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InterviewFrance Inter — L'invité de 8h20 (sur Site radio)· 25 juillet 2023 24 minContradictoireFond programmatiqueÉconomie & entreprisesEnvironnement & énergieSécuritéTransports

Des billets à moins de 50 euros pour les Jeux olympiques encore en vente, selon Amélie Oudéa-Castéra

Source d'origine 3 locuteurs

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 75 %Attaque 5 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:34OuverteRéponse directe

    26 juillet 2024, où serez-vous et dans quel état d'esprit ?

  • 1:31RelanceRéponse directe

    Est-ce qu'on sera prêt dans un an ?

  • 2:46RelanceRéponse directe

    La réponse est-elle floue concernant la sécurité ?

  • 4:03OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'il faudra appeler les militaires à la rescousse ?

  • 4:44RelanceRéponse directe

    Les policiers renonceront-ils à leurs congés d'été ?

  • 6:19OuverteRéponse directe

    Les émeutes urbaines ont-elles jeté un trouble sur la capacité à maintenir l'ordre ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:44Invité politiqueFait
    « On sera prêt, on sera prêt. Aujourd'hui, on est tout à fait dans nos temps de passage. »
  • 2:01Invité politiqueChiffre
    « une accidentologie qui est cinq fois inférieure à ce qu'elle est dans d'autres chantiers. »
  • 2:09Invité politiqueChiffre
    « une empreinte carbone de ces constructions qui est de 47% de ce qu'elle est d'habitude. »
  • 3:10Invité politiqueChiffre
    « On a dit qu'il y aurait 30 000 forces de sécurité intérieure au quotidien, jusqu'à 45 000 pour la cérémonie d'ouverture. »
  • 3:40Invité politiqueChiffre
    « plus de 5 000 entrées en formation »
  • 4:14Invité politiqueChiffre
    « on a déjà dit qu'il y aurait à peu près 10 000 forces au Sentinelle qui concourraient à la sécurisation de la cérémonie d'ouverture. »
  • 8:21Invité politiqueChiffre
    « On aura des renforts d'offres de l'ordre de 15% sur l'ensemble des lignes. »
  • 10:52Invité politiqueFait
    « des billets à 24 euros, il en reste encore. »
  • 12:07Invité politiqueChiffre
    « l'État prend toute sa part. On a cette billetterie populaire avec 400 000 billets offerts pour les Jeux olympiques et paralympiques, notamment 260 000 billets offerts à notre jeunesse. »
  • 12:19Invité politiqueChiffre
    « Les collectivités elles-mêmes ne sont pas en reste. Elles offriront au total presque 500 000 billets à leur public prioritaire. »
  • 15:38PrésentateurChiffre
    « Un budget revu à la hausse d'ailleurs il y a six mois à 4,4 milliards d'euros. »
  • 15:44Invité politiqueFait
    « Non, ce budget n'a pas de raison d'augmenter. »
  • 16:12Invité politiqueChiffre
    « le comité d'organisation a déjà bouclé plus de 80% de ses recettes. »
  • 20:45Invité politiqueFait
    « on y est d'ailleurs déjà arrivé. Tant pour les Jeux olympiques, c'était à Atlanta en 1996, on était 5e »
  • 21:11Invité politiqueChiffre
    « il va falloir qu'on batte notre record de médailles qui est le dernier à Pékin où on avait gagné côté olympique 43 médailles. »

Temps de parole

  • Invité politique81 %
  • Présentateur18 %

≈ 0,4 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Le patron du CIO Thomas Barre est à Paris où demain il invitera officiellement les athlètes du monde entier à participer aux Jeux Olympiques de 2024. Un an tout juste avant le début de ses JO. Une façon d'accélérer le compte à rebours, la dernière ligne droite, une course de haies et d'obstacles, plus qu'un cent mètres, car d'ici là les défis sont encore nombreux. Bonjour Amélie Oudea Castera, ministre des Sports et des Jeux Olympiques et Paralympiques. Auditrice, auditeur, on attend vos questions bien sûr au 01 45 24 7000 et sur l'application France Inter. Alors Amélie Oudea Castera, projetons-nous un peu dans un an. 26 juillet 2024, 20h24, vous êtes où et dans quel état d'esprit ?

