Le Pen, Retailleau, Bergé, Zemmour : le rac*sme tue. | Point Presse Hebdo du 27 octobre 2026
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 19:38RelanceRéponse partielle
Sur la commission d'enquête du 17 octobre, quel est l'état des travaux ?
- 20:21OuverteRéponse directe
Sur la diffusion de messages racistes, quel est l'état de votre commission d'enquête ?
- 21:03OuverteRéponse directe
Raphaël Glucksmann dénonce une campagne de harcèlement de LFI. Réponse ?
- 21:46OuverteRéponse directe
Que proposez-vous sur Parcoursup et les bourses ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 16:09Fait
« Neuf meurtres à caractère idéologique sur 10 sont le fait de l'extrême-droite. »
- 16:52Fait
« Suite au 17 octobre, le cadrage médiatique a été absolument déplorable. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Donc bonjour à toutes et à tous, bienvenue dans le point hebdomadaire du groupe parlementaire de la France insoumise et je veux d'abord dire le au nom de mon groupe notre émotion et notre colère face à l'acte terroriste raciste de Trappes. Nous aurons tout à l'heure en hémicycle à 15h une minute de silence pour Pengo Bossio Wangui et nous pensons aux proches à ses proches ainsi que aux blessés dont un qui se bat toujours pour survivre. J'étais ce samedi avec plusieurs députés insoumis à Trappes et nous étions aux côtés des habitants qui aujourd'hui ont peur après notamment des années de stigmatisation et qui ont la conscience aiguë que le bilan aurait pu être beaucoup plus lourd si l'arme ne s'était pas enrayée ou si le tireur avait croisé plus de personnes.
Évidemment, il y a le tireur et l'auteur de l'acte terroriste qui disait vouloir venger la casse du 17 octobre sans prendre aux noirs et aux arabes, celui chez qui on a retrouvé un exemplaire de Mein Kampf mais il y a aussi et je veux le redire notamment aux côtés du maire de la ville. Il y a aussi ceux qui ont armé idéologiquement ce terrorisme, ceux qui répandent un racisme systémique, ceux qui comme Eric Zemmour la semaine dernière passaient leur temps sur les plateaux à fustiger les hordes arabo-musulmanes comme étant responsable de la casse du 17 octobre, le Rassemblement National qui depuis des années stigmatise Trappes comme je cite une capitale européenne du djihad jusqu'au gouvernement avec notamment une ministre qui est normalement en charge de lutter contre les discriminations
Aurore Bergé qui expliquait il y a quelques semaines que la théorie du grand remplacement n'était pas une théorie raciste mais une théorie à discuter politiquement en passant évidemment par Bruno Retailleau qui était nommé par Macron ministre de l'Intérieur et qui parle de Français de papier comme sous Vichy, de régression vers les origines ethniques ou qui hurlait "à bas le voile". La responsabilité de des politiques est posée de tous ceux qui diffusent ce racisme systémique. La responsabilité de de beaucoup de médias doit l'être aussi puisque ce sont beaucoup de ces médias qui choisissent non seulement d'inviter les semeurs de haine mais aussi de choisir comme sujet principaux notamment des polémiques là aussi des polémiques
racistes et plus que jamais il faut un sursaut pour rappeler que le racisme tue toujours dans notre pays. Alors je veux continuer en saluant évidemment la victoire de Lula qui nous réjouit et remercier le peuple brésilien qui par sa mobilisation massive a fait échouer toutes les tentatives d'ingérence de Trump pour imposer une extrême droite d'une violence inouïe celle de Bolsonaro Junior et en faisant cela a fait mentir tous les sondages ce qui ne manque pas de nous intéresser. Nos regards sont aussi toujours tournés vers la Palestine alors que le génocide continue à Gaza et alors que ce lundi une commission d'enquête internationale mandatée par les Nations Unies a conclu je cite que les autorités et les forces israéliennes ont commis en Cisjordanie
