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InterviewRTL (sur YouTube)· 11 octobre 2026 50 minContradictoireFond programmatiqueÉducation & rechercheBudget & impôtsRetraitesÉconomie & entreprises

Le Grand Jury de Jean-Michel Blanquer et David Amiel (intégrale)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 28 %Défensif 13 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 86 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:58OuverteRéponse directe

    Y a-t-il un peu d'argent pour répondre aux crises ?

  • 1:35OuverteRéponse directe

    Y a-t-il de l'argent pour répondre à leurs revendications cette année et l'année prochaine ?

  • 2:38RelanceRéponse directe

    Est-ce que c'est vraiment de l'argent en plus ?

  • 4:09OuverteRéponse partielle

    Sur quel autre ministère il faudrait prendre l'argent ?

  • 6:15OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous comprenez l'angoisse de ces jeunes qui manifestent ?

  • 7:08OuverteRéponse directe

    Qu'on arrive à un tel mouvement et que le second quinquennat se termine ainsi, ce n'est pas un constat d'échec ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:54Invité politiqueFait
    « 'est précisément la raison pour laquelle il faut pouvoir faire des économies, pour justement pouvoir dégager les financements qui sont nécessaires, à la fois pour répondre aux crises, on avait évoqué certaines, et puis pour pouvoir répondre à la jeunesse. »
  • 2:02Invité politiqueFait
    « Et dans le budget que nous présentons, dans le texte initial, après la défense, le budget qui augmente le plus, c'est celui de l'éducation nationale. »
  • 2:28Invité politiqueChiffre
    « Tout à fait, c'est 1,2 milliard avec les pensions de retraite, et ce qui est très important, c'est que c'est 1,1 milliard d'euros en plus, hors pension de retraite. »
  • 3:20Invité politiqueChiffre
    « J'évoquais la question des accompagnants d'élèves en situation de handicap, d'une part, et c'est très important, parce que quand on regarde les dix dernières années, on a multiplié par près de deux le nombre d'élèves en situation de handicap accueillis à l'école. »
  • 4:45Invité politiqueFait
    « C'est précisément cette machine infernale-là. C'est que depuis 50 ans, 80% de l'augmentation de la dépense publique, elle n'est pas allée vers l'école, elle n'est pas allée vers la jeunesse, elle n'est pas allée vers les investissements dans l'avenir, elle est allée vers les retraites et vers la santé. »
  • 5:26Invité politiqueFait
    « Le gouvernement propose un effort proportionné pour les retraités, puisqu'il propose que les retraités prennent à peu près 10% de l'effort budgétaire qui est proposé, alors qu'ils représentent 25% de la population française, précisément pour que ça ne retombe pas ensuite sur les jeunes. »
  • 7:39Invité politiqueFait
    « Le taux d'emploi des jeunes a beaucoup augmenté depuis 2017. »
  • 7:41Invité politiqueChiffre
    « Le nombre d'apprentis a été multiplié par 3. »
  • 9:22Invité politiqueFait
    « Le gouvernement, à la suite de l'accord international qui a été obtenu par le président de la République, fixe cette cible de 10 millions de barils, parce que c'est ce qui permet de soulager le pouvoir d'achat des Français tout de suite. »
  • 10:56Invité politiqueChiffre
    « Ça va concerner plus de 5 millions et demi de personnes. »
  • 11:08Invité politiqueFait
    « Les Allemands, ils font une mesure fiscale générale, mais qui ne correspond qu'à 17 centimes par litre. Donc on fait plus de deux fois plus, mais c'est vrai en ciblant vers ceux qui en ont le plus besoin. »
  • 12:07Invité politiqueChiffre
    « Vous avez bien donné le chiffrage provisoire que nous avons aujourd'hui. Il sera un minima de 30 millions d'euros, mais évidemment, le travail se poursuit. »
  • 12:24Invité politiqueFait
    « Il y a deux piliers dans notre réponse à la crise agricole. Il y a d'abord les aides d'urgence, celles que vous avez évoquées. »
  • 12:58Invité politiqueChiffre
    « On estime que ça nous a coûté à minima 0,1 point de croissance. »
  • 15:47InvitéChiffre
    « On parlait effectivement d'une charge de la dette à hauteur de 91 milliards d'euros l'année prochaine, juste pour rembourser les intérêts. »
  • 16:05InvitéChiffre
    « L'État prévoit l'an prochain, pour se refinancer, d'émettre 340 milliards d'obligations. C'était 310 milliards l'année dernière. »
  • 23:03Invité politiqueFait
    « Non, moi, je crois que le compromis, il doit d'abord pouvoir être travaillé. »
  • 23:50Invité politiqueFait
    « Un rapport de l'Inspection Générale des Finances indépendant est en ligne, un avis du Conseil d'État là aussi indépendant est en ligne et documente l'impact désastreux que ça aurait. »
  • 26:05Invité politiqueFait
    « Ils nous disent dès l'année prochaine 11 milliards d'euros d'économies sur l'Union Européenne. Ça nécessite l'unanimité des États membres pour pouvoir le faire. »
  • 26:16Invité politiqueChiffre
    « Ils nous proposent ensuite 3 milliards d'euros d'économies sur les retraites dès 2027. »
  • 26:27Invité politiqueFait
    « Sur les 78 milliards d'euros d'économies proposées par le Rassemblement National, il y en a près de 70 qui sont ou bien contraires à la Constitution et aux traités européens internationaux ou bien qui sont très largement surévalués ou bien qui sont carrément imaginaires. »
  • 27:20Invité politiqueFait
    « J'observe que ceux que vous évoquez se sont opposés systématiquement à toutes les mesures d'économie budgétaire. »
  • 27:32Invité politiqueFait
    « Emmanuel Macron a fait campagne en 2022 en annonçant son intention de faire une réforme des retraites. C'est pas rien. C'est le premier président de la République à le faire. »
  • 27:33Invité politiqueFait
    « C'est le premier président de la République à le faire. »
  • 27:43Invité politiqueFait
    « Emmanuel Macron l'avait dit dans sa campagne électorale. »
  • 28:06Invité politiqueChiffre
    « Il propose 3 milliards d'économie sur les retraites alors qu'il propose dans le même mouvement de baisser l'âge auquel on partira. »

Temps de parole

  • David Amiel38 %
  • Invité politique34 %
  • Présentateur19 %
  • ?3 %
  • Invité3 %

≈ 16,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:11
Présentateur

Présenté par Olivier Bost.

0:13
Locuteur

Bonjour

0:14
Présentateur

à tous, bienvenue dans ce Grand Jury. Nous sommes en direct sur RTL et nous sommes en direct sur Public Sénat. Un Grand Jury spécial avec deux invités aujourd'hui. Avec à la une bien sûr la crise lycéenne, mais aussi la crise budgétaire, la détresse agricole et la flambée de l'énergie. Notre premier invité, David Daniel, ministre des Comptes Publics. Notre second invité est Jean-Michel Blanquer, ministre de l'éducation pendant le premier quinquennat d'Emmanuel Macron. Parcoursup, la réforme du bac, les horaires de cours, c'est lui. Que répond-il aujourd'hui aux lycéens qui manifestent ? Le pays laisse aussi à la jeunesse une dette colossale. Bonjour David Daniel. Bonjour.

Vous êtes ministre du budget. Y a-t-il un peu d'argent pour répondre aux crises ? Comment le budget 2027 qui arrive dans l'hémicycle à l'Assemblée nationale a-t-il une chance d'être adopté ? Bienvenue dans cette première partie du Grand Jury, David Amiel.

1:11
Locuteur

A

1:12
Présentateur

mes côtés pour vous interroger aujourd'hui Stéphane Duguay de Public Sénat et Stéphane Vernet de Ouest France. Bonjour.

1:19
Locuteur

Le

1:19
Présentateur

Grand Jury sur le terrain.

1:22
Locuteur

Et

1:22
Présentateur

sur le terrain, cette semaine, nous avons vu des jeunes, des violences, des revendications aussi. Alors avant de parler, David Amiel, de votre perception de cette mobilisation et d'une manière plus large d'ailleurs de la jeunesse et de ses angoisses pour l'avenir, question très directe, y a-t-il de l'argent pour répondre à leurs revendications cette année et l'année prochaine ?

1:43
Locuteur

C

1:44
David Amiel

'est précisément la raison pour laquelle il faut pouvoir faire des économies, pour justement pouvoir dégager les financements qui sont nécessaires, à la fois pour répondre aux crises, on avait évoqué certaines, et puis pour pouvoir répondre à la jeunesse. Et dans le budget que nous présentons, dans le texte initial, après la défense, le budget qui augmente le plus, c'est celui de l'éducation nationale. Malgré que le nombre d'élèves diminue, et ça permettra de recruter près de 2000 accompagnants d'élèves en situation de handicap et d'infirmières scolaires,

2:11
Locuteur

d

2:11
David Amiel

'accompagnants de manière plus générale à l'école. C'est aussi ce qui permet évidemment du côté de

2:15
Locuteur

l

2:15
David Amiel

'enseignement supérieur et la recherche de pouvoir poursuivre les repas à 1 euro, et ce qui permet de réduire le nombre d'élèves par classe. Pour donner un chiffre

2:22
Locuteur

sans

2:22
David Amiel

en

2:22
Locuteur

donner

2:23
Présentateur

trop, le budget de l'éducation nationale va augmenter d'1,2 milliard, c'est ce qui est inscrit dans le budget de

2:27
Locuteur

l

2:27
Présentateur

'année prochaine.

2:28
David Amiel

Tout à fait, c'est 1,2 milliard avec les pensions de retraite, et ce qui est très important, c'est que c'est 1,1 milliard d'euros en plus, hors pension de

2:35
Locuteur

retraite.

2:35
David Amiel

Est

2:35
Présentateur

-ce que c'est vraiment de l'argent en plus ? Parce qu'à euro constant, finalement, c'est une augmentation classique d'un budget du ministère,

2:44
David Amiel

non ? D'abord,

2:46
Locuteur

ça

2:46
David Amiel

n'a rien de classique de choisir comme priorité absolue, après la défense. Parce que les

2:51
Locuteur

autres ministères, il faut le dire, leur budget

2:54
David Amiel

est gelé.

