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DébatLe Plateau Français· 22 octobre 2026 19 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéJusticeTravail & emploiInstitutions & élections

L'écolo tente d'humilier la police… Retailleau la DÉTRUIT en direct !

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:37OuverteRéponse directe

    Que s'est-il passé en 25 ans pour en arriver là ?

  • 1:56FerméeRéponse partielle

    Qui est responsable des pillages et incendies ?

  • 3:17RelanceÉludée

    Êtes-vous capable de dénoncer les pillards ?

  • 4:32OuverteRéponse directe

    Comment expliquer que les musiciens aient été gazés et nassés ?

  • 5:53OuverteRéponse directe

    Qui a laissé l'État s'effondrer ?

  • 7:10RelanceÉludée

    Pensez-vous que les manifestants sont responsables des pillages ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:00Fait
    « Votre problème monsieur Retaillot c'est qu'à la fin vous êtes indistant sur la répression et vous mettez en danger l'état de droit. »
  • 0:00Fait
    « l'état de droit n'était ni intangible ni sacré quelque part. »
  • 1:56Chiffre
    « cinq personnes l'ont été depuis le début du mouvement lycéen. »
  • 3:17Fait
    « vous avez accusé un policier d'avoir voulu noyer un jeune à Bfort alors même que le procureur de la République avait dit mais non, c'est certainement pas ça. »
  • 5:14Fait
    « Deux voitures de police sur toute une soirée, boulevard Voltaire. »
  • 6:29Fait
    « Il y avait pas d'état pour moi. »
  • 11:04Fait
    « Les LBD, ça il ne faut plus les utiliser dans ce type de situation. »
  • 17:16Fait
    « l'état de droit n'était pas intangible ni sacré »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

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libéré de casser. Et donc en fait votre problème monsieur Retaillot c'est qu'à la fin vous êtes indistant sur la répression et vous mettez en danger l'état de droit. Mais j'ai noté que vous disiez que l'état de droit n'était ni intangible ni sacré quelque part. Votre réponse est cohérente avec ces propos je combat. J'assume. Bruno Ritaillot est arrivé sur ce plateau avec un réquisitoire déjà prêt. Au lendemain, des pillages du 17 octobre, il comptait faire de l'écologiste la caution morale des casseurs. Il a commis une erreur de lecture. Marine Tondelier n'arrive pas avec des slogans. Elle arrive avec ce qu'elle a vu la veille dans les rues du 11e arrondissement entre les vitrinés ventrées et les cortèges sous les gaz. Échange après échange, c'est l'ancien

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ministre de l'Intérieur qui va finir par revendiquer en direct une phrase qui lui avait valu en 2024 des critiques jusqu'au sein de son propre gouvernement. Derrière ce duel se joue une question que tout le pays se pose depuis samedi. L'État est-il là pour nous protéger ou pour se protéger de nous ? Je vous emmène sur le plateau. Moi, ma première manifestation, c'était il y a 25 ans, en 2002 parce que Jean-Marie Le Pen était au 2e tour de la présidentielle. J'ai manifesté à lance comme lycéenne euh et jamais j'aurais pensé que manifester pouvait être une mise en danger de sa sécurité, de sa santé, qu'on pouvait en revenir mutil comme cinq personnes l'ont été depuis le début du mouvement lycéen. Et donc, je voulais vous demander que pensez-vous qu'il s'est passé en 25 ans pour qu'on

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en arrive là, pour engager le débat avec vous ? Parce que moi sincèrement je je me demande à quel moment on s'est habitué à ne plus avoir le droit de manistifester, à voir ces images et finalement à une situation qui ne peut convenir à personne et dont vous êtes en partie responsable puisque vous êtes à la tête d'un parti qui a été au gouvernement, vous avez été vous-même ministre de l'intérieur et les choses ne se sont jamais amélioré ni sur la justice sociale, ni sur le maintien de l'ordre, ni sur la sécurité des manifestations qui sont même maintenant jamais j'aurais pensé toute la force de cette ouverture tient dans ces quelques mots. Marine Tondelier ouvre sur une date 2002 et sur une lycéenne qui défile contre Jean-Marie Le Pen au second tour sans imaginer risquer son corps. Son