des crimes contre l'humanité d'extermination de torture de viol et d'autres formes de violence sexuelle ainsi que de persécution fondée sur des motifs discriminatoires. Voilà ce que conclut cette commission d'enquête internationale des Nations Unies et plus que jamais nous continuerons de dire que la France doit être à la hauteur du projet premier génocide filmé en direct de l'histoire de l'humanité. Je veux évidemment même si Louis Boyard en reparlera redire notre admiration devant la force de la mobilisation avec la jeunesse et contre la vie chère qui s'est tenue ce samedi. Il faut réaliser l'ampleur de la mobilisation alors que vous y aviez un président de la République qui expliquait que ce qui était recommandé c'était de ne pas aller
manifester rien n'y a fait ni les propos du président de la République ni les mesures d'interdiction de manifestation de changement de parcours au dernier moment de politique de la peur avec des consignes extrêmement fermes qui ont été données notamment sur le fait de suspendre le droit de vote ou de prévenir les employeurs lorsqu'une personne passe en procès, rien n'y a fait, ni la répression qui ce samedi encore puisque on explique que ça s'est bien passé ce samedi, qui ce samedi encore a été responsable de deux mains grièvement blessées dont plusieurs doigts arrachés à la fois à Clermont et à Toulouse ou encore à des tirs dans l'œil directement comme par exemple à Poitiers, rien n'y a fait, ni les couvre-feux, ni les hélicoptères, ni le déploiement de Sentor et la mobilisation
a été extrêmement massive et de avec à noter que à la colère des lycéens, des étudiants, se sont joints celles des salariés, des fonctionnaires, des retraités, des précaires contre la vie chère et désormais depuis samedi aussi de la défense de l'état de l'état de droit et je veux dire à quel point nous sommes fiers que le peuple français refuse de se faire voler son droit de manifester. Désormais Macron a deux choix, céder ou partir. Et je vous signale juste un petit point important puisque on en parle très peu ici dans l'hexagone, je veux saluer particulièrement la mobilisation depuis plusieurs semaines en Martinique et en Guadeloupe contre la vie chère, contre la profitation pour le droit à l'eau qui je le rappelle n'est toujours pas garanti ni en Guadeloupe ni en Martinique, pour
évidemment garantir des conditions d'études dignes et peut-être encore plus qu'en hexagone, la seule réponse de ce gouvernement a été la répression avec un fait d'une extrême gravité dont je voudrais parler puisque dans la nuit de du 20 au 21 octobre, Wendy Olibris, jeune homme de 23 ans, a été percuté par un véhicule de gendarmerie. Sa famille explique qu'on lui aurait ensuite roulé dessus, qu'on l'aurait battu et menotté. Il se trouve aujourd'hui dans le coma et au côté de sa famille, nous exigeons que toute la lumière soit faite sur ce qui lui est arrivé et je signale que en Guadeloupe, 11 organisations syndicales appellent à une mobilisation massive au côté des étudiants et des lycéens le 14 novembre. Enfin, cette semaine est une semaine très importante pour notre groupe,
puisque c'est notre niche parlementaire et nous avons donc donné le le l'ordonnancement de notre texte que nous avons dû réordonnancer puisque comme vous le savez le premier texte que nous avions inscrit à l'ordre du jour était le fait d'interdire de nouveau l'acétamipride et le flupyradifurone, ces deux pesticides qui s'attaquent directement au cerveau des enfants en plus d'être des pesticides tueurs d'abeilles qui sont responsables de l'effondrement du vivant et il se trouve que ce texte a été sur amendé par à la fois la droite et l'extrême droite qui ont mis quasiment à eux deux à ces deux groupes quasiment 100 amendements sur ce texte. Évidemment, vous savez que quand il y a ces amendements, ils peuvent être ensuite sous amendés en séance et donc
une volonté de la droite et de l'extrême droite qu'il n'y ait pas de vote sur cette question, ce qui explique que nous avons dû le baisser en terme de position. Alors, nous commencerons cette journée parlementaire avec un texte sur la prescription acquisitive en outre-mer qui a été adopté en commission qui est normalement en procédure de législation en commission, mais puisque la macronie s'y est opposée, nous irons au vote directement dans l'hémicycle et j'ose bien espérer que nous le gagnerons. Nous aurons en deuxième position la proposition de loi pour créer un corps de fonctionnaires pour les accompagnants d'élèves en situation de handicap. Je vous fais remarquer que c'est d'ailleurs une des revendications du mouvement de jeunesse qui s'exprime depuis plusieurs semaines dans notre pays