0:40
Invité politique

Dans un an, un jour, et pour cette très belle cérémonie d'ouverture qui permettra à la France d'ouvrir la 33e Olympiade de l'ère moderne. Pas très loin de la Seine je serai, c'est sûr. L'emplacement exact, on verra. En tout cas, on aura ce très beau spectacle dont on a pu faire une première répétition. Vous l'avez suivi lundi de la semaine dernière pour faire des premiers tests de navigation sur la Seine. Ce sera un magnifique défi, l'organisation de cette cérémonie d'ouverture, mais elle sera belle, elle rendra notre pays fier. Donc je pense que ce soir-là, on aura le sentiment d'un cœur léger d'avoir accompli tout ça. Je vous dirais, ouf, on y est arrivé ?

Non, parce que ce sera le début, ça va être, c'est vrai, un très gros morceau, cette cérémonie d'ouverture. Mais il y aura ensuite ces Jeux jusqu'au 11 août, puis les Jeux paralympiques du 28 août au 8 septembre, qui promettent d'être aussi un très très beau rendez-vous.

1:31
Présentateur

Mais d'ici là, le chemin, je le disais, est encore long, les problèmes à régler nombreux, à tel point qu'on se pose la question parfois, est-ce qu'on sera prêt ?

1:39
Invité politique

On sera prêt, on sera prêt. Aujourd'hui, on est tout à fait dans nos temps de passage. Les infrastructures se bâtissent de manière assez exemplaire, en temps, en heure, dans les budgets. Et aussi, c'est important pour nous, dans le plein respect de nos exigences environnementales et sociales. Avec de bonnes conditions de travail sur les chantiers, une accidentologie qui est cinq fois inférieure à ce qu'elle est dans d'autres chantiers. Et sur le plan environnemental, une empreinte carbone de ces constructions qui est de 47% de ce qu'elle est d'habitude.

2:12
Présentateur

Donc, une réduction très forte.

2:14
Invité politique

Au-delà de ça, il y a une préparation avec le comité d'organisation qui devient de plus en plus concrète. J'ai évoqué les tests de navigation sur la Seine. J'aurais pu aussi évoquer les tests de voile à Marseille, qui ont été là aussi très probants. Donc, on avance avec une équipe gouvernementale qui est au soutien à la fois du comité d'organisation, de la Solidéo qui construit les ouvrages, et aussi du mouvement sportif, des équipes qui sont avec nous, avec les collectivités hautes, qui est très très mobilisée. Je vous rends un petit coup de chapeau à mes collègues, parce qu'on est très à la tâche tous.

2:46
Présentateur

Mais il y a des enjeux où la réponse est pour l'instant encore un peu floue, concernant notamment la sécurité. On parle beaucoup de la sécurité, puisqu'il faut 22 000 agents de sécurité privés, de l'aveu même du comité d'organisation. On en a recruté à peine le quart. Et là-dessus, la Cour des comptes a beaucoup de doutes, vu la pénurie de vigiles, la pénurie dans ce secteur. Vous y arriverez ?

3:05
Invité politique

On y arrivera. La réponse, elle est tous au flot là-dessus. On a dit qu'il y aurait 30 000 forces de sécurité intérieure au quotidien, jusqu'à 45 000 pour la cérémonie d'ouverture. Vous savez que dans le cadre de la LOPMI, les effectifs de police, de gendarmes ont été renforcés et qu'il y a un principe de suspension des répartitions territoriales, de manière à ce qu'on ait vraiment une logique de mission et non pas de territoire pour les jeux. Sur la sécurité privée, on a très bien avancé. Vous avez évoqué les recrutements.

Moi, je pourrais aussi évoquer les plus de 5 000 entrées en formation, avec une mobilisation très forte de la préfecture de la région Île-de-France, de Pôle emploi qui va devenir France Travail. On est aujourd'hui sur un bon dispositif. Il n'y a pas de raison de s'inquiéter. On a besoin de former plus d'agents de sécurité dans notre pays. Par contre, c'est un défi opérationnel, juridique, technique de formation. On le sait, mais on avance bien.

4:03
Présentateur

Et s'il faut compenser, est-ce qu'il faudra appeler les militaires à la rescousse ? Est-ce que c'est un sujet tabou, le recours à l'armée ?

