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InterviewUgo Bernalicis· 7 juillet 2023 35 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéJusticeTravail & emploiInstitutions & élections

Une réforme de la police est nécessaire : Ugo Bernalicis sur LCP

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 35 %Défensif 25 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 71 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:00OuverteRéponse partielle

    Comment réconcilier la police avec les jeunes des banlieues ?

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'il y a une anti-flic grand débat dans la société ?

  • 5:00RelanceÉludée

    Les jeunes ont 20 fois plus de risques d'être contrôlés s'ils sont noirs ou arabes ?

  • 7:00RelanceRéponse partielle

    La police française est-elle plus violente que la police allemande ?

  • 9:00OuverteRéponse directe

    Dans quel état sont les policiers après les émeutes ?

  • 13:00OuverteRéponse directe

    Faut-il réformer la police de fond en comble ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 7:20animateurChiffre
    « Le nombre de refus d'obtempérer a augmenté de 50% au cours des 10 dernières années. »
  • 16:00jeune non identifiéFait
    « Quand on va s'attaquer au bureau de police dans les quartiers les premières victimes sont les habitants. »
  • 16:40jeune non identifiéFait
    « La relation que j'ai avec la police c'est que je les évite. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

bonsoir et bienvenue ça vous regardant direct notre grand témoin ce soir c'est Catherine Vautrin bonsoir et merci d'être là vous êtes la présidente du Grand Reims dont vous êtes l'adjointe au maire Reims 43% de logement sociaux et un bilan très lourd de destruction durant ces nuits des meute on va en parler longuement vous êtes aussi la présidente de lenrue l'Agence nationale de la rénovation urbaine qui fête ses 20 ans alors qu'est-ce qui a été fait et qu'est-ce qui reste à faire pour dégainer nos quartiers on va en parler longuement tout à l'heure dans la deuxième partie mais on commence ce soir par cette question comment réconcilier la police avec les jeunes des banlieues au terme de fenouilles d'émeutes des voies célèvent dans l'opposition mais pas seulement pour appeler à une refonte complète de l'institution policière ce soir Gérald Darmanin ne ferme pas la porte à une réforme alors comment très concrètement travaille les policiers sur le terrain dans les quartiers qu'elles sont leurs relations avec la population y a-t-il une anti-flic grand débat dans un instant avec mes invités avant de retrouver nos parties pris nos affranchies et puis Bourbon Express bien sûr l'histoire du jour à l'Assemblée voilà pour le menu on y va Catherine Vautrin [Musique] y aura-t-il un avant et un après la mort de Naël dans la police leur est évidemment à la réponse pénale au fait de délinquance qui ont explosé dans toute la France et au retour à l'ordre mais la question du lien police population dans les quartiers se pose aussi plus que j'aime la rupture est-elle totale entre ces jeunes et la police alors si la police je cite doit se réformer elle ne doit pas servir de bouc émissaire c'est ce qu'a dit au Sénat cet après-midi le ministre de l'Intérieur bonsoir Éric Polliat merci d'être là vous êtes députés renaissance de Gironde vous suivez les questions de sécurité tous ces textes liés à la justice et à la sécurité à l'Assemblée nationale vous débattez ce soir avec Hugo bernalicis bonsoir député la France insoumise du Nord vous aussi vous suivez tous ces textes police et notamment une réforme en cours de discussion à l'Assemblée bonsoir Abdoulaye Kanté merci d'être avec nous vous êtes policier dans les Hauts-de-Seine engagée sur ce fameux dialogue police population va y revenir longuement vous êtes auteur de policiers enfants de la République chez Fayard enfin bonsoir chère Stéphane je me retourne pour vous accueillir je vous invite à faire la même chose bonsoir majoritaire ce soir donc la guerre de doute si on doit partir d'un point de départ c'est que en ce moment il y a une fracture entre les jeux de la police pour dire ça je m'appuie sur un sondage de cette semaine de l'Ifop vous voyez qui montre que dans l'ensemble des Français ont plutôt une confiance et sympathie dans la police mais sauf que quand on demande aux jeunes donc les 18 24 ans bah c'est plus du tout le cas il y a une chute carrément de 20 points sur les sentiments positifs qu'on peut qu'ils peuvent éprouver vis-à-vis de la police donc il y a une vraie défiance des jeunes envers la police donc d'où vient cette fracture bon en tout cas ce qui est sûr c'est qu'il y a deux accusations dans le débat public qui sont souvent adressées à la police c'est le racisme et les violences policières donc quand