🔴 Macron veut faire les poches aux Français !
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00OuverteRéponse partielle
Est-ce que vous demandez à Alger de renoncer à son projet d'expulsion des agents français ?
- 4:00RelanceRéponse directe
Vous dites que la politique de Macron a privé l'État de 60 à 80 milliards d'euros de recettes par an. Pouvez-vous préciser ?
- 8:00OuverteRéponse directe
Les 40 à 50 milliards d'économies, faut-il les chercher chez les plus riches et les entreprises ?
- 12:00OuverteRéponse partielle
Pourquoi ne pas augmenter le taux de taxation minimale à 20 % pour les hauts revenus ?
- 16:00OuverteRéponse directe
Êtes-vous favorable à un référendum sur l'abrogation de la réforme des retraites ?
- 18:00OuverteRéponse directe
Que faire face à la guerre commerciale de Trump ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:00Manuel BompardChiffre
« Depuis qu'Emmanuel Macron est arrivé au pouvoir, l'État s'est privé de 60 à 80 milliards d'euros de recettes par an. »
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
8h32 sur BFM TV et RMC. Mon invité est ce matin le coordinateur de la France insoumise, député des des bouches du Rô. Bonjour Manuel Bompard, merci d'être avec nous ce matin.
Le gouvernement sonne l'état d'alerte budgétaire et vous me direz dans quelques instants si vous êtes d'accord sur ce constat, l'alerte budgétaire. Vous me direz aussi où est-ce qu'il faut faire des économies, ce que vous proposez en en la matière. Euh mais d'abord un mot peut-être sur ce nouvel épisode euh des relations, allez, on va dire tumultueuses entre Paris et Alger.
Euh l'Algérie veut expulser ce matin 12 agents de l'ambassade de France à Alger en réponse à l'arrestation en région parisienne d'un agent consulaire euh algérien. Ce dernier est soupçonné d'avoir participé à une tentative d'enlèvement d'un opposant. Le ministre des affaires étrangères ce matin dit : "Si la décision de renvoyer nos agents étaient maintenue, nous n'aurons d'autre choix que d'y répondre immédiatement." Manuel Bonpard, est-ce que vous demandez vous aussi à Alger ce matin de renoncer à son projet ?
Écoutez, moi je souhaite queon mette un terme à cette logique de surencher et d'escalade réciproque des uns qui répondent aux autres. Je ne connais pas évidemment l'ensemble des des des détails qui ont présidé d'abord à la mise en détention provisoire de cet agent consulaire, ensuite la réponse de l'Algérie. Je crois que monsieur Retaillot qui a l'initiative de cette surenchère et de cette escalade doit sortir du jeu.
C'est pas son rôle. Il est ministre de l'intérieur, il est pas ministre des affaires étrangères. sur l'arrestation.
Écoutez, je vois que depuis enfin je pense que tout le monde a vu que depuis plusieurs mois maintenant, monsieur Rotaillot instrumentalise la relation entre la France et l'Algérie à des vocations de politique intérieure et à chaque fois qu'il salie cette relation ensuite si il a dit il a repris la parole encore hier sur ce sujet et à chaque fois qu'il a s cette relation ensuite c'est le président de la République ou le ministre des affaires étrangères qui soit obligé de passer derrière. Donc moi, je ne connais pas la nature exacte de ce que l'Algérie reproche à la France et de ce que la France reproche à l'Algérie dans cette histoire. Ce que je souhaite et ce que je demande, c'est que ces discussions-là, elles ne se fassent pas par provocation publique permanente, par surenchère publique permanente.