et comme chaque année, nous avons fait des sondages sur l'ensemble de nos propositions qui sont largement majoritaires. Je donne un exemple sur les AESH, 82 % des Français interrogés sont favorables à cette proposition de loi. Nous aurons en troisième position la proposition de loi visant à créer un parcours de soins intégralement prise en charge par la sécurité sociale pour toutes les victimes de violences sexuelles qui est elle soutenue à 89 %. Nous aurons en quatrième position la proposition de loi pour protéger durablement les jeunes majeurs de l'aide sociale à l'enfance qui est elle soutenue par 77 % des gens interrogés. En 5e position, la proposition de loi visant à l'augmentation des salaires et des pensions. En 6e, celle sur l'acétamipride et le flupyradifurone. En
7e, le moratoire sur le projet du canal Seine-Nord et je vous laisserai ensuite voir l'ordre que nous avons donné et qui évidemment nous laissera ensuite piloter la journée comme nous le pouvons. En tout cas, vous voyez que nous commençons cette journée par envoyer une réponse politique pour dire que tout ce que nous vivons n'est pas une fatalité, que nous pouvons faire autrement et nous commençons par toutes celles et ceux qui souffrent des politiques macronistes depuis des années et particulièrement les enfants. Voilà comment nous commencerons notre niche parlementaire ce jeudi 29 octobre et j'invite toutes celles et ceux qui nous écoutent à la suivre attentivement. Et je vais donner la parole à Louis Boyard. [raclement de gorge] Merci beaucoup Mathilde. Alors, comme il
y a beaucoup de choses et que pour beaucoup de sujets, le gouvernement est flou, je vais essayer de tout reprendre. Euh, il faut prendre quand même la mesure de ce qui s'est passé. Au début, ça a commencé par un mouvement dans les lycées d'outre-mer. Puis après ensuite, ça a été un mouvement dans les lycées de l'Hexagone. La violence que le gouvernement a fait s'abattre sur des adolescentes et des adolescents a révolté tout le monde et particulièrement les étudiants qui ont aussi des droits à défendre. Et donc les étudiants sont rentrés dans le combat avec les lycéennes et les lycéens à la fois en soutien à leurs revendications et contre les violences policières qu'ils subissaient mais aussi sur les propres revendications étudiantes. Puis vient la date du 17 octobre. La date du
17 octobre, le gouvernement l'a abondamment commentée sans souligner le fait que on se retrouve à avoir des centaines de milliers de gens qui ne sont pas que des lycéens, pas que des étudiants, mais aussi des des composantes du peuple français qui sont venus à la fois soutenir les lycéens et les étudiants contre la répression mais aussi contre la vie chère. Et donc on se retrouve à avoir un mouvement de jeunesse qui lui-même est la pointe avancée d'un mouvement populaire qui vise à demander à ce gouvernement de donner des conditions de vie et d'études qui sont dignes et c'est là la situation politique dans laquelle nous nous trouvons et c'est parce que ces conditions se sont réunies que le gouvernement s'est trouvé obligé de répondre aux jeunes et c'est bien ça le
moment c'est que le gouvernement est passé de la stratégie du pourrissement à la stratégie de l'enfumage parce que et c'est comme ça que ça a été ressenti par les jeunes c'est une forme d'enfumage ce qui a été proposé par le gouvernement mais il faut quand même dire que il y a de quoi être très fier de notre jeunesse française qui a réussi à faire plier ce gouvernement et je veux remercier ces jeunes et leur dire à quel point ils nous rendent très très fier. Alors grâce à ça ils ont réussi à obtenir des créations de postes d'enseignants même si jamais il faut rappeler que depuis que le président de la République est au pouvoir il y a eu 11000 suppressions de postes d'enseignants là c'est une inversion de la tendance on va avoir plus 1900 postes. Les bourses vont être indexées