4:10
Invité politique

Non, ce n'est pas du tout un sujet tabou. D'ailleurs, on a déjà dit qu'il y aurait à peu près 10 000 forces au Sentinelle qui concourraient à la sécurisation de la cérémonie d'ouverture. Il y aura aussi une présence de l'armée sur le secteur d'Ivry-Charenton pour le gardiennage d'un certain nombre de bateaux pour cette cérémonie d'ouverture. Et puis, les discussions se poursuivent. Elles ont été initiées, engagées par Sébastien Lecornu et Gérald Darmanin. Ça fait partie des choses qu'on pourra accélérer à la rentrée, en se disant que l'armée pourrait concourir sur certaines missions.

4:44
Présentateur

Concernant la police et la gendarmerie, et en particulier la police, vous avez parlé de la répartition des forces, des plannings aussi, qu'il va falloir faire évoluer pour l'été prochain. Vous avez vu comme c'est tendu dans la police ces derniers jours. C'est à ces mêmes policiers qu'on va demander dans un an de renoncer à leur congé d'été dans ce contexte-là ?

5:03
Invité politique

Oui, écoutez, ce sera un effort pour beaucoup des agents publics qui sont engagés dans la préparation des Jeux. D'ailleurs, depuis de longs mois, parfois plusieurs années, je veux là aussi leur tirer un coup de chapeau, parce que c'est beaucoup d'efforts au service du pays pour faire et livrer des très beaux Jeux. Et donc, la Première Ministre nous a demandé d'établir des plans de maintien de l'activité, ministère par ministère, qui s'opèrent aujourd'hui sous la coordination de Stanislas Guérini et en lien avec les équipes du budget. L'arrivée de Thomas Cazenave va nous permettre d'avancer aussi sur ces éléments-là. On aura un dialogue social qui va s'accélérer à partir du mois de septembre.

La Première Ministre a annoncé son intention de rencontrer aussi le comité de la charte sociale. Donc, ce dialogue social va s'accélérer dans les mois à venir et nous faisons en sorte que les agents puissent avoir vraiment de bonnes conditions de travail à l'été 2024 s'ils sont assujettis à ces engagements-là. C'est très important pour nous. Et de penser aussi à ce qui pourra être proposé pour leurs enfants, pour leur temps de récupération, pour la compensation à d'autres moments des congés. Il faut qu'on ait ces éléments de flexibilité. La crise du Covid a montré qu'on en avait un certain nombre.

6:19
Présentateur

On a aujourd'hui engagé les travaux. Ce qui s'est passé avec les émeutes urbaines, est-ce que ça a jeté un froid, un trouble à un an de l'organisation d'un tel événement sur la capacité de la France à maintenir l'ordre public ?

6:33
Invité politique

Je pense que c'est des événements qui nous ont tous évidemment beaucoup touchés. C'est dur ce qu'a connu notre pays. Moi, je veux évidemment saluer le retour à cet ordre républicain. Et puis l'envie pour moi, en tant que ministre des Sports, ministre des Jeux, que plus que jamais on se dise qu'on va pouvoir aussi faire nation par le sport. Et c'est l'un des grands enjeux de ces Jeux olympiques et paralympiques. Vous savez, on n'est pas là juste pour rassurer sur la logistique, rassurer sur la sécurité. C'est un vrai projet qu'on porte pour notre pays. Le président de la République l'a évoqué l'autre jour dans son allocution.

Le sujet, c'est de projeter notre pays dans une fierté inédite, de lui donner cet espoir et d'être tous mobilisés. Parce que c'est quelque chose d'extraordinaire. Je le redis, ces Jeux d'été, c'est une fois par siècle. On va être au rendez-vous. Et il faut qu'on arrive à projeter cette image d'un pays qui est audacieux, qui est confiant en lui-même et qui est conquérant.

7:33
Présentateur

Vous avez parlé de jeux avec une empreinte carbone réduite, de jeux écolos. Alors ça passe notamment par les transports, avec un objectif assumé qui est d'acheminer quasi 100% des spectateurs en transport en commun sur les sites. On parle de 7 millions de personnes sur 25 sites. 1000 personnes par minute qui arrivent au Stade de France lors des pics de fréquentation. Est-ce que le réseau peut tenir honnêtement ?

7:55
Invité politique

Oui, il faut qu'on se dise, les Jeux olympiques et paralympiques, en tout cas pendant la période olympique, c'est acheminer à peu près 600 000 spectateurs par jour avec notre réseau de transport en commun, mais aussi avec des navettes, avec pour les personnes en situation de mobilité réduite, des taxis accessibles. Vous savez que c'est l'une des dispositions qu'on a portées dans le cadre de la loi olympique et paralympique. On aura des renforts d'offres de l'ordre de 15% sur l'ensemble des lignes. Il y aura plus de personnes aussi dans les gares, des personnels additionnels prévus par la région de France qui organisent les transports.