2:55
Présentateur

Justement. Là, ce n

2:56
Locuteur

'est

2:56
Présentateur

pas un gel, mais c'est juste un suivi

2:57
Locuteur

de l'inflation. Dans une

2:59
David Amiel

période d'ajustement budgétaire important, et on aura l'occasion d'ailleurs d'y revenir, y compris pour pouvoir ne pas léguer à la jeunesse une dette insoutenable, ben oui, on fait le choix de pouvoir

3:08
Locuteur

préserver... Est-ce que ça veut dire des

3:09
Présentateur

moyens en plus ou pas ? 1,2 milliard, ou est-ce que sur la masse, finalement, c'est relativement peu ?

3:15
David Amiel

Oui, c'est ce que j'évoquais à l'instant, c'est ce qui permet de recruter 2000 personnels supplémentaires. J'évoquais la question des accompagnants d'élèves en situation de handicap, d'une part, et c'est très important, parce que quand on regarde les dix dernières années, on a multiplié par près de deux le nombre d'élèves en situation de handicap accueillis

3:32
Locuteur

à l'école. Oui, mais

3:33
Présentateur

il y a des professeurs en plus, justement, pour ces accompagnements du handicap, et parallèlement, il

3:38
Locuteur

y

3:38
Présentateur

a des professeurs en moins. Je veux dire, le delta n'est pas positif.

3:42
David Amiel

Non, pour les accompagnants d'élèves en situation de handicap, qui ne

3:45
Locuteur

sont

3:45
David Amiel

pas des enseignants, qui sont des accompagnants qui permettent ensuite d'organiser les

3:49
Locuteur

classes supplémentaires.

3:49
David Amiel

Mais le nombre d'enseignants

3:49
Locuteur

baisse par ailleurs.

3:50
David Amiel

Il y

3:50
Locuteur

a

3:50
David Amiel

des recrutements d'infirmières scolaires, des recrutements... Oui,

3:53
Locuteur

mais le

3:54
David Amiel

nombre d'enseignants baisse par ailleurs. Le nombre d'enseignants baisse beaucoup moins que le nombre d'élèves. C'est ce qui permet d'augmenter le nombre d'enseignants par élève. Stéphane Vernet.

4:03
Invité

Edouard Geffray, le ministre de l'Éducation nationale, laisse entendre qu'il pourrait y avoir une augmentation du budget de son ministère l'année prochaine. Si tel était le cas, sur quel autre ministère il faudrait prendre ? Où est-ce que vous trouveriez l'argent

4:14
Locuteur

? Je

4:15
David Amiel

crois d'abord qu'on a un choix collectif à faire. Et moi, j'ai été très frappé cette semaine par une hypocrisie collective. J'ai vu les mêmes partis politiques qui allaient sur les plateaux de télévision pour soutenir la jeunesse, qui parfois allaient dans les manifestations avec des banderoles et des pancartes, qui, au même moment, votaient à l'Assemblée nationale contre toutes les mesures qui permettent de réduire la dette, qui permettent d'investir dans l'avenir, et qui s'opposaient en particulier à toutes les mesures qui concernaient, par exemple, les retraités. Or,

4:43
Locuteur

qu

4:43
David Amiel

'est-ce qui se passe depuis 50 ans

4:45
Locuteur

?

4:45
David Amiel

C'est précisément cette machine infernale-là. C'est que depuis 50 ans, 80% de l'augmentation de la dépense publique, elle n'est pas allée vers l'école, elle n'est pas allée vers la jeunesse, elle n'est pas allée vers les investissements dans l'avenir, elle est allée vers les retraites et vers la santé. Et on sait très bien pourquoi il y a cette hypocrisie collective. Parce que les enfants et les adolescents, ils ne votent pas. Parce que les jeunes, ils votent peu. Et parce que les retraités votent beaucoup. Et donc il y a beaucoup de partis politiques qui n'ont pas le courage de

5:12
Locuteur

dire les choses. On appelle la

5:12
Présentateur

gérontocratie, c'est ça

5:13
Locuteur

?

5:15
David Amiel

Chacun donne le nom qu'il veut. Moi, je lui donne surtout le nom de la lâcheté collective. Parce que la jeunesse, c'est toujours la variable d'ajustement de nos hypocrisies et de nos lâchetés. Le gouvernement propose un effort proportionné pour les retraités, puisqu'il propose que les retraités prennent à peu près 10% de l'effort budgétaire qui est proposé, alors qu'ils représentent 25% de la population française, précisément pour que ça ne retombe pas ensuite sur les jeunes. Et je crois que là, il faut que chacun puisse maintenant agir et penser en cohérence. Vous n'y voyez pas une

5:42
Présentateur

forme d'égoïsme générationnel

5:44
Locuteur

? Je

5:45
David Amiel

crois surtout que c'est la lâcheté des partis politiques. Parce que moi, je vois beaucoup de retraités qui sont prêts à prendre leur part dans le redressement des finances publiques. À commencer, évidemment, par le fait que cet effort doit être réparti de manière juste. Et nous ne demandons pas des efforts en stigmatisant les retraités. Mais effectivement, nous demandons au retraité des efforts parmi l'ensemble des efforts que nous demandons à la population française. Je crois en revanche que les partis politiques n'ont pas le courage de dire la vérité, en tout cas beaucoup d'entre eux. Stéphane Duguay.

6:12
Invité

Une question sur votre perception de ce mouvement, David Damiel. Vous avez 33 ans. Est-ce que vous comprenez l'angoisse de ces jeunes qui manifestent

6:19
David Amiel

? Oui, bien sûr. Et je pense qu'il faut non seulement la comprendre, il faut l'entendre, et il faut pouvoir y répondre. Quand on regarde

6:24
Locuteur

la

6:25
David Amiel

génération

6:26
Locuteur

que

6:27
David Amiel

nous évoquons, la génération des lycéens d'aujourd'hui, c'est une génération qui aura connu la crise sanitaire

6:31
Locuteur

pendant

6:32
David Amiel

qu'elle était à l'école, peut-être au début du collège. Le Covid. C'est une génération. Tout à fait, le Covid. C'est une génération qui connaît maintenant le bouleversement de l'intelligence artificielle, qui va complètement rebattre les cartes du marché du travail, alors même qu'elle va se lancer dans les études supérieures et qu'elle va chercher à avoir un premier emploi. C'est une génération qui se demande si elle aura un système de retraite. On en parlait à l'instant. C'est une génération qui va être aux premières loges du dérèglement climatique. Donc bien sûr que je comprends cette angoisse, qu'il va d'ailleurs bien au-delà des manifestations que nous voyons aujourd'hui.

7:03
Invité

La jeunesse, c'était une grande priorité d'Emmanuel Macron, président de la République, de son premier, de son second quinquennat. Qu'on arrive à un tel mouvement et que le second quinquennat d'Emmanuel Macron se termine sur ce mouvement, ce n

7:13
Locuteur

'est

7:13
Invité

pas un constat d'échec

7:15
Locuteur

? Non

7:16
David Amiel

mais beaucoup de choses ont été faites depuis 10 ans.

7:18
Locuteur

Le

7:18
David Amiel

taux d'emploi, par exemple, des jeunes... Quelque chose qui ne marche pas. Le taux d'emploi des jeunes a beaucoup augmenté. Depuis 2017.

7:26
Locuteur

Aujourd

7:27
Présentateur

'hui,

7:27
Locuteur

il

7:27
Présentateur

y a quand même le taux de chômage chez les jeunes, de moins de 25 ans, et de 20%, plus de 20% même.

7:33
David Amiel

Est-ce que c'est suffisant ? A l'évidence, non. Mais est-ce que ça s'est amélioré depuis 10 ans, le taux d'emploi des jeunes ? Oui. D'ailleurs, c'est aussi dû aux réformes qu'on a eues en matière d'apprentissage. Le nombre d'apprentis a été multiplié par 3. C'est aussi une voie vers à la fois l'insertion professionnelle,

7:45
Locuteur

et ça permet à beaucoup de jeunes... Mais avec un jeune sur 5 qui n'a pas de travail. D'accord, parce

7:48
David Amiel

que ça permet à beaucoup de jeunes, des classes populaires aussi, de pouvoir poursuivre des études supérieures. On évoquait les élèves en situation de handicap. Ils sont près de deux fois plus nombreux à pouvoir désormais être accueillis à l'école. La taille des classes a été réduite. Mais oui, il reste évidemment encore beaucoup à faire. Mais pour ça, il faut aussi avoir le courage de faire un certain nombre de choix budgétaires. Et c'est ceux que j'évoquais à l'instant. Et moi, je crois que dans tous les choix que nous faisons, ils doivent être faits d'abord pour la jeunesse et pour l'avenir du pays.

8:15
Présentateur

Dans les autres crises du moment, David Amiel, il y a les prix de l'énergie. Sébastien Lecornu a annoncé cette semaine un déblocage des réserves stratégiques de gasoil pour faire baisser les prix et le versement des aides au carburant dès le mois de janvier. Deux questions. Est-ce qu'il faudra, dès l'année prochaine, reconstituer les stocks ? Et quel coût ça a ? Parce que si on fait le calcul 10 millions de barils libérés, au prix du baril aujourd'hui, ça fait quand même un milliard d'euros.

8:40
David Amiel

D'abord, il y a plusieurs choses dans votre question.

8:42
Locuteur

D

8:42
David Amiel

'abord, les aides carburant que vous avez évoquées ne viendront pas en janvier. Elles viendront dès le mois d'octobre. Ce qui sera avancé au mois de janvier, c'est ce qui était traditionnellement attribué quelques semaines après, qui est le chèque énergie pour les ménages les plus pauvres. Les nouvelles aides sur le carburant,

8:58
Locuteur

on

8:58
David Amiel

aura l'occasion d'y revenir, elles seront délivrées aux Français

9:02
Locuteur

dès le mois d'octobre. J'ai

9:03
Présentateur

fait deux questions. Concernant le stock stratégique, il faudra le reconstituer et combien ça va coûter ?

9:09
David Amiel

Oui, bien sûr, il faudra le reconstituer. Ça dépendra des prix aussi qui seront ceux du début de l'année 2027.

