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Conférence de presseMathilde Panot· 1 septembre 2024 104 minAutoproduitActualité / polémiqueImmigration & asileJusticeInstitutions & électionsEurope & international

Palestine / Israël : une histoire coloniale

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 85 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 5:00OuverteRéponse partielle

    Est-ce qu'il ne faudrait pas souligner que Israël n'est pas une démocratie et que son existence même est liée à la colonisation ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Comment insister sur la colonialité d'Israël sans attendre un gouvernement néofasciste ?

  • 7:00OuverteRéponse directe

    L'antisémitisme est-il lié au sionisme ? Comment éviter de confondre les deux ?

  • 8:00FerméeRéponse partielle

    Quand aura lieu la conférence sur la campagne BDS France ?

  • 9:00FerméeRéponse directe

    Combien de réfugiés palestiniens, de prisonniers et de pays ayant reconnu l'État de Palestine ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Quel rôle a joué l'URSS dans la création d'Israël ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:00Mathilde PanotFait
    « On lui reproche d'avoir participé à une manifestation en Jordanie à Aman qui a lieu tous les vendredis en soutien au peuple palestinien en expliquant qu'els serait des soutiens des terroristes, une antisémite. »
  • 4:00Mathilde PanotFait
    « 50 députés renaissance qui demandent la levée de son immunité parlementaire. »
  • 5:00Mathilde PanotFait
    « L'immunité parlementaire qui existe depuis la Révolution française pour que les parlementaires puissent exprimer librement leur position notamment vis-à-vis des pouvoirs en place. »
  • 7:00Mathilde PanotChiffre
    « The Landset qui est une revue médicale qui est de très haut niveau, qui est très sérieuse a estimé que déjà si on arrêtait début juillet, si les bombardements s'arrêtaient, si le gouvernement d'extrême droite de Netaniaou arrêtait le génocide en cours, on serait déjà à 186000 personnes mortes directement ou indirectement du génocide en cours. »
  • 8:00SBFait
    « Il y a une minorité qui va exploiter, dominer une majorité autochtone. Cette minorité est différente culturellement et racialement. »
  • 9:00SBFait
    « Les fondateurs de euh de de colonialisme, il y avait pas de débat où est-ce que c'est un projet colonial ou pas projet colonial. Tout le monde était d'accord, c'est un projet colonial et tout le monde était à droite, droite comme gauche. »
  • 10:00SBFait
    « L'idée c'était qu'est-ce qu'on va faire avec cet écart ? Est-ce qu'on va les écraser ? Est-ce qu'on va les radiquer ou est-ce qu'on va tout simplement leur donner un petit morceau parce qu'en fait ils sont inférieurs, bêtes, donc on peut vraiment leur donner n'importe. »
  • 11:00SBFait
    « Donc l'idée c'était un projet colonial, tout le monde était d'accord, tout le monde était d'accord qu' était euh supérieur. »
  • 12:00SBFait
    « Donc l'idée c'était un projet colonial, tout le monde était d'accord, tout le monde était d'accord qu' était euh supérieur. Mais aussi l'enjeu le plus important, c'était le recours à la force. »
  • 13:00SBFait
    « Donc c'était l'idée d'effacer la Palestine de sa population. »
  • 14:00SBFait
    « Les Palestiniens lorsqu'il parlent de la nakba, il parlent de la nakba comme un processus continu qui a commencé il y a un siècle avec un moment quand même important en 48. »
  • 15:00SBFait
    « Donc 2/3 du peuple des réfugiés. On va digner la nakba. On va attendre 50 ans plus tard que certains historiens israéliens ont le courage d'accéder aux archives pour parler de nettoyage ethnique comme lorsque les palestiniens parlaient de ce qui s'est passé violer des crimes qu'ils ont subi de nettoyage ethnique personne ne croyait c'estes Palestiniens. »
  • 18:00Géraldine HornbergFait
    « Israël qui se présente comme le refuge pour les juifs du monde entier et l'État de tous les juifs. Qu'est-ce que ça provoque pour nous en tant que juif français ? Et bien, ça nous rend étranger dans notre propre pays. »
  • 19:00Géraldine HornbergFait
    « Le gouvernement français aussi instrumentalise la question de la lutte contre l'antisémitisme. »
  • 20:00Géraldine HornbergFait
    « L'accusation d'antisémitisme qui a été faite pendant toute la période a principalement été donc contre tous les mouvements de solidarité avec la Palestine, contre les organisations politiques NPA, la France insoumise. »
  • 21:00Géraldine HornbergFait
    « On rappelle la dissolution du CCI, la seule organisation qui permettait la défense des musulmans. On rappelle aussi la loi immigration, asil immigration, la loi la plus raciste de la 5e République. »
  • 22:00Salah AmouriFait
    « Oslo, qu'est-ce qui a créé pour les Palestiniens ? à la place d'avoir un peuple, une identité au bien sûr la puissance coloniale derrière les États-Unis, l'Union européenne et les forces impérialistes, ils ont poussé à créer cinq peuples à la place d'un peuple. »
  • 25:00Salah AmouriFait
    « Le but stratégique de cette fragmentation, c'est la liquidation totale de l'identité nationale du peuple palestinien. »
  • 0:30SalahFait
    « Nous en tant que peuple occupé, en tant que réfugiés palestiniens, on a le droit de résister cette occupation »
  • 1:00SalahPromesse
    « On va continuer de soutenir le peuple palestinien, continuer de soutenir sa résistance et marcher côte à côte avec lui jusqu'à sa libération et son indépendance »
  • 3:30Mathilde PanotChiffre
    « le conflit le plus meurtrier depuis 30 ans au moins sur le nombre de journalistes qui ont été tués »
  • 4:30Mathilde PanotFait
    « Elle dit "J'ai reçu un jeune garçon qui avait la moitié du visage et du coup arraché. Heureusement les organes vitaux, la respiration et l'irrigation sanguine du cerveau étaient préservés" »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[applaudissements] [applaudissements] [applaudissements] Donc bonjour à toutes et à tous. Merci beaucoup. euh d'être là ce samedi matin pour parler de la situation en Palestine et de du génocide en cours en Palestine, de la situation de colonisation qui est un mot qui est absolument absent de l'ensemble des débats médiatiques et politiques.

Et donc, je suis très honoré d'accueillir donc pour ce temps d'échange. Donc, on va avoir à peu près 1h30. Euh on a commencé un peu en retard le temps que tout le monde arrive, mais on va quand même avoir un un temps à la fois pour que chacun des intervenants puisse vous faire un propos liminaire et puis ensuite qu'on ait un temps d'échange tous ensemble avec des questions et des réponses sur lequelles nos intervenants et nos intervenantes seront là pour intervenir.

Donc déjà, je voulais remercier chaleureusement SB, excuse-moi pour la prononciation, donc qui est sociologue palestinien, qui est chercheur associé à l'Institut de recherche et d'études sur les mondes arabes et musulmans d'être présent aujourd'hui. C'est un grand honneur. Merci beaucoup. [applaudissements] Ensuite, je voulais remercier Géraldine Hornberg qui est membre de la coordination Île-de-France. nationale donc de la coordination Île-de-France de l'Union Juive française pour la paix.

Union juif française pour la paix. [acclamation] [applaudissements] Union juive française pour la paix qui, je le rappelle au moment des mobilisation palestinienne en octobre et en novembre dont le président à Strasbourg s'était fait arrêter alors qu'il tentait juste de manifester pour la paix et la dignité du peuple palestinien et qui a aussi une procédure pour apologie du terrorisme comme moi-même, comme Rima Hassan et comme malheureusement beaucoup de militants et une militante. Donc on est très honoré aussi que tu sois là Géraldine.

Merci. Et puis on est très honoré aussi d'accueillir évidemment Salah Amour, avocat franco-palestinien [applaudissements] et auteur de l'ouvrage que je vous invite toutes et tous à lire qui s'appelle prisonnier de Jérusalem, un détenu politique en Palestine occupé. Donc euh peut-être juste avant de commencer de laisser la parole à nos intervenants, je voulais euh peut-être depuis ses amphis commencer par adresser de notre part à toutes et tous, je crois, un grand message de soutien et de solidarité à Rima Hassan qui vit un véritable acharnement et je dis acharnement à dessin puisque tous les jours elle a des menaces de l'extrême droite, que ça soit des menaces de mort, de viol sur ses proches sur elle du harcèlement et beaucoup d'autres choses.

Et qui a euh aussi depuis peu une nouvelle tentative du pouvoir après la procédure d'apologie de terrorisme. On s'était rendu ensemble devant la police pour répondre de positions politiques, je le rappelle. Et bien maintenant, ce sont 50 députés renaissance qui demandent la levée de son immunité parlementaire.

Alors, je vous explique, [acclamation] l'immunité parlementaire qui existe depuis la Révolution française pour que les parlementaires puissent exprimer librement leur position notamment vis-à-vis des pouvoirs en place. Et bien l'immunité parlementaire peut-être levée lorsque vous avez une procédure judiciaire. C'est par exemple arriver à un député renaissance qui était qui tapait sa femme qui était extrêmement violent dans des proportions très fortes.

Et donc là, on demande la levée de l'immunité parlementaire. Mais là, il n'y a aucune procédure judiciaire. Et qu'est-ce qu'on reproche à Rima Hassan ?

On lui reproche d'avoir participé à une manifestation en Jordanie à Aman qui a lieu tous les vendredis en soutien au peuple palestinien en expliquant qu'els serait des soutiens des terroristes, une antisémite. Bon, vous connaissez l'ensemble des choses qu'ils disent pour nous salir. Je veux redire ici que ce qui dérange l'extrême droite, ce qui dérange les macronistes dans ce pays, c'est que Rima Hassan soit une femme franco-palestinienne, juriste de droit international et qui est devenue eurodéputé et qui donc a une parole au Parlement européen qui les dérange et ne leur rendez plaise.

Nous sommes fiers que Rima Hassan soit eurodéputé de la France au Parlement européen. Nous sommes fiers que à nos côtés, elle porte la question à la fois de la suspension de l'accord d'association entre l'Union européenne et Israël alors que l'Union européenne est le premier partenaire commercial d'Israël et que ça fait partie des sanctions économiques que nous demandons pour faire cesser immédiatement le génocide. Nous sommes fiers qu'elle parle de l'embargo sur les armes.

Nous sommes fiers qu'elle continue à parler une voix forte sur la question du droit international. Et je vais juste commencer par cela pour vous dire à quel point ces moments-là que nous avons d'échanger, de mettre les mots justes sur ce qui est en train de se passer sont importants. Ils sont importants parce que dans les médias alors du Rima Hassan, dans le C News et cetera, les polémiques qu'ils font sans cesse sur les uns et les autres.

Évidemment, je parle de Rima Hassan, mais je pourrais parler de l'ensemble des militantes et des militants et des voix pour la paix qui se font les uns après les autres criminalisés. Et bien parler de ces polémiques là permet une seule chose, d'effacer le génocide en cours en Palestine et qu'on ne parle plus une seule seconde du génocide en cours en Palestine. Je vous redonne juste des chiffres d'acrimètes qui avaient été donnés qui je crois sont assez parlants.

Alors c'est des chiffres qui datent de janvier-février et qui prenait l'exemple de ce qui s'était passé gloire à l'Afrique du Sud sur la plainte devant la Cour internationale de justice. Donc qui était évidemment et qui est une plainte qui est historique qui a mené notamment à ce que la Cour internationale de justice dise qu'il y a un risque réel de génocide et ça c'était déjà en janvier. Alors dans au moment où l'Afrique du Sud fait sa plaido d'Oduirie pour expliquer la plainte pour expliquer pourquoi il y a génocide en donnant des preuves très circonstanciées.

