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Podcast / conversationUnion Populaire Républicaine· 9 juin 2013 70 minAutoproduitActualité / polémiqueEurope & internationalInstitutions & électionsDéfenseÉconomie & entreprises

Les Eurorégions : allons-nous laisser détruire les Nations ? - 4/4

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 8:06Invité politiqueFait
    « Pour changer d'Europe, il faut l'unanimité des États pour changer les traités. »
  • 53:43Invité politiqueFait
    « L'entrée de la Turquie dans l'Union européenne et pas de la Russie, ça veut quand même bien dire ce que ça veut dire. »
  • 55:06Invité politiqueFait
    « Je ne vois pas en quoi l'explication par l'oligarchie explique pourquoi par exemple la Turquie devrait entrer dans l'Union européenne et pas la Russie. »
  • 56:20Invité politiqueFait
    « Moi et ça sera ma conclusion, si vous me le permettez, dans cette réponse que j'essaie de faire un petit peu nuancée parce qu'il y a du vrai, mais je pense que ça n'épuise pas le sujet, mais surtout ce que je reproche, c'est que ça n'est pas opérationnel. »
  • 56:59Invité politiqueFait
    « Moi je veux couper la ficelle. C'est tout. C'est comme si je vous ai dit cet exemple de De Gaulle, c'est comme si quelqu'un est allé voir De Gaulle le 19 juin 40 en lui disant "Vous appelez à la résistance pour chasser les Allemands, mais est-ce que vous croyez pas qu'en fait Hitler est financé par la City ou par la famille ?" Mais on s'en fout. »
  • 57:37Invité politiqueFait
    « Je ne veux pas m'épuiser dans des débats pour savoir parce que finalement quel est le la conclusion opérationnelle que l'on tire de Pierre ? »
  • 59:00Invité politiqueFait
    « La construction européenne, elle est condamnée dans son principe même puisque elle elle revient à séparer les torchons et les serviettes. C'est une conception anglo-saxonne de nature racialiste, je le disais rapidement tout à l'heure, de type apartheid. »
  • 1:07:52Invité politiqueChiffre
    « Nous avons à peu près 5,8 à 6 % de nos adhérents qui sont des expatriés, alors que la moyenne nationale est de 2 % de Français expatriés. »

Temps de parole

  • François Asselineau100 %

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:08
François Asselineau

Je suis à votre disposition pour répondre à vos questions quelles qu'elles soient. Dans le cadre de l'activité de Wall Street qui d'ailleurs avait été entre-temps formaté ou reformaté en université américaine avant d'avoir fonction européenne. Pour ceux que ça intéresse, je voudrais conseiller la lecture de deux livres. Wall Street et la révolution bolchevique d'une part et Wall Street et l'ascension d'Hitler d'autre part. Absolument, je je confirme. Je confirme. Il y a il y a je me permets de vous dire une chose sur cette affaire Anthony. D'abord c'est vrai, vous avez raison, c'est un c'est très intéressant.

Ce qui est intéressant, c'est de voir que ça sort maintenant, enfin ça sort après donc plusieurs décennies. Euh dans notre mouvement politique, certains parfois me disent, m'ont reproché "Mais vous n'allez pas assez loin, vous ne parlez pas de ci, de ça, les Bilderberg, les Illuminati, les Skull and Bones, les chemtrails, les ceci, les trucs et les machins." Bon. J'ai toujours la même réponse, je dis nous essayons d'être ni myopes ni presbytes. Myopes, ce sont les gens qui croient que la scène politique qu'on leur présente à la télé correspond à la réalité. Les Français qui croient que Hollande a tout pouvoir comme comme il le pouvait l'avoir De Gaulle. Non.

Il y a de moins en moins de gens qui le croient d'ailleurs. Voilà la la situation en France, vous connaissez, c'est comment nous sommes voisins. La situation en France est extrêmement mauvaise en ce moment et le c'est un pays qui enfin quand on connaît un peu la France, c'est un pays qui qui est en train de préparer une à à mon avis des événements politiques graves vont t'arriver en France hein parce que le la la la la la tension monte, je le vois dans toutes les couches de la société, quand je vais en province un peu partout. Il y a quand même et d'ailleurs de plus en plus de gens qui viennent m'écouter, ce qui est quand même un c'est quand même un un symptôme. Bon.