9:15
Locuteur

C

9:15
David Amiel

'est la raison pour laquelle, d'ailleurs, le gouvernement, à la suite de l'accord international qui a été obtenu par le président de la République, fixe cette cible de 10 millions de barils, parce que c'est ce qui permet de soulager le pouvoir d'achat des Français tout de suite. Et le Premier ministre réunira les distributeurs pour s'assurer que ça se répercute le plus rapidement possible dans une

9:33
Locuteur

baisse

9:33
Présentateur

du prix du diesel. Ça sera une dette pour les successeurs ?

9:37
David Amiel

Non, parce que ça permet de lisser les prix pour les Français.

9:42
Locuteur

Parce

9:42
David Amiel

que j'ai

9:44
Présentateur

bien compris dans l'immédiat.

9:45
David Amiel

Parce qu'il viendra un moment où la crise dans le détroit d'Hormuz se résoudra et où les prix se remettront à baisser. Mais dans l'immédiat, on peut utiliser une partie de nos réserves stratégiques pour soulager le portefeuille des Français, faire baisser le prix du diesel. Et le Premier ministre aura d'ailleurs une attention particulière pour les stations-services indépendantes et isolées, où les prix sont souvent les plus élevés. C

10:04
Invité

'est

10:04
Locuteur

ce

10:04
Invité

que l'on a annoncé par Donald Trump avec Vladimir Poutine pour débloquer des millions de litres de diesel russe. Est-ce que ça aura un impact sur les prix à la pompe en France

10:15
Locuteur

?

10:15
Invité

Vu

10:15
David Amiel

les volumes dont on parle, il y a beaucoup de raisons d'en douter. Est-ce qu'il y

10:19
Locuteur

aura

10:19
David Amiel

vraiment un impact sur les prix à la pompe, en particulier les prix du diesel ? C'est cette décision obtenue

10:24
Locuteur

par le président de la République

10:25
David Amiel

au niveau du G7, qui permet de coordonner des libérations de stocks stratégiques et le travail mené par le Premier ministre pour s'assurer d'une répercussion inédite au prix à la pompe.

10:33
Présentateur

Sur les aides au carburant, elles étaient versées tous les six mois, maintenant ça va être trimestriel. Ça veut dire que ce système, qui est un système de chèques, va perdurer et vous avez décidé de le faire

10:43
David Amiel

perdurer

10:44
Locuteur

? D

10:44
David Amiel

'abord, on a décidé d'avoir des aides ciblées.

10:47
Locuteur

Et

10:47
David Amiel

des aides ciblées, ça permet quoi ? Ça permet d'avoir des aides plus importantes pour ceux qui en ont le plus besoin. Ça

10:54
Présentateur

concerne quand même plus de 5 millions de personnes.

10:56
David Amiel

Tout à fait, ça va concerner plus de 5 millions et demi de personnes. Et par exemple, si je compare avec ce qui se passe en Allemagne, ça va être des aides qui correspondent à peu près à 40 centimes par litre pour une consommation en mois d'octobre, au mois de novembre et au mois de décembre. Les Allemands, ils font une mesure fiscale générale, mais qui ne correspond qu'à 17 centimes par litre. Donc on fait plus de deux fois plus, mais c'est vrai en ciblant vers ceux qui en ont le plus besoin. C'est-à-dire vers les travailleurs grands rouleurs.

On fait plus simple, puisque dès le 16 octobre, toutes les personnes qui avaient d'ores et déjà obtenu une aide pendant les premiers mois de l'année se verront verser de manière automatique 100

11:29
Locuteur

euros

11:29
David Amiel

supplémentaires, sans avoir besoin de faire une démarche nouvelle. Et dès le 22 octobre, tous ceux qui n'avaient pas demandé l'aide pendant les premiers mois pourront désormais le faire avec un versement qui interviendra ensuite sous une dizaine de jours. Une fois le dossier déposé, 5,5

11:45
Locuteur

millions

11:45
David Amiel

de personnes sont concernées. Par exemple, pour un couple avec deux enfants, ça va jusqu'à des niveaux de revenus d'à peu près 6100 euros net par mois.

11:53
Présentateur

Deux, trois chiffres encore sur les crises que nous connaissons. Le coût des dégâts commis lors des mobilisations lycéennes, alors c'est chiffré pour l'instant à 30 millions d'euros seulement pour les bâtiments. Est-ce que vous avez une idée un peu plus large du coût de ces manifestations ?

12:07
Locuteur

Non,

12:07
David Amiel

vous avez bien donné le chiffrage provisoire que nous avons aujourd'hui.

12:10
Locuteur

Il

12:10
David Amiel

sera un minima de 30 millions d'euros, mais évidemment, le travail se poursuit.

12:14
Présentateur

Autre question, est

12:14
Locuteur

-ce

12:14
Présentateur

que vous confirmez qu'1,3 milliard d'euros supplémentaires seront accordés ou sont envisagés l'année prochaine pour l'agriculture ? Là,

12:22
Locuteur

il

12:22
Présentateur

y avait déjà eu 1,3 milliard de débloqués cette semaine.

12:24
David Amiel

Il y a deux piliers dans notre réponse à la crise agricole. Il y

12:28
Locuteur

a

12:28
David Amiel

d'abord les aides d'urgence, celles que vous avez évoquées. Cagny Gennevard a d'ailleurs pu détailler ces derniers jours et encore aujourd'hui dans un grand journal

12:37
Locuteur

du dimanche.

12:38
David Amiel

Et ensuite, il y a évidemment le travail à pouvoir bâtir maintenant avec les agriculteurs pour pouvoir construire un plan de rebond dans le cadre aussi des débats budgétaires que nous aurons.

12:48
Présentateur

Et dernière question, autre coût imprévu cette année, alors au-delà des lycéens, au-delà des carburants,

12:52
Locuteur

c

12:52
Présentateur

'était les canicules de cet été. Est-ce que vous, vous avez fait un chiffrage de ce que nous avait coûté les

12:56
David Amiel

canicules

12:57
Locuteur

? On

12:58
David Amiel

estime que ça nous a coûté à minima 0,1 point de croissance.

13:02
Locuteur

C'était

13:02
David Amiel

le chiffrage que nous avions donné dès la rentrée. Donc c'est cet impact-là que cela a

13:08
Locuteur

eu

13:08
David Amiel

sur la croissance économique. Maintenant, évidemment, il y a aussi un coût budgétaire et c'est normal pour pouvoir accompagner. On parle évidemment des agriculteurs qui ont été les premières victimes de la sécheresse.

13:19
Locuteur

Le

13:20
Présentateur

Grand Jury, ça se passe au Parlement. David Amiel, vous êtes le ministre du Budget. Il sera examiné ce budget à partir de mardi dans l'hémicycle à l'Assemblée nationale. On rappelle les grandes lignes de votre copie.

13:32
Locuteur

C

13:32
Présentateur

'est 54 milliards d'euros d'économie, un déficit public à 5% du PIB l'année prochaine. Les députés, quasiment toute famille politique et vous avez commencé à l'aborder, ont envoyé un signal clair cette semaine en commission. Ils ne veulent pas faire 54 milliards d'euros d'économie. Est-ce que vous allez y parvenir

13:50
Locuteur

? D

13:51
David Amiel

'abord, ce n'est pas le cas de tous les députés ni de toutes les familles politiques. Moi, je salue députés courageux qui, en commission des finances, ont défendu

13:58
Présentateur

les mesures

13:59
David Amiel

d'économie. C'est le cas de députés de ma famille politique, Renaissance. C'est le cas de très nombreux députés du socle commun, du groupe IOT. Donc, il ne faut pas mettre... Ce qui n'empêche qu'ils étaient minoritaires. C'est très important. Mais vous avez raison de le dire. Aujourd'hui, ce qui est ressorti de la commission des finances, ce n'est pas une amélioration du déficit public, c'est une dégradation très importante du déficit public, au moins à hauteur de 8 milliards d'euros, c'est-à-dire quasiment 0,3 points de produits intérieurs bruts. Ce n'est évidemment pas tenable. Je vois bien ce qui est en train de se passer. Évidemment, l'élection présidentielle arrive.

Évidemment, il y a une tentation de mettre la tête dans le sable, de dire une minute de plus, monsieur le bourreau, on verra après les élections. On ne peut pas voir après les élections. Parce qu'on a aujourd'hui des taux d'intérêt qui sont à un niveau historiquement

14:46
Présentateur

élevé. Ce que vous dites, c'est que les marchés sont en train de regarder et vont regarder ce qui se passe à l'Assemblée nationale. Ça

14:52
Locuteur

va

14:52
Présentateur

dépendre donc du coût auquel on finance notre dette. Ça s'appelle les taux d'intérêt. C'est ça que vous êtes en train de dire. Soyez responsables, parce qu'on nous regarde.

15:01
David Amiel

Pour se rendre compte de ce qui est en train de se jouer, j'appelle toutes les personnes qui nous écoutent ou qui nous regardent à prendre leur bulletin de paye. Et à la ligne impôts prélevés à la source, l'année prochaine, il faudra lire « transfert au créancier ». Parce que l'année prochaine, la quasi-totalité de l'impôt sur le revenu ne servira plus qu'à une chose, c'est à payer la charge d'intérêt de la dette. Pas à la rembourser, pas à financer l'école, puisqu'on en parlait en début d'émission, pas à baisser les impôts. Non, uniquement à payer les intérêts que nous devons aux créanciers. Ce n'est évidemment pas soutenable. Et la hausse des taux d'intérêt, ce n

15:32
Locuteur

'est

15:32
David Amiel

pas qu'une question de finances publiques, ce n

15:34
Locuteur

'est

15:34
David Amiel

pas qu'une question d'impôts et de dépenses. C'est aussi une question immédiate de pouvoir d'achat. Quand vous empruntez 200 000 euros aujourd'hui, par exemple pour faire un crédit immobilier, la hausse d'un point des taux d'intérêt qu'on a eu depuis juillet, c'est 100 euros de plus à payer tous les mois en mensuel.

15:47
Invité

On parlait effectivement d'une charge de la dette à hauteur de 91 milliards d'euros l'année prochaine, juste pour rembourser les intérêts. Vous l'avez très bien dit, c'est plus que le budget de

15:55
Locuteur

l

15:55
Invité

'éducation nationale, c'est plus que le budget de la défense. Et pourtant, en fait, l'État prévoit l'an prochain, pour se refinancer, d'émettre 340 milliards d'obligations. C'était 310 milliards l'année dernière. Est-ce qu'il n

16:09
Locuteur

'y

16:09
Invité

avait pas moyen d'établir un budget qui permette d'infléchir un peu ces chiffres qui sont quand même délirants ? Nous infléchissons les chiffres.

