Jean-Philippe Tanguy, député de la Somme et président délégué du groupe RN - 12/10
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Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour à tous, je suis ravi de vous retrouver pour BFM Politique, votre rendez-vous politique dominical en cette période exceptionnelle. Combien de temps Sébastien Lecornu va-t-il tenir cette fois-ci ? Nous le demanderons dans quelques instants à Jean-Philippe Tanguy, député RN, président délégué du groupe à l'Assemblée Nationale. Nous lui demanderons s'il y a encore une raison qu'il pourrait trouver grâce à ses yeux pour laquelle le RN ne censurerait pas Sébastien Lecornu au cours de cette semaine. Une journée de dimanche au cours de laquelle nous pourrions aussi connaître la composition du gouvernement Lecornu 2.
Dans un instant, on verra aussi que les Républicains sont profondément divisés et peut-être même au bord de la scission. Mais d'abord, on prend donc la direction de Matignon où on retrouve Pierre Barbain. Bonjour Pierre. Très concrètement, est-ce qu'aujourd'hui Sébastien Lecornu se consacre entièrement à la composition de son gouvernement ? On voit que ses alliés lui demandent aujourd'hui des clarifications.
Oui, c'est l'objectif numéro un pour Sébastien Lecornu. Il sait que la mission s'annonce difficile, encore plus difficile sans doute que la dernière fois pour composer un nouveau gouvernement. D'abord, parce qu'on le sait d'ores et déjà, les Républicains n'y participeront pas. Il faudra donc trouver un remplaçant à Bruno Rotaillot. Par exemple, le ministre de l'Intérieur, son parti estime que toucher à la réforme des retraites est une ligne rouge.
Idem pour Horizon, le parti d'Edouard Philippe, pendant que le Modem, ce matin, explique vouloir connaître les intentions exactes du gouvernement avant de réellement s'engager et réellement avant de savoir s'ils participeront à ce gouvernement Lecornu. En tout cas, le Premier ministre est ici à Matignon. Il était hier en déplacement dans un commissariat du Val-de-Marne où il a revendiqué la volonté d'avoir un gouvernement libre, fait de renouvellement et mettant en avant la diversité des compétences, mais avec des personnes qui n'ont pas d'ambition pour l'élection présidentielle de 2027. Une difficulté à la difficulté.
On pense par exemple à Gérald Darmanin, le garde des Sceaux, ministre de la Justice. Voilà ce que l'on peut dire, une tâche complexe, une équation à plusieurs inconnues, avec une urgence, bien évidemment, la présentation du budget en Conseil des ministres, avec donc un nouveau gouvernement, pour qu'il puisse ensuite être débattu au Parlement. Mais il y a une menace faite directement par Sébastien Lecornu dans la tribune dimanche. Si les conditions ne sont pas là, eh bien je partirai. Si les conditions ne sont pas réunies, eh bien je repartirai. Voilà ce qu'a dit le Premier ministre. Moyen, en tout cas, de mettre la pression sur les partis.
Merci beaucoup Pierre Barbin, avec Victor Leronard. Compliqué de constituer un gouvernement, puisqu'effectivement les Républicains ont officiellement annoncé qu'ils n'y participeraient pas. On retrouve tout de suite devant le siège des Républicains, Lola Baille. Bonjour Lola. La ligne du parti, c'est pas de participation, mais dans le groupe des députés, certains se posent clairement la question. Ça a durement frictionné hier lors des différentes réunions au sein de ce parti. Est-ce que les Républicains, Lola, sont tout simplement au bord de la scission ?
Bonjour Guillaume. Winter is coming chez les Républicains. Ils sont plus que jamais divisés avec un drame en plusieurs actes. D'abord, on va essayer d'y voir un petit peu plus clair. Hier, il y a eu une réunion, une première réunion à la mi-journée chez les Républicains, où la ligne du parti a été adoptée. C'est celle de Bruno Rotaillot, chef de parti, ministre de l'Intérieur démissionnaire, celle d'un soutien texte par texte, au cas par cas, un soutien conditionné, sans participation au gouvernement Le Cornu 2.
Le Cornu 2 est donc conduit par les Républicains, parce que selon Bruno Rotaillot, ça serait se dissoudre dans le macronisme, ça serait aussi faire des concessions, se renier, comme par exemple revenir sur la réforme des retraites. Ligne rouge pour le chef de parti, Bruno Rotaillot. Les sénateurs applaudissent, mais les députés, eux, ne l'entendent pas de la même manière, parce que lors de cette réunion de ce bureau politique, on nous a dit qu'en coulisses, ça avait hurlé, que certains députés avaient refusé de participer au vote. Un député nous a soufflé hors de question que Bruno Rotaillot nous entraîne tous dans sa chute.
Résultat, ils se sont réunis en deuxième partie de soirée pour justement protester contre cette position, puisque eux veulent participer sous condition, avec une participation exigeante. Certains députés ont même donné mandat à Laurent Wauquiez, président du groupe de droite des députés à l'Assemblée nationale, pour négocier directement avec le Premier ministre, puisqu'il s'estime déçu par le chef de parti, Bruno Rotaillot. Et finalement, on a l'impression d'avoir une double fracture. Député contre sénateur, Bruno Rotaillot contre Laurent Wauquiez. Ça nous rappelle le match de mai de l'année, en mai dernier, lors de la course à la présidence LR.
Et il y a aussi un vieux fantôme qui plane, c'est celui du duel Baladur-Chirac-Quillum en 95, ou celui un peu plus près de nous, de Jean-François Copé-François Fillon. Résultat, en tout cas, la droite n'a pas l'air d'aimer beaucoup la tranquillité. En tout cas, Bruno Rotaillot va consulter ses 140 000 adhérents cette semaine pour trancher la question de la participation.
Merci beaucoup, merci beaucoup, Lola Abaille. Vous êtes en direct, Lola, du siège des Républicains avec Laura Campion. Bonjour Jean-Philippe Tanguy. Bonjour M. Daré. Merci d'être notre invité, député du Rassemblement national. Président délégué du groupe ERN également à l'Assemblée nationale, à mes côtés, pour vous interroger, Amandine Attalaya. Bonjour. Éditorialiste politique BFM. Bonjour Amandine. Et Jules Pécnard de la Tribune, dimanche, notre partenaire. Bonjour Jules. Alors, on voyait situation de crise, peut-être un nouveau gouvernement le cornu dès aujourd'hui. En tout cas, le Premier ministre y travaille. Une semaine absolument folle politiquement et visiblement.
Tout le monde y perd aux yeux des Français dans l'image. Tout le monde, sauf le Rassemblement national qui semble en profiter. Est-ce qu'au Rassemblement national, Jean-Philippe Tanguy, vous vous réjouissez de ce chaos politique ?
Non, sincèrement non, parce que ce sont les institutions de la Sacrée République qui sont abîmées. C'est la confiance, l'univers général, du peuple français dans la politique qui est salie. Et vous savez, il y a tellement de décisions importantes à faire et à prendre surtout pour redresser la France. Ce qui demandera la mobilisation des Françaises et des Français avec des hommes et des femmes politiques courageux qu'on a besoin d'une bonne image des institutions. Donc nous, on ne se réjouit pas, si vous voulez, qu'aujourd'hui, M. Macron choisisse les ruines. Il choisisse comme Néron de jouer de la musique devant Rome.
Oui, il se pratique exactement comme la caricature de l'empereur Néron qui, devant Rome en flamme, célébrait son propre talent et son propre génie, à qui lui seul croyait d'ailleurs. Donc c'est terrible, parce que c'est vraiment le sentiment que les gens ont. D'ailleurs, j'ai vu plusieurs caricatures cette semaine, notamment dans la presse quotidienne régionale, qui reprenaient cette image d'un président forcené, isolé, devant un champ de ruines.