on parle du racisme il y a une étude qui fait référence elle date de 2017 elle avait été commandée par le rapporteur des droits qui était Jacques tout bon défenseur des droits Défenseur des droits d'ailleurs c'est marqué il suffisait de le lire ce que je n'ai pas fait déjà que tout bon donc pas vraiment à gauchiste et qui disait que quand on est jeune noir ou arabe en France on a 20 fois plus de chances de se faire contrôler le risque de se faire contrôler par la police donc ça c'était il y a 5 ans je sais pas si les choses ont vraiment évolué dans le bon sens quand on voit la violence du communiqué des deux syndicats majoritaires dans la police donc vu que les propos caractéristiques sont interdits on a l'impression qu'on joue un peu avec les limites de la loi pour qualifier les métiers de hors de sauvage ou carrément de nuisible donc finalement quand on voit ça on est pas tellement étonné que l'ONU épingle la France vous avez vu que le Commissariat au droit de l'homme parle profonds problèmes de racisme dans la police française et on n'est pas non plus étonné que de l'autre côté le préfet de police de Paris soit choqué par les accusations de l'ONU en écoute là pour le coup monsieur Duhamel assez choqué par l'utilisation de ce terme assez choqué voilà donc il n'y a pas de racine dans la police on lutte contre des délinquants qui mettent en vie et qui mettent en danger pardon la vie d'autrui et on continuera à le faire et on continuera à le faire donc ce que dit leur nièce c'est que la police n'arrête jamais des gens en fonction de leur couleur de peau mais uniquement parce que ce sont des délinquants et donc les chiffres qu'ils cite à l'appui sont les chiffres de la préfecture évidemment qui nous disaient que vous voyez 48% des délinquants arêtes à Paris sont des étrangers voir 70% dans le cas des vols avec violence donc on en arrive à la question est-ce que si on contrôle plus souvent ceux qui ont l'air d'être étrangers c'est du pragmatisme ou du racisme attention je ne réponds pas une que le débat battra son plein tout à l'heure qui pour ce qui est des violences policières c'est Marine tondeier donc la patronne des vers qui tirait le signal d'alarme en disant attention on va vers une américanisation de la police peut-être en pensant notamment à l'affaire Georges Floyd bon en fait on en est quand même très très loin vous voyez ça c'est le magazine basta donc un magazine d'extrême gauche on va dire qui publie des chiffres en disant 39 personnes fait par la police en 2022 aux États-Unis c'était l'an dernier plus de 1000 personnes tuées par la police donc carrément 30 fois plus donc cela dit c'est peut-être pas la bonne comparaison faudrait peut-être revenir à des comparaisons européennes et c'est ce qu'a fait Mathilde de panneaux hier en comparant bien la police allemande et la police française dans le cas des refus d'obtempérer on l'écoute comment un jeune de 17 ans peut-il être tué par un policier en République française pourquoi 16 personnes ont-elles trouvé la mort depuis un an et demi en France pour refus d'obtempérer quand l'Allemagne n'en compte qu'à mort en disant alors effectivement les chiffres là sont assez accablants pour les méthodes de la police française il y a peut-être une petite objection qu'on peut faire en tout cas rappeler que le nombre de refus d'obtempérer a augmenté de 50% au cours des 10 dernières années donc 27000 refus d'obtempérer l'an dernier ce qui statistiquement vraiment augmentent les risques de dérapage mais en fait quand on accuse la police d'être à l'origine et d'être la source des violences et les tensions en banlieue il y a quand même un argument qui empêche le raisonnement c'est quand on regarde que du côté des pompiers et bien au cours des 15 dernières années le nombre de pompiers agressés n'a cessé d'augmenter or on ne voit pas comment on accuserait les pompiers d'être responsable des violences dont ils sont les objets donc évidemment il y a sans doute des réformes à faire dans la police je crois personne du contraire est-ce de tout refaire de la cave au grenier comme le dis certains et ben vous vous êtes là pour aller battre merci beaucoup Stéphane j'ai commencé avec vous Abdoulaye Kanté dans quel état sont les policiers vous étiez sur le terrain il y a eu plusieurs nuits d'émeutes on imagine un énorme épuisement bien évidemment après déjà toutes les crises affrontées mais ce qui a pas un peu désarroi aussi face à cette fracture avec les jeunes on a traversé une période qui est assez difficile je pense que pour ceux qui ont connu 2005 ça a été quelque chose de très inédit on va dire la violence qui a explosé comme ça d'un coup c'est vrai qu'on était pas du tout préparé mais je pense aussi que du côté de nos collègues il y avait aussi une forme de résilience parce que effectivement voilà