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InterviewEurope 1 — L'interview politique du week-end (sur Podcast)· 20 septembre 2026 7 minContradictoireActualité / polémiqueLogementSolidarités & familleÉconomie & entreprisesInstitutions & élections

Logement social : «Ce piège de la préférence nationale risque de créer des aberrations», lance Vincent Jeanbrun, ministre de la Ville et du Logement

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 10 %Défensif 50 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 60 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:19OuverteRéponse partielle

    Réaction sur l'affaire Charles Sapin, ce journaliste devenu directeur adjoint de Valeurs Actuelles, dont l'édito a été supprimé après des grèves de syndicats

  • 1:14RelanceÉludée

    Est-ce que le fait que la direction ait cédé aux syndicats vous choque ?

  • 1:42OuverteRéponse partielle

    Le gouvernement a décidé de ne pas revaloriser les APL en 2027, ce qui signifie une perte de pouvoir d'achat pour leurs bénéficiaires. Est-ce que c'est vraiment à eux qu'il faut demander un effort supplémentaire ?

  • 3:45OuverteRéponse directe

    Vous avez durci l'accès aux aides au logement pour certains étudiants étrangers. Pourquoi ne pas donner la priorité aux Français pour les logements sociaux ?

  • 5:32OuverteRéponse directe

    Marine Le Pen propose de supprimer la loi SRU. Vous êtes ancien maire, êtes-vous favorable au maintien de cette obligation ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:47Invité politiqueFait
    « Ce qui est sûr, c'est que je défends le pluralisme dans les médias et donc à fortiori, le service public doit être exemplaire en matière de pluralisme. »
  • 2:17Invité politiqueFait
    « Ce budget de courage, le Premier ministre l'a souhaité sans augmentation d'impôts. »
  • 4:21Invité politiqueFait
    « En Italie, par exemple, c'est cinq ans. Là, on propose dans le budget de dire qu'il faut attendre un an au moins sur le territoire avant d'avoir ce type d'aide. »
  • 5:21Invité politiqueFait
    « Et c'est à eux qu'on doit faire bénéficier de ces logements publics, de ces logements d'intérêt général. »

Temps de parole

  • Vincent Jeanbrun61 %
  • Présentateur37 %
  • ?2 %

≈ 2,8 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Bientôt 8h11 sur Europe 1, l'heure d'accueillir le deuxième invité de cette matinale, le ministre de la Ville et du Logement, Vincent Jeanbrun. Bonjour Vincent Jeanbrun. Bonjour. Merci d'être avec nous en direct sur Europe 1.

0:11
Locuteur

On

0:11
Présentateur

va parler bien sûr des APL à des aides personnalisées au logement dans quelques instants qui seront gelées en 2027. Mais d'abord, je voulais une réaction de votre part sur l'affaire Charles Sapin, ce journaliste passé notamment par Le Figaro, Le Point, qui est devenu cet été directeur adjoint de Valeurs Actuelles. Il avait obtenu un édito le dimanche matin sur France Inter. Ça n'a pas du tout plu aux syndicats qui lui ont surtout reproché son arrivée à Valeurs Actuelles, sans mettre en cause d'ailleurs son travail personnel. Ils ont réclamé son départ et ils ont fait grève. Son édito est finalement supprimé.

Est-ce que ça vous choque que ce soit les syndicats, Vincent Jeanbrun, qui a eu le dernier mot dans cette affaire

0:46
Locuteur

?

0:47
Vincent Jeanbrun

Ce qui est sûr, c'est que je défends le pluralisme dans les médias et donc à fortiori, le service public doit être exemplaire en matière de pluralisme. et donc effectivement, je regrette qu'on ait cédé. Je pense qu'il avait sa place sur l'antenne du service public.

1:01
Présentateur

Surtout que, je le précise aux auditeurs d'Europe 1,

1:04
Locuteur

c

1:04
Présentateur

'est vrai qu'en plus, Charles Sapin avait d'une certaine manière dit que la ligne éditoriale avant qu'il arrive à Valeurs Actuelles, qu'il ne se retrouvait pas forcément dans tout. Mais justement, est-ce que le fait que la direction ait finalement cédé aux syndicats, est-ce que ça vous choque ? Sur le fait que ce soit les syndicats, quel dernier mot

1:22
Locuteur

? Je

1:23
Vincent Jeanbrun

ne

1:23
Locuteur

vais

1:23
Vincent Jeanbrun

pas commenter les décisions de la direction de France Info, mais je vous ai dit ma position personnelle, c'est qu'on doit avoir du pluralisme dans les médias et à fortiori sur le service public. Je trouve qu'il pouvait incarner ce pluralisme avec sérieux, avec talent. Et la situation actuelle, je la regrette à titre personnel, bien sûr.

