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Interviewfranceinfo — 8h30 franceinfo (sur Site radio)· 14 novembre 2019 26 minContradictoireActualité / polémiqueSolidarités & familleSécuritéLogementSanté

Malaise social, sécurité à Paris, prix des logements... le "8h30 franceinfo" de Rachida Dati

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 40 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 91 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:16OuverteRéponse directe

    Est-ce que le climat social vous inquiète en ce moment en France ?

  • 1:28OuverteRéponse directe

    Vous diriez qu'il y a une colère sociale aujourd'hui qui menace d'exploser ?

  • 2:20RelanceRéponse directe

    Par une vraie explosion sociale, à votre avis ?

  • 2:42OuverteRéponse directe

    Est-ce que le gouvernement doit rompre avec une certaine logique comptable pour remédier à la précarité étudiante ou sauver l'hôpital public ?

  • 4:02RelanceRéponse partielle

    Le gouvernement a dit qu'il souhaitait revenir sur cette politique.

  • 5:18OuverteRéponse directe

    Que diriez-vous aujourd'hui à une femme qui est victime de violences conjugales et qui n'ose pas ou qui ne peut pas aller porter plainte ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:24Invité politiqueFait
    « Ça fait quand même un peu plus d'un an qu'il y a des signaux d'une France totalement fracturée. »
  • 0:41Invité politiqueFait
    « Vous savez, je constatais, parce qu'on nous disait que le chômage se réduit, la croissance repart, on est plutôt préservé dans le cadre de la zone euro, en disant que finalement le pays va mieux. Mais ce que les Français le ressentent, je ne le crois pas. »
  • 1:30Invité politiqueFait
    « Il y a une colère, il y a une colère tout court. »
  • 1:57Invité politiqueChiffre
    « Nous avons plus de 2 millions d'étudiants aujourd'hui en France. »
  • 2:55Invité politiqueFait
    « Je crois que le gouvernement a déjà fait des chèques. Mais c'est insuffisant. »
  • 3:05Invité politiqueFait
    « Moi, j'ai été aide-soignante pendant des années. »
  • 3:27Invité politiqueFait
    « Le problème de l'hôpital, si on ne réforme pas profondément le mode d'organisation de l'hôpital, on ne s'en sortira pas. »
  • 4:56Invité politiqueFait
    « Paris est considéré comme un désert médical. »
  • 6:07Invité politiqueFait
    « Nous avons mis dans la loi, grâce à une proposition de loi communiste d'ailleurs, que nous avons appuyée, l'éviction du conjoint violent. »
  • 6:18Invité politiqueFait
    « C'était le procureur de Douai dans le Nord, qui avait expérimenté ça, de dire, quand il y a des violences, on fait sortir le conjoint violent, et pas la femme et les enfants. »
  • 11:10Invité politiqueChiffre
    « Vous savez qu'en un an, vous avez eu une explosion des cambriolages. Ça a augmenté de plus de 25%, pour ne pas dire 30%. »
  • 11:17Invité politiqueChiffre
    « Sur les atteintes sexuelles, on est à plus de 30%. »
  • 21:19Invité politiqueChiffre
    « Vous savez qu'aujourd'hui, le logement social a augmenté de près de 70% à Paris. »
  • 21:27Invité politiqueChiffre
    « On a 200 000 logements sociaux. »

Temps de parole

  • Rachida Dati75 %
  • Présentateur9 %
  • Intervenant8 %
  • Invité8 %

5,8 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:06
Présentateur

Bonjour Rachida Dati, on va évoquer évidemment votre candidature à la mairie de Paris dans quelques instants, mais d'abord les manifestations des étudiants, les hôpitaux, les fonctionnaires, les cheminots. Très prochainement, est-ce que le climat social vous inquiète en ce moment en France ?

0:20
Rachida Dati

Ça ne l'aide pas ni d'aujourd'hui, ni d'hier, ni d'avant-hier. Ça fait quand même un peu plus d'un an qu'il y a des signaux d'une France totalement fracturée. Et aujourd'hui, entre la grève des hôpitaux et les problèmes étudiants, ce sont des signes supplémentaires à cette tension qui s'accroît et qui s'aggrave dans notre pays. Vous savez, je constatais, parce qu'on nous disait que le chômage se réduit, la croissance repart, on est plutôt préservé dans le cadre de la zone euro, en disant que finalement le pays va mieux. Mais ce que les Français le ressentent, je ne le crois pas.

Moi, ça me rappelle toujours, je renvoie toujours à cette période, vous vous souvenez de l'époque de Lionel Jospin.

0:58
Présentateur

La croissance était là, le chômage baissait, et pourtant le 21 avril à la fin.

