tant que la France restera arrimée à cette alliance qui est l'OTAN, qui est l'alliance qui dépense 1031 milliards d'euros de dépenses militaires, dont 700 sont le fait des seuls Américains, eh bien, nous ne serons pas vécus sur la scène internationale comme ce que la France devrait être, c'est-à-dire une puissance médiatrice au service de la paix.
« Écoutez, on peut dire qu'il a eu des mots tout à fait raisonnés quand il est intervenu l'autre soir à la télévision. Par exemple, en rappelant que nous ne faisons pas la guerre à la Russie, en saluant le peuple russe, y compris qui manifeste contre les choix détestables de Vladimir Poutine. Pour le reste, nous le disons, tant que la France restera arrimée à cette alliance qui est l'OTAN, qui est l'alliance qui dépense 1031 milliards d'euros de dépenses militaires, dont 700 sont le fait des seuls Américains, eh bien, nous ne serons pas vécus sur la scène internationale comme ce que la France devrait être, c'est-à-dire une puissance médiatrice au service de la paix. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Adrien Quatennens : "La lettre d'Emmanuel Macron laisse un sentiment désagréable de profonde continuité"Vérifier à 6:44
Question 8Adrien Quatennens : "La lettre d'Emmanuel Macron laisse un sentiment désagréable de profonde continuité"
Mais le chômage baisse au prix de la précarité, c'est ce que vous dites.
Réponse directe
Statistiquement, c'est-à-dire que, Jérôme Cadet, demain, vous acceptez un emploi d'une journée, par exemple. Vous sortez des statistiques du chômage, et quand on vous présente la baisse du chômage, en réalité, vous y êtes retourné. D'ailleurs, je veux vous dire qu'avec la politique qui a été menée pendant 5 ans par Emmanuel Macron, où d'un côté, on a diminué les droits des travailleurs, où de l'autre côté, on a fait des chômeurs les responsables de leur chômage, avec la réforme de l'assurance chômage, alors qu'un chômeur sur deux n'est pas indemnisé. Cette politique-là ne peut pas relancer l'emploi et l'activité. Si vous me permettez d'un mot, avec Jean-Luc Mélenchon, nous avons un plan pou…
« Statistiquement, c'est-à-dire que, Jérôme Cadet, demain, vous acceptez un emploi d'une journée, par exemple. Vous sortez des statistiques du chômage, et quand on vous présente la baisse du chômage, en réalité, vous y êtes retourné. D'ailleurs, je veux vous dire qu'avec la politique qui a été menée pendant 5 ans par Emmanuel Macron, où d'un côté, on a diminué les droits des travailleurs, où de l'autre côté, on a fait des chômeurs les responsables de leur chômage, avec la réforme de l'assurance chômage, alors qu'un chômeur sur deux n'est pas indemnisé. Cette politique-là ne peut pas relancer l'emploi et l'activité. Si vous me permettez d'un mot, avec Jean-Luc Mélenchon, nous avons un plan pour le plein emploi qui consiste, un, à dire que la productivité a beaucoup augmenté ces dernières décennies. Il faut reprendre le mouvement interrompu de la baisse du temps de travail. Quand vous voyez les sommes considérables... »
France Inter — L'invité de 8h20 · Adrien Quatennens : "La lettre d'Emmanuel Macron laisse un sentiment désagréable de profonde continuité"Vérifier à 3:19Voir 1 autre passage
« C'est un désaccord total. C'est-à-dire que dire aujourd'hui aux Français, comme M. Macron le fait, il faudra travailler plus, ça veut simplement dire que M. Macron n'a pas l'intention de faire l'essentiel de ce qui doit être fait, partager la richesse produite. Ce pays produit 2300 milliards d'euros par an, et cette valeur est extrêmement mal répartie. Enfin, regardez, je sais que c'est banal, même peut-être à votre micro sur France Inter, de recevoir des responsables politiques de gauche qui fustigent les dividendes versés aux actionnaires. Mais tout de même, dans la période que nous vivons, ça a été record. Vous avez 70 milliards d'euros versés aux actionnaires. Le bilan de M. Macron, c'est le fait qu'aujourd'hui, 5 personnes, 5 milliardaires dans ce pays, possèdent autant que 27 millions de Français, 40% de la population. Donc, dire qu'il faut travailler plus longtemps, c'est dire qu'on ne va pas partager les richesses. Eh bien, nous ne sommes pas d'accord avec ça. Nous allons, nous, au contraire, nous occuper de partager les richesses pour éradiquer la pauvreté, et relancer l'emploi par d'autres bases que l'emploi précaire que développe Emmanuel Macron. »
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Question 9Adrien Quatennens : "La lettre d'Emmanuel Macron laisse un sentiment désagréable de profonde continuité"
Il n'y a pas que ça, Adrien Quatennens, quand on lit, quand on entend les témoignages d'Ukrainiens, ils appellent à l'aide, ils appellent à l'aide pour qu'il n'y ait plus de bombardements dans leur ciel et sur leur tête. Qu'est-ce qu'on fait ?
Réponse directe
Vous avez raison. Alors, ce qu'on fait, c'est que d'abord, on prend des initiatives qui peuvent augmenter la pression sur Vladimir Poutine et la petite clique d'oligarques qui l'entourent parce que ce n'est pas au peuple de payer pour quelques dirigeants qui prennent ces décisions et donc, on doit accroître la pression sur les oligarques. Par exemple, saisir, réquisitionner les biens et les avoir, y compris en France. Ce qu'on a commencé à faire. Mais il ne faut pas être dupes. Parfois, si c'est frustrant et que quand on voit la souffrance du peuple ukrainien qu'il faut saluer et la résistance du peuple ukrainien, on aurait envie, en effet, de les aider plus avant. Mais il faut être extrême…
« Vous avez raison. Alors, ce qu'on fait, c'est que d'abord, on prend des initiatives qui peuvent augmenter la pression sur Vladimir Poutine et la petite clique d'oligarques qui l'entourent parce que ce n'est pas au peuple de payer pour quelques dirigeants qui prennent ces décisions et donc, on doit accroître la pression sur les oligarques. Par exemple, saisir, réquisitionner les biens et les avoir, y compris en France. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Adrien Quatennens : "La lettre d'Emmanuel Macron laisse un sentiment désagréable de profonde continuité"Vérifier à 10:29Voir 2 autres passages
« Ce qu'on a commencé à faire. Mais il ne faut pas être dupes. Parfois, si c'est frustrant et que quand on voit la souffrance du peuple ukrainien qu'il faut saluer et la résistance du peuple ukrainien, on aurait envie, en effet, de les aider plus avant. Mais il faut être extrêmement vigilant dans tout ce qu'on fait parce que notre seule boussole doit être de concourir à la désescalade et d'éviter l'embrasement général. Donc, en l'espèce, il nous faut, oui, exiger un cessez-le-feu, le retrait des troupes russes de l'Ukraine où elles n'ont absolument rien à faire et nous appelons, Jean-Luc Mélenchon appelle la France, Emmanuel Macron, à prendre une initiative diplomatique radicale, par exemple, en convoquant une session extraordinaire de l'organisation de sécurité et de coopération en Europe pour revenir à la table des négociations. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Adrien Quatennens : "La lettre d'Emmanuel Macron laisse un sentiment désagréable de profonde continuité"Vérifier à 10:51
Question 10Adrien Quatennens : "La lettre d'Emmanuel Macron laisse un sentiment désagréable de profonde continuité"
C'est un avis, l'ancien ministre des Affaires étrangères Hubert Védrine disait il y a quelques jours sortir de l'OTAN c'est insensé, débile, cela tombe au pire moment. Fin de citation. Ça veut dire plus de solidarité aussi avec les pays de l'Est de l'Europe ?
Réponse partielle
mais pas arrimée dans cette alliance qui a quand même des objectifs particuliers. Si vous voulez, l'état du monde que nous avons aujourd'hui, c'est d'un côté des Etats-Unis, une puissance économiquement déclinante qui tient sur la scène internationale avec le fait, un, que le dollar reste à 7 heures la principale monnaie de réserve et d'échange, deux, par cette expansion militaire tous azimuts qui fait que les Etats-Unis ont des dépenses militaires considérables et embarquent le monde entier, en tout cas leurs alliés. Tous azimuts, c'est-à-dire ? Écoutez, voyez bien que l'avancée de l'OTAN toujours plus avant à l'Est a participé du conflit que nous avons sous les yeux. Ne pas le dire, c'est…
« mais pas arrimée dans cette alliance qui a quand même des objectifs particuliers. Si vous voulez, l'état du monde que nous avons aujourd'hui, c'est d'un côté des Etats-Unis, une puissance économiquement déclinante qui tient sur la scène internationale avec le fait, un, que le dollar reste à 7 heures la principale monnaie de réserve et d'échange, deux, par cette expansion militaire tous azimuts qui fait que les Etats-Unis ont des dépenses militaires considérables et embarquent le monde entier, en tout cas leurs alliés. Tous azimuts, c'est-à-dire ? Écoutez, voyez bien que l'avancée de l'OTAN toujours plus avant à l'Est a participé du conflit que nous avons sous les yeux. Ne pas le dire, c'est ne pas voir la réalité. Ce n'est pas le seul sujet, mais il y a au moins deux enjeux sur place. La question de l'extension de l'OTAN et ensuite la question des frontières dont Jean-Luc Mélenchon dit depuis 10 ans, quoi que vous en pensiez, il y a une dizaine d'endroits sur le vieux continent où régulièrement la question des frontières revient et fait naître des tensions. Soit vous en parlez de manière diplomatique dans le cadre, par exemple, d'une conférence internationale des frontières comme nous l'avions proposé, soit vous prenez le risque de voir sans onimer des tensions. Le peuple ukrainien n'a pas le droit »
France Inter — L'invité de 8h20 · Adrien Quatennens : "La lettre d'Emmanuel Macron laisse un sentiment désagréable de profonde continuité"Vérifier à 8:23
Question 11Adrien Quatennens : "La lettre d'Emmanuel Macron laisse un sentiment désagréable de profonde continuité"
Vous appelez au débat, vous demandez à ce que le chef de l'État descende dans l'arène, en quelque sorte, mais cette campagne, elle est évidemment très délicate pour vous, Adrien Quatennens. Vous l'avez dit, il est aussi chef des armées. Est-ce qu'il n'y a pas un risque d'abîmer l'image du Président de la République dans ce contexte international qu'on connaît ?
Réponse partielle
Disons qu'il y a incontestablement une précaution. C'est qu'évidemment, dans ce contexte où, y compris la France est engagée dans des discussions diplomatiques, il faut essayer d'être, disons, sobre dans ses interventions. Mais par contre, ça ne doit pas nous exonérer de dire ce que l'on ferait et d'analyser les erreurs des dix dernières années passées qui nous ont conduits à la situation que nous avons sous les yeux. On va en parler. Mais par exemple, le fait que la France soit toujours dans cette alliance de l'OTAN, ce qui fait que quand M. Poutine reçoit M. Macron, il sait qu'il a en face de lui quelqu'un qui ne tient pas les clés entre les mains. Il sait qu'il n'a pas quelqu'un qui est…
« Disons qu'il y a incontestablement une précaution. C'est qu'évidemment, dans ce contexte où, y compris la France est engagée dans des discussions diplomatiques, il faut essayer d'être, disons, sobre dans ses interventions. Mais par contre, ça ne doit pas nous exonérer de dire ce que l'on ferait et d'analyser les erreurs des dix dernières années passées qui nous ont conduits à la situation que nous avons sous les yeux. On va en parler. Mais par exemple, le fait que la France soit toujours dans cette alliance de l'OTAN, ce qui fait que quand M. Poutine reçoit M. Macron, il sait qu'il a en face de lui quelqu'un qui ne tient pas les clés entre les mains. Il sait qu'il n'a pas quelqu'un qui est en capacité de débloquer la situation. Quand nous appelons à une France non alignée, indépendante, au seul service de la paix, c'est pour faire en sorte que, quels que soient nos interlocuteurs, ils nous considèrent comme fiables. Voilà. Donc, ces questions-là, elles sont aussi importantes dans l'élection présidentielle. Et de ce point de vue, l'élection arrive à point nommé. Donc, il faut qu'on puisse débattre de cela, mais aussi de tout le reste. Parce qu'il ne faudrait pas que, derrière le statut de chef de guerre, M. Macron soit exonéré, d'assumer son bilan sur la pauvreté qui a monté dans ce pays. C'est 400 000 personnes sous le seuil de pauvreté, en plus, en un quinquennat. 10 millions de personnes sous le seuil de pauvreté. 8 millions de personnes qui dépendent de l'aide alimentaire en France. Mais il a aussi... On a l'impression, quand on lit ce courrier, que depuis sa tour de verre, Emmanuel Macron nie complètement la souffrance profonde »
France Inter — L'invité de 8h20 · Adrien Quatennens : "La lettre d'Emmanuel Macron laisse un sentiment désagréable de profonde continuité"Vérifier à 5:17
Question 12Meetings de Jean-Luc Mélenchon et d'Éric Zemmour, réforme fiscale... Le "8h30 franceinfo" d'Adrien Quatennens
Alors pas tout à fait. Vous avez sans doute vu, Adrien Cadence, il y a une petite parenthèse à un moment où Éric Zemmour dénonce l'immobilisme de toute la classe politique et on voit les photos d'Anne Hidalgo, Xavier Bertrand, Valérie Pécresse. Il en manque deux des photos, c'est Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon. Pourquoi il l'épargne ?
