Une journée en immersion chez les sapeurs-pompiers | Laurent Wauquiez
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:12Invité politiqueFait
« les sapeurs-pompiers sont gérés par les départements départements de Seine-et-Marne extrêmement actif très bien géré un service public auquel on donne les moyens de sapeurs-pompiers et c'est la première chose qui m'a marqué aujourd'hui quand vous allez sur des services publics gérés par l'État depuis Paris ça marche plus »
- 2:48Invité politiqueFait
« on était mercredi et il y avait les JSP les JSP vous connaissez pas forcément c'est les jeunes sapeurs-pompiers dans une caserne dans un certain nombre de casernes dans notre pays il y a des classes où déjà ça dépend de l'âge à partir duquel il commence peuvent apprendre et se former au métier de sapeur-pompier »
- 4:11Invité politiqueChiffre
« leur obsession c'est d'arriver à répondre à votre appel en moins de 15 secondes 15 secondes de taux de décroché dans quel service aujourd'hui en France quand vous appelez vous tombez en moins de 15 secondes sur quelqu'un qui vous répond bah ça marche encore chez les sapeurs-pompiers »
- 6:19Invité politiqueFait
« on a emmené aussi cette étudiante aux urgences alors que elle elle en avait pas besoin et ça c'est un de nos problèmes c'est que tout ce petit monde arrive aux urgences avec une étudiante qui elle en avait vraiment besoin et une autre qui en avait pas besoin »
- 6:57Invité politiqueChiffre
« les urgences étaient submergés que dans le même temps dans la salle d'attente il y avait des gens qui allaient parfois attendre jusqu'à 15 à 20h15 à 20h avant d'être pris en charge »
- 10:25Invité politiqueFait
« il y avait là tout le résumé de ce qu'est le problème de notre pays c'est que dans notre pays maintenant c'est plus les gens qui sont sur le terrain auquel on fait confiance et les gens dans les bureaux qui décident et ça ça peut pas fonctionner »
- 12:25Invité politiqueFait
« quand les sapeurs-pompiers interviennent pour éteindre un incendie peuvent se faire attaquer ce qu'il faut et pour eux c'est incompréhensible »
Temps de parole
- Laurent Wauquiez100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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d'abord meilleurs vœux à tout le monde et avec ce début d'année j'avais envie de reprendre les vidéos qu'on avait faites notamment sur la fin d'année prenant des thèmes et vous expliquant ce qui me marque détaillant parfois des sujets ou vous parlant d'expérience qui moi ont pu marquer dernièrement vous le savez peut-être ces temps-ci j'aime bien faire des journées d'immersion ou pendant un jour complet je prends le temps de me poser quelque part de discuter avec les gens de terrain de prendre le temps de l'écoute pour mieux comprendre parce que leur travail au quotidien ce qui marche qui ne marche pas je le fais seul son média 100 personnes sans être accompagné pour que justement le dialogue puisse être très direct et la semaine dernière je me suis rendu dans un service de sapeur-pompiers d'abord parce que c'est un univers que j'adore c'est des gens pour lequel j'ai le plus grand respect et ensuite parce que je voulais le prendre le temps sur une journée de voir leur travail et de mieux comprendre ce qu'est leur réalité quotidienne on était en Seine-et-Marne à côté de Melun c'est une agglomération assez populaire on est à peu près une demi-heure en RER de Paris parfois avec des quartiers très communautarisés où il peut y avoir pas mal de difficultés et donc sur ce 10 de Seine-et-Marne accueilli d'abord et je tenais à le dire par des équipes de sapeurs-pompiers qui sont souvent des gens qui sont issus durant qui ont commencé leur premier travaux comme sapeurs-pompiers à la base et puis qui petit à petit on montait les échelons le contrôleur général là-bas et quelqu'un n'a absolument admirable très proche de ses équipes et qui défonce modèle de sapeurs-pompiers qui ont conquis leur galon au fur et à mesure j'ai été accompagné par l'un d'entre eux un commandant qui a commencé à la base à peine avec le bac et quelqu'un qui a pas oublié la fibre du terrain et ça j'ai adoré parce que j'aime ces profils et je trouve que parfois dans notre pays moi qui ai fait beaucoup d'études je trouve qu'on valorise pas suffisamment les gens qui ont appris directement et là c'était une équipe qui était structurée par ça ensuite direction la caserne la caserne de Melun une des trois casernes de Melun et la première