il y a eu un drame ça personne ne le ni je pense que aucun policier ne se satisfait de la mort d'un jeune homme de jeunes notamment du jeuneel même aussi on va dire celui qui a tiré mais pour autant je pense que oui l'état de actuellement dans la tête des policiers c'est il y a eu un vraiment un déchaînement de violence parce que ça s'est ça a dépassé tout ce qu'on pouvait imaginer c'est au delà même de comment dire de du pillage etc il y a aussi des cibles des policiers on a été ciblés que ça soit à la fois sur le terrain mais aussi dans nos vies privées c'est à dire que vous avez les policiers aussi qui ont été menacés j'en fais partie aussi et c'est vrai que là c'était un déchaînement de violence mais pour autant il y a une forme à Marseille notamment donc il y a eu cela beaucoup de violence c'est également mais il y a eu aussi c'est pour ça que je voulais tous ces comment dire c'est forts qui ont quand même et on peut pas déplorer aussi on va dire de mort on fait parce que ça a été quelque chose de très très vite si on met voilà il y a les émeutes mais il y a aussi une difficulté pour la police notamment nationale sur le terrain on dit que même parfois le la rupture est totale il y a plus de discussion possible vous le constatez comment vous l'expliquez ça dépend en fait vous savez que quand il y a une émotion qui par exemple à certains faits divers forcément évidemment on peut pas discuter avec eux quand on est sous le coup de l'émotion moi si vous voulez je j'a beaucoup sur le dialogue parce que avant la répression il y a une forme de dialogue et quand moi je vais dans ces quartiers là discuter avec ces gamins je peux vous dire que le mot police tout de suite il y a énormément d'interrogations une des fois aussi peut-être une forme de réticence mais quand on leur parle déjà il faut savoir écouter vous savez moi ce que je fais en général et je dis aussi à mes collègues je dis que vous savez pour être compris il faut expliquer vos actions si vous n'expliquez pas vous êtes incompris et ça donne beaucoup d'inepties et je pense que il faut accentuer sur cela il faut commencer par cela pour déjà expliquer ce que l'on fait pour être compris et ça forcément c'est un gros travail mais la police ne pourra pas tout est-ce qu'il y a une haine anti flic Michael Kors sur le terrain là où ça a pété pour le dire simplement je sais pas en tout cas le mot n renvoie à la question des émotions et je pense que c'est la bonne question la gestion des émotions d'un côté comme de l'autre c'est à dire que gérer ses émotions ça s'apprend et côté policier on entend beaucoup parler de la formation initiale elle est trop courte etc etc moi ce que j'ai observé sur le terrain c'est que les policiers qui sortent d'écoles souvent ils sont pas si mal formés par contre il y en a d'autres qui sont là depuis beaucoup plus longtemps je pense qu'un policier ça doit se recycler comme un pilote d'avion voilà parce que en fait c'est un métier qui est dont on mesure pas la technicité la technicité en matière judiciaire mais aussi dans l'emploi d'armes et de plus en plus d'armes dans l'emploi de véhicules etc etc on va venir en détail sur les solutions possibles la formation c'est un mot qui a été prononcé plusieurs fois par le ministre de l'Intérieur qui était auditionné au Sénat mais sur le le communiqué d'alliance alliance une ça c'est important vous avez parlé entre collègues vous avez parlé à des policiers depuis est-ce que vous reconnaissez dans ces mots qui sont quand même une violence ordre sauvage nuisibles guerre est-ce que les policiers avec qui vous avez des contacts se sentent solidaires de ces mots là ou pas moi les policiers que j'ai pu avoir ces derniers jours ils étaient pas du tout dans ce genre de narratif c'est vrai que c'est des narratifs alors auxquels alliances nous habituent mais généralement on est quand même plutôt habitué à trouver ces mots-là du côté de policiers en colère et policiers en colère aux élections professionnelles ça fait 3% après sur le syndicalisme policier et Alliance il y a des stratégies sur les dernières élections présidentielles on pourrait y passer les missions mais en gros il y a une stratégie un peu de rupture et qui marche c'est à dire que il y a des syndicalistes de police qui des syndicats de police qui en affichant comme ça de manière extrêmement politique et bien une adhésion totale sans aucune nuance à ce que vivent les policiers et bien en fait qui récoltent de l'adhésion et ça c'est un fait après moi les policiers que j'ai eu ces derniers jours ils étaient dans des questions encore une fois plus techniques et plus simple c'est-à-dire par exemple on leur dit bon dans les deux premiers de nuit on leur avait dit peu d'armes de force intermédiaires et là on leur a dit maintenant vous interpellez mais en fait