Je pense que le peuple français et le peuple algérien, ils ont envie de vivre en paix, en coopération et pas à se vivre comme des adversaires tout simplement. Mais pour bien comprendre ce que vous dites Manuel Bonpard et on va pas s'étendre sur le sujet puisé évidemment l'histoire est extrêmement complexe, vous demandez à la France de ne pas répliquer par exemple si Alger décidait d'expulser. demande à ce qu'il y ait pu y avoir une discussion entre le la France et entre l'Algérie pour faire en sorte que ces personnes ne soient pas les personnes en française au à la bassade d'Algérie ne soit pas à l'ambassade de France en Algérie ne soit pas expulsé et que la situation qui a produit cette escalade dû à la démise en détension provisoire de cet agent consulaire algérien soit aussi examiné.
Enfin, écoutez, il y a souvent, il y a parfois euh des désaccords entre la France et l'Algérie comme entre la France et d'autres pays. Ça ne donne pas lieu à chaque fois à la mise sur la place publique et à une logique de surencher permanente à laquelle on assiste depuis plusieurs mois. Il est temps que cette surenchère se s'arrête et que les problèmes quand il y en a soient réglés par la discussion, par la diplomatie comme on l'a toujours fait tout simplement. et sur la place publique euh également ce ce matin, c'est 40 à 50 milliards.
Je reviens de sur le sujet budgétaire euh à trouver pour l'année prochaine, pour 2026 pour retrouver un déficit non pas raisonnable mais moins déraisonnable euh que les années précédentes. On va évidemment parler de ce que vous allez proposer à François Bairrou demain puisqu'il vous réunit au cours d'une conférence des des finances publiques. Mais sur le constat, d'abord Manuel Bonpard, est-ce que vous êtes d'accord avec ce que dit le premier ministre, le ministre de l'économie ?
Il faut faire des économies. Bah, il faut faire en sorte que le déficit euh ne soit pas un déficit de 5,4 % encore l'année prochaine. Ça évidemment maintenant objectif de 4,6 % l'année prochaine pour être pour être précis.
Mais la faute à qui madame ? Enfin, écoutez, euh est-ce que vous savez que le le le niveau de recette si on le prend en proportion du PIB n'a jamais été aussi bas dans ce pays depuis 2010 ? Les recettes, c'est la Est-ce que vous savez, mais pas seulement, les impôts, les taxes, c'est les recettes les recettes de les recettes de l'État.
Est-ce que vous savez que si les recettes de la France étaient restées au même niveau qu'en 2017 quand Emmanuel Macron est arrivé au pouvoir, aujourd'hui le déficit sera inférieur à 3 % du PIB ? C'est la faute d'Emmanuel Macron. Évidemment, c'est la faute et des cadeaux fait euh je je vous vois venir des cadeaux fait au plus rich que vous allez me dire Manuel B.
Écoutez, pardon, mais c'est c'est factuel, c'est pas un point de vue idéologique. Depuis qu'Emmanuel Macron est arrivé au pouvoir, l'État s'est privé de 60 à 80 milliards d'euros de recettes par an. Donc ça c'est c'est factuel.
Vous pouvez le vérifier le chiffre que je viens de vous indiquer. Donc aujourd'hui, on nous dit il faut aller trouver 40 milliards de l'Élysée nous dit ça ça a produit de la croissance, ça a produit la réduction de chemin du nombre de chômeurs, ça a produit ces effets. Ce que Emmanuel Macron appelle cette politique de l'offre, ce que vous contestez.
Mais attendez, regardez les chiffres de croissance ce premier trimestre de l'année 2025, on est presque à zéro. Enfin, c'est ridicule. le chômage est reparti à la hausse.
Donc évidemment, cette politique n'a pas produit de résultat et elle a très largement contribué à appauvrir l'État, à créer du déficit, à créer de la dette publique parce que Emmanuel Macron a fait le choix d'avoir une politique et de multiplication des cadeaux aux plus riches et aux grandes entreprises, aux grandes multinationales et que l'argent qui a été donné aux plus riches et au multinational manque aujourd'hui pour équilibrer le budget de l'État. C'est assez simple comme logique. Si vous voulez un budget à l'équilibre, il faut que les recettes correspondent aux dépenses.