chose qui frappe c'était la qualité des équipements je voudrais juste m'arrêter deux secondes dessus les sapeurs-pompiers sont gérés par les départements départements de Seine-et-Marne extrêmement actif très bien géré un service public auquel on donne les moyens de sapeurs-pompiers et c'est la première chose qui m'a marqué aujourd'hui quand vous allez sur des services publics gérés par l'État depuis Paris ça marche plus on a souvent des structures qui sont en très mauvais état je pense à des commissariats qui sont en situation indigne je pense à des hôpitaux qui sont parfois en état de délabrement préoccupant ce qu'on voit pour moi c'est très fort en termes de conviction vous le savez quand c'est tout gérer depuis Paris ça ne marche pas quand on laisse le terrain fonctionner qu'on laisse les collectivités locales ça marche et là très clairement c'était des beaux équipements avec une caserne dont les pompiers étaient fiers ensuite ça m'a beaucoup touché on était mercredi et il y avait les JSP les JSP vous connaissez pas forcément c'est les jeunes sapeurs-pompiers dans une caserne dans un certain nombre de casernes dans notre pays il y a des classes où déjà ça dépend de l'âge à partir duquel il commence peuvent apprendre et se former au métier de sapeur-pompier et surtout ce qui est extraordinaire c'est que c'est une école de vie on leur apprend à s'engager on leur apprend des valeurs ils m'ont cité pêle-mêle les étudiants qui étaient là c'était des jeunes parfois collégiens parfois lycéen le travail l'effort la discipline le sens de l'équipe la générosité l'attention aux autres et j'ai trouvé ça très beau parce que on s'est tellement habitué dans notre pays il y a plus transmettre de valeur à trouver que c'est un gros mot que pour moi c'était très fort de voir au contraire ces jeunes qui étaient en tenue qui était là qui donnaient de leur temps pour les autres qui étaient passionnés et auxquels on transmettait des valeurs le petit point aussi qui m'a marqué c'est que le pompier qui supervisait les équipes m'a dit la première chose qu'on leur demande c'est qu'il faut que leur bulletin scolaire soit bon on leur demande pas d'être des génies il faut qu'ils travaillent et on ne veut pas que la passion des pompiers prenne le pas sur le résultat scolaire ça je trouvais ça très beau c'était très bien qui est sous réflexe de leur dire ok vous voulez être pompier ça c'est la récompense mais nous on veut que vous soyez aussi des élèves modèles et engagés ensuite avant de partir sur le terrain ils ont voulu m'amener dans le centre d'appel qui est géré par les sapeurs-pompiers donc bah quand vous composez le numéro d'urgence ce sont dans ces centres d'appels que vous tombez leur obsession c'est d'arriver à répondre à votre appel en moins de 15 secondes 15 secondes de taux de décroché dans quel service aujourd'hui en France quand vous appelez vous tombez en moins de 15 secondes sur quelqu'un qui vous répond bah ça marche encore chez les sapeurs-pompiers qui est peut-être un des derniers services publics qui fonctionnent et qui est encore opérationnel et puis bah après avoir échangé et avoir vu la structure de ce centre d'appel des parts sur le terrain avec une alerte donnée dans un lycée ou une élève était prise de convulsion réactivité immédiate des sapeurs-pompiers avec une équipe à la fois volontaire et professionnelle qui se rend sur les lieux et là il faut se mettre dans la tête de nos sapeurs-pompiers ils peuvent être amenés intervenir sur un incendie ils peuvent être amenés à intervenir sur une menace d'effondrement ils peuvent être amenés à intervenir sur un accident routier ils peuvent être amenés intervenir sur de la santé ils partent et les compétences qui vont être amenées à mobiliser sont totalement différentes à chaque fois et j'ai été bluffé par leur professionnalisme c'était quand même une situation assez impressionnante avec une étudiante qui avait une crise de convulsion et l'équipe qui était là faisait preuve de sang-froid de calme de compétences médicales et d'accompagnement tout à fait remarquable ils ont réussi à intervenir ça c'est bien passé les équipes du Samu sont arrivées également c'est pas toujours facile d'arriver à faire travailler les deux ensemble et globalement l'étudiante a été prise en charge juste une petite parenthèse il y avait au même moment sur le site du lycée une autre étudiante qui elle a juste été pris d'un petit vertige diagnostic évident elle