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Chroniquefranceinfo (sur YouTube)· 17 octobre 2026 7 minComplaisantActualité / polémiqueSécuritéInstitutions & électionsSolidarités & famille

"Il faut saluer la maîtrise de sang-froid de nos policiers aujourd’hui" (général Bertrand Cavallier)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:00Fait
    « Ce soir, on a le sentiment que les forces de l'ordre font tout ce qu'elles peuvent mais qu'elles sont peut-être en sous-effectif. »
  • 1:25Fait
    « Le maintien de l'ordre, il faut surtout ne pas sortir des grands principes qui régissent le maintien de l'ordre aujourd'hui. »
  • 2:10Fait
    « Les forces de l'ordre doivent prioriser de laisser faire des pillages, ça prouve qu'elles sont dans une situation très complexe. »
  • 3:37Fait
    « Je pense pas qu'on puisse parler ni de d'instigateur. »
  • 4:51Fait
    « Il y a pas que des gens de gauche en fait qui sont mobilisés. »
  • 5:30Fait
    « Lui il considère que tout est de la faute du préfet de police et que c'est le préfet de police qui a oublié de sécuriser ou qui a oublié de sécuriser les parcours. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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Ce soir, on a le sentiment que les forces de l'ordre font tout ce qu'elles peuvent mais qu'elles sont peut-être en sous-effectif. Est-ce que le maintien de l'ordre doit être ? [musique] C'est les grands principes du maintien de l'ordre en France sont sont stabilisés depuis longtemps fondés sur une le principe de proportionnalité de la sollicité dans dans l'emploi de la force également de gradation dans l'emploi des moyens et du maintien à distance. Si vous comparez à ce qui se fait dans d'autres pays notamment proches comme l'Allemagne où les forces de l'ordre vont au contact saturer le terrain et ils sont ils sont très agressifs. D'ailleurs, ils sont ils sont mis en cause façon assez fréquente. Je crois qu'il faut au contraire saluer la

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maîtrise de sang-froid des gens des policiers qui aujourd'hui ont fait face à un niveau de violence [musique] très très élevé. Je comprends pas très très bien cette cette inversion le tous les grands principes du maintien de l'ordre d'ailleurs, c'est la gauche en France qui qui a d'une certaine manière posé les grands principes du maintien de l'ordre moderne avec des unités spécialisées d'abord la gendarmerie la gendarmerie mobile après sont venus les CRS et avec des des principes qui ont été stabilisés dans les dans les années 30 et qui ont toujours prouvé leur leur efficacité. Dans une telle situation où il y a quand même ça et là du des comportements émeutiers du chaos et bien vous avez un niveau de usage de la force quand même très maîtrisé. Je je je suis

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toujours très surpris par par ces ces commentaires qui qui participent je pense plutôt de gens qui méconnaissent totalement cette cette matière. Le maintien de l'ordre, il faut surtout ne pas sortir des grands principes qui régissent le maintien de l'ordre aujourd'hui. Maintenant euh pour revenir à la situation les forces de l'ordre doivent prioriser de laisser faire des pillages, ça prouve qu'elles sont dans une situation très complexe et qu'elles qu'elles doivent se concentrer sur ce qui est fondamental. Mais c'est une situation quand même qui est qui est qui est aujourd'hui très très préoccupante et là j'ai les retours. Euh il y a eu la manifestation s'est très bien passée à tel point d'ailleurs que les forces qui étaient là pour pour la protéger sont

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basculées dans dans Paris pour pour faire face à tous ces groupes qui sont en train de se disperser et qui posent d'énormes problèmes. Hmm hmm. Euh on va essayer de d'avancer et de comprendre comment se se réunissent ces groupes, comment se fait-il qu'ils sont nombreux, aussi nombreux, euh mais je voudrais qu'on parle euh du débat politique qui a déjà commencé ce soir Pablo euh Pablo Piovivien de la revue Regards, duel à distance entre Jean-Luc Mélenchon et et Marine Le Pen. Euh Jean-Luc Mélenchon hein qui euh euh très clairement comme Marine Tondelier dénonce la stratégie du maintien de l'ordre qui conduit selon lui au désordre quand la patronne du RN accuse la France insoumise de précipiter précipiter le pays dans dans le chaos.