c'est comme c'est tout le temps comme ça dans la police on le rappelle on l'aura pas dit comment ça allait se faire exactement ça veut dire que dans les commissariats là l'obsession c'était comment on décale 15 ou 20 officiers de police judiciaire parce que c'est pas le tout de ramener des dégâts dans des jaunes qui sont déjà pleines et qui explosent après il faut quand même des gens pour faire de la pâte de la doctrine de la gestion des effectifs que vous posez on va pas du tout c'était le propre sur toute une une profession c'est pas l'objet de ce débat mais est-ce qu'il faut pour vous monsieur le député quand même s'interroger sur la police après la mort de Naël est-ce que vous dites sur le fond déjà il faut ouvrir la boîte à réforme je crois que c'est un débat avant tout qui mérite qu'on n'aille pas dans des trop grandes généralités trop facilement quand on parle des jeunes il y a pas les jeunes il y a des jeunes qui font différencier etc et on l'a vu même si les jeunes effectivement en rapport de confiance avec la police compliquée c'est pas tous les jeunes qui détestent la police donc il faut quand même quand on sonde les les 18 24 ans on arrive à un jeune sur deux qui a confiance seulement et là on n'est pas sur des statistiques de jeunes qui vivent dans les quartiers c'est national donc c'est dire et le face à face que redoutait Gérard Collomb on dit dans les quartiers entre les jeunes et la police c'est quoi c'est un des visages de la République c'est un des visages de ce qui fait sens de ce qui représente un petit peu nos institutions et c'est souvent le dernier qui reste dans certains territoires en plus à changer et donc forcément il y a forcément des choses à changer mais je pense que moi je suis pas contre le fait de d'englober une réforme de la police dans une logique plus globale dans une réponse plus globale que la République doit faire à la jeunesse à notre jeunesse à lui redonner des perspectives à lui redonner à un espoir et notamment dans ses quartiers là plus encore ou dans la ruralité parce qu'on a aussi une perte de confiance dans nos institutions dans la réalité mais je pense que c'est une réponse globale et stigmatisée que le problème deviendrait ne viendrait uniquement que de la police est une erreur voilà je pense toutes les précautions mais on a voilà décliné différentes problématiques soit après soir et cette question de la police elle se pose une excusable ça va de soi tout ce qui s'est passé les violences Hugo bernalicis pour les condamner je savais pas que c'était le sujet de l'émission et ensuite j'arrive à l'émission policière forcément d'une mairie je suis contre le fait qu'on voulait je suis contre le fait qu'on voulait d'une salle le spectacle une bibliothèque je peux faire la liste parce qu'après en face ils vont m'expliquer que j'ai pas fait la liste entière et qu'on peut brûler le reste parce qu'on est dans cet ambiance qu'elle vive aussi les les policiers de polémiquer comme d'habitude comme vous et votre présidente de groupe a fait plus tard la mort de ce jeune kaporal-chef des sapeurs-pompiers de Paris voilà donc on est habitué votre regard sur l'action de la police dans les quartiers est-ce qu'elle a évolué elle ce qu'elle a été durcie elle a évolué comment vous expliquer le futur 25 c'est un point de rupture notamment aussi dans les méthodes qui sont employées dans les dans les quartiers populaires et c'est à partir de là où on a commencé à avoir l'apparition des flash-ball puis des LBD dans les quartiers populaires qui n'étaient pas utilisés avant et des méthodes de contrôle social qui sont beaucoup plus avancées et ça fait suite à une décision politique parce que là on est en train de parler politiquement comment tout ça a évolué et comment on peut y répondre la fin de la police de proximité avec la décision de Nicolas Sarkozy a conduit à avoir une difficulté en 2005 justement des suites de ça il faudrait remettre des gens dans les quartiers sauf que remettre des gens des policiers en l'occurrence dans les quartiers et pas que je pense mais à tout le monde des policiers c'est de quelle manière or la doctrine qui a été élaborée par Nicolas Sarkozy qui était en rupture avec la police de proximité ça s'appelait et c'était d'assumer à l'époque la police de projection on va mutualiser les moyens dans des hôtels de police et vous allez appeler le 17 etc et on va vous envoyer des véhicules ce qui fait qu'on perd l'ancrage territorial l'ancrage géographique du policier et donc vous retrouvez avec des équipages indifférenciés qui peuvent intervenir dans le même quartier y compris à tour de rôle sans cueiller de coordination et dont et surtout une police qui vient en ayant pas la capacité de faire ce qu'elle dit Monsieur Kanté tout à l'heure à quelques jeux partage il y a pas d'explications