À ce moment-là dans le JT de 20h de TF1 de France 2 et de M6 vous avez 0 secondes consacrées à la plédoirie. Zéro. C'est-à-dire qu'on nen parle pas.

J'en parlais avec un chauffeur de taxi qui est très impliqué sur la question palestinienne et qui ne savait même pas que l'Afrique du Sud était en train de plaider devant la plus haute juridiction internationale. Mais le lendemain, lorsque c'est aux avocats d'Israël de se défendre, à ce moment-là, France Info décide de retransmettre en direct la défense des avocats de l'État d'Israël et du gouvernement d'extrême droite de Netaniau. Au moment où le 26 janvier, jour du rendu du verdict de la Cour internationale de justice, vous avez eu dans le 20h de TF1 France 2 et M6 non pas 0 secondes mais 10 secondes seulement au 20h de France 2 uniquement.

Quant aux chaînes d'information en continue, aucun n'a diffusé le compte-rendu et le le rendu de la Cour internationale de justice alors que dans d'autres pays, ça faisait la une d'absolument tous les médias. Donc la manière dont ils font à la fois dont ils essayent de salir un après les l'un après l'autre et on pourra en parler aussi dans les différentes position des uns et des autres euh dont ils essaient de de nous salir et de faire des polémiques évitent juste et permet juste d'invisibiliser le génocide en cours en Palestine. Vous avez peut-être vu cet été, il s'est passé beaucoup de choses cet été sur la Palestine, mais notamment en début d'été, The Landset qui est une revue médicale qui est de très haut niveau, qui est très sérieuse a estimé que déjà si on arrêtait début juillet, si les bombardements s'arrêtaient, si le gouvernement d'extrême droite de Netaniaou arrêtait le génocide en cours, on serait déjà à 186000 personnes mortes directement ou indirectement du génocide en cours, c'est-à-dire quasiment 10 % de la population qui est à Gaza.

On parle de bombardement sur des écoles, vous en avez vu beaucoup cet été, dont certains d'ailleurs un des bombardement aurait tué six otages israéliens donc mettre y compris en danger contrairement à la à la à ce que disent et Netaniaahou et ses ministres génocidaires qui mettent y compris en danger les vies des otages israéliens. On parle de débat lunaire absolument horrible sur a-t-on le droit oui ou non de violer un prisonnier palestinien avec 10 soldats réservistes qui ont été arrêtés pour un viol sur un prisonnier puis qui ont été relâchés. Donc si nous sommes ici, c'est d'abord pour comprendre la situation qui se passe en Palestine.

Et c'est pourquoi nous faisons et puis parce que nous refuserons à tout moment d'invisibiliser la disparition programmée qui est faite par l'extrême droite israélienne du peuple palestinien. Si nous sommes ici, c'est pour réaffirmer [applaudissements] que après quasiment 11 mois de génocide, nous ne laisserons jamais la Palestine disparaître. Et nous le disons à nos adversaires, vous pouvez nous taper autant que vous voulez.

Vous pouvez essayer de nous salir autant que vous voulez. Nous ne nous terrons pas. Voilà ce pourquoi nous sommes là.

Et évidemment pour savoir [applaudissements] comment nous devons agir dans les mois qui viennent pour être à la hauteur de la situation. Et je vais commencer à donner la parole à SBSB que je remercie encore d'être présent avec nous. Merci beaucoup.

Merci beaucoup. Bonjour tout le monde. Merci Mathilde Pan pour l'invitation déjà et à la France insoumise pour nous avoir donné l'occasion de parler de cette question de la situation coloniale en Palestine qui qui n'est pas rien d'ailleurs qui n'est pas quelque chose de très pertinent en France et je vais expliquer pourquoi.

Et du coup déjà intitulé la conférence avec l'histoire coloniale, c'est quelque chose je je dirais de très avancé. pour faire face à ce sens commun produit par les médias et la télé en France et malheureusement par certains milieux aussi académiques. Et je je vous remercie aussi d'être si nombreux.

Si on arrive aujourd'hui de parler de la situation coloniale en Palestine, c'est parce qu'il y a un génocide à Gaza, mais surtout parce qu'il y a aussi des étudiants qui se sont mobilisés au sein des universités en France qui étaient beaucoup plus courageux je dirais que certains intellectuels. Donc, j'aimerais bien les saluer [applaudissements] et ce qui est en jeu en France aujourd'hui, ce n'est pas la critique, c'est surtout la raison. On veut plus entendre ceux ou celles qui expliquent, qui raisonnent pour comprendre et saisir la réalité.

Et cette question, la situation coloniale est indispensable. pour saisir la réalité en Palestine et comprendre déjà ce qui se passe aujourd'hui à Gaza. Non seulement non comme je dirais un moment d'exception mais comme une certaine continuité depuis un siècle et c'est grâce au paradigme colonial qu'on peut saisir cela. [soupir] Je vais alors mettre l'accent sur presque par situation coloniale et comment et pourquoi c'est indispensable sur le plan analytique mais quand même aussi moral pour pouvoir proposer des solutions.

Si euh je reprends la certains éléments de définition de de de l'anthropologue Balandier concernant la situation coloniale, bah il dit tout simplement il y a une minorité qui va exploiter, dominer une majorité autochtone. Cette minorité est différente culturellement et racialement. Ils vont utiliser une certaine appareil de justification que ça soit raciale, civilisationnelle, religieuse, quel que soit l'appareil de justification pour montrer qu'il y a une supériorité de ceux qui dominent et ceux qui sont colonisés.

Quelque chose de très important, cette minorité est dotée d'une puissance économique, matérielle et surtout militaire. Donc l'un des principes dans une situation coloniale, c'est la force et c'est la violence. Et l'usage de la violence n'est pas quelque chose d'arbitraire mais c'est structurel dans une situation coloniale.

Donc le caractère antagoniste, c'est le caractère qui va définir la relation entre colisateur et colisé. comment ces ces ces éléments de définition peuvent claircirf éclaircir la la situation en Palestine ? Je dirais que les Palestiniens depuis les années 50 mais bien avant, il parlait d'une situation de colonisation de peuplement et je dirais j'ajoute encore de remplacement.

Donc l'idée principale c'est considérer la Palestine comme une terre sans peuple pour un peuple sans terre. Donc c'est une zone vide et on va la coniser. Des Palestiniens comme Rin Kanafani, comme Walid Khalid comme Fais, il parlait de colonisation dès le début.

Mais ce type de discours n'existe pas en France parmi les articles scientifiques qui ont été écrits sur cette question, c'est l'article le fameux article en 67 de Maxime Rodinçon. Israël fait colonial pointe à dérogation et Rodinçon il a été traumatisé par cet article parce que la réception de cet article a fait bruit tellement qu'il a été traumatisé qu'il avait même pas envie d'entendre parler de cet article 20 ans plus tard, je dirais, [soupir] il explique la première chose que le sionisme s'est inscrit dans un esprit européen dès l'époque il y a un siècle où il y avait le slogan selon lequel on peut tout coloniser en dehors de l'Europe. Les Européens à l'époque, il se considéraient maître supérieur par rapport aux autres.

Et là, je vous envoie aussi à la au livre de Norberias sur le temps. Lorsqu'on a inventé la machine, on est devenu maître du temps. Et donc à ce moment-là, on s'est senti supérieur par rapport aux autres et donc on se permettait de faire ce qu'on voulait.

Donc à partir de là, le mouvement sioniste s'est inscrit dans cet esprit de l'époque pour pouvoir coloniser ailleurs. Il y avait quand même plusieurs choix. Ils ont finalement choisi la Palestine.

Les fondateurs de euh de de colonialisme, il y avait pas de débat où est-ce que c'est un projet colonial ou pas projet colonial. Tout le monde était d'accord, c'est un projet colonial et tout le monde était à droite, droite comme gauche. L'idée c'était qu'est-ce qu'on va faire avec cet écart ?

Est-ce qu'on va les écraser ? Est-ce qu'on va les radiquer ou est-ce qu'on va tout simplement leur donner un petit morceau parce qu'en fait ils sont inférieurs, bêtes, donc on peut vraiment leur donner n'importe. Donc c'était ça le débat.

Moi, je vous envoie si vous voulez, il y a plein de de de travaux sur le sionisme, les les fondateurs, ce qu'est-ce qu'on fait de ce décalage ? Donc l'idée c'était un projet colonial, tout le monde était d'accord, tout le monde était d'accord qu' était euh supérieur. Mais aussi l'enjeu le plus important, c'était le recours à la force.

Est-ce que on va utiliser la force pour éradiquer les Palestiniens ? Et parmi d'autres, il y avait l'article de Jabotinski. C'était le mur de fer qui plaidait pour l'usage massif de la force.

Donc c'était l'idée d'effacer la Palestine de sa population. [grognement] Donc puisque le peuple n'existe pas, on dé l'existence de ce peuple, y compris dès le départ de la dans la déclaration Belfour de 1917, les Palestiniens étaient réduits à des nonjuifs. C'est par la négation, on parle d'un peuple comme non quelque chose.

Plus tard, on va euh avoir la Nakba, ça veut dire la catastrophe palestinienne. Et c'est ça un moment clé de l'histoire palestinienne. Pourquoi ?

Parce qu'il y a 2/3 du peuple palestinien qui vont être à partir de ce moment-là devenir des réfugiés. Donc 2/3 du peuple des réfugiés. On va digner la nakba.

On va attendre 50 ans plus tard que certains historiens israéliens ont le courage d'accéder aux archives pour parler de nettoyage ethnique comme lorsque les palestiniens parlaient de ce qui s'est passé violer des crimes qu'ils ont subi de nettoyage ethnique personne ne croyait c'estes Palestiniens. C'est exactement ce qui se passe à Gaza aujourd'hui si vous voulez lorsque on dit oui il y a 40000 mortouis mais c'est la chiffre de le chiffre de Hamas. Oui, mais on n' pas de de sources fiables.

C'est exactement les mêmes mécanismes. Donc les Palestiniens lorsqu'il parlent de la nakba, il parlent de la nakba comme un processus continu qui a commencé il y a un siècle avec un moment quand même important en 48. Mais ce n'est pas une histoire dépassée, c'est une histoire toujours présente.

Donc c'est un moment clé, je dirais, de de la la la l'histoire et même la réalité palestinienne. Comme je l'ai dit, puisqueon c'est une colonisation de peuplement et de remplacement, les génocides, nettoyage ethnique, c'est des principes de ce mécanisme de domination. C'est pas quelque chose d'exceptionnel.

Le transfert, le déracinement. Lorsqu'il y a on a parlé de 2 tiers du peuple palestinien qui sont devenus réfugiés lorsqu'on a reconnu oui, ils ont pris fuite. Alors imaginez-vous à Gazin, on vous demande d'aller vers le nord et on vous bombarde après vers le sud on vous bombarde et vous avez des enfants, une famille et on ouvre les frontières.

Qu'est-ce que vous allez faire ? C'est pas une fuite. Vous étiez vous vous êtes déraciné.

Vous allez tout simplement protéger vos enfants, aller prendre un endroit dans un camp de réfugiés et tout toujours en ayant votre clé de maison, en espérant que la guerre s'arrête pour pouvoir y revenir. C'est ça, c'est la logique. Mais à Gaza, toutes les frontières sont fermées.