1:39
Présentateur

Alors parlons à présent, Vincent Jeanbrun, de votre portefeuille. Le gouvernement a décidé de ne pas revaloriser les APL, je le disais en préambule en 2027, avec l'inflation. Ça signifie mécaniquement une perte de pouvoir d'achat pour leurs bénéficiaires. Vous avez dit qu'il fallait demander un petit effort à tout le monde, mais c'est vrai que pour quelqu'un qui a déjà du mal à payer son loyer, est-ce que c'est vraiment à lui qu'il faut demander un petit effort supplémentaire, comme vous l'avez dit

2:01
Locuteur

?

2:02
Vincent Jeanbrun

D'abord,

2:03
Locuteur

il

2:03
Vincent Jeanbrun

faut se rendre compte que la situation qu'on connaît aujourd'hui à l'échelle du pays, elle est grave, elle est complexe, parce que ce qui se passe à l'international et les conséquences des sécheresses et des incendies de cet été impactent terriblement notre budget, ce qui nous oblige à avoir un budget de courage. Ce budget de courage, le Premier ministre l'a souhaité sans augmentation d'impôts. Et donc la solution à ce moment-là, c'est de proposer aux parlementaires un budget dans lequel on demande un petit peu d'effort à tout le monde, mais surtout que le premier à faire des efforts, ce soit l'État et qu'il soit exemplaire. Et donc effectivement, ça nous amène à poser ce gel.

Le mot gel, ça signifie quoi ? Ça signifie simplement qu'il n

2:38
Locuteur

'y aura

2:38
Vincent Jeanbrun

pas de revalorisation, mais aucune des APL ne diminue. Donc on maintient les APL à leur niveau de cette année pour l'année prochaine et effectivement un petit peu gelé. Mais pourquoi on le fait ? Parce que ça permet aussi de déployer des outils nouveaux. Et notamment en matière de logement, on a tous entendu parler du prêt à taux zéro. Ce prêt à taux zéro, il permettait à des familles de devenir propriétaires lorsqu'ils faisaient leur première acquisition. Mais ensuite arrivait la question de « est-ce que je fais un enfant ? » Et parfois certaines familles renonçaient parce qu'elles se disaient « je ne pourrais pas

3:10
Locuteur

avoir

3:11
Vincent Jeanbrun

une nouvelle acquisition avec ce nouvel enfant ». Et bien dans ce budget, je veux le dire aussi aux Français qui nous écoutent, il y aura un nouveau dispositif, un prêt à taux zéro parentalité, qui fait qu'on aidera les familles françaises à devenir propriétaires quand elles auront un nouvel enfant. Et ça change tout parce que ça permet aussi d'ouvrir toute la chaîne du parcours résidentiel parce que ces personnes, en achetant plus grand, elles libèrent un logement plus petit. En devenant propriétaires, elles libèrent des logements pour les locataires. Et c'est toute la machine du logement qu'on peut relibéraliser à ce niveau-là.

3:42
Présentateur

Vincent Jambrun, vous êtes ministre du Logement et de la Ville. Vous avez déjà durci l'accès aux aides au logement pour certains étudiants étrangers hors Union européenne. Depuis juillet, certains n'y ont plus droit. Marine Le Pen, elle veut aller beaucoup plus loin. Elle propose de donner la priorité aux Français pour l'attribution des logements sociaux. Vous, vous y êtes opposé. Pourquoi précisément ne pas laisser prioritaires les personnes de nationalité française pour ces fameux logements sociaux en question

4:08
Locuteur

?