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souvenir sert ici des talons. Le souvenir personnel devient une unité de mesure et chaque français qui a déjà marché dans un cortège peut évaluer avec elle le chemin parcouru depuis. Elle cite cinq personnes mutilées depuis le début du mouvement lycéen. Le chiffre est le sien. Il est lourd. Puis la phrase pivote et la facture est adressée à son voisin de plateau, ancien ministre de l'intérieur et chef d'un parti qui a gouverné. La question n'est plus de savoir qui a cassé samedi. Elle devient bien plus dérangeante. Qui a laissé notre pays s'habituer à cela ? Bruno Retaillot est désormais sommé de répondre de son propre bilan. Bruno Tulier, c'est vous, vous amis vos amis de LFI parce que on sait bien comment ça va se terminer. Ça se terminera avec monsieur Mélenchon, mais

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vous aussi par vos déclarations. Par vos déclarations. Quand vous disiez par exemple en 2023 qu'il y avait chez euh les forces de l'ordre un racisme systémique euh lorsque vous avez accusé un policier d'avoir voulu noyer un jeune à Bfort alors même que le procureur de la République avait dit mais non, c'est certainement pas ça. Vous qui encore une fois hier vous appeliez à revoir le maintien de l'ordre sans doute parce qu'il était trop soft, non ? Trop doux. Oui, bien sûr. Vos amis, vos amis, madame Rousseau, madame Rousseau qui appelait les forces de l'ordre au calme. Donc, vous voyez madame Tondolier, vous avez vraiment une responsabilité qui est énorme par votre discours parce que c'est toujours la même chose. Non, les forces de l'ordre, voyez, c'est le bouclier de la

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République et moi je protège ceux qui nous protègent. À cette mise en cause, Bruno Rotaillot répond en moins d'une minute par trois noms absents du plateau. Vos amis de LFI, Monsieur Mélenchon, Madame Rousseau qu'il fait siéger à côté de son adversaire. C'est la responsabilité par voisinage. Celle qu'on accuse doit répondre de propos qu'elle n'a pas tenu et de foules qu'elle ne dirige pas. La manœuvre est dangereuse pour Marine Tondelier car l'ancien ministre glisse deux reproches qu'il avise personnellement. une déclaration de 2023 sur la police et une accusation à Bfort qui lui attribue procureur de la République à l'appui. S'il parvient à imposer ce terrain, chacun de ces mots sera ensuite entendu comme une défense. Mais le rôle qu'il choisit l'enferme. Interrogé au

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lendemain d'une journée de pillage, un ancien ministre de l'intérieur préfère juger les déclarations des autres plutôt que l'action de l'État dans la rue. Il se présente en protecteur de ceux qui nous protègent. sur ce que l'État a fait ou n'a pas fait. Samedi soir, il ne dit rien. Moi, je suis arrivée garde du Nor hier à 12h17 euh avec mes enfants que évidemment qui avaient pas manifesté avec moi vu comment ça se préparait mais qui euh voilà qui qui venaient pour m'accompagner ce weekend. déjà à Gare du Nord euh c'était le gazage, le nassage parce que la situation était hors de contrôle à 12h euh puis euh à République où j'allais juste rejoindre le cortège des écologistes, les gens ont été nassés gazés dont l'orchestre 400 personnes avec des instruments de musique qui

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veulent juste de la musique. Et donc moi je demande attendez non mais juste comment on fait que les l'orchestre du nouveau monde des musiciens 400 qui viennent mettre de la joie de la convité la manif sont gazés et nassé dès midi et que par contre les pillages personne ne sait les arrêter c'estàd que c'est un double échec un double échec pour le pour les français 400 musiciens leurs instruments à la main et des gaz lacrymogènes dès midis marine Tondelier laisse l'acte d'accusation de côté et le contourne par une image que tout le monde peut se représenter Le procédé est celui du contraste. D'un côté, un orchestre népl, c'est-à-dire encerclé sans issu possible. De l'autre, des pillards que selon elle, personne ne parvient à arrêter. Une seule scène suffit à

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installer le diagnostic de double échec au cœur de nos rues. Le terrain que Bruno Rétaillot voulait imposer vient de céder. Hier, je je discute avec des commerçants du du 11e. De 19h à 1h du matin, ils ont vu passer en tout et pour tout boulevard Voltaire deux voitures de police qui ne se sont pas arrêtées qui ne se sont pas arrêtés. Ils ont dû défendre leur commission eux-mêmes. Et une dame, celle du Carrefour City dont le fils a défendu seul le magasin me dit "Moi, j'ai j'ai on nous a dit en fait, on appela la police, disait "Défendez-vous tout seul, on peut pas venir." Et donc, elle défend ce magasin elle-même et à la fin quand les CRS finissent par arriver dans la nuit, elle est victime de coup de matraque parce que usage indistinct de la force, elle finit avec