Donc Manuel Bonpard, si je comprends euh bien ce que vous dites, vous dites la réponse est simple, les 40 à 50 milliards, il faut aller les chercher chez les plus riches, chez les entreprises qui font des bénéfices. Regardez 40 milliards, c'est ça que veut monsieur Éric Lombard. Je vous mets deux mesures sur la table.
Ça fait précisément 40 milliards d'euros de recettes supplémentaires pour l'État. Premièrement, ce qu'on appelle la taxe Zucman sur le patrimoine des milliardaires. Ça concerne 147 personnes en France.
Si vous taxez leur patrimoine à hauteur de 2 %, vous rentrez à peu près 14 milliards d'euros par an si elle reste en France évidemment. Mais ça après on pourra en discuter si vous voulez, mais la suppression de l'impôt de solidarité sur la fortune qui avait été justifié à à l'époque comme étant une mesure qui allait permettre que les gens qui soi-disant étaient partis pour faire de l'exil fiscal reviennent finalement il y a eu la suppression de l'impôt de solidarité sur la fortune. Ça n'a eu aucune conséquence de ce point de vue-là.
Première mesure, la taxe Zucman l'impôt sur de 2 % sur le patrimoine des milliardaires 14 milliards d'euros. Deuxème mesure, ce qu'on appelle l'impôt universel, c'est-à-dire le fait que les multinationales qui aujourd'hui ne payent pas l'impôt qui correspond pourtant au chiffres d'affaires qu'il réalisent en France parce qu'ils ont des mécanismes d'optimisation fiscale qui fait que ils ont un chiffre d'affaires très important en France mais finalement le bénéfice qui est déclaré en France et et n'est sans sans aucun rapport avec le chiffre d'affaires. Si vous décidez de taxer les multinationales au regard du chiffre d'affaires qu'elles produisent en France, c'est ce qu'on appelle l'impôt universel Zucman là aussi du nom de l'économiste Gabriel Zucman.
Alors, vous rentrez 25 à 26 milliards d'euros par an dans les caisses de l'État. 14 + 26, si mes calculs sont bons, ça fait 40. Non.
Donc, monsieur Lombard, il a ses recettes. Sauf que ce que je vois, c'est qu'il nous dit précisément que c'est pas ce qu'il va faire. on nevoit pas à la hausse les prélèvements obligatoires, sauf sauf sur les hauts revenus, les personnes qui gagnent beaucoup d'argent euh et qui jusqu'ici avait des des effets d'optimisation, enfin ces 2 milliards aujourd'hui avec un taux d'imposition minimale à 20 %. 20 % de ce que gagnent ces personnes, ça doit être elles ne peuvent pas payer en dessous en terme d'impôts.
Je ne sais pas comment le dire autrement. Elles ne peuvent pas suroptimiser leur ou faire des montages fiscaux. Il y a une notre piste Emmanuel Bontard.
Est-ce que vous souhaitez par exemple que ce taux de 20 % de taxation minimale soit revu à la hausse ? Est-ce qu'il faut aller au-udelà par exemple ? Al attendez, je je vais répondre à votre question, mais d'abord je vais quand même préciser une chose parce que je je vois bien la le langage qu'utilise le gouvernement.
En gros, si vous proposez d'augmenter les recettes de l'État, on vous dit "Vous voulez augmenter les impôts pour faire croire aux gens là qui nous écoutent que c'est leurs impôts qui vont augmenter." Alors qu'en vérité, quand je vous propose une taxe sur le patrimoine des 147 milliardaires ou un dispositif pour que les multinationales payent effectivement leurs impôts en France, pardon, mais aucun français, aucune française aujourd'hui qui nous écoute, à part s'il est dans les 147 milliardaires, va avoir ses impôts augmentés. ou quand même préciser ce pointl parce que je vois bien comment la malhonnêteté du débat public peut conduire à ce que quand nous disons faut augmenter les recettes, on fait croire aux gens que à la fin c'est eux qui vont devoir payer davantage.