1:02
Rachida Dati

Et puis on a eu Jean-Marie Le Pen au deuxième tour. Et moi, je me souviens, on avait un sujet de cagnotte. Il y avait tellement de croissance, on ne savait plus quoi faire, de l'argent qui arrivait. Et je me souviens, il y avait des débats, où devons-nous mettre ces excédents ? Et puis ça s'est mal terminé. D'ailleurs, depuis cette période, on a du mal, y compris politiquement, à redresser la pente, à redonner des perspectives, à redonner de l'espoir et une vision à notre pays et aux Français.

1:28
Présentateur

Vous diriez qu'il y a une colère sociale aujourd'hui qui menace d'exploser ?

1:30
Rachida Dati

Il y a une colère, il y a une colère tout court. Vous savez, quand je vois le drame qui est arrivé avec l'étudiant à Lyon, aujourd'hui, il y a une précarité étudiante, c'est vrai, mais à cela s'ajoute aussi un manque de perspective. Parce que sur cet étudiant, je crois qu'il était boursier, il avait une chambre aux crousses. Donc, il était, en tous les cas, il était inséré en termes d'étudiant. Simplement, je pense aussi qu'il y a un problème d'encadrement et de suivi des étudiants. Nous avons plus de 2 millions d'étudiants aujourd'hui en France. Et au-delà de la précarité matérielle, financière, il y a une précarité liée au manque de perspective et de débouchés pour de nombreux étudiants.

Et moi, je trouve que quand il y a les étudiants qui se mobilisent, c'est toujours révélateur d'un malaise profond dans notre pays. Et donc, moi, j'ai peur que tous ces départs de petits feux se terminent, à un moment donné, par un embrasement.

2:20
Intervenant

Par une vraie explosion sociale, à votre avis ?

2:22
Rachida Dati

Par un véritable embrasement. Regardez, il y a eu des mesures annoncées, des actions qui ont été menées depuis un an en faveur des Gilets jaunes. Est-ce que ça a calmé pour autant cette grogne et cette colère et ce désespoir ? Non, ça ne l'a pas calmé.

2:36
Intervenant

Et vous disiez un instant, Achid Adati, que ces problèmes sociaux, cette tension sociale qui s'accumule, ça ne date pas d'hier. Est-ce que le gouvernement doit rompre, peut-être avec une certaine logique comptable, qui est la sienne comme celle de certains de ses prédécesseurs, notamment pour remédier à la précarité étudiante ou pour sauver l'hôpital public ? Est-ce qu'il faut accepter de dépenser davantage ?

2:55
Rachida Dati

Je crois que le gouvernement a déjà fait des chèques. Mais c'est insuffisant. C'est insuffisant. Le problème de l'hôpital, alors c'est facile à dire ce que je vais dire. Moi, j'ai été aide-soignante pendant des années. C'est-à-dire que, justement, en tant qu'étudiante, moi j'ai été effectivement, j'ai travaillé pendant toutes mes études. Et notamment, j'ai été aide-soignante à plein temps pendant de très nombreuses années. J'ai été aide-soignante de nuit, de jour. D'ailleurs, ce qui a aussi beaucoup déstabilisé le fonctionnement de l'hôpital, ça a été beaucoup les 35 heures qu'on n'a jamais vraiment traitées.

Le problème de l'hôpital, si on ne réforme pas profondément le mode d'organisation de l'hôpital, on ne s'en sortira pas. C'est qu'aujourd'hui, les enjeux, ce qu'on met sur la table, ne résout pas le problème. Il faudrait réformer véritablement l'organisation de l'hôpital en lien avec les enjeux de la médecine d'aujourd'hui. On n'a plus les mêmes enjeux de médecine qu'il y a 20 ans ou qu'il y a 30 ans. Aujourd'hui, l'hôpital, comment est-il financé ? Il est financé en fonction du nombre d'actes. Et moi, je pense que... D'ailleurs, le nombre d'actes, souvent dénoncé par des médecins. Récemment, il y a des médecins qui disent qu'il faudrait peut-être faire la chasse...

4:02
Présentateur

Le gouvernement a dit qu'il souhaitait revenir sur cette politique.

4:04
Rachida Dati

Il faudrait faire la chasse aux actes inutiles.

4:06
Intervenant

Là aussi, c'est une logique comptable, une logique de rentabilité.

4:08
Rachida Dati

Oui, c'est une logique de rentabilité, mais sans revoir l'organisation. Donc, ça ne sert à rien de mettre de l'argent sur une organisation qui, de toute façon, n'est pas viable à terme. Donc, il faut revoir l'organisation de l'hôpital. Il faut revoir l'organisation de l'hôpital en lien avec les enjeux de la médecine. De la même manière, on a tous une autre part de responsabilité. Ce qu'on appelle le PLF, c'est le projet de loi financièrement de la sécurité sociale. En fait, l'objectif, c'est toujours un affichage de réduction de déficit. Mais on voit bien qu'on fait de la réduction de déficit sans pour autant améliorer la santé en France, mais la santé avec l'accès aux soins.

