🟠 La gauche doit se mettre en ordre de bataille - Clémentine Autain au meeting des Unitaires
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- 11:32Invité politiqueFait
« Ce qui est grave, c'est que le pouvoir en place utilise le pire de la 5e République pour s'asseoir sur le pouvoir législatif et écraser la volonté du peuple comme nous l'avons vu de manière éclatante et indécente avec l'infame loi qui retire les deux plus belles années de la vie au français sur les retraites. »
- 12:14Invité politiqueChiffre
« Quand on veut emprunter 20 milliards, quand la France veut emprunter 20 milliards, en réalité on lui en propose 60 milliards. Nous n'avons aucun problème pour que nos titres de dette soient achetés. »
- 12:59Invité politiqueFait
« La dette, elle n'est pas bonne ou mauvaise, ça dépend de ce que l'on en fait et combien elle nous coûte. C'est ça le sujet de la dette. »
- 15:32Invité politiqueFait
« Le dérapage des comptes publics n'est pas lié à trop de dépenses. Ça c'est la fable du gouvernement. Il est le résultat de la baisse des recettes qui a été orchestrée par le pouvoir en place. »
- 17:00Invité politiqueChiffre
« Ce sont quand même 211 milliards d'euros qui sont donnés sans aucune contrepartie sociale ni environnementale. »
Temps de parole
- Clémentine Autain100 %
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Et d'ailleurs la personne que je vais appeler sur scène de la combativité, elle leur manque pas. Clémentine Autin, tu nous rejoins ? Député de la Snique, cfondatrice de la prè. On l'applaudit bien fort. Chers amis, chers amis, chers camarades, je sais que vous attendiez ce moment depuis longtemps que nous soyons là ensemble. Enfin, génération debout l'après pour parler d'une même voix. Une voix forte de sa diversité. Oui, le pluralisme est une richesse. Pour porter un parti prix commun, unir les gauches et les écologistes sur la base d'un projet qui transforme en profondeur le pays pour offrir aux françaises et aux Français l'espoir d'une vie meilleure.
Si ça ne tenait Si ça ne tenait qu'à moi, nous serions déjà dans le même parti. [Applaudissements] En tout cas, nous sommes là. En tout cas, nous sommes là aujourd'hui et je m'en réjouis et je remercie les organisateurs et les organisatrices. Quand nous avons préparé cette journée d'été, nous n'imaginions pas combien nous serions dans le cœur brûlant de l'actualité avec notre solution politique. Nous ne savions pas à quel point nous serions face à ce Titanic qui est devenu la France dans un monde dangereusement emporté par le vent d'un fascisme 2.0 zéro et le retour des impérialismes.
Cette accélération de l'histoire avec toutes les violences sociales et environnementales qu'elle génère et avec toutes les menaces, les dangers qu'elle comporte peut sidérer et entraîner à gauche une forme de morosité. Mais en réalité, c'est le moment de décupler d'énergie. C'est le moment de nous déployer. C'est le moment de déborder de cet enthousiasme contagieux. Parce que si l'histoire bége, si l'histoire bége, elle n'est jamais écrite. Et nous savons que quand le peuple se met en mouvement, ce qui semble impossible peut devenir possible.
C'est pourquoi c'est pourquoi notre première tâche en cette rentrée, chers camarades, c'est de soutenir les mobilisations qui commencent le 10 septembre. J'appelle Nous appelons à la mobilisation générale. Bien sûr, notre place est dans la rue, dans la grève et nous répondrons présent aux initiatives des syndicats dans le respect des rôles de chacun. La réussite de ce combat social qui s'annonce, qui démarre est une clé pour la suite des événements. Mais vous le savez, on se mobilise d'autant plus et d'autant mieux que l'on voit une lumière dans la pénombre, que l'on perçoit une alternative et qu'un espoir se dessigne, un espoir de victoire. Et donc nous sommes ici une force politique.