Refus explicite
Je ne sais pas. Posez-lui la question. Je crois qu'il n'a pas de raison de l'épargner. C'est parce qu'il a débattu avec lui il y a quelques semaines. Quand ils ont croisé le frère ensemble, je pense qu'on a clairement eu deux visions de la France qui s'opposaient. Non, ce que je voulais dire, et plus important si vous me le permettez, ce que je voulais vous dire, c'est qu'une fois que vous extrayez du discours de M. Zemmour, toutes ses obsessions, et d'ailleurs je me permets de vous dire que sur ce plateau, M. Zemmour, de sa zone de confort, tout s'évapore, il ne reste plus rien. C'est-à-dire que sur les questions économiques... Vous voyez que c'est bien la contradiction des fois. Mais non,…
« Je ne sais pas. Posez-lui la question. Je crois qu'il n'a pas de raison de l'épargner. C'est parce qu'il a débattu avec lui il y a quelques semaines. Quand ils ont croisé le frère ensemble, je pense qu'on a clairement eu deux visions de la France qui s'opposaient. Non, ce que je voulais dire, et plus important si vous me le permettez, ce que je voulais vous dire, c'est qu'une fois que vous extrayez du discours de M. Zemmour, toutes ses obsessions, et d'ailleurs je me permets de vous dire que sur ce plateau, »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Meetings de Jean-Luc Mélenchon et d'Éric Zemmour, réforme fiscale... Le "8h30 franceinfo" d'Adrien QuatennensVérifier à 13:48
Question 13Meetings de Jean-Luc Mélenchon et d'Éric Zemmour, réforme fiscale... Le "8h30 franceinfo" d'Adrien Quatennens
Mais par exemple, Adria Catenin, si vous dites « je ne veux pas du pass sanitaire », ça veut dire que vous, au pouvoir aujourd'hui, vous diriez que les non-vaccinés peuvent aller au restaurant, aller au cinéma, se balader sans masque, exactement comme les vaccinés. Oui, surtout. Et là, vous ne pensez pas que ça, ça accélérerait l'épidémie ?
Réponse directe
Non, parce qu'à côté, nous mènerions des politiques drastiques pour convaincre de la nécessité de se faire vacciner. Il faut parler avec les gens qui ont des doutes encore aujourd'hui. Ça représente plus grand monde, en réalité, dans ce pays, mais il faut discuter avec eux, il faut les convaincre. Ça fait 6-8 mois, Adria Catenin, c'est une politique d'incitation. Encore une fois, l'Organisation Mondiale de la Santé, vous avez le droit, vous, de vous y opposer comme journaliste. On ne s'oppose à rien du tout. Vous avez l'air d'être hyper favorable à l'obligation de la santé. C'est la règle de l'interview. Vous venez avec vos convictions, on essaye avec des contradictions. Moi, je viens avec…
« Non, parce qu'à côté, nous mènerions des politiques drastiques pour convaincre de la nécessité de se faire vacciner. Il faut parler avec les gens qui ont des doutes encore aujourd'hui. Ça représente plus grand monde, en réalité, dans ce pays, mais il faut discuter avec eux, il faut les convaincre. Ça fait 6-8 mois, Adria Catenin, c'est une politique d'incitation. Encore une fois, l'Organisation Mondiale de la Santé, vous avez le droit, vous, de vous y opposer comme journaliste. On ne s'oppose à rien du tout. Vous avez l'air d'être hyper favorable à l'obligation de la santé. C'est la règle de l'interview. Vous venez avec vos convictions, on essaye avec des contradictions. Moi, je viens avec mes réponses et la première d'entre elles, c'est de dire que je considère que l'Organisation Mondiale de la Santé a procédé à de bonnes revendications depuis le début de cette épidémie, y compris, on voit des épidémiologistes maintenant qui réinterrogent la question de la gratuité des tests, je la remets sur la table. Mais clairement, l'Organisation Mondiale de la Santé n'est pas pour l'obligation vaccinale aujourd'hui. Et les frontières, on les ferme ou pas ? Clairement, il faut contrôler nos frontières et le faire. Et à mon avis... Alors l'OMS dit que ça sert à rien. Bah écoutez, on se souvient lors de la première vague... L'OMS dit ne le faites pas. Oui, non, mais on se souvient lors de la première vague que ça nous a été ensuite reproché en disant qu'on aurait pu contenir les choses. Moi, je crois que c'est pas nécessaire. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Meetings de Jean-Luc Mélenchon et d'Éric Zemmour, réforme fiscale... Le "8h30 franceinfo" d'Adrien QuatennensVérifier à 6:32
Question 14Meetings de Jean-Luc Mélenchon et d'Éric Zemmour, réforme fiscale... Le "8h30 franceinfo" d'Adrien Quatennens
Aujourd'hui, le taux marginal d'imposition, c'est-à-dire le taux qui touche ceux qui gagnent le plus sur les derniers euros qu'ils gagnent pendant l'année, c'est 41%. On ne peut pas être taxé à plus de 41% sur une partie de ses revenus. Vous, ce taux maximum de l'impôt sur le revenu, vous le mettez à combien ?
Réponse à côté
Il y a une limite à l'accumulation, c'est-à-dire qu'à un moment donné, ou sur une tranche très supérieure, il faut dire ce qu'on dit, on prend tout. C'est-à-dire qu'au bout d'un moment, il y a une limite à l'accumulation, on avait dit 400 000 euros. Au-delà de ça, il faut qu'il y ait une limite à l'accumulation. Au-delà de 400 000 euros de revenus annuels, vous prenez tout, l'État prend tout. Sur la tranche supérieure. Mais le message qui est le plus important pour moi, c'est de dire, oui, si vous gagnez moins de 4 000, et je crois que c'est la très grande majorité des gens qui nous écoutent, vous paierez moins d'impôts avec Jean-Luc Mélenchon. Ensuite, il n'y a pas que la question des tran…
« Il y a une limite à l'accumulation, c'est-à-dire qu'à un moment donné, ou sur une tranche très supérieure, il faut dire ce qu'on dit, on prend tout. C'est-à-dire qu'au bout d'un moment, il y a une limite à l'accumulation, on avait dit 400 000 euros. Au-delà de ça, il faut qu'il y ait une limite à l'accumulation. Au-delà de 400 000 euros de revenus annuels, vous prenez tout, l'État prend tout. Sur la tranche supérieure. Mais le message qui est le plus important pour moi, c'est de dire, oui, si vous gagnez moins de 4 000, et je crois que c'est la très grande majorité des gens qui nous écoutent, vous paierez moins d'impôts avec Jean-Luc Mélenchon. Ensuite, il n'y a pas que la question des tranches d'impôts, il y a aussi la question de l'impôt universel que nous voulons instaurer. Vous savez qu'aujourd'hui, récemment d'ailleurs, je trouve qu'il y a eu assez peu d'écho à cela. On a appris qu'à l'échelle de la planète, il y avait 11 300 milliards d'évasion et de fraude fiscale. C'est-à-dire 42 fois ce qu'il nous faudrait pour stopper la faim dans le monde. Aujourd'hui, il faut qu'on dise une chose, c'est qu'en France, il y a à peu près 80 à 100 milliards d'évasion fiscale, et qu'avec Jean-Luc Mélenchon, nous voulons instaurer un impôt universel. C'est-à-dire, peu importe où les gens s'en vont pour des raisons fiscales, ils paieront la différence entre ce qu'ils payent là où ils sont atterris et ce qu'ils auraient dû payer s'ils étaient restés en France. Ce qui veut dire une chose d'abord et avant tout, c'est que peu importe où vous allez, vous paierez la même somme, donc il n'y a plus d'intérêt à partir pour des raisons fiscales. Les Américains font ça, par exemple, avec une forme d'impôt universel. Voilà, donc les 14 tranches, l'impôt universel et aussi le rétablissement de l'impôt de solidarité sur la fortune, qui n'aurait pas dû être supprimé. On nous avait dit d'ailleurs que ça allait relancer l'activité et l'emploi. En réalité, ça n'a eu que pour effet l'accroissement des richesses entre quelques mains. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Meetings de Jean-Luc Mélenchon et d'Éric Zemmour, réforme fiscale... Le "8h30 franceinfo" d'Adrien QuatennensVérifier à 21:33
Question 15Meetings de Jean-Luc Mélenchon et d'Éric Zemmour, réforme fiscale... Le "8h30 franceinfo" d'Adrien Quatennens
Le futur chancelier allemand Olaf Scholz a surpris tout le monde hier en se prononçant pour la vaccination obligatoire dans son pays. Une loi va être déposée dans les jours qui viennent, probablement votée par nos voisins allemands. Est-ce qu'il faut ouvrir ce débat aujourd'hui en France ?
Réponse directe
Je reste opposé à l'obligation vaccinale, pour autant que je sois hyper favorable à la promotion de la vaccination. En quelque sorte, nous restons avec Jean-Luc Mélenchon sur la ligne qui reste à cette heure, celle de l'Organisation mondiale de la santé, qui elle-même dit qu'il faut convaincre plutôt que de contraindre. Qu'est-ce qui pourrait vous faire changer d'avis ? Pas grand-chose en réalité, sauf si l'Organisation mondiale de la santé nous disait qu'il faut impérativement, parce que la situation s'est tellement dégradée qu'il faut le faire. Et puis surtout, Marc Fauvel, voyez-vous, pas plus tard qu'hier soir, je me trouvais place de la bourse, et le lieu d'ailleurs était symbolique, p…
« Je reste opposé à l'obligation vaccinale, pour autant que je sois hyper favorable à la promotion de la vaccination. En quelque sorte, nous restons avec Jean-Luc Mélenchon sur la ligne qui reste à cette heure, celle de l'Organisation mondiale de la santé, qui elle-même dit qu'il faut convaincre plutôt que de contraindre. Qu'est-ce qui pourrait vous faire changer d'avis ? Pas grand-chose en réalité, sauf si l'Organisation mondiale de la santé nous disait qu'il faut impérativement, parce que la situation s'est tellement dégradée qu'il faut le faire. Et puis surtout, Marc Fauvel, voyez-vous, pas plus tard qu'hier soir, je me trouvais place de la bourse, et le lieu d'ailleurs était symbolique, pour réclamer avec de nombreuses associations, de nombreux syndicats, ce que nous réclamons depuis des mois, qui est maintenant très urgent. Et oui, la levée des brevets. Vous vous souvenez qu'on en a parlé à plusieurs reprises sur ce plateau, et d'autres d'ailleurs, et que parfois vous m'avez dit, mais est-ce que vraiment c'est la priorité ? Est-ce que c'est vraiment nécessaire ? Oui, ça l'est. Pourquoi ? Parce que tant qu'il y aura cette fracture vaccinale qui fait que la plupart des pays les plus pauvres n'accèdent pas au vaccin dans les proportions où ils le devraient, alors vous aurez de nouveau des contaminations en chaîne, de nouveaux variants qui apparaissent, et nous en subirons toujours le poids. Par définition, une pandémie est mondiale, et donc le vaccin doit être un bien commun de l'humanité. C'est d'ailleurs le président de la République lui-même qui l'avait dit, disant aussi, en d'autres termes, la santé n'a pas de prix. Vous savez qu'aujourd'hui, les trois plus gros laboratoires qui sont intéressés au vaccin Covid, Pfizer, BioNTech, Moderna, c'est 65 000 dollars de profit par minute. D'accord ? Ça suffit. Nous avons besoin d'en sortir, nous avons besoin de lever les brevets pour rendre accessible le vaccin partout. Voyez-vous ? Plus encore que la troisième dose, qui est nécessaire, j'en conviens, et dont je ferai la promotion moi aussi. Il serait peut-être nécessaire que dans beaucoup de pays, on ait au moins accès à la première. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Meetings de Jean-Luc Mélenchon et d'Éric Zemmour, réforme fiscale... Le "8h30 franceinfo" d'Adrien QuatennensVérifier à 0:17
Question 16Meetings de Jean-Luc Mélenchon et d'Éric Zemmour, réforme fiscale... Le "8h30 franceinfo" d'Adrien Quatennens
Et est-ce que vous soutenez aussi, ce sera la dernière question sur Éric Zemmour, ceux qui vont aller manifester contre lui, devant la salle du meeting ?
