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InterviewEurope 1 (sur YouTube)· 1 juillet 2025 13 minContradictoireActualité / polémiqueOutre-merInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

"Chaque camp politique devrait gouverner les zones où il est majoritaire" (Nicolas Metzdorf)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse directe

    Décrivez-moi la Nouvelle-Calédonie. Qu'est-ce qui va, qu'est-ce qui va pas ?

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Qu'attendez-vous du sommet à l'Élysée demain ?

  • 4:00RelanceRéponse directe

    Est-ce que vous pensez que la solution politique existe encore après tant d'années d'impasse ?

  • 6:00RelanceRéponse directe

    Comment éviter une motion de censure inévitable à l'automne ?

  • 8:00RelanceRéponse directe

    Comment convaincre Marine Le Pen de ne pas censurer ?

  • 9:00OuverteRéponse directe

    Qu'en pensez-vous de la dissolution proposée par Sébastien Chenu ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:30Nicolas MetzdorfChiffre
    « Un chômage qui a doublé, 10 % de la population qui a quitté l'île. »
  • 4:30Nicolas MetzdorfFait
    « L'indépendance association, c'est deux États indépendants qui décident de s'associer sur des questions de compétences ou de soutien économique. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Europin soir 19h 21h Pierre de Villneau avec mes camarades de la première heure. Bonsoir Sébastien Lignet chef du service politique de valeurs actuelles. On attend Gilles Boutin journaliste en politique économico au Figaro qui ne devrait pas tarder.

Et en attendant notre premier invité Nicolas Medzdorf. Bonsoir. Bonsoir.

Vous êtes député ensemble de pour la République de Nouvelle-Calédonie. L'Assemblée nationale a adopté tout à l'heure largement le projet de loi pour refonder Mayotte. Demain, c'est au tour du dossier calédonien, grand sommet à l'Élysée, autour de l'avenir.

Avant de me dire Nicolas Mzor, ce que vous attendez de ce sommet demain à l'Élysée, décrivez-moi à date la Nouvelle-Calédonie. Qu'est-ce qui va, qu'est-ce qui va pas ? Qu'est-ce qui comment est la vie sur ce qu'on appelle avec affection le caillou ? pas grand-chose ne va à vrai dire hein.

La Nouvelle-Caie est le territoire le le plus autonome de la République sur le papier puisque l'État ne gère que les compétences titres régaliennes. La monnaie, la police, la justice, l'armée, les relations extérieures et tout le reste, santé, enseignement, développement économique, environnement est géré par les collectivités caléoniennes avec la fiscalité et donc la richesse caléonienne. Or, après les émets de 2024, on a perdu 20 % de notre PIB et donc l'incapacité pour nous d'assumer nos nos propres compétences.

Donc aujourd'hui, on a un service public qui est complètement à l'agonie. Plus d'aide sociale, plus de moyens de renouveler nos infrastructures. Un chômage qui a doublé 10 % de la population qui a quitté l'île.

Donc je pense qu'on traverse la plus gr. Ils sont partis où ces 10 % ? Euh en métropole, en Australie, en Nouvelle-Zélélande.

Ouais. Et euh il y en a qui donnent des nouvelles en disant "Heureusement qu'on a quitté, je ne reviendrai pas, je reviendrai." Quelle est la Vous avez fait un peu un sondage tous euh tous euh en tout cas non on n'a pas de sondage mais les contacts que l'on a son nombre euh tous veulent revenir.

La nouvelle c'est leur pays. Malheureusement, ils ont dû euh la quitter le quitter pour des raisons de santé d'abord parce que l'offre de soins a diminué compte tenu de bah de la fuite des médecins. Beaucoup ont dû quitter aussi la nouvelle par manque de travail tout simplement.

Il faut qu'ils nourrissent leur famille. Donc en fait la situation aujourd'hui est catastrophique. Les voyages successifs de d'Emmanuel Macron d'abord d'Emmanuel Valsensuite, ça n'a servi à rien.

Peut pas dire que ça n'a servi à rien. Le dernier voyage de Manuel Val, ça a servi à à lui dire ce qu'on ne voulait pas pour l'avenir de de la Nouvelle Calédonie. Oui, le ministre des autres mères qui nous a vendu l'indépendance association qu'on a refusé.

On s'est dit que c'était pas la peine. Expliquez l'indépendance association. Oh ben l'indépendance association, c'est deux États indépendants qui décident de s'associer sur des questions de compétences ou de soutien économique.