si vous avez il y a une appel 17 on arrive on interpelle on fait ce qu'on a à faire on s'en va faire l'histoire et sur un rendement comme celui-là compliqué que ça on va dire que si projection aussi mais c'est bien de débattre aussi c'est pour ça que je suis pas je suis pas le premier à ne pas couper la parole mais je veux juste pouvoir aller au bout de ce propos donc c'est une question de doctrine et d'organisation on nous a fait miroiter avec la police de sécurité du quotidien qu'on allait reprendre pied dans les quartiers bon mais des guillemets à la formule d'ailleurs avec les quartiers de Recon républicaine bon bilan on est en sécurité bilan pas glorieux d'ailleurs où est passé la police de sécurité du quotidien vous savez qu'à l'époque la troisième fois que je pose la question à Gérald Darmanin au directeur général de la police on nous avait promis de faire une enquête sur une analyse universitaire sur la police de sécurité du quotidien et vous retrouverez les visuels sur les réseaux sociaux sur le site du ministère s'appelait le Lab psq avec des universités personne n'est au courant si elle existe encore personne ne s'interroge plus de rien il des dispositifs comme ça au fur et à mesure et là on est dans la réforme de la départementalisation de la police parce que des réformes il y en a plein dans la police en réalité beaucoup le rapport de l'inspection montré qu'il y avait 7 ou 8 réformes en cours en parallèle en ce moment au sein de la police nationale donc la question c'est pas escale doit être réformée pas elle est c'est quelle direction politique ce sont les objectifs qu'on assigne à la police entendre les jeunes mais je voudrais votre regard je l'ai dit il y a eu un incendie de tramway il y a eu énormément de saccages à Reims il se parle sur le le terrain ces jeunes là où le divorce est consommé et cette police de proximité vous manque-t-elle en tant que je ne vais pas faire évidemment l'inventaire de ce qui s'est passé à Reims mais c'est vrai que c'est une ville qui n'a pas cette habitude et que très concrètement jeudi soir puisque c'est passé essentiellement jeudi soir il y a eu dans l'ensemble des quartiers je rappelle cette quartier politique de la ville et vraiment quatre quartiers dans lesquels les émeutes ont démarré au même moment avec effectivement des risques y compris pour la population quand on prend un tramway dans lequel il y a du monde et qu'on met le feu très concrètement on a une volonté qui est une volonté de blesser il faut dire les choses moi ce qui m'a beaucoup étonné dans ces émeutes ça a été également le fait que quand on va s'attaquer au bureau de police dans les quartiers les premières victimes sont les habitants c'est pas le sujet je reviens sur le sujet police et moi très concrètement et aucun d'entre nous n’était né ou en tout cas aux responsabilités moi je pense qu'on est arrivé à une étape qui est une évolution de la société une évolution par rapport notamment à l'autorité et j'imagine que celles et ceux qui étaient avant nous dans immédiatement après 68 ont dû se poser des questions parce que là aussi il y a eu un certain nombre de réflexions autour de l'autorité le la société a évolué les choses ont bougé relisez le général de Gaulle discours de 69 et vous verrez que très concrètement il y a dessus des propositions la France a évolué et est-ce que finalement depuis maintenant depuis 2005 vous citiez les émeutes de 2005 est-ce que finalement depuis 2005 il n'y a pas eu une accumulation de recherche de réponses sans avoir une approche globale qui a effectivement fait prendre conscience que quand on parle de la cohésion d'une société sur quoi sommes-nous d'accord et rien qu'à vous entendre parler on voit bien qu'il y a un certain nombre de sujets sur lesquels nous n'avons pas la même lecture et le rapport à l'autorité a changé et quelque part cette notion de rapport à l'autorité est une notion vis-à-vis de la police dernier point il y a un élément qu'aucun d'entre vous n'a évoqué c'est que depuis les collectivités et notamment les villes je parle des villes parce que c'est souvent là qu'il y a le quartier ça veut pas dire et qu'il n'y ait pas de sujet en rural mais souvent dans les communes il y a maintenant dans les villes des polices municipales et il faut aussi qu'on regarde quel est ce rôle entre police municipale d'un côté police nationale de l'autre et d'ailleurs qu'est-ce qu'on confie aux collectivités comment responsable alors on y va sur les solutions police municipale police du quotidien la question des armes est posée la question de la doctrine de l'organisation mais d'abord on va les entendre les jeunes m'a été vraiment étalée son micro dans le 19e arrondissement de Paris micro ouvert visage couvert reportage mes affaires à même le sol pour pour aucun prétexte et à la