Réponse à côté
Mais écoutez... La démocratie, c'est aussi ça ? Ça va jusque-là ou pas ? M. Zemmour porte, en quelque sorte, incarne une vision qui correspond au choc des civilisations. Donc c'est en quelque sorte une vision de guerre civile. Donc partout où il passe, il y a effectivement des tensions. La démocratie ne doit pas être au-dessus de ça. Non, mais c'est lui qui sème le bazar. Vous voyez, hier, il était en train de déclarer sa candidature sur le plateau de vos concurrents de TF1 à quelques pas d'ici. Il y avait, je crois, une dizaine de quarts de police, de gendarmerie, devant TF1. Ça veut dire qu'y compris le simple fait que cet homme présente sa candidature, il nous coûte déjà assez cher, quoi…
« Mais écoutez... La démocratie, c'est aussi ça ? Ça va jusque-là ou pas ? M. Zemmour porte, en quelque sorte, incarne une vision qui correspond au choc des civilisations. Donc c'est en quelque sorte une vision de guerre civile. Donc partout où il passe, il y a effectivement des tensions. La démocratie ne doit pas être au-dessus de ça. Non, mais c'est lui qui sème le bazar. Vous voyez, hier, il était en train de déclarer sa candidature sur le plateau de vos concurrents de TF1 à quelques pas d'ici. Il y avait, je crois, une dizaine de quarts de police, de gendarmerie, devant TF1. Ça veut dire qu'y compris le simple fait que cet homme présente sa candidature, il nous coûte déjà assez cher, quoi. Partout où il va, visiblement, c'est la pagaille, parce que c'est ce qu'il porte, c'est ce qu'il incarne. Donc ce dimanche, vous avez en effet deux choses. D'un côté, une France fantasmée qui d'ailleurs, en fait, n'a jamais vraiment existé. De M. Zemmour qui divise et qui fait diversion sur les grands sujets. De l'autre, avec Jean-Luc Mélenchon, nous disons, les vrais problèmes aujourd'hui, la pente des événements, c'est nécessairement faire France de tout bois pour relever les grands défis communs. Le changement climatique, l'éradication de la pauvreté. Voilà ce que nous avons à faire. Je crois que c'est plus enthousiasmant que le clip de campagne sur la septième de Beethoven, quoi. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Meetings de Jean-Luc Mélenchon et d'Éric Zemmour, réforme fiscale... Le "8h30 franceinfo" d'Adrien QuatennensVérifier à 17:36
Question 17Meetings de Jean-Luc Mélenchon et d'Éric Zemmour, réforme fiscale... Le "8h30 franceinfo" d'Adrien Quatennens
C'est étonnant ce que vous dites, parce que vous dites, surtout, je m'en remets à la parole des scientifiques, vous avez cité l'OMS il y a quelques instants. Je ne suis pas médecin, moi, Marco Bell. Sur le pass sanitaire, vous ne suivez pas le conseil scientifique ?
Réponse directe
Non, non, mais certains épidémiologistes alertent aussi sur le fait que, par exemple, les tests qui ont été rendus aujourd'hui payants, pas pour tous, mais payants, c'est un problème. On a le nombre de tests qui a chuté. Mais sur le pass sanitaire lui-même. Eh bien, le pass sanitaire, aujourd'hui, concrètement, quel est le problème ? Il a permis d'augmenter la couverture vaccinale. Moi, je continue de penser qu'on aurait dû le faire par la conviction. D'autres pays y sont arrivés. Mais c'est la contrainte qui a marché. Oui, mais OK, c'est la contrainte qui a marché. En attendant, vous avez des pays comme l'Espagne, par exemple, qui, sans ce niveau de contrainte, ont réussi à vacciner. Mais…
« Non, non, mais certains épidémiologistes alertent aussi sur le fait que, par exemple, les tests qui ont été rendus aujourd'hui payants, pas pour tous, mais payants, c'est un problème. On a le nombre de tests qui a chuté. Mais sur le pass sanitaire lui-même. Eh bien, le pass sanitaire, aujourd'hui, concrètement, quel est le problème ? Il a permis d'augmenter la couverture vaccinale. Moi, je continue de penser qu'on aurait dû le faire par la conviction. D'autres pays y sont arrivés. Mais c'est la contrainte qui a marché. Oui, mais OK, c'est la contrainte qui a marché. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Meetings de Jean-Luc Mélenchon et d'Éric Zemmour, réforme fiscale... Le "8h30 franceinfo" d'Adrien QuatennensVérifier à 3:48Voir 2 autres passages
« En attendant, vous avez des pays comme l'Espagne, par exemple, qui, sans ce niveau de contrainte, ont réussi à vacciner. Mais comment vous transformez un Français en espagnol ou en portugais ? Non, mais il n'agit pas de transformer un Français en espagnol. Il s'agit d'y aller par la conviction. Et encore une fois, sur le pass sanitaire, je vais vous dire, du point de vue sanitaire, je mets même, entre parenthèses, l'aspect liberticide. Parce que si vous voulez quand même les meilleurs arguments contre le pass sanitaire, reprenez les déclarations de M. Véran et de M. Macron eux-mêmes, avant le fameux 12 juillet où M. Macron a décidé de l'étendre. Enfin, rappelez-vous quand même que c'est M. Véran qui a dit un pass sanitaire en France, jamais. Comment pourrait-on imaginer ? Ce sont ces mots qu'on ait à présenter des données de santé pour accéder à des lieux publics communs de tous les jours. C'est eux qui, au départ, fustigeaient le pass sanitaire. Aujourd'hui, même en dehors de ces aspects liberticides, le pass sanitaire, pour moi, à mon avis, pose un problème sanitaire. C'est que vous avez ce QR code sur votre téléphone portable qui donne une impression, une illusion d'immunité en quelque sorte. Quand on se retrouve aujourd'hui dans une salle de concert ou dans un restaurant muni de son pass sanitaire, vous le savez, on a tendance, à tort, à se croire protégé. Vous ne pensez pas que les Français sont plus intelligents que ça ? Qu'ils ont compris que ce n'était pas un totem d'immunité ? Qu'ils ont compris qu'on peut avoir le virus ? Je ne prétends pas que les Français ne seraient plus intelligents. Ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit. En attendant, vous savez qu'il y a quand même une logique au fait que, de manière générale, quand vous vous faites vacciner, vous savez que vous êtes immunisé. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Meetings de Jean-Luc Mélenchon et d'Éric Zemmour, réforme fiscale... Le "8h30 franceinfo" d'Adrien QuatennensVérifier à 4:15
Question 18Second tour des municipales, menace de fermetures chez Renault, plan de relance européen... Le "8h30 franceinfo" d'Adrien Quatennens
comment donc, quelle est cette baguette magique qui permettrait d'effacer une partie de la dette ?
Réponse directe
Eh bien écoutez, le cœur de l'affaire, c'est la Banque Centrale Européenne. Il faut en finir avec la synchro-sainte indépendance de la Banque Centrale Européenne. La Banque Centrale Européenne devrait racheter directement aux États les titres de dette et elle pourrait classer cela dans ce qu'on appelle la dette perpétuelle, c'est-à-dire justement une dette où on n'exige pas un remboursement immédiat et où c'est l'économie à long terme qui fait que cette dette s'érode. Et j'observe que depuis que Jean-Luc Mélenchon l'a dit, vous voyez qu'il y a beaucoup d'économistes et pas des mélenchonistes qui s'y mettent également. Je crois que c'est une solution, il faut pouvoir le dire. Si la perspecti…
« Eh bien écoutez, le cœur de l'affaire, c'est la Banque Centrale Européenne. Il faut en finir avec la synchro-sainte indépendance de la Banque Centrale Européenne. La Banque Centrale Européenne devrait racheter directement aux États les titres de dette et elle pourrait classer cela dans ce qu'on appelle la dette perpétuelle, c'est-à-dire justement une dette où on n'exige pas un remboursement immédiat et où c'est l'économie à long terme qui fait que cette dette s'érode. Et j'observe que depuis que Jean-Luc Mélenchon l'a dit, vous voyez qu'il y a beaucoup d'économistes et pas des mélenchonistes qui s'y mettent également. Je crois que c'est une solution, il faut pouvoir le dire. Si la perspective, c'est de rembourser, de payer les dettes et de respecter le cadre des traités européens, on s'assure des lendemains qui déchantent avec de nouvelles politiques d'austérité qui nous mettront en situation de vulnérabilité pour les prochaines crises que nous aurions à affronter, quelle qu'en soit la nature. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Second tour des municipales, menace de fermetures chez Renault, plan de relance européen... Le "8h30 franceinfo" d'Adrien QuatennensVérifier à 22:24
Question 19Second tour des municipales, menace de fermetures chez Renault, plan de relance européen... Le "8h30 franceinfo" d'Adrien Quatennens
Mais comment ?
Réponse partielle
Pour faire, juste, je termine et je vous explique ça très vite, mais pour faire ce que nous aurons à faire, rien que sur la question climatique, il va falloir s'endetter encore beaucoup plus. Pour faire la planification écologique, il va falloir s'endetter encore bien davantage.
« Pour faire, juste, je termine et je vous explique ça très vite, mais pour faire ce que nous aurons à faire, rien que sur la question climatique, il va falloir s'endetter encore beaucoup plus. Pour faire la planification écologique, il va falloir s'endetter encore bien davantage. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Second tour des municipales, menace de fermetures chez Renault, plan de relance européen... Le "8h30 franceinfo" d'Adrien QuatennensVérifier à 22:05
Question 20Second tour des municipales, menace de fermetures chez Renault, plan de relance européen... Le "8h30 franceinfo" d'Adrien Quatennens
Ça veut dire qu'on risque de sacrifier la démocratie sous l'autel de l'exigence sanitaire, c'est le risque selon vous ?
Réponse directe
Je ne vois pas en quoi on sacrifie la démocratie si on se donne au contraire le moyen d'assurer le fait que peut-être plus tard, dans quelques mois, il y ait une campagne électorale digne de ce nom. Vous savez, la démocratie, ne croyez-vous pas qu'elle a été en quelque sorte sacrifiée avec les opérations de vote du 15 mars ? Regardez un peu le fiasco que ça a été quand la veille d'un scrutin, on annonce qu'à minuit on ferme les lieux publics, inquiétant la population, ce qui est bien normal, et que dans le même temps on appelle à des opérations de vote. Enfin, comme moi, vous avez vu les résultats des courses du 15 mars, vous avez vu comme moi l'abstention considérable. Est-ce que ça, ce n'…
« Je ne vois pas en quoi on sacrifie la démocratie si on se donne au contraire le moyen d'assurer le fait que peut-être plus tard, dans quelques mois, il y ait une campagne électorale digne de ce nom. Vous savez, la démocratie, ne croyez-vous pas qu'elle a été en quelque sorte sacrifiée avec les opérations de vote du 15 mars ? Regardez un peu le fiasco que ça a été quand la veille d'un scrutin, on annonce qu'à minuit on ferme les lieux publics, inquiétant la population, ce qui est bien normal, et que dans le même temps on appelle à des opérations de vote. Enfin, comme moi, vous avez vu les résultats des courses du 15 mars, vous avez vu comme moi l'abstention considérable. Est-ce que ça, ce n'est pas un sacrifice pour la démocratie ? Je le crois, si. Je pense qu'il ne peut pas y avoir d'élection, il ne peut pas se tenir un scrutin s'il n'y a pas une campagne populaire qui permet à chacun de faire valoir ses propositions. D'ailleurs, j'observe, vous l'avez vu ce matin, qu'un sondage montre qu'une majorité de Français sont plutôt d'accord avec cette idée et pense que juin n'est pas le bon moment pour procéder aux opérations de vote. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Second tour des municipales, menace de fermetures chez Renault, plan de relance européen... Le "8h30 franceinfo" d'Adrien QuatennensVérifier à 1:15
Question 21Second tour des municipales, menace de fermetures chez Renault, plan de relance européen... Le "8h30 franceinfo" d'Adrien Quatennens
Mais dans ce cas-là, est-ce qu'il ne faut pas re-voter pour tout le monde ?
Réponse directe
Entre-temps, si vous voulez, ce qui se passe, c'est qu'il y a quand même des conseils municipaux qui doivent bien pouvoir s'installer pour assurer une continuité de l'activité. Alors oui, on pourrait imaginer prolonger de quelques mois encore le mandat de ceux qui sont déjà élus. Mais en tout cas, tel que ça a été décidé à l'Assemblée nationale et tel que le texte de loi, parce que si les règles sont de nouveau modifiées, il faudra repasser par un texte de loi de toute façon. Pour l'instant, la règle, c'est effectivement que soit nous pouvons voter au mois de juin, soit ce sera les deux tours pour les 5000 communes qui ont besoin d'un second tour. En tout cas, je vous le dis à ce stade très…
« Entre-temps, si vous voulez, ce qui se passe, c'est qu'il y a quand même des conseils municipaux qui doivent bien pouvoir s'installer pour assurer une continuité de l'activité. Alors oui, on pourrait imaginer prolonger de quelques mois encore le mandat de ceux qui sont déjà élus. Mais en tout cas, tel que ça a été décidé à l'Assemblée nationale et tel que le texte de loi, parce que si les règles sont de nouveau modifiées, il faudra repasser par un texte de loi de toute façon. Pour l'instant, la règle, c'est effectivement que soit nous pouvons voter au mois de juin, soit ce sera les deux tours pour les 5000 communes qui ont besoin d'un second tour. En tout cas, je vous le dis à ce stade très clairement, je considère que voter au mois de juin sans campagne électorale paraît totalement hasardeux et pas souhaitable. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Second tour des municipales, menace de fermetures chez Renault, plan de relance européen... Le "8h30 franceinfo" d'Adrien QuatennensVérifier à 3:44
Question 22Second tour des municipales, menace de fermetures chez Renault, plan de relance européen... Le "8h30 franceinfo" d'Adrien Quatennens
Uniquement pour Renault ou est-ce que c'est une mesure qu'il faut prendre à l'échelle nationale ?