Les gens tout simplement ils se déplacent, ils sont en train de mourir dans le nord contre dans le sud. Donc ça c'est le même mécanisme qu'on a appliqué au Palestiniens il y a à peu près 75 ans. L'une chose aussi le mécanisme de domination je dirais de de de dans une situation coloniale et c'est on parle pe confisquer le temps.

Qu'est-ce que ça veut dire confisquer le temp ? D'abord puisque le palestinien n'existe pas, il y a pas d'histoire. Donc on efface l'histoire palestinien.

Il y a pas un peuple et moi j'ai vu plein de projets de recherche comme plein de projets de financés par l'Union européenne comme quoi pour mettre à jour si je reprends les les le le terminologie de George Orwell mettre à jour le passé. Donc, il faut vraiment travailler le passé dans un sens pour qu'il soit adéquat avec le discours communant aujourd'hui. Deuxème chose, lorsque je parlais des réfugiés, qu'est-ce qu'on fait lorsqu'on a un compte de réfugiés ?

Bah, il faut les démolir le plus vite possible, que les gens retournent chez eux. Qu'est-ce qu'on a fait des comp ? On a fait de tout ce qui est temporaire quelque chose de permanent.

Ce sont des gens qui sont en attente depuis 75 ans. Donc je dirais un mot clé à prendre dans une situation coloniale, c'est l'attente. On est en train d'attendre quelque chose qui va venir.

On attend dans les camps des réfugiés. On attend en prison. On confisque la vie des gens en prison avec la loi administrative que Salah peut-être va en parler.

On confisque le temps sur le checkpoint. On confisque le temps lorsqu'on voyage. Moi, je suis arrivé en France en 2003.

Je suis en attente depuis 21 ans. La première chose, j'ai fait voilà prier master 2, 2è master 2, 3e master 2, doctorat. On attente d'une solution et c'est toujours pire en pire avec l'espoir que ça va se régler un jour et c'est notre vie.

Je vous laisse imaginer si vous êtes en vacances, il y a un train supprimé et vous êtes en train d'attendre que le prochain train arrivé. Alors attente mais dans une situation d'incertitude et de menace. Donc c'est ça quelque chose de structurel de la vie quotidienne des Palestiniens.

Lorsqu'on met les gens dans une situation d'attente, il y a plus d'avenir. Ils peuvent plus projeter dans l'avenir. Donc on a effacé leur histoire, on a confisqué leur présent et donc ils peuvent plus projeter dans l'avenir.

C'est ça une situation de colonisé. Après pour dire aussi un mot qui sur le paradigme colonial, il y a certains qui veulent insister sur la question d'appartite comme quoi il y a une séparation. Non, il y a un remplacement d'abord, il y a un effacement d'abord.

C'est ça le processus le plus important et l'apartaille devient comme deuxième étape. Là, on voit par exemple les Palestiniens qui sont citoyens en Israël. On a fait une loi, on a institutionnalisé cette cet apparta par la loi euh 2018 qui s'appelle euh voilà Israël, foyer national du peuple juif.

Donc faites ce que vous faites, vous avez une condition de colonisé. Vous allez jamais être citoyen de premier rond parce que tout simplement vous appartenez pas à la religion qui vous permet d'être en position de supériorité. Donc lorsqu'on fait une situation je dirais coloniale de remplacement et voilà on a changé on a plus l'analyse de classe qui va fonctionner parce qu'un ouvrier je dirais israélien a beaucoup plus de bénéfices qu'un bourgeois palestinien.

Et là on parle d'une condition déconisée. On a vraiment un système de castre. Vous êtes né dedans, vous allez mourir dedans.

Vous allez pas pouvoir changer la classe c là je reprends Lou vacan. La classe, on peut la changer si par hasard on trouve un boulot ou je sais pas, on peut être plus plus riche, on peut avoir plus d'économie mais la condition de coloniser, on peut pas le changer. Donc ça c'est pour un peu saisir ce qui se passe.

Euh j'ai j'ai dépassé les donc je encore [rires] donc j'ai parlé donc je reviens un peu pour comprendre ce qui se passe à Gaza à travers cette condition coloniale. En 48 il y avait pas quelque chose qu'on appelait bande bande de Gaza. Cette bande a été créée à partir de 48.

Qu'est-ce qu'on voulait faire de cette zone ? On voulait tout simplement faire le compte de réfugiés le plus grand du monde. Les habitants de Gaza, ce deux tiers de tiers du des habitants de Gaza, ce sont des réfugiés qui vivent dans des comptes de réfugiés.

Donc on a fait d'abord le compte de réfugiés le plus grand. plus tard, c'est devenu présent à ciel au vert, même avant le siège. Donc l'histoire de de de de de siège de Gaza, ça ça commence pas il y a 20 ans, ça commence il y a 75 ans.

Mais lorsque je parle de nettoyage ethnique ou des génocides comme comme c'était quand même quelque chose de de structurel, ce qui se passe à Gaza, c'est pas les crimes en fait ce qui est nouveau, c'est la banalisation des crimes. en tant qu'universitaire, l'infrastructure de l'éducation surtout les universités qui ont été détruites à Gaza. Au début on justifiait après on a même on a arrêté de justifier.

Lorsqu'on a détruit les universités au début par les bombardements, on disait oui pu le Hamas se cachait derrière le Hamas. Dernière université qui qui qui l'ont détruit, c'était l'université l'isra. L'armée israélienne occupe le siège pendant 2 mois et puis qu'est-ce qu'ils ont fait ?

Ils mettent des explosifs, ils filment et ils vont faire sauter en fait le bâtiment devant les caméras. Qu'est-ce qu'on est en train de faire ici ? On est en train de faire des crimes, on assume et on s'en fiche complètement.

Donc ce qui se passe à Gaza aujourd'hui, c'est pas les crimes en soi, mais c'est la banalisation des crimes que les Palestiniens subissent depuis un certes. Alors une fois on a parlé de cette situation coloniale et pour comprendre donc on comprend que ce paradigme est indispensable pour l'analyse en tant que chercheur. Et ça, je sais qu'il y a beaucoup de réticence en France pour utiliser l'homolonial.

Dès qu'on utilise le mot colonial, comment tu oses parler de d'un état colonial alors que le seul état démocratique en Moyen-Orient ? Enfin, ça c'est un argument que certains chercheurs utilisent. Alors, normalement c'est c'est normalement c'est c'est le le métier de la télé, je dirais, parce que c'est le sens commun, c'est pas le c'est pas le savoir qu'on produit à l'université.

Donc là, un peu je dirais malheureusement l'université produit l'ignorance au nom du savoir. Ça c'est grave. Donc c'est très important pour mobiliser ce paradigme pour sur le plan analytique mais aussi sur le plan moral.

Pourquoi sur le plan moral ? parce que déjà on va reconnaître les Palestiniens comme sujet et non pas comme des objets ou comme des des sous-hommes. On va sortir aussi de ces jugements de de valeur morale.

Voilà, ce sont des terroristes, ce sont des barbares, ce sont de je sais pas quoi. On va comprendre que cet ordre colonial qui a été établi en Palestine était établi par la force et du coup la source de la force c'est dans dans sa situation coloniale est venue de la part des colonisateurs et non pas des colonisés qui veulent récupérer un peu de son humanité et je dirais surtout avec ce paradigme on va mettre fin à ce que j'appelle à la suite de Bouru l'hypocrisie collective dont on souffre ici. L'hypocrisie collective, c'est le double standard dès qu'on parle de la Palestine.

En effet, je sais que ça a été justifié à certains moments parce qu'il y a je vais je vais je vais terminer juste une minute. Donc ça a été justifié parce qu'il y a certains Palestiniens qui ont intériorisé aussi cette manière je dirais dominante d'aborder la Palestinien. Et c'est malheureusement depuis les accords d'Oslo parce que je dirais à partir de ces accords d'Oslo en 93, on a présenté cette période comme une certaine rupture comme quoi on parlait plus de situation coloniale mais parler de conflit et on est passé d'une situation de conflit à une situation de post-conflit.

Les vieux ennemis sont devenus des amis. ont commencé à parler de la paix et du développement alors que la colonisation perdure et s'accélère. On commençait à parler de l'indépendance économique alors qu'on est dépassé d'une dépendance je dirais euh à l'égard de l'économie israélienne à une dépendance et domination complexe où on dépend également aussi de l'aide international.

On a introduit des politiques néolibérales et des sociétés de consommation. On a construit une réalité virtuelle de pour saisir la réalité palestinienne qui a été intériorisée par le leadership palestinien et du coup là on perd un peu le fil. Donc il y avait certaines hypocrisiees qui produit ici euh dans les médias, dans le discours commun qui a été intériorisé par certains Palestiniens.

Du coup, lorsqu'on va saisir la réalité à travers le paradigme de cette situation coloniale, là on va pas perdre le fil queles que soient les positions des dominants en Palestine ou de ceux que j'appelle le nouveau riches. Et donc je vais m'arrêter là et j'espère que j'étais clair. Merci. [applaudissements] Merci. [applaudissements] Merci infiniment.

Il y a bon, je pense qu'il y a plein de choses qui feront écho à aux discussions tout à l'heure. Tu disais une forme d'effacement de l'histoire du peuple palestinien et il y a dans dans la dimension du génocide beaucoup aussi qui ont pointé la dimension d'un génocide culturel avec notamment la disparition d'archives à Gaza qui ont été détruites par des frappes israéliennes. Il y a notamment une réalisatrice palestinienne Bisanauda qui dit "Maintenant, nous n'avons littéralement plus rien.

Le futur est inconnu. Le présent est détruit et le passé n'est plus notre passé. Pouvez-vous imaginer qu'ils sont en train de faire ça pour nous détruire en profondeur ?

Et puis évidemment aussi l'assassinat Rifat à Alar qui est un poète, un écrivain palestinien très connu qui était aussi le fondateur de "Nous ne sommes pas des chiffres justement pour avec des écrivains du monde entier, des jeunes palestiniens expliquer quel quelle est la vie et que derrière des chiffres, des nombres et bien on mettent des vies humaines et dont on sait qu'il a été spécifiquement visé par les Israéliens qui a aussi contribué à en quelque sorte vouloir détruire en profondeur l'histoire, la culture culture du peuple palestinien. Alors, je vais maintenant donner la parole à Géraldine qui va donc nous parler pour l'Union juive pour la paix. Merci encore Géraldine de ta présence. [applaudissements] Ça marche.

Ah d'accord. Alors, bonjour à tous et à toutes. Un grand merci à la France insoumise de nous avoir invité.

Donc l'Union juive française pour la paix est une association porteuse d'une parole juive antisioniste puisque nous sommes opposés à la colonisation, à l'occupation et au régime d'appartide. Cette orientation nous amène donc tout naturellement à soutenir la lutte du peuple palestinien et j'en profite aussi ici pour apporter notre soutien au peuple Canac puisque nous sommes en France. [applaudissements] et qu'en France, on doit aussi lutter contre notre propre colonialisme.

Le [applaudissements] l'UGFP est aussi une association antiraciste politique. Je reviendrai là-dessus. Ce qui nous a amené avec nos camarades de Cédec, le collectif juif des coloniales, face à la montée de l'extrême droite, face aux politiques du gouvernement Macron, à apporter notre soutien au nouveau Front populaire et à participer activement pendant toute la campagne. [applaudissements] en tant que française juive, le crime du siècle qui se déroule sous nos yeux en direct annoncé par le gouvernement israélien en nom mais insupportable.