16:17
Locuteur

C'est la raison.

16:18
Invité

On continue à

16:19
Locuteur

creuser le

16:20
David Amiel

déficit. Le déficit se réduira l'année prochaine selon ce qui est présenté par le gouvernement, puisque nous avions un déficit public que nous estimons aujourd'hui à 5,4% du PIB en 2026. Nous

16:33
Locuteur

voyons

16:33
David Amiel

une baisse à 5% en 2027. Ça nécessite un effort important, 54 milliards d'euros. On n'a pas attendu pour agir, puisque 11 milliards d'euros correspondent à des mesures déjà engagées. 43 milliards d'euros correspondent à des mesures supplémentaires que nous proposons dans le cadre du budget.

16:49
Locuteur

Et

16:49
David Amiel

maintenant, je le dis évidemment très clairement, si les parlementaires souhaitent aller plus loin, proposer des économies supplémentaires, notre porte sera évidemment grande ouverte et nous en serions les premiers satisfaits. Mais ce que nous voyons pour l'instant, c'est plutôt le contraire.

17:02
Locuteur

C

17:02
David Amiel

'est que face à toutes les économies, il y a toujours un lobby, un groupe d'intérêts, une levée de boucliers qui se manifestent. Mais effectivement, j'appelle au ressaisissement collectif, parce que ce que vous disiez est très vrai, il faut qu'on oreille cette machine infernale. Stéphane Duguay.

17:14
Invité

Est-ce que vous dites aujourd'hui que si la France n'arrive pas à se doter d'un budget avant Noël, on va vers un scénario à la grecque où plus personne ne voudra acheter de la dette française

17:22
Locuteur

? Je

17:23
David Amiel

crois qu'il faut

17:23
Locuteur

raison

17:25
David Amiel

garder. Le premier problème aujourd'hui

17:28
Locuteur

des

17:29
David Amiel

finances publiques françaises,

17:30
Locuteur

ce

17:31
David Amiel

n'est pas

17:31
Locuteur

son

17:32
David Amiel

économie. Nous avons eu ces dernières années un pays qui a été le plus attractif de l'Europe. On a un taux d'emploi

17:40
Locuteur

qui

17:40
David Amiel

s'est considérablement amélioré. Il est à son plus haut niveau depuis 50 ans. On a une balance courante qui est équilibrée.

17:47
Locuteur

C

17:47
David Amiel

'est très différent de la situation de la Grèce que vous évoquez au moment de la crise de la zone euro. Non, le premier problème des finances publiques françaises, c'est la classe politique et c'est le refus de prendre un certain nombre de mesures qui n'ont rien à voir avec ce que la Grèce, ce que l'Espagne, ce que le Portugal ont dû prendre. Je rappelle que c'est des pays où on n'a pas gelé un certain nombre de pensions de retraite, où on a dû les baisser massivement. Ce n'est pas des pays où on a gelé, par exemple, le point d'indice des fonctionnaires.

18:12
Locuteur

C

18:12
David Amiel

'est des pays où on a dû les baisser massivement et justement pour qu'on n

18:14
Locuteur

'en

18:14
David Amiel

vienne jamais là, il faut qu'on puisse prendre aujourd'hui un certain nombre de mesures.

18:17
Présentateur

Est

18:18
Locuteur

-ce

18:18
Présentateur

que vous dites que la France n'a pas de soucis et n'aura pas de soucis pour financer sa dette ou pas ?

18:23
David Amiel

Ou c'est de plus en plus compliqué ?

18:25
Locuteur

Ce

18:25
David Amiel

que je dis aujourd'hui, c'est que ce qui nous menace, c'est effectivement une explosion de la charge de la dette. C'est une augmentation très importante des taux d'intérêt qui étrangle la capacité d'action du gouvernement. Vous évoquez à l'instant ces 91 milliards d'euros. C'est ce qui aussi fragilisera notre économie parce que quand les taux d'intérêt augmentent, ça veut dire que le crédit à la consommation augmente, ça veut dire que le crédit immobilier augmente,

18:49
Locuteur

tout le scénario noir

18:52
Présentateur

que vous êtes en train de décrire est

18:53
Locuteur

directement

18:53
Présentateur

lié à la discussion du budget à l'Assemblée nationale ?

18:57
Locuteur

Bien

18:58
David Amiel

sûr, c'est lié à trois choses. C'est lié à une augmentation générale des taux d'intérêt qu'on observe dans le monde. Enfin, il

19:02
Locuteur

y a

19:02
David Amiel

une augmentation spécifique des taux d'intérêt français parce qu'il y a une inquiétude concernant l'élection présidentielle et parce qu'il y

19:08
Locuteur

a

19:08
David Amiel

une inquiétude concernant le budget. C'est la raison pour laquelle autant nous serons toujours très ouverts sur le comment, c'est-à-dire sur les mesures qui permettent de réduire le déficit public, autant nous serons très fermes sur le combien, c'est-à-dire cet objectif de réduction du déficit public à au moins 5% du PIB.

19:24
Présentateur

Là, les taux auxquels la France emprunte sont montés à 4,8%. C'est la moyenne de ces derniers jours. À partir de quels chiffres on peut parler de crise obligataire pour la France

19:36
Locuteur

?

19:36
David Amiel

En tout cas, ce qui est certain, c'est

19:38
Locuteur

que

19:38
David Amiel

c'est déjà les chiffres qui sont beaucoup trop élevés. cet été, ils étaient un point en dessous. Une augmentation d'un point du taux d'intérêt pour qu

19:46
Locuteur

'on

19:46
David Amiel

se rende compte des ordres de grandeur, ça veut dire à terme 36 milliards d'euros supplémentaires à payer tous les ans. 36 milliards d'euros, c'est trois fois le budget du ministère de la Justice. Donc, d'ores et déjà, les taux sont beaucoup trop élevés. C'est la raison pour laquelle on a besoin d'avoir un budget. On a besoin d'avoir un budget qui réduise le déficit pour précisément que ces taux d'intérêt n'étranglent ni l'activité économique ni la capacité de l'État à agir. Vous êtes ministre du budget, vous dites toujours que vous n'augmentez pas les impôts. C'est l'objectif qui a été fixé par le Premier ministre. On n'a pas d'augmentation de l'impôt sur le revenu.

Je le rappelle, le barème de l'impôt sur le revenu est indexé à l'inflation. On n'a pas d'augmentation des taux généraux de TVA. En revanche, oui, bien sûr, il y a la lutte contre un certain nombre de nits fiscales et un certain nombre de réformes en la matière qui sont proposées

20:30
Locuteur

dans le budget.

20:30
Présentateur

Je vais prendre un exemple concret dans le budget. Vous voulez par exemple taxer davantage les mutuelles, les mutuelles de santé de tous les salariés. Les prix des mutuelles vont donc augmenter. C'est la logique classique puisqu'ils vont être taxés. Est-ce que ça, ce n

20:45
Locuteur

'est

20:45
Présentateur

pas une forme d'impôt indirecte

20:46
Locuteur

? Non,

20:47
David Amiel

mais j'ai dit qu'il n'y avait pas d'augmentation de

20:49
Locuteur

l

20:49
David Amiel

'impôt sur le revenu, qu

20:50
Locuteur

'il

20:50
David Amiel

n

20:50
Locuteur

'y

20:50
David Amiel

avait pas d'augmentation de la TVA. En revanche, oui, il

20:53
Locuteur

y a

20:53
David Amiel

un certain nombre d'efforts ciblés qui sont demandés et en l'occurrence que vous évoquez pour les complémentaires, ce n'est pas une augmentation, c'est la reconduction d'un effort qui avait d'ores et déjà été demandé cette année.

21:04
Présentateur

Il y a deux hypothèses de scénarios pour le budget 2027. Il y

21:07
Locuteur

en a

21:07
Présentateur

peut-être trois même, mais où le gouvernement est censuré, dans ces cas-là, il n

21:10
Locuteur

'y a

21:10
Présentateur

pas de budget, où on arriverait, il peut y avoir des 49-3 avec une censure. Et puis, il

21:17
Locuteur

y

21:17
Présentateur

a l'autre scénario, c'est d'arriver aux 70 jours de débat budgétaire sans avoir eu de vote. Et dans ces cas-là, le gouvernement peut procéder au budget par ordonnance. Est-ce que vous avez déjà un autre scénario

21:30
Locuteur

? Ou

21:31
David Amiel

pas ? Vous avez évoqué les différents scénarios constitutifs. Il peut y avoir un vote positif, je dirais, de l'Assemblée nationale et du Sénat. Il y a le 49-3.

21:39
Locuteur

Vous y croyez

21:40
David Amiel

? C'est les différents dispositifs qui sont prévus dans la Constitution. Le vote positif du budget cette année est très hautement improbable, on est d'accord ? Non, mais ce qui compte, c'est qu'on puisse obtenir un compromis pour avoir un budget et un budget qui permette, je le disais, de réduire le

21:53
Présentateur

déficit. Est-ce que ce compromis, il n'est pas conditionné qu'il

21:57
Locuteur

y a

21:57
Présentateur

une seule chose, c'est que le Rassemblement national ne vote pas une censure ?

22:00
David Amiel

Non, parce que j'observe ce qui s'est passé en 2025 et en 2026.

22:04
Locuteur

En

22:04
David Amiel

2025 et en 2026, la gauche républicaine a commencé par le Parti Socialiste. Oui, mais elle ne semble pas disposer

22:09
Locuteur

à le repère. Le bloc central,

22:10
David Amiel

la droite républicaine, ont réussi

22:12
Locuteur

à

22:13
David Amiel

trouver des compromis

22:13
Locuteur

qui

22:14
Présentateur

ont permis à la France de se doter d'un

22:15
Locuteur

budget.

22:15
Présentateur

La gauche, en l'occurrence, le Parti Socialiste, ne semble pas très disposé, c'est le moins qu'on puisse dire, à repartir sur ce principe-là.