Réponse directe
Non, je pense qu'il faut la prendre pour beaucoup d'entreprises, et y compris en particulier pour des entreprises qui bénéficient de l'argent public pour pouvoir fonctionner. Si Renault a l'intention de licencier, il va falloir qu'il rembourse, par exemple, pour ne citer que celui-là, l'argent du chômage partiel qu'ils auraient touché. Voilà, je crois vraiment que, si vous voulez, une telle mise à l'arrêt de notre économie...
« Non, je pense qu'il faut la prendre pour beaucoup d'entreprises, et y compris en particulier pour des entreprises qui bénéficient de l'argent public pour pouvoir fonctionner. Si Renault a l'intention de licencier, il va falloir qu'il rembourse, par exemple, pour ne citer que celui-là, l'argent du chômage partiel qu'ils auraient touché. Voilà, je crois vraiment que, si vous voulez, une telle mise à l'arrêt de notre économie... »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Second tour des municipales, menace de fermetures chez Renault, plan de relance européen... Le "8h30 franceinfo" d'Adrien QuatennensVérifier à 13:09
Question 23Second tour des municipales, menace de fermetures chez Renault, plan de relance européen... Le "8h30 franceinfo" d'Adrien Quatennens
Toutes les entreprises qui ont bénéficié du chômage partiel ne devraient pas pouvoir licencier. C'est ce que vous dites.
Réponse directe
Les entreprises qui bénéficient en telle proportion de l'argent public, qui sont installées en France, et qui sont des fleurons pour lesquels il y a de l'emploi en quantité, il faut le définir. Je ne vais pas vous faire ça sur un coin de table maintenant. Mais il n'est pas possible de laisser filer comme ça, et continuer les délocalisations, le grand déménagement du monde avec des entreprises qui sont aussi stratégiques, et dont nous avons besoin, et dans lesquelles l'État pèse autant, et où l'argent public pèse autant. De la même manière, regardez, je prends un autre exemple sur l'aspect sanitaire dont on parlait à l'instant. Quand on entend que Sanofi, qui a bénéficié d'un milliard d'euro…
« Les entreprises qui bénéficient en telle proportion de l'argent public, qui sont installées en France, et qui sont des fleurons pour lesquels il y a de l'emploi en quantité, il faut le définir. Je ne vais pas vous faire ça sur un coin de table maintenant. Mais il n'est pas possible de laisser filer comme ça, et continuer les délocalisations, le grand déménagement du monde avec des entreprises qui sont aussi stratégiques, et dont nous avons besoin, et dans lesquelles l'État pèse autant, et où l'argent public pèse autant. De la même manière, regardez, je prends un autre exemple sur l'aspect sanitaire dont on parlait à l'instant. Quand on entend que Sanofi, qui a bénéficié d'un milliard d'euros de crédit d'impôt recherche, dont l'essentiel des revenus sont le fait des remboursements par la sécurité sociale des médicaments, quand on entend qu'ils ont l'intention de privilégier les États-Unis pour la remise d'un futur vaccin, on se dit non, ou alors, chers amis, vous remboursez le milliard d'euros que l'on vous a donné. C'est assez clair. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Second tour des municipales, menace de fermetures chez Renault, plan de relance européen... Le "8h30 franceinfo" d'Adrien QuatennensVérifier à 13:29
Question 24Second tour des municipales, menace de fermetures chez Renault, plan de relance européen... Le "8h30 franceinfo" d'Adrien Quatennens
Adrien Catenens, le coordinateur de la France Insoumise et député du Nord et l'invité du 830 de France Info. 500 milliards d'euros pour relancer l'Europe, c'est ce que propose pour l'instant la France et l'Allemagne, mais c'est moins le montant que le mécanisme en lui-même qui est intéressant. Concrètement, c'est la Commission européenne qui emprunterait sur les marchés. Les États membres pourraient ensuite puiser dans cette enveloppe et ce sont bien les 27 qui rembourseraient. Est-ce que ça veut dire, Adrien Catenens, que l'Allemagne s'est convertie à ces fameux coronabonds que réclamait au début de la crise l'Italie notamment ?
Réponse directe
Je ne le crois pas, mais d'abord je veux pointer la responsabilité de l'Union européenne dans la crise que nous connaissons. J'ai lu ce matin que la Commission européenne pointait les lacunes de la France dans la gestion de la crise, mais c'est un peu fort de café de sa part. Parce que la Commission européenne, ça fait des années qu'elle demande aux États membres de procéder à des économies et à des politiques d'austérité, y compris dans la santé. C'est notamment à cause de la Commission européenne et de ses exigences qu'on en est réduit là où nous en sommes. Alors aujourd'hui, l'Union européenne prétend, par la voix de M. Macron et de Mme Merkel, ce qui fait quand même une bilatérale où on…
« Je ne le crois pas, mais d'abord je veux pointer la responsabilité de l'Union européenne dans la crise que nous connaissons. J'ai lu ce matin que la Commission européenne pointait les lacunes de la France dans la gestion de la crise, mais c'est un peu fort de café de sa part. Parce que la Commission européenne, ça fait des années qu'elle demande aux États membres de procéder à des économies et à des politiques d'austérité, y compris dans la santé. C'est notamment à cause de la Commission européenne et de ses exigences qu'on en est réduit là où nous en sommes. Alors aujourd'hui, l'Union européenne prétend, par la voix de M. Macron et de Mme Merkel, ce qui fait quand même une bilatérale où on est assez loin de l'ensemble des États membres, prétend sauver les secteurs qui ont été mis en difficulté avec ces 500 milliards. Bon, d'abord, juste un instant sur la somme. Le Parlement européen, la semaine dernière, a voté une résolution dans laquelle il estime que le plan de relance, digne de ce nom, devrait se chiffrer autour de 2 000 milliards d'euros. Thierry Breton, commissaire européen lui-même, sur une antenne concurrente, a parlé de 1 600 milliards d'euros. Donc avec 500, on en est loin. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Second tour des municipales, menace de fermetures chez Renault, plan de relance européen... Le "8h30 franceinfo" d'Adrien QuatennensVérifier à 18:38
Question 25Second tour des municipales, menace de fermetures chez Renault, plan de relance européen... Le "8h30 franceinfo" d'Adrien Quatennens
Ça veut dire qu'il faut mettre des conditions à chaque fois que l'État donne de l'argent à une entreprise ?
Réponse directe
Condition sociale ? Condition écologique également ? Évidemment, à l'Assemblée nationale, pas plus tard qu'il y a 10 jours, nous avons de nouveau voté, nous avons voté contre pour cette raison, il y a eu un plan de 20 milliards d'euros de nouveau d'argent public déversé sur les entreprises sans la moindre contrepartie, ni en termes d'emploi, ni en termes d'exigence environnementale, écologique. Évidemment qu'il faut conditionner la remise de l'argent public. Ça ne peut pas être l'arrosage sans condition, avec le résultat après que l'on voit qu'il y a des entreprises qui touchent du crédit d'impôt compétitivité-emploi, du crédit d'impôt recherche, de l'argent public, et qui n'en ont que fair…
« Condition sociale ? Condition écologique également ? Évidemment, à l'Assemblée nationale, pas plus tard qu'il y a 10 jours, nous avons de nouveau voté, nous avons voté contre pour cette raison, il y a eu un plan de 20 milliards d'euros de nouveau d'argent public déversé sur les entreprises sans la moindre contrepartie, ni en termes d'emploi, ni en termes d'exigence environnementale, écologique. Évidemment qu'il faut conditionner la remise de l'argent public. Ça ne peut pas être l'arrosage sans condition, avec le résultat après que l'on voit qu'il y a des entreprises qui touchent du crédit d'impôt compétitivité-emploi, du crédit d'impôt recherche, de l'argent public, et qui n'en ont que faire, ne sont pas soucieuses de l'intérêt général, et viennent ensuite, en quelque sorte, trahir leur patrie et tout ce qui leur a été donné. Interdire ? Oui, il faut pouvoir, en quelque sorte, assurer l'intervention de l'État pour conditionner le fait que l'argent public soit versé à des entreprises qui agissent sur le territoire, bien sûr. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Second tour des municipales, menace de fermetures chez Renault, plan de relance européen... Le "8h30 franceinfo" d'Adrien QuatennensVérifier à 14:54
France Inter — L'invité de 8h20 · Adrien Quatennens : "La lettre d'Emmanuel Macron laisse un sentiment désagréable de profonde continuité"Vérifier à 9:34
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« Je reste opposé à l'obligation vaccinale, pour autant que je sois hyper favorable à la promotion de la vaccination. En quelque sorte, nous restons avec Jean-Luc Mélenchon sur la ligne qui reste à cette heure, celle de l'Organisation mondiale de la santé, qui elle-même dit qu'il faut convaincre plutôt que de contraindre. Qu'est-ce qui pourrait vous faire changer d'avis ? Pas grand-chose en réalité, sauf si l'Organisation mondiale de la santé nous disait qu'il faut impérativement, parce que la situation s'est tellement dégradée qu'il faut le faire. Et puis surtout, Marc Fauvel, voyez-vous, pas plus tard qu'hier soir, je me trouvais place de la bourse, et le lieu d'ailleurs était symbolique, pour réclamer avec de nombreuses associations, de nombreux syndicats, ce que nous réclamons depuis des mois, qui est maintenant très urgent. Et oui, la levée des brevets. Vous vous souvenez qu'on en a parlé à plusieurs reprises sur ce plateau, et d'autres d'ailleurs, et que parfois vous m'avez dit, mais est-ce que vraiment c'est la priorité ? Est-ce que c'est vraiment nécessaire ? Oui, ça l'est. Pourquoi ? Parce que tant qu'il y aura cette fracture vaccinale qui fait que la plupart des pays les plus pauvres n'accèdent pas au vaccin dans les proportions où ils le devraient, alors vous aurez de nouveau des contaminations en chaîne, de nouveaux variants qui apparaissent, et nous en subirons toujours le poids. Par définition, une pandémie est mondiale, et donc le vaccin doit être un bien commun de l'humanité. C'est d'ailleurs le président de la République lui-même qui l'avait dit, disant aussi, en d'autres termes, la santé n'a pas de prix. Vous savez qu'aujourd'hui, les trois plus gros laboratoires qui sont intéressés au vaccin Covid, Pfizer, BioNTech, Moderna, c'est 65 000 dollars de profit par minute. D'accord ? Ça suffit. Nous avons besoin d'en sortir, nous avons besoin de lever les brevets pour rendre accessible le vaccin partout. Voyez-vous ? Plus encore que la troisième dose, qui est nécessaire, j'en conviens, et dont je ferai la promotion moi aussi. Il serait peut-être nécessaire que dans beaucoup de pays, on ait au moins accès à la première. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Meetings de Jean-Luc Mélenchon et d'Éric Zemmour, réforme fiscale... Le "8h30 franceinfo" d'Adrien QuatennensVérifier à 0:17
« Entre-temps, si vous voulez, ce qui se passe, c'est qu'il y a quand même des conseils municipaux qui doivent bien pouvoir s'installer pour assurer une continuité de l'activité. Alors oui, on pourrait imaginer prolonger de quelques mois encore le mandat de ceux qui sont déjà élus. Mais en tout cas, tel que ça a été décidé à l'Assemblée nationale et tel que le texte de loi, parce que si les règles sont de nouveau modifiées, il faudra repasser par un texte de loi de toute façon. Pour l'instant, la règle, c'est effectivement que soit nous pouvons voter au mois de juin, soit ce sera les deux tours pour les 5000 communes qui ont besoin d'un second tour. En tout cas, je vous le dis à ce stade très clairement, je considère que voter au mois de juin sans campagne électorale paraît totalement hasardeux et pas souhaitable. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Second tour des municipales, menace de fermetures chez Renault, plan de relance européen... Le "8h30 franceinfo" d'Adrien QuatennensVérifier à 3:44
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chaînes causales explicitées21 mai 2020 au 4 mars 2022 · 6 observations7 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« mais pas arrimée dans cette alliance qui a quand même des objectifs particuliers. Si vous voulez, l'état du monde que nous avons aujourd'hui, c'est d'un côté des Etats-Unis, une puissance économiquement déclinante qui tient sur la scène internationale avec le fait, un, que le dollar reste à 7 heures la principale monnaie de réserve et d'échange, deux, par cette expansion militaire tous azimuts qui fait que les Etats-Unis ont des dépenses militaires considérables et embarquent le monde entier, en tout cas leurs alliés. Tous azimuts, c'est-à-dire ? Écoutez, voyez bien que l'avancée de l'OTAN toujours plus avant à l'Est a participé du conflit que nous avons sous les yeux. Ne pas le dire, c'est ne pas voir la réalité. Ce n'est pas le seul sujet, mais il y a au moins deux enjeux sur place. La question de l'extension de l'OTAN et ensuite la question des frontières dont Jean-Luc Mélenchon dit depuis 10 ans, quoi que vous en pensiez, il y a une dizaine d'endroits sur le vieux continent où régulièrement la question des frontières revient et fait naître des tensions. Soit vous en parlez de manière diplomatique dans le cadre, par exemple, d'une conférence internationale des frontières comme nous l'avions proposé, soit vous prenez le risque de voir sans onimer des tensions. Le peuple ukrainien n'a pas le droit »