Pour vous, c'est un forcené ?
La façon dont ils se comportent, c'est-à-dire de refuser le résultat des élections, refuser l'avis de ses propres troupes, de lâcher, il faut bien le dire, le pouvoir, M. Attal, M. Philippe et bien d'autres, d'accepter tout simplement le résultat des élections, de sa défaite électorale, défaite aux européennes. L'idéologie européenne que porte M. Macron, ce n'est pas un détail de son programme politique, c'est le pilier. Il a toujours prétendu pouvoir résoudre les problèmes de la France par une absorption de notre pays dans l'Union européenne. Les Français lui ont dit non en votant massivement pour Jordan Bardella.
Mais vous avez le sentiment que là, il essaie de chercher un compromis avec notamment sa réunion à l'Élysée où il a reçu les chefs de partis ou au contraire, comme dirait Gabriel Attal, qu'il s'acharne à garder un pouvoir qu'il ne partage pas ?
Ah non mais il s'acharne. Je pense que quand il était plus jeune, M. Macron devait avoir le goût de torturer les mouches en arrachant les ailes. Puisque là, il gagne un temps que nous n'avons plus. Pourquoi ? Par grand cynisme. Parce que demain, c'est le dernier jour pour lequel on peut déposer l'objet. Vous savez, il faut toujours en revenir au fond, mais surtout, comment dire, aux obligations institutionnelles, qui sont quand même les dernières bornes que doit respecter M. Macron.
Parce que pour faire court, selon la Constitution, il doit y avoir 70 jours de débat. Et donc ça veut dire que le budget doit être déposé demain ou plus tard.
Exactement. Et là, il y a un double mensonge de M. Macron, qui sont des mensonges assez graves quand on est chef de l'État. Premier mensonge, cette semaine n'a servi à rien d'autre que de gagner du temps. puisque, par exemple, M. Lecornu aurait gardé son gouvernement ou remplacé les démissionnaires. Eh bien, on aurait pu censurer avant la date limite du dépôt. Là, on ne peut plus. C'est-à-dire qu'il va déposer son... Il va annoncer son gouvernement sans doute aujourd'hui ou demain. Demain, il y aura le budget qui va être déposé au bureau de l'Assemblée. Et la censure, c'est 48 heures. Donc, les oppositions ne peuvent plus censurer M. Lecornu et son gouvernement avant le dépôt du budget.
On nous a retiré une prérogative très importante en perdant ce temps, en amusant la galerie.
Rien ne vous empêcherait de déposer une motion de censure à la fin suivante ?
Non, mais on le fera. Mais symboliquement, ce n'est pas la même chose. C'est quoi ? C'est un coup de force politique ? Non, c'est une manœuvre. Non, c'est un coup de force, ça se serait vu. Non, c'est une manœuvre très cynique d'abuser d'ailleurs aussi le quatrième pouvoir qu'est les médias. Parce que vous, vous êtes dans l'obligation de faire part de ce qui se passe. C'est pendant que M. Macron s'agite, parce qu'il a fait exprès, raconte n'importe quoi. Je suis sûr que c'est lui qui a demandé à M. Lecornu d'émissionner pour gagner un autre jour. D'ailleurs, c'est lui qui a nommé M. Le Maire. Donc, cette provocation n'avait pour seul but que de mettre le bazar. Si M.
Macron avait voulu apaiser, rassurer les Françaises et les Français, il n'aurait pas nommé M. Le Maire au dernier moment, qui est une marionnette, pourrait faire effrayer tout le monde. Deuxième mensonge très grave. Même s'il y a eu un changement de Premier ministre, on ne change pas un budget en un week-end. Donc, on ne peut pas changer les grandes orientations de la politique telles que les avaient décidées M. Macron et M. Béroud. Et ça, c'est le mensonge le plus grave. C'est que les Françaises et les Français ne connaissent pas, et ils ont autre chose à faire dans leur vie, toute cette technique budgétaire. Vous savez que le budget, c'est un texte énorme.
On ne peut pas le changer d'un claquement de doigts en un week-end.
Sébastien Lecornu dit que c'est au Parlement que se feront maintenant les changements. C'est-à-dire que l'idée de déléguer le pouvoir au Parlement.
Non, mais ça, c'est... Mme Borne nous l'avait dit. M. Attal nous l'avait dit. M. Barnier nous l'avait dit. M. Béroud nous l'avait dit. Les quatre ont menti. Le cinquième va encore mentir. Le Parlement, aujourd'hui...
C'est-à-dire que Sébastien Lecornu ne vous paraît pas plus fiable dans ses promesses ou différents des précédents.
Non, c'est un peu décevant, d'ailleurs, dans la façon dont il se comporte, puisqu'il récite exactement les mêmes mensonges que ses prédécesseurs, par exemple. J'en finirai là. Il dit, je sacrifie le 49-3. Tout à fait. Quelle grande générosité. En sacrifiant le 49-3, il n'a pas à se prononcer, et il n'a pas à prendre de décision. Et donc, le Parlement, sans doute, ne finira pas l'examen du budget. Et là, qu'est-ce qui se passe ? Si le Parlement n'arrive pas à se mettre d'accord sur un vote non ou un vote oui dans le délai, le gouvernement peut se passer du Parlement. C'est pire qu'à 49-3, il peut faire un budget par ordonnance.
Donc, d'ailleurs, vous voyez, moi, franchement, on est au comble du cynisme. On fait semblant, M. Lecornu fait semblant, d'être démocrate. Vous, les gens de bonne foi le croient, c'est normal, puisque sans bonne foi, une République ne tient pas debout. Mais en fait, derrière, il a des idées assez tristes, assez sinistres, si ce n'est pas lui, c'est M. Macron, pour en fait, complètement se passer du Parlement. Vous dites qu'il fait semblant d'être démocrate. Vous dites quoi ? Que Sébastien Lecornu n'est pas démocrate ? Non, mais là, dans la façon dont il présente les choses, il fait semblant. Vous dites qu'il n'est pas démocrate ? J'espère qu'il l'est au fond.
Mais là, dans la façon dont il conduit les affaires, il ne l'est pas, puisque ce n'est qu'une succession de mensonges.
Alors justement, Jean-Philippe Tanguy, le nouveau Premier ministre, puisqu'il a été renommé, s'est confié notamment à la tribune dimanche. Il a démissionné une première fois. Eh bien, vous savez quoi ? Il pourrait le faire à nouveau. C'est ce qu'il explique, se confiant donc à nos confrères de la tribune dimanche. S'il a démissionné lundi dernier, dit-il, c'est parce que les conditions n'étaient plus remplies. Si elles n'étaient plus remplies de nouveau, je partirais, je ne ferais pas n'importe quoi, dit-il.
Mais moi, je crois qu'une fois de plus, tout ça, c'est pour gagner du temps. Et ce n'est pas à la hauteur des enjeux. Mais M. Lecornu... Ça menace de démissionner à nouveau si les conditions ne sont plus réunies. Mais qu'est-ce qui a changé dans les conditions ? En une semaine, il y a toujours le même nombre de députés, il y aura toujours le même nombre de sièges du Rassemblement National qui traduisent une avance en voie considérable. Les équilibres politiques n'ont pas changé. Mais ce qui est plus grave aussi derrière tout ça, c'est qu'est-ce qu'il a proposé M. Lecornu depuis un mois ? Ça fait un mois qu'il est nommé.
Sur le fond, qu'est-ce qu'il propose comme grande réforme pour faire les économies ? Pas des économies marginales. Les 100 milliards d'économies qu'on doit faire en 5 ans pour baisser le déficit sous les 3%. Elles sont où les propositions ? Il n'y a rien. Elles sont où les propositions sur la sécurité ?
Vous le saurez mardi lors du discours de politique générale. C'est dans l'ordre des choses jusque-là.
