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Discours / meetingRassemblement National (sur YouTube)· 21 septembre 2015 27 minAutoproduitActualité / polémiqueImmigration & asileEurope & internationalInstitutions & électionsSécurité

Colloque du MENL : intervention de Marine Le Pen (15/09/2015)

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 5 %Attaque 80 %Défensif 15 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 10:24InvitéChiffre
    « Le commissaire aux affaires intérieures avouait devant nos députés européens que la Commission souhaitait l'arrivée de 50 millions d'immigrés d'ici à 2060. »
  • 14:19InvitéChiffre
    « Les 75 % d'hommes constituant ces flux migratoires, ce ne sont pas mes chiffres, ce sont les chiffres des institutions internationales »
  • 15:46InvitéChiffre
    « En mars, il demandait à la France de prendre 7 000 migrants. En septembre, 24 000. »
  • 16:05InvitéChiffre
    « les institutions internationales qui parlent de 350 000 migrants arrivés en Europe depuis janvier envisagent qu'ils seront 1 million pour l'année 2015. »
  • 16:49InvitéChiffre
    « En France, 77 300 logements d'urgence viennent d'être miraculeusement débloqués alors que 1,5 million de foyers français attendent depuis parfois des années un logement social. »
  • 19:49InvitéChiffre
    « un statut de réfugié de guerre qui, compte tenu du nombre de pays en guerre, pourrait potentiellement nous obliger à accueillir 260 millions de personnes. »
  • 21:12InvitéChiffre
    « D'après le quotidien britannique Sunday Express ne sont pas moins de 4 000 combattants que l'État islamique aurait déjà réussi à infiltrer dans les 340 000 migrants arrivés en Europe depuis janvier. »
  • 23:56InvitéChiffre
    « 5 000 demandes d'asile l'an dernier, 11 acceptées. »
  • 2:52InvitéFait
    « Notre souveraineté est menacée par un ennemi qui s'est juré d'abattre les États-nations, de les faire disparaître de l'histoire. »
  • 3:32InvitéFait
    « Une machine à broyer les peuples, une semeuse d'austérité, une démolisseuse de démocratie et une faucheuse d'identité »
  • 4:24InvitéFait
    « Ces gens-là n'ont pas de patrie. »
  • 5:30InvitéFait
    « Et ce sont eux désormais, vous le savez, qui nous imposent les quotas d'immigrés clandestins et livrent nos peuples à la submersion migratoire. »
  • 6:43InvitéFait
    « ces donneurs de leçons des beaux quartiers qui sont allés déstabiliser la Libye et y répandre l'anarchie, le meurtre de masse, l'épuration religieuse et la désolation en mettant au pouvoir les fondamentalistes islamistes. »
  • 7:16InvitéFait
    « Nicolas Sarkozy et son chef d'état-major, Bernard-Henri Lévy, portent une responsabilité historique dans la dramatique situation que nous connaissons. »
  • 21:54InvitéFait
    « L'Arabie Saoudite ne veut pas de clandestins sur son territoire, mais propose généreusement de construire 200 mosquées destinées aux réfugiés en Allemagne. »

Temps de parole

  • Invité99 %

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0:17
Invité

Monsieur le Président, chers Tom, mesdames et messieurs les députés du Vlaams-Belland, chers amis flamands, permettez-moi de commencer par présenter à l'avance mes excuses aux traducteurs pour la rapidité de mon débit de parole et à la salle peut-être pour la longueur de mon propos. Je suis très heureuse d'être ce soir parmi vous pour ce colloque au sein du Parlement flamand à Bruxelles. Je tiens à remercier tout particulièrement Gerold Hahnemans, mon ami et collègue du groupe Europe des Nations et des Libertés au Parlement européen, pour son invitation et son accueil. Je n'avais pas pu me rendre à l'un de vos meetings l'an dernier.

Je vous avais dit que je viendrais tout de même à l'un de vos événements. Eh bien, c'est aujourd'hui chose faite. Chers amis, je suis très honoré de prendre la parole ce soir. Vous êtes six députés du Vlaams-Belland à défendre avec passion et conviction les idées et les valeurs qui nous rassemblent aujourd'hui, la défense de nos peuples, la préservation de nos identités, le refus catégorique des dictates de l'Union européenne. Et permettez-moi de rajouter compte tenu de l'actualité des dictates de l'Allemagne. Je vous dis d'abord bravo car je sais que vous luttez dans des conditions qui sont extrêmement difficiles et au Front National, les conditions difficiles, nous connaissons cela.