22:22
David Amiel

Mais nous verrons, le Parti Socialiste est un parti qui a gouverné ce pays. Un parti, d'ailleurs, qui, à plusieurs reprises, a réduit le déficit public. Il serait quand même paradoxal que ce qu

22:33
Locuteur

'on

22:33
David Amiel

a réussi à faire en 2025 et en 2026,

22:35
Locuteur

on

22:36
David Amiel

ne parvienne pas à le faire aujourd'hui, alors même que la situation internationale et la situation financière exigent encore plus de gravité

22:42
Invité

qu'à l'époque. Vous pensez que ce compromis pourrait être trouvé en jouant les prolongations, en dépassant les dates, en allant au-delà du 31 décembre, en passant par une loi spéciale, comme on l'a fait l'année dernière et l'année d'avant, alors que ça coûte de l'argent, ça coûte plusieurs milliards d'euros de différer, en fait, le vote du budget aux finances publiques. On n'a plus,

23:02
David Amiel

cet argent

23:03
Locuteur

?

23:03
David Amiel

Non, moi, je crois que le compromis, il doit d'abord pouvoir être travaillé. Ce sera le cas des

23:08
Locuteur

débats en séance. Vous pensez vraiment qu'un compromis peut être

23:09
David Amiel

trouvé avant le 31 décembre ? Oui, je pense que c'est évidemment tout à fait possible. Si vous

23:14
Locuteur

croyez

23:14
David Amiel

vraiment ? Ce serait d'ailleurs très utile pour que l'élection présidentielle puisse se dérouler sereinement. Parce que je ne comprendrais pas que ceux qui aspirent à présider le pays, en tout cas, ils feront campagne pour, se mettent dans le même mouvement à le déstabiliser. Or, on sait que l'absence de budget en 2027, qui ne serait pas pour quelques jours ou quelques semaines, le temps d'élaborer le compromis,

23:35
Locuteur

ce

23:35
David Amiel

qui s

23:35
Locuteur

'est

23:35
David Amiel

passé effectivement en 2025

23:37
Locuteur

et en 2026,

23:38
David Amiel

si on n'avait pas de budget, ce serait plus de 10 mois sans budget. Et ça, ce serait une catastrophe économique et sociale. Il n

23:43
Locuteur

'y a

23:43
David Amiel

pas besoin de me croire sur parole, parce

23:45
Locuteur

qu

23:45
David Amiel

'il

23:45
Locuteur

y

23:45
David Amiel

a eu beaucoup de débats, parole contre parole, concernant cette question-là.

23:48
Locuteur

Un

23:49
David Amiel

rapport de l'Inspection Générale des Finances indépendant est en ligne, un avis du Conseil d'État là aussi indépendant est en ligne et documente l'impact désastreux que ça aurait, nous privant de notre capacité à soutenir les agriculteurs par exemple, la Nouvelle-Calédonie, beaucoup de secteurs qui sont en première ligne et dégradant considérablement le déficit public.

24:07
Locuteur

Le

24:07
Présentateur

Grand Jury, quel président à l'Élysée

24:10
Locuteur

? Alors,

24:11
Présentateur

c'est une autre question, mais David Amiel, vous soutenez bien Gabriel Attal pour l'élection présidentielle. Gabriel Attal a proposé hier dans son meeting à Lyon une double règle d'or, c'est-à-dire qu'en plus de l'équilibre des comptes imposés par la loi, il propose que les dépenses de fonctionnement ne puissent plus excéder nos dépenses d'investissement pour l'avenir. Les dépenses sociales, qui sont de loin le premier poste, vous les mettez dans le fonctionnement ou dans les investissements d'avenir ?

24:37
Locuteur

Non,

24:37
David Amiel

mais je ne suis pas sur ce plateau le porte-parole d'une campagne présidentielle.

24:41
Locuteur

Non, mais c'est une idée intéressante. Vous pouvez vous renoncer dessus. Non,

24:43
David Amiel

mais c'est normal. Il y a des candidats qui font des propositions, ils auront l'occasion évidemment de le détailler. En tout cas, moi, ce que je crois

24:50
Locuteur

et

24:50
David Amiel

ce que j'ai eu l'occasion d'évoquer dès le début de cette émission, c'est qu'effectivement, dans les choix budgétaires que nous devons faire, nous devons toujours privilégier les investissements d'avenir. Et quand je regarde ce qui s'est passé depuis 50 ans, ce n'est pas le cas. 80% de l'augmentation de la dépense publique, je le disais, est allé d'abord vers la retraite et la santé. Et ça, ça explique quoi ? Ça explique la question que tout le monde se pose, qui est où va l'argent ? Comment ça se fait qu'on paye autant d'impôts en France et qu'on a l'impression qu'il y

25:16
Locuteur

a

25:16
David Amiel

autant de services publics à l'os ? La réponse est malheureusement très simple, c'est que depuis 50 ans, en très grande partie, la dépense publique n'est pas allée vers les services publics, elle est allée d'abord vers la retraite et vers la santé.

25:27
Présentateur

Beaucoup de candidats ont des idées de réduction de budget, 125 milliards, 140 milliards, 150 milliards d'euros. Le Rassemblement National notamment a présenté son projet cette semaine. 140 milliards d'euros d'économies pour revenir aux 3% très rapidement, aux 3% de déficit. C'est une bonne façon de voir

25:48
David Amiel

les choses

25:48
Locuteur

? Non

25:49
David Amiel

mais j'observais les propositions du Rassemblement National. Il nous parlait de règles d'or avant cette conférence de presse.

25:54
Locuteur

La

25:54
David Amiel

réalité des chiffres, c'est que la règle d'or elle est en contreplaqué parce que toutes les économies proposées par le Rassemblement National sont en carton. Quand on regarde une à une, il n'y

26:03
Locuteur

en

26:03
David Amiel

a aucune qui tient. Ils nous disent dès l'année prochaine 11 milliards d'euros d'économies sur l'Union Européenne. Ça nécessite l'unanimité des États membres pour pouvoir le faire.

26:11
Locuteur

On

26:11
David Amiel

sait donc d'ores et déjà que c'est du flanc. Ils nous proposent ensuite 3 milliards d'euros d'économies sur les retraites dès 2027. Alors même qu

26:18
Locuteur

'ils

26:18
David Amiel

proposent de baisser l'âge de départ

26:21
Locuteur

à la retraite. Sur le

26:22
Présentateur

fonctionnement de l'État, sur

26:24
Locuteur

l'immigration.

26:25
David Amiel

Sur les 78 milliards d'euros d'économies proposées par le Rassemblement National, il y en a près de 70 qui sont ou bien contraires à la Constitution et aux traités européens internationaux ou bien qui sont très largement surévalués ou bien qui sont carrément imaginaires. J'évoquais les

26:41
Locuteur

3 milliards d'euros sur les retraites.

26:43
Présentateur

Et donc les 150 milliards de

26:44
Locuteur

Gabriel

26:45
David Amiel

Attal, eux, en revanche, sont crédibles

26:47
Locuteur

?

26:47
David Amiel

J'ai observé le contre-budget qui a été déposé par le Rassemblement National. Évidemment, les candidats détailleront aussi leurs propositions. Ce qui est très important, ce ne sont pas les chiffres que l'on donne, c'est les mesures que l'on est prêt à porter. Et en la matière, quand on propose de revenir sur l'âge de départ à la retraite, je crois qu'en matière de finances publiques,

27:04
Locuteur

c

27:04
David Amiel

'est évidemment de nous envoyer dans le... Stéphane Duguay. Sur

27:06
Invité

ces finances publiques, il

27:06
Locuteur

y a

27:06
Invité

une question de confiance qui est posée, que ce soit Marine Le Pen, que ce soit Jean-Luc Mélenchon. Tous pointent du doigt que votre gouvernement, Emmanuel Macron, a créé 1 400 milliards d'euros de dettes en 10 ans. Comment ? Qu

27:16
Locuteur

'est

27:16
Invité

-ce que vous répondez aux gens qui n'ont pas confiance en ce que vous dites aujourd'hui

27:19
Locuteur

? D

27:20
David Amiel

'abord, j'observe que ceux que vous évoquez se sont opposés systématiquement à toutes les mesures d'économie budgétaire. Emmanuel Macron a fait campagne en 2022 en annonçant son intention de faire une réforme des retraites. C'est pas rien. C'est le premier président de la République à le faire. Pas à faire... Pas à

27:36
Locuteur

faire

27:37
David Amiel

une réforme des retraites. Ça, Jacques Chirac en avait fait une, François Hollande en avait fait une, Nicolas Sarkozy en avait fait une. Mais jamais il ne l'avait dit dans leur campagne électorale. Emmanuel Macron l'avait dit dans sa campagne électorale. Et donc, vous me parlez de confiance. Je pense que la première des choses pour obtenir la confiance dans une campagne présidentielle ce qu

27:55
Locuteur

'on

27:55
David Amiel

compte faire. Et quand je vois le Rassemblement national qui promet 3 milliards d'euros d'économie sur le dos des personnes en affection longue durée dans son contre-budget et qui se garde bien de dire ce qui le met derrière. Quand il propose 3 milliards d'économie sur les retraites alors qu'il propose dans le même mouvement de baisser l'âge auquel on partira, ben là, je pense que oui, il y

28:12
Locuteur

a

28:12
David Amiel

un gros problème de confiance.

28:13
Présentateur

Merci David Amiel, ministre de l'Action et des Comptes Publics. Premier invité de ce grand jury. Dans un instant, d'autres réponses à la jeunesse Parcoursup. Et le contrôle continu, c'est ce qu'on lui reproche aujourd'hui. Jean-Michel Blanquer, l'ancien ministre de l'Éducation et le deuxième invité de ce grand jury.

28:31
Locuteur

A

28:31
Présentateur

tout de suite.

28:42
Locuteur

Suite

28:42
Présentateur

du grand jury présenté par Olivier Bost.

28:46
Locuteur

Jean

28:46
Présentateur

-Michel Blanquer, ancien ministre de l'Éducation, ancien ministre pendant 5 ans, pendant le premier quinquennat d'Emmanuel Macron et le deuxième invité de ce grand jury exceptionnel. A mes côtés, Stéphane Duguay de Public Sénat et Stéphane Vernet de Ouest France pour vous interroger.

29:03
Locuteur

Le

29:04
Présentateur

grand jury, tout est politique.