Notre devoir est de construire un chemin politique de victoire. Nous ne voulons pas seulement mettre dehors Messieur Bairou, monsieur Macron et leurs amis. Même si le plus vite on se débarrasse des capitaines du Titanic, le mieux ce sera. On est d'accord. Nous voulons constituer un changement concret et une alternative concrète au pouvoir en place et à l'extrême droite qui menace. Nous voulons gouverner pour améliorer le quotidien des Français et porter une autre voie dans ce monde qui va si nous sommes déterminés ici à redresser la barre, déterminés à ce qu'il y ait un pilotage au sommet de l'État qui soit à la fois juste et efficace dans l'intérêt du grand nombre.
Nous sommes déterminés à ce que la France est un engagement constant et consistant sur la scène internationale, fondé sur le droit et l'entraide au moment au moment où le peuple palestinien affamé, assoiffé, pour chasser subit le génocide. Et j'en revois et j'envoie en nom à tous notre solidarité totale et notre empathie la plus profonde à ce peuple dont les droits sont niés depuis tant de décenners qui vit aujourd'hui les assauts meurtriers de l'infemme monsieur Benjamin Netaniaou. Cet engagement constant et consistant, cette voix forte de la France, nous devons aussi la voir au moment où les Ukrainiens n'en finissent toujours pas de subir l'agression de Vladimir Poutine.
Et ici, nous combattons la propagande du Kremelin. Ce que nous voulons ce que nous voulons défendre ensemble, c'est la justice et le partage des richesse. C'est la coopération et la relocalisation de l'économie. Autant de conditions pour vivre mieux, autant de conditions pour la paix. Et je dis la paix parce que la paix ne peut pas être seulement la trêve, le cesser le feu, la non guerre. Nous devons travailler à une paix durable.
Oui, nous sommes là pour mettre en œuvre ce que j'appelle la société des communs, c'est-à-dire une société qui se donne les moyens d'offrir à chacune et à chacun davantage de pouvoir sur sa propre vie, qui est capable de donner davantage de liberté et je vous le dis, j'enrage que ce mot de liberté été volé par une internationale populiste réactionnaire qui confond la liberté avec les marchés financiers, qui confond la liberté avec celle des dominants pour écraser les dominés. Ce n'est pas ça la liberté. une société une société des communs une société des commun capable aussi de donner davantage de plaisir et de joie tout en relevant le défi climatique.
Au fond, le moment est venu d'assumer plus que jamais une vision, une conception du changement copernicien qui est nécessaire dans nos société. Celle de la mise en commun, celle de l'esprit public contre leur société qui est une société de privilégié et une société de marché. Pour moi, c'est vraiment l'idée que nous voulons accroître les protections et les solidarités. Là, elles sont là où elles sont sans cesse détruites. C'est le choix aussi de l'égalité contre leur obsession de l'identité. Concrètement, c'est plus de droits et de pouvoir pour les salariés, moins de précarité et de souffrance dans l'emploi.
Et je peux vous dire que comme ça, nous aurons une meilleure organisation du travail et de meilleurs choix stratégiques pour nos entreprises. Laissons aux salariés la possibilité de décider. C'est aussi une société qui respecte la planète. Mais ce respect de la planète dans la société des communs, elle se fait par un changement structurel collectif au lieu de leur un geste plus un geste ou même de leur green washing. Mais au lieu aussi, je vous le dis mes chers camarades, au lieu aussi de l'écologie des modes de vie où le mépris de classe n'est jamais loin.
Là est la clé d'une écologie populaire qui est non seulement possible mais nous l'avons vu en œuvre avec l'incroyable pétition contre la loi du plomb cet été qui nous a permis une première victoire. contre le gouvernement et contre la cétamide qui est un poison. La société des communs, c'est un état qui pilote vraiment la réindustrialisation et qui développe une économie de proximité en lien avec les collectivités locales, avec l'économie sociale et solidaire, avec les mouvements citoyens. C'est le droit à une alimentation saine et donc le développement des caisses alimentaires jusqu'à la sécurité sociale de l'alimentation. Et je salue mon camarade Char Poulier ici qui lapporte.
La société des communs, c'est le droit à des soins, quel que soit son lieu d'habitation et ses moyens financiers. C'est le droit à un logement digne. C'est une place pour la culture vraiment partout. elle qui est souvent la première visée avec les droits des femmes par l'extrême droite quand elle arrive au pouvoir. Et il faut comprendre ce que cela signifie. C'est aussi le pluralisme dans les médias que nous voulons garantir notamment par une loi anticoncentration. Bref, vous m'avez compris. Je dessine la France d'après. Pas la France de l'après, hein. La France d'après. Bon, c'est aussi un peu la France de l'après. Emmanuel, mais ça peut être notre France, on est d'accord.