C'est grâce au combat que vous menez depuis des années que vos compatriotes peuvent garder l'espoir d'un avenir meilleur. Un pays n'est rien sans la souveraineté, c'est-à-dire l'indépendance, la capacité de décider de son destin, de sa politique économique, de sa politique étrangère, de sa politique de défense. Et bien évidemment, c'est notre sujet aujourd'hui de sa politique migratoire. C'est la capacité de tracer des perspectives et de façonner librement l'avenir de son peuple. En effet, la souveraineté n'est autre que la liberté d'un peuple à prendre lui-même la plume du temps afin d'écrire sa propre histoire.

Je pourrais résumer ainsi en vous disant, sans souveraineté, pas de liberté, et sans la liberté pour la soutenir, la souveraineté s'effondre. Or, notre souveraineté est menacée par un ennemi qui s'est juré d'abattre les États-nations, de les faire disparaître de l'histoire. Un ennemi qui officie et complote à quelques rues d'ici, dans l'ombre souvent, loin des peuples toujours, loin des contrôles démocratiques, loin de toute réalité. En effet, à quelques rues d'ici règne celle que nous combattons et qui justifie l'union de tous les patriotes, l'eurodictature de la Commission européenne. Or, soudée de or affable, elle dissimule sa véritable nature.

Une machine à broyer les peuples, une semeuse d'austérité, une démolisseuse de démocratie et une faucheuse d'identité, et maintenant, une hôtesse d'accueil pour tous les clandestins de la planète. À côté, un simulacre de représentation des peuples européens, avec un Parlement européen dont la mission est de rassurer les peuples des bonnes intentions de leurs nouveaux maîtres. Mais nous le savons, Guérolf et nos collègues parlementaires du groupe ENL, le Parlement ne décide de rien. La Commission est reine partout. La Commission européenne est une armée de technocrates impitoyables, planqués dans leur tour d'ivoire, où ils se sentent tout puissants et intouchables.

Ces gens-là n'ont pas de patrie. A l'instar du commissaire Pierre Moscovici, qui a déjà jeté aux orties sa carte d'identité française, lui qui était encore l'an dernier le ministre de l'Économie et des Finances du gouvernement de la République française. L'anglais de Wall Street a remplacé leur langue maternelle. Il dévore chaque matin les courbes statistiques et les chiffres de la bourse avant d'envoyer un oucas à la Grèce. Ces gens-là décident de tout, mais ne répondent de rien. Ce sont eux qui, d'un clic, nous imposent le steak aux hormones et le poulet à la javel américain, que nous allons bientôt manger avec le funeste traité transatlantique.

Ce sont encore eux qui étranglent nos agriculteurs. Ce sont eux qui, avec la directive détachement des travailleurs, ont tranquillement installé la préférence étrangère à l'emploi. Ce sont toujours eux qui permettent l'inondation des marchandises chinoises qui plombent nos industries. Ce sont encore et toujours eux qui démantèlent notre économie avec leurs monnaies uniques et iniques. Et ce sont eux désormais, vous le savez, qui nous imposent les quotas d'immigrés clandestins et livrent nos peuples à la submersion migratoire. Depuis quelques semaines, l'Europe est confrontée à un phénomène inégalé.

L'arrivée massive et incontrôlée de centaines de milliers de personnes venues d'Afrique et du Moyen-Orient représente une menace extrêmement forte pour notre prospérité, nos souverainetés, nos libertés et notre identité. Les responsables ne sont pas les immigrés qui cèdent à l'appel irrésistible des conditions de vie meilleures. Les responsables et les coupables sont nos dirigeants, nos dirigeants nationaux et nos dirigeants européens qui, par lâcheté, bêtises ou cupidité, obéissent aux ordres de Bruxelles et ouvrent grand les portes et les fenêtres de nos pays.