fin du contrôle bah merci au revoir et il me laisse repartir residentité la façon de mettre la pression sur quelqu'un qui n'est pas forcément habitué à se faire contrôler ou quelque chose comme ça donc à partir de là moi ça crée une certaine peur moi je vous dis la vérité moi la relation que j'ai avec la police c'est que je les évite il y avait les affrontements entre les jeunes et les policiers et il y avait une personne qui passait pour rentrer chez lui générer les policiers et il y a deux policiers qui se sont qui de partir et le monsieur il a dit oui je vais partir et il y a des policiers qui l'ont attrapé qui l'ont tapé il y a des jeunes qui savent que s'il reste ils vont rentrer avec des coca ils vont entrer avec des choses il y a pas de policiers c'est ils sont là pour faire régner les lois et de respecter un petit peu tout le monde comme tout le monde doit les respecter je pense premier truc à avoir par exemple dans le contrôle de routine c'est en politique la politesse tout simplement bonjour monsieur surtout de la formation de la police je pense j'essayerai de donner la parole aux jeunes parce que en vrai il faut que aussi j'utilise soit faite et surtout que un moment donné la police reconnaisse que il y a du racisme dans la police c'est ça qui ils ont du mal à reconnaître il va falloir que la police fasse un très gros effort mais vraiment un show qui faut qu'il tombe la main qui doivent s'occuper de ça et de trouver des solutions dans la police c'est certain policiers bien sûr c'est que ce sont les mêmes questions qui reviennent chaque fois quand je vais rencontrer ces jeunes dans les quartiers difficiles ce sont toujours les mêmes à me sortir évidemment le racisme dans la police les violences illégitimes vous avez vu je dis pas violence policière parce que voilà donc ce sont des je pense qu'il faut avoir aussi ses capacités aussi d'écoutes parce que c'est vrai que si on veut expliquer nos actions il faut savoir aussi écouter les critiques nous sommes un service public et je pense que c'est que ces jeunes aussi ne connaissent pas forcément leurs droits moi souvent quand je vais les voir je leur dis écoutez souvent quand vous allez faire un policier qui se comporte mal envers vous est-ce que vous savez ce que vous faites c'est vous allez raconter l'histoire mais qu'est-ce que vous avez fait après c'est comme pari pour le racisme moi j'ai jamais nié qui avait une minorité de racistes dans la police effectivement et je peux vous dire que les nouvelles générations ont le dénonce il faut être malhonnête à dire que oui que la police française est raciste ceux qui disent ça franchement c'est d'une malhonnêteté mais sans non effectivement comme dans toutes parts de la société il y a des racistes mais qu'est-ce qu'il faut faire effectivement ne pas évidemment être victime d'un comportement raciste et se dire je l'ai été mais qu'est-ce qui a été fait derrière donc qu'est-ce qu'il faut faire derrière effectivement il y a des dispositifs eux-mêmes qui en parlent j'ai découvert que à la sortie d'école les policiers 24-25 ans sont affectés directement le plus souvent dans ces quartiers notamment en Île-de-France on n'est pas prêt comment c'est possible ça confirmer une réflexion là dessus il y a une réflexion là dessus ou le sens que je pense que pour essayer de essayer de faire basculer les choses c'est pourquoi ne pas familiariser les personnes les futurs policiers qui sont issus de ses propres quartiers voilà ça je pense qu'il y a une on va dire une réflexion à faire dessus parce que souvent je souvent j'ai eu affaire aussi à des certains collègues qui bon j'ai tout le respect que je dois à ceux qui sont de la Creuse souvent que quand vous prenez un futur policier qui issu de la Creuse et qui va être tout de suite affecté dans le 93 forcément il y a ce qu'on va dire une forme de choc de culture et c'est vrai que à un moment donné je pense pour moi pourquoi pas en formation initiale là je vous apporte une solution pourquoi pas en formation initiale essayez d'associer les le monde associatif c'est-à-dire des jeunes de quartier venir en formation initiale et se dire bah écoutez voilà les futurs politiques que vous allez avoir en face de vous et voilà nous ce qu'on attend de vous voilà comment le contact peut se faire c'est peut-être quelque chose d'assez on va dire innovant mais pourquoi pas parce que c'est de là que ça commencera donc il faut revoir la formation les interlocuteurs peut-être une mise à jour en Allemagne la formation dure 36 mois combien de temps elle dure tiens vous savez en France 12 mois et depuis peu 12 mois et ça a augmenté mais comment on explique ça Éric simplement que voilà il y a eu une période où c'était passé à huit mois mais les formations initiales moi j'en fais partie on a toujours fait 12 mois 12 