Et aussi des recrutements massifs qui sont opérés par la SNCF avec Jean-Pierre Farandou et par Jean Castex au titre de la RATP. On travaille très bien sous l'égide du ministère des Transports Clément Beaune qui animent des comités mobilités de manière très régulière et très efficace et qui nous permettent, avec l'ensemble des opérateurs, je voudrais aussi parler des aéroports qui ont, avec notamment Aéroports de Paris, une mobilisation particulièrement forte pour l'accueil, notamment des visiteurs étrangers, des touristes. Et on est tous ensemble très mobilisés. Les plans de transport se finalisent.

Et il y aura un enjeu très important qui sera aussi la gestion dynamique de ces flux dans ce qu'on appelle le Travel Demand Management, c'est-à-dire la capacité à donner aux riverains, aux usagers des services publics, aux personnes qui s'engagent et parfois qui ne vont pas aller aux Jeux Olympiques et Paralympiques et auront besoin d'avoir un usage quotidien des transports, de leur donner la meilleure information possible pour que tout ça soit le plus fluide.

9:29
Présentateur

On parle des JO, les JO c'est en plein été, mais les Jeux Paralympiques vont être à cheval sur la rentrée avec des gens qui retournent à l'école, qui reprennent le travail. C'est encore un autre enjeu en termes de transport.

9:40
Invité politique

Absolument, on est donc très attentifs à communiquer dès le mois d'octobre avec le préfet de police de Paris, Laurent Nunes, l'ensemble de nos périmètres de sécurité, les restrictions de circulation qui iront avec, en lien avec les élus, avec une bonne information qui soit bien transparente et multicanale.

Et on aura la nécessité en effet de bien, à travers cette information, inciter si besoin certains jours, par exemple au télétravail et pour ceux des établissements scolaires qui pourraient être à proximité de la Concorde où il y aura la cérémonie d'ouverture des Jeux Paralympiques ou d'autres zones, je pense à proximité du village olympique et paralympique en Seine-Saint-Denis, la nécessité peut-être de prévoir quelques ajustements, ça et là, de manière exceptionnelle et pragmatique pour lisser un petit peu les horaires de rentrée. Tout ça, c'est ce pragmatisme, cette information proactive et réactive que nous prévoyons d'avoir.

10:35
Présentateur

Amélie Oudea-Castera, on nous avait parlé de JO populaire, de JO accessible, mais entre-temps, la billetterie est passée par là. Alors, avec des billets, certes, à 24 euros, mais qui sont partis très très vite, et ensuite, des prix qui sont montés très très haut. Est-ce qu'on aurait pu faire mieux sur la billetterie, sur l'offre ?

10:52
Invité politique

Alors, je précise que des billets à 24 euros, il en reste encore. Aujourd'hui, on est sur la capacité à trouver sur le site de billetterie de Paris 2024. Alors, il y a une troisième phase de vente en cours. Voilà, exactement. Avec des billets à 24 euros qui demeurent sur le foot, qui demeurent sur la voile, des billets à 50 euros qui demeurent pour le basket à Lille. Mais très mal placés, au fond de la salle. On a même des billets pour les quarts de finale sur le handball, qui sont à 45 euros pour Lille, là aussi. Donc, non, non, il reste encore des places tout à fait accessibles.

Moi, ce que je voudrais souligner, c'est qu'il y a une exigence et un impératif que nous avions tous dans ce projet. C'était celui d'accessibilité tarifaire, avec ce million de places à 24 euros pour les Jeux olympiques et avec la moitié des billets à 50 euros et moins. Pour réussir ça, oui, il faut bien que certaines personnes qui sont en capacité de le faire achètent très cher des billets qui sont des moments absolument exceptionnels, particulièrement bien placés pour des finales qui seront mythiques. C'est parce qu'il y a cette fourchette de prix qu'on peut être au rendez-vous de l'accessibilité tarifaire aussi.