Vous m'avez compris. Donc, je dessine cela. Pourquoi je dessine cela ? Parce que aujourd'hui, nous sommes devant un autre choix de société. Emmanuel Macron, François Bairrou et leurs amis, eux ils défendent un choix de société et même Beck et Oong avec dogmatisme, brutalité et ce serait bien qu'il l'assume qu'il l'assume parce qu'ils ont le culot de nous présenter leur orientation politique comme une fatalité. Vous savez sur l'air du Zer is no alternative bien connu dans les années 80, c'est le refrain de Margarette Tatchler. C'est le chantage à la dette et le prétendu réalisme pour nous infliger leur brutalité sociale.
Et comme l'écrivait George Bernanos, le réalisme est précisément le bon sens des salots. Nous sommes dans cette situation. [Musique] Choix de société contre choix de société. Là est le débat et c'est certainement pas dans la conscience ou non de la gravité du moment. Même si nous nous préoccupons des gens plus que de l'argent. Je me mets à reprendre les rimes de François Rufin. Je crois que nous sommes en pleine créolisation les amis. Donc oui, la situation est grave. Le premier ministre l'a répété entre deux cartons puisque nous l'avons contraint à faire ses valises. Vous l'avez vu sur TF1 hein, c'est gravité, le moment est grave.
Prenons la mesure de la gravité pour préparer les esprits à son scénario. Il faut faire des efforts comprendre les classes populaires doivent payer. Ce qui est grave, monsieur Bairou, c'est l'explosion de la pauvreté et des inégalités. Ce qui est grave, c'est que vous, vos amis et vos précesseurs, vous n'avez pas pris la mesure de l'urgence climatique et avec elle de la dette écologique. Pendant que les Français voi comme cet été encore avec les incendies le déjà là de la catastrophe et alors même que les scientifiques comme le mouvement citoyen pour le climat tiennent à disposition les solutions pour l'endiguer.
Ce qui est grave, c'est que le pouvoir en place utilise le pire de la 5e République pour s'asseoir sur le pouvoir législatif et écraser la volonté du peuple comme nous l'avons vu de manière éclatante et indécente avec l'infame loi qui retire les deux plus belles années de la vie au français sur les retraites. Ce qui est grave, ce sont ces milliers d'enfants sans logement en cette rentrée 2025 ou encore ces millions de jeunes qui sont sans affectation avec parcours sup. Ce qui est grave, c'est que les services d'urgence sont tellement saturés qu'esteban, 24 ans, qui n'a pas pu être pris en charge à temps, est mort d'une crise cariate il y a quelques jours.
Ce qui est grave, ce sont les fridaux, les frigos pardon qui se vident, les vacances que l'on prend pas, l'emploi qui ne pai pas suffisamment pour vivre dans la dignité pendant que les milliardaires voient leur richesse augmenter de 10 % chaque année et que les grands groupes économiques reversent toujours plus de dividendes. Alors effectivement ce qui est grave c'est qu'en prime du mal travail, en prime de la désindustrialisation, en plus des services publics qui recule, de l'inaction climatique, ils nous ont mis dans le rouge budgétaire. Non pas que nous soyons au bord de la faillite, ça c'est un mensonge, un élément de propagande.
Quand on veut emprunter 20 milliards, quand la France veut emprunter 20 milliards, en réalité on lui en propose 60 milliards. Nous n'avons aucun problème pour que nos titres de dette soient achetés. Mais il y a un problème avec la dette. Et quel est ce problème ? Il est double. D'abord, les taux d'emprunt augmentent et comme les taux d'emprunt augmentent et que euh et que on a décidé de laisser notre dette dans les mains des marchés, forcément ça coûte très cher. Et deuxièmement, nous empruntons pour des dépenses qui ne sont pas utiles et certainement pas d'avenir.