Ça c'est la première chose que je veux vous dire. Deuxièmement, le dispositif dont on est en train de parler qui a été introduit à titre normalement exceptionnel cette année péréniser vraisemblablement. Alors manifestement, il y a désaccord entre ce que dit monsieur Lombard et ce que dit madame Monchalin mais bon prenons ministre ministre des comptes partons du principe que il va être effectivement pérénisé.
Je vous l'ai dit tout à l'heure. Bon, pourquoi pas ? Moi, je suis pas évidemment opposé à ce qu'il puisse être pérénisé.
D'ailleurs, on avait fait nous-même des amendements pour qu'il puisse l'être pérénisé. Ces amendements avaient d'ailleurs été adoptés à l'Assemblée nationale quand on a pu débattre. Ensuite, il y a eu un 493, ils se sont assis sur ces amendements.
Mais on parle d'une recette de 2 milliards d'euros. Donc, c'est une recette qui est évidemment très faible. Et on parle quand même d'un dispositif qui qui qui vise à faire en sorte que les gens payent euh même pas l'impôt qu'ils doivent normalement parce que normalement en France, vous savez, l'impôt est progressif.
Et si vous avez des recettes très importantes, vous payez davantage d'impôts. C'est un dispositif qui est mis en place pour dire quelle que soit l'optimisation fiscale qui est mise en place, il faut qu'il y ait au moins 20 % de de taux d'impôts effectif. D'accord.
Mais la dernière tranche de l'impôt, par exemple, sur le revenu, elle est pas à 20 %, à 40 45 et on pourrait d'ailleurs la monter plus haut. Et c'est ce que dit le gouvernement. Il dit à l' à l'inverse ou en tout cas en parallèle ou en miroir à cette mesure, on peut aussi toucher aux niches fiscales.
Les niches fiscales qui permettent précisément d'optimiser ce que vous payez. Bah vous savez, moi j'ai participé au débat à l'Assemblée nationale sur le budget de monsieur Barni à l'époque parce que avec monsieur Baot on n pas eu de débat. Ils disent ça dans la presse mais à chaque fois qu'on arrive très concrètement sur les les niches fiscales vous en Manuel Bpart des niches fiscales là immédiatement à coupé qui permettrait de faire rentrer plus de 3 4 milliards.
Il y a des milliards d'euros de niches fiscales. Bon, il y a des niches fiscales pour l'aide à la personne par exemple qui sont pas du tout bien calibrés. Il y a le crédit impôt recherche dont tout le monde sait aujourd'hui que les entreprises bénéficient du crédit impôt recherche alors qu'en vérité euh parfois ça ne vient pas du tout financer un effort de recherche.
Normalement le crédit impôt recherche c'est pour financer un impôt de recherche. Un effort de recherche. Quand vous voyez l'entreprise Sanofi qui a touché du crédit impôt recherche alors qu'elle a supprimé quasiment l'ensemble des postes de chercheurs en France.
Vous voyez bien qu'il y a un problème avec le crédit impôt recherche. Donc oui, je veux dire, moi je suis favorable à ce qu'il y ait des nouvelles recettes, mais évidemment qu'on peut faire des efforts sur la dépense. Par exemple, on distribue des centaines de milliards d'euros par an d'aide aux entreprises sans aucune conditionnalité, sans sans sans aucune réflexion sur à quoi ça sert, est-ce que c'est bien utilisé, est-ce que ça se traduit par de la conservation de l'emploi ou par de la destruction de l'emploi.
Donc là aussi, on peut faire des efforts évidemment, mais cette logique qui consiste à dire bon augmenter les impôts, on peut pas, venir remettre en cause les aides aux entreprises, on peut pas ou les niches fiscales qui profitent aux plus riches, on peut pas. Et à la fin, la seule solution c'est d'aller voir tout le monde et de vous dire bah il va falloir travailler plus longtemps. Bah ça, pardon, mais c'est une logique dans laquelle je me retrouverai évidemment pas.