Les responsables et les coupables sont également ces vatanguères qui se disent humanistes et tiers-mondistes, ces donneurs de leçons des beaux quartiers qui sont allés déstabiliser la Libye et y répandre l'anarchie, le meurtre de masse, l'épuration religieuse et la désolation en mettant au pouvoir les fondamentalistes islamistes. Ce sont encore eux et leurs amis du Qatar, de l'Arabie saoudite, qui ont armé les islamistes en Syrie pour abattre le régime, certes contestable mais laïque, de Bachar el-Assad. Nicolas Sarkozy et son chef d'état-major, Bernard-Henri Lévy, portent une responsabilité historique dans la dramatique situation que nous connaissons.

L'intitulé de votre colloque est bien évidemment en phase avec cette angoissante actualité. Il illustre parfaitement l'utopie de nos élites européennes et mondialisées qui ont consciencieusement démantelé nos frontières pour créer leur monde nouveau qui s'avère être un véritable cauchemar. En effet, à grand renfort de propagande lourde, à coups d'envolées philosophiques sur la liberté des personnes à se déplacer, de théories fumeuses et chimériques sur le citoyen et universel, ils tentent de nous faire croire que les frontières n'ont jamais existé.

Pour eux, la frontière est une horrible invention, un obstacle à leur utopie du marché roi, une entrave à leur projet du libre-échange total, libre circulation des capitaux, des marchandises et des hommes. C'était beau sur le papier. Quel orgueil d'avoir souhaité oublier que les frontières ont toujours existé, depuis que les peuples européens ont décidé de créer des États pour se protéger et prospérer. Il n'y a pas de maison sans mur et sans toit, et il n'y a pas d'État sans frontières. Ces deux notions sont indissociables. Mais il n'y a pas non plus de liberté sans frontières. De l'Empire romain à Frontex, les frontières n'ont jamais cessé d'exister.

Et je rappellerai tout de même à nos élites coupables qui semblent l'oublier qu'il y a juste 95% des pays du monde qui ont des frontières pour se protéger, pour contrôler et décider qui peut entrer sur le territoire et qui a le droit de s'y maintenir. Et qui, bien entendu, doit en partir. Bien sûr, nos adversaires aiment à caricaturer à l'envie cette exigence légitime que nous portons. Non, il ne s'agit pas d'hérisser l'Europe de barbeler, de construire des fortifications, de creuser des fossés ou encore de rebâtir le mur de Berlin. La réalité est tout autre. La frontière est un outil de liberté et de souveraineté pour des pays libres qui entendent décider de leur destin.

C'est un filtre qui nous permet de préserver notre identité, notre mode de vie et l'avenir de nos enfants. Les fous qui veulent abattre les frontières militent consciencieusement ou inconsciemment pour la fin de l'état de droit et donc l'instauration de la loi du plus fort. Ces apprentis sorciers ont souhaité la disparition de nos frontières aussi pour mener à bien leurs funestes projets. Comment imaginer que l'on puisse faire la moindre confiance à la Commission européenne pour entraver ces gigantesques flux migratoires, alors qu'il y a quelques jours encore ?

Le commissaire aux affaires intérieures avouait devant nos députés européens que la Commission souhaitait l'arrivée de 50 millions d'immigrés d'ici à 2060. Aujourd'hui, les élites européennes, les Junckers, les Martin Schulz, les Angela Merkel voient donc comme une aubaine l'arrivée massive de ces centaines de milliers de migrants. Et derrière cela, une volonté, un objectif, la dissolution de nos identités nationales, l'effondrement de nos États, la capitulation des résistances patriotes devant le mondialisme, l'européisme et le nouvel ordre continental.

J'accuse la chancelière allemande de chercher à imposer l'immigration clandestine à la Schlag à toute l'Europe après lui avoir imposé son ordre financier. Vous savez, jusqu'à présent, quand on m'interrogeait sur l'Allemagne, je disais « Mais pourquoi en vouloir à l'Allemagne ? » L'Allemagne défend ses propres intérêts. Nous devons en vouloir à nos propres dirigeants d'être incapables de défendre les nôtres. Sauf qu'aujourd'hui, et c'est le cas depuis déjà un certain nombre de mois, l'Allemagne ne se contente pas de défendre ses intérêts. Elle cherche également à imposer sa vision à l'ensemble des pays européens, et ça, je ne l'admets pas.