mois qui s'accompagne à la sortie d'école d'une année stagiaire donc vous êtes suivi en formation continue mais ça racontait l'histoire mais les stagiérisations c'est pas une année de formation ah mais écoutez on vient dire à celui qui arrive dans l'école on t'a appris ça ici ça se passe écoutez vous savez très bien que ce qui se passe à l'école on essaye effectivement de se rapprocher plus de terrain je pense que excusez-moi avec tout le respect que je vous dois vous a été à l'école et c'est vrai que tout ce que vous avez à l'école de police de Roubaix mais très bien alors donc voilà vous avez été à l'école forcément on essaie de se rapprocher de la réalité et forcément la réalité est tout autre que ce que vous apprenez réellement vous essayez de vous rapprocher on va dire de ce que vous avez appris donc c'est ça la réalité maintenant comment faire pour essayer de faire en sorte que lors des actions des policiers qu'on puisse être on va dire professionnel et c'est de de faire en sorte que derrière que toute action parce que comme l'a dit Madame Vautrin la société évolue la société devient de plus en plus violente et je pense qu'on a tous une responsabilité donc et maintenant comment faire une question d'autorité à restaurer et ça s'apprend aussi vous êtes prêt à ouvrir ce chantier là de la formation notamment à tout le moins alors la fonction publique elle est construite comme ça en France en fait son école on est recruté et après on a un an de stagiarisation c'est à dire pendant un an on est tué sur le il y a pas on n'est pas stagiaire automatiquement il y a des gens qui sont qui sont recalés à la fin de l'année de stage donc on arrive à bien deux ans de formation que comme ailleurs donc il faut quand même leur préciser et deuxièmement je pense que tous les corps mais bon ouais enfin quand même principalement en tant qu'attaché de démonstration c'était à l'Irak c'était pendant l'école et c'était titulaire à la sortie oui parce que c'est il y a des exceptions c'est différent mais tout ça pour dire que il y a la question de la formation mais il y a aussi la question de l'éducation de ces jeunes et de l'éducation plus globalement de la société à l'appréhension de nos institutions de ce qu'est un policier de ce que représente la police et donc c'est une double entrée une formule les policiers et c'est éduquer les gens aussi à connaître la police on essaye d'avoir sur la police vous avez vu un d'entre eux a dit on doit être respecté mais nous aussi on doit respecter et ça c'est un vrai et ça c'est un vrai sujet alors qu'est-ce qu'il faut changer Gérald Darmanin a évoqué quelques pistes et puis je vous redonne la parole juste après Michael Kors alors est-ce qu'un policier peut commettre des erreurs oui bien sûr est-ce qu'il y a à améliorer la formation sans aucun doute d'ailleurs nous avons proposé 4 fois plus la propositions faut-il faire davantage sans doute sans doute faut-il mieux sélectionner les policiers très certainement je veux dire que oui on doit améliorer sans cesse et ce sera un travail jamais terminé le travail des policiers et des gendarmes sans aucun doute je suis le premier à ne pas accepter à son instant qu'on tutoie les personnes c'est inacceptable le tutoiement c'est cosmétique Michael Kors ou c'est un vrai sujet non c'est un vrai sujet après le vrai sujet je trouve que c'est aussi qu'est-ce qu'on leur demande aux policiers c'est-à-dire que là dans le débat on se verse d'une sorte d'illusion qui est de faire advenir un nouveau jeune vertueux par l'École etc et puis un nouveau policier vertueux par la formation et on vivrait dans un monde où tout se réformable en fait la police moderne depuis qu'elle a été créée au 18e siècle elle a été créée pour une seule chose c'est de gérer les marges et de faire et de faire en sorte qu'elle ne déborde pas trop et le terrain prédilection de cette police là c'est la rue et il y a des choix politiques qui sont faits de quels sont les priorités et on voit bien aujourd'hui dans les chiffres notamment décrochage de la jeunesse moi je vois aussi un questionnement de ces priorités politiques je pense que parmi ces jeunes qui aujourd'hui critiquent fortement la police il y a trois choses il y a trois types de jeunes il y a des jeunes qui sont hypersensibles à la question des discriminations avec cette question est-ce qu'elles ont augmenté ou est-ce qu'ils ont de plus en plus sensibles alors ça se mesure mais en tout cas de son vrai deuxièmement des jeunes dans les contextes de manifestation qui ne supportent plus notre manière de maintenir l'ordre et où sont là les grandes questions de communication de dialogues qu'on nous a promis et la dernière chose c'est sur les violences faites aux femmes la police a été questionnée à raison et à tort sur sa capacité à gérer les violences faites