sur l'inflation mais depuis 3 ans les bourses n'ont pas été indexées sur l'inflation ils ont pas révisé le barème et donc on commence sur l'inflation de cette année et les APL resteront gelées. Donc sur les questions de pouvoir d'achat pour les étudiants oui certes c'est un petit plus mais on ne répond pas à la question de fond. 1 milliard pour la rénovation du bâti universitaire et les 4 milliards qui vont être donnés pour les régions et pour les départements c'est un prêt dont nous ne sommes pas certains que toutes les régions et les départements pourront les contracter et donc là aussi il y a une forme d'enfumage et enfin la possibilité d'une fin du contrôle continu en première on parle de possibilité parce que le gouvernement maintient volontairement une ambiguïté sur ce
sujet. Il y a par contre des questions qui n'ont pas été résolues notamment la question de la sélection et de la pénurie de place dans l'enseignement supérieur notamment dans les universités dans lesquelles il n'y a pas d'ouverture de place aucune ouverture de place et quand ils disent qu'ils vont remplacer Parcoursup tout le monde dans ce pays est d'accord pour dire qu'il faut avoir une plateforme qui permet de centraliser les demandes de dossier c'est ça le sujet mais par contre qu'est-ce que vous faites ensuite une fois que les dossiers sont ? Ils ont fait la pénurie de place dans l'enseignement supérieur et ont créé une sélection de masse et ont organisé le secondaire pour que les filières de spécialité correspondent à cette logique de sélection. C'est de ça
dont on parle quand on parle de Parcoursup. Donc, si c'est pour remplacer Parcoursup par France Parcours et continuer par la sélection, les lycéens et les lycéennes, ils sont pas bêtes. Et c'est pour ça que je parle d'enfumage et que c'est ressenti comme ça par les jeunes. Alors, ils disent "Bon, au moins on les a fait bouger." Donc, puisqu'ils bougent maintenant et qu'on n'a pas obtenu ce qu'on voulait, on va continuer. Et c'est d'ailleurs ça qu'ont répondu les syndicats lycéens et étudiants. Et ils appellent à une manifestation le samedi. Et donc, nous, en tant que France insoumise, nous serons aux côtés de ces jeunes, toujours avec nos brassards blancs pour aller protéger cette jeune génération qui risque sa vie quand elle se mobilise. On a quand même eu une trentaine de blessés
graves depuis le début de ce mouvement dont la moitié sont des adolescents. Et d'ailleurs, la moitié sont des adolescents. On a quand même eu une trentaine de blessés Euh, pour ce qui est du point de vue un peu plus parlementaire, c'est un message que nous voulons envoyer au gouvernement ce matin. Ils ont annoncé un débat 50-1 mercredi à 17h sur la question de Parcoursup. Discuter, pas de souci. Mais à l'Assemblée, on fait pas que discuter, on vote. Et je crois que tout le monde demande à avoir un vote sur la question de Parcoursup. Donc, je demande au gouvernement, je demande au Premier ministre de faire un vote à l'issue de ce débat 50-1 pour que enfin on puisse voter sur la question de Parcoursup. Et si jamais il n'y a pas de vote, alors ce débat 50-1 ne sert à rien et on ne
manquera pas de le dire au gouvernement si jamais il n'accepte pas à notre demande. Euh, je tiens juste aussi à dire que cette mobilisation, puisque ce n'est plus seulement une mobilisation de la jeunesse et que c'est maintenant une mobilisation du peuple français et des salariés, le gouvernement peut pas croire que par les interdictions de manifester, par la répression violente, les gens vont rentrer chez eux. Les gens, ils manifestent pas par plaisir. En fait, c'est une question de vie pour ces gens-là. C'est une question de vie ou de mort même. Parce que on a un Français sur trois qui s'est déjà privé d'un repas cette année. Parce qu'on a des élèves qui manquent de professeurs et qu'ils ont besoin de réponses immédiates et c'est ça qu'ils disent. Et que si le
gouvernement se contente de donner quelques miettes, il apaisera pas les choses. Au contraire, il va plus énerver les gens parce que les gens sont très conscients de ce qui se passe. Et nous en tout cas, on est au côté du peuple français et de sa jeunesse mobilisée pour qu'il puisse obtenir ce qui lui revient de droit. Voilà. Clémence [raclement de gorge] Guetté.