Mais je crois pas que les Calédoniens en 2018, 2020 et 2021 aient choisi de devenir un état indépendant. On a choisi euh de rester des Français. Donc euh on ne s'attendait pas à ce que le ministre d'État des outremères aille dans le sens contraire de du choix souverain des Calédoniens.

Sébastien Ligier de valeurs actuelles. Oui, on sent bien que les les concertations qui s'ouvrent en ce moment viennent essayer un petit peu de rattraper le fiasco de Manuel Vals. Moi, je serais peut-être un peu plus dur que vous sur sur sa visite puisque et pas il est ensemble pour la République.

Bien sûr, j'entends. Mais mais mais on parle quand même d'une visite où Manuel Val arrivé avec des promesses hallucinantes plein les valises. Vous savez parler de cette quasi indépendance en réalité avec l'instauration d'une d'une nouvelle d'une nationalité calédonienne qui qui s'ajouterait à la nationalité française ce qui va à l'encontre de tous les principes d'un territoire d'outre mer et et et j'en passe d'autres he faut aller retrouver toutes ces promesses complètement hallucinantes. promesse qui quand monsieur Vals est revenu en France a provoqué des remous au sein même du gouvernement, au sein de l'Élysée, au sein de au sein de du ministère de l'intérieur notamment avec des gens qui n'étaient pas au courant de des promesses de Manuel Vals.

Et donc on sent bien que là l'Élysée essae de rattraper le coup et de reprendre la main sur le dossier caléonien. Moi la question que j'aimerais vous poser, c'est est-ce que vous pensez après tant d'années de combat, tant d'années d'affrontement, tant d'années d'impasse, est-ce que vous pensez que la solution politique, elle existe encore ? Écoutez euh si je suis là en train d'essayer de la chercher, c'est que je pense qu'elle existe.

Mais c'est vrai que la Nouvelle-Conie est un territoire qui est clivé depuis euh depuis longtemps. Euh il y a il y a deux légitimités comme les appelle la Nouvelle-Connie, hein. Les indépendantistes majoritairement Canac et des non indépendantistes majoritairement non Canac avec une vision du monde différente hein, une vision voir opposée.

Non, c'est-à-dire que il y a il y a deux couloirs de nage entre les ce que vous venez de citer. Oui, mais enfin les l'idée c'est quand même on est sur la même île hein, on est tous nés là-bas ou en tout cas on y est installé euh depuis euh longtemps. Mais est-ce que vous vivez en en métropole ?

Oui, c'est ça. En métropole, il y a aussi la même chose. On on vit en métropole et même dans la même ville, on peut très bien être diamétralement opposé.

Est-ce que c'est c'est c'est déjà une sorte de cohabitation voire euh une sorte de partition par il y a il y a en tout cas, c'est vrai deux systèmes qui qui cohabitent. C'est ce qu'on c'est ce qu'on peut dire. L'idée c'est de les faire cohabiter pacifiquement parce que si c'est pour se faire la guerre à longueur de temps, c'est pas constructif hein.

C'est c'est pas savez ce qui m'a marqué le jour où il y a eu le parce que ça a été très soudain ces émeutes en 2024. Le témoignage qui m'a le plus marqué, Dieu sait qu'on en a fait sur Europin des témoignages, c'est cette personne qui avait dit "Nous prenions le café avec euh des personnes qu'on connaissait à 19h et la nuit c'est ces mêmes personnes qui nous attaquaient." Oui, je pense que c'est euh le principal choc que qu'a subi la la population euh calédonienne plutôt non indépendantiste d'ailleurs, c'est que euh les non indépendantistes avaient épousé l'idéologie de de l'accord de Numéa qui était de favoriser un vivre ensemble.

H et c'est vrai qu'ils se sont retrouvés le le soir du 13 mai trahi dans leur conviction, dans leur chair et dans leur histoire politique. Euh donc aujourd'hui, on se retrouve là à négocier sur la base d'un échec de l'accord de Noméa qui était de de favoriser l'émergence d'un peuple calédonien entre guillemets. Et donc aujourd'hui, il faut aussi essayer de repenser le modèle.

C'est-à-dire que l'erreur est humaine, persévérée et diabolique. Je pense qu'il faut pas refaire les les mêmes erreurs de l'accord de Nia et partir un peu plus des réalités. Le général de Gaul disait qu'il y avait pas de politique qui vailleent en dehors des réalités.