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12 points de futur après avoir défendu toute la soirée son magasin. Donc elle elle dit "Moi hier, il y avait pas d'état pour moi." À Paris, il y avait plus d'État. C'était le chaos. Et que reste-t-il de l'ordre quand il faut défendre son commerce soi-même ? Les commerçants que Marine Tondelier a rencontré racontent avoir vu passer deux voitures de police sur toute une soirée, boulevard Voltaire. Derrière ce récit se cache une crainte que beaucoup de Français portent sans l'avoir jamais vécu d'ussi près. On appelle la police et on s'entend répondre de se défendre seul. Le fils de la gérante tient le magasin toute la soirée. Sa mère, d'après ce témoignage, repart avec 12 points de suture, frappé au moment même où les renforts arrivent. Enfin, pour un petit commerçant, une nuit comme

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celle-là, c'est un stock perdu, un dossier d'assurance interminable, un rideau qu'on hésite à relever le lendemain. C'est surtout une promesse rompue, celle selon laquelle les impôts que nous payons ouvrent droit à une protection quand tout bascule. Il y avait pas d'état pour moi. La phrase est rapportée d'une citoyenne qui défendait son magasin, pas d'une militante. Voilà pourquoi elle pèse si lourd dans notre débat. La doctrine que Bruno Rutaillo défend promettait l'ordre. ce soir-là, dans ce récit, elle n'a protégé ni le cortège ni l'abouti. Alors, madame Tondolier, euh le maintien de l'ordre, ça ça commence d'abord, ça débute d'abord dans le discours. Euh je vous ai entendu à deux reprises à l'instant dénoncer le gazage et le nassage. En gros, dénoncer des actions

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policières. À aucun moment vous n'avez répondu à ma question qui est responsable de ces pillages, de ces incendies qui je le note. Je deuxième chose dit qu'il y avait plus d'état. Attendez. Vous pensez que ce sont les manifestant ? Laissez-moi parler. Laissez-moi parler. Ensuite, vous dites, vous décrivez une situation en disant "Mais il y a pas d'état." Pardon ? C'est vous, c'est vous qui participez à désarmer l'État. Voyez, c'est vous par exemple à Saint Solide. Mais mais bien sûr à Saint-Solide, quand vous prêchez par exemple la désobéissance civile, voilà, vous ébranlez en réalité les piliers de la République et on le voit bien, c'est jamais Est-ce que vous êtes capable de dénoncer les pilleurs ? Est-ce que vous êtes capable de dénoncer les pilleurs ?

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La question a l'apparence d'une demande de clarté. C'est une question piège de celles qui contiennent déjà leur réponse. En la posant, Bruno Retillo suggère que son adversaire en serait incapable et l'oblige à prouver une loyauté que rien ne permettait de mettre en doute. Juste avant, il lui reprochait de dénoncer le gazage et le nassage comme si décrire une action policière revenait à absoudre les casseurs. Le glissement est net. Critiquer la manière dont l'ordre est maintenu devient dans sa bouche désarmer l'État. Si ce raccourci s'imposait, plus aucun responsable ne pourrait interroger l'usage de la force publique sans être rangé du côté des émeutiers. C'est notre droit de débattre de notre propre sécurité qui serait confisquée. Et la somommation tombe sur une femme qui la

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veille était elle-même dans la rue hier. Mais évidemment, pour qui me prenez-vous, monsieur ? Pensez-vous qui parce que j'en ai été victime et que je trouve inadmissible dans un pays dont voilà dont dont la liberté de manifester est un droit fondamental. Vous ne me laissez jamais terminer. s'il vous plaît juste pas tous en même temps Marit de termine et on a un échange apaisé et constructif que dans une République dans notre démocratie on ne puisse plus manifesté de manière apaisée et que les manifestants pacifiques fassent l'objet de plus de répression que les commerçants qui se font piller ne sont protégés et donc attendez monsieur c'est l'expérience concrète que j'ai vécu donc si vous dites que je mens il se trouve que c'est c'est mon vécu. Non mais la réplique fuse aussitôt et