C'est pour ça que l'UGFP a lancé hier un appel à tous les juifs et juifs du monde à signé pour demander un cesser de feu définitif et permanent à Gaza. [applaudissements] Nous dénonçons aussi fermement la complicité de la France par son soutien inconditionnel à l'État israélien et jusqu'à ce jour, aucune sanction n'a été prise par rapport à ce qui se passe à Gaza, en Saint-Jordanie et à Jérusalem Est. [applaudissements] Ce qui se passe, c'est pas un conflit de religion comme beaucoup semblent veulent nous faire croire.

Nous sommes, comme l'a dit notre camarade, dans un dans une guerre coloniale avec un occupé et un occupant. Israël qui se présente comme le refuge pour les juifs du monde entier et l'État de tous les juifs. Qu'est-ce que ça provoque pour nous en tant que juif français ?

Et bien, ça nous rend étranger dans notre propre pays. Ça veut dire que moi, je n'ai pas ma place ici en France. Donc ça aussi nous le dénonçons fermement.

Et quand il commet un génocide au nom de la défense de tous les juifs du monde, il nous associe à sa politique génocidaire et encore une fois nous opposons fermement à cette alliance avec ce gouvernement colonial suprémaciste, raciste et génocidaire. [applaudissements] [applaudissements] Depuis la naissance du projet sioniste qui est un projet colonial suprémiste de remplacement d'une population par une autre, il y a toujours eu des voies juives qui se sont opposées à ce projet colonial et à l'enformement des juifs dans un état nation. Le sionisme a été très longtemps un mouvement minoritaire au sein des juifs et juives.

Il y a plusieurs diversités au niveau de ces oppositions, du religieux laïque, du communisme au socialisme et aussi en particulier du côté du grand mouvement socialiste du bunt, ce mouvement donc de juif d'Europe centrale qui a perçu tout de suite le projet colonial du projet sioniste. Je vous conseille la lecture d'un livre qui a été coécrit par trois autrices qui sont membres de l'UGFP qui s'appelle antisioniste, antisionisme pardon, une histoire juive donc écrit à trois mains par Béatrice Sor, Sonia Fean et Michel Siboni. Il y aura une dédicace à midi au au stand du livre.

Donc si vous voulez aller discuter avec une des autrices, c'est vraiment très très intéressant pour avoir des arguments justement pour contrecarrer le discours ambiant. sur le fait que les juifs et les juifs ont toujours soutenu ce projet. Euh on va parler maintenant du gouvernement israélien.

C'est vrai que le gouvernement israélien est un gouvernement d'extrême droite. Ça, je pense que tous et toutes ici, on le sait. Mais ce que ce qu'il faut rappeler, c'est que les gouvernements successifs qui se prétendaient de gauche ou de droite et depuis la création de l'État d'Israël ont toujours été des régimes politiques coloniaux. [applaudissements] Ce qui se passe, c'est pas un accident, c'est pas une erreur ce qui se passe.

Bien sûr, les atrocités commises aujourd'hui sont terrible, mais encore une fois, tous les gouvernements ont pratiqué des politiques coloniales d'expropriation, de massacre, de remplacement de cette population palestinienne. Le combat pour la Palestine, ça n'a rien à voir avec l'antisémitisme. C'est un combat pour la justice et pour la paix.

C'est un combat politique contre le colonialisme et contre le racisme. Vous avez vu depuis le début les accusations d'antisémitisme qui touchent tout le monde. [raclement de gorge] Alors, on va parler rapidement du gouvernement israélien.

Je pense qu'il serait plus rapide et simple de faire la liste de qui n'est pas antisémite parce qu'avec eux même l'ONU enfin voilà enfin voilà donc je pense que vous avez tous les bails. On est au courant de ça. Maintenant on va parler de ce qui se passe en France.

Parce que le gouvernement français aussi instrumentalise la question de la lutte contre l'antisémitisme. Alors, on va se parler clairement, il y a de l'antisémitisme et on doit prendre en compte et combattre l'antisémitisme en France. Dénoncer les actes, dénoncer les agressions, dénoncer les incendies, les tentatives d'incendie, que ce soit dans les synagogues partout.

Mais encore une fois, aujourd'hui, l'accusation d'antisémitisme qui a été faite pendant toute la période a principalement été donc contre tous les mouvements de solidarité avec la Palestine, contre les organisations politiques NPA, la France insoumise. Je tiens à vous signaler que même nous à l'Union juif française pour la paix, nous avons eu une convocation pour apologie de terrorisme. Donc c'était pas antisémitisme mais bon ça va bien ça va pas tarder de toute façon ils sont en train de chercher des choses.

Donc on n'oublie pas que l'accusation de le de l'antisémitisme c'est un rayon paralysant. C'est-à-dire que si vous êtes accusé d'antisémitisme le débat est clos. Le gouvernement français nous amuse beaucoup.

Quand je dis amuse, c'est un peu ironique parce que il se prétend lutter contre l'antisémitisme en organisant sa fameuse marche au côté de l'extrême droite, la fameuse marche où nous avons nous aussi comme les camarades de Tédec refusé d'y participer. Parce que non seulement non seulement [applaudissements] non seulement on ne participe pas à une marche avec l'extrême droite mais pas avec le gouvernement Macron non plus qui pratique une politique islamophobe depuis plusieurs années. On rappelle la dissolution du CCI, la seule organisation qui permettait la défense des musulmans.

On rappelle aussi la loi immigration, asil immigration, la loi la plus raciste de la 5e République. On rappelle les fameuses polémiques. Polémique, c'est même pas une polémique, les interdictions de la baillard.

On a contrôlé, on a mesuré la longueur des jeunes filles aux portes des écoles. Voilà ce gouvernement qui se prétend lutter contre les racismes, contre l'antisémitisme et qui pratique des politiques discriminantes vis-à-vis des concitoyens français de confessions musulmanes. Et ça nous en nous l'union juive pour la paix, on le dénonce fortement et on sera toujours du côté du côté de l'antiracisme politique.

L'antracisme politique, c'est-à-dire qu'on va s'attaquer aux lois qui discriminent nos compatriotes. On va parler aussi des fermetures de mosquée. Il y a encore un imam qui va se faire expulser.

On peut ne pas être d'accord sur le fond, mais voilà ce que fait ce gouvernement français. Donc nous, on fait nos luttes, on n' pas besoin d'eux et surtout pas d'eux. [applaudissements] Dernière chose aussi, grand défenseur des Français juifs et juifs de France, Emmanuel Macron réhabilite Pétin, son camarade d'Armanin parle de Morace et je vous passe la suite.

Donc c'est bon. [applaudissements] Le problème des accusations qui ont été portées comme ça à tout va contre l'anti d'antisémitisme pardon. Non seulement elle banalise les véritables actes antisémites et en plus et bien ça fait monter l'antisémitisme.

C'est-à-dire que faire passer pour tout le monde pour des antisémites, ça veut dire qu'on a plus le droit de rien dire. Et ça encore une fois nous le dénonçons fermement. On sait ce qu'on doit faire.

Les mouvements antiracistes politiques savent les termes utilisés, savent les combats qui vont mener et c'est encore une fois pas l'État qui va nous apprendre nos luttes. Ce qu'il faut qu' aussi que ce gouvernement et tous nos opposants politiques et même dans d'autres organisations sachent, c'est que malgré ces tentatives d'intimidation, malgré ses interdictions, malgré la volonté de judiciariser nos prises de parole, nos publications, on va continuer. Nous continuerons le combat et nous soutiendrons toujours le peuple palestinien dans sa lutte légitime. [applaudissements] Alors, comment on fait en France ?

Et bien en France comme les camarades de la LI, comme les camarades d'une NPA et comme d'autres associations, on on tient sur les termes utilisés. À l'Union juif française pour la paix, notre boussole c'est le droit international. Donc c'est pas une opinion, c'est le droit international.

Donc le droit international parle de crime de guerre, le droit international parle de génocide. Le droit international dit qu'une population qui est soumise occupée par une puissance occupante a le droit à la résistance. Ce n'est pas une invention, ce n'est pas une opinion, c'est le droit international qui le dit. [applaudissements] [acclamation] On tient bon sur les mots parce que en effet on va pas se laisser accaparer le récit.

Vous avez vu la pression, le rouleau compresseur des médias, des partis politiques. Donc on tient bon sur ça. La boussole, c'est le droit international.

On a aussi en moyen d'agir la fameuse campagne BDS, boycott des investissements sanctions. Une campagne qui est très importante qui a été lancée en 2005 par la société civile palestinienne. Et je rappelle aussi que l'appel au boycott est légal, hein, ça aussi faut arrêter. que la campagne BDS c'est une campagne pacifiste, c'est une campagne non raciste et encore une fois qui émane de la société civile palestinienne.

Donc c'est très important de la suivre, c'est très important de de suivre ce qui a boycotté parce que les Palestiniens et les Palestiniennes savent exactement quelles sont les entreprises, quelles sont les marques, quels sont les partenariats qui participent concrètement à leur oppression. Donc je vous encourage vraiment à relayer la campagne BDS, à nous suivre sur les réseaux sociaux et ne pas hésiter à nous contacter. Il y a plein de groupe à travers la France, c'est une campagne internationale et là il y a deux victoires.

Euh deux victoires. Donc déjà l'équipe mentier Puma qui équipait les équipes de football israéliennes a rompu son contrat. Euh il y a aussi AXA, enfin AXA qui finançait aussi euh les entreprises, les banques israéliennes, enfin qui assurait les banques israéliennes.

Donc encore une fois, on ne s'attaque pas aux individus parce qu'ils sont israéliens ou juifs. Nous nous attaquons, nous demandons les le boycotte de tout ce qui représente l'État israélien. Et encore une fois, c'est reconnu dans le droit européen. la critique légitime d'un état, le droit à l'expression et encore une fois il y a pas plus pacifiste que la campagne BDS.

Euh [applaudissements] autre chose aussi qui est très importante selon nous, c'est que notre soutien à la cause palestinienne ne doit pas se elle ne doit pas être conditionnée à ce qui se passe aujourd'hui. Alors, nous sommes tous et toutes ici au courant des atrocités, du génocide. C'est terrible.

Pas de problème par rapport à ça. Ce que je veux dire par là, c'est que on entendait plus du tout parler de la Palestine. Donc on continue à côté d'eux.

Le peuple palestinien souffre mais c'est un peuple de résistants depuis plus de 76 ans. Et donc queles que soi les modalités et bien nous devons être en soutien à ce peuple qui lutte dignement pour sa libération. [applaudissements] Il y aura pas, il y a plein de mouvements de paix là qui apparaissent paix comme ça, mais ils ne parlent jamais de justice.

Alors, à l'Union juif française pour la paix, paix mais justice parce que la paix c'est pas le retour à la normale, c'est pas on arrête les combats et puis après on revient comme avant. Nous demandons l'application, le respect du droit international. Nous affirmons aussi la possibilité puisqu'on nous parle souvent voyz qu'est-ce que vous prévoyez ?

Nous on prévoit rien hein. On n pas à parler à la place des gens qui sont là-bas mais il y a la possibilité et quand on parle nous à l'Union juif française pour la paix de l'égalité de droit de la M au Jourdain et j'insiste bien là-dessus de la Mire au Jourdain, c'est l'égalité de droit pour tous les habitants et toutes les habitantes de cette terre. égal égalité de droit [applaudissements] égalité de droit de dignité et la sécurité parce que ce qu'il faut que tout le monde comprenne bien c'est que il ne pourra pas y avoir de sécurité que ce soit pour les Israéliens ou les Palestiniens tant que ce régime colonial perdurera. ce n'est pas possible.