Bonjour à toutes et tous. Alors, c'est sur un autre sujet dont j'imagine Mathilde a parlé au début de la conférence de presse. J'ai loupé le début. C'est le fait que suite à ce qui s'est passé à Trappes, à cet attentat raciste et islamophobe et à la mort notamment de Pengo Bossio Wangui, un jeune homme de 26 ans tué parce que il est noir, j'ai décidé de redéposer une commission d'enquête qu'on avait déjà déposée avec le groupe parlementaire de la France insoumise en 2025. Cette demande de commission d'enquête, elle vise à étudier les responsabilités dans la propagation des idées racistes, des idées islamophobes, des idées
antisémites, des idées négrophobes qui aboutissent malheureusement à des à des meurtres, à des crimes tels que celui qu'on a connu ce weekend. Évidemment, je je je profite d'avoir ce micro pour rendre un hommage à sa famille, pour rendre un hommage et adresser toutes mes pensées, toutes tout notre soutien évidemment à toutes les familles de victimes qui sont encore aujourd'hui hospitalisées. Je pense notamment à cette petite fille de 11 ans, Ramatou, qui a été blessée de huit balles, criblée de balles dans le dans le dans le corps. Et malheureusement, c'est cette attaque de l'extrême droite puisque l'auteur lisait Mein Kampf, cet auteur se référait à l'ultra-droite, à
l'extrême-droite, à cette idéologie raciste. Malheureusement, cette attaque fait suite à une série d'autres attaques qui ont eu des conséquences aussi gravissimes. Par exemple, Hichem Mirawi qui a été tué lui aussi de cinq balles parce qu'il était d'origine arabe. Aboubacar Cissé qui a été poignardé à 57 reprises alors qu'il qu'il priait. J'imagine que vous avez ce crime en tête. Un cuisinier de 59 ans qui a été lui battu à mort par quelqu'un d'extrême-droite à Morteau dans le Doubs en raison de son homosexualité. Et donc, malheureusement, ce qui s'est passé à Trappes est le reflet d'une augmentation du nombre d'agressions qui parfois vont
jusqu'à provoquer la mort. En 2025, il y a eu 326 actes islamophobes par exemple qui ont été recensés. C'est plus 88 % de d'actes par rapport à l'année précédente et on sait, grâce aux chercheurs qui travaillent sur cette question, qu'ils sont encore largement sous-estimés. On sait aussi que neuf meurtres à caractère idéologique sur 10 sont le fait de l'extrême-droite et que cette cette proportion tend à augmenter et attendue à augmenter notamment sous la Macronie. On vise avec cette commission d'enquête aussi à pointer des responsabilités médiatiques et politiques suite au 17 octobre puisque vous le savez l'auteur de l'attentat à Trappes a revendiqué vouloir venger les
commerçants en ciblant des noirs et des arabes. Suite au 17 octobre, le cadrage médiatique a été absolument déplorable et des responsables politiques tels que monsieur Zemmour ont pu en toute impunité, sans se faire recadrer sur différentes chaînes d'information parler de grand remplacement, théorie adoubée par madame Bergé, dénoncer les hordes de barbares maghrébins et africains qui rentrent dans les villes et cetera et cetera. Et donc ce type de propos a des conséquences en acte par la suite. Donc le but c'est de faire la lumière sur la responsabilité à la fois des médias mais aussi du gouvernement et pouvoir nous proposer des solutions qui doivent être comme d'habitude accompagné de moyens pour mettre en place d'abord des