Moi, je ne trouve pas ça normal, Mme Attalaya. Et si M. Lecornu avait des choses à dire, je pense qu'il les aurait déjà dites. Et s'il ne le dit pas, c'est que je crois qu'il n'a en fait rien à dire.
Donc la menace de démission, si jamais les conditions ne sont plus réunies, c'est du vent pour vous ?
Non, mais c'est du vent. Mais de toute façon, ça ne changera rien. Puisqu'il démissionne, il est renommé, on aurait pu nommer un autre macroniste. Tout ça.
Mais dans les circonstances actuelles, on aurait pu croire justement que M. Lecornu verrait sa popularité naissante s'effriter complètement. Or, dans le baromètre d'Ipsos BVA dans la tribune dimanche, il prend 11 points. Alors, peut-être que vous allez trouver ça anecdotique, mais comment est-ce que vous expliquez ? Il est à 27% d'opinion favorable. Ça reste bas, mais il progresse.
Il y a une deuxième partie dans le sondage.
À savoir ?
Il prend combien en opinion négative ?
Il prend également... Il arrive à 55%. Il arrive à 55%. 55% d'opinion défavorable. Pour vous, c'est ça qui est important.
Généralement, 55%, c'est plus que 27%.
Je suis d'accord avec vous. Mais comme il prend quand même 11 points de popularité, je me demandais comment vous l'expliquiez.
Il y a des gens qui le découvrent. Moi, je n'ai rien de personnel contre M. Lecornu. Moi, il m'avait reçu en 2014 pendant les élections européennes, autorisant un membre de sa majorité municipale à participer à ma liste souverainiste. Donc, visiblement, il était déjà très large dans ses convictions et dans sa capacité à allier la carpe et le lapin. Alors, visiblement, maintenant, ça s'est un peu rétréci.
Il a quand même quelques qualités à vos yeux ou pas ? Parce que vous l'entendez auparavant que le Rassemblement national le trouvait précisément plus ouvert que d'autres députés ou d'autres ministres.
Non, mais vous avez raison. Mais moi, une fois de plus, il n'y a rien de personnel contre M. Lecornu. Moi, j'essaie de juger des faits, j'essaie de juger des actes. Et souvent, on est là, on est un peu obligé de les deviner puisqu'il ne se passe pas grand-chose, il faut bien le dire.
Quand le président dit qu'il lui donne carte blanche, quand Emmanuel Macron dit que Sébastien Lecornu fait savoir qu'il a carte blanche, comment est-ce que vous prenez cette déclaration de l'Élysée ?
Avec beaucoup d'inquiétude puisque pour le moment, il a utilisé cette carte blanche pour ne rien faire, pour ne rien dire. Donc, je ne vais pas me répéter, mais il n'y a pas de ligne politique. Donc, si la carte blanche s'est continuée à tromper les gens, à gagner du temps, que nous ne l'avons plus, parce que pourquoi c'est aussi tendu dans notre pays ? Pourquoi c'est aussi tendu en France ? Pourquoi les Français, dans tous les sondages, quelle que soit leur opinion, y compris ceux qui ont voté pour Emmanuel Macron, manifestent une telle défiance ? C'est que les problèmes sont urgents et d'une gravité rarement vue dans l'histoire du pays.
La France, le budget, nos finances publiques sont littéralement en ruine. Je regrette de le dire, je ne veux pas être alarmiste, mais nos finances publiques sont en ruine. La désindustrialisation a repris de manière assez grave, assez lourde, avec des pertes d'emplois industriels dans ce qui nous reste et il ne nous reste pas grand-chose. Nous avons, pour la première fois depuis plus de 50 ans, un déficit agroalimentaire, c'est-à-dire que notre agriculture joyeux nationale n'est plus capable de nourrir seule la France alors que les agriculteurs savent le faire, pourraient le faire. L'insécurité est grandissante. Il n'y a jamais eu autant, une étude de l'INSEE l'a révélé, triste bilan pour M.
Rotaillot, 6 millions d'étrangers dans notre pays avec une augmentation exponentielle de la présence de personnes qu'on ne souhaite pas sur le territoire. Bref, tous les voyants, je suis désolé de le dire, sont au rouge. Et je ne le dis pas par autosatisfaction, je ne le dis pas pour aggraver une situation qu'il est déjà, je le dis avec gravité. On a besoin de prendre des décisions urgentes.
Vous parlez de la lutte contre l'insécurité. Le nouveau Premier ministre renommé s'est rendu hier matin dans un commissariat à la Île-et-Rose. Il a dit qu'il voulait faire de la lutte contre les insécurités, de la lutte contre la délinquance, une de ses priorités. C'est ce qu'il mettra dans son discours politique général. Vous n'y croyez pas une seconde ? Qu'est-ce qu'il a annoncé ?
À part M. Jean Brun qui a fait campagne pour devenir ministre de je ne sais pas quoi, ou de Norrie, de toute façon, ça ne changera pas grand-chose. Mais qu'est-ce qu'il a annoncé ? Moi, je juge les actes. Il était très aimable. Il a salué nos policiers et nos policières. La hiérarchie, très bien. Il mérite d'être salué. Il mérite d'être soutenu. Parallèlement, il y a par exemple des policiers en civil qui ont été lynchés. Alors justement, regardez.
On va voir effectivement ces images de policiers qui ont été lynchés et attaqués hier en marge d'un concert, d'un rapport qui a finalement été annulé. En marge de cela, il y a eu effectivement des affrontements entre les forces de l'ordre et les personnes qui s'étaient rassemblées. Quatre policiers ont été blessés. huit personnes placées en garde à vue. Le président de votre parti, Jordan Bardella, a réagi ce matin dans un tweet qu'on va découvrir dans quelques instants. Avec le sentiment d'impunité, dit-il, les délinquants se sentent tout permis. Il est urgent de rétablir des limites à ne pas franchir. Avec nous, il y aura une règle simple. Tu touches un policier, tu dors en prison.
C'est aussi simple
et facile que ça ? Oui, parfois, il y a des mesures simples et efficaces qui doivent être prises. Voyez la différence. Jordan Bardella, un problème, une solution. Monsieur Le Corneu, une visite et du blabla. J'aimerais bien qu'on soit au gouvernement mais Jordan Bardella, il serait à la tête du gouvernement si tous nos adversaires, tout ce petit monde qui ne pense rien sinon à garder leur poste ne s'étaient pas unis l'année dernière.
Mais là aussi, il y a eu une déception des Français parce que l'année dernière, il y a des gens qui, de bonne foi, ont voté contre le Rassemblement National en se disant « Bon, cette fois, on a envoyé un message tellement fort à la classe politique française qu'ils vont se mettre d'accord pour gouverner pour le bien commun. Et depuis un an, qu'est-ce qu'ils ont fait ? Ils n'ont pas gouverné et encore moins pour le bien commun. » Donc les gens réalisent qu'en fait, ils se sont fait tromper et que ce barrage pseudo-républicain était en fait une escroquerie supplémentaire pour garder le pouvoir encore plus longtemps. Et d'ailleurs, ils ont peur de quoi aujourd'hui ?
Comme le dit très bien Marine Le Pen, tout ce petit monde a peur, ne s'organise que pour une seule chose, éviter le vote des Français. Éviter l'élection, éviter la sanction. Sébastien Lecornu
consacre sa journée aujourd'hui notamment à la constitution de son gouvernement. Il y a une des règles, c'est que ceux qui seront ministres peut-être dès aujourd'hui devront s'engager finalement à ne pas avoir d'ambition présidentielle pour la prochaine élection en 2027. Est-ce que c'est une garantie de succès et de gouvernement cohérent à vos yeux ?