29:07
Locuteur

Jean

29:07
Présentateur

-Michel Blanquer, avec le recul que vous avez aujourd'hui, mais une fine connaissance du milieu éducatif, quel regard tout d'abord portez-vous sur ce mouvement lycéen ? Est-ce que vous vous dites il faut bien que jeunesse passe ou est-ce que les angoisses sur l'avenir des lycéens vous semblent justifiées

29:22
Locuteur

?

29:24
Invité politique

Mon premier regard sur la jeunesse, c

29:25
Locuteur

'est

29:25
Invité politique

évidemment un regard sur une crise de la jeunesse.

29:27
Locuteur

C

29:27
Invité politique

'est-à-dire qu'il y a évidemment une angoisse qui sourd, notamment dans la jeunesse française, mais pas seulement dans la jeunesse française

29:34
Locuteur

et

29:35
Invité politique

qui est due un petit peu à tous les discours gris que nous tenons en permanence sur l'avenir parce qu'il

29:40
Locuteur

y

29:40
Invité politique

a des périls objectifs aujourd'hui qui sont importants. On les entend quand on écoute vos actualités, que ce soit les périls géopolitiques, les périls environnementaux, les questions que pose l'intelligence artificielle. Tout ça fait que cette génération a intégré beaucoup d'angoisse sur l'avenir.

29:54
Locuteur

Mais

29:54
Invité politique

comme pour toutes les générations, il y a aussi des opportunités dans l'époque actuelle. Et je trouve que le monde adulte dont nous faisons partie accentue le premier point, ne développe pas le deuxième point. Et donc nous devons aujourd'hui définir un projet de société pour la jeunesse dont la jeunesse sera la priorité. C'est finalement ce qu'il y avait de plus dans les générations intérieures et qu'il n'y a pas aujourd'hui. Et donc c'est quelque chose qui d'une certaine façon se décide, s'assume. Lorsque j'étais ministre de l'éducation,

30:22
Locuteur

j

30:22
Invité politique

'ai tenté d'être dans cette ligne-là, c'est-à-dire de dresser un avenir à long terme. Évidemment, ça va plus que loin que la simple éducation nationale.

30:29
Locuteur

C

30:29
Invité politique

'est le monde politique et bien au-delà du monde politique, le monde culturel, le monde économique, qui doivent ensemble fixer ce cap. Pour moi, ce cap, à mon avis, est assez clair. Et ce qui est grave aujourd'hui, c'est que c'est seulement les extrêmes qui donnent le sentiment d'avoir un projet de société. Alors qu'en fait, il peut y avoir un cap pour la jeunesse. Pour moi, c'est notamment la reconquête du territoire français, c'est

30:49
Locuteur

-à

30:49
Invité politique

-dire le fait que nous nous sommes dévitalisés depuis plusieurs décennies. Ça crée beaucoup de désespoir dans la population en général,

30:56
Locuteur

dans

30:56
Invité politique

la jeunesse rurale en particulier, mais dans toutes les jeunesses qui sont un peu cloisonnées, qui sentent l'avenir fermé. Et donc, il faut ce projet de société.

31:04
Locuteur

C

31:04
Invité politique

'est bien sûr, après, il y a plusieurs sujets précis. Mais ça, c'est-à-dire se dire on va vers un cap défini, vers un objectif, vers un horizon où moi, jeune, j'aurai ma place, ce point-là, il est absolument fondamental et ça doit être le projet, je l'espère, qui gagnera en 2027. Nous allons reparler

31:20
Présentateur

d'avenir et de 2027, mais pour être très concret, en fin de semaine, votre lointain successeur, quelque part, Édouard Geffray, a sorti, entre guillemets, 3000 enseignants de sa poche pour effectuer des remplacements. Ça veut dire que 3000 professeurs n'étaient pas affectés. Est-ce qu'il faut en conclure qu'il y a un sérieux problème, toujours un sérieux problème de gestion des ressources humaines dans l'éducation nationale ?

31:42
Locuteur

Vous

31:42
Invité politique

savez, l'éducation nationale obéit à la loi des grands nombres. Vous avez plus de 12 millions d'élèves, environ 1 million de salariés, c'est considérable. Donc,

31:50
Locuteur

des

31:50
Invité politique

chiffres comme ceux-là peuvent paraître importants et dès qu'on raisonne en pourcentage, c'est différent. Lorsque vous avez des remplaçants pour les remplacements de long terme, c'est de cela qu'il s'agit avec votre question, vous avez fatalement une partie des remplaçants qui ne sont pas devant élèves à certains moments de l'année. Mais vous êtes bien content de les avoir au moment où vous en avez besoin. Si vous avez besoin d'un professeur d'allemand à Dax, il faut que cette personne existe et justement, on se plaint souvent du manque de personnes, mais précisément parce que les troupes ne sont pas si nombreuses que ça pour remplacer.

Donc, simplement, là, ce que le ministre a fait, c'est une souplesse. Ça peut se comparer à quand on déstocke quelque chose,

32:28
Locuteur

c

32:28
Invité politique

'est-à-dire quand on essaye de résoudre à court terme des problèmes avec des ressources que

32:34
Locuteur

l'on a sur le long terme. Justement, Stéphane Verde. Ce

32:36
Invité

déstockage, parce qu'on voit des enseignants, par exemple des profs de maths qui disent qu'ils sont envoyés remplacer des profs de français ou l'inverse. Est-ce que c'est bien sérieux, en fait ?

32:44
Invité politique

Votre question répond à la précédente question d'une certaine façon.

32:46
Locuteur

C

32:46
Invité politique

'est que, justement, ce n

32:48
Locuteur

'est

32:48
Invité politique

pas pour rien qu'il y a une réserve qui correspond à des disciplines. Donc là, je pense que le ministre a raisonné en situation de crise en disant qu'il peut y

32:56
Locuteur

avoir une polyvalence. C'est l'urgence qui justifie

32:57
Invité politique

ça ? Comment ? C'est l'urgence qui justifie ça ? Sans aucun doute. Il y

33:00
Locuteur

a

33:00
Invité politique

une crise. Il s'agit d'y répondre. Parfois, vous pouvez aussi faire plus d'heures de mathématiques pendant une ou deux semaines et puis après, lorsque le professeur de français reviendra, il fera plus d'heures de français. C'est aussi cette souplesse qu'il faut savoir avoir dans la pratique.

33:15
Locuteur

Vous

33:15
Invité politique

savez, la réforme du lycée, parmi ses caractéristiques, c'est une réforme de l'autonomie des lycées. Et ce qui est très frappant, parfois, c'est de voir à quel point tous les acteurs réclament toujours plus d'autonomie. C'est un mot qu'on entend, par exemple, dans la campagne présidentielle. Mais quand l'autonomie concrète arrive, il y a finalement des difficultés

33:35
Invité

à ce qu'elle se passe. Parmi les difficultés, il y a la question

33:38
Locuteur

que les

33:38
Invité

lycéens se plaignent des emplois du temps à trou et qu'ils font le lien direct avec la réforme des lycées, les spécialités. Vous prenez votre part dans

33:45
Invité politique

cette difficulté ? Je pense que, lorsqu'on se pose cette question-là, il faut faire une sorte de mise en perspective d'ensemble. À quoi a servi la réforme du baccalauréat

33:54
Locuteur

? La

33:55
Invité politique

réforme du baccalauréat a servi à mieux préparer l'avenir des jeunes. Et je commencerai par vous donner un chiffre, qui est le chiffre fondamental, qui a tout commandé dans les réformes du lycée, du baccalauréat et de Parcoursup.

34:06
Locuteur

Et

34:07
Invité politique

qui était mon point de repère.

34:09
Locuteur

C

34:09
Invité politique

'est qu'il y avait, en 2017, 60% d'échecs en fin de première année de licence en France. C'est un scandale national. C'est le gâchis français par excellence. Ça signifiait, et je le disais à l'époque, que nous acceptions que les élèves passent de classe en classe, en ayant parfois des savoirs mal consolidés, qu'il n'y avait jamais d'heure de vérité, et que la première heure de vérité arrivait lorsqu'on avait 19 ans à la fin de la première année. Et là,

34:35
Locuteur

c

34:35
Invité politique

'était souvent trop tard. Et je pense que parmi ceux qui nous écoutent, certains voient très bien de quoi je parle. Et ce gâchis français, si j'ai bien eu une mission, c'était de l'empêcher. Et je l'ai dit remédier. Évidemment, en prenant les choses très à la racine, c'est toutes les mesures qu'on a prises à l'école primaire,

34:52
Locuteur

mais

34:53
Invité politique

aussi par ces réformes cumulées que je viens de mentionner. Et aujourd'hui, vous savez où est ce chiffre

34:57
Locuteur

? Il

34:58
Invité politique

est aujourd'hui autour de 5... Il est presque à 50%.

35:01
Présentateur

De taux d'échec.

35:02
Locuteur

De

35:02
Invité politique

taux d'échec en fin de première année de licence. Et c'est aussi lié à des évolutions dans l'enseignement supérieur et à des mesures qui ont été prises

35:11
Locuteur

par

35:11
Invité politique

une combinaison de choses. C'est très rare.

35:13
Locuteur

Vous

35:13
Invité politique

savez, d'habitude, on reproche aux responsables politiques d'être impuissants, de ne rien faire. Deuxièmement, d'avoir aucune vision de long terme. Et troisièmement, de ne pas avoir une évaluation de ce qu'ils font. Là, vous avez le cas où nous avons eu le courage de prendre à bras-le-corps un sujet. Nous avons des résultats. Mais le chiffre que je viens de dire, personne n'en parle. Je pense que

35:34
Locuteur

c'est

35:34
Invité politique

la première fois qu'il est dit dans un média.

35:37
Locuteur

Et

35:37
Invité politique

pour autant, on va aller chercher ensuite évidemment tel effet pervers, tel problème qui existe bel et bien. Le cas des emplois du temps, puisque c'était le cœur de votre question, les emplois du temps ont toujours été compliqués à faire dans les lycées. C'est un exercice d'ailleurs qui est plus ou moins bien fait d'un endroit à l'autre. Et qui renvoie à l'autonomie, là encore, des lycées. Votre réforme

35:57
Locuteur

de

35:58
Invité politique

2018 n'y est pour rien.