La proposition de l'Allemagne d'arrêter le versement aux États, qui ne souhaite pas le versement des fonds structurels européens, aux États qui ne souhaitent pas de quotas d'immigration, est un aveu que nul aujourd'hui ne peut maintenant ignorer. En déclarant vouloir accueillir 800 000 clandestins en Allemagne, elle sait pertinemment que tous ne resteront pas sur son sol. Une fois régularisés, grâce à la magie de la passoire Schengen, ils seront libres d'aller s'installer dans n'importe quel pays européen.

Quand Mme Merkel aura fait son choix, ce seront des dizaines de milliers de migrants supplémentaires qui viendront en France, qui viendront en Flandre, qui viendront en Italie, non pas pour fuir la guerre ou les massacres, mais pour trouver des prestations sociales, un logement et des aides octroyées par des gouvernements indignes qui font maintenant systématiquement passer leur propre peuple en dernier. La politique immigrationniste insensée d'Angela Merkel a depuis dimanche dernier du plomb dans l'aile. L'Allemagne avait ouvert ses portes aux migrants, provoquant un appel d'air absolument considérable. Elle récolte aujourd'hui un tsunami migratoire.

En effet, complètement débordée par l'afflux sans précédent de clandestins sur son territoire, elle a dû désormais se résoudre à suspendre les accords de Schengen en rétablissant sa frontière avec l'Autriche, et ce sans d'ailleurs avoir prévenu aucun autre pays. L'impératrice Merkel, elle, n'a de compte à rendre à personne. Je l'ai annoncé, cher ami, car je crois qu'il est de notre responsabilité de dire à tous cette vérité. Cette immigration est une immigration d'installation. Elle est majoritairement économique. Elle aura donc en conséquence des effets qui seront incalculables pour nos compatriotes.

Les 75 % d'hommes constituant ces flux migratoires, ce ne sont pas mes chiffres, ce sont les chiffres des institutions internationales, démontrent à l'évidence qu'il ne s'agit pas de réfugiés politiques, car on ne fuit pas un gouvernement qui vous opprime en laissant sur place mères, sœurs, femmes et enfants. La réalité est bien plus cynique. Quand Pierre Gattaz, c'est le président du MEDEF, le syndicat des grands patrons français, déclarait récemment que les migrants sont un atout pour la France, eh bien, il annonce la couleur. En Allemagne, Angela Merkel et le patronat allemand peuvent se frotter les mains.

Ils garderont bien évidemment les ingénieurs allemands et profiteront de la main-d'œuvre bon marché de tous ces travailleurs immigrés qui prendront la place d'ouvriers nationaux ou même la place de ceux des pays de l'Est qui, peut-être dans l'esprit de Mme Merkel, étaient encore trop chers ou jugés déjà improductifs. Voici le modèle abject qu'il nous propose. Voici le modèle contre lequel nous devons lutter de toutes nos forces, car il va de surcroît à l'encontre de la vision que nous avons de l'homme, cette sorte de nouvel esclavagisme organisé au niveau des nations européennes. Jean-Claude Juncker, lui aussi, est à la manœuvre. En mars, il demandait à la France de prendre 7 000 migrants.

En septembre, 24 000. Combien ce sera en décembre ? Et combien cela sera en décembre 2016 ? Puisque les institutions internationales qui parlent de 350 000 migrants arrivés en Europe depuis janvier envisagent qu'ils seront 1 million pour l'année 2015. Ces flux sont exponentiels. Et par conséquent, l'on peut évidemment, lorsqu'on a un minimum de jugeote ou de bon sens, de courage, savoir d'ores et déjà qu'en 2016, ces flux seront absolument considérables. Ces annonces, celles de M. Juncker, sont scandaleuses. M.

Juncker propose d'ailleurs également de débloquer 4 milliards d'euros pour l'accueil de migrants quand il consentait à donner un pourboire de 500 millions pour les agriculteurs qui sont en train de mourir à petit feu. En France, 77 300 logements d'urgence viennent d'être miraculeusement débloqués alors que 1,5 million de foyers français attendent depuis parfois des années un logement social. Au rythme où vont les choses ? Dans très peu de temps, chaque ville européenne ressemblera à Calais ou à Lampedusa. Un enfer de dente avec ses campements insalubres, sa violence quotidienne et ses foyers pour l'islam radical.