indicateurs fiables et ensuite des dispositifs de prévention qui soient efficaces dans dans dans la prévention et l'empêchement de ces crimes racistes, islamophobes, LGBTphobes notamment. Merci beaucoup et pour une deuxième initiative parlementaire, Thomas Portes. Dans la suite de ce qu'a dit ma collègue Clémence Guetté sur la responsabilité médiatique et politique de ce qui se passe dans le pays et les discours de haine qui ont été autorisés à l'extrême droite. Depuis l'attentat raciste et islamophobe de Trappes, on a vu à nouveau des responsables politiques venir sur vos chaînes cibler la ville de Trappes, notamment monsieur Chenu, madame Edwige Diaz qui ont redit que la ville de Trappes était soi-disant un foyer de djihadistes et
une ville sous emprise islamiste. Donc il y a une responsabilité des médias et c'est important que cette commission d'enquête elle arrive à son terme pour qu'on puisse avoir un travail là-dessus. Et sur un autre sujet mais qui concerne toujours l'extrême droite, vous avez sans doute vu les images dans ces nombreuses villes du pays où on a vu des milices d'extrême droite venir s'attaquer aux manifestants. On a 17 villes aujourd'hui, clairement Nancy, Rouen, Toulouse, Nice, Lyon, Caen, Brest, Lille, Tours, Montpellier, Dijon, Bayonne, Bordeaux, Saint-Étienne et Limoges. Je les liste toutes parce que ça veut dire la dimension organisée de ces groupuscules-là et c'était des initiatives qui étaient annoncées sur les réseaux sociaux, y compris couvertes par la presse locale. Nice Matin, la
veille de la manifestation du samedi a dit "Des groupuscules d'extrême droite s'organisent." Et on a une question nous à poser au ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez. Est-ce que Laurent Nunez veut incorporer ces groupuscules au sein de la police ? Pourquoi le ministre de l'Intérieur a laissé ? Pourquoi on a des images qui arrivent de Nice, de Montpellier, de Nancy, documentées notamment par Mediapart, qui montrent que ces militants d'extrême droite ont tabassé des manifestants sous le regard des forces de l'ordre, sont partis libres, les policiers ne sont jamais intervenus pour protéger les manifestants. C'est un scandale absolu. Le ministre de l'Intérieur aurait dû passer des consignes. Les policiers ne sont pas là pour protéger les militants d'extrême droite. Ils sont là pour
protéger les manifestants et Laurent Nunez doit s'expliquer sur ce scandale. Et effectivement, nous redéposerons une commission d'enquête sur la question des groupuscules d'extrême droite qui est liée à celle de Clémence puisque à la fois la responsabilité médiatique et politique et aussi la responsabilité du gouvernement qui laisse faire, laisse des groupes s'organiser, se développer, s'armer et passer à l'acte. Merci. Question. Bonjour, Olivier Pérou du Monde. Euh j'ai une On parlait beaucoup de commission d'enquête. J'ai une question sur la commission d'enquête suite aux événements du 17 euh octobre qui n'a toujours pas annoncé son calendrier ni ses auditions. Euh vous avez vu qu'Agnès Firmin Le Bodo, votre collègue d'Horizons, s'est mise en
retrait, considérant que le RN devait avoir une une place euh je euh chez les rapporteurs. Est-ce que vous pouvez nous Est-ce que vous pouvez nous faire un point suite à la conférence des présidents si vous en avez parlé ce ? Et est-ce que vous craignez que cette commission ne tombe finalement à ? Merci. Oui, Hugo Babé, Capital, deux questions. Euh sur votre commission d'enquête euh sur la diffu- sur le la diffusion de messages racistes, la propagation de messages racistes. Est-ce que c'est une euh commission d'enquête que vous présentez, qui a été ? Quel est Quel est l'état de cette commission ? D'autant plus que Yaël Braun-Pivet a dit qu'il n'y aurait plus de commission d'enquête