Et c'est pour ça que euh nous demandons nous donc l'égalité droit, euh la fin de la colonisation, la fin de l'occupation, le droit au retour de tous les réfugiés palestiniens et palestiniennes et la suppression du régime d'appartide. Je termine. Euh la cause palestinienne, c'est une cause en fait qui coche toutes les cases.

L'anti-impérialisme, l'anticolonialisme, l'antiracisme, la préservation d'un peuple et la question de l'environnement. C'est ça la Palestine. Et je vais terminer par vous dire que je suis très honoré d'être là au côté de Salah qui est un militant déterminé pour le droit des Palestiniens et des Palestiniennes et c'est un véritable honneur.

Je vous remercie. [applaudissements] Merci infiniment Géraldine. Euh et je voudrais en entrenom à toutes et tous remercier infiniment l'Union juive pour la paix et de CDEC, pour leur combat à notre côté, à nos côtés évidemment dans l'ensemble des manifestations qui ont eu lieu un peu partout dans le pays, mais aussi dans l'engagement autour du Nouveau Front populaire parce que c'est tellement le rayon paralysant dont tu parlais qu'ils utilisent. que vraiment cet engagement est extrêmement précieux.

Donc merci infiniment parce qu'il y a une violence particulière aussi qui s'exprime que ce soit sur l'Union juive pour la paix, que ce soit aussi sur les camarades de Tédec. Donc un merci infini. Merci d'avoir rappelé euh aussi euh que on est sur une histoire plus longue qui n'a pas commencé le 7 octobre, contrairement à ce que veulent nous faire croire des médias et autres qui veulent en quelque sorte empêcher les gens de penser.

Et puis comme tu as fait une une allusion qui est je pense très importante à avoir en tête sur la Calédonie Kanaki qui je le rappelle est dans une situation désastreuse. un rapport des experts de l'ONU qui est sorti en début de semaine qui parle bon de plusieurs morts notamment Canac avec des milices qui se crée euh et des assassinats de gens qui se font et qui parle dans ce rapport de quelque chose qui moi personnellement même si j'ai beaucoup suivi la situation euh là-bas et on a beaucoup combattu le projet de loi qui est responsable de la situation euh qui a lieu actuellement en Calédonie Kanaki qui parle de 500 disparitions forcées en Calédonie Kanaki actuellement. Donc, il y a une situation euh là-bas qui est une situation là aussi coloniale.

Il y a un soutien au peuple Canac à apporter. Et du coup, je voudrais saluer la présence, tu peux juste lever, de Tataille Legaï qui est député, ancien député mais on va le revoir bientôt, indépendantiste polynésien [applaudissements] et qui est très attaché au droits du peuple Canac et qui mène beaucoup la bataille. Et ça me permet de saluer aussi la présence d'Elsa Leforce si tu peux te lever aussi Elsa, qui est une militante acharné sur la Palistine côté de Salamour.

Et je voudrais en profiter pour juste saluer ton père Jean-Claude Lefort qui était mon prédécesseur député et qui est un homme immense sur la question des droits des Palestiniens qui a fait un travail absolument remarquable. Donc je voulais le saluer et lui faire un hommage aujourd'hui dans ces journées d'amphi. Jean-Claude Lefort, député qui était député communiste dans le Val de Marne.

Et maintenant, je donne donc la parole à Salah Amouri. [applaudissements] Bonjour à toutes et à tous. Euh tout d'abord, merci Mathilde, merci les filles pour l'invitation euh d'être parmi vous euh aujourd'hui et parler de de la Palestine et du peuple palestinien.

Euh moi, je pense que il y a un sujet qui est qui me touche beaucoup et je l'ai toujours en tête, c'est la question de la fragmentation du peuple palestinien. l'occupation 48 67 de parties d'occupation après 67 laugmentation interne du peuple palestinien jusqu'à l'arrivée à la à l'affaire au processus de paix entre guillemets de Oslo. Moi je pense que les accords d'Oslo, c'est la troisème catastrophe palestinienne signée par les propres mains des Palestiniens.

On a 48 67 les accords d'Ocel. un une piège internationale dans laquelle les Palestiniens sont tombés et après 1993, on le voit clairement de plus en plus la question de la fragmentation du peuple palestinien. Oslo, qu'est-ce qui a créé pour les Palestiniens ?

à la place d'avoir un peuple, une identité au bien sûr la puissance coloniale derrière les États-Unis, l'Union européenne et les forces impérialistes, ils ont poussé à créer cinq peuples à la place d'un peuple. Ça veut dire avoir un peuple enfermé à Gaza, un peuple enfermé en Si Jordanie, un peuple enfermé à Jérusalem. Les Palestiniens de 1948, on en parle plus parce qu'on les considère comme israéli et les réfugiés palestiniens à l'extérieur.

Avec cette fragmentation de ce peuple et le passé du temps. Le but stratégique de cette fragmentation, c'est la liquidation totale de l'identité nationale du peuple palestinien. liquider et finir et fondre l'identité nationale qui conduit à finir définitivement avec le mot peuple palestinien.

Ça, ce projet n'a pas commencé en 1900 93. Ça le projet il a commencé en 1917. Il a il était accéléré en 1948 par la la Nakba où il se où ils ont sorti à ce moment-là 800000 euh euh Palestiniens à l'extérieur euh euh de la Palestine qui a continué en 1900 euh euh 67 et qui continue aujourd'hui.

Et quand on voit cette fraugmentation, on a parlé de cinq morceaux, mais quand on voit plus profondéement aujourd'hui en six Jordanie par exemple, aujourd'hui chaque village de la si Jordanie est coupé de l'autre. Chaque ville est coupée de l'autre. Ils sont en train d'essayer de de de pousser chaque petite population de développer même une culture différente de celle du village d'à côté.

Et ça c cette c c cet esprit de fragmentation avant qu'elle soit appliquée sur la population en si Jordanie. Cette fragmentation détaillée nous on on l'a vécu exactement en prison. En prison.

Nous on était identifié par par parti politique et et tous les partis sont présents. On était identifié. Il y avait pas de de de séparation par géographie, on va dire 20056, une décision qui tombe qui dit voilà les prisonniers doivent être arrêtés et détenus par zones géographiques. les gens de Jérusalem tout seul, les gens de 48 tout seul, les prisonniers de de Toulin tout seul, les prisonniers de Gaza tout seul et comme ça nous au début, on n pas vraiment analysé la situation pourquoi ils sont en train de de séparer en terme géographique avec le passé du temps.

Tu vois que la décision derrière cette cette la mentalité qui était derrière cette décision, c'est de finir avec le mot, le mouvement de prisonniers politique qui était éu, qui était représenté, qui était qui menait une bataille contre l'administration de prison. Tout derrière se cache l'idée de la liquidation du peuple. Aujourd'hui, le génocide en cours, c'est à part de la même mentalité qui a commencé en 1948.

Aujourd'hui, plus ou moins 150000 Gazaï qui sont déjà partis de Gaza. Entre blessés, entre familles, entre les gens forcés et accompagnés, on a 150000. C'est 150000, ils vont plus ou moins jamais avoir le droit de de de retourner surtout après les négociations qui sont en train de se voir là sur la question qui va tenir euh les les le frontière de de Rafah et le le checkpoint de Rafah.

Aujourd'hui, la la le génocide en cours, il vient pour compléter ce qui s'est passé en en 48. Les déclarations qu'ils étaient faites dès le début, c'est de dire qu'on veut se débarrasser de la majorité de la population de Gaza vers la vers vers l'Égypte et avoir une minorité palestinienne qui est contrôlable qu'on peut la gérer. Et aujourd'hui, ce projet n'est on va pas dire que qu'il est fini.

Non, il est pas fini. Aujourd'hui, les les les Israéliens, ils sont dans la continuité de voir comment se débarrasser de la majorité de euh de des gens de la bande de Gaza. Et c'est pas que Gaza.

Et on en parle de moins en moins de ce qui se passe en en 6-jour d'aniei. Aujourd'hui, en on en en en 6 jours d'Adannie depuis depuis de ça va faire 1 an, on a plus de 1000 euh Palestiniens tués par les colons et l'armée israélienne. Et le projet n'est pas caché en 6 jours d'année aussi.

Aujourd'hui, quand on voit euh c'est Charon qui a commencé l'idée de la colonisation intensif de la S Jordanie quand elle a proposé les les sept colonies en 1000 1800 1920 quand elle a présenté le projet de cette col de cette colonie sur la ligne verte les frontières entre 67 et et et et 48. Bah aujourd'hui la si Jordanie si Gaza est la déportation et l'expulsion de des de de les Palestiniens de la bande de Gaza s'applique, le tour il va vite vers les Palestiniens de la Su Jordanie et c'est pas caché. Aujourd'hui, il y a des ministres israéliens qui l'ont déclaré que voilà le deuxième étape ça ça sera de déplacer les Palestiniens de si Jordanie vers la Jordanie. les Palestiniens de Jérusalem aussi vers la vers vers la vers la Jordanie.

Et il y a des ministres qui ont allé plus loin que ça de dire que voilà les même les Palestiniens qu'ils ont dans la nationalité israélienne, on on en veut plus. Ça veut dire [raclement de gorge] que soit une une deuxième transfert vers le le le Liban ou leur demander d'aller vers la vers la vers la vers la Jordanie. Et tout ça, ça [raclement de gorge] se passe avec et c'est assez clair.

On peut pas on peut pas se cacher en dire que voilà nous on a pas vu, on n pas su. Non, les choses sont sont assez claires et les les choses se passent depuis longtemps. Quand SB il a parlé des lois, quand il a parlé de de la question des lois, là il y a 2 mois, le le parlement le parlement israélien a voté la loi à la non euh état palestinien. il a passé il y a 2 mois bien sûr silence total en France et et ailleurs.

Quand une loi passe euh en dans ce dans ce ce contexte-là, on a rien entendu parler. On parle de 2018, l'époque la plus où c'était vraiment euh il au terme de lois, c'est c'est aller trop vite dans les lois euh on va dire contre les les Palestiniens. On a parlé de la question de de la loi nation, la loi nation qui concerne les Palestiniens de 1948.

Mais aussi, on a la question du loi qui s'appelle, comment on va dire ça ? Euh la loi sur la sur laquelle moi j'étais j'étais j'étais déporté euh en France. Euh c'est c'est la loi de dire que euh voilà les Palestiniens qui montrent pas leur leur fidélité à à l'État d'Israël, l'État d'Israël a loi de les enlever le leur leurs papiers.

Déjà, il faut comprendre que les Palestiniens, ils ont pas tous et toutes les mêmes systèmes administratifs. Ça fait partie aussi de la de l'idée de la fragmentation. Les gens de Gaza, ils ont une situation. les gens de je de de de de la Sordanie, ils ont un système de papier qui est aussi différent. les Palestiniens de Jérusalem, un nouveau système de papier et les et les Palestiniens de de de qui ont la nationalité israélienne, qui sont considérés israéliens mais de euh de de de bas, quoi. cette loi euh euh qui a donné en en 2018 le droit au ministre de l'intérieur israélien d'enlever les papiers de Jérusalem pour les Palestiniens qui qui ne sont pas fidèles à l'État d'Israël.

Ça veut dire enlever les papiers, le les envoyer en 6 jourani sans papiers. Il y a des cas aujourd'hui, il y a les quatre députés, quatre députés du Hamas élus en 2006, les élections qui étaient pas respecté, [raclement de gorge] il ils leuront enlevé leur leur papiers depuis 2006 et depuis 2006, il veram mal son papier et sur sur cette base de loi, on était 11 Palestiniens à être à être visés. Moi, j'étais déporté vers la France et le reste, il vit sans papier euh euh en en Palestine.