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l'assommation se retourne contre celui qui l'a posé. Marine Tondelier rappelle qu'elle a elle-même subi ses violences. et l'accusateur se retrouve à soupçonner une femme qui marchait dans le cortège. Bruno Retaillot s'installe dans la posture du procureur qui interrompe, recadre et exige des gages de bonne foi. Elle oppose son vécu. Le téléspectateur comprend vite lequel des deux parle depuis le trottoir. Pays d'Europe qui utilise le LBD contre des manifestants non violents et de manière indistinte, il y en a quand même pas beaucoup. Donc ça la question doit être posée. Moi je veux poser trois choses pour être assez sereine dans le débat parce qu'en fait mais est-ce que je peux je peux juste moi je je trouve que François Surau pose des mots très très justes sur euh la

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liberté fondamentale et le fait qu'on y renonce euh pour des raisons d'ordre et de sécurité ce qui peut être entendu dans des circonstances exceptionnelles mais aujourd'hui en France l'exception devient la norme et devient le droit et et et et devient notre quotidien. Et donc, on devrait s'habituer à ne plus pouvoir manifester sereinement, avoir des manifestations interdites. Je ne m'y habituerai pas comme plein de personnes qui plus d'un million hier quasiment sont venu manifester avec nous. Ce que je dis aussi, c'est que débattez tout seul, débattez avec Benjamin du force. La force publique, elle est là pour protéger les citoyens, y compris quand ils souhaitent contester un gouvernement. Ils ont des tas de raisons très légitimes de le faire. La force publique, elle est pas là pour

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protéger l'état des contestations et je fais bien la différence. entre les entre les manifestants non violents et les casseurs que je condamne évidemment. Allez, François Surau est avocat membre de l'Académie française et il a consacré plusieurs livres à la défense des libertés publiques. Son nom vient du droit, pas de la rue. En l'invoquant, Marine Tondelier installe la discussion sur un terrain où son adversaire ne peut pas l'accuser de complaisance. Une liberté qu'on suspend au nom de l'ordre ne revient jamais d'elle-même et l'exception finit par s'installer dans notre vie civique comme une habitude. Dans la même respiration, elle condamne sans détour les casseurs. Vous venez d'entendre par exemple, voilà les LBD, ça il ne faut plus les utiliser dans ce type de situation. Voilà ce qui

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est porté par Marine Tondelier. Évidemment qu'il faut des ce qu'on appelle des instruments intermédiaires parce que sinon les policiers quand ils seront dos au mur, ils n'auront plus que leur arme létale. Donc c'est fondamental d'avoir ce qu'on appelle des forces intermédiaires. Simplement si hier vous avez été gazé, c'est pas parce que les policiers vous ont visé. Est-ce que vous avez vu les images, la violence avec lesquelles les policiers recevaient sur la tête des pavés, des barres de fer ? Et quand ils envoient une grenade quand ils envoient une grenade lacrymogène c'est pas simplement parce qu'ils ont envie de le faire c'est pour protéger y compris les manifestants. Vous savez Marine Tolier craignez craignez le moment craignez le moment craignez le moment

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où tous ces jeunes policiers tous ces jeunes gendarmes un jour déposent le bouclier parce qu'ils sentiront que on a plus confiance en eux et vous verrez à ce moment-là vous n'aurez plus une seule manifestation dans les rues. Le ton se fait grave et l'ancien ministre sort son argument le plus redoutable. Sans armes intermédiairees, explique-t-il, un policier acculé n'aurait plus que son arme létale. L'image frappe parce qu'elle place le téléspectateur face à des agents qui reçoivent des pavés et des barres de fer sur la tête. Le dilemme est pourtant faux. Ce procédé réduit un choix à deux options en effaçant toutes les autres. Soit ses armes en toutes circonstances, soit l'arme létale. Or dans cet échange, Marine Tondelier n'a pas demandé de désarmer la police. Elle a interrogé