Pour l'instant sur les listes fiscal, il y a uniquement celle sur les gardes d'enfants qui est écarté par le gouvernement. ce que vous évoquez dans les s à de la personne, c'est un des item un des aspects de J'ai pris cet exemple mais vous voyez qu'il y a des choses beaucoup plus qui correspondent à des dépenses beaucoup plus importantes. Et enfin, je voudrais dire une dernière chose Naila Latrousse quand même parce que la logique politique et économique qui consiste à faire croire que en réduisant la dépense publique en quelque sorte on va relancer l'économie.
Tout tout le monde sait que ce n'est pas vrai et toutes les études tout toute l'expérience y compris économique c'est c'est c'est ce qu'on a appliqué à la Grèce des plan d'austérité successif à la fin ça s'est réduit ça s'est traduit par une ba gouvernement je rappelle ce que disent Éric Lombard ministre de l'économie ce que dit la porte-parole du gouvernement c'est regarder du côté de la dépense publique mais aussi permettre d'autres recettes soit à travers les niches fiscale soit je l'ai vooqué à travers cette est-ce qu'à un moment on peut quand même regarder les recettes qui sont mises en place dans ce paysuger et savoir si elle fonctionne ou si elle fonctionne pas. Enfin, pardon. Euh le budget de monsieur euh Baï euh l'OFCE qui est pas la France assoumise, l'observatoire français des conjectures économiques dit "C'est une réduction de la croissance de 0,4 points." Donc il y a une logique que tout le monde doit comprendre.
Si vous contractez la dépense publique, si vous contractez l'activité économique, à la fin ça se traduit avec moins de recettes fiscal et donc c'est un cercle vicieux. Et à l'inverse de ça, il faut produire un cercle vertueux. et un cercle vertueux, ça passe par des investissements qui permettent de relancer la machine économique et on en a bien besoin par exemple dans la transition écologique pour donner cet exemple.
Juste comme vous avez évoqué euh à l'instant Manuel Bompard cette idée de de travailler davantage. Euh vous êtes contre évidemment toute nouvelle réforme des retraites qui seraiit mis sur la table par le gouvernement parce qu'on entend cette petite musique montée de il faut travailler plus, les Français ne travaillent pas assez. Non, mais d'abord, je suis évidemment contre une nouvelle réforme qui consisterait à reporter encore l'âge de départ à la retraite ou à allonger encore la durée de cotisation.
Mais je suis pas seulement pour ça, je suis pour revenir sur la réforme des retraites dont je rappelle quand même qu'elle a été passée en force par 493, que 90 % des actifs étaient opposés à au report de l'âge de départ à la retraite à 64 ans et que aujourd'hui quand même que que tout le monde quand même réalise ce qui est quand même formidable d'un point de vue démocratique. Vous avez aujourd'hui une majorité de députés à l'Assemblée nationale qui est pour l'abrogation de la réforme des retraites. On n jamais eu l'opportunité de voter.
Sophie Binet vous lance un appel ce matin dans dans Libération. Elle vous dit euh vous avez la possibilité de vous saisir de la question. Enfin, c'est vrai que vous avez le référendum d'initiative partagée.
Il suffit de 185 parlementaires pour l'initier. Vous avez le compte. Pourquoi pas ?
Mais mais mais parce qu'on a déjà essayé de le faire. Après, moi je veux bien qu'on réexamine les conditions juridiques de le faire, mais vous savez qu'à la fin de la mobilisation contre la réforme des retraites, quand le gouvernement est passé en force par 493, il y a déjà eu deux tentatives de référendum d'initiative partagé sur le sujet. Et à l'époque, le Conseil constitutionnel a considéré que les rédactions qui avaient été proposées ne rentraient pas dans le champ d'application du référendum d'initiative partagée.