Non, ça n'a aucun intérêt. Ce n'est pas de bonne alloi pour la période ? Mais non, mais tout ça, c'est des espèces de slogans pour essayer de gagner 24 heures et qu'on raconte quelque chose. Moi, je suis dedans, je n'ai pas de complexe. Moi, je suis souvent dans les médias, je ne vais pas cracher dans la soupe, mais on est tous parfois aussi prisonniers du commentaire. Mais il ne vous paraît pas important. Et comme dit Marine Le Pen, ils envoient des babales et on court tous derrière les babales en essayant d'avoir la plus grosse balle possible.
Il ne vous paraît pas opportun qu'il y ait des personnalités un peu détachées de la politique ? On parle par exemple de Laurent Nunes, le préfet de police de Paris comme éventuel ministre de l'Intérieur. La constitutionnaliste Anne Levade peut-être à la justice apporte un petit vent de fraîcheur par rapport à ce qu'on a vu des précédents gouvernements extrêmement politiques.
Tant le doute, mais sans doute sont-ils compétents. Moi, je n'ai pas critiqué pour critiquer. M. Nunes est un bon préfet de Paris. Par exemple, on peut aujourd'hui manifester de manière plus sûre dans Paris. En tout cas, il y a un peu moins de cas. Il y en a toujours trop, mais il faut dire que ça s'est un peu amélioré par rapport à ce qui se passait avant. Le nommé ministre de l'Intérieur, ce serait un bon signal pour vous ? Je ne sais pas sur le fond ce qu'il fera. De toute façon, ce qui compte, c'est la politique qu'il appliquera. M. Nunes est un bon préfet de Paris parce que c'est un professionnel et qu'effectivement, les résultats sont moins mauvais qu'avant. Donc moi, je ne crache pas.
Moi, j'essaie d'être un peu juste dans mes avalives.
Il a été d'ailleurs au secrétaire d'État justement à l'intérieur sous Christophe Castaner.
Si vous voulez aussi, ce n'est pas une insulte d'être politique et de faire de la politique. Les techniciens, c'est bien, mais faire de la politique...
On sait que avoir des politiques dans le gouvernement, ça reste quelque chose de nécessaire.
Mais oui. D'ailleurs, je pense qu'un des problèmes de la Macronie, très nombreux problèmes, c'est qu'en fait, il a voulu tuer la politique. C'est assez logique qu'on se retrouve dans une situation où M. Macron refuse le résultat des élections. C'est que depuis le début, il a un mépris souverain pour les élus, les élus de terrain, les parlementaires, ceux qui ont de l'expérience, un mépris souverain pour le peuple français. D'ailleurs, tout ça est logique. Donc, quand on méprise le peuple français, on méprise ses représentants et puis l'un avec l'autre. Donc, en fait, M.
Macron, à force de vouloir tuer la politique, de vouloir tout centraliser à l'Élysée, les Français en ont tiré la conclusion. Il est essentiellement responsable de toutes ses erreurs de son bilan déplorable et à défaut de dissolution, il devra partir. Jean-Philippe Tanguy,
il y a quelque chose qui est paradoxal, c'est qu'à la fois, vous nous dites sur beaucoup de sujets « j'attends de voir mardi ou mercredi ce que le Premier ministre dira dans sa déclaration de politique générale » et en même temps, Marine Le Pen, Jordan Barlela et tous les dirigeants comme vous du RN ont dit « de toute façon, on censurera ». Est-ce qu'il y a encore un élément dans la déclaration de politique générale de Sébastien Lecornu qui pourrait faire que le RN
ne le censure pas ? Dans ce cas-là, je me suis mal exprimé et je m'en excuse auprès de vos téléspectateurs. Moi, je n'attends plus rien. Moi, je pense que je l'ai dit. Je pense que s'il ne dit rien, c'est qu'il n'avait rien à dire. Je constate qu'il n'a rien dit donc je suis obligé d'attendre qu'il dise un jour quelque chose. Peut-être qu'il va dire quelque chose. Comment ? Peut-être qu'il va dire quelque chose. Non, mais il y avait une formule sous la Troisième République parlant notamment de ses premiers ministres éphémères. Il disait qu'il ne disait rien et sans doute ne pensait-il pas davantage.
Mais ça veut dire que ce matin, vous nous dites, quoi qu'il arrive, le RN censurera Sébastien Lecornu cette semaine s'il y a une motion de censure. Ah ben oui. Non, mais maintenant,
on censure parce que nous n'avons plus confiance dans ces gens. Vous allez déposer vous-même une motion de censure ? Je pense, oui. Nous n'avons plus confiance dans le maître. Et vous voterez celle de l'EFI ? Oui, mais ça, on l'a toujours fait. Nous, ce qui compte, c'est le résultat. Ce n'est pas le contenu, si je puis dire. Et ça, on laisse à la gauche sans c'est qu'il arrive.
C'est quoi l'élément qui casse tout pour vous ? Parce que vous dites, nous n'avons plus confiance. Ce qui sous-entend que vous avez quand même eu un peu confiance avant puisque vous attendiez à minima les déclarations de politique générale des uns et des autres.
Oui.
Quelle est la rupture absolue, la grande différence qui fait qu'aujourd'hui, c'est la censure pour tout ?
Ah mais c'est ce cirque là, ce cirque permanent, cette manipulation. Ah si, c'est vrai. Là, vous avez raison. Monsieur Macron nous a habitués à manipuler le temps. D'ailleurs, lui-même se disait grand maître des horloges. Déjà, il y avait un petit problème. Donc, en fait, ce goût pour la manipulation n'était pas forcément visible pour nos compatriotes. Nous, on en avait un peu l'intime conviction. Mais là, ça s'est vu, tout le monde l'a vu. Tout le monde a vu que c'était pour gagner du temps, prendre les gens pour des imbéciles.
Les Français ont noté aussi que Sébastien Lecornu a été nommé une première fois. Vous avez dit on jugera sur pièce. Maintenant, il est renommé et puis vous dites on censure.
Alors, il a du mal à constituer son gouvernement. 30 jours sans rien dire ni rien faire. On se rend compte de la situation. Il a passé 30 minutes au journal télévisé à une grande audience. Enfin, il aurait pu prendre 3 minutes. Il a du mal à constituer son gouvernement
aussi parce que les Républicains, hier, ont dit ce sera sans nous.
Voilà, les Républicains qui étaient jusqu'à maintenant membres du gouvernement, participants actifs, ont décidé par voie de communiqué de presse le parti de Bruno Taillot qu'ils ne participeront pas au futur gouvernement mais qu'ils le soutiendraient éventuellement. Ça a créé une rupture entre les sénateurs et les députés qui, eux, sous la tutelle de Laurent Wauquiez, veulent éventuellement participer. Déjà, comment est-ce que vous avez analysé les événements de la semaine s'agissant de la droite ? Est-ce que vous saluez cette prise de distance
de Bruno Rotaillot ? Écoutez, moi, je n'ai pas à saluer ni pas à saluer. J'en crois. Si je veux dire, mais comme M. Rotaillot dit je ne veux pas être dilué dans le macronisme alors qu'il l'est. Il n'y a peut-être que lui qui n'est pas au courant que depuis un an, il gouverne entre des ministres macronistes, des ministres macronistes anciens LR, des ministres macronistes anciens socialistes, des ministres toujours socialistes, des ministres dont on ne sait plus trop ce qu'ils pensent s'ils ont déjà pensé quelque chose. Et donc, ça fait un an que M. Rotaillot, il obéit à M. Macron. On l'a vu sur l'Algérie. Et d'ailleurs, la graphe... Il obéit à M. Macron ? Bien sûr.
Quand il dit attention, arrêtez-moi, je fais un malheur sur l'Algérie pour contraindre le régime algérien à libérer notre compatriote pris en otage, Boulensensal...