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l'usage du LBD contre des manifestants non violents et condamné les casseurs dans la même phrase. Bruno Rutaillot répond donc à une position qu'elle n'a pas prise. On reconnaît là l'homme de paille qui consiste à caricaturer l'adversaire pour l'abattre plus facilement. reste la mise en garde finale. Ces jeunes policiers qui un jour déposeraient le bouclier. Présenté comme une prophétie, elle fonctionne comme un avertissement adressé à quiconque critique la doctrine en vigueur. Ce sont les manifestants pacifiques de notre pays qu'on invite alors à se taire au nom de leur propre sécurité. Le coûp était dangereux, il manque sa cible. Mais attendez, la désobéissance civile, c'est dans les fondamentaux écologistes. Mais notre mouvement, notre mouvement [rires] notre mouvement a toujours

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revendiqué la non violence. La non violence. Et je constate monsieur Retaillot. Je constate monsieur Retaillot et après j'aimerais qu'on puisse parler d'autres choses que de ça parce que ce mouvement, il y a autre chose derrière. Mais vous la tolérez quand elle vient des agriculteurs et pas quand elle vient. Non pas des casseurs où on est tous d'accord mais des lycéens. Les lycéens qui avaient des revendications justes avec lequel je pense que vous pouvez être d'accord. les classes les plus chargées d'Europe, les professeurs les mois bien rémunérés d'Europe, pas de papier et même parfois pas de porte dans les toilettes, pas assez de table, pas assez de chaise et parcours sub qui est anxiogène. Il pose des revions légitimes. Après la rue, la salle de classe, Marine

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Tondelier renvoie d'abord l'accusation de désobéissance vers une tolérance à géométrie variable réservée selon elle aux agriculteurs. Puis elle ramène le débat à ce que vivent les lycéens chaque matin. Des classes parmi les plus chargées d'Europe, des chaises qui manquent, des toilettes parfois s'emportent. Elle y ajoute parcours sup. la plateforme d'orientation vers le supérieur qui angoisse des familles entières. Rien de cela ne relève du maintien de l'ordre. Tout relève de l'école que nous finançons. Cette jeunesse avait des raisons de défiler bien avant qu'un seul pavé ne vole. à l'heure euh comment se fait-il qu'il y a eu 8000 interpellations et euh seulement vous dites seulement 27 8 enfin 8000 euh voilà de gens qui sont interpellés et seulement 27 ou 26

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détention provisoires poursuite seulement et ben peut-être parce que les gens on étaient arrêtés de manière indistincte alors que comme beaucoup me l'ont dit ils n'avaient rien fait c'est toujours la police qui est en défaut excusez-moi monsieur Raillot ces jeunes au lieu de leur envoyer des réponses politiques, on leur envoyait des forces de le et ça c'est pas une c'est pas un truc contre la police c'est un truc contre les le gouvernement et les décisions qu'ils prennent et la manière dont ils ont géré ce conflit social et aujourd'hui on en arrive là. C'est pas comme ça qu'on gère un conflit social. Il faut des réponses politiques aux revendications. Comment passe-t-on de 8000 interpellations à une poignée de détention provisoire ? Brandi comme la preuve d'une justice trop clémente, ce

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chiffre change de camp en une seule phrase : Marine Tondelier en inverse le sens. Si si peu de personnes sont poursuivies, c'est peut-être que beaucoup ont été arrêtés sans rien avoir fait. Le renversement est d'autant plus efficace qu'il retourne la munition contre celui qui la tenait. Quand Bruno Rétaillot objecte que la police serait toujours en défaut, l'objection arrive trop tard. Meilleur mais aujourd'hui, c'est la violence. Et est-ce que demain, par exemple, quand le texte anticasseur passera est-ce que vous donnerez la consigne à votre groupe de le voter ? En fait, ce qui est assez sidérant, c'est que votre seule réponse à tout ce qui se passe en France depuis un mois, mais en fait depuis 10 ans, elle est sécuritaire et on ne répond pas un mouvement social en n'ayant qu'une

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réponse sécuritaire. Le texte que Bruno Rita lui demande de voter a été présenté en conseil des ministres le 16 septembre dernier sous le nom de projet de loi Casseur Payeur. Il crée un régime de responsabilité civile pour faute, c'est-à-dire l'obligation de réparer un dommage dès lors qu'une faute est établie. Jean Didier Berger, ministre délégué auprès du ministre de l'intérieur en a résumé l'esprit : "Ne sera plus seulement recherché celui qui pille ou met le feu, mais aussi ceux qui autour de lui participent par leur présence." Le Premier ministre a précisé que ceux qui restent après les sommations de dispersion pourraient eux aussi devoir participer à la réparation. Tout repose donc sur une frontière. À quel moment une présence devient-elle une participation ? Dans une foule