Et je précise que dans cet effort d'accessibilité, l'État prend toute sa part. On a cette billetterie populaire avec 400 000 billets offerts pour les Jeux olympiques et paralympiques, notamment 260 000 billets offerts à notre jeunesse. Et les collectivités elles-mêmes ne sont pas en reste. Elles offriront au total presque 500 000 billets à leur public prioritaire. Donc on veut vraiment être au rendez-vous de cette fête populaire. Mais vous assumez une partie ? J'aurais pu aussi ajouter qu'il y a un certain nombre d'épreuves auxquelles les personnes pourront assister de manière gratuite.

Ce qui va se passer sur la Seine, pour la natation marathon, pour les épreuves de natation du triathlon, du paratriathlon, les épreuves sur route de cyclisme avec un tracé extraordinaire. Il y avait un petit clin d'œil avec le Tour de France dimanche. Ce tracé en Ile-de-France va être super. C'est au bord de la route. Sur ces épreuves-là, sans compter qu'il y aura la faculté. Vous assumez qu'une partie des places soit chère ?

13:04
Présentateur

Ça fait partie des réactions sur l'application France Inter. Par exemple, Jean qui nous dit que ces JO seront ceux du peuple, mais des places pour la demi-finale d'athlétisme coûtent au minimum 900 euros.

13:15
Invité politique

Mais c'est très cher, comme à chaque édition des Jeux. Parce que c'est un petit volant de billets particulièrement bien placés, positionnés pour des moments qui sont des moments totalement d'exception dans le sport. Avec les tout meilleurs athlètes de la planète disputant les moments de sport les plus emblématiques et qui correspondent au Graal convoité, parfois pour une vie entière, avec ces athlètes qui rêvent petits d'aller chercher ce Graal d'une médaille. Donc ça a un prix, ça a une valeur et ça n'empêche pas, encore une fois, qu'il y ait tout cet effort d'accessibilité qui soit fait.

J'évoquais tout à l'heure les éléments d'épreuve sur route ou sur la scène qui pourront être vécues gratuitement. D'ailleurs pour la cérémonie d'ouverture. Et aussi l'ensemble des fan zones que nous mettons en place dans l'ensemble du territoire sur lesquelles on a pu communiquer lundi matin avec la perspective d'avoir des clubs 2024 dans l'ensemble des départements où on aura la retransmission du signal, des animations festives, la présence des athlètes et une expérience d'exception pour partager ça le plus largement possible, aussi en complément de ceux qui auront la chance de vivre ça dans l'ensemble des stades.

14:34
Présentateur

Vous parliez de la scène sur la cérémonie d'ouverture. Est-ce qu'on a décidé 400, 500, 600 000 spectateurs ? C'est toujours pas tranché ça ?

14:41
Invité politique

Certaines choses vont se caler avec une réunion de rentrée sous l'égide de Gérald Darmanin avec la maire de Paris, avec Laurent Nunes, préfet de la région Île-de-France et le préfet de la région Île-de-France. On va aussi arriver ensemble à bien reconfirmer la jauge de 100 000 sur les quais bas. Et sur les quais hauts, on a certains ajustements à faire en liaison avec les décisions qui seront prises sur là aussi les petits points de célébration en dehors des berges de la Seine stricto sensu et qui vont nous permettre d'affiner la jauge sur les quais hauts en liaison avec la billetterie gratuite là aussi. C'est un autre point fort de ces jeux.

Là aussi, on est au rendez-vous de cette accessibilité tarifaire dans la mesure où ce spectacle, l'avantage de le faire comme ça en pleine ville, c'est aussi de permettre à plusieurs centaines de milliers de personnes d'y assister gratuitement.

15:35
Présentateur

Alors on le disait, des billets parfois chers parce qu'il faut boucler le budget. Un budget revu à la hausse d'ailleurs il y a six mois à 4,4 milliards d'euros. Est-ce que ce budget va encore augmenter ?

15:44
Invité politique

Non, ce budget n'a pas de raison d'augmenter. Il est très bien suivi par un travail très partenarial entre le comité d'organisation et l'État. On a ajusté les choses pour bien tenir compte des expériences des dernières années là-dessus. Moi, je souligne que le dépassement du budget qui a fait l'objet de la révision budgétaire en fin d'année dernière, il était tout à fait modéré, inférieur par exemple à ce qui s'était passé à la même époque à Londres. Et aujourd'hui, ce qu'il faut avoir en tête, c'est que le comité d'organisation a déjà bouclé plus de 80% de ses recettes. C'est très important. Vous avez suivi hier l'annonce du partenariat LVMH.