Nous le disons au Front National depuis de longues années, la question de l'immigration n'est ni de gauche ni de droite. C'est une question vitale pour la sécurité, la liberté, l'identité et la prospérité des peuples européens. Dans de très nombreuses études d'opinion, nos peuples se disent favorables à un contrôle des frontières et à l'arrêt de l'immigration. Seules les élites politiques, la caste médiatique et quelques belles âmes du show business se déclarent favorables à l'accueil des migrants. Jamais chez eux. Toujours chez les autres. C'est ce que j'appelle l'immigration au balcon.

Il est frappant de constater que ceux qui claironnent matin, midi et soir sur l'autodétermination des peuples d'Afrique et du Moyen-Orient refusent d'admettre que les peuples européens souhaitent eux aussi être libres chez eux. Ils ne veulent pas qu'on leur impose ni, permettez-moi, les groupes de saltimbanques français qui régulièrement font soit des chansons, soit des tribunes, ni l'odieux chantage à l'émotion, ni le travestissement des mots ayant remplacé clandestins par migrants, puis migrants par réfugiés ne changera rien à cette réalité. La réalité est que nous ne pouvons pas accueillir toute la misère du monde.

Le gouvernement français devrait plutôt s'intéresser à nos 7 millions de chômeurs et à nos 10 millions de pauvres. Pourtant, certains pays se rebiffent. Alors que de nombreux gouvernements ont perdu toute raison et tout sens commun en tombant dans le bain de l'émotion organisée et du laxisme absolu, nos amis danois n'ont pas perdu de vue l'intérêt national. Je salue leur initiative de rompre les liaisons ferroviaires avec l'Allemagne afin de lutter contre le déferlement migratoire. Dans le même temps, ils diffusent dans des journaux étrangers des publicités dissuasives à destination des migrants candidats au départ.

On aimerait tant que tous nos gouvernants s'inspirent du Danemark et de l'Australie qui ont pris la mesure du drame. Plutôt que d'assister au concours l'épine de l'immigrationnisme, dont Nicolas Sarkozy vient de décrocher la médaille d'or en réclamant un statut de réfugié de guerre qui, compte tenu du nombre de pays en guerre, pourrait potentiellement nous obliger à accueillir 260 millions de personnes. Je vous le dis parce que, compte tenu de Schengen, si nous accueillons l'ensemble de ces réfugiés de guerre, eh bien, ils pourront demain venir chez vous, en Italie ou dans tous les autres pays de l'Union européenne. Gouverner, c'est prévoir.

Or, personne n'évoque non plus la grave inquiétude face... Ah oui, j'avais oublié de vous dire qu'on l'a échappé belle parce qu'il a oublié, Nicolas Sarkozy, que pendant la campagne de 2012, il avait aussi proposé d'accueillir toutes les femmes battues du monde. Ça faisait quand même... Ça faisait quand même un certain nombre. Nous avons un ancien président de la République extrêmement généreux. Gouverner, c'est prévoir, je disais, et personne n'évoque non plus la grave inquiétude face à l'arrivée potentielle de terroristes islamistes dans l'Union européenne. D'ailleurs, on ne parle plus d'attentats. Il faut espérer que ce ressac ne soit pas comme le ressac qui précède les tsunamis.

Nous le savons, l'État islamique a annoncé qu'il avait infiltré les bateaux de migrants avec des combattants. À la différence de nos dirigeants, l'État islamique, lui, hélas, tient souvent ses promesses. D'après le quotidien britannique, Sunday Express ne sont pas moins de 4 000 combattants que l'État islamique aurait déjà réussi à infiltrer dans les 340 000 migrants arrivés en Europe depuis janvier. Une fois régularisés ou dans l'attente du rejet de leur demande d'asile, ces djihadistes pourront se déplacer librement dans toute l'Europe, acheter leurs armes et leurs explosifs et propager la mort et la destruction lorsque l'ordre leur aura été donné.

Les dictatures du Golfe, pourtant richissimes, le Qatar et l'Arabie Saoudite ne veulent en aucun cas accueillir des migrants sur leur sol. Pourtant, ce sont ces pays qui financent, arment et soutiennent l'État islamique en sous-main et ont donc contribué au chaos qui règne en Syrie et en Irak. L'Arabie Saoudite ne veut pas de clandestins sur son territoire, mais propose généreusement de construire 200 mosquées destinées aux réfugiés en Allemagne. L'objectif est clair et il faut être sourd, aveugle, fou pour ne pas le voir. Il s'agit pour eux de propager l'islam radical, le wahhabisme en Europe.