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nassée où l'on cherche parfois la sortie sans la trouver, cette frontière se brouille. Pour les parents dont un enfant a défilé cet automne, la question se pose dès le prochain cortège. La loi anticasseur, elle dit que si vous étiez dans un groupe à côté d'un groupe qui commet euh des des pillages, des sacages, vous en êtes responsable avec eux. Oui, mais comment vous jugez qui est dans le groupe ou pas ? En fait, la réalité aujourd'hui, c'est qu'avec les nassages, avec les les mouvements de foule, dans des manifestations où plus personne ne comprend rien parfois, moi hier, j'ai essayé de sortir de la manifestation pendant 10, 15, 20 minutes, j'étais dans une manifestation parfois itinéraire bis, pacifiste, parfois sauvage. On ne comprenait plus rien, c'était le chaos. Et donc si tu te

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retrouves au mauvais endroit au mauvais moment, alors tu tu te retrouves euh sanctionné comme des casseurs qui étaient vraiment venus avec l'intention de libérer de casser. Et donc en fait votre problème monsieur Retaillot, c'est qu'à la fin vous êtes indistant sur la répression et vous mettez en danger l'état de droit. Mais j'ai noté que vous disiez que l'état de droit n'était ni intangible ni sacré quelque part. Votre réponse est cohérente avec ces propos. Je com j'assume. Deux mots lâchés sans la moindre hésitation. J'assume, leur poids vient de loin. En 2024, tout juste installé place Bovau, Bruno Rutaillot déclarait au journal du dimanche à propos de l'immigration que l'état de droit n'était pas intangible ni sacré. La phrase avait suscité des critiques

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jusque dans le camp présidentiel et il avait assuré peu après qu'il ne pouvait y avoir de démocratie sans état de droit. Marine Tondelier construit d'abord son cas concret, une manifestante qui cherche pendant de longues minutes à quitter un cortège devenu illisible et qui pourrait demain payer pour des pillards. Puis, elle tend le piège de la cohérence, ce procédé qui laisse à l'adversaire le choix entre renier ses mots et confirmer la lecture qu'on en donne. Il confirme et revendique désormais face caméra le lien qu'elle vient d'établir entre cette phrase et sa réponse au casseur. Or, l'état de droit garantit précisément qu'un innocent ne paye pas pour un coupable parce qu'il se trouvait au mauvais endroit. Dans notre pays, c'est le dernier rempart de celui qui n'a rien

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cassé. Le procureur venu instruire le procès des écologistes vient de verser lui-même au dossier la pièce qui le condamne. En fait, vous voulez qu'on aille plus manifester, il faut le dire comme ça. Oui, mais pas du tout. Je veux que on puisse aller manifester tranquillement, paisiblement. Mais vous vous voyez, c'est terrible parce que je vous équipe, enfin je vous écoute, l'écologie c'est une belle cause. Pourquoi est-ce que vous l'abîmez justement avec cette espèce de gauchisme, cette culture de l'excuse ? Attendez monsieur Retaillot, je condamne sans réserve les actes hier. J'apporte mon soutien sans réserve aux policiers, aux commerçants, aux manifestants mais je trouve que votre réponse, elle est parce que vous êtes le candidat du cha, vous l'avez organisé. Vous l'avez vous

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avez organisé l'injustice sociale, une doctrine très dure et le bilan, ça c'est le vot et c'est celui de Macron, de le cor et de monsieur Nunz. Mais le vôtre aussi, monsieur. Le duel s'est joué sur ce j'assume obtenu au moment où Marine Tondelier rappelait à Bruno Ritrao sa propre phrase sur l'état de droit. L'ancien ministre était venu juger les écologistes pour les violences de samedi. C'est lui qui a fini par revendiquer le lien entre cette phrase et sa réponse au casseur. De Marine Tombelier, on retient une ligne nette. Condamner sans réserve ceux qui pillent. Soutenir les policiers blessés et les commerçants et refuser que le manifestant pacifique pai pour eux. Selon vous, quand l'État n'arrive à protéger ni le cortège ni la boutique, faut-il plus de force ou une autre

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manière de s'en servir ? C'est déjà la fin. Exprimez-vous en commentaire, laissez un pouce bleu, partagez la vidéo et surtout abonnez-vous pour ne rater