Si je prends juste... Pardonnez-moi, je vais revenir deux secondes par rapport à Paris. Vous savez que dans certaines zones, dans certains endroits à Paris, c'est à peu près 40% des Parisiens, c'est selon la RS. Paris est considéré comme un désert médical. Donc, il y a bien un problème à l'exercice de la médecine, à l'accès aux soins en France. Et est-ce que tous les chèques qui ont été mis sur la table jusqu'à maintenant, est-ce que ça a été résolu ? Non. Est-ce que ça va se résoudre ? Non. La preuve, c'est qu'on a encore un mouvement aujourd'hui.

5:16
Présentateur

Question à l'ancienne garde des Sceaux, Rachida Dati. Que diriez-vous aujourd'hui à une femme qui est victime de violences conjugales et qui n'ose pas ou qui ne peut pas aller porter plainte de peur, notamment de représailles ?

5:26
Rachida Dati

Alors, c'est un sujet sur lequel je suis engagée depuis longtemps. Mais même très très jeune, pour des tas de raisons, pour des raisons tout à fait personnelles. Je suis très engagée sur ces sujets. Je crois que nous sommes le gouvernement, et ce n'est pas pour dire, parce que ce sujet ne devrait pas faire de polémique, quelle que soit. C'est-à-dire que la vie humaine, sauver la vie d'une femme et ses enfants, ça n'est pas un sujet de clivage. Simplement, on a pris beaucoup de mesures, ça ne sera jamais suffisant. Parce que c'est un véritable fléau, c'est une vraie tragédie, les violences conjugales.

Moi, j'avais mis en place les psychologues et les travailleurs sociaux, dans les commissariats, les gendarmeries. On avait mis de plus en plus de structures d'accueil pour ces femmes victimes de violences, sans oublier les enfants. Nous avons mis dans la loi, grâce à une proposition de loi communiste d'ailleurs, que nous avons appuyée, l'éviction du conjoint violent. Moi, je me souviens, on s'est battus, d'ailleurs c'est un procureur, c'était le procureur de Douai dans le Nord, qui avait expérimenté ça, de dire, quand il y a des violences, on fait sortir le conjoint violent, et pas la femme et les enfants. Donc, on a voulu changer.

Aujourd'hui, je pense, à mon sens, que ce qui manque, c'est une politique pénale forte. Il faut demander à tous les procureurs qu'il n'y ait plus de main courante concernant les plaintes pour la violence conjugale. il faut leur dire qu'aux audiences, il faut demander le mandat de dépôt, qu'il faut demander, effectivement, qu'il y ait des déferments, interpellations des déferments. Souvent, ça n'est pas le cas.

Et aujourd'hui, pour les femmes victimes de violences, si elles considèrent que l'homme contre lequel elle va déposer plainte, il n'y aura pas de suite, il ne sera pas interpellé, il ne sera pas déféré, elle se dit, je vais peut-être vivre pire, si je vais déposer plainte et qu'ils reviennent à la maison.

7:07
Intervenant

Donc, ça sert à quelque chose, aujourd'hui, de porter plainte. C'est ce que vous dites, il faut porter plainte. Parce qu'on entend beaucoup, effectivement, de femmes qui disent ça.

7:14
Rachida Dati

Moi, je dis toujours, la justice, c'est le dernier rempart de l'état de droit et de la protection pour ces femmes. Mais encore faut-il qu'il y ait une politique pénale ferme et claire, s'agissant de ces violences conjugales. On ne peut pas laisser... C'est-à-dire que, de la même manière, moi, j'avais souhaité, on a eu un débat avec l'ordre des médecins. C'est très important, ce que je veux vous dire. Moi, je disais souvent, les femmes... Moi, je suis une enfant de la PMI.

Les PMI, c'était des lieux où les femmes allaient, au prétexte de la pesée de leurs enfants, elles allaient se confier, psychologues, médecins, des conseillères familiales, dans ces endroits, en disant, je subis des violences, je ne peux pas aller au commissariat, j'ai peur. Et là, leurs paroles étaient recueillies et s'étaient signalées. J'avais demandé aux médecins que, quand ils recevaient ces femmes, que les médecins puissent signaler à l'autorité judiciaire, quand ils constataient ou des marques ou des comportements, y compris des peurs, des traumatismes psychologiques. C'est l'une des pistes, on le sait, Rachida Dati, qui est envisagée lors du Grenelle contre les violences,

8:07
Présentateur

autoriser les personnels des urgences à dénoncer ces faits.