Je pense qu'il avait raison et donc il faut partir de ça. Gill Boutin du Figaro. Oui mais la réalité précisément c'est Alors on va lui allumer le micro à Gill Boutin s'il vous plaît.

Merci. Alors allez-y. Merci.

Oui. Vous disiez la réalité nous montre et vous l'avez dit qu'il y a deux légitimités qui cohabitent. On a le sentiment qu'on en parle aujourd'hui mais que dans 50 ans on en parlera encore au même titre qu'on parlera d'une solution à deux États dans un une certaine zone au Moyen-Orient.

Pardon de faire ce parallèle qui vaut ce qui vaut et alors que votre la situation de la Nouvelle Coni est bien différente avec une une cohabitation évidente et il n'y a pas de de comment dire enfin ça n'a rien à voir en terme de tension. Cependant, dans la durée, on a l'impression qu'on a affaire à ce ce nœud gordien euh qui euh ne sera jamais euh résolu. Donc, quel principe quel réalisme devrait s'appliquer dans une telle situation ?

Ne faut-il pas euh accepter que peut-être un camp l'emportera un jour ? Est-ce qu'on se dirige vers un scénario à l'algérienne dans dans 30 ans, dans 40 ans, ça sera devenu tellement impossible que une partie de la population devra partir ? Ce que je veux dire c'est quel Oui.

Encore une fois, quel est le motif d'espoir vu que vous nous avez dépend la course de Nicolas Mesdorf ? Moi, je crois que les la question est bonne et c'est pour ça que les non indépendantistes comme ce qu'on appelle les loyalistes aujourd'hui qui est le principal mouvement non indépendantiste propose ce qu'on appelle aujourd'hui un fédéralisme interne, c'est-à-dire ce qu'on a déjà fait dans les années 80 après les les événements parce que c'est pas la première fois qu'on connaît des violences au Nouvelle-Caonie et on les avait résolu dans les années 80 en provincialisant la Nouvelle Cédonie, c'est-à-dire en organisant un découpage administratif où chaque campait gouverner là où il était majoritaire. et et aujourd'hui on s'oriente quand même vers ça, c'est-à-dire un renforcement des provinces existantes quit à devenir une forme d'état fédéré avec toute la modestie qui nous incombe compte tenu du du faible nombre de de personnes en Nouvelle-Cédonie.

Mais aujourd'hui, c'est clair que je pense que on a besoin aujourd'hui de d'avoir un chaque camp qui se retrouve là où il est majoritaire pour diriger la nouvelle can qui va à l'encontre de ce qu'avait essayé de faire l'accord de Numéa en créant un gouvernement collégial où les indépendantistes et les non indépendantistes un système un peu à la Bosnière Zegovine hein aller décider ensemble. C'est c'est comme si en métropole on mettait dans le gouvernement actuel Mélenchon Marine Le Pen et François Baou. Bon déjà que avec une forme d'unité ça marche pas.

Alors vous déjà quand vous avez Elizabeth Borne, Bruno Rotaillot, Agn Espagier Runaché, ça marche pas très bien. Imaginez, nous on a on a les on a des indépendancies très durépendanistes très dur dans le gouvernement. Donc en fait on faut sortir de ça parce que ça n'a pas fonctionné et revenir à à ce partage du pouvoir qui avait existé dans les années 80.

L'idée c'est pas de de faire vivre l'Algérie parce que de toute façon, je vais vous dire quelque chose, si c'est pour parler de nous, nous on a pas envie de partir, c'est chez nous et on partira pas. Donc va bien falloir trouver des solutions. Nicolas Meddorf député ensemble pour la République de Nouvelle Academonie et notre invité dans Europe un soir.

La motion de censure contre François Bairou a été rejetée. Il y a eu 189 pour cette motion de censure. Il y avait un recul bien sûr de 289 députés.

Elle vous faisait pas peur cette motion de censure ? Est-ce que est-ce qu'elle vous touche étant donné que vous êtes, j'allais dire loin de la métropole ? Non mais vous savez, moi j'ai l'habitude de dire que oui, je suis un député de Nouvelle-Calédonie d'un territoire particulier, mais euh en tant que défenseur de la Calédonie française, je me je me sens aussi être un député de la nation.