France Inter — L'invité de 8h20 · Adrien Quatennens : "La lettre d'Emmanuel Macron laisse un sentiment désagréable de profonde continuité"Vérifier à 8:23Voir 2 autres passages
« Statistiquement, c'est-à-dire que, Jérôme Cadet, demain, vous acceptez un emploi d'une journée, par exemple. Vous sortez des statistiques du chômage, et quand on vous présente la baisse du chômage, en réalité, vous y êtes retourné. D'ailleurs, je veux vous dire qu'avec la politique qui a été menée pendant 5 ans par Emmanuel Macron, où d'un côté, on a diminué les droits des travailleurs, où de l'autre côté, on a fait des chômeurs les responsables de leur chômage, avec la réforme de l'assurance chômage, alors qu'un chômeur sur deux n'est pas indemnisé. Cette politique-là ne peut pas relancer l'emploi et l'activité. Si vous me permettez d'un mot, avec Jean-Luc Mélenchon, nous avons un plan pour le plein emploi qui consiste, un, à dire que la productivité a beaucoup augmenté ces dernières décennies. Il faut reprendre le mouvement interrompu de la baisse du temps de travail. Quand vous voyez les sommes considérables... »
France Inter — L'invité de 8h20 · Adrien Quatennens : "La lettre d'Emmanuel Macron laisse un sentiment désagréable de profonde continuité"Vérifier à 3:19
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Institutions citées21 mai 2020 au 4 mars 2022 · 14 observations17 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Disons qu'il y a incontestablement une précaution. C'est qu'évidemment, dans ce contexte où, y compris la France est engagée dans des discussions diplomatiques, il faut essayer d'être, disons, sobre dans ses interventions. Mais par contre, ça ne doit pas nous exonérer de dire ce que l'on ferait et d'analyser les erreurs des dix dernières années passées qui nous ont conduits à la situation que nous avons sous les yeux. On va en parler. Mais par exemple, le fait que la France soit toujours dans cette alliance de l'OTAN, ce qui fait que quand M. Poutine reçoit M. Macron, il sait qu'il a en face de lui quelqu'un qui ne tient pas les clés entre les mains. Il sait qu'il n'a pas quelqu'un qui est en capacité de débloquer la situation. Quand nous appelons à une France non alignée, indépendante, au seul service de la paix, c'est pour faire en sorte que, quels que soient nos interlocuteurs, ils nous considèrent comme fiables. Voilà. Donc, ces questions-là, elles sont aussi importantes dans l'élection présidentielle. Et de ce point de vue, l'élection arrive à point nommé. Donc, il faut qu'on puisse débattre de cela, mais aussi de tout le reste. Parce qu'il ne faudrait pas que, derrière le statut de chef de guerre, M. Macron soit exonéré, d'assumer son bilan sur la pauvreté qui a monté dans ce pays. C'est 400 000 personnes sous le seuil de pauvreté, en plus, en un quinquennat. 10 millions de personnes sous le seuil de pauvreté. 8 millions de personnes qui dépendent de l'aide alimentaire en France. Mais il a aussi... On a l'impression, quand on lit ce courrier, que depuis sa tour de verre, Emmanuel Macron nie complètement la souffrance profonde »
France Inter — L'invité de 8h20 · Adrien Quatennens : "La lettre d'Emmanuel Macron laisse un sentiment désagréable de profonde continuité"Vérifier à 5:17Voir 2 autres passages
« Statistiquement, c'est-à-dire que, Jérôme Cadet, demain, vous acceptez un emploi d'une journée, par exemple. Vous sortez des statistiques du chômage, et quand on vous présente la baisse du chômage, en réalité, vous y êtes retourné. D'ailleurs, je veux vous dire qu'avec la politique qui a été menée pendant 5 ans par Emmanuel Macron, où d'un côté, on a diminué les droits des travailleurs, où de l'autre côté, on a fait des chômeurs les responsables de leur chômage, avec la réforme de l'assurance chômage, alors qu'un chômeur sur deux n'est pas indemnisé. Cette politique-là ne peut pas relancer l'emploi et l'activité. Si vous me permettez d'un mot, avec Jean-Luc Mélenchon, nous avons un plan pour le plein emploi qui consiste, un, à dire que la productivité a beaucoup augmenté ces dernières décennies. Il faut reprendre le mouvement interrompu de la baisse du temps de travail. Quand vous voyez les sommes considérables... »
France Inter — L'invité de 8h20 · Adrien Quatennens : "La lettre d'Emmanuel Macron laisse un sentiment désagréable de profonde continuité"Vérifier à 3:19
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Arbitrages mentionnés8 nov. 2018 au 4 mars 2022 · 4 observations6 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« mais pas arrimée dans cette alliance qui a quand même des objectifs particuliers. Si vous voulez, l'état du monde que nous avons aujourd'hui, c'est d'un côté des Etats-Unis, une puissance économiquement déclinante qui tient sur la scène internationale avec le fait, un, que le dollar reste à 7 heures la principale monnaie de réserve et d'échange, deux, par cette expansion militaire tous azimuts qui fait que les Etats-Unis ont des dépenses militaires considérables et embarquent le monde entier, en tout cas leurs alliés. Tous azimuts, c'est-à-dire ? Écoutez, voyez bien que l'avancée de l'OTAN toujours plus avant à l'Est a participé du conflit que nous avons sous les yeux. Ne pas le dire, c'est ne pas voir la réalité. Ce n'est pas le seul sujet, mais il y a au moins deux enjeux sur place. La question de l'extension de l'OTAN et ensuite la question des frontières dont Jean-Luc Mélenchon dit depuis 10 ans, quoi que vous en pensiez, il y a une dizaine d'endroits sur le vieux continent où régulièrement la question des frontières revient et fait naître des tensions. Soit vous en parlez de manière diplomatique dans le cadre, par exemple, d'une conférence internationale des frontières comme nous l'avions proposé, soit vous prenez le risque de voir sans onimer des tensions. Le peuple ukrainien n'a pas le droit »
France Inter — L'invité de 8h20 · Adrien Quatennens : "La lettre d'Emmanuel Macron laisse un sentiment désagréable de profonde continuité"Vérifier à 8:23Voir 2 autres passages
« Écoutez, il faut bien avoir en tête que les sanctions économiques, si elles sont nécessaires et si nous souhaitons en particulier les appuyer sur les oligarques, elles vont avoir des conséquences également pour nous. Je rappelle que les Russes se sont beaucoup préparés depuis 2014 à amortir ces sanctions économiques et que quand on parle par exemple de couper la Russie du système international SWIFT, on doit avoir en tête que les Russes et les Chinois ont mis en place un système alternatif. Avons-nous intérêt à la constitution d'un bloc chino-russe qui, en quelque sorte, viendrait derrière contrevenir à nos propres intérêts ? La question mérite d'être posée. Je rappelle que la dernière fois, les sanctions économiques, ça a coûté au total 8 milliards à nos propres agriculteurs. Qu'est-ce qu'on fait pour pouvoir amortir le choc ? Pour ça, Jean-Luc Mélenchon propose déjà dans un contexte d'inflation avant même le conflit qui va sans doute l'aggraver, la question du blocage des prix. Vous savez, jusqu'au milieu des années 80, les prix étaient régulés en France. Et à l'heure où on se parle, dans les Outre-mer, il y a aussi cette régulation des prix. On doit pouvoir faire la même chose ici en France hexagonale, c'est-à-dire faire en sorte de pouvoir bloquer les prix des biens de première nécessité. Je pense par exemple au prix de l'énergie. On a proposé aussi le prix de 5 fruits et légumes parce que chaque jour les Français ont des injonctions à prendre soin d'eux en en mangeant mais personne ne se pose la question de savoir s'ils ont les moyens de se les payer. Donc oui, réguler, bloquer les prix. Ce n'est pas nécessairement une mesure pérenne, en tout cas c'est une mesure qui permet de répondre à l'urgence. Qui paye la différence voulait dire, regardez, dans le cas de l'énergie c'est simple. Plutôt que de verser des chèques de 100 euros et de mener des politiques à coup de petits chèques qui sont financés par le contribuable en quelque sorte et les impôts. Enfin regardez, Total qui vient d'annoncer un résultat net de 15 milliards qui est également un record. Ne peut-on pas les mettre à contribution si nous le pouvons ? Il est temps de dire que le capital s'est beaucoup servi. Maintenant c'est l'heure du travail et nous, nous allons rééquilibrer tout cela et la priorité c'est de soulager les gens. Et par exemple, le fait de dire on va augmenter les salaires, augmenter le SMIC à 1400 euros net, faire en sorte que dans une même entreprise l'écart ne soit pas supérieur à 1 à 20. ou créer cette garantie dignité qui fait que plus personne ne devrait vivre en France sous le seuil de pauvreté. Nous avons l'intention voyez-vous de porter les minimas sociaux au niveau du seuil de pauvreté c'est-à-dire 1063 euros. Et ça se finance assez simplement par exemple avec le fait qu'on instaure l'impôt universel pour aller récupérer l'argent de celles et ceux qui se sont évadés fiscalement. Vous entendez »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chiffres cités21 mai 2020 au 4 mars 2022 · 12 observations14 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Disons qu'il y a incontestablement une précaution. C'est qu'évidemment, dans ce contexte où, y compris la France est engagée dans des discussions diplomatiques, il faut essayer d'être, disons, sobre dans ses interventions. Mais par contre, ça ne doit pas nous exonérer de dire ce que l'on ferait et d'analyser les erreurs des dix dernières années passées qui nous ont conduits à la situation que nous avons sous les yeux. On va en parler. Mais par exemple, le fait que la France soit toujours dans cette alliance de l'OTAN, ce qui fait que quand M. Poutine reçoit M. Macron, il sait qu'il a en face de lui quelqu'un qui ne tient pas les clés entre les mains. Il sait qu'il n'a pas quelqu'un qui est en capacité de débloquer la situation. Quand nous appelons à une France non alignée, indépendante, au seul service de la paix, c'est pour faire en sorte que, quels que soient nos interlocuteurs, ils nous considèrent comme fiables. Voilà. Donc, ces questions-là, elles sont aussi importantes dans l'élection présidentielle. Et de ce point de vue, l'élection arrive à point nommé. Donc, il faut qu'on puisse débattre de cela, mais aussi de tout le reste. Parce qu'il ne faudrait pas que, derrière le statut de chef de guerre, M. Macron soit exonéré, d'assumer son bilan sur la pauvreté qui a monté dans ce pays. C'est 400 000 personnes sous le seuil de pauvreté, en plus, en un quinquennat. 10 millions de personnes sous le seuil de pauvreté. 8 millions de personnes qui dépendent de l'aide alimentaire en France. Mais il a aussi... On a l'impression, quand on lit ce courrier, que depuis sa tour de verre, Emmanuel Macron nie complètement la souffrance profonde »
France Inter — L'invité de 8h20 · Adrien Quatennens : "La lettre d'Emmanuel Macron laisse un sentiment désagréable de profonde continuité"Vérifier à 5:17Voir 2 autres passages
« C'est un désaccord total. C'est-à-dire que dire aujourd'hui aux Français, comme M. Macron le fait, il faudra travailler plus, ça veut simplement dire que M. Macron n'a pas l'intention de faire l'essentiel de ce qui doit être fait, partager la richesse produite. Ce pays produit 2300 milliards d'euros par an, et cette valeur est extrêmement mal répartie. Enfin, regardez, je sais que c'est banal, même peut-être à votre micro sur France Inter, de recevoir des responsables politiques de gauche qui fustigent les dividendes versés aux actionnaires. Mais tout de même, dans la période que nous vivons, ça a été record. Vous avez 70 milliards d'euros versés aux actionnaires. Le bilan de M. Macron, c'est le fait qu'aujourd'hui, 5 personnes, 5 milliardaires dans ce pays, possèdent autant que 27 millions de Français, 40% de la population. Donc, dire qu'il faut travailler plus longtemps, c'est dire qu'on ne va pas partager les richesses. Eh bien, nous ne sommes pas d'accord avec ça. Nous allons, nous, au contraire, nous occuper de partager les richesses pour éradiquer la pauvreté, et relancer l'emploi par d'autres bases que l'emploi précaire que développe Emmanuel Macron. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Adrien Quatennens : "La lettre d'Emmanuel Macron laisse un sentiment désagréable de profonde continuité"Vérifier à 4:02