8:10
Rachida Dati

Oui, mais les médecins disaient, nous avons un sujet de secret médical. Moi, je pense que, quand c'est la vie des femmes, de leurs enfants, il faut pouvoir s'en délier auprès de l'autorité judiciaire. Parce que ces femmes-là, elles ne veulent pas aller au commissariat. Elles ont peur. Ce que je comprends, moi, j'ai vécu des femmes, moi, j'ai vécu des situations très personnelles, où des femmes étaient frappées. Moi, j'en souviens d'une femme qui était enceinte, son conjoint l'a frappée, elle a avorté sur place, elle ne voulait pas déposer plainte, on l'a forcée à déposer plainte, elle a divorcé, elle est revenue avec ce conjoint.

Parce qu'il y a une emprise psychologique qui est extrêmement forte et importante. L'aspect prise en charge psychologique est important dans ces situations.

8:51
Présentateur

Rachida Dati, dans quelques instants, vous nous direz quel maire vous serez à Paris, si les parisiennes et les parisiens vous choisissent, dans quelques mois. D'abord, le rappel de l'actualité à 8h41. Mélanie Delaunay.

9:02
Invité

Médecins, infirmiers, aides-soignants, des milliers de soignants attendus dans les rues, aujourd'hui partout en France. Les examens qui ne sont pas urgents reportés. Journées de grève et de manifestations pour demander plus de moyens pour l'hôpital public. Il faut que ce dialogue aboutisse à des réponses concrètes à la précarité étudiante. Sur France Info, la présidente de la FAGE appelle à réévaluer les montants des bourses et des aides au logement. Les organisations étudiantes reçues à partir de ce matin par le secrétaire d'Etat à la Jeunesse, deux jours après des rassemblements. La centrale nucléaire de Cruas va redémarrer au cours de la première quinzaine de décembre.

EDF repousse l'échéance. Les réacteurs sont à l'arrêt depuis le tremblement de terre de lundi en Dromardèche. On va tout faire pour gagner devant notre public donner un beau spectacle. Premier Raphaël Varane, le défenseur des Bleus avant le match de ce soir contre la Moldavie. Une victoire et la France sera qualifiée pour l'Euro Nobel 20 de football.

9:59
Auditeur

France Info, et tout est plus clair.

10:03
Présentateur

Achedad a-t-il la droite par diviser pour ses élections municipales à Paris ? Le centre vous a lâché en cours de route. Est-ce que vous y allez pour limiter la casse ? Quel centre ? Le centre de l'UDI.

10:12
Rachida Dati

L'UDI, je crois qu'il n'existe pratiquement plus. Regardez aux dernières élections européennes. Donc, il ne nous a pas lâchés. Il n'a pas été avec nous. Le nouveau centre est avec nous. Quel leader, les morins. Déjà, aux européennes, il est allé tout seul. Je crois qu'il n'a même pas fait 2%. Donc, voilà.

10:29
Présentateur

Vous y allez pour gagner ou vous y allez pour limiter la casse ?

10:33
Rachida Dati

Est-ce que j'ai déjà mené un combat dans lequel je ne croyais pas ? Moi, j'y vais pour gagner, bien sûr. Et moi, je suis convaincue qu'on peut gagner. Il n'y a pas de raison. Il n'y a pas de raison. Moi, j'entends certains qui ont peur. D'autres, non. Moi, j'y vais pour gagner. Je suis déterminé. Vous savez, je vous pose toujours la question. Quelles que soient vos convictions politiques, est-ce que quelqu'un est content de Paris ? Je ne crois pas. Paris n'a jamais été... On a l'impression qu'on revient à New York des années 80. L'espace public est devenu de plus en plus dangereux. Amon, vous savez qu'en un an...

11:07
Présentateur

New York, dans les années 80, il y avait quelques milliers d'homicides commis dans la rue. On n'en est pas là à Paris.

11:10
Rachida Dati

Vous savez qu'en un an, vous avez eu une explosion des cambriolages. Ça a augmenté de plus de 25%, pour ne pas dire 30%. Sur les atteintes sexuelles, on est à plus de 30%. C'est-à-dire que même l'espace public, on parlait des femmes, l'espace public parisien n'est plus sûr, également pour les femmes. Les cambriolages, les vols à la tire ont explosé.

11:31
Intervenant

Tout ça, c'est de la responsabilité de la maire de Paris ?

11:32
Rachida Dati

Non mais justement, aujourd'hui, il y a une sécurité, une part de la sécurité qui incombe à la ville de Paris. Mais aujourd'hui, la tranquillité publique à Paris, on ne sait plus qui en a la responsabilité. Parce qu'on dit, non mais c'est toi, non c'est pas moi, non mais c'est l'autre. On voit, les Parisiens sont dépossédés de leur espace public. Il est devenu de plus en plus dangereux. On parle de la saleté. Paris n'a jamais été aussi sale. La saleté contribue à l'insécurité. Donc aujourd'hui, le sujet de la sécurité est un sujet majeur à Paris. Quand on a ce qui fait office de police municipale, entre guillemets, à Paris, c'est une politique uniquement anti-voiture.