4:08
Vincent Jeanbrun

Il y a deux choses. D'abord, sur les APL, on pourrait en reparler. Il y

4:12
Locuteur

a

4:12
Vincent Jeanbrun

une logique à dire que quand quelqu'un arrive sur le territoire national, il faut un petit peu de temps pour pouvoir bénéficier de certaines aides. En Italie, par exemple, c'est cinq ans. Là, on propose dans le budget de dire qu'il faut attendre un an au moins sur le territoire avant d'avoir ce type d'aide. Mais sur la question de la préférence nationale dans le logement social, d'abord, une très grande partie du logement social est financée par des entreprises. Ce sont les entreprises qui financent à travers une entité qui s'appelle Action Logement. Et pourquoi elles financent ? Elles financent pour loger leurs salariés.

Et donc, le regard qu'on porte sur le logement social, c'est faire en sorte de loger ceux qui en ont le plus besoin et qui sont aussi utiles au pays. Au fond, c'est un logement d'intérêt général.

4:52
Locuteur

Donc, rien à voir avec la nationalité

4:54
Présentateur

française,

4:54
Locuteur

c'est ce que vous êtes en train de nous dire.

4:55
Vincent Jeanbrun

Parce que sinon, au fond, qu

4:56
Locuteur

'est

4:56
Vincent Jeanbrun

-ce qu'on dit ? On dit, on va loger le délinquant qui est français depuis quatre générations, mais on va dire à l'infirmière ukrainienne, ah bah non, désolé, c'est pas pour vous. Laquelle de ces deux personnes est la plus utile au pays ? Donc, il faut une politique de logement pour tout le monde. Il faut le penser comme ça. Mais attention à ce piège de la préférence nationale qui, de toute façon, risque de créer des aberrations. Moi, je suis pour regarder qui se comporte le mieux, qui est utile à ce pays. Et c'est à eux qu'on doit faire bénéficier de ces logements publics, de ces logements d'intérêt

5:26
Locuteur

général. Et

5:27
Présentateur

je rappelle qu'il

5:27
Locuteur

y a

5:27
Présentateur

trois millions de demandes de logements sociaux et moins de 400 000 attributions par an. Je voulais vous entendre aussi, pas en tant que ministre de la ville et du logement, mais en tant qu'ancien maire de la Île-et-Rose, Marine Le Pen propose aussi de supprimer la loi SRU qui impose à certaines communes d'avoir 20 ou 25 % de logements sociaux. Vous êtes donc ancien maire. Est-ce que vous êtes favorable au maintien de cette obligation ? Est-ce que c'est pas finalement au maire de prendre la décision

5:51
Locuteur

?

5:53
Vincent Jeanbrun

Écoutez, on vient de se le dire, vous venez de rappeler des chiffres. Il y a des millions de Français qui attendent un logement abordable et qui l'attendent, j'allais dire, au détriment de la qualité de leur vie.

6:03
Locuteur

Enfin,

6:03
Vincent Jeanbrun

je veux dire,

6:03
Locuteur

c

6:03
Vincent Jeanbrun

'est pas un luxe, c'est vraiment une capacité à vivre, à fonder une famille, à pouvoir faire des études, à pouvoir avoir un emploi. C'est essentiel. Et aujourd'hui, il faut qu'on ait une motivation à le faire. Il faut qu'il

6:14
Locuteur

y ait

6:14
Vincent Jeanbrun

un pacte entre l'État qui demande aux villes de participer à la production du logement social. Donc, je ne crois pas qu

6:21
Locuteur

'il

6:21
Vincent Jeanbrun

faille supprimer ce type de dispositif. En revanche, il y aurait évidemment, et je pense que l'élection présidentielle, c'est le lieu pour avoir ces débats et trancher ces débats. Il y aura une révision, une réforme probablement à avoir de cette loi pour la rendre plus pratique, plus pragmatique et d'ailleurs mieux la répartir sur le territoire national. Mais dire, on peut améliorer la copie et dire, on supprime tout, on jette le bébé avec l'eau du bain, je pense qu'il

6:46
Locuteur

y a

6:46
Vincent Jeanbrun

une différence notable.

6:47
Présentateur

Eh bien, merci beaucoup, Vincent Jean-Brun.

6:48
Locuteur

Enfin,

6:49
Présentateur

on suivra avec attention ce que disent les candidats à la présidentielle sur cette loi SRU qui impose à certaines communes d'avoir 20 ou 25% de logements sociaux. Merci, vous êtes ministre du Logement et de la Ville. Merci d'avoir été avec nous, Vincent Jean-Brun. Bon week-end.