Donc les sujets nationaux comme tout autre députés euh me pens donc elle vous faisait peur cette motion de censu ? Alors non, j'en j'en avais pas peur parce que je pense que Marine Le Pen avait été très clair sur sur le sujet mais bon, on est toujours jamais surpris de la gauche quand on a besoin de faire des choses inutiles à l'Assemblée nationale, on peut toujours compter sur eux. Donc voilà, ils ont fait ils ont fait leur sketch aujourd'hui.

C'est dommage parce que je pense que la France, elle a pas besoin de perdre de temps dans des dans des débats c'est pas la hauteur quoi. Mais non, c'est pas à la hauteur. Écoutez, je crois qu'il y a des réformes à mener.

On est dans un système où il y a pas de majorité où faut que les groupes politiques arrivent à s'entendre à l'Assemblée nationale. On n pas besoin de de s'envoyer des noms d'oiseaux sur des motions de censure dont on est sûr qu'elles ne passeront pas. Sébastien Lignet de valeurs actuelles.

J'entends l'idée que cette motion n'avait aucune chance de d'adopter mais les suivantes notamment à l'automne avec le budget ont peut-être plus de chance d'aboutir. Et donc moi j'ai envie de vous poser la question que tout le monde pose en ce moment au députés du bloc centriste, c'est comment on l'évite cette censure qui paraît inévitable à quelques semaines, à quelques mois ? On a l'impression qu'on on repousse l'échéance un petit peu de manière nilisse quoi.

C'est bon bah finalement si c'est en septembre ou en octobre ou en novembre, si on peut gagner quelques jours, quelques heures, on sera bien content. comment on on résiste à cela et comment vous pouvez réussir à convaincre Marine Le Pen puisque c'est elle, on l'a bien compris, qui avait les le le volant et qui pouvait décider la trajectoire du pays. Comment on convainc Marine Le Pen de pas censurer ?

Moi je pense que le dialogue, il doit être entrepris avec l'ensemble des forces politiques de l'Assemblée nationale hors Lfi pour essayer de de voir ce que chacun cherche à trouver et à avoir dans on prend les communistes jusqu'au RN, on les met ensemble dans une pièce et on dit maintenant on discute. Ouais. Écoutez, ben c'est la méthode qu'on impose au Calédonien.

Donc, j'ai envie de dire retour à l'envoyeur. Non mais blague à part, je pense que au-delà de les mettre tous dans la même piège, je pense que le rôle d'un premier ministre et d'un gouvernement lorsqu'il y a pas de majorité absolue à l'Assemblée nationale, c'est de consulter les de consulter les groupes politiques et de voir avec eux ce qu'ils recherchent dans dans un budget. Et ensuite, on fait des choix en fonction de des demandes des uns et des autres et on fait un choix politique.

Ça si on va plus vers la gauche ou vers la droite et on bâtit une majorité sur sur un PLF. Moi ce que je trouve regrettable, c'est que je pense que l'élection présidentielle arrivera bien vite. On n' pas besoin de déstabiliser constamment la France régulièrement sur des questions qui n'ont pas lieu d'être.

Pourtant Sébastien Chenu au grand rendez-vous Europe C News les Échos encore dimanche a dit que bah une nouvelle dissolution serait la plus souhaitable. Qu'est-ce que vous en pensez Nicolas Mesdor ? Écoutez en tant que élu on n jamais perdu suffrage démocratique.

Ça c'est pour la langue de bois. Ensuite, je pense que le le président de la République a été très fier. Il veut pas dissoudre.

De toute façon, monsieur Chenu, il peut dire ce qu'il veut. C'est pas lui qui décidera de de dissoudre l'Assemblée nationale. Et quand bien même le président dissoudra, ben il dissoudra.

Qu'est-ce que vous voulez que je vous dise au-delà de ça ? On retournera aux élections. Merci beaucoup Nicolas Medzdor d'avoir été l'invité d'Europe un soir.

Juste une dernière question. Demain, c'est quoi ? C'est une grande discussion ou c'est juste le président qui va parler ?

C'est vous savez des détails ? Écoutez, c'est un peu la la surprise du chef. On va on va dire ou ouais, on va se retrouver à l'Élysée.

Emmanuel Macron, on va certainement donner le cadre des négociations, ses lignes rouges et puis on jouera dans dans les règles qu'il aura qu'il aura fixé. Donc voilà, on attend de connaître le cadre et on vous rappellera bien sûr pour savoir comment s'est passé ce sommet sur la Nouvelle Calédonia, l'Élysée. Merci beaucoup Nicolas Meddorf.