Une politique anti-voiture n'est pas une politique de sécurité et une politique de tranquillité publique. Donc il est important de revoir l'organisation de la sécurité à Paris. Je l'ai dit depuis plus d'un an aujourd'hui. J'ai dit, il faut revoir l'organisation de la sécurité à Paris. Notamment en l'articulant autour de trois acteurs. Parce que la police nationale à Paris, elle est essentiellement centrée sur une sécurité nationale. Pas sur une sécurité des Parisiens. Et la police, ce qui fait aujourd'hui un substitut de police municipale, elle s'occupe uniquement de chasser la voiture de Paris.

12:46
Intervenant

C'est-à-dire que vous voulez une police municipale, une police municipale armée, qui procède à des interpellations dans Paris, etc. Ce qui est impossible de le dire.

12:51
Rachida Dati

Non mais on peut réorganiser la sécurité à Paris. Moi j'ai regardé, j'ai consulté, recentrer la police municipale sur ses missions essentielles. L'interpellation, les investigations.

13:00
Intervenant

La police nationale.

13:01
Rachida Dati

La police nationale. Sur la police municipale, il faudra revoir ses prérogatives. Si c'est une police municipale armée, ça c'est possible. On pourrait le faire dès maintenant. Et puis la dédier à la délinquance du quotidien. Aujourd'hui, s'il y a un cambriolage, s'il y a quelqu'un qui représente la police municipale à Paris, on ne peut pas interpeller quelqu'un qui s'attaque à un appartement ou à une personne. Donc il faudra la délinquance du quotidien, il faudra que ce soit dédié à la police municipale. Nous avons de la police nationale qui sont dédiés, ou des militaires dédiés à la sécurité de bâtiments publics ou des sites sensibles. On peut y mettre de la sécurité privée.

Il faut que la sécurité à Paris s'organise autour de ces trois acteurs.

13:41
Intervenant

La sécurité privée, c'est quoi ? C'est-à-dire des sociétés de vigile, de gardiennage ?

13:45
Rachida Dati

Quand on dit société de vigile, franchement, c'est...

13:48
Intervenant

C'est quoi la sécurité privée ?

13:49
Rachida Dati

La sécurité privée, ce sont effectivement des forces de sécurité gérées par des entreprises avec des prorogatives de puissance publique. On peut leur donner des missions. Quelles missions vous leur confiez par exemple ? De surveillance de sites sensibles, de bâtiments publics. Devant les bâtiments publics, vous mettez des sociétés privées de gardiennage ? Non mais ça existe déjà aujourd'hui, c'est déjà possible. Et ça coûtera combien à la mairie de Paris ? Justement, on est en train de l'évaluer. Parce que si vous revoyez les missions, le budget, vous pouvez le revoir, vous pouvez le rééquilibrer. Vous savez que le budget de la préfecture de police, il est voté au conseil de Paris.

Donc on peut revoir tout cela. Ça, ça se discute avec le préfet de police, avec effectivement la mairie de Paris, mais aussi avec les organisations représentatives de la sécurité privée.

14:34
Présentateur

Vous avez évoqué rapidement à Chedadati la question des transports. Pour la première fois en 40 ans, on a appris hier que la part des transports en voiture individuelle a reculé, non pas à Paris, mais dans l'ensemble de la région parisienne depuis 2010. Est-ce que sur ce point, vous félicitez Anne Hidalgo pour ce qu'elle a fait ?

14:48
Rachida Dati

Elle a reculé, pourquoi ? Parce qu'on ne pouvait plus circuler. On ne peut plus circuler. Est-ce que pour autant, j'ai vu encore une étude et puis un article est sorti récemment, sur la saturation des transports publics collectifs. Donc tout le monde circule en trottinette et en skateboard. Donc il n'y a pas de famille, il n'y a pas de travailleurs, il n'y a pas d'artisans, il n'y a pas d'entrepreneurs.

15:09
Intervenant

Ça signifie que vous reviendrez sur les mesures qui ont été prises ?

15:11
Rachida Dati

Non, ce n'est pas ça.

15:12
Intervenant

Les voies sur berge par exemple, Chedadati, est-ce que vous voulez rouvrir des voies pour la circulation en voiture ?

15:17
Rachida Dati

Le plan de circulation aujourd'hui à Paris est satisfaisant. Non, y compris pour les piétons. Il faut déjà pacifier la mobilité à Paris. Il faut que nous ayons un plan de circulation adapté pour les voitures, pour effectivement ce qu'on appelle une mobilité douce qui est anarchique, qui est totalement anarchique. Aujourd'hui, pour un piéton, il est dangereux pratiquement de marcher à Paris.