Lui, il expliquera que c'est parce qu'il n'avait pas la main mise
sur la politique des visas. Dans ce cas-là, on s'en va. C'est-à-dire, si on maintient une politique qu'on juge mauvaise, on cautionne. Donc, il a cautionné pendant un an et une très longue année avec de très mauvais résultats. Il n'est pas parti... Il a vu une occasion assez récente de partir et dire maintenant, trop c'est trop. C'est les visas en augmentation de 15% qu'on a accordé aux étudiants algériens. Alors, en revanche... Non, mais excusez-moi, symboliquement, c'est important.
Quand on enferme un écrivain, un homme d'esprit, une intelligence, la lumière, dans une géole algérienne et qu'on donne au régime algérien pour seule punition une augmentation des visas pour étudier en France, donc pour profiter des lumières françaises, le symbole est quand même extrêmement fort, extrêmement lourd. Donc, les républicains
qui prennent leur distance, vous vous dites que ça ne sert à rien. Sachant qu'il y a une partie des députés qui veulent peut-être quand même se poser la question. Oui, oui, non.
De toute façon, l'LR, c'est devenu du sable. Je connais, je viens de l'UMC. C'est-à-dire ? C'est un caravance et rail. Chacun fait ce qu'il veut, chacun pour ce qu'il veut, un tout petit soutien. Comme le soutien de Yot,
ils sont moins nombreux, mais comme ils sont plus présents, le groupe Yot a plus d'influence que LR. On en est là quand même. Jean-Philippe Tanguy, dans un instant, vous nous direz ce que vous pensez de cette proposition sur les retraites qu'a faite Emmanuel Macron à une réunion où vous n'étiez pas invité. À l'ISÉ, vous restez sur BFM, on se retrouve dans un instant. Vous êtes bien sur BFM politique en cette période exceptionnelle. Peut-être un nouveau gouvernement, Sébastien Lecornu, dès aujourd'hui.
Il prépare en tout cas sa déclaration de politique générale qui devrait avoir lieu la semaine prochaine, mais peut-être, certains estiment déjà qu'il pourrait tomber même dès la semaine prochaine. Bonjour Jean-Philippe Tanguy, vous êtes toujours notre invité. Bonjour pour ceux qui nous rejoignent. Concrètement, quels sont les éléments dont vous disposez pour accuser les socialistes d'avoir passé un deal avec Emmanuel Macron alors qu'eux le démentent totalement ?
Je les écoute tout simplement. On est un peu habitués avec les sociotraitres. Vous savez, ils nous refont exactement le même baratin que nous avait fait avec M. Bérou l'année dernière sur les retraites. C'est fascinant d'ailleurs. C'est dans les vieux pots que je sais qu'on fait les meilleurs plats, mais enfin parfois c'est un peu lassant. Donc ils nous refont le coup de la retraite. Donc il faut dire avec la complicité des macronistes qui après nous avoir dit que sans réforme des retraites la France allait sombrer dans le chaos puis maintenant visiblement tout ça peut être passé par deux supports.
Mais qu'est-ce qui fait que d'après vous, quels sont les éléments qui vous disent qu'il y a un deal ? Eux disent qu'il n'y a aucun deal.
Mais parce que tout ça n'a ni que ni tête. C'est-à-dire qu'ils vont dire qu'on refait des négociations sur la retraite. Une fois de plus, le temps va être perdu. Un mois, deux mois, au bout de deux mois. Donc moi je pense qu'il n'y aura pas de vote et donc comme j'ai dit tout à l'heure qu'il y aura un budget par ordonnance. Et puis là les socialistes feront leur meilleur numéro.
On ne peut pas envoyer valser non plus la suspension de la réforme des retraites. Ça n'est pas rien Jean-Philippe Tanguay.
Vous ne seriez pas satisfaits
pour vos propres électeurs de l'Octobie ?
Je peux vous dire que j'ai encore rencontré ce week-end des gens très courageux notamment des femmes qui travaillent dures dans des métiers de service qui sont abîmés et qui ont besoin de partir à l'article. Donc pour eux ça compte ? Comment ? Pour eux ça compte ?
Oui, mais c'est parce que ça compte
Madame Atalaya que ce cynisme me dégoûte. Parce qu'on donne des espoirs aux gens, à des gens qui travaillent dur, qui sont dans la difficulté et après il n'y a rien.
Ça s'appelle un compromis.
Mais l'année dernière il est où le compromis ? Il est où le résultat des conclaves ? Il est où ? Rien ? Vous croyez que M. Bérou n'aurait pas pu imposer au Medef une décision ? Le conclave nous ont baladé.
C'est que ce sont les partenaires sociaux qui n'ont pas permis au conclave d'être bouché de nommé. Ils ont bon dos les partenaires sociaux. Olivier Faure pour l'instant
est clair, il dit s'il n'y a pas de suspension
nous censurerons le gouvernement. Je le jugerai sur pièce. Alors moi vraiment s'il y a une suspension avant le dépôt du budget ou au tout début du dépôt du PLFSS le projet de loi de finances sur la sécurité sociale là je dirai. Vous voterez ça ? On votera la suspension évidemment. Mais déjà on peut le faire par décret. Grand 1. Donc déjà il nous balade. Deuxièmement ça veut dire que le gouvernement peut le faire s'il veut le faire. Deuxièmement la suspension pas l'abrogation la suspension. Après on peut le faire dans le projet de loi de sécurité sociale. On nous dit ah non là c'est compliqué il faut une vraie loi. Ah bon ? Mais la réforme des retraites de Madame Born c'était par quel moyen ?
Le projet de loi de finances et de sécurité sociale. Donc quand Madame Born veut réformer les retraites contre les droits et les acquis sociaux des Français qui travaillent dur là ça passe et puis quand par contre il faut le remettre en cause ça ne passe plus. Donc oui moi je pense qu'on se moque une fois plus des Françaises et des Français et c'est vrai que ça me met en colère et que ça me met en colère les députés du Rassemblement National parce que là c'est quand même manipuler l'espoir une fois plus de gens qui travaillent dur qui sont abîmés par une vie de travail et c'est sûr que c'est plus facile de faire des promesses dans un bureau.
Sébastien Lecornu a expliqué qu'il mettrait au débat et qu'il pourrait mettre au débat justement la suspension de la réforme des retraites. Si c'est le cas est-ce que le Rassemblement National et les députés du RN participeront à ce débat déposeront des amendements seront à...
Évidemment évidemment qu'on participer à un débat sur les retraites mais moi j'essaie de dire la vérité en tout cas ma vérité aux Françaises et aux Français qui nous écoutent. Si ça arrive tant mieux moi je suis toujours contre la politique du pire et tout ce qui permet à des gens dans la difficulté d'avoir leur vie un peu soulagée moi je prends et Marine Le Pen et Jordan Bardella on prendra il n'y a pas de difficulté.