Mais évidemment, donc la seule issue, c'est le référendum comme le demande aussi Sophie Binet. Mais non, mais il y a quand même une issue un peu plus simple, pardon. Mais juste le référendum, vous souhaitez ou pas sur sur Mais oui oui, je suis bien évidemment moi je suis tout à fait favorable à un référendum et je suis sûr que s'il y avait un référendum, les Français et les Français voteraient pour l'abrogation de la réforme des retraites.
Mais quand même, enfin quand même, il y a une majorité de députés à l'Assemblée nationale aujourd'hui qui sont favorables à l'abrogation de la réforme des retraites. Peut-être peut-être, je je je me permets de formuler une hypothèse, peut-être qu'en démocratie un jour, on peut laisser les députés voter. C'est c'est peut-être bien dans une démocratie de laisser les députés voter. décrypte le le sous-titre de ce que vous dites Manuel Bompard, c'est que la dernière fois que vous l'avez proposé au cours d'une journée où vous aviez l'initiative des débats, il y avait eu de l'obstruction parlementaire et le texte n'avait pas pu être examiné dans les délais dans les délais imparti quand même formidable.
Je poursuis sur les les la retraite. Est-ce qu'il faut faire contribuer les les retraités les plus riches ? Ceux qui défendent cette cette hypothèse, soit de revenir sur un abattement fiscal dont dispose les retraités, soit de désindexer les pensions de retraite pour les retraités les plus riches, mettre en avant comme argument que aujourd'hui quand vous travaillez, quand vous êtes un actif, vous vivez moins bien que certains retraités.
Bon, moi je dans le statut coactuel, je suis pas pour reporter l'indexation des retraites ou annuler l'indexation des retraites sur l'inflation pour une catégorie de la population. Par contre, dans le financement d'une d'un retour à à l'âge de départ à la retraite à 62 ans et ensuite d'un retour à l'âge de départ à la retraite à 60 ans, je pense qu'une mesure qui consiste à produire une forme de surcotisation pendant toute la vie pour les plus hauts revenus devrait faire partie du panel des mesures qui permettent de garantir l'équilibre d'un système de retraite avec un une âge de un âge de départ à à 60 ans. et impacter aujourd'hui les les retraités, ça me paraît pas non être une mesure nécessaire.
Enfin, écoutez, on a les revenus, on a les ressources aujourd'hui pour pouvoir financer le retour de l'âge de départ à la retraite dans un premier temps à 62 ans et ensuite même à 60 ans. On a ses ressources, on a ses recettes, il suffit d'avoir la volonté politique de le faire. Donc maintenant, il y a des députés qui ont la volonté politique de le faire et c'est complètement incroyable que le gouvernement refuse que ses députés puissent tout simplement voter sur le sujet.
Enfin quand même, on nous a inventé un conclave en nous disant on va faire le conclave et puis à la fin du conclave, peut-être que les députés pourraient voter. Bon, le conclave, tout le monde a compris maintenant que ça a échoué. Et ben peut-être que c'est le temps que les députés puissent voter surorienté leur débat sur le financement de la plus organisation syndical pour être parfaitement exact.
Just quand j'écoute ce que ce que vous dites ce matin, je n'ai aucun doute sur le fait que vous n'arriviez pas à trouver de de convergence avec le le gouvernement à l'issue de la conférence des des finances publiques. Est-ce que ça veut dire que si vos solutions ne sont pas conservées, il y aura forcément une censure. Et qu'est-ce que vous demandez au Parti socialiste ?
J'ai vu que Jean-Luc Mélenchon les tenait pour responsable de de du régime ou de la cure de minceur annoncé par Éric Lombard. Un moment, faut dire les choses franchement. Si le gouvernement de monsieur Baot peut aujourd'hui dérouler sa politique, c'est-à-dire un budget parce que là on parle du budget 2026 mais un budget 2025 qui fait des coupes historiques dans dans le le budget de l'écologie, dans le budget de l'éducation nationale, dans le budget de l'enseignement supérieur de la recherche, de la culture, tout ça c'est cette année.
