L'invité d'Apolline Matin : Laurent Jacobelli - 16/03
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Vous écoutez RMC.
RMC, élection municipale.
Perpignan avec Louis Alliot et Nain Beaumont avec Steve Brioua. Boker, Nelson Chaudon, Ayange, c'est Fabien Angelman, les maires RN sortants ont été réélus dès le premier tour. Bonjour Laurent Jacobelli, vous êtes porte-parole du RN et j'imagine assez satisfait ce matin ?
Oui bien sûr, d'abord félicitations à tous nos maires qui ont été réélus brillamment. 78% pour Steve Brioua et Nain Beaumont, 73% pour Fabien Angelman. Les résultats parlent d'eux-mêmes, la gestion RN ça marche. Et bravo aux 20 nouveaux maires RN qui ont été élus dès le premier tour et dont c'est le premier mandat qui, à travers toute la France, vont aider les habitants des communes à vivre avec plus de sécurité et un budget bien géré. Ce sont plutôt des bonnes nouvelles.
20 nouveaux maires, il y a certaines villes quand même que vous espériez gagner, je pense à Lens, je pense à Saint-Dizier, ça n'a pas marché.
Alors effectivement, nous n'avons pas 100% des communes, je salue votre optimisme qui nous prévoyait tout cela.
Je voyais votre optimisme sur Saint-Dizier et sur Lens et je vois quand même que vous vous êtes heurté là-bas, au Parti Socialiste notamment.
Mais c'est vrai, nous n'avons pas gagné partout mais nous avons gagné dans nos nombreuses communes et même nous nous sommes implantés dans des communes qui ne nous attendaient pas forcément. Je vois que par exemple, nous sommes deuxième à Metz, ce qui est une première. Et dans des villes comme Nice où Éric Ciotti, que nous soutenons, arrive premier avec 44%, les percées sont remarquables. Soulignons Marseille aussi avec une quasi-égalité entre le maire sortant et Franck Alizio, notre candidat.
Marseille, Nice, Toulon, c'est évidemment des percées historiques du Rassemblement National. Nice, Éric Ciotti s'est quasi gagné. Est-ce que ça veut dire que vous dites désormais qu'il faut faire comme Éric Ciotti ? C'est-à-dire qu'il y a une passerelle, un pont, une alliance entre ceux qui viennent des Républicains, il en était le Président, et le Rassemblement National ?
Mais bien sûr, tous les électeurs sont en train de faire cette bascule. Il faut maintenant que les élus locaux comprennent, être alliés à la Macronie quand on est les Républicains. C'est un non-sens, c'est voter pour plus d'impôts, moins de sécurité, plus d'immigration. Donc nous tendons la main, comme l'a fait Jordan Bardella hier, à tous ces élus de droite sincères qui tiennent beaucoup, à de vraies valeurs, à travailler avec nous pour remonter des communes qui en ont bien besoin.
À Marseille, certes, vous êtes effectivement vraiment au coude à coude avec Benoît Payan. Franck Alizio qui arrive à 35%, Benoît Payan, maire sortant socialiste, à 36%, mais peu de réserve de voix. Quelle va être la stratégie de l'entre-deux-tours ?
C'est très simple, rassembler, mobiliser et rassembler. Franck Alizio va demander à tous les électeurs qui ne veulent pas d'une gestion de gauche et d'extrême-gauche pour leur ville, qui voient les dégâts à Marseille du communautarisme, parfois du séparatisme, de la sécurité, de la saleté dans les rues, et qui veulent redresser leur ville. C'est l'union de tous les braves, j'allais dire, pour sauver Marseille. De même à Toulon, où Laure Lavalette a fait un score remarquable avec 42%. Il y a beaucoup d'espoir dans ces villes. Et je crois que si les appareils ne suivent pas, les électeurs, eux, seront très bien pour qu'ils veulent.
Mais à Marseille, comme à Toulon, ces deux villes que vous citez, c'est vrai que votre candidat RN est très haut. Laure Lavalette a 42%. Mais le second tour s'avère compliqué, notamment pour Laure Lavalette, parce qu'elle n'a pas de réserve de voix, et que face à elle, ce sont deux listes de droite qui s'apprêtent à fusionner.
Mais deux listes de droite, c'est un petit raccourci. La maire sortante est quand même très liée à la gauche, et puis la liste de M. Bonus peut-être va fusionner avec la liste de centre et de gauche, mais les électeurs, eux, vont probablement, naturellement, se reporter sur Laure Lavalette, qui est un programme beaucoup plus proche, finalement, de celui de M. Bonus que de la maire sortante. Vous savez, les jeux d'appareils ont bien montré dans les municipales qu'ils étaient rarement suivis des faits. Les électeurs ne se tromperont pas entre les originaux et la copie.
Et justement, cette question des appareils, des tactiques, des alliances, vous vouliez réagir, Jean-Pierre ? Bonjour Jean-Pierre. Est-ce que vous m'entendez, Jean-Pierre ? Vous nous écoutez d'où, Jean-Pierre ? Oui, je vous entends bien, vous m'entendez ? Oui, vous nous écoutez d'où ? Depuis la Chine. Depuis la Chine, c'est ce que j'allais dire, parce que je vois ça sur votre fiche. Je me dis, vous écoutez donc. Alors, évidemment, ce n'est pas une matinale pour vous. C'est plutôt l'émission du soir. Jean-Pierre, quel regard vous portez sur ces élections depuis la Chine, justement ? Après, il y a municipales et municipales.