aux femmes je dis à tort parce que là on touche aussi des questions d'effectif tout à l'heure on parlait de la police de proximité mais la BAC qui arrive motorisé dans des quartiers versus la police d'avant qui est qui maillait le territoire c'est aussi la différence entre deux modèles économiques faut savoir quand même que les dernières grandes baisses d'effectif en France c'est sous Nicolas Sarkozy parce que comme me le dit un policier la droite quand on est en période électorale nous dit et bien on aime la police c'est la danse nuptiale et quand ils arrivent au pouvoir ils se souviennent que nous sommes des fonctionnaires et du coup ils en veulent moins et en fait une police qui est plus motorisée qui est moins pédestre qui maille moins le territoire et qui est plus armé tout simplement une police avec moins d'effectifs et les effectifs c'est aussi des effectifs et bien sur les questions de Jud à Roubaix quand je suis arrivé il y avait 10 personnes qui travaillaient sur les violences faites aux femmes 10 personnes à la fin de l'année il y en avait trois qui étaient partis en burn-out et elle travaillait sur 100 affaires par tête c'est à dire que derrière Marion 24 ans policières qui bosse au violence conjugales il y a une armoire en fer avec 100 dossiers de femmes qui potentiellement sont victimes de violences ça c'est sa réalité donc la question c'est comment définit les priorités qu'est-ce qu'on leur demande et comment on met aussi la police en partenariat là imaginer que la police va à elle seule en tant qu'institution avec ses petits bras et ses nouvelles formations gérer la question de problématique globale dans certains quartiers nationale pour réformer ou pas l'urgence l'urgence c'est intéressant parce que il y a la question des moyens mais il y a la question des effectifs mais c'est pas simplement des effectifs il y a aussi les missions de terrain l'urgence pour vous Hugo bernaliste si on estime que par exemple en France et bien le contrôle le contrôle par exemple est beaucoup trop sensible et fait porter sur certains individus et bien un soupçon de discrimination c'est pas au policiers sur le terrain et de vertueux et à moins ou plus tutoyer c'est à l'Assemblée nationale de voter et d'interdire les contrôles les anglais l'ont fait ils ont aussi fait d'autres choix et vous répondrai s'il fallait vraiment lister les deux trois priorités à vos yeux on parle beaucoup aussi de l'IGPN jugée partie est-ce que ça compte ou pas ça si on changeait la formation initiale et la formation continue de ce qu'on attendait policiers je suis pour qu'on passe un minimum à 2 ans de formation initiale avant d'aller en posture derrière ensuite je rappelle que c'est Pierre-Jacques s'il avait fait passer un an qui nous avait mis dans le dans le haut du panier de la formation des policiers le retour de la proximité avec la police évidemment et puis un changement de doctrine je veux une politique et d'une police qui soit moins armée que ce soit dans les quartiers ou que ce soit en très compliqué mais évidemment c'est qu'on peut pas y compris en maintien de l'ordre aujourd'hui vous savez que cette semaine pourquoi on a déployé le raid et le GIGN c'est que forcément on avait des individus qui s'est pris quand même du 9 mm euh j'ai vu le raid j'ai vu le le raid dépouillé vous avez une manifestation il y avait zéro à Marseille il y a Mickey mur parce que en face vous avez des gens qui sont armés donc dans les quartiers évidemment le sujet on ne peut pas le nier vous vous croyez que c'est le policier de terrain qui va lutter contre le trafic d'armes et le trafic dessus ça s'appelle la police judiciaire avec des effectifs de la police irresponsable moi je pense qu'on vous mettra pas d'accord ils sont victimes de leur succès ils ont tellement de plainte qu'ils arrivent plus à tout gérer mais ils ont fait un organisme indépendant dans lequel il y a des policiers pour donner leur avis évidemment mais où les policiers ne sont pas majoritaires et ça fonctionne j'ai bien compris que sur la question des armes il y aura pas d'accord sur la le mot de la fin les policiers sont extrêmement contrôlés il faut arrêter de dire que ils font n'importe quoi ils sont extrêmement contrôlés c'est l'administration la plus contrôlée de notre pays donc moi ce que je veux surtout c'est qu'on touche pas les GPS la police récupérer tous les mots de la société également donc travaillons aussi les questions d'éducation travaillant aussi les questions de rénovation urbaine évidemment et à critiquer la police en voulant la désarmer en disant qu'elle est raciste pourtant le ministre a dit que une réforme était possible donc on va se revoir il faut il faut il faut une réforme la question on s'arrête là merci beaucoup vous restez avec moi Catherine Vautrin à bientôt goût analyse