Mais vous voyez débat sur la suspension moi je rigole pour ne pas pleurer il n'y a pas de débat soit c'est suspendu soit ce n'est pas suspendu on peut débattre d'une nouvelle réforme oui on peut débattre notamment de la volonté de Marine Le Pen et Jordan Bardella de faire travailler tous les gens qui sont aujourd'hui exclus du marché du travail les jeunes nos aînés avant 62 ans les personnes en situation de handicap qui sont nombreux à vouloir travailler et qui sont exclus injustement du marché du travail si tous ces Françaises et ces Français qui veulent travailler pouvaient travailler dans de bonnes conditions l'économie française irait beaucoup mieux et on pourrait financer le départ à la retraite à 62 ans et plutôt pour ceux qui ont commencé à travailler
si Sébastien Lecornu dans sa déclaration de politique générale annonce formalement la suspension de la réforme des retraites est-ce que malgré tout vous le censurez ?
nous nous verrons mais je pense que ça ne suffira pas ah donc c'est pas tout à fait certain déjà moi je ne me prends pas pour qui je ne suis pas la censure elle est décidée par Marine Le Pen et Jordan Bardella
vous avez dit tout à l'heure que c'était certain
parce qu'aujourd'hui Marine Le Pen et Jordan Bardella on dit que c'était certain mais parce qu'aujourd'hui ça n'existe pas la suspension
c'est-à-dire que vous vous trouvez qu'il y aurait matière à peut-être ne pas censurer si vous obteniez la suspension
breaking news une info nous on n'est pas hystérique quoi qu'il soit annoncé quoi qu'il soit dit à censurer aujourd'hui la situation telle qu'elle est telle que Marine Le Pen et Jordan Bardella l'ont analysée c'est qu'ils se moquent de nous si les faits nous donnent tort si comment dire M. Le Cornu annonce des choses incroyables la suspension de la réforme des retraites des mesures on en a parlé pour améliorer la sécurité protéger nos policiers et nos forces de l'ordre attaquées si on annonce la suspension des visas et une politique de contrôle migratoire
non mais la gauche dit la suspension de la réforme des retraites ça suffit ça suffit pour ne pas censurer que vous ça suffit ou ça ne suffit pas
c'est Marine Le Pen et Jordan Bardella qui décideront mais pour moi ça ne suffit pas pourquoi ?
parce qu'une suspension de la réforme des retraites c'est un effort de 500 à 500 millions d'euros si c'est 300 à 500 millions d'euros de droits sociaux nouveaux enfin retour de droits sociaux pour une facture de 10 milliards d'impôts par exemple excusez-moi les calculs ne sont pas bons mais s'il y a suspension de la réforme des retraites il y a débat sur censurer ou non on verra ce qu'il y a dans la corbeille évidemment qu'on écoutera dans ce cas-là ce qui est dit mais si vous voulez vous vous rendez compte nous on est au service des françaises et des français la censure n'est pas automatique c'est jamais automatique c'est juste qu'il y a une situation politique Marine Le Pen et Jordan Bardella ont dit avec cette situation politique on se moque de nous ça va la censure si monsieur Lecornu se dit bon alors c'est vrai que je ne dis rien que je ne propose rien et après Borne, Attal, Barnier, Bérou Lecornu 2 va annoncer quelque chose peut-être enfin permettez-moi au bout de 7 ans 8 ans de macronisme d'être dubitatif donc quand même
la position du RN sur la censure peut évoluer en fonction de la déclaration de politique générale
du Premier ministre mais encore heureux enfin vous vous rendez compte ce serait d'une stupidité sans nom évidemment que si monsieur Lecornu annonce des mesures qui vont dans le sens de la maîtrise des comptes publics imaginez monsieur Lecornu annonce la baisse de la TVA comme nous le proposons de 20 à 5,5 sur les énergies je ne vais quand même pas censurer une des mesures principales de Marine Le Pen
mais encore une fois c'est contradictoire Marine Le Pen avait dit on censure tout on censure tout
c'est définitif parce qu'on n'est pas des socialistes on ne prend pas des vessies pour des lanternes Marine Le Pen elle n'a pas dit on censure toute éternité n'importe quelle mesure qui arrivera on dit on se moque elle a dit très clairement je suis un peu au courant on se moque des français aujourd'hui monsieur Macron nous balade monsieur Lecornu nous balade donc on censure tout et on arrête avec ce casting permanent vous savez très bien que ce qu'a voulu censurer Marine Le Pen et Jordan Bardella c'est cette manipulation ce casting ces faux changements et comment dire amuser la galerie alors qu'on vit une situation très grave donc pour faire simple s'ils appliquent le programme du Rassemblement National ou des mesures structurelles du Rassemblement National on ne va quand même pas censurer notre programme une fois plus on n'est pas les insoumis à dire tout et n'importe quoi donc pour faire simple Jean-Philippe
mais ça n'arrivera pas ceux qui nous regardent comprennent bien c'est la déclaration et le contenu de la déclaration de politique générale du Premier ministre qui déterminera la position du RN censure ou non
c'est avant tout le budget c'est pour ça que j'ai insisté tout à l'heure grand 1 le budget parce que le budget c'est la vérité voilà les chiffres ne mentent pas sauf quand on les manipule comme monsieur le maire mais normalement ils ne mentent pas c'est à dire que dans le budget vous avez toute la traduction financière et fiscale de la politique d'Emmanuel Macron j'allais dire de monsieur Lecornu donc si dans son budget il fait quelque chose et qu'il nous annonce autre chose dans son discours pardon excusez-moi de politique générale il y aura un petit problème mais voilà c'est pour ça ça permet vous le dites effectivement c'est pas comme la France Insoumise la censure du RN n'est pas automatique moi je l'ai vu ce budget parce qu'en fait il est prêt à Bercy depuis des mois c'est le même que monsieur Béroud nonobstant les jours fériés qui n'ont jamais existé
oui mais c'est une base sur laquelle il faut discuter admettons justement c'est pas vrai ça admettons qu'il n'y ait pas de censure la semaine prochaine
vous êtes une experte franchement je vous dis ça sans vous flatter vous êtes une experte du système politique français vous savez très bien que le budget dans la Sacré République c'est le gouvernement et le Parlement il fait des nuances
pour l'instant je vous accorde qu'il n'y a pas eu beaucoup de discussion au Parlement
mais admettons
qu'il n'y ait pas de censure la semaine prochaine sur quoi est-ce que vous vous battrez si ce budget est effectivement discuté au Parlement votre priorité ce serait quoi sur les 70 jours de débat
si par un miracle incroyable monsieur Lecornu se réveillait mariniste et donc annoncer les mesures nécessaires à la France excusez-moi c'est quand même on n'est pas loin du rêve oui mais soyons concrets lesquels par exemple lesquels vous vous battrez dans le budget priorité la retraite une baisse des impôts sur les classes moyennes et populaires une baisse des impôts pour ceux qui produisent de la richesse en France des économies importantes qui permettent évidemment de financer de telles promesses des mesures sur la sécurité sur l'immigration les baisses des impôts
ce serait quoi exactement si vous pouvez les préciser
il peut y avoir une baisse de la TVA comme nous l'avons proposé il peut y avoir plus une amélioration des salaires par la baisse des charges c'est pas forcément ce qu'on propose
la baisse de la CSG
mais voilà mais si ça va dans la poche des français moi je vais pas m'opposer à des mesures qui vont aider les français une taxation des hauts revenus ou des hauts patrimoines déjà qu'ils fassent des baisses d'impôts et qu'on verra comment il faut les financer et en particulier on peut avoir un effort fiscal les plus favorisé mais c'est uniquement pour financer des baisses d'impôts supérieures à cet effort fiscal il faut que globalement les impôts baissent en France par des économies très importantes sur le gaspillage les gabigus moi je peux vous dire il y a de quoi faire Marine Le Pen a chiffré dès la première année on peut faire 60 milliards de baisse de dépense inutile
est-ce que c'est est-ce que la fameuse année blanche c'est-à-dire la non-indexation des prestations sociales dont les retraites sur le niveau de l'installation s'il y a une année blanche est-ce que c'est une ligne rouge
pour vous qui vaut censure ? c'est hors de question grand 1 parce que c'est injuste ça touche tout le monde grand 2 d'avoir un gouvernement pour faire une année blanche dans ce cas-là vous les virez et l'année blanche c'est en fait on ne fait rien l'année blanche c'est la non-politique vous savez c'est les trois petits singes je ne veux rien voir je ne veux rien entendre je ne dis rien je ne fais rien donc on n'a pas besoin de ministres très coûteux pour faire ce genre de politique
donc ça c'est du balai pour une mesure de pouvoir d'achat la baisse de la CSG que souhaitent certains notamment oui ou non pour le RN ?