15:38
Intervenant

Je repose ma question sur les voitures, Chedadati. Est-ce que vous parlez d'un plan de circulation adapté à la circulation en voiture ? Est-ce que ça passe par la réouverture d'un certain nombre de voies qui sont aujourd'hui fermées aux voitures ? Non, pas forcément. Vous ne revenez pas sur les mesures prises par Négao ?

15:51
Rachida Dati

Simplement, non. Donc il n'y aura pas moins de bouchons ? Non, mais sur les voies sur berge, elles ont été fermées pour partie. Ça a commencé avec Bertrand Delanoé. Et ensuite, on a tout fermé sans concertation. On a oublié qu'il y avait quand même des gens qui vivaient au-delà du périph et qui venaient forcément travailler à Paris, qui sont aussi, qui permettent de faire vivre Paris. Enfin, Paris, c'est 102 km². C'est-à-dire qu'on ne va pas quand même boucler Paris et dire, finalement, vous allez marcher, on ne travaille plus, on ne vit plus.

16:21
Intervenant

Mais vous ne les rouvrez pas, ces voies ?

16:22
Rachida Dati

Non, mais on peut réadapter certaines voies. Aujourd'hui, le fait d'avoir fermé ces voies sur berge et d'avoir congestionné Paris, Paris n'a jamais été autant pollué. Tout le nord et l'est parisien, qui sont des quartiers très populaires, ce sont des quartiers extrêmement pollués.

16:37
Intervenant

Sur un autre dossier Rachida Dati qui concerne le premier chef, les Parisiens, mais pas seulement d'ailleurs, c'est un dossier qui concerne l'ensemble des grandes métropoles, la question du logement et l'envol des prix du logement à Paris est spectaculaire. À Paris, le blocage, pas le... L'encadrement. L'encadrement, pardon, merci Marc. L'encadrement des loyers a été rétabli depuis le 1er juillet. Est-ce que vous maintiendrez l'encadrement du prix des loyers ?

16:58
Présentateur

Et la réponse, dans une minute, si vous voulez bien, quel suspense, Rachida Dati, les 8h50 d'abord, et oui Renaud l'avait oublié, le rappel des titres de l'actualité avec Mélanie Delaunay.

17:05
Invité

10 000 demandeurs d'emploi en plus, le taux de chômage en légère hausse de 0,1 point à 8,6% au troisième trimestre en France. Ce sont les chiffres de l'INSEE ce matin. Ils réclament un plan d'urgence, tous ceux qui font l'hôpital public mobilisés partout en France, après 8 mois de grève dans les urgences, journée de grève de manifestation pour réclamer plus de moyens, plus de personnel. La ministre de la Santé doit annoncer un plan de soutien d'ici la fin du mois. Grève aussi des agents de la finance publique, aujourd'hui contre la fermeture de trésorerie et les suppressions de postes.

C'est une épreuve pour les jeunes parents, la kiné respiratoire et ses manipulations impressionnantes pour soigner la bronchiolite des bébés. Désormais, ce n'est plus recommandé par la Haute Autorité de Santé, faute de preuves scientifiques de son efficacité. Et puis la neige et le verglas risquent de compliquer la circulation en Rhône-Alpes à partir de cet après-midi. 11 départements en vigilance orange à la neige, mais aussi aux fortes pluies qui sont attendues dans le sud-est.

18:07
Auditeur

France Info, et tout est plus clair.

18:11
Présentateur

Rachida Dati, fin du suspense, reviendrez-vous sur l'encadrement des loyers à Paris ?

18:15
Rachida Dati

Moi j'entends les uns et les autres qui disent, oui, le problème de Paris, c'est les loyers qui sont très chers, l'immobilier qui est très cher. Et depuis De La Noé, on dit, attention, attention, on va vous faire baisser les loyers ou le prix de l'immobilier. C'est un leurre. Tous ceux qui disent ça, c'est faux. Ils ne vous feront pas de mesures miracles. Le sujet du loyer et de l'immobilier est un vrai sujet à Paris. Donc on fait quoi si on n'encadre pas ? Est-ce que l'encadrement a enrayé l'explosion de l'immobilier à Paris ?

18:46
Présentateur

C'est difficile de juger, il a été mis en place, suspendu et rétabli.

18:49
Rachida Dati

Oui, mais récemment, vous savez que le budget parisien, pour l'essentiel, était augmenté par les droits de mutation. Donc en tous les cas, le budget, l'exécutif municipal actuel est très content d'avoir ces recettes liées justement à la cherté de l'immobilier.

19:03
Intervenant

Lorsqu'il existait à Paris, l'encadrement des loyers à Chalati, il avait contribué à bloquer, à freiner l'envol des loyers. Lorsqu'il a été supprimé, temporairement, on a vu les conséquences. Non, pour vous, ça ne sert à rien.