mise à part celle-ci sur le 17 octobre. Et euh et 2e question sur les mesures du gouvernement le l'indexation des bourses sur l'inflation c'est à quel stade est-ce que vous avez eu des garanties sur le fait que ce serait je sais pas pris par décret ou alors est-ce qu'il faut le voter à l'Assemblée ? Il y a une procédure parlementaire pour cela. Merci. Bonjour Lucas Chazelas pour France Télévision. Euh Raphaël Glucksmann a dit hier matin euh que il était victime d'une campagne de harcèlement de la part de LFI qui l'empêchait de mener campagne dans de bonnes conditions. Qu'est-ce que vous lui répondez et est-ce que vous avez effectivement passé la consigne aux militants de ne pas perturber les événements
de Raphaël ? Merci. OK. Bonjour Juliette Gloria pour France Info. Euh Monsieur Boyer vous parlez de don fumage pour au sujet de Parcoursup. Qu'est-ce que vous proposez comme ? OK. C'est ? Euh Louis commence à répondre sur Parcoursup et sur bourses. [raclement de gorge] Bah c'est comme je disais en fait il y a la question de la plateforme centralisée des demandes des dossiers. Il faut une plateforme comme ça. Mais par contre la question c'est ensuite pour aller à ? Donc nous on propose deux choses déjà premièrement d'avoir un service public de l'orientation qui est indispensable pour pouvoir accompagner ces jeunes. Et
ensuite deuxièmement d'avoir des ouvertures de places à l'université en BTS dans les IUT pour permettre aux jeunes de pouvoir suivre la formation de leur choix. Et donc en fait de mettre le budget. Ensuite sur la question des bourses nous on n'a pas plus d'informations que vous. Par ailleurs on enfin quand on parle d'inflation se pose aussi la question de il y a un certain nombre de jeunes qui avec l'inflation devraient rentrer dans le système de bourses. On sait pas non plus si jamais ça ça va être fait très concrètement. Donc il va y avoir des questions au gouvernement et on attendra une réponse du gouvernement. Mais Mais suis comme vous j'ai pas plus d'informations. Par contre juste ce que ce dont je suis sûr, c'est que l'inflation des trois dernières années
qu'ils n'ont jamais pris en compte, ça, ils la prendront toujours pas en compte, ce qui est dénoncé par les différentes organisations. Alors ensuite, sur les autres questions qui ont été posées, sur la commission d'enquête sur le 17 octobre qui avait été donc décidée à l'unanimité en conférence des présidents, nous en avons parlé ce matin en conférence des présidents et moi je je je veux dire le scandale que c'est ce que ce qui est en train de se passer dans cette assemblée, une commission d'enquête qui a été décidée à l'unanimité des groupes ne peut pas tenir ses travaux, ? Parce que le Rassemblement National qui est mécontent du vote sur les rapporteurs a décidé de quitter cette commission d'enquête. Bon, normalement ça aurait dû s'en arrêter là, il y a eu un vote, il y
a un résultat de vote et je enfin je le dis aussi, nous nous ne sommes pas non plus contents de ne pas être dans les rapporteurs. Nous nous avions présenté un rapporteur, je rappelle que la France Insoumise est au côté du mouvement de la jeunesse depuis le début, que nous sommes particulièrement ciblés et qu'il aurait donc pour nous été normal que la France Insoumise ait un rapporteur. Nous avons présenté un rapporteur, en l'occurrence Thomas Portes et nous avons été battus. Est-ce qu'on a quitté la commission d'enquête pour ? Non. Mais ce qui est en train de se passer c'est que normalement ça aurait dû s'en arrêter là et la commission d'enquête aurait dû pouvoir faire son travail, d'aller interroger le gouvernement sur les ordres qui ont été donnés, d'aller interroger les uns et