35:59
Locuteur

Elle

36:00
Invité politique

a accentué un peu le problème. Bien sûr, à partir du moment où vous avez... Elle est le revers, le petit revers d'une amélioration que très peu de lycéens ont envie de voir disparaître. Parce que n'oublions pas que ce dont nous parlons, c'est le fait qu'ils ont désormais le choix d'entrer des enseignements de spécialité. Et je peux vous dire, interrogez les lycéens autour de vous, demandez-leur s'ils ont envie de revenir au système antérieur. Ce système, rappelons-le,

36:24
Locuteur

je

36:24
Invité politique

veux juste dire, parce que parfois on a l'impression qu'on fait des réformes pour faire des réformes.

36:27
Locuteur

J

36:27
Invité politique

'entends souvent la phrase « Un ministre passe, il fait sa réforme pour laisser son nom

36:31
Locuteur

».

36:31
Invité politique

Dans ce cas-là, on ne peut pas dire ça. D'abord, je suis resté 5 ans, j'ai tenu bon tout en consultant pour faire cela. Et tout ceci avait un sens, ça n'a pas été fait pour rien. Et quel était ce sens ? C'était faire réussir davantage les élèves après le baccalauréat, grâce à leur préparation du baccalauréat. Et avec le chiffre que je vous ai donné il

36:51
Locuteur

y

36:51
Invité politique

a un instant, vous avez la preuve qu'en effet, on est allé dans la bonne direction. On va revenir sur les chiffres de

36:56
Locuteur

l'enseignement supérieur. Parce que

36:57
Invité politique

si vous

36:57
Locuteur

voulez,

36:57
Invité politique

on peut prendre les choses par le petit bout de la lorgnette. Mais que se passe-t-il actuellement avec ces enseignements de spécialité ? Eh bien, on a tout simplement des élèves qui approfondissent davantage. Là aussi, on entend tout le temps qu'il y

37:09
Locuteur

a

37:09
Invité politique

moins d'exigence, qu

37:10
Locuteur

'on

37:10
Invité politique

a le baccalauréat n'importe comment,

37:12
Locuteur

etc. On

37:13
Invité politique

va traiter toutes

37:13
Locuteur

les questions. Oui, mais

37:15
Invité politique

les points sont liés. La question des emplois du temps, je vais vous répondre et je me tais,

37:22
Locuteur

c'est là. Vous l'avez fait en disant que ça

37:24
Invité politique

pouvait... C'est-à-dire, oui, les emplois du temps sont sans doute trop chargés pour les élèves. Oui, des remèdes doivent être portés. Oui, ça peut être un des petits effets pervers de la réforme, même si le problème existait auparavant. On va reparler de l'enseignement supérieur après,

37:38
Invité

mais avant sur Parcoursup. Oui, un autre point qui crispe pendant les mobilisations, c'est Parcoursup que vous avez participé à mettre en place. Qu'est-ce que vous répondez à ceux qui disent que c'est une plateforme qui est stressante, qui manque de clarté ? Un rapport du Sénat en 2019 pointait justement que les algorithmes étaient opaques.

37:54
Locuteur

Il

37:54
Invité politique

y a certainement des améliorations à apporter. Et ne déduisez pas de ce que j'ai dit avant que je dis que tout va très bien et qu'il n'y a aucun problème. Je dis que

38:02
Locuteur

il

38:02
Invité politique

faut toujours saisir le sens des choses. Pourquoi est-ce qu'on fait les choses ? Comment elles se relient les unes entre elles ? On a parlé au début de l'angoisse de la jeunesse. Si on ne donne pas le sens des choses, si sans arrêt on est à regarder les choses par le petit bout de la lorniette sans voir pourquoi elles existent, alors on ne peut pas les améliorer. Et c'est par rapport à un objectif qu'on doit améliorer les choses. L'objectif c'est le bien de la jeunesse, la faire réussir dans ses études supérieures qui peuvent être de tous ordres d'ailleurs qui ne

38:27
Locuteur

sont

38:27
Invité politique

pas seulement à l'université. Et donc lorsque vous regardez Parcoursup, l'objectif de Parcoursup c'était tout simplement de mieux affecter les élèves. Vous aviez auparavant par exemple un élève qui avait fait S qui ne pouvait pas entrer en médecine parce que le tirage au sort avait mis un élève de bac pro qui était sûr de rater ses études de médecine et l'avait affecté là.

38:48
Locuteur

Jean

38:48
Présentateur

-Michel Blanquer, en raisonnant par l'absurde, est-ce que le fait d'avoir avec Parcoursup ouvert 25 000 possibilités ce n

38:55
Locuteur

'est

38:55
Présentateur

pas justement ce qui est vecteur de frustration ?

38:57
Locuteur

C

38:57
Présentateur

'est-à-dire qu'avant il n'y

38:59
Locuteur

avait

38:59
Présentateur

pas forcément conscience qu'on pouvait avoir accès à tout ça et aujourd'hui on se rend compte que les accès sont plus difficiles.

39:04
Invité politique

C'est une grande et bonne question. C'est-à-dire que vous posez le problème démocratique par excellence.

39:08
Locuteur

C

39:08
Invité politique

'est-à-dire y a-t-il une angoisse devant un choix excessif ? C'est votre question. Elle est réelle. Peut-être que dans ce cas-là il faudra revenir à des choix plus restreints mais c'est une réforme profondément juste de ce point de vue-là. C'est-à-dire qu'on a ouvert des opportunités qui auparavant ne se voyaient pas. Pour ceux qui sont qui ont plus de 30 ans aujourd'hui ils savent très bien de quoi je parle et comment étaient les systèmes antérieurs. On a tous connu le fait qu'il y a des opportunités d'enseignement supérieur que nous ne connaissions pas quand nous avions 18 ans.

39:38
Locuteur

Parcoursup nous

39:39
Invité politique

permet d'offrir ça. On peut toujours trouver un défaut à une cuirasse

39:44
Locuteur

et

39:45
Invité politique

en l'occurrence on peut dire il y

39:46
Locuteur

a

39:46
Invité politique

trop de choix. D'accord. Qui serait d'accord pour maintenant revenir à moins de choix ?

39:51
Locuteur

Quand

39:51
Invité politique

même j'invite chacun à réfléchir à ça. C'est-à-dire c'est tellement facile de tomber à bras raccourcis sur chaque réforme tout en se plaignant qu'on n

39:57
Locuteur

'est

39:57
Invité politique

pas capable de faire des réformes. Là on en a fait une qui est d'ailleurs c'est même plusieurs réformes en une cohérentes entre elles. Quels sont des inconvénients qu'il puisse y avoir des améliorations ? Je suis le premier à le penser. Je trouve ça très bien que Parcoursup soit sur la table et qu

40:12
Locuteur

'on

40:12
Invité politique

discute parce que ça permet d'être

40:13
Locuteur

rationnel.

40:14
Présentateur

Et le contrôle continu ? Parce que par exemple Gabriel Attal dit qu

40:17
Locuteur

'il

40:17
Présentateur

veut mettre fin à la pression du contrôle continu. C'est aussi votre oeuvre.

40:21
Invité politique

Alors il faut voir ce qu'on disait sur le contrôle terminal avant la réforme.

40:24
Locuteur

Si

40:24
Invité politique

vous voulez ça me fait penser au légionnaire d'Astérix quand il arrive en Corse et qu

40:29
Locuteur

'on

40:29
Invité politique

lui dit elle est jolie ma soeur elle n

40:31
Locuteur

'est

40:31
Invité politique

pas jolie ma soeur. Donc si vous voulez on peut toujours trouver un inconvénient à une situation. Avant la réforme on disait que le contrôle terminal seul produisait du stress pour les élèves parce que tout se jouait sur une épreuve.

40:44
Locuteur

Et

40:45
Invité politique

c'est pour ça qu'on n

40:45
Locuteur

'a

40:45
Invité politique

pas mis d'ailleurs le contrôle continu à la place du contrôle terminal mais une part de contrôle terminal qui reste majoritaire et une part de contrôle continu. Et vous aviez du contrôle continu avant cette réforme. Comment se passe la sélection comment se passait et se passe encore la sélection des élèves dans les filières qu'on appelle sélectives dont je rappelle qu'elles représentent le cas d'un élève sur deux en enseignement général.

41:07
Locuteur

c

41:08
Invité politique

'est vous envoyer je parle à l'imparfait vos bulletins vers le mois de janvier février par exemple si vous alliez dans une classe préparatoire ou dans un DUT

41:17
Locuteur

et

41:18
Invité politique

c'est sur la base de votre

41:19
Locuteur

contrôle

41:20
Invité politique

continu

41:21
Locuteur

que

41:22
Invité politique

vous étiez admis ou pas dans

41:24
Locuteur

la classe préparatoire. Donc ça existait. Donc

41:26
Invité politique

si vous voulez

41:27
Locuteur

toute

41:27
Invité politique

cette démagogie qu'il y a dans les commentaires en fait ne va pas dans le sens du débat démocratique puisque nous avons besoin aujourd'hui de mettre à plat les choses.

41:36
Locuteur

C

41:36
Invité politique

'est pour ça que moi démocratiquement je pense que c'est très bien et ma réponse à la jeunesse c'est mettons Parcoursup sur la table par exemple c'était le sens de la question précédente en donnant sans doute plus d'autonomie encore aux universités dans leur manière de faire.

41:51
Locuteur

Je

41:51
Invité politique

pense que d'ailleurs si vous interrogez les présidents d'université ils ne

41:54
Locuteur

vous

41:54
Invité politique

diront pas que Parcoursup c'est une mauvaise réforme. L'université en tire des bénéfices quant à la bonne adéquation des étudiants qui sont là et de l'offre qui est proposée mais maintenant on peut faire mieux et notamment je pense qu'on peut aussi créer des places mais dans les endroits qui correspondent à des débouchés pour les élèves par exemple Justement

42:14
Locuteur

est

42:14
Présentateur

-ce

42:14
Invité politique

que pour

42:15
Locuteur

élargir

42:15
Présentateur

le sujet est-ce qu'il n

42:17
Locuteur

'y

42:17
Présentateur

a pas aujourd'hui trop de bacheliers trop de gens qui ont le bac et qui font des études supérieures est-ce que c'est une question qui peut se poser ?