Nous empruntons pour conduire la politique de l'offre dont maintenant on est bien placé tous pour savoir qu'elle ne ruisselle pas. La dette, elle n'est pas bonne ou mauvaise, ça dépend de ce que l'on en fait et combien elle nous coûte. C'est ça le sujet de la dette. Et là et là l'endettement pour les privilégiés et les marchés, ça nous coûte horriblement cher. Et à qui veulent-ils le faire payer ? toujours même, on le sait, à ceux qui ont le moins, aux salariés et aux classes populaires parmi lesquelles les femmes sont les premières victimes. Ne l'oublions jamais, dans les classes populaires qui souffrent, les femmes en sont les premières victimes. Alors, nous en sommes là.
La France se trouve dans une situation de blocage et je ne vois qu'une seule solution en revenir au peuple. Une dissolution, elle pourrait venir. Et je veux dire à ceux qui à gauche la redoutent que la peur du Rassemblement national n'évite pas le danger, que le peuple doit toujours être souverain et que c'est à nous d'être à la hauteur. [Applaudissements] La [Applaudissements] autre hypothèse, la nomination d'un ou d'une première ministre de gauche, je la souhaite évidemment. et à condition qu'elle ou il soit issu des rangs du nouveau front populaire. [Applaudissements] Vous allez être d'accord avec moi. Le président de la République aurait dû le faire dès le juillet 2024.
Il aurait dû nommer Lucy Casté que je veux d'ailleurs saluer pour son engagement qui n'a pas failli pour son rôle de trait d'union qu'elle s'est entêté contre v maré à faire vivre et je peux en témoigner. Mais il y a chers amis, chers camarades, mais il y a une urgence. C'est le cas où budgétaire là tout de suite pour le budget 2026 dans un délai où nous ne savons pas si une majorité aura émergé pour le boucler. J'avoue que c'est une situation assez incroyable. N'oublions pas qu'en Espagne, ils ont eu trois dissolutions avant d'arriver au pouvoir. C'est pourquoi j'ai proposé hier un référendum sur deux nouvelles recette fondé sur la justice fiscale. Il m'apparaît Merci.
Il m'apparaît comme de nature à nous sortir de l'impasse, celle qui s'est cristallisée autour du budget 2026 et à mettre surtout dans le débat public la bonne question parce que le dérapage des comptes publics n'est pas lié à trop de dépenses. Ça c'est la fable du gouvernement. Il est le résultat de la baisse des recettes qui a été orchestrée par le pouvoir en place. Ça c'est la première raison. Mettre le bon débat, mettre le bon débat dans l'espace public. Et deuxièmement parce que les Français n'ont pas à payer le prix de cette mauvaise gestion du choix des privilégiés et des marchés.
Et enfin parce que c'est la justice, c'est par la justice fiscale, par la justice fiscale qu'on va sortir du chaos. Mais ça tombe bien parce que depuis 1789, c'est au cœur du combat de la gauche. C'est un sujet qui nous fédère. Donc la bataille de la justice fiscale, c'est la nôtre et c'est celle-là qui peut nous sortir de l'urgence sociale et de l'urgence budgétaire. [Applaudissements] [Musique] [Applaudissements] Trois propositions dans le référendum, c'est simple. La taxe Zucman, vous la connaissez, je l'ai porté avec ma collègue Evassas.
que je salue recette entre 15 et 25 milliards d'euros un impôt minimum sur les multinationales pour qu'elle ne puisse plus avoir une imposition inférieure aux entreprises françaises. 26 milliards, on est bien. Ça c'est aussi une réponse à Donald Trump. Ça c'est une réponse à Donald Trump. C'est important de le dire. On va pas rester comme ça les bras ballants. Même si le protectionnisme ça fait pas une politique de gauche, c'est évident qu'il faut se défendre et se protéger face à l'agression sur les droits de douanes de monsieur Trump. Et enfin, la conditionnalité sociale et environnementale des aides publiques aux grandes entreprises.
Vous avez peut-être pour un certain nombre d'entre vous entendu Fabien Guay tout à l'heure, notre camarade communiste qui a porté vaillamment le sujet au Sénat. Ce sont quand même 211 milliards d'euros qui sont donnés sans aucune contrepartie sociale ni environnementale. Je crois que on peut y aller et on peut en prendre un bon paquet. Je sais pas chiffré mais même si on prend que la moitié, ça nous fait quand même déjà pas mal de sous pour répondre à nos besoins. Je vais vous dire car ce lor mital puisse fermer des usines en France tout en empocchant des centaines de millions d'euros d'aide publique c'est vraiment un scandale d'état. et de la mauvaise gestion de l'argent public.