Il y a tous ces petits maires qui se battent tous les jours avec trois bouts de chiffée, qui se représentent et qui gardent leur commune. Et je tiens à leur tirer un grand coup de chapeau, parce que eux font un travail incroyable. Il y en a de moins en moins qui prennent leur place. Et après, il y a les municipales dans toutes ces grandes villes où c'est embrouille, comme à chaque élection législative et tout, embrouille politique. On se parraine avec des gens qu'on a insultés pendant des mois. J'ai du mal à comprendre. Je n'arrive jamais à comprendre.
Ça veut dire que, par exemple, quand vous dites qu'ils s'insultent pendant des mois, côté Parti Socialiste et LFI, on a eu quand même beaucoup d'insultes qui ont été dites de part et d'autre. Et puis, finalement, comme disait, j'avoue que Arnaud Demange tout à l'heure était assez drôle, en imaginant Sébastien Delogu à la fois tendre la main, mais à celui qui l'a insulté, Benoît Payan, pendant toute la campagne. Et en même temps, est-ce que ce n'est pas le moment de faire la paix ? Non ? Si, c'est le moment de faire la paix. Mais bon, enfin, on voit ce que ça donne dans les mythiques de l'Assemblée Net-Moi, vu que de l'étranger, franchement.
On a les politiques qu'on mérite, mais enfin, l'image qui donne de la France, comment voulez-vous peser l'international quand vous n'êtes même pas capable de régler les problèmes chez vous ? Enfin, c'est juste ridicule. Moi, j'en rigole avec certains indiffoncés. C'est triste pour notre pays et on a du mal à voir l'avenir de notre pays dans de bonnes conditions quand on voit tout ce qui se passe et toutes ces tambours politiques, Rachid Atati avec Nafo. Enfin, ils n'ont pas du tout les mêmes idées, mais comment ils peuvent s'allier ? Je ne comprends pas, mais déjà, ils n'ont pas les mêmes idées.
Là où vous avez raison, Jean-Pierre, c'est quand même qu'à la fin, on se pose quand même la question aussi des idées. Il n'y a pas que des histoires d'alliances. Je poserai d'ailleurs la question tout à l'heure à Mathilde Panot. Elle sera mon invitée à 8h30. Au-delà de la question des éventuelles alliances, entre un Benoît Payan et un Sébastien Delogu, par exemple, ou entre Emmanuel Grégoire et Sophia Chikirou. Au-delà de ça, par exemple, sur la question de la police, LFI dit la police tue et les candidats socialistes, eux, veulent armer la police municipale, ce que LFI ne veut pas, par exemple. Donc, quel serait le programme commun, en quelque sorte ?
Merci, Jean-Pierre, de votre appel depuis la Chine. Jean-Pierre, donc, un Français qui a un peu de recul. Qu'est-ce que vous en dites, vous, de ces tambouilles, Laurent Jacobelli ?
Écoutez, on est en train de voir un petit balai, un petit menuet entre le Parti Socialiste et la France Insoumise qui ferait rire si la France Insoumise n'était pas si dangereuse. C'est-à-dire qu'ils se bouchent le nez pour parler de Jean-Luc Mélenchon sur les plateaux, mais ils leur font la cour dans les municipalités pour gagner. Tout cela est assez indécent. Et nous, nous avons un message très clair. Ne laissons aucun maire ou élu LFI arriver dans les communes. Et pour cela, les alliances de bon sens, de ceux qui ont la France au cœur, doivent se réaliser. Parce que la France Insoumise, je le rappelle, c'est le parti politique qui a une milice qui s'appelle la Jeune Garde, qui a tué.
Et si quelqu'un à gauche, je pense aux socialistes ou aux écologistes, sont prêts à avaler des couleuvres et à accepter ça pour se faire élire, alors ils n'ont aucune mort.
Laurent Jacobali, cela dit, quand même un des enseignements hier soir, c'est que la France Insoumise, qui effectivement a été pointée du doigt depuis trois semaines pour les outrances de Jean-Luc Mélenchon, ou effectivement pour le fait que des collaborateurs d'un député soient mis en examen pour meurtre, mais pour autant, la France Insoumise qui trouve un électorat solide.
solide dans certaines villes très communautarisées, dans des villes très communautarisées, très islamisées, où bien évidemment, leur discours radical et violent a une portée. Mais ce sont quelques exemples. Oui, mais ça marche ? Oui, ça marche, et c'est d'ailleurs très triste pour voir le niveau où sont arrivées ces villes, mais c'est aussi un signal d'alarme. Ne laissons pas la France devenir mélanchonisable, c'est-à-dire susceptible d'écouter ce message radical, parfois antisémite et souvent violent.
Merci beaucoup Laurent Jacobelli d'avoir répondu à nos questions ce matin. Vous êtes député de Moselle, porte-parole du Rassemblement national.
Laurent Jacobelli