Bon si ça c'est possible, si les provocations de monsieur Retaillot dont on parlait en introduction sont possibles, si on est dans une situation dans laquelle le gouvernement peut geler comme ça encore 9 milliards d'euros de crédit, c'est ce qu'ils ont fait il y a quelques semaines. Bien parce que ce gouvernement a été laissé en place et si gouvernement a été laissé en place, c'est parce que les censures n'ont pas été votées. Et si elles n'ont pas été votées, c'est la responsabilité du Parti socialiste d'un côté qui ne l'a pas voté et du Rassemblement national de l'autre qui ne l'a pas voté non plus.
Donc évidemment ces gens qui se prétendent des opposants sont responsables aujourd'hui de la politique qui est mise en place convaincre le Parti socialiste de revenir à vos côtés et de de voter la ch. que les les options économiques pour prendre exemple, mais c'est vrai sur tous les aspects de la politique de ce gouvernement qui sont mis en place aujourd'hui cette année et qui sont envisagés pour l'année prochaine nous amène dans le mur et n'ont strictement rien à voir avec les engagements politiques que nous avons pris devant les électrices et les électeurs au moment du des des élections législatives. Donc nous évidemment nous sommes favorables à la censure de ce gouvernement.
Nous avons déjà essayé à cinq reprises. À cinq reprises, nous avons déposé une motion de censure et nous sommes prêts là dans les prochains jours à à déposer une nouvelle motion de censure. Mais comme on n'a pas des motions de censure de manière illimitée, euh nous sommes prêts à déposer cette motion de censure si on a une garantie que au moins tous les députés de gauche la votent.
Manuel Bonpard, un dernier mot euh de la guerre commerciale entamée par Donald Trump qui a encore répété cette nuit qu'aucun pays euh n'est à l'abri, qu'aucun pays euh n'est protégé à l'avenir face à l'augmentation des taxes que les États-Unis pourraient remettre en place. Le ministre de l'économie réunit tout à l'heure un conseil des entreprises pour discuter des effets de de cette guerre commerciale et de la hausse des des droits de douanes. Que fait-on des 28000 entreprises françaises qui exportent aux États-Unis ?
Est-ce qu'on les aide ? Est-ce qu'on les taxe ? Non, évidemment qu'il faut les aider.
Euh et euh il y a différentes mesures à mettre en place pour les aider. Bah évidemment non mais de toute façon il faut aider les moi j'ai j'ai pas de problème à dire qu'il faut aider évidemment les entreprises françaises qui vont être confrontées à une difficulté dû à l'augmentation de ses droits de douane. On verra quelle est l'ampleur exacte puisque Trump avait fait des annonces très importantes.
Finalement, il a annoncé pour l'instant une augmentation de 10 % des des droits de douanes relatifs à la non mais c'est très important évidemment. Donc il y a certains secteurs en France qui sont impactés par cette mesure et par exemple une manière de les aider, c'est de faire en sorte de ramener le prix de l'électricité, de remettre en place un blocage du prix de l'électricité, un tarif réglementé de l'électricité parce qu'on sait que c'est aujourd'hui une très grande difficulté pour la compétitivité de nos entreprises. Et ensuite, il faut des mesures de réponse aux annonces de Donald Trump.
Bon, la France ne fait rien, l'Union européenne ne fait rien, le gouvernement français dit, on a qu'à en profiter pour faire une super zone de libre échange avec les États-Unis. Tout ça n'est pas sérieux. Et je pense que notamment une mesure de réponse, c'est de se concentrer sur la taxation des grandes entreprises du numérique qui constituent l'essentiel de la balance commerciale.
Il y a quelques instants. Manuel Bonpard, merci d'avoir été l'invité de RMC et BFM TV. Il est 8h52.
Yeah.
Manuel Bompard