19:13
Rachida Dati

Non, ce n'est pas ça. C'est que l'impact n'a pas été aussi probant que cela. Ce n'est pas vrai. Donc on le supprime. Aujourd'hui, vous, vous êtes binaire. On l'a dit, on ne l'a dit pas, on le supprime. Non, mais attends, je vous explique. C'est-à-dire que c'est comme ça, c'est-à-dire qu'en disant oui, non, on a la congestion à Paris, une circulation, des embouteillages monstres, une pollution monstre, une insécurité monstre. Voilà, c'est oui, non. Ce n'est pas oui, non. Vous êtes plutôt en même temps. Non, non. Paris, franchement, c'est des dossiers sur lesquels je travaille depuis un certain temps. Moi, j'ai un bilan dans le 7e arrondissement.

Ça demande de l'expertise, ça demande de la concertation, chose que je fais. Et on s'est rendu compte qu'effectivement, le sujet des loyers de l'immobilier, c'est un sujet majeur à Paris. Mais ceux qui disent, d'un coup de baguette magique, je vais vous faire baisser les loyers, d'un coup de baguette magique, je vais vous faire baisser l'immobilier, c'est un leurre. Ils mentent aux parisiennes et aux parisiens. Moi, je souhaite maintenir les familles à Paris. C'est la sève de Paris. Si demain, de plus en plus de familles quittent Paris, ne serait-ce qu'à la dernière entrée scolaire, il manquait 1400 enfants.

Moi, je ne me résous pas à ce que les familles, les classes moyennes, y compris les classes supérieures, quittent Paris. Ils sont déjà en double peine avec des loyers très chers et puis des services municipaux très chers. Donc moi, je ferai un geste fort sur l'ensemble des tarifs municipaux à Paris. Je ferai un geste très fort vis-à-vis des familles. Parce qu'on ne peut pas leur dire sur les tarifs, tout ce qui concerne les tarifs municipaux, les loisirs, les cantines, les crèches. C'est pour ça que les cantines, moi je souhaite que... Vous les diminuez pour tout le monde, ces tarifs ? Pour tout le monde, bien sûr. Y compris pour les foyers les plus aisés.

Mais parce que tout le monde est en double peine, les loyers sont quand même chers, c'est un budget important.

20:49
Présentateur

Aujourd'hui, payer 7 euros par jour de cantine, pardon de vous interrompre Renaud, si on gagne des millions et des millions, ce n'est pas forcément un drame. C'est 7 euros par jour, je crois, le maximum aujourd'hui à Paris.

20:57
Rachida Dati

Oui, mais quand vous voyez que Lyon, Nice, Bordeaux, maximum c'est entre 3 et 4 euros, il n'y a pas de raison qu'à Paris, on ne soit pas dans ces tarifs-là. Donc ça, c'est une chose. Donc je baisserai effectivement les tarifs des services municipaux. Sur le logement, il y a un vrai sujet. D'abord, c'est peut-être aussi pour ça que la droite a beaucoup perdu Paris depuis des années. On n'a pas vu une évolution sociologique à Paris. Vous savez qu'aujourd'hui, le logement social a augmenté de près de 70% à Paris. Donc on a eu une évolution sociologique à Paris. On a 200 000 logements sociaux. Vous savez que de nombreux logements ne sont pas accessibles ou occupés tant ils sont dégradés.

Vous avez des familles ? Quand on leur fait une proposition, ils ne veulent pas y aller parce que pas d'ascenseur, de l'insécurité, c'est sale, les portes sont cassées, les caves, je ne vous dis pas. De l'insécurité, un éclairage qui ne fonctionne pas. Et donc déjà, si on pouvait restaurer... Moi, je fais des bras de fer souvent avec les bailleurs sociaux parce qu'ils vous livrent des logements. Puis après, ils s'en lavent les mains. Tout est dégradé, ce n'est plus leur sujet. Et donc, je cite par exemple Paris Habitat avec lequel j'ai eu des difficultés parce qu'on donne des logements à des familles et c'est dégradé. Et le bailleur dit, ce n'est plus mon problème.

Donc si déjà, on pouvait restaurer le parc social sur le logement, ça permettrait notamment à des familles de classe moyenne de pouvoir s'y loger. Et puis sur la mesure logement, je suis en train d'expertiser une mesure importante sur le logement que j'annoncerai d'ici un mois ou deux.

22:23
Présentateur

Alors, je vais tenter de ne pas être binaire sur ma question. C'est dommage, on a cru que vous alliez le dire là. Je vais tenter de ne pas être binaire sur la question d'Airbnb.