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Euh il est légitime ce débat là alors que les Français sont choqués hein de découvrir ces ces images. Maintien de l'ordre contre euh instrumentalisation par les ? Alors ce ce ce n'est pas la seule chose que dit euh Jean-Luc Mélenchon hein. J'ai vu ses communications. Euh il essaie aussi de raconter ce qu'il se passe, les revendications qui sont portées euh euh selon lui par les manifestants et les manifestantes aujourd'hui. Oui, il y a un débat qui se cristallise sur le maintien de l'ordre. Oui, lorsque que l'on lit euh la communication du Premier ministre Sébastien Lecornu ou celle de Marine Le Pen, ils ne parlent que des violences et ils font comme si le reste n'existait pas, comme s'il y avait pas eu des milliers de personnes dans la rue, comme si ce mouvement, moi j'appelle ça un

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soulèvement, euh n'était pas euh soutenu, on l'a vu dans les études d'opinion euh ces derniers euh ces derniers jours par une majorité de Français, euh courte mais ça reste une majorité de de Français et la la essayer de comprendre en fait ce qu'il se passe, à mon sens, c'est la première mission aujourd'hui de responsable politique, de médiateur. C'est c'est comme ça qu'on appelle, c'est des médiations les partis politiques. Donc ils essaient de comprendre ce ce qu'il se passe. Je pense pas qu'on puisse parler ni de d'instigateur. D'ailleurs, marrant, Sébastien Le Cornu a pas dit que tout ça c'était de la faute de la France insoumise et de ses proxies comme il l'avait pu le dire à propos du mouvement d'Élisabeth. Ah, c'est Marine Le Pen qui le dit que tout ça c'est la faute de la

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France insoumise. Ça c'est intéressant. Et euh voilà, OK, d'accord. Ça c'est ça c'est déplacé dans le spectre politique, ce n'est plus le gouvernement mais c'est l'extrême droite qui qui le raconte. Tout ça, à mon avis, est complètement faux. D'ailleurs, je pense que la grille de lecture marxiste de ce qui est en train de se passer, tout à l'heure en rigolant, Jean-Sébastien Ferjou m'a dit "Ah non, mais c'est c'est il y a pas que des prolétaires." Il y a pas que des prolétaires. Qu'est-ce que vous voulez dire par lecture ? Bah, je je pense que on est la la question de la nature de ce soulèvement dépasse largement une grille de lecture de classe contre classe et j'irai même plus loin, il y a pas que des gens de gauche en fait qui sont mobilisés. Il y a, comme pour les gilets

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jaunes, c'est pas un mouvement de de gauchistes, d'ultra-gauche ou quoi que ce soit. C'est beaucoup plus large que ça. C'est un mouvement et c'est pour ça que je tiens à parler de peuple. C'est d'ailleurs dans notre constitution, donc c'est dans l'histoire en fait de notre République, la notion de peuple, elle est très importante. Je pense que là, ce qu'on voit, c'est un peuple vivant, c'est un peuple qui dit "Nous sommes politiques." C'est un peuple oui, qui qui déborde, oui, qui peut être violent. Que C'est pour ça que moi je ne sépare pas en fait ceux qui pratiquent la violence de ceux qui mobilisent sans en en la refusant. En fait, tout ça font partie d'un même tout, d'une même unité qui s'appelle le peuple. Je crois que Jean-Luc Mélenchon n'est pas de votre avis. Je vois le un tweet

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Jean-Luc Mélenchon n'est pas de votre avis justement parce que lui il considère que tout est de la faute du préfet de police et que c'est le préfet de police qui a oublié de sécuriser ou qui a oublié de sécuriser les parcours et qu'il a d'ailleurs oublié de sécuriser le l'Élysée. Il dit "Face à ce genre d'amateurs facilitant le désordre, l'immense majorité du peuple venu massivement dans la rue pour crier ses revendications rester pacifique et déterminer les gens rétablissez notre image partager vos photos pancarte full champ les réseaux sont plus forts que les médias donc il dit bien que ceux qui sont en train de se livrer à la violence là pour lui ça n'est pas le peuple. Lui ce qu'il veut c'est raconter une histoire et je comprends c'est en fait il veut raconter la même histoire que la

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mienne. Moi ce que je veux dire nous en fait il veut raconter l'histoire d'un peuple qui se soulève, d'un peuple qui vit, d'un peuple qui est joyeux, d'un peuple qui a des revendications des lieux de pouvoir saccager une préfecture brûler des mairies comme c'est aussi le cas à Limoges on l'apprend ça ne relève ni de la joie ni de la révolte ni de la revendication politique il y a des élections Sébastien ouvre un livre d'histoire c'est le cas depuis genre à peu près le début de la République en fait que genre beaucoup de progrès beaucoup d'avancées beaucoup de conquêtes sociales se sont fait aussi par le truchement de de la violence.