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Mécanismes explicités8 nov. 2018 au 4 mars 2022 · 12 observations17 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Statistiquement, c'est-à-dire que, Jérôme Cadet, demain, vous acceptez un emploi d'une journée, par exemple. Vous sortez des statistiques du chômage, et quand on vous présente la baisse du chômage, en réalité, vous y êtes retourné. D'ailleurs, je veux vous dire qu'avec la politique qui a été menée pendant 5 ans par Emmanuel Macron, où d'un côté, on a diminué les droits des travailleurs, où de l'autre côté, on a fait des chômeurs les responsables de leur chômage, avec la réforme de l'assurance chômage, alors qu'un chômeur sur deux n'est pas indemnisé. Cette politique-là ne peut pas relancer l'emploi et l'activité. Si vous me permettez d'un mot, avec Jean-Luc Mélenchon, nous avons un plan pour le plein emploi qui consiste, un, à dire que la productivité a beaucoup augmenté ces dernières décennies. Il faut reprendre le mouvement interrompu de la baisse du temps de travail. Quand vous voyez les sommes considérables... »
France Inter — L'invité de 8h20 · Adrien Quatennens : "La lettre d'Emmanuel Macron laisse un sentiment désagréable de profonde continuité"Vérifier à 3:19Voir 2 autres passages
« Écoutez, il faut bien avoir en tête que les sanctions économiques, si elles sont nécessaires et si nous souhaitons en particulier les appuyer sur les oligarques, elles vont avoir des conséquences également pour nous. Je rappelle que les Russes se sont beaucoup préparés depuis 2014 à amortir ces sanctions économiques et que quand on parle par exemple de couper la Russie du système international SWIFT, on doit avoir en tête que les Russes et les Chinois ont mis en place un système alternatif. Avons-nous intérêt à la constitution d'un bloc chino-russe qui, en quelque sorte, viendrait derrière contrevenir à nos propres intérêts ? La question mérite d'être posée. Je rappelle que la dernière fois, les sanctions économiques, ça a coûté au total 8 milliards à nos propres agriculteurs. Qu'est-ce qu'on fait pour pouvoir amortir le choc ? Pour ça, Jean-Luc Mélenchon propose déjà dans un contexte d'inflation avant même le conflit qui va sans doute l'aggraver, la question du blocage des prix. Vous savez, jusqu'au milieu des années 80, les prix étaient régulés en France. Et à l'heure où on se parle, dans les Outre-mer, il y a aussi cette régulation des prix. On doit pouvoir faire la même chose ici en France hexagonale, c'est-à-dire faire en sorte de pouvoir bloquer les prix des biens de première nécessité. Je pense par exemple au prix de l'énergie. On a proposé aussi le prix de 5 fruits et légumes parce que chaque jour les Français ont des injonctions à prendre soin d'eux en en mangeant mais personne ne se pose la question de savoir s'ils ont les moyens de se les payer. Donc oui, réguler, bloquer les prix. Ce n'est pas nécessairement une mesure pérenne, en tout cas c'est une mesure qui permet de répondre à l'urgence. Qui paye la différence voulait dire, regardez, dans le cas de l'énergie c'est simple. Plutôt que de verser des chèques de 100 euros et de mener des politiques à coup de petits chèques qui sont financés par le contribuable en quelque sorte et les impôts. Enfin regardez, Total qui vient d'annoncer un résultat net de 15 milliards qui est également un record. Ne peut-on pas les mettre à contribution si nous le pouvons ? Il est temps de dire que le capital s'est beaucoup servi. Maintenant c'est l'heure du travail et nous, nous allons rééquilibrer tout cela et la priorité c'est de soulager les gens. Et par exemple, le fait de dire on va augmenter les salaires, augmenter le SMIC à 1400 euros net, faire en sorte que dans une même entreprise l'écart ne soit pas supérieur à 1 à 20. ou créer cette garantie dignité qui fait que plus personne ne devrait vivre en France sous le seuil de pauvreté. Nous avons l'intention voyez-vous de porter les minimas sociaux au niveau du seuil de pauvreté c'est-à-dire 1063 euros. Et ça se finance assez simplement par exemple avec le fait qu'on instaure l'impôt universel pour aller récupérer l'argent de celles et ceux qui se sont évadés fiscalement. Vous entendez »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contraintes mentionnées21 mai 2020 au 4 mars 2022 · 5 observations8 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Écoutez, il faut bien avoir en tête que les sanctions économiques, si elles sont nécessaires et si nous souhaitons en particulier les appuyer sur les oligarques, elles vont avoir des conséquences également pour nous. Je rappelle que les Russes se sont beaucoup préparés depuis 2014 à amortir ces sanctions économiques et que quand on parle par exemple de couper la Russie du système international SWIFT, on doit avoir en tête que les Russes et les Chinois ont mis en place un système alternatif. Avons-nous intérêt à la constitution d'un bloc chino-russe qui, en quelque sorte, viendrait derrière contrevenir à nos propres intérêts ? La question mérite d'être posée. Je rappelle que la dernière fois, les sanctions économiques, ça a coûté au total 8 milliards à nos propres agriculteurs. Qu'est-ce qu'on fait pour pouvoir amortir le choc ? Pour ça, Jean-Luc Mélenchon propose déjà dans un contexte d'inflation avant même le conflit qui va sans doute l'aggraver, la question du blocage des prix. Vous savez, jusqu'au milieu des années 80, les prix étaient régulés en France. Et à l'heure où on se parle, dans les Outre-mer, il y a aussi cette régulation des prix. On doit pouvoir faire la même chose ici en France hexagonale, c'est-à-dire faire en sorte de pouvoir bloquer les prix des biens de première nécessité. Je pense par exemple au prix de l'énergie. On a proposé aussi le prix de 5 fruits et légumes parce que chaque jour les Français ont des injonctions à prendre soin d'eux en en mangeant mais personne ne se pose la question de savoir s'ils ont les moyens de se les payer. Donc oui, réguler, bloquer les prix. Ce n'est pas nécessairement une mesure pérenne, en tout cas c'est une mesure qui permet de répondre à l'urgence. Qui paye la différence voulait dire, regardez, dans le cas de l'énergie c'est simple. Plutôt que de verser des chèques de 100 euros et de mener des politiques à coup de petits chèques qui sont financés par le contribuable en quelque sorte et les impôts. Enfin regardez, Total qui vient d'annoncer un résultat net de 15 milliards qui est également un record. Ne peut-on pas les mettre à contribution si nous le pouvons ? Il est temps de dire que le capital s'est beaucoup servi. Maintenant c'est l'heure du travail et nous, nous allons rééquilibrer tout cela et la priorité c'est de soulager les gens. Et par exemple, le fait de dire on va augmenter les salaires, augmenter le SMIC à 1400 euros net, faire en sorte que dans une même entreprise l'écart ne soit pas supérieur à 1 à 20. ou créer cette garantie dignité qui fait que plus personne ne devrait vivre en France sous le seuil de pauvreté. Nous avons l'intention voyez-vous de porter les minimas sociaux au niveau du seuil de pauvreté c'est-à-dire 1063 euros. Et ça se finance assez simplement par exemple avec le fait qu'on instaure l'impôt universel pour aller récupérer l'argent de celles et ceux qui se sont évadés fiscalement. Vous entendez »
France Inter — L'invité de 8h20 · Adrien Quatennens : "La lettre d'Emmanuel Macron laisse un sentiment désagréable de profonde continuité"Vérifier à 12:53Voir 2 autres passages
« Ce qu'on a commencé à faire. Mais il ne faut pas être dupes. Parfois, si c'est frustrant et que quand on voit la souffrance du peuple ukrainien qu'il faut saluer et la résistance du peuple ukrainien, on aurait envie, en effet, de les aider plus avant. Mais il faut être extrêmement vigilant dans tout ce qu'on fait parce que notre seule boussole doit être de concourir à la désescalade et d'éviter l'embrasement général. Donc, en l'espèce, il nous faut, oui, exiger un cessez-le-feu, le retrait des troupes russes de l'Ukraine où elles n'ont absolument rien à faire et nous appelons, Jean-Luc Mélenchon appelle la France, Emmanuel Macron, à prendre une initiative diplomatique radicale, par exemple, en convoquant une session extraordinaire de l'organisation de sécurité et de coopération en Europe pour revenir à la table des négociations. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Adrien Quatennens : "La lettre d'Emmanuel Macron laisse un sentiment désagréable de profonde continuité"Vérifier à 10:51
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contre-arguments traités8 nov. 2018 au 4 mars 2022 · 4 observations10 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Écoutez, il faut bien avoir en tête que les sanctions économiques, si elles sont nécessaires et si nous souhaitons en particulier les appuyer sur les oligarques, elles vont avoir des conséquences également pour nous. Je rappelle que les Russes se sont beaucoup préparés depuis 2014 à amortir ces sanctions économiques et que quand on parle par exemple de couper la Russie du système international SWIFT, on doit avoir en tête que les Russes et les Chinois ont mis en place un système alternatif. Avons-nous intérêt à la constitution d'un bloc chino-russe qui, en quelque sorte, viendrait derrière contrevenir à nos propres intérêts ? La question mérite d'être posée. Je rappelle que la dernière fois, les sanctions économiques, ça a coûté au total 8 milliards à nos propres agriculteurs. Qu'est-ce qu'on fait pour pouvoir amortir le choc ? Pour ça, Jean-Luc Mélenchon propose déjà dans un contexte d'inflation avant même le conflit qui va sans doute l'aggraver, la question du blocage des prix. Vous savez, jusqu'au milieu des années 80, les prix étaient régulés en France. Et à l'heure où on se parle, dans les Outre-mer, il y a aussi cette régulation des prix. On doit pouvoir faire la même chose ici en France hexagonale, c'est-à-dire faire en sorte de pouvoir bloquer les prix des biens de première nécessité. Je pense par exemple au prix de l'énergie. On a proposé aussi le prix de 5 fruits et légumes parce que chaque jour les Français ont des injonctions à prendre soin d'eux en en mangeant mais personne ne se pose la question de savoir s'ils ont les moyens de se les payer. Donc oui, réguler, bloquer les prix. Ce n'est pas nécessairement une mesure pérenne, en tout cas c'est une mesure qui permet de répondre à l'urgence. Qui paye la différence voulait dire, regardez, dans le cas de l'énergie c'est simple. Plutôt que de verser des chèques de 100 euros et de mener des politiques à coup de petits chèques qui sont financés par le contribuable en quelque sorte et les impôts. Enfin regardez, Total qui vient d'annoncer un résultat net de 15 milliards qui est également un record. Ne peut-on pas les mettre à contribution si nous le pouvons ? Il est temps de dire que le capital s'est beaucoup servi. Maintenant c'est l'heure du travail et nous, nous allons rééquilibrer tout cela et la priorité c'est de soulager les gens. Et par exemple, le fait de dire on va augmenter les salaires, augmenter le SMIC à 1400 euros net, faire en sorte que dans une même entreprise l'écart ne soit pas supérieur à 1 à 20. ou créer cette garantie dignité qui fait que plus personne ne devrait vivre en France sous le seuil de pauvreté. Nous avons l'intention voyez-vous de porter les minimas sociaux au niveau du seuil de pauvreté c'est-à-dire 1063 euros. Et ça se finance assez simplement par exemple avec le fait qu'on instaure l'impôt universel pour aller récupérer l'argent de celles et ceux qui se sont évadés fiscalement. Vous entendez »
France Inter — L'invité de 8h20 · Adrien Quatennens : "La lettre d'Emmanuel Macron laisse un sentiment désagréable de profonde continuité"Vérifier à 12:53Voir 2 autres passages
« Les entreprises qui bénéficient en telle proportion de l'argent public, qui sont installées en France, et qui sont des fleurons pour lesquels il y a de l'emploi en quantité, il faut le définir. Je ne vais pas vous faire ça sur un coin de table maintenant. Mais il n'est pas possible de laisser filer comme ça, et continuer les délocalisations, le grand déménagement du monde avec des entreprises qui sont aussi stratégiques, et dont nous avons besoin, et dans lesquelles l'État pèse autant, et où l'argent public pèse autant. De la même manière, regardez, je prends un autre exemple sur l'aspect sanitaire dont on parlait à l'instant. Quand on entend que Sanofi, qui a bénéficié d'un milliard d'euros de crédit d'impôt recherche, dont l'essentiel des revenus sont le fait des remboursements par la sécurité sociale des médicaments, quand on entend qu'ils ont l'intention de privilégier les États-Unis pour la remise d'un futur vaccin, on se dit non, ou alors, chers amis, vous remboursez le milliard d'euros que l'on vous a donné. C'est assez clair. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Second tour des municipales, menace de fermetures chez Renault, plan de relance européen... Le "8h30 franceinfo" d'Adrien QuatennensVérifier à 13:29