les autres sur les mutilations qui ont touché la jeunesse de notre pays et cetera. Mais ce qui se passe, c'est que le Rassemblement National est aidé donc au moins par Horizon, peut-être par d'autres essaie de bloquer cette commission d'enquête en faisant un caprice puisqu'ils ont quitté cette commission d'enquête et du coup, la rapporteure Horizon menace donc de démissionner de son poste ce qui empêche du coup que la commission d'enquête puisse faire son travail et donc le Rassemblement National est en train d'enkyster une commission d'enquête qui est pourtant nécessaire avec des questions qui sont posées dans le pays. Donc enfin, c'est vraiment scandaleux. Alors dans les propositions qui ont été faites, il pourrait y avoir un 4e rapporteur juste tout fait pour le Rassemblement
national, ce qui est quand même assez incroyable. Je rappelle des commissions d'enquête avec trois rapporteurs n'existent pas normalement. Donc ça a déjà été fait pour que justement il puisse y avoir des rapporteurs de différentes sensibilités. Bon donc là il propose de créer un 4e poste de rapporteur ce qui est évidemment hors de question. Euh de refaire un vote sur Madame Firmin Le Bodo si elle se retire de cela donc Horizon disant directement qu'elle veut que le RN soit représenté comme rapporteur dans la commission. Enfin c'est du n'importe quoi à un moment il faut respecter les votes et que cette commission d'enquête puisse commencer son travail. Alors ça s'est terminé en queue de poisson Yael Braun-Pivet expliquant que elle allait appeler les présidents de groupe pour
pouvoir décider de ce qui pourrait être fait. En attendant ceux qui en sont en train de bloquer cette commission d'enquête c'est l'extrême droite et je je vous fais juste un petit parallèle. Si nous nous avions quitté la commission d'enquête parce que nous étions mécontents du vote et nous sommes mécontents du vote sur les rapporteurs. Je je je vous assure que ni Horizon ni Yael Braun-Pivet ne se serait soucié de refaire un vote de nous proposer un poste de rapporteur parce qu'il serait important que la France insoumise puisse être représentée en tant que rapporteur dans la commission d'enquête. Donc je je je trouve ça vraiment extrêmement grave. Euh sur la question de des commissions d'enquête qui ont été proposées. Alors les commissions d'enquête vous avez raison il n'y a plus
de droit de tirage puisque l'Assemblée nationale va terminer fin février. Il est non il est normalement possible que en conférence des présidents comme sur celle du 17 octobre il puisse y avoir une décision pour créer une commission d'enquête. Donc ça pourrait être possible dans ce cadre-là et en tout cas nous c'est un appel qu'on fait devant la gravité des faits qui touchent notre pays. Et moi je je veux redire vraiment devant la peur qui étreint nombre de nos concitoyens et concitoyennes qui vivent au quotidien le racisme systémique et qui maintenant n'ont pas seulement peur pour leurs enfants pour leur avenir en général comme a peur tout parent mais qui désormais peuvent avoir peur que leur enfant sort dans la rue avec directement des risques de mort.
C'est ça c'est ça en fait la question qui touche notre pays et la question du racisme et pour nous c'est insupportable. Donc euh la le l'Assemblée nationale s'honorait à décider de lutter contre les groupuscules d'extrême droite. Elle s'honorait de travailler sur les crimes racistes, je rappelle en 4 ans 8 crimes racistes ou actes terroristes racistes qui ont été fait et Clémence Guetté a redit leur nom. Enfin sur la question de de Raphaël Glucksmann. Bon je je je souris un peu parce que enfin nous nous ne parlons jamais de Raphaël Glucksmann. Nous nous savons que nos adversaires sont l'extrême droite, la Macronie et l'abstention. Donc je conseillerais juste à monsieur Glucksmann d'arrêter de parler de la
France insoumise et de parler plus souvent du projet politique qu'il propose au pays. Je crois que tout le monde y gagnerait et que personne n'est en train de parler de monsieur Glucksmann puisque nous n'en parlons jamais. Merci.