n'avait absolument aucun besoin d'être transmise aux urgences sauf que dans notre pays plus personne n'assume et que juridiquement dès que il s'agit d'un petit malaise tout le monde prend le parapluie et donc les services de l'hôpital d'Isola au secours s'il se passe quelque chose c'est trop dangereux le service du lycée voulait pas prendre la responsabilité et donc on a emmené aussi cette étudiante aux urgences alors que elle elle en avait pas besoin et ça c'est un de nos problèmes c'est que tout ce petit monde arrive aux urgences avec une étudiante qui elle en avait vraiment besoin et une autre qui en avait pas besoin et là on tombe sur l'absurdité de ce qui est malheureusement devenu aujourd'hui l'état de notre hôpital alors que les sapeurs-pompiers s'étaient battus pour décrocher l'appel vite qu'ensuite ils interviennent dans toute rapidité qu'ils emmènent leur patiente le plus vite possible à l'hôpital on était prêt ensuite dans une file d'attente où on a perdu quasiment une heure avant que la patiente puisse juste être accueillie par une infirmière d'accueil d'orientation parce que les urgences étaient submergés que dans le même temps dans la salle d'attente il y avait des gens qui allaient parfois attendre jusqu'à 15 à 20h15 à 20h avant d'être pris en charge et ça pour les pompiers c'était que c'est à dire de se dire nous on essaie de gérer l'urgence on amène les patients dans les délais les plus courts mais quand on arrive à l'hôpital parce que le service d'urgence est submergé bah en fait tout le travail qu'on a fait sert plus à rien et là j'ai voyais vraiment très simplement cette réalité qu'on connaît les uns les autres quand on est amené à pousser la porte d'un service d'urgence des très très très très grande situation de de crise de l'hôpital français à travers ses urgences ensuite ce que m'ont aussi dit les pompiers c'est que pour eux malheureusement ils étaient parfois appelés par des gens qui en avaient vraiment besoin et parfois par des gens où ça n'avait pas de sens parfois des gens qui appellent les paupières disant j'ai une migraine parfois des gens qui appellent les pompiers qui disent j'ai une diarrhée et le problème c'est qu'au milieu de tout ça il peut y avoir quelqu'un qui a un accident cardiaque et qui lui en a vraiment besoin donc important toujours de faire passer ce message auquel je suis très attaché faut qu'on lutte contre les abus qui empêchent ensuite nos services publics de rendre les services aux gens qui en ont vraiment besoin retour ensuite à la caserne et là on était à peine arrivé qu'il y a un deuxième appel sur un incendie dans un immeuble d'habitation pour le coup une intervention très technique une voiture dans un parking souterrain qui avait pris feu immédiatement beaucoup de fumées toxiques dansaient également de contamination dans l'ensemble de l'immeuble et là les équipes de sapeurs-pompiers devaient intervenir dans des conditions de technicité avec des tenues totalement hermétiques dans un sous-sol où il y avait aucune visibilité pour aller éteindre l'incendie le plus rapidement possible et je vais vous dire le professionnelisme de ces femmes et de ses hommes force le respect et la qualité d'intervention que j'ai vu en moins de 20 minutes le sujet a été réglé et vraiment c'était du travail de pro ensuite on est rentré à la caserne le temps d'échanger un peu avec les uns et les autres sur ce qui est aussi leur vie quotidienne nouvelle appel là on commençait déjà à être en soirée assez avancer sur un immeuble d'habitation dans un quartier difficile passer d'ailleurs à côté d'une gare ou au cours du mois dernier il y avait eu trois attaques au couteau inutile de vous dire que on voyait aussi tout ce qui est la dégradation d'un certain nombre de nos quartiers de nos villes dans lesquels la sécurité n'est plus tenue et ou malheureusement c'est des bandes qui tiennent les quartiers et donc on arrive dans cette image où il y avait un problème de rythme cardiaque et là donc c'était là aussi une une jeune femme qui devait avoir 20 ans avec ses parents et sa maman notamment qui nous dit mais moi j'ai pas de médecin référent donc on sait pas comment être accompagné alors elle lui arrive de faire des crises cardiaques mais comment est-ce que on peut être suivi sur la durée l'équipe des pompiers étaient là l'équipe du Samu est arrivé aussi là aussi et encore on sent parfois frottement avec je trouve pas toujours suffisamment de respect pour le travail