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Dates citées21 mai 2020 au 4 mars 2022 · 4 observations6 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Écoutez, il faut bien avoir en tête que les sanctions économiques, si elles sont nécessaires et si nous souhaitons en particulier les appuyer sur les oligarques, elles vont avoir des conséquences également pour nous. Je rappelle que les Russes se sont beaucoup préparés depuis 2014 à amortir ces sanctions économiques et que quand on parle par exemple de couper la Russie du système international SWIFT, on doit avoir en tête que les Russes et les Chinois ont mis en place un système alternatif. Avons-nous intérêt à la constitution d'un bloc chino-russe qui, en quelque sorte, viendrait derrière contrevenir à nos propres intérêts ? La question mérite d'être posée. Je rappelle que la dernière fois, les sanctions économiques, ça a coûté au total 8 milliards à nos propres agriculteurs. Qu'est-ce qu'on fait pour pouvoir amortir le choc ? Pour ça, Jean-Luc Mélenchon propose déjà dans un contexte d'inflation avant même le conflit qui va sans doute l'aggraver, la question du blocage des prix. Vous savez, jusqu'au milieu des années 80, les prix étaient régulés en France. Et à l'heure où on se parle, dans les Outre-mer, il y a aussi cette régulation des prix. On doit pouvoir faire la même chose ici en France hexagonale, c'est-à-dire faire en sorte de pouvoir bloquer les prix des biens de première nécessité. Je pense par exemple au prix de l'énergie. On a proposé aussi le prix de 5 fruits et légumes parce que chaque jour les Français ont des injonctions à prendre soin d'eux en en mangeant mais personne ne se pose la question de savoir s'ils ont les moyens de se les payer. Donc oui, réguler, bloquer les prix. Ce n'est pas nécessairement une mesure pérenne, en tout cas c'est une mesure qui permet de répondre à l'urgence. Qui paye la différence voulait dire, regardez, dans le cas de l'énergie c'est simple. Plutôt que de verser des chèques de 100 euros et de mener des politiques à coup de petits chèques qui sont financés par le contribuable en quelque sorte et les impôts. Enfin regardez, Total qui vient d'annoncer un résultat net de 15 milliards qui est également un record. Ne peut-on pas les mettre à contribution si nous le pouvons ? Il est temps de dire que le capital s'est beaucoup servi. Maintenant c'est l'heure du travail et nous, nous allons rééquilibrer tout cela et la priorité c'est de soulager les gens. Et par exemple, le fait de dire on va augmenter les salaires, augmenter le SMIC à 1400 euros net, faire en sorte que dans une même entreprise l'écart ne soit pas supérieur à 1 à 20. ou créer cette garantie dignité qui fait que plus personne ne devrait vivre en France sous le seuil de pauvreté. Nous avons l'intention voyez-vous de porter les minimas sociaux au niveau du seuil de pauvreté c'est-à-dire 1063 euros. Et ça se finance assez simplement par exemple avec le fait qu'on instaure l'impôt universel pour aller récupérer l'argent de celles et ceux qui se sont évadés fiscalement. Vous entendez »
France Inter — L'invité de 8h20 · Adrien Quatennens : "La lettre d'Emmanuel Macron laisse un sentiment désagréable de profonde continuité"Vérifier à 12:53Voir 2 autres passages
« Je crois que c'est pas nécessaire de le faire aujourd'hui parce que, compte tenu de ce qu'est la couverture vaccinale en France, je ne crois pas qu'il faille en passer par ces mesures drastiques à 7 heures. En revanche, et je le dis aussi, en plus des tests gratuits, en plus de la levée des brevets, de la conviction pour le vaccin, du fait que le pass sanitaire, de mon point de vue, est un danger du fait qu'il confère cette illusion d'immunité. Souvenez-vous qu'au mois de novembre de l'année dernière, on avait fait une série de propositions au gouvernement pour dire qu'il va falloir organiser la société parce qu'on va être confronté à cette épidémie. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Meetings de Jean-Luc Mélenchon et d'Éric Zemmour, réforme fiscale... Le "8h30 franceinfo" d'Adrien QuatennensVérifier à 7:39
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Rapports cités1 déc. 2021 au 4 mars 2022 · 2 observations2 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Les petites et moyennes entreprises doivent être évidemment accompagnées et y compris il y a des questions de solidarité entre grandes entreprises et petites qui doivent être pensées parce que tout de même vous avez vu qu'en pleine pandémie on a versé des dividendes de manière record 70 milliards de dividendes versés l'année 2021 Et là vous repartez sur les grands groupes Oui mais tout ça est lié parce que vous savez que les PME et les TPE elles sont extrêmement dépendantes de l'écosystème qui est mené par les grands groupes donc nous avons besoin en effet de réguler tout cela et y compris d'en appeler à une taxe sur les profiteurs de crise celles et ceux qui se sont beaucoup enrichis pendant cette période de pandémie. Sur la fiscalité vous savez à chaque élection présidentielle c'est la même rengaine. On a le grand patronat de ce pays qui vient avec sa sébile nous dire s'il vous plaît baissez nos impôts de production etc. Ils oublient aussi de rappeler que la France est un des pays qui dépense le plus d'argent public pour accompagner ces entreprises. Juste deux chiffres éclairants Et après nous accueillons les auditeurs C'est 240 milliards d'accroissement du patrimoine des milliardaires pendant la crise 240 milliards Il se trouve que peu ou prou c'est le même montant qui a été dépensé par l'Etat en aide Covid On a 140 milliards de déficit dans ce pays déficit public 140 milliards c'est à peu près le montant des aides publiques sans contrepartie qui ont été versées aux entreprises Le CICE le crédit d'impôt recherche Bon nous on a besoin de faire autre chose que cette politique de l'offre de gouverner par les besoins de quoi le pays a besoin comment on crée les conditions d'y répondre et notamment ce grand défi devant nous qui est la question climatique dont le rapport du GIEC nous rappelle combien nous ferions bien de nous en mêler »
France Inter — L'invité de 8h20 · Adrien Quatennens : "La lettre d'Emmanuel Macron laisse un sentiment désagréable de profonde continuité"Vérifier à 15:26Voir 1 autre passage
« Je reste opposé à l'obligation vaccinale, pour autant que je sois hyper favorable à la promotion de la vaccination. En quelque sorte, nous restons avec Jean-Luc Mélenchon sur la ligne qui reste à cette heure, celle de l'Organisation mondiale de la santé, qui elle-même dit qu'il faut convaincre plutôt que de contraindre. Qu'est-ce qui pourrait vous faire changer d'avis ? Pas grand-chose en réalité, sauf si l'Organisation mondiale de la santé nous disait qu'il faut impérativement, parce que la situation s'est tellement dégradée qu'il faut le faire. Et puis surtout, Marc Fauvel, voyez-vous, pas plus tard qu'hier soir, je me trouvais place de la bourse, et le lieu d'ailleurs était symbolique, pour réclamer avec de nombreuses associations, de nombreux syndicats, ce que nous réclamons depuis des mois, qui est maintenant très urgent. Et oui, la levée des brevets. Vous vous souvenez qu'on en a parlé à plusieurs reprises sur ce plateau, et d'autres d'ailleurs, et que parfois vous m'avez dit, mais est-ce que vraiment c'est la priorité ? Est-ce que c'est vraiment nécessaire ? Oui, ça l'est. Pourquoi ? Parce que tant qu'il y aura cette fracture vaccinale qui fait que la plupart des pays les plus pauvres n'accèdent pas au vaccin dans les proportions où ils le devraient, alors vous aurez de nouveau des contaminations en chaîne, de nouveaux variants qui apparaissent, et nous en subirons toujours le poids. Par définition, une pandémie est mondiale, et donc le vaccin doit être un bien commun de l'humanité. C'est d'ailleurs le président de la République lui-même qui l'avait dit, disant aussi, en d'autres termes, la santé n'a pas de prix. Vous savez qu'aujourd'hui, les trois plus gros laboratoires qui sont intéressés au vaccin Covid, Pfizer, BioNTech, Moderna, c'est 65 000 dollars de profit par minute. D'accord ? Ça suffit. Nous avons besoin d'en sortir, nous avons besoin de lever les brevets pour rendre accessible le vaccin partout. Voyez-vous ? Plus encore que la troisième dose, qui est nécessaire, j'en conviens, et dont je ferai la promotion moi aussi. Il serait peut-être nécessaire que dans beaucoup de pays, on ait au moins accès à la première. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes21 mai 2020 au 4 mars 2022 · 3 observations4 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« surtout pas, surtout pas. Si c'est ce que vous comprenez de mon développement, il faut que je m'y reprenne. Le caractère intangible des frontières est non négociable. Dès l'instant où Vladimir Poutine envahit l'Ukraine, passe les frontières, il viole le droit international, il choisit en plus un mode de règlement des conflits qu'on n'avait pas vu en Europe depuis des décennies, la guerre, alors que pour nous, la seule boussole doit être la paix et tout doit aller à la diplomatie. Il n'y a pas d'issue militaire à ce conflit. L'issue doit être diplomatique, sinon on met le doigt dans le risque d'une guerre nucléaire totale dont personne ne peut raisonnablement vouloir. Vous savez, les effets de manche sur les plateaux de télévision et les guerriers de plateaux télé, ça, ça va très bien. Mais attention à l'escalade, il faut être extrêmement vigilant, notre boussole doit être la paix et on doit tout faire pour y concourir. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Adrien Quatennens : "La lettre d'Emmanuel Macron laisse un sentiment désagréable de profonde continuité"Vérifier à 9:34Voir 2 autres passages
« Ce qu'on a commencé à faire. Mais il ne faut pas être dupes. Parfois, si c'est frustrant et que quand on voit la souffrance du peuple ukrainien qu'il faut saluer et la résistance du peuple ukrainien, on aurait envie, en effet, de les aider plus avant. Mais il faut être extrêmement vigilant dans tout ce qu'on fait parce que notre seule boussole doit être de concourir à la désescalade et d'éviter l'embrasement général. Donc, en l'espèce, il nous faut, oui, exiger un cessez-le-feu, le retrait des troupes russes de l'Ukraine où elles n'ont absolument rien à faire et nous appelons, Jean-Luc Mélenchon appelle la France, Emmanuel Macron, à prendre une initiative diplomatique radicale, par exemple, en convoquant une session extraordinaire de l'organisation de sécurité et de coopération en Europe pour revenir à la table des négociations. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Adrien Quatennens : "La lettre d'Emmanuel Macron laisse un sentiment désagréable de profonde continuité"Vérifier à 10:51
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
« vous êtes d'accord avec moi pour dire qu'en l'espèce, la seule solution que nous ayons, c'est d'accroître la pression sur lui et sur les dirigeants qui l'entourent d'un point de vue économique et je vois d'ailleurs que ça produit ses premiers effets mais nous devons être extrêmement vigilants pour ne pas nous-mêmes mettre le doigt dans un embrasement général qui pourrait nous mener à la guerre nucléaire. Vous avez vu ce qui s'est passé cette nuit ? Des bombardements à proximité d'une centrale nucléaire. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Adrien Quatennens : "La lettre d'Emmanuel Macron laisse un sentiment désagréable de profonde continuité"Vérifier à 11:46
« Je ne vais pas m'opposer à vous sur ce sujet. J'en suis d'accord et je vais même le répéter à votre micro, parce qu'autant je fustige le pass sanitaire, autant je vais être très clair. C'est-à-dire, oui, le vaccin limite la contamination, oui, le vaccin limite drastiquement les formes graves, donc il faut se vacciner. Pour autant, je ne suis pas pour la contrainte, et j'attire votre attention sur le fait qu'on voit, y compris à l'hôpital, arriver des gens qui sont vaccinés. Ce n'est pas la majorité, mais ça existe. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Meetings de Jean-Luc Mélenchon et d'Éric Zemmour, réforme fiscale... Le "8h30 franceinfo" d'Adrien QuatennensVérifier à 5:53