ne pensons pas que ce soit la meilleure mesure la meilleure mesure par exemple pour augmenter les salaires on propose une hausse de 10% sans charge parce que j'ai peur que la baisse de la CSG soit répercutée la première année sur les salaires des françaises et des français mais que la deuxième année les entreprises disent avant vous augmentez l'année dernière on ne va pas vous augmenter cette année donc j'ai peur que ça marche un an mais vous la voteriez
ou pas concrètement parce que les socialistes veulent cette baisse de la CSG
vous seriez vous souvenez la prime Macron partant la prime Macron on l'avait votée c'était pas ce qu'on proposait mais on l'a votée parce que nous on n'est jamais pour la politique donc vous la voteriez
en vous disant c'est mieux que rien
oui avec l'économie qu'il faut en face parce que par exemple si la baisse de la CSG n'est financée que par des nouveaux impôts sur les riches ça c'est un mensonge parce que ça veut dire qu'on continue à alimenter le tonneau des danaïdes de la dépense publique donc nous on se battra dans ce cas là pour qu'il y ait des économies structurelles parce que faire croire qu'on peut financer les salaires des classes moyennes et populaires par des nouveaux impôts sur les riches ça c'est juste un mensonge déjà c'est pas suffisant pour payer parce qu'il n'y a pas 15 milliards il n'y a pas une grosse poule aux odeurs bien grasse de 15 milliards d'euros qui se baladent à Bercy ça ça n'existe pas on peut à la limite demander un effort de 4-5 milliards mais ça ne suffit pas pour payer la CSG et surtout ça continuerait à amplifier le déficit et surtout si on taxait comme la taxe du Kman qui n'a ni que ni tête les plus riches ils s'en iront est-ce qu'on croit que M.
Arnaud va faire un petit chèque de 2 milliards d'euros par an en restant tranquillement à Paris non il partira Jean-Philippe Tanguy
on vous entend ce qui sera absolument essentiel c'est le budget c'est évidemment la déclaration de politique générale du Premier ministre probablement dans la semaine effectivement de Sébastien Lecornu est-ce que vous pouvez nous dire quand le RN déterminera sa position censure ou non ?
je pense que ça va dépendre du budget qui va être déposé puisque la vérité c'est le budget c'est vraiment l'étape la plus importante l'étape structurelle reconnaissez que j'essaie d'intervenir souvent pour expliquer notre point de vue aux Françaises et aux Français qu'on le dit depuis très longtemps même avant j'ai toujours dit vous verrez la vérité ce sera le budget je l'ai dit l'année dernière je l'ai dit cette année c'est le moment de vérité donc ce sera la traduction
de la politique donc ce sera une fois le budget déposé au cours de la semaine une fois la déclaration de politique générale du Premier ministre effectué que le RN décidera s'il censure ou non
Sébastien Lecornu c'est Marine Le Pen et Jordan Bardella qui décideront mais ce sont deux étapes qui de toute façon vont intervenir à 24 heures de différence et surtout comme je vous l'ai dit à partir du moment où ils ont gagné du temps et qu'ils ont malheureusement piégé nos institutions et du fait qu'on ne peut pas censurer M. Lecornu avant le dépôt du budget bon c'est un peu moins urgent alors que l'année dernière cette censure n'est pas automatique et si dans le budget il y a nos mesures enfin vous vous rendez compte excusez-moi en fait je comprends vos questions parce que vous avez raison
certains disent le RN décide toujours veut le chaos veut tout faire ce type non la censure est-ce que vous pouvez nous dire
la censure n'est pas automatique une censure n'est jamais automatique quand on est un parti de gouvernement une censure doit s'appuyer sur des réalités Marine Le Pen Jordan Bardella on dit la vérité aux françaises et aux français M. Macron se moque de nous et joue avec les institutions donc vous verrez ce que dit le premier ministre non non
pourquoi vous ne vous battez pas pour être cohérent pour essayer d'obtenir plutôt ces avancées sur les retraites et sur par exemple la baisse de la CSG aujourd'hui puisqu'on comprend qu'avec vos voix et celles des socialistes ce sont des choses qui peuvent passer
mais parce que déjà j'ai expliqué pour la CSG c'est de vous arriver sur la table on ne provoque pas la politique du pire mais ce n'est pas ce qu'on propose donc nous on ne ment pas on ne change pas d'opinion
mais néanmoins on entend dans votre discours qu'il peut y avoir des avancées pour les français
mais je ne crois pas non mais je ne crois pas si vous posez des questions c'est direct avec honnêteté mais la vérité je n'ai aucune confiance dans les macronistes voilà moi j'ai participé il y a deux ans à ce que M.
Attal avait appelé les dialogues de Bercy j'ai demandé par exemple ce qu'on appelle des revues de dépenses pour faire des économies ces revues de dépenses on nous avait dit qu'elles seraient appliquées elles ont été faites elles sont de très bonne qualité par toutes les inspections inspection des finances inspection des affaires sociales inspection des affaires intérieures des très bons rapports sur comment diminuer les dépenses ils n'en ont pas appliqué le début d'un euro ils nous baladent
donc qu'est-ce qui en découle ? la dissolution ? l'AME
l'aide médicale d'Etat
la dissolution est-ce qu'elle est aujourd'hui ?
ça n'a jamais été réformé voilà je n'ai plus confiance en eux
et donc si vous n'avez plus confiance est-ce que la dissolution est à vos yeux inéluctable ?
bien sûr qu'elle est inéluctable elle est inéluctable monsieur Macron peut toujours jouer malheureusement user la république jusqu'au bout mais elle est nécessaire c'est pas la même chose
inéluctable et nécessaire
elle est nécessaire normalement elle est inéluctable mais elle est nécessaire ce serait bien que dans notre pays ce qui soit nécessaire soit inéluctable vous avez raison ce n'est pas forcément le cas mais ce que je voulais dire par là c'est que c'est le seul moyen de débloquer la crise pourquoi ?