22:28
Rachida Dati

Parce qu'avant de dire les choses, c'est pour ça que sur la sécurité, sur l'écologie, sur la gouvernance, j'ai des propositions claires. Parce qu'on les a affinées, on les a travaillées sur le logement. Je voudrais encore un peu l'affiner.

22:38
Présentateur

Est-ce que vous serez la candidate qui interdira Airbnb, les locations Airbnb à Paris ?

22:44
Rachida Dati

De la même manière, Airbnb...

22:45
Présentateur

Qui participe à l'envolée des loyers et des prix.

22:47
Rachida Dati

Ça y participe. C'est pour ça que le contrôler, l'encadrer, c'est une bonne chose.

22:51
Présentateur

C'est déjà le cas aujourd'hui. Il y a un nombre de nuités maximum.

22:54
Rachida Dati

Oui, mais je pense qu'effectivement, il faudra... Moi, je vois pour un arrondissement sur le 7e arrondissement, Airbnb a fait beaucoup de mal, notamment aux petits hôteliers, aux commerces de proximité. Et donc, il faudrait peut-être, effectivement, encore peut-être plus l'encadrer. Airbnb est un vrai sujet. Je prends par exemple sur les arrondissements du centre, sur l'île de la cité, l'île Saint-Louis. On a l'impression qu'on arrive là-bas. C'est devenu... Parce que la beauté de Paris, ce qui fait rêver Paris et ce qui fait rêver le monde entier quand vous parlez de Paris, c'est les identités de chaque arrondissement. Il n'y a pas d'uniformisation. On y vient.

Paris s'uniformise, y compris dans chacun des arrondissements. Le quatrième arrondissement, on a l'impression que c'est ville morte. Tout est pareil, tout s'uniformise. Et Airbnb a fait beaucoup de mal dans cet arrondissement. Donc, il faudrait peut-être aussi revoir encore une mesure pour pouvoir mieux contrôler Airbnb. Notamment dans ces arrondissements historiques qui ont une identité forte.

23:48
Intervenant

Rachida Dati, votre nom est cité dans le cadre d'une enquête qui a été initiée par le Parquet national financier. Votre bureau et votre domicile ont été perquisitionnés à la fin du mois d'octobre.

23:56
Rachida Dati

Mon cabinet d'avocat.

23:57
Intervenant

Oui, votre bureau. Cette enquête, elle porte sur des contrats conclus par une filiale de Renault-Nissan. C'est en marge de l'affaire Carlos Ghosn. Est-ce que vous redoutez les conséquences de cette enquête ? Et est-ce qu'elle peut peser sur le cours de votre candidature ?

24:12
Rachida Dati

D'abord, moi, elle ne pesera pas sur le cours de ma candidature. Cette enquête a été initiée pas du tout par le PNF au départ, ni par Renault. Je n'ai pas de plainte. Elle a été initiée par un avocat qui est issu du milieu occident, qui a pris de manière totalement illégale... Le groupe de l'exclus d'extrême-droite des années 60. C'est un avocat qui a pris comme client son épouse, ce qui est illégal. Vous ne pouvez pas avoir comme client de votre compagne. Ils ont acheté des actions à la veille d'une assemblée générale et ils ont déposé plainte quasiment le lendemain où, effectivement, j'ai annoncé ma candidature pour Paris.

Je sais que c'est une manipulation, c'est une instrumentalisation de la justice. De l'extrême-droite, donc, qui vient de l'extrême-droite. Je ne laisserai pas faire. Je ne laisserai pas faire. C'est une machination. C'est tout. Vous le savez très bien, M. Delis, puisqu'on s'était vu à cette époque, et quand vous étiez au Nouvel Observateur, des tentatives de déstabilisation et des manœuvres contre moi, il y en a eu pas mal. Donc, il n'y aura pas de mise en examen possible pour vous ? Ça n'a jamais abouti. Là, je ne laisserai pas faire de la même manière.

25:09
Présentateur

Ça veut dire que si jamais il devait y avoir une mise en examen, ce qui n'est pas probable, si on vous entend bien, vous.

25:12
Rachida Dati

Non, mais moi, je ne suis pas là-dedans. Je suis investie. C'est impossible. Je fais ma campagne. Je ne laisserai pas les médias instrumentaliser l'injustice et encore moins, effectivement, j'allais dire des salopards, pouvoir, évidemment, tenter de me déstabiliser. Encore une fois, on sait à peu près qui peut être à la manœuvre. Je ne laisserai pas faire.

25:34
Présentateur

Merci à vous, Rachida Dati. Dans deux minutes, il sera 9h sur France Info. Et l'info politique, n'oubliez pas, c'est aussi un podcast original sur France Info. Paris, la bataille, le feuilleton des municipales. Un nouvel épisode tous les vendredis. Un podcast à écouter sur franceinfo.fr, disponible aussi sur l'application Radio France.