« Écoutez, il faut bien avoir en tête que les sanctions économiques, si elles sont nécessaires et si nous souhaitons en particulier les appuyer sur les oligarques, elles vont avoir des conséquences également pour nous. Je rappelle que les Russes se sont beaucoup préparés depuis 2014 à amortir ces sanctions économiques et que quand on parle par exemple de couper la Russie du système international SWIFT, on doit avoir en tête que les Russes et les Chinois ont mis en place un système alternatif. Avons-nous intérêt à la constitution d'un bloc chino-russe qui, en quelque sorte, viendrait derrière contrevenir à nos propres intérêts ? La question mérite d'être posée. Je rappelle que la dernière fois, les sanctions économiques, ça a coûté au total 8 milliards à nos propres agriculteurs. Qu'est-ce qu'on fait pour pouvoir amortir le choc ? Pour ça, Jean-Luc Mélenchon propose déjà dans un contexte d'inflation avant même le conflit qui va sans doute l'aggraver, la question du blocage des prix. Vous savez, jusqu'au milieu des années 80, les prix étaient régulés en France. Et à l'heure où on se parle, dans les Outre-mer, il y a aussi cette régulation des prix. On doit pouvoir faire la même chose ici en France hexagonale, c'est-à-dire faire en sorte de pouvoir bloquer les prix des biens de première nécessité. Je pense par exemple au prix de l'énergie. On a proposé aussi le prix de 5 fruits et légumes parce que chaque jour les Français ont des injonctions à prendre soin d'eux en en mangeant mais personne ne se pose la question de savoir s'ils ont les moyens de se les payer. Donc oui, réguler, bloquer les prix. Ce n'est pas nécessairement une mesure pérenne, en tout cas c'est une mesure qui permet de répondre à l'urgence. Qui paye la différence voulait dire, regardez, dans le cas de l'énergie c'est simple. Plutôt que de verser des chèques de 100 euros et de mener des politiques à coup de petits chèques qui sont financés par le contribuable en quelque sorte et les impôts. Enfin regardez, Total qui vient d'annoncer un résultat net de 15 milliards qui est également un record. Ne peut-on pas les mettre à contribution si nous le pouvons ? Il est temps de dire que le capital s'est beaucoup servi. Maintenant c'est l'heure du travail et nous, nous allons rééquilibrer tout cela et la priorité c'est de soulager les gens. Et par exemple, le fait de dire on va augmenter les salaires, augmenter le SMIC à 1400 euros net, faire en sorte que dans une même entreprise l'écart ne soit pas supérieur à 1 à 20. ou créer cette garantie dignité qui fait que plus personne ne devrait vivre en France sous le seuil de pauvreté. Nous avons l'intention voyez-vous de porter les minimas sociaux au niveau du seuil de pauvreté c'est-à-dire 1063 euros. Et ça se finance assez simplement par exemple avec le fait qu'on instaure l'impôt universel pour aller récupérer l'argent de celles et ceux qui se sont évadés fiscalement. Vous entendez »
France Inter — L'invité de 8h20 · Adrien Quatennens : "La lettre d'Emmanuel Macron laisse un sentiment désagréable de profonde continuité"Vérifier à 12:53
« Elle créera les conditions de pouvoir être indépendante, en effet. C'est une nécessité. Vous savez, aujourd'hui, par exemple, l'appartenance à l'alliance, et ce n'est pas seulement Jean-Luc Mélenchon qui le dit, écoutez par exemple ce qu'a pu dire le général Desportes, l'appartenance à l'alliance de l'OTAN aujourd'hui explique par exemple que les budgets de défense nationaux fondent comme neige au soleil. C'est un problème. Et en plus, avec des alliés dont on voit bien qu'ils ne sont pas aussi fiables qu'ils n'y paraissaient. Le général Desportes disait lui-même dans les colonnes d'un journal que l'existence de l'OTAN est finalement une organisation qui maintient, voire développe les tensions en Europe. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Adrien Quatennens : "La lettre d'Emmanuel Macron laisse un sentiment désagréable de profonde continuité"Vérifier à 7:35
France Inter — L'invité de 8h20 · Adrien Quatennens : "La lettre d'Emmanuel Macron laisse un sentiment désagréable de profonde continuité"Vérifier à 12:53
« Condition sociale ? Condition écologique également ? Évidemment, à l'Assemblée nationale, pas plus tard qu'il y a 10 jours, nous avons de nouveau voté, nous avons voté contre pour cette raison, il y a eu un plan de 20 milliards d'euros de nouveau d'argent public déversé sur les entreprises sans la moindre contrepartie, ni en termes d'emploi, ni en termes d'exigence environnementale, écologique. Évidemment qu'il faut conditionner la remise de l'argent public. Ça ne peut pas être l'arrosage sans condition, avec le résultat après que l'on voit qu'il y a des entreprises qui touchent du crédit d'impôt compétitivité-emploi, du crédit d'impôt recherche, de l'argent public, et qui n'en ont que faire, ne sont pas soucieuses de l'intérêt général, et viennent ensuite, en quelque sorte, trahir leur patrie et tout ce qui leur a été donné. Interdire ? Oui, il faut pouvoir, en quelque sorte, assurer l'intervention de l'État pour conditionner le fait que l'argent public soit versé à des entreprises qui agissent sur le territoire, bien sûr. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Second tour des municipales, menace de fermetures chez Renault, plan de relance européen... Le "8h30 franceinfo" d'Adrien QuatennensVérifier à 14:54
« Écoutez, il faut bien avoir en tête que les sanctions économiques, si elles sont nécessaires et si nous souhaitons en particulier les appuyer sur les oligarques, elles vont avoir des conséquences également pour nous. Je rappelle que les Russes se sont beaucoup préparés depuis 2014 à amortir ces sanctions économiques et que quand on parle par exemple de couper la Russie du système international SWIFT, on doit avoir en tête que les Russes et les Chinois ont mis en place un système alternatif. Avons-nous intérêt à la constitution d'un bloc chino-russe qui, en quelque sorte, viendrait derrière contrevenir à nos propres intérêts ? La question mérite d'être posée. Je rappelle que la dernière fois, les sanctions économiques, ça a coûté au total 8 milliards à nos propres agriculteurs. Qu'est-ce qu'on fait pour pouvoir amortir le choc ? Pour ça, Jean-Luc Mélenchon propose déjà dans un contexte d'inflation avant même le conflit qui va sans doute l'aggraver, la question du blocage des prix. Vous savez, jusqu'au milieu des années 80, les prix étaient régulés en France. Et à l'heure où on se parle, dans les Outre-mer, il y a aussi cette régulation des prix. On doit pouvoir faire la même chose ici en France hexagonale, c'est-à-dire faire en sorte de pouvoir bloquer les prix des biens de première nécessité. Je pense par exemple au prix de l'énergie. On a proposé aussi le prix de 5 fruits et légumes parce que chaque jour les Français ont des injonctions à prendre soin d'eux en en mangeant mais personne ne se pose la question de savoir s'ils ont les moyens de se les payer. Donc oui, réguler, bloquer les prix. Ce n'est pas nécessairement une mesure pérenne, en tout cas c'est une mesure qui permet de répondre à l'urgence. Qui paye la différence voulait dire, regardez, dans le cas de l'énergie c'est simple. Plutôt que de verser des chèques de 100 euros et de mener des politiques à coup de petits chèques qui sont financés par le contribuable en quelque sorte et les impôts. Enfin regardez, Total qui vient d'annoncer un résultat net de 15 milliards qui est également un record. Ne peut-on pas les mettre à contribution si nous le pouvons ? Il est temps de dire que le capital s'est beaucoup servi. Maintenant c'est l'heure du travail et nous, nous allons rééquilibrer tout cela et la priorité c'est de soulager les gens. Et par exemple, le fait de dire on va augmenter les salaires, augmenter le SMIC à 1400 euros net, faire en sorte que dans une même entreprise l'écart ne soit pas supérieur à 1 à 20. ou créer cette garantie dignité qui fait que plus personne ne devrait vivre en France sous le seuil de pauvreté. Nous avons l'intention voyez-vous de porter les minimas sociaux au niveau du seuil de pauvreté c'est-à-dire 1063 euros. Et ça se finance assez simplement par exemple avec le fait qu'on instaure l'impôt universel pour aller récupérer l'argent de celles et ceux qui se sont évadés fiscalement. Vous entendez »
France Inter — L'invité de 8h20 · Adrien Quatennens : "La lettre d'Emmanuel Macron laisse un sentiment désagréable de profonde continuité"Vérifier à 12:53
France Inter — L'invité de 8h20 · Adrien Quatennens : "La lettre d'Emmanuel Macron laisse un sentiment désagréable de profonde continuité"Vérifier à 12:53
« mais pas arrimée dans cette alliance qui a quand même des objectifs particuliers. Si vous voulez, l'état du monde que nous avons aujourd'hui, c'est d'un côté des Etats-Unis, une puissance économiquement déclinante qui tient sur la scène internationale avec le fait, un, que le dollar reste à 7 heures la principale monnaie de réserve et d'échange, deux, par cette expansion militaire tous azimuts qui fait que les Etats-Unis ont des dépenses militaires considérables et embarquent le monde entier, en tout cas leurs alliés. Tous azimuts, c'est-à-dire ? Écoutez, voyez bien que l'avancée de l'OTAN toujours plus avant à l'Est a participé du conflit que nous avons sous les yeux. Ne pas le dire, c'est ne pas voir la réalité. Ce n'est pas le seul sujet, mais il y a au moins deux enjeux sur place. La question de l'extension de l'OTAN et ensuite la question des frontières dont Jean-Luc Mélenchon dit depuis 10 ans, quoi que vous en pensiez, il y a une dizaine d'endroits sur le vieux continent où régulièrement la question des frontières revient et fait naître des tensions. Soit vous en parlez de manière diplomatique dans le cadre, par exemple, d'une conférence internationale des frontières comme nous l'avions proposé, soit vous prenez le risque de voir sans onimer des tensions. Le peuple ukrainien n'a pas le droit »
France Inter — L'invité de 8h20 · Adrien Quatennens : "La lettre d'Emmanuel Macron laisse un sentiment désagréable de profonde continuité"Vérifier à 8:23
« vous êtes d'accord avec moi pour dire qu'en l'espèce, la seule solution que nous ayons, c'est d'accroître la pression sur lui et sur les dirigeants qui l'entourent d'un point de vue économique et je vois d'ailleurs que ça produit ses premiers effets mais nous devons être extrêmement vigilants pour ne pas nous-mêmes mettre le doigt dans un embrasement général qui pourrait nous mener à la guerre nucléaire. Vous avez vu ce qui s'est passé cette nuit ? Des bombardements à proximité d'une centrale nucléaire. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Adrien Quatennens : "La lettre d'Emmanuel Macron laisse un sentiment désagréable de profonde continuité"Vérifier à 11:46
« de la perquisition chez lui à son domicile, il prend une décision. Comme il sait que c'est une affaire politique et non pas judiciaire, il fait le choix de désencercler les choses en faisant le fameux live Facebook. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Adrien Quatennens au sujet de Pétain : "L'itinérance de Macron est devenue une errance mémorielle"Vérifier à 19:33
« Vous voyez bien que c'est toujours le cas. C'est toujours le cas, c'est toujours nécessaire et nous, nous reposons ces propositions sur la table. M. Véran, il y a quelques mois, nous avait dit dans l'hémicycle, vaccinés, fin du Covid. Aujourd'hui, vous-même comme journaliste, vous devez constater que non, ça n'est pas vrai. Malheureusement, on peut le déplorer tous ensemble. Mais entre le début de la campagne de vaccination, il y a un entoupil, quasiment, et aujourd'hui, Adrien Cadillac, tu savais ce qu'il s'est passé. Bien sûr, mais vous avez vu le nombre de contaminations encore qu'on a. Donc, ça prouve bien une chose, c'est que même avec le vaccin, même avec le rappel, on va avoir cette épidémie dans la durée. Et donc, oui, je le redis, je demande de nouveau ce matin à ce qu'on considère les propositions qui ont été formulées, nombreuses, pas pour faire de la littérature, mais parce que nous les croyons utiles qu'a formulé la France Insoumise au mois de novembre dernier. Notamment d'organiser la société avec des rotations, de réquisitionner des locaux et d'organiser les choses. Il y a une urgence absolue. Sur les lieux de travail, par exemple, il faut des comités de travailleurs qui décident entre eux, compte tenu de la particularité de leur process de production, de comment on organise les choses pour limiter la contagion au sein des entreprises. Voilà. C'est pas le boulot des partenaires sociaux, ça ? »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Meetings de Jean-Luc Mélenchon et d'Éric Zemmour, réforme fiscale... Le "8h30 franceinfo" d'Adrien QuatennensVérifier à 8:12
franceinfo — 8h30 franceinfo · Meetings de Jean-Luc Mélenchon et d'Éric Zemmour, réforme fiscale... Le "8h30 franceinfo" d'Adrien Quatennens
« vous êtes d'accord avec moi pour dire qu'en l'espèce, la seule solution que nous ayons, c'est d'accroître la pression sur lui et sur les dirigeants qui l'entourent d'un point de vue économique et je vois d'ailleurs que ça produit ses premiers effets mais nous devons être extrêmement vigilants pour ne pas nous-mêmes mettre le doigt dans un embrasement général qui pourrait nous mener à la guerre nucléaire. Vous avez vu ce qui s'est passé cette nuit ? Des bombardements à proximité d'une centrale nucléaire. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Adrien Quatennens : "La lettre d'Emmanuel Macron laisse un sentiment désagréable de profonde continuité"Vérifier à 11:46