et j'en reviens au fond les défis sont tels il faut avoir un débat avec les françaises et les français que chaque groupe politique rassemblement national les gauches le macroniste expliquent le chemin que la France doit prendre pour se relever et que les français choisissent un chemin l'année dernière on leur a dit il faut stagner on choisit pas de chemin et le seul chemin de redressement de la France le chemin de Jordan Bardella de Marine Le Pen il faut pas le prendre ils ont été trompés ils ont été détrompés je pense que nos compatriotes ont conscience en tout cas dans leur majorité qu'ils ont été trompés par le système et maintenant il faut choisir d'ailleurs on voit bien que la peur panique qui emplie tous les états majeurs des partis du système c'est qu'ils ont peur de devoir s'expliquer devant les français et d'affronter leur jugement
je rebondis sur votre question mais justement vous dites il faut un débat entre votre bloc le bloc RN-UDR le bloc central et les gauches donc tripolarisation de la vie politique est-ce que d'après vos calculs franchement sincèrement vous pensez que vous pouvez obtenir davantage bien davantage de circonscriptions gagner davantage de circonscriptions qu'aux législatives anticipées de 2024
ah oui moi je pense aujourd'hui de combien ah non mais je pense qu'aujourd'hui nous avons une majorité absolue importante
c'est-à-dire vous dépassez pour vous les 289 sièges de députés ou vous approchez de 250-260 et malgré tout vous gouvernez en allant chercher ailleurs
non non je pense qu'aujourd'hui quand je croise les sondages nationaux et les sondages par circonscription il y en a eu deux deux circonscriptions socialistes dans l'élan de monsieur Vallaud et en l'heure monsieur Brun on gagne assez largement c'est un petit indicateur sachant que dans l'heure vous avez déjà quatre circonscriptions sur cinq on en aura cinq comme ça en plus on aura fait ce qu'il faut dans le département de monsieur Lecornu au moins la messe sera dite mais ce que je veux dire par là c'est que ça explique aussi pourquoi les socialistes ne veulent pas censurer c'est que quand ils ont fait des sondages et que deux de leurs têtes de pont sont battues à plate couture je l'espère par nos candidats rassemblement national je comprends qu'ils aient peur enfin je le comprends je prends acte qu'ils aient peur du suffrage des françaises et des français nous on n'en a pas peur alors on nous dit oui vous êtes des opportunistes tout ce que vous voulez c'est des postes non mais nous ce qu'on veut c'est gouverner et je ne suis pas sûr qu'aujourd'hui par exemple affronter 3400 milliards d'euros dans lequel la rassemble nationale n'a pas un euro de responsabilité on doit affronter cette situation 500 000 entrées sur le territoire français bref on ne nous laisse pas un bilan très relouisant donc aujourd'hui arriver au pouvoir c'est pas d'un cadeau c'est une responsabilité
vous accepterez d'aller à Matignon Jean-Dalbardella il y a un peu plus d'un an avait dit il nous faut une majorité absolue sinon ça ne sert à rien d'aller à Matignon à partir de combien députés Jordan Bardella ou un responsable du rassemblement national acceptera d'aller à Matignon le nombre de députés nécessaires pour ne pas trahir notre programme c'est combien à vos yeux ? la majorité c'est 289 250, 260
vous savez très bien que ça dépend du résultat des autres si on a 240 et qu'il y a 5 députés LR, Patriot on ne peut rien faire voilà donc en fait ça dépend du résultat des autres aussi donc tout ça mais ce qui est sûr c'est que nous on ne démore pas et Jordan Bardella l'a réaffirmé contrairement à ce que les commentaires que j'ai pu entendre ici ou là de gens qui veulent sans doute des postes nous voulons une majorité absolue pour appliquer absolument notre programme on ne veut pas mais attendez je finis là dessus c'est très important il faut que nos compatriotes comprennent que pour appliquer des mesures des mesures courageuses on doit être sûr de nous des gens de confiance des gens courageux pour appliquer un programme il faut une majorité si les françaises et les français ne nous donnent pas de majorité on trouvera des alliés évidemment les plus naturels c'est les républicains pour appliquer des mesures mais par définition et c'est ça dont vous venez de dire
pique-pendre mais néanmoins qui pourraient être vos alliés s'il s'agissait de gouverner
je dis pique-pendre c'est leur comportement qui est pique-pendre moi c'est pas moi qui dit tout le contraire de tout et rien du tout moi je suis pour rien vous leur tendez quand même la main je veux dire c'est ce qu'a fait Jordan Bardella il leur a dit qu'effectivement en cas de majorité relative du rassemble national on leur tendra la main sur des propositions fortes à eux de savoir ce qu'ils veulent mais il y en a qui sont courageux j'ai entendu monsieur Aubert et d'autres notamment une sénatrice appeler clairement par exemple il n'y en a peut-être pas le droit
non on va pas en parler puisque l'élection est aujourd'hui donc on va pas rentrer j'allais vous reprendre mais c'est bien joué mais plus largement effectivement
sur l'accord la main tendue de Jordan Bardella parce que votre président de parti tend clairement la main aux républicains comme éventuel partenaire principal d'une future éventuelle majorité c'est pas exactement votre ligne vous êtes beaucoup plus raccord avec celle de Marine Le Pen qui se dit ni de droite ni de gauche je suis désolé Jordan Bardella indique clairement qu'il tendrait la main vers la droite
moi je suis totalement aucune différence de ligne sincèrement je viens de l'UMP Sébastien Chenu M. Alizio M. Mariani beaucoup de responsables du Rassemblement National viennent de la droite on va pas me cacher derrière mon petit doigt mais si vous voulez vous vous sentez de droite ? moi je suis gaulliste la gaulliste s'enracine à droite c'est une manière de le gaullisme s'enracine à droite mais ce qui est important c'est qu'on doit pas gouverner pour la droite ou pour la gauche
mais pourquoi quand la droite gouverne avec des macronistes ce sont des magouilles et si elle gouverne avec vous ça devient honorable c'est souhaitable
c'est très simple vous prenez les programmes sur lesquels les députés républicains sont élus vous regardez leurs propositions c'est une spoliation massive du programme du Rassemblement National sur l'immigration sur la sécurité sur l'école sur les retraites il y avait quand même la moitié des députés LR qui étaient d'accord avec nous un bon gros tiers vous vous sentez plus proche d'Olivier Faure ou Bruno Retailleau ? sur quoi ?
globalement politiquement
Bruno Retailleau quand même
Marine Le Pen n'a pas su choisir
mais si elle a choisi vous êtes de mauvaise foi elle n'a pas choisi mais si elle a choisi ce qu'on regardait l'émission vos concurrents savent
elle était moins claire que ça dans ses propos mais puisqu'on parle des législatives par ailleurs est-ce que cette fois vous avez fait des vérifications absolument nécessaires sur le CV de vos candidats sur leur qualité à la fois sur le fond et sur le fait qu'il n'y aura plus de dérapage avec des propos parfois racistes ou antisémites comme ce qu'on avait pu voir lors des dernières législatives
nous faisons le maximum le mieux que nous pouvons on a amplifié nos efforts évidemment moi je ne veux pas comment dire tirer sur l'ambiance de ceux qui avaient fait ce travail avant parce qu'il y a des choses qu'on ne peut pas faire
c'est-à-dire Jordan Bardella ?
Non mais non parce qu'il est président du parti il ne se mêle pas de tout il ne faut pas non plus comment dire mentir aux gens Qu'est-ce que je voulais vous dire ? Je voulais vous dire qu'on fait le maximum mais nous on nous demande toujours plus mais c'est normal donc nous il faut être irréprochable pour prendre le pouvoir parce que comme on annonce effectivement des décisions et des choix courageux il faut avoir des gens irréprochables pour les appliquer donc c'est de bonne guerre et nous on applique la différence
Vous connaissez que la dernière fois le boulot n'a pas été fait ?
Absolument Le boulot a été fait à 95% et voilà c'est toujours difficile mais ils ont été virés parce que la différence c'est que nous malheureusement il y a des choses que nous n'avions pas repérées qui sont mises à jour nous prenons des décisions immédiates pour se débarrasser de gens qui n'ont rien à voir avec nous dans les autres parties c'est pas le cas je peux quand même remarquer par exemple qu'un sénateur a quand même agressé sexuellement une autre députée il a mis plus d'un an à disparaître du plancher et je pourrais vous citer d'autres exemples chez les macronistes ou à gauche de gens très peu respectables par M.
Carbat qui est revenu à l'Assemblée après avoir acheté de la drogue à un mineur délinquant dans le métro il est toujours député et tout le monde a l'air de trouver ça à part le Rassemblement National parfaitement normal je trouve ça parfaitement scandaleux donc nous on fait le ménage quand malheureusement à l'Assemblée de plein gré on a des brebis galeuses les autres ils les nourrissent les brebis galeuses
Merci beaucoup Jean-Philippe Tanguy d'avoir été notre invité ce matin on retiendra que vous nous avez annoncé que l'ascension n'est jamais automatique pour le Rassemblement National plus Rennes prendra sa décision une fois la déclaration de politique générale et le budget du gouvernement examiné c'est une vraie annonce vous qui êtes le spécialiste des questions budgétaires du Rassemblement National vous restez bien sûr sur BFM tout de suite vous retrouvez Anne Sefton et Mathieu Coache pour une édition spéciale consacrée à cette crise politique et au choix que va devoir faire Sébastien Lecornu pour son gouvernement Sous-titrage Société Radio-Canada
Jean-Philippe Tanguy