Aujourd'hui, je pense que ce génocide en cours avec le soutien total des des forces occidental et les États-Unis. Aujourd'hui, cette guerre faite par les Israéliens et soutenue par les forces occidentales américaines, c'est aussi leur guerre. C'est pas que les que la guerre de la machine israélienne.

Non, c'est aussi leur guerre. Ça fait partie de système du contrôle du proche- Orient et ça c'est pas nouveau. La création de cette colonie, elle était pour contrôler la région et avoir et contrôler les intérêts de ses forces impérialistes.

Aujourd'hui, le soutien total à ces jeunicides en cours, il part de cette de cette mentalité euh euh là. Aujourd'hui, les Américains, ils ont un plan qui est très clair pour la région. Les Américains, ils veulent de nouveau recontrôler la région.

Trump il y a 2 semaines, il a déclaré que l'espace d'Israël dans le prochain Orient est trop petit, très petit et je travaillerai pour l'élargir. Ça veut dire quoi élargir Israël ? Déjà, il a offert le plateau du Golan au aux Israéliens il y a quelques il y a quelques années.

Et ça veut dire quoi ? aller vers la Jordanie, reprendre la carte qu'ils ont inventé euh dans les 1800 de guid de dire que voilà euh de de l'Égypte en Irak jusqu'à l'Irak, ça sera ça l'état d'Israël. Et ça c'est pas caché dans le dans le dans la mentalité sioniste.

Et ça c'est c'était c'était c'était publié. Aujourd'hui, les Américains avec le projet qu'ils ont avec euh avec euh avec l'Arabie Saoudite, le nouveau euh euh le nouveau pour remplacer le canal du Suè et faire le canal de Bengorion qui est entre qui sera entre [raclement de gorge] euh Israël et l'Arabie Saoudite qui devait passer par au début la la normalisation. Aujourd'hui, et je pense que on revient un petit peu plus en avant qu'on revient vers le 2011, le printemps arabe, le début de printemps arabe qui a commencé un mouvement, un soulèvement des peuples mais malheureusement qui a fini par les mains des réactionnaires arabes et les forces impérialistes.

C'est la liquidation totale de la cause palestinienne, elle a commencé là. Elle a vraiment c'est elle s'est intensifiée ici, on va dire avoir des régimes liés totalement à la défense de la sécurité d'Israël. Et là on voit les conséquences aujourd'hui.

Quand les ports euh du de de de Haifa et de de et d'autres ports qui ne fonctionnent plus, qui a remplacé les ses ports pour amener les armes et et d'autres ? C'est l'Égypte. Quand le port de Haifa il fonctionne plus et la la mer rouge est fermée, qui a ferme c'est l'Arabie Saoudite et les Émaratunies et la Jordanie qu'ils ont fait ce pont ouvert à à Israël.

Quand il y a quand les il y en a plus de rien qui rentre par par les frontières qui a ouvert les frontières totalement ? C'est c'est la Jordanie. C'est ça ce qu'on voulu les Américains pendant des années et des années, c'est des régimes autour d'Israël, des régimes qui soutient totalement la politique américaine qui qui sont qui soutiennent totalement la euh le le le régime euh de euh de de le régime colonisateur euh israélien. ici pour euh pour pour terminer, moi je pense que aujourd'hui malgré la situation difficile des Palestiniens, malgré ce génocide en cours, moi je vous cache pas que c'est une des rares moments où je me dis que voilà euh je vois un truc très positif aujourd'hui.

Malgré ce qui se passe, on est passé de la liquidation totale de la cause palestinienne à la première priorité mondiale aujourd'hui. [applaudissements] Première première priorité mondiale grâce à plusieurs éléments. les Palestiniens, la résistance du peuple palestinien, la détermination aussi du peuple palestinien qui qui était clair que nous on va pas reproduire une deuxième nakba et partir et reproduire des générations et des générations des réfugiés. 3è élément bien sûr, c'est la question de la solidarité internationale.

Aujourd'hui, la solidarité internationale au niveau international, elle a remis la cause palestinienne en première en première cause. Parce que la cause palestinienne ne concerne pas que les Palestiniens, c'est une cause qui touche toute la région et tout et qui touche tout le monde. Quand on parle d'un système colonial aujourd'hui, c'est un système qui touche les intérêts de tous les peuples.

C'est c'est il touche pas que les intérêts des des des des Palestiniens. [applaudissements] C'est pour ça on garde l'idée que la Palestine c'est une c'est une cause internationale et c'est pas une cause qui concerne que les Palestiniens. Parce que aujourd'hui en France et ailleurs, la même méthode israélienne des fragmentations, ils essayent même de fragmentation les de fragmenter les souffrances des peuples de dire que voilà ce qui se passe à Gaza ne concerne pas.

Ce qui se passe en Chili on concerne pas. Ce qui se passe en Kan ne concerne pas. Bah non, les lites de peuple c'est des luttes unies.

Et c'est pour ça qu'on qu'on lève la voix ici en France et ailleurs pour dire que voilà, nous en France et ailleurs, on est là pour le soutien du peuple palestinien, le soutien à sa résistance. Pour terminer, hier [applaudissements] pour terminer, hier Jean-Luc Mélenchon pendant son son discours, il a dit "Bah, nous on est contre la guerre, contre la politique de la guerre, sauf pour défendre notre frontière et défendre notre peuple." Et on l'a fait avant.

Bah aujourd'hui, moi je pense un peuple colonisé depuis un siècle aujourd'hui. Un peuple qui résiste depuis un siècle, un peuple qui refuse la liquidation de sa présence. Aujourd'hui, je pense que la riposte à ce génocide en cours, la riposte, notre riposte en tant que palestinien, mais notre roste aussi entre que allié avec le peuple palestinien, c'est de dire que voilà, on parle du droit international, bah le droit international garantit aussi tout forme de résistance pour un peuple sur occupation.

Et nous [applaudissements] et nous et nous en tant que peuple occupé, en tant que réfugiés palestiniens, on a le droit de résister cette occupation. Et je pense qu'aujourd'hui avec le temps qui passe de ce génocide en cours, les Palestiniens, à mon avis, on a bien compris qu'on va reorganiser notre projet national, re organiser euh notre mouvement de libération nationale parce que je pense que ce droit qui été appliqué par les peuples en Algérie, en Afrique du Sud et ailleurs. Nous ce droit, on va pas accepter qu'il soit confisqué.

Non, on recule pas devant une machine de force. On recule pas devant les pressions en France ou ailleurs. On va continuer de soutenir le peuple palestinien, continuer de soutenir sa résistance et marcher côte à côte avec lui jusqu'à sa libération et son indépendance.

Merci. [applaudissements] Merci infiniment Salah. [applaudissements] [acclamation] [applaudissements] [acclamation] [applaudissements] [acclamation] Salut [applaudissements] salut [applaudissements] [acclamation] Alors, j'en profite parce qu'on a une dernière partie de conférence.

Merci infiniment. Merci Salah, vous pouvez vous avez raison de l'applaudir très fort. J'en profite pour saluer aussi la présence d'Ada Colao qui est dans la salle.

Je sais pas où elle est, si elle peut se signaler. Ah voilà, magnifique, je t'avais pas vu. Donc ancienne maire de Barcelone qui est là, merci beaucoup d'être là avec nous et qui euh notamment en Espagne avec la reconnaissance de l'État de Palestine qui a été faite avec beaucoup euh de militantisme et de mouvements qui euh agissent aussi au côté des nôtres pour l'embargo sur les armes, pour euh les sanctions économiques, pour le cesser le feu.

Donc grand honneur que tu sois que tu sois là avec nous. Euh peut-être qu'on va commencer euh le moment des question pour que on puisse quand même avoir un un temps un temps d'échange. Donc levez la main, on va vous donner euh on va vous donner les uns et les autres le micro.

Euh juste je voulais dire et ça rejoint les différentes interventions qui qui ont été faites que on voit bien dans dans le débat français dans ce sur quoi on est, c'est-à-dire à la fois une manière bon de salir les voies qui s'élèvent pour la défense, le droit à la dignité à et à la liberté du peuple palestinien. donc une volonté de salir les voies qui s'élèvent, de les criminaliser, de les décrédibiliser et puis une volonté qui est très forte de déshumanisation aussi des Palestiniens. Donc que ça soit par le gouvernement génocidaire qui va parler d'animaux, humains et cetera, mais aussi par le fait que jamais on ne dit ni les noms, ni les visages, ni les vies des Palestiniens.

Et dans un conflit qui est déjà le conflit le plus meurtrier de toute l'histoire des Nations- Unies sur la le nombre de d'agents des Nations- Unies qui ont été tués dans ce conflit, le conflit le plus meurtrier depuis 30 ans au moins sur le nombre de journalistes qui ont été tués, le nombre de travailleurs humanitaires qui ont été tués, le nombre de soignants. Je voulais notamment saluer les soignants qui reviennent de Gaza et qui font des témoignages qui je crois sont très très importants pour réhumaniser ce qui se passe en Palestine. Et je vous invite notamment à écouter le dernier reportage, enfin la dernier témoignage qui a été fait par une médecin qui s'appelle Tania Hassan qui est un témoignage extrêmement fort.

Elle parle notamment de la polio qui a réapparu à Gaza après une disparition pendant 25 ans. Et elle donne ce témoignage. Je veux juste vous le dire aussi parce que je crois qu'il est important de de livrer ces témoignages de soignants qui vont aider les soignants palestiniens sur place.

Elle dit euh je vous livre juste une petite histoire pour humaniser justement les Palestiniens. Elle dit "J'ai reçu un jeune garçon qui avait la moitié du visage et du coup arraché. Heureusement les organes vitaux, la respiration et l'irrigation sanguine du cerveau étaient préservés.

Ils étaient visibles mais préservés. Et il nous parlait". Il ne pouvait pas se voir et ne savait donc pas à quoi il ressemblait à ce moment-là. et n'arrêtait pas d'appeler après sa sœur.

Sa sœur était dans un lit à côté de lui. La majeure partie de son corps avait été brûlé au point d'être méconnaissable. Il n'a pas reconnu que la fille dans le lit à côté de lui était sa sœur.

Toute sa famille, ses parents et le reste de ses frères et sœurs avaient été tués dans la même attaque. Le lendemain, donc c'est toujours la médecin qui parle, je suis allée le voir. Un très un un un très jeune chirurgien plasticien, l'un des rares encore présents à Gaza, car les autres ont été tués ou ont dû fuir, l'avait avait l'avait opéré.

Il était allongé dans un lit et il a il marmonait parce qu'il avait du mal à parler et il n'arrêtait pas de dire une phrase et je me suis approchée de lui pour savoir ce qu'il disait. Il me il m'a dit "Tous ce que j'aime au paradis. Moi aussi je veux partir.

Moi aussi je veux mourir. On parle d'enfants aujourd'hui à Gaza. Quand vous leur demandez ce qu'ils veulent, ils disent "Je veux mourir." Et vous avez des témoignages de soignants comme ça par dizaines puisque nous sommes devant le premier génocide qui est documenté en direct live tout le temps et dont il est important que chacun et chacune d'entre nous aussi permettent de d'humaniser, de faire passer ces messages là et de ne pas faire disparaître la Palestine.