qui est mené par nos pompiers et puis ils sont intervenus ils ont diagnostiqué le fait que l'alerte était importante et qu'il fallait faire un transfert médical et est arrivé cette scène que j'ai trouvée surréaliste ou la médecin qui était sur le terrain qui pourtant était face à la patiente qui donc avait l'expertise a été obligé de négocier pendant une demi-heure avec un service de régulation à l'hôpital qui discutait sur l'opportunité ou non de transférer cette patiente que eux ne voyaient pas et pour moi il y avait là tout le résumé de ce qu'est le problème de notre pays c'est que dans notre pays maintenant c'est plus les gens qui sont sur le terrain auquel on fait confiance et les gens dans les bureaux qui décident et ça ça peut pas fonctionner ça peut pas marcher parce que pendant que la gamine avait son alerte cardiaque ben on perdait du temps en discussion avec quelqu'un qui juste n'était pas face à la personne alors bien sûr il faut de la régulation bien sûr il faut des règles mais à force d'avoir mis toutes ces règles de plus faire confiance à ceux qui font le travail concrètement dans les écarts et on perd le sens et ça c'était vraiment le message qu'on voulut me faire passer les sapeurs-pompiers retour après à la caserne et il faut imaginer que en fait eux ils allaient prolonger la nuit on était déjà 23 heures mais ils allaient rentrer dans la Garde de Nuit qui allait les amener jusqu'au matin dans une garde de nuit où à n'importe quel moment ils peuvent être alertés partir sur une intervention et n'importe laquelle de ces interventions peut tout d'un coup tourner au drame sur un secteur ou il y a des interventions qui sont parfois lourdes on a la scène qui passe à côté et avec notamment des accidents dans la scène qui peuvent être extrêmement dangereux ils ont d'ailleurs des équipes de plongeurs et ça c'est ces hommes et ces femmes qui veillent sur nous et si je dois retenir quelques éléments de cette visite c'est avec les échanges qu'on a pu avoir avec eux notamment ou à la fin on a partagé un petit moment pour échanger sur la façon dont il voyait les choses c'est d'abord un ça marche c'est un service public qui fonctionne et c'est encore un de nos services publics dans notre pays ou on voit malheureusement de plus en plus les difficultés et l'effondrement des services publics là ça marche nous sapeurs-pompiers ça marche et on peut en être fier la deuxième chose sur laquelle ils ont voulu insister c'est aussi les incivilités auxquelisseurs ça moi ça ça me semble incompréhensible parfois quand ils arrivent dans certains quartiers ils se font cracher dessus ils sont injurier ils se font parfois même attaqués on n'était pas dans un secteur où ils ont besoin encore d'être accompagné pour intervenir par des policiers ou des gendarmes mais malheureusement dans notre pays dans certains endroits et ça je le sais y compris sur ma région sur la métropole de Lyon quand les sapeurs-pompiers interviennent pour éteindre un incendie peuvent se faire attaquer ce qu'il faut et pour eux c'est incompréhensible et je leur ai promis d'en parler parce qu'on doit pas laisser ça s'installer un service public qui marche et qui se fait attaquer par les gens qu'on vient sauver ça ne juge pas de sens et puis la troisième chose qui était un peu ce cri à l'aide qui pousse c'est de grâce gardons dans le bon sens attention à ce que l'on utilise les pompiers quand il y a vraiment de l'urgence et pas pour des petits cas attention à ce que les règles administratives qu'on pondent n'aboutissent pas et querée attention à faire confiance à nos acteurs de terrain et ça pour moi c'est le dénominateur commun sur toute l'organisation de notre pays dans les lycées il faut faire confiance aux professeurs à l'hôpital faut faire confiance aux médecins aux infirmières aux aides soignants dans la sécurité incendie il faut faire confiance à nos pompiers et dans notre pays à force de mettre des règles administratives on écure ça si on veut oxygéner repère mettre à nos services publics de retrouver du sens il faut faire confiance à ceux qui le font vivre par leur engagement au quotidien donc voilà un message d'optimisme plutôt cette fierté que je voulais partager avec vous de femmes et d'hommes super professionnelle très engagée qui ont la passion de ce qu'ils font et qui veulent juste qu'on les utilise pas pour rien et que leur métier perdent pas sa signification je pense que c'est ce qu'on leur doit
Laurent Wauquiez