42:25
Locuteur

On est passé de 2 millions d'étudiants à

42:27
Présentateur

3 millions d'étudiants en une vingtaine d'années.

42:30
Invité politique

La question est très légitime sachons bien la poser on dit 80% d'une génération le baccalauréat c'est vrai mais le baccalauréat c'est plein de choses sur ce 80% la moitié une petite moitié c'est le bac général mais le reste c'est bac technologique bac professionnel donc il s'agit surtout de certifier chaque génération mais de manière très diverse une bonne partie va ensuite aller soit au travail pour une partie des bacs pro soit dans les

42:57
Locuteur

BTS

42:57
Invité politique

et les DUT et

42:58
Locuteur

donc si vous voulez

42:59
Invité politique

l'idée un peu trop facile de dire on a l'impression que 80% d'une génération va aller à l'université pour des enseignements qui ne mènent à aucun emploi c'est ça le sous-jacent de cette question en réalité c'est heureusement pas exactement comme ça mais par

43:11
Locuteur

contre je suis d'accord il

43:12
Présentateur

y

43:12
Locuteur

a

43:12
Présentateur

aussi l'idée de faire travailler plus tôt les jeunes d'une manière générale et aussi de les faire travailler un peu plus tard sur la question des retraites mais justement pour permettre de sauvegarder les retraites par exemple c'est une idée de Marine Le Pen est-ce que cette idée là elle est bonne ou pas c'est-à-dire de se dire on entre sur le marché du travail bien trop tard en France

43:29
Invité politique

alors ce qu'il faille augmenter le taux d'emploi en France c'est évident il a d'ailleurs il s'est amélioré ces dernières années il est encore trop faible par rapport au reste du monde mais ça vaut pour tous les âges pas spécialement pour les jeunes ça vaut aussi donc on a besoin de produire en France et on a besoin de taux d'emploi on doit être ultra pragmatique sur ces questions et ne pas chercher à être trop général et avec des slogans et donc être pragmatique c'est en effet amener les jeunes c'est un problème qui se pose à l'échelle du monde entier amener les jeunes vers les formations qui les amèneront à un emploi et là

44:04
Locuteur

il faut

44:06
Présentateur

supprimer une part des formations qui n'amènent pas à l'emploi bien sûr

44:10
Invité politique

je l'ai d'ailleurs en bonne partie fait c'est

44:12
Locuteur

à

44:12
Invité politique

dire évidemment de manière encore largement incomplète mais en tout cas le processus a été amorcé nous avons fermé beaucoup de formations qui ne mènent pas à l'emploi et ouvertes d'autres qui mènent à l'emploi de même que dans la réforme du baccalauréat vous avez eu la naissance de nouvelles disciplines qui mènent à l'emploi dès 2018 on a créé une discipline qui s'appelle numérique et sciences informatiques dans laquelle on avait déjà pensé à l'intelligence artificielle et à la cybersécurité

44:35
Locuteur

et

44:36
Invité politique

pour préparer les jeunes à ces métiers là donc si vous voulez cette tendance c'est évidemment celle qu'il faut avoir est-ce qu'on l

44:42
Locuteur

'a

44:42
Invité politique

fait suffisamment est-ce que c'est suffisamment efficace non est-ce que les fruits se cueillent du jour au lendemain non plus c'est pour ça qu'il faut de la continuité et que je déplore l'absence de continuité qu'il y

44:52
Locuteur

a

44:52
Invité politique

eu ces dernières années mais il est certain que ce problème qui se pose encore une fois à l'échelle du monde et particulièrement à l'échelle de la France c'est ce pragmatisme dans notre capacité à orienter les élèves je signale au passage que le développement de

45:06
Locuteur

l

45:06
Invité politique

'apprentissage avant le baccalauréat et après le baccalauréat

45:10
Locuteur

à

45:10
Invité politique

partir de 2018 qui est d'ailleurs le fruit d'une grande collaboration entre le ministère du travail et le ministère de l'éducation nationale apportait des fruits importants avec beaucoup plus d'apprentis en France c'est ce type de mesures qu'il faut savoir prendre

45:21
Invité

Stéphane Duguay vous parliez de la continuité justement il y a eu 8 ministres de l'éducation en 10 ans vous y êtes resté 5 ans est

45:27
Locuteur

-ce

45:27
Invité

que c'est la faute d'Emmanuel Macron s'il n

45:29
Locuteur

'y a

45:29
Invité

pas eu de continuité

45:30
Locuteur

?

45:31
Invité

ça

45:32
Invité politique

chacun peut en juger ce qui est certain c'est qu'Emmanuel Macron a battu deux records un record du ministre qui

45:38
Locuteur

a

45:38
Invité politique

la plus grande longévité de l'histoire de la République votre serviteur et d'autre part le record de la plus grande instabilité des ministres au cours du deuxième quinquennat donc

45:46
Locuteur

on

45:47
Invité politique

ne peut pas comparer le premier quinquennat et le deuxième quinquennat de ce point de vue là je regrette de le dire j'aimerais vous dire autre chose mais

45:53
Locuteur

il

45:54
Invité politique

y avait un cap

45:55
Locuteur

c

45:55
Invité politique

'est précisément parce que ce cap est devenu moins clair dans le deuxième quinquennat qu'aujourd'hui vous pouvez avoir une révolte de la jeunesse puisqu'on ne sait pas où on veut mener les gens et c'est vrai d'ailleurs dans d'autres domaines donc c'est dommage que ce cap soit perdu je pense que la crise sanitaire a joué un rôle dans la perte du cap mais évidemment il faut le retrouver pas exactement le même d'ailleurs mais en tout cas ce cap qui est d'abord de dire notre territoire notre jeunesse notre espace notre temps il y

46:23
Locuteur

a

46:23
Invité politique

des choses assez simples à dire pour le futur

46:26
Locuteur

et

46:26
Invité politique

vous savez je pense même que le déséquilibre budgétaire est lié à l'absence de cap quand vous avez un cap c'est vrai dans une famille dans une entreprise dans un pays quand vous savez où vous voulez aller les choses après vous faites pas un chèque à tous les enfants qui viennent vous dire je veux ceci je veux cela vous ordonnez les choses à partir d'une priorité et donc notre pays a besoin aujourd'hui qu'on lui dise où il va et notre jeunesse en a encore plus besoin et c'est le sens de ce qu'on a fait à Sens justement dans la ville de Sens lorsqu'on a fait l'université d'été du laboratoire de la république où on a rassemblé une bonne partie de responsables politiques mais aussi d'experts et de citoyens pour définir ce cap qui pour moi je le redis parce que c'est pour moi la priorité des priorités c'est revitaliser le territoire français c'est pas normal et les jeunes en souffrent aussi qu'on ait la crise démographique la crise du logement et tant d'autres crises parce que nous nous concentrons sur dix points du territoire que sont les grandes métropoles il faut réhabiter notre territoire ça c'est un projet de société on doit dire à une famille à un jeune qui a 20 ans et qui veut fonder une famille dans quelques années tu pourras te réinstaller dans un petit village nous allons y remettre de l'énergie parce que nous allons avoir par exemple racheté les logements en déshérence par les bailleurs sociaux parce qu'il y aura des franchises fiscales pour créer son entreprise parce qu'on va avoir un plan de rénovation de l'agriculture etc.

etc. il faut remettre de la vie de l'espérance de l'optimisme je pense que c'est possible et c'est pourquoi cette crise est à repositionner dans une crise plus générale

47:53
Présentateur

je reviens un instant sur la crise lycéenne et les images qu'on a vu cette semaine notamment des images de violence est-ce que vous ministre de l'éducation vous auriez approuvé l'ordre de déblocage des lycées avec l'usage de la force est

48:07
Locuteur

-ce

48:07
Présentateur

que vous êtes interrogé sur les images que vous avez vu cette semaine

48:09
Locuteur

c

48:10
Invité politique

'est difficile de porter un jugement parce que il faut être vous savez j'ai eu parfois à affronter des situations de ce genre au moment de la crise des gilets jaunes il n

48:17
Locuteur

'y a

48:17
Invité politique

pas eu de révolte lycéenne contre la réforme du baccalauréat directement au contraire on avait fait une grande consultation en revanche nous avons eu la crise des gilets jaunes qui avait débordé sur les lycées et dans ces moments-là il y avait eu finalement un maintien de l'ordre qui avait sauvé l'essentiel c'est-à

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Locuteur

-dire

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Invité politique

qu'il

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n

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Invité politique

'y

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Locuteur

avait

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Invité politique

pas eu de blessés parmi les lycéens et évidemment c'était le plus important mais je me garde bien de porter un jugement là-dessus parce que la critique est facile mais l'art est difficile Jean

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Présentateur

-Michel Blanquer un dernier mot sur le livre que vous sortez cette semaine La démocratie et la fureur c'est aux éditions Plon alors vous pour analyser quelque part les ressorts de la conquête et de

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Locuteur

l

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Présentateur

'exercice du pouvoir par Donald Trump vous vous mettez dans la peau de Tocqueville est-ce que c'est d'abord l'analyse d'une démocratie qui dérive mais surtout est-ce qu'il faut y lire et je vous demande en quelques mots un avertissement pour la France

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Locuteur

Oui

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Invité politique

bien sûr et pour le monde vous savez il y a des choses dont nous jouissons comme l'air que nous respirons et nous pensons que nous les avons pour toujours c'est le cas de la liberté de la démocratie pour autant ce sont en fait les acquis des siècles nous sommes les chanceux d'avoir hérité la démocratie la république et parfois les gens ont l'impression que c'est des mots creux mais en réalité c'est quelque chose de très fragile et il y

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Locuteur

a

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Invité politique

une grande situation de faiblesse de la démocratie aujourd'hui parce que d'abord c'est les démocraties vis-à-vis des pouvoirs autoritaires on le voit bien avec certaines grandes puissances d'aujourd'hui mais c'est aussi à l'intérieur des démocraties parce que les non-démocrates utilisent des outils que les démocrates n'utilisent pas

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Locuteur

et

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Présentateur

bien ça sera à découvrir dans la démocratie et la fureur votre livre que vous sortez cette semaine merci beaucoup Jean-Michel Blanquer merci à

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Locuteur

vous

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Présentateur

c'est un ministre de l'éducation qui était le deuxième invité de ce grand jury bon dimanche à tous on se retrouve la semaine prochaine