Ceux qui se disent de droite dans notre pays, entendez ceux qui appliquent la même politique que la gauche une fois qu'ils sont au pouvoir, nous proposent de suspendre Schengen 1 pour faire un Schengen 2. Nicolas Sarkozy a trouvé la technique lorsqu'ils souhaitent ne rien changer, mais que cela ne se voit pas. Ils changent de nom, comme pour son parti, ou de numéro, comme pour Schengen. Il s'agit en réalité de laisser perdurer la libre circulation totale, mais en imposant une politique d'immigration commune, c'est-à-dire exactement ce que l'Allemagne est en train d'essayer de nous imposer.

Je remercie avant que les 28 pays de l'Union ne se mettent d'accord sur la politique migratoire et sur la politique des quotas, de l'eau sera passée sous les ponts, sauf si l'Union européenne met à exécution ses menaces et coupe les fonds structurels vers les pays récalcitrants dont beaucoup, vous le savez, sont fragiles économiquement. L'urgence impose d'arrêter immédiatement tous les signaux lancés par l'Union européenne pour l'accueil des migrants. L'urgence impose de suspendre Schengen tout de suite. Il faut retrouver la maîtrise de nos frontières.

Seule politique efficace, ce que démontrent d'ailleurs l'Allemagne et l'Autriche contre leur volonté qui viennent de les rétablir après en avoir dit tant de mal. Il faut rétablir les véritables critères du droit d'asile qui ont été totalement dévoyés et transformés en une nouvelle filière d'immigration clandestine. Je vais vous donner un exemple de pays raisonnable, le Japon. 5 000 demandes d'asile l'an dernier, 11 acceptées. Il faut que le message soit clair. Nous ne pouvons plus, et nous osons le dire, nous ne voulons plus accueillir des immigrants clandestins dans nos pays respectifs. Il faut une politique de fermeté car c'est la seule politique humaniste.

Il faut renvoyer chez eux les clandestins et prendre exemple sur l'Australie qui renvoie chaque clandestin à son port d'origine et ne connaît aucun mort dans ses eaux territoriales quand la politique d'appel d'air de nos gouvernants a transformé la Méditerranée en gigantesque cimetière. Il faut renforcer l'aide humanitaire dans les camps de réfugiés sur place, au Liban, en Syrie et dans les pays limitrophes. Alors que cette aide, de manière totalement incongrue, est en train de baisser drastiquement. En France, la souveraineté nationale est incarnée, mes chers amis, et défendue par le Front National.

Je représente en tant que présidente du mouvement ce désir de souveraineté, ce désir de liberté, ce désir d'être respecté chez soi et de voir préserver ce qui a fait la grandeur de mon pays. Ici, c'est le Vlaams Belang qui incarne ses aspirations légitimes. Nos peuples sont différents, mais nos intérêts et nos préoccupations sont communes. Nous avons décidé de nous mobiliser ensemble au sein du Parlement européen en créant le groupe ENL en juin dernier.

Nous avons lancé avec le Mouvement pour une Europe des Nations et des Libertés, une grande campagne d'affichage pour dire « Schengen, ça suffit, stopper l'immigration massive » afin de sensibiliser nos compatriotes sur les dangers du péril migratoire. Chers amis, nous sommes à l'aube d'une ère nouvelle. Les défis que nous avons à surmonter sont gigantesques. Jamais, nos souverainetés, nos libertés et nos identités n'ont été aussi menacées.

Nous avons l'impérieuse mission de fédérer les résistances, de rassembler tous les défenseurs de la souveraineté et de nos libertés au-delà des clivages stériles et archaïques pour lutter efficacement contre les projets puissants et destructeurs qui sont à l'œuvre et en réalité finir par sauver l'Europe. Nos peuples attendent de nous du volontarisme, de la fermeté. Ils attendent de nous une vision claire et le courage d'agir. Nous avons tout cela. Vive le Vlaams Belang ! Vive le Front National !

26:53
Locuteur

Sous-titrage Société Radio-Canada