Ce budget du comité d'organisation qui est financé, c'est important de le rappeler, à 96% sur des fonds privés, de manière à ce que les contributions publiques soient minimales, et d'ailleurs très tournées vers les Jeux Paralympiques, et qu'on ait, avec ces partenariats, avec ces recettes de billetterie, de plus d'un milliard d'euros l'une et l'autre déjà à date, la perspective de très bien boucler ce budget.

16:44
Présentateur

Alors justement, ce dernier partenariat avec LVMH signé hier soir, LVMH qui va mettre six de ses marques au service des JO, un joaillier pour les médailles, une maison de champagne notamment, c'est le sport bling bling avec le numéro un mondial du luxe ? Ce partenariat ?

17:00
Invité politique

Non, moi je ne le vois pas du tout comme ça. Je le vois comme la combinaison de savoir-faire d'excellence, cette maison chômée qui va être dans le design des médailles est une belle chose pour notre pays. Je le vois comme la combinaison aussi de valeurs, d'audace, de créativité, et je le vois aussi comme une façon de marier, une forme d'état d'esprit, on va dire de façon d'être humain.

J'évoquais tout à l'heure l'importance d'être conquérant, d'être ouvert sur le monde et pour moi, ce partenariat avec LVMH, il va rendre ses jeux plus beaux, il va aussi rendre la France avec l'ensemble des partenaires premium que je veux aussi saluer, plus fortes pour réussir de grands jeux, des jeux qui soient spectaculaires et qui encore une fois rendent fiers de notre pays.

17:45
Présentateur

À ce propos des partenariats, on a une question au Standard. Bonjour Magali.

17:50
Auditeur

Oui, bonjour. Vous nous appelez de Paris. Merci pour ma question. Oui. Justement, moi je voulais interroger la ministre et avoir son avis sur le sponsoring de Total de la Coupe du Monde de rugby qui va se dérouler en France à l'automne. Total, c'est une grosse compagnie pétrolière et gazière et je pense que ce n'est pas la place de ce genre d'entreprise pour des compétitions sportives et Total qui a été refusée comme sponsor des JO par Paris. Voilà, merci.

18:17
Présentateur

Amélie Oudéa-Castera.

18:19
Invité politique

Non, moi je ne suis pas d'accord avec cette appréciation parce que je vois dans ce groupe Total Énergie aussi une détermination à œuvrer de manière extrêmement active, massive pour sa propre transition écologique avec une parfaite lucidité sur tout ce qu'il doit changer et adapter dans ses modèles. On a une Coupe du Monde de rugby qui va bénéficier d'une quarantaine de partenaires. On a des partenariats qui s'accélèrent avec beaucoup de savoir-faire qui se combinent autour des Jeux olympiques et paralympiques. Ce patriotisme économique, il est très important et on a besoin encore que quelques partenaires rejoignent le tour de table.

19:00
Présentateur

Il y a une autre incertitude qui pèse sur ces Jeux, c'est la présence ou non des athlètes russes et du potentiel boycott ukrainien s'ils sont là. Le CIO n'a pas encore dit quand il trancherait. Quelle est votre position là-dessus, Madame la Ministre ?

19:12
Invité politique

Notre position, elle est claire. C'est de dire que d'abord, il y a un soutien absolument total à l'Ukraine. Une condamnation de l'autre côté absolue de ce qui se passe avec cette guerre d'agression menée par la Russie. Et qu'il y a aussi des athlètes qui n'y sont pour rien à qui nous devons l'examen le plus minutieux possible d'un régime de neutralité parce qu'il n'y a pas de raison de leur imposer une discrimination du seul fait qu'ils détiennent un passeport russe ou biélorusse. Maintenant, il faut trianguler entre ces exigences-là.

On a posé un certain nombre de critères avec le CIO qui a lui-même émis des recommandations à l'endroit des fédérations internationales pour toute la phase qualificative au jeu. Et ça veut dire un régime de stricte neutralité. Évidemment, pas de drapeau russe ou biélorusse, pas d'hymne. Ça veut dire zéro lien avec l'armée. Ça veut dire pas non plus de représentation de sport d'équipe. C'est à titre individuel que les athlètes seront là. On a besoin d'apprécier les choses. Le CIO a dit qu'il avait besoin de se donner encore un petit peu plus de temps. Ce qui est important pour nous, c'est d'être résolument aux côtés de l'Ikraine.