Et je terminerai juste avant de laisser les questions en vous disant de prendre vos agendas puisque le 8 septembre, c'est ça là, il y aura de nouveau des marches et des mobilisations pour le peuple palestinien. Ces mobilisations sont très importantes. Je parlais avec Iman qui est une infirmière qui a été elle aussi aidée à Gaza et qui disait "Moi, avant d'y aller, je pensais que les manifestations ça ne servait à rien jusqu'à que je parle aux Palestiniens eux-mêmes qui me disent que il voi la solidarité internationale qui se déploie partout.

Il voit cette jeunesse et ses étudiants qui sont mobilisés jusqu'à euh euh à Ivri sur scène, les fils d'Abou Chamla qui euh est cet homme qui travaillait depuis 25 ans pour la diplomatie française, qui a été tué, envers lequel la dette la France a une dette historique puisqu'il a été tué parce qu'il y a eu un problème sur son visa alors qu'il avait tout à fait le droit puisque ses quatre enfants, eux, ses quatre fils, n'avaient pas le visa et donc il est resté avec ses fils et il a été assassiné avant de pouvoir rejoindre la France. ses fils sont en France maintenant avec le reste de sa famille et son ses fils me disaient "Tu sais Mathilde, nous quand on était à Gaza et ben avec mon père, on regardait ses discours et donc tout ce que l'on fait pour la Palestine a un impact. Tout ce que l'on fait pour la Palestine, il le voit.

Et tout ce que l'on fait pour la Palestine va nous permettre de gagner la pression parce que les peuples du monde sont au côté du peuple palestinien. Et donc il est hors de question que nous lâchions la pression sur le génocide qui est en cours. Donc il faut plus que jamais continuer, il faut plus que jamais se mobiliser et le premier rendez-vous, ça sera donc le 8 septembre après beaucoup d'autres qui suivront.

Donc on continue plus que jamais sur la mobilisation. Je voulais le souligner avant de vous laisser parler. Alors à vous maintenant.

Bonjour à toutes et à tous. Merci pour tout ça. Moi, je m'appelle Amadi, j'habite le 19e arrondissement à Paris.

Je suis membre du comité Palestine 19e. On a aussi des membres du JIFP qui font partie du comité. Je suis aussi proche d'urgence palestine et je m'intéresse et à la question palestinienne depuis des années, des années et des années.

Euh je voudrais parler de deux choses. Donc moi, je suis pas universitaire, je suis pas palestinien non plus, mais concernant l'histoire coloniale de cette région du monde, est-ce qu'il s'agirait pas de souligner en permanence justement que Israël n'est pas une démocratie et qu'elle ne sera jamais la seule démocratie du proche- Orient ? Est-ce que l'histoire coloniale de de de ce territoire du monde ne doit pas être appelée en permanence et pas seulement attendre qu'il y ait un gouvernement néofasciste en Israël pour pour parler de la colonisation et de la colonialité qui est inhérente même à Israël.

Je pense que c'est nécessaire de rappeler que le l'existence même d'Israël est une sorte de nonsens humaniste et que effectivement ça a commencé au 19e siècle. Ça a d'abord été le fruit de l'impérialisme britannique puis d'un plan de partage qui a été refusé à juste titre par la la population arabe euh en Palestine occupée. Puis les territoires de 67.

Quand on parle de la solution à deux états, on parle des territoires de 67. C'est déjà une injustice. Donc je suis d'accord avec Géraldine quand tu dis que c'est pas à nous qui ne sommes pas palestiniens et qui ne sommes pas en Palestine de choisir notre destin entre un État et deux États.

Mais en revanche, je pense que c'est important d'insister en permanence sur la colonialité d'Israël et d'arrêter d'accepter qu'on le définisse comme une démocratie standard. Et il y a pas besoin d'avoir un étatou pour qu'on puisse parler de ça. Ça c'est la première idée que je voulais exposer.

Ouais. Je rapidement et par rapport à l'antisémitisme, je voulais déjà remercier Tédec et l'Union juive française pour la paix déjà par le combat que vous menez, par votre humanité et tout ce que vous représentez. Et je voudrais rappeler que l'antisémitisme, c'est d'abord le fait de résumer en fait les gens à leur judaïé.

Et Théodore Herzel qui était quand même un des théoriciens du sionisme, il y a deux choses qui l'ont qui l'ont poussé à famenter le projet sioniste politique, c'est l'hépogrome en Russie et l'affaire Drefus en France. Donc faut pas oublier d'où provient l'antisémitisme et la bisea des juifs au travers des siècles. Et il y a rien de pire que de résumer les gens à leur religion.

Moi, je suis d'origine tunisienne par mon père. Je suis bien plus proche des juifs tunisiens de la goulette parce qu'on est nostalgique des mêmes endroits, de la même nourriture, de la même musique qu'un musulman chiite au Liban. Donc il y a rien de plus raciste et de plus antisémite que de confondre le sionisme avec la judaïé.

Et il faut sans cesse rappeler cette idée-là. Voilà. Sinon, je vous remercie. [applaudissements] Oui, bonjour.

Je me lève pour montrer mon t-shirt parce que je suis animatrice de la campagne BDS France. Donc je remercie Géraldine. Merci.

Je remercie Géraldine d'avoir si bien présenté cette campagne très rapidement mais de façon extrêmement claire, très intéressante. Donc je veux remercier la France insoumise aussi de nous avoir accordé une table au village des associations. Mais j'ai une petite question taquine quand même pour la France insoumise.

Merci pour la table. Mais à quand à quand la conférence sur la présentation de la campagne du mouvement BDS et de la campagne BDS France ? On l'a demandé pour cette année, on n'a pas eu de réponse, on a eu la table.

Donc si la Palestine n'est pas libre l'année prochaine, on espère bien avoir la conférence sur la la campagne BDS France. Merci. [applaudissements] Ben, bonjour à tous.

Merci pour vos témoignages et très heureux aussi à la fois peiné d'être là aussi parce que bon le discours ça fait plus de 30 ans que je l'entends et je l'écoute et je vais comme l'a dit le camarade moi ça fait longtemps j'ai grandi avec la la Palestine avec ce conflit là euh je vais être très vite je vais vous poser les c'est une question pour tous vous quatre un combien de réfugiés à travers le monde de pour Salah combien de de prisonniers palestiniens et combien de procès pour Mathilde combien de de pays du monde européen ont reconnu l'état de Palestine. Et pour Géraldine, combien il y a de membres dans l'Union de ju française que je vais vite rejoindre prochainement. Voilà. [applaudissements] Bonjour, merci pour tout ce qui a été dit et j'y souscrit à 1000 %.

Euh deux questions. Est-ce que vous pourriez revenir sur le fait sur l'importance du soutien de l'URSS à l'époque à la création de l'État d'Israël et ses conséquences puisque'à l'époque les partis communistes étaient la principale force de gauche notamment dans tous les pays européens ? Et deuxième question, est-ce que vous pourriez revenir sur ce qu'on peut maintenant qualifier de trahison d'une certaine façon des accords d'OCELOT sur les différentes forces politiques qui traversent le mouvement palestinien en Palestine en Si Jordanie, à Gaza et ailleurs les différentes organisations.

Bonjour. Euh ici, oui, ici. Bonjour et merci pour votre exposition magnifique vraiment très intéressant les quatre et je suis archint mais rcif depuis 7 ans et la cause palestinienne c'est encore qui attire l'attention de tout le monde et je vais faire en question un peu hors del del centre de Palestine. surtout la surtout crim l'assassinat de Zigac Rabin que c'est un peu des protagonistes de l'accord de Oslo si c'est le rentassin de Ismaill à Terin qui a déclenché va déclencher à un reposte de Iran contre Isra Israël et c'est quoi la la position de la France qui va voir sur cette question ?

Merci. Bonjour à tous. Je voudrais également faire valoir mon t-shirt du mouvement de la paix.

Euh je fais partie de Lfi. Je remercie les filles également pour euh notre présence donc sur euh le site. Et je voulais poser une question qui est euh à titre, je dirais euh citoyen.

Euh quelles sont les perspectives de reconstruction d'un état palestinien ? comment et quelles sont les pressions que l'on peut faire sur notre sur notre président, on va dire, pour reconnaître l'État de Palestine et cesser la fourniture de d'armes euh à l'État d'Israël. Euh moi je voudrais intervenir par rapport à ce que tu disais au début Mathilde sur le traitement les condamnations des personnes qui revendiquent l'application du droit international et du depoid mesure que du traitement de la France par rapport à à au citoyens qui défendent cette idée d'application du droit international.

La France occulte quand même de condamner les propos arabophobes génocidaires d'Habib Meyer. Elle refuse de condamner les plus de 4000 soldats franco-israéliens qui sont partis en Palestine assassiner le peuple palestinien. Ça c'est une première chose.

Et la deuxième chose, tu parlais des des blouses blanches. Euh moi je fais partie des blushes blanches pour Gaza et il y a le je suis désolé, je suis un peu ému. Il y a le drapeau qui circule, le drapeau de la libération qui circule dans toute la France.

On l'a fait partir de Bellefort. On l'a ramené à Genève, il est revenu en France, il circule dans toute la France. Je vous invite à assister à cette très très belle aventure qui non seulement permet de de comment de sensibiliser les gens sur la lite pour le peuple palestinien, mais aussi de réunir l'ensemble des organisations euh qui militent pour la pour le pour la libération du peuple palestinien.

Voilà. Merci à vous. On passe aux réponses.

Merci à toutes et tous pour vos questions. On passe aux réponses. Merci.

Merci beaucoup. Merci. J'essaie de répondre implicitement parce que je serais incapable de répondre à l'ensemble des questions, mais j'aimerais bien juste mettre l'accent sur quelque chose.

Il y a la guerre à Gaza, c'est vrai, mais il y a une guerre de diabolisation ici en France et en Occident. Ça mais il y a deuxème élément qui est plus important à mon avis, il y avait une certaine solidarité coloniale ici en France. Actuellement, on est passé à un engagement pour la libération et ça c'est le plus important.

Et c'est grâce à vous et grâce à je dirais à la France insoumise aussi en fait lorsqu'on parle ici de la situation coloniale alors que normalement on est censé parler plutôt à l'université donc ça ça participe quand même ça contribue à saisir la réalité autrement du peuple palestinien. Donc moi j'ai de l'espoir lorsque je vois ça change en France. Ça fait 20 ans que je suis en France.

C'est la première fois qu'on commence à parler de la situation coloniale de cette manière directe. Et ça répond implicitement à ce qui a été dit euh pour l'URSS, pourquoi en fait ça a été soutenu. Mais il y a un problème ici en France.

Il y a l'urocentrisme. On veut plus il y a deux problèmes majeurs, je dirais. et à l'occentrisme, on veut plus voir l'histoire des autres qu'à travers nos regards.

Donc si on avait des problèmes ici, ça doit être pareil partout. Donc ça c'est une question de décontextualisation, déshistorisation de la Palestine et de son histoire. Non, il y avait jamais il y aura jamais un problème juif en Palestine.

C'était pas le cas. Donc si c'était le problème ici en Europe qu'on essaie tout simplement d'imposer ailleurs. Donc il y avait ce danger je dirais l'eurocentrisme mais il faut le dire aussi il y a aussi la mentalité coloniale qui domine chez certains.

Et là je crois il y a quelque chose qui commence à bouger à mon sens. ce que je commence à voir qu'il y a des gens et dans ce sens-là la question palestinienne n'a rien de particulier. C'est une question universelle parce que ça nous libère de nos propres je dirais illusions et de notre manière aussi de voir les autres et de voir même notre condition nousmême.