Je voudrais en profiter pour saluer nos camarades parce que je crois qu'ils sont dans la salle d'Arcelor à Dinquer. Ceuxlà, je les a vu à Indre. Saluez-les. On est avec eux. On est avec eux. [Applaudissements] Il me vient parfois les larmes aux yeux quand je voilà, je trouve ça trop violent. En fait, [Applaudissements] tout ça est inacceptable, insupportable, on lutte mais j'aimerais et j'œuvre pour qu'à gauche nous soyons en ordre de bataille dans en ordre de bataille. En ordre de ma taille et mon camarade Alexis Corbière l'a très bien dit en expliquant en rappelant aussi les leçons de l'histoire dans un paysage politique qui est structuré aujourd'hui en France autour de trois grands pôles.
L'Union c'est la condition de la victoire et tous ceux qui pensent être à eux seuls la solution qui espèrent s'en sortir sans partenaire sont des agents de la défaite. Voilà. L'histoire, [Applaudissements] [Musique] [Applaudissements] [Applaudissements] je vous le dis, l'histoire balera ceux qui font leur petit calcul de boutique ou d'ego sur le dos de l'avenir écrase le peuple et que le trumpisme souffle, tourner le dos au rassemb rassemblement est irresponsable. Arrêtons le jeu de massacre. soyons à la hauteur du moment historique. Et j'ajoute, écoutez-moi sur ce point, j'ajoute un élément, c'est que si on dévirilisait un peu la politique à commencer par la gauche, ça nous ferait du bien.
Très du bien. [Applaudissements] La dévirilisation de la politique concerne tous les gens. On peut tous s'y mettre hein. C'est pas un précaré que pour les femmes. Je tiens à le préciser. L'union est une condition, on l'a compris ici avec force mais il faut se le dire, ça fera pas tout. C'est évidemment notre vision, notre programme, notre incarnation qui seront l'autre clé de la victoire. Nous ne partons pas de rien. Nous avons défendu un programme, celui du Nouveau Front populaire qu'il faut qui est une base à actualiser mais qui est quand même un bien commun. Mais je veux dire ici ma conviction.
Une gauche qui ne tire pas les leçons du bilan de ceux qui en son nom se sont votrés dans le néolibéralisme avec la déchéance de nationalité en bandulière ne peut pas gagner. Ne peut pas gagner. Une gauche, une gauche qui prend ses distances avec la démocratie, qui refuse le pluralisme, qui confond efficacité et césarisme ne peut pas gagner. [Applaudissements] C'est d'ailleurs la raison pour laquelle je crois au métissage des cultures de gauche et écologistes pour inventer le nouveau tout du 21e siècle. Là est notre salut. Réforme et révolution, tradition du mouvement ouvrier et écologie, lutte des classes et féminisme antiracisme.
État, État et collectivité locale, économie sociale et solidaire, mouvement citoyen, bataille dans les urnes et combat social et réciproquement. Je ne choisirai pas. Et et je nous invite, mes chers camarades, à ne pas trier, à ne pas hiérarchiser les combats émancipateurs. Ce qui ne veut pas dire ne pas avoir de priorités qui correspondent aux enjeux de la période, mais reconstituer par la stratégie ou par le fond politique des gauches irréconciliables, des césisures au sein du peuple de gauche mobilisé n'est précisément pas à la hauteur du moment historique que nous traversons.
Nous sommes là pour fédérer et pour donner de la cohérence à tout ce qui lutte et s'inventent du côté de la transformation sociale et écologiste. Vous savez, la France regorge de résistance, elle regorge de créativité, elle est là, il y a du là dans ce que nous voulons construire. Appuyons-nous sur c déjà là et j'ai envie de dire avant popolo, manifestons, avançons, entraînons le mouvement politique jusqu'à la victoire. Merci à vous. Merci Clémentine. Comment ça va château de quelle belle énergie. Alors
Clémentine Autain