Vous savez qu'on a débloqué une aide spécifique de 1 million d'euros pour les aider. Délégation olympique et paralympique à bien se préparer aux Jeux de Paris. Et on souhaite que tous ceux-ci, leur participation, puisse se faire de la manière la plus harmonieuse possible. Et nos athlètes à nous,

20:36
Présentateur

seront-ils au rendez-vous ? Emmanuel Macron a fixé un objectif, la France, dans le top 5. On était 8e à Tokyo avec 33 médailles. Est-ce qu'on peut vraiment y arriver dans le top 5 ?

20:45
Invité politique

Oui, on y est d'ailleurs déjà arrivé. Tant pour les Jeux olympiques, c'était à Atlanta en 1996, on était 5e, qu'aux Jeux paralympiques ou à deux reprises, notamment à Pyeongchang et à Pékin, si ma mémoire est bonne, on a été même 4e. Donc c'est quelque chose qu'on sait faire, qu'on a déjà fait. Maintenant, est-ce que c'est dur et exigeant ? La réponse est oui. Il va falloir qu'on batte notre record de médailles qui est le dernier à Pékin où on avait gagné côté olympique 43 médailles.

Mais aujourd'hui, quand on regarde les résultats des Français, de nos grands champions, sans parler du record exceptionnel dimanche de Léon Marchand et de nos équipes de France, on est tout à fait bien positionnés en ce sens. Il y a beaucoup d'efforts qui sont faits avec l'Agence nationale du sport, Claude Onesta, Yann Kuchera, les équipes, pour vraiment préparer au mieux à la fois les fédérations, les délégations d'athlètes en pensant à chaque détail et sans oublier les entraîneurs.

Vous savez que dans le cadre de l'initiative de l'impulsion qu'a donné le Président de la République à la revalorisation des primes futures pour les médaillés tricolores, on n'oublie pas l'encadrement, on va avoir une revalorisation aussi pour les entraîneurs.

C'est important et aujourd'hui, on fait vraiment tout pour que dans le cadre d'un comité de pilotage, l'ensemble des services jusqu'à la billetterie pour l'entourage des athlètes, on va leur offrir quatre billets pour chacune de leurs sessions, on puisse optimiser chacun des détails qui donneront à nos athlètes à la fois les meilleures conditions athlétiques, techniques, de préparation, mais aussi de sérénité pour vivre ces Jeux et être au top de leur performance.

22:23
Présentateur

Alors là, on parle des Jeux de 2024 mais certains pensent déjà aux JO d'hiver 2030, les régions Auvergne, Rhône-Alpes et PACA qui veulent proposer une candidature commune dans les Alpes. Est-ce qu'elle a votre soutien cette candidature en plein changement climatique alors qu'on n'est pas sûr d'avoir de la neige partout en 2030 ?

22:40
Invité politique

Elle a notre soutien. Le président de la République a réuni à la fois Laurent Wauquiez et Renaud Muselier aussi en présence de Christian Estrosi du mouvement sportif avec Marie-Amélie Le Fur et David Lapartien côté olympique qui ont joué un rôle aussi important. Bien sûr, l'État est au soutien de cette candidature qui sera examinée par le CIO, la Commission des villes hautes en décembre pour une future décision qui sera prise à l'horizon de l'été 2024. Donc, l'État aidera ce collectif-là dont on salue la mobilisation et l'union. C'est important qu'il y ait cette candidature pour les Alpes.

dans les Alpes et en même temps je le redis, une candidature qui est vraiment portée par les collectivités avec le mouvement sportif.

Oui, c'est capital parce que précisément du fait qu'il y a cette prégnance des enjeux en écologique pour le futur de la montagne, c'est formidable de lui donner ce message qu'on s'intéresse à son avenir, qu'on veut avec le sport continuer à développer le tourisme sportif en montagne, qu'on a de la suite dans les idées pour nos montagnes en France et qu'on bâtira là aussi si la candidature est retenue le moment venu par le CIO des Jeux qui soient vraiment au rendez-vous de nos engagements écologiques, de cette sobriété que nous recherchons jusque dans les équipements là aussi, c'est très important avec des coûts modérés.

24:02
Présentateur

Amélie Oudea-Castera, ministre des Sports et invité d'Inter ce matin, merci beaucoup. Merci à vous.