Nous-même on parlait toujours liberté d'expression en France, les valeurs et cetera et là on a vu le limite. On a vu comment un pouvoir peut mettre en cause pour des fins politiques, pour des intérêts quels que soient ces intérêts. Donc il y a des acquis sociaux, il faut lutter pour maintenir ces acquis sociaux que la France a tout simplement.

Donc il y a la lutte ici et je crois la Palestine a révélé quelque chose en France dans ce sens-là. C'est dans ce cadre je vois que la Palestine nous libère. La Palestine est un révélateur de notre de notre propre religion ici en France.

Alors et et pour euh pour le le les le nombre de réfugiés, il y a plus de 2 tiers je crois, il y a 7 millions de réfugiés partout, donc plus que la moitié du peuple palestinien sont des réfugiés. Et je vais je vais m'arrêter là pour laisser les paroles. Merci [applaudissements] beaucoup.

Moi, je veux être rapide aussi. Euh première question euh assez rapide, la question des prisonniers. Euh bon, l'année dernière, à ce temps-là, il y avait 5000 prisonniers politiques détenus.

Euh aujourd'hui, on est à 17 18000 prisonniers euh détenus. On peut pas dire le chiffre exact. Il y a des gens considérés comme disparus.

Il y a des centaines et on peut arriver à des milliers des des gens de Gaza qui sont considérés des gens disparus. On a aucune info s'ils sont vivants, détenus ou euh on sait pas leur leur situation exacte. On a le chiffre exact de la S Jordanie.

Euh depuis octobre euh euh il a 10000 euh 200 euh Palestiniens euh arrêtés rajoutés au aux milliers qu'ils étaient euh avant. Ça va nous faire 13 14000 de la SJordanie plus euh les milliers de les les milliers de Gaza. Bien sûr, la situation des prisonniers politiques, elle est elle est catastrophique.

Aujourd'hui, le chiffre déclaré par le journal Harz il y a il y a quelques temps que entre 40 et 50 Palestiniens tués dans les prisons israéliennes. C'est le chiffre qui est déclaré, mais on sait pas derrière les les centaines disparues s'ils sont vivants euh ou pas. La question de de des de la création de de l'État palestinien, comment on va on va à la suite ?

Moi, je te cache pas, aujourd'hui, tu me parles, donne-moi une une perspective comment euh euh le faire cet état. Je suis pas capable de te dire comment faire comment construire l'État. Aujourd'hui, vu la situation euh coloniale, euh aujourd'hui, c'est on peut pas créer la on peut oui dire que voilà, il y aura une reconnaissance de l'État palestinien, mais aller sur le terrain et voir comment le construire cet état, je suis pas capable de donner une une réponse.

Moi, le seul projet que j'ai en tête aujourd'hui, c'est comment changer le rapport de force. en changeant le rapport de force, avoir un rapport de force euh qui donne qui un rapport de force euh qui change le terrain, c'est au-delà, je on peut en commencer à discuter, voir une perspective d'un état d'un état palestinien, mais sans un rapport de force, je suis pas capable de dire c'est quoi le perspectif d'une état euh palestinien d'une future. le le le la question sur les accords les accords d'Oslo, bah les accords d'Oslo, ils sont venus dans dans un contexte politique assez spécial après la fin de de l'Union Soviétique, après le le nouveau euh changement euh euh mondial avec un bloc de qui contrôle le monde, les États-Unis de l'époque où euh les dirigeants les dirigeants une partie des dirigeants de de de l'OLP euh qui était S Arafat et son équipe politique à l'époque qu'ils ont dit que voilà peut-être un processus de paix à cette à cette période- làà va nous garantir un un futur état euh palestinien.

Mais il y avait tout tout ce qui était gauche palestinienne, les islamistes, tout ça, qui étaient contre ce processus de paix. Et le temps a prouvé que c'était pas un processus de paix, que c'était un piège qui a donné la force à la force colonisateur de approfondir son projet colonial. Euh, il y avait la question de la dernière, je vais après je m'arrête la question de l'assassinat de de Smaï Hanig.

Bah, et il y avait la la veille de de cet assassinat. Il y avait l'assassinat du chef de Hizboullah à à Beirou. Aujourd'hui, euh, vu que les Israéliens à mon avis dès le début avec les Américains, avec les Français derrière, ils ont déclaré deux buts pour ce génocide en cours.

De finir totalement avec la question de la présence des partis politiques, la présence du Hamas dans la bande de Gaza et récupérer les otages sans négociation, sans la libération des prisonniers euh politiques palestiniens. Aujourd'hui, on en est où ? Aujourd'hui, le terrain a démontré que c'est impossible de finir la question de la présence des partis politiques palestinien à à Gaza.

Et la question des otages, on a les preuves que tous les 4 5 mois, 6 mois, on a trois ou quatre otages tués et récupérés. Après, il en reste 109 otages. Si on calcule 4 ou cinq par quelques mois, on n' pas fini jusqu'à 2000 euh jusqu'à 2000 2030 au moins.

Moi, je pense c'est cet échec israélien militaire. Les Israéliens, ils essayent aujourd'hui de taper à Teran, taper à Beirou, taper hier, ils ont tapé en en Syrie, en Irak, au Yémen. C'est pour récupérer l'image que voilà, nous c'est le dominateur de la région et c'est nous qui a le bras qui peut toucher dans toutes les dans toute la région et on va en en rester.

Moi je pense qu'aujourd'hui les assassinats ciblés de ils ont démontré historiquement que c'est un échec et il y a c'est pas en assassinant quelqu'un que voilà un mouvement il va il va il va il va il va s'arrêter. Moi je vais m'arrêter là et je vais vraiment tenir à vous remercier encore une fois la France insoumise de nous donner la la parole palestinienne d'exprimer parmi vous. [applaudissements] [applaudissements] Euh par rapport à la notion de démocratie et Israël qui se présente comme un état démocratique, on va prendre les États-Unis, c'est une démocratie, ils interviennent en Irak, ils font n'importe quoi.

La France, la Libye. Donc en fait la démocratie c'est pour les peuples. Nous, on vit dans un régime démocratique mais pas pour les autres quoi.

Donc je pense que c'est pas sur cet axe là qu'on peut attaquer le régime israélien, mais en effet toujours de manière permanente rappeler le colonialisme et ce contexte là au niveau de l'UGFP. Alors contrairement à d'autres, nous on parle en entrenom quand on prend la parole pour l'UGFP, tous les porte-paroles. On ne parle pas au nom de la communauté si une communauté juive existe en France.

Déjà moi, j'aime pas parler de communauté. Euh on n'est pas nombreux, faut être honnête hein. On est à peu près euh 400 membres.

Il y a eu un comment dirais-je pas mal d'inscriptions de gens qui ont voulu euh souscrire à l'association euh depuis un certain nombre de temps. Donc c'est bien. Euh nous sommes une association laïque et euh il y a pas besoin d'être juif ou juif pour venir.

On prend tout le monde. Donc si vous voulez rejoindre notre association, vous êtes les bienvenus. il y a pas de souci par rapport à ça et puis plus on est nombreux, mieux mieux c'est pour parler pour porter cette voix encore une fois des coloniales et à apporter voilà de la pas de nuance voilà pas de nuance quand il y a une situation d'occupé et d'occupant voilà je sais pas si j'ai répondu [applaudissements] merci gérci merci infiniment à vous alors évidemment C'est un peu frustrant parce que c'est très court mais ça sera bon des discussions à continuer évidemment.

Donc notez bien le 8 septembre sur la marche en soutien au peuple palestinien. [grognement] Euh juste pour répondre rapidement à deux choses qui avaient été demandées dans la salle, je ferai passer pour le programme des amphies la demande sur la conférence BDS puisqu'il y a aucun problème politique là-dessus évidemment. Et n'hésitez pas à aller à la table du coup au village des associations pour euh aller les voir.

Ça c'est la première chose. Euh deuxième chose sur la question du nombre d'États qui ont reconnu la Palestine dans le monde. Donc il y a 193 États à l'ONU.

Euh dans mon dernier décompte, il y en a 147 qui ont reconnu l'état de Palestine et je le dis juste même si évidemment euh reconnaître l'état de Palestine, c'est surtout quelque chose de symbolique qui permet euh de montrer dans un moment où il y a euh le génocide en cours euh à Gaza que euh il y a une opposition très forte à la politique d'extrême droite de Netaniau et de vouloir faire avancer pour la paix. Donc c'est c'est des des pas que prennent les États que euh euh Emmanuel Macron avait dit que la reconnaissance de l'État palestinien n'était pas un tabou avant de ne rien faire derrière comme d'habitude, mais que surtout dans les élections législatives, parce que vous le savez sur la cause palestinienne, ça a été compliqué aussi, y compris à l'intérieur de la gauche et des écologistes sur les positions que nous nous avons prises et bien que dans le programme du Nouveau Front populaire, il y a évidemment le CC, le feu immédiat, l'embargo sur les armes, la reconnaiss connaissance immédiate de l'État de Palestine et que donc le peuple français dans une mobilisation historique lors des élections législatives a fait gagner non seulement le Nouveau Front populaire mais la volonté majoritaire dans le pays de faire en sorte que le peuple palestinien puisse vivre dignement avec la reconnaissance immédiate par la France de l'État de Palestine. Je le dis parce que c'est un argument qu'il faut qu'on utilise beaucoup.

Nous avons gagné par les urnes le fait que la majorité du peuple français n'est pas d'accord avec le fait que un génocide soit en cours. Et donc, je voulais juste terminer par cela pour vous dire, je sais euh et je trouve ça toujours extraordinaire. Je veux dire, on a passé une année, nous si on parle de nous, à être euh qualifié sans cesse d'antisémite, de brutau, de terroristes, d'alliés des terroristes, d'idiots utiles des terroristes et cetera. et on se retrouve avec une université d'été cet été, non seulement avec une victoire électorale, mais une université d'été où il n'y a depuis longtemps jamais eu autant de monde qui vient apprendre, discuter, bon essayer de comprendre, d'agir sur le monde qui nous entoure.

Et je trouve que ça en terme de force collective, il faut s'en rappeler toujours et donc vous dire toujours n'ayez pas peur de vos convictions parce que nous au moins nous n'aurons pas à rougir devant l'histoire des positions que nous avons tenu et [applaudissements] nous sommes fiers d'avoir toujours été de celles et ceux [applaudissements] qui réaffirmaient l'égale dignité des êtres humains. Et pour terminer, ça va aller avec ce que tu disais tout à l'heure Salah et sur la question de la colonisation. Je voulais juste vous lire parce que comme on aime bien faire ça à la France insoumise à à une citation du grand poète Émé Césarer un politique aussi Martiniqueté qui disait "Ce que nous vous demandons à vous intellectuel d'Europe c'est de vous convaincre c'est de convaincre vos compatriotes que la cause de l'homme est une que la cause de la liberté est indivisible et que chaque fois qu'il y a un vietnamien qui tombe chaque fois qu'il y a un malgache qui est torturé chaque fois qu'il y a un juif qui est insulté Chaque fois qu'il y a un noir qui est lyché, on pourrait rajouter chaque fois qu'un Palestinien est tué, il y a un morceau de la civilisation universelle qui s'écroule et une flétrissure imprimée sur la joue de l'humanité.

Voilà le combat que nous continuons. Merci infiniment à vous et on continue la pression et la mobilisation. Merci beaucoup. [applaudissements] Viva viva [acclamation] Palestina [applaudissements] viva viva Palestina viva viva Palestina [acclamation] viva viva Palestina viva [applaudissements]