Euh mais donc de moins en moins de gens sont myopes. Et il faut pas être à mon avis presbyte, c'est-à-dire toujours chercher plus loin. Vous parlez d'Antony Sutton à juste titre. Mais en 1940 imaginez que quelqu'un soit allé voir de Gaulle le 19 juin, le lendemain du 10 juillet, du 18 juillet en disant "Mais monsieur mon général, j'ai entendu votre discours d'hier, très bien. Mais avant que je m'engage dans la France libre, j'aimerais que vous me parliez de la famille Bush et comment il finance Hitler." Mais c'est pas le problème. Ça sert à ? Un mouvement politique, moi je ne parviens pas. Chacun a son rôle.

Il y a des gens, ils ont raison, des universitaires ont tout à fait raison, je m'en félicite. Euh il y a des 50. Nous nous sommes un mouvement politique. Nous avons comme ambition, elle est élevée, de changer les choses pour de bon. Or changer les choses pour de bon, il y a un moment à partir duquel il faut bah ça y est, on s'engage, on adhère au mouvement politique, on fait et puis on vise et on demande toujours la même chose, hein, ça c'est très important en terme de stratégie, j'allais dire, militaire comme politique, c'est de ne pas être vibrionnant, de pas changer de sujet constamment, c'est toujours toujours toujours la même chose.

Voilà, c'était ça que faisait de Gaulle, c'était ça que la Résistance voulait. La libération du pays. Les gens n'allaient pas voir de Gaulle. Il y a des gens qui me disent "Ah qu'est-ce que vous pensez du mariage pour ? Qu'est-ce que vous pensez de l'énergie ? Et qu'est-ce que vous pensez, vous n'avez pas réagi sur l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes et ?" Mais je dis "Mais attendez, d'abord nous sommes sommes un mouvement qui voulons rassembler à droite et à gauche et au centre. Donc si on commence à prendre des positions sur des sujets clivants bah si si si je prends position sur tout, à la fin je me retrouverai tout seul.

Alors je pourrais aussi dire qu'est-ce que j'aime comme musique et le pain de la Renaissance que je préfère et je vais finir à la fin des fins si tout le monde doit être comme moi, je serai tout seul. Donc nous nous disons il y a des sujets de priorités différentes. La priorité des priorités, c'est de rendre aux Français leur leur les manettes. Tant que les Français n'auront pas les manettes, nous n'arriverons à rien.

J'ajoute d'ailleurs que c'est un problème psychologique puisqu'il en est Je pense que c'est la même chose en Belgique et dans beaucoup d'autres pays d'Europe d'ailleurs, le problème numéro 1 de la France, avant qu'il soit économique, monétaire, social, diplomatique, il est d'abord moral. En France, on a mis dans la tête des Français que ils ne sont que que tout ce qu'ils ont fait, tout ce qu'ils ont été, leur conception du monde et que tout est bon à jeter aux chiens. Rien ne vaut.

C'est comme si vous aviez un enfant et que vous lui disiez jour après jour "Tu es nul, tu es pas beau, tu es moche, tu travailles mal." À 5 ans, 6 ans, 7 ans, 8 ans, tu es même C'est ce qu'on dit aux Français depuis maintenant des années. Mais ça n'existe pas dans l'histoire du monde qu'un peuple se soit redressé comme ça. Je viens d'ailleurs de voir quels sont les pays qui marchent bien. Allez voir donc ce qui se passe en Thaïlande, ce qui se passe en Corée, en Chine et cetera. Dans tous les pays du monde, l'économie ne se développe bien qu'à la condition que les gens, c'est comme un comme un individu.

Un individu n'est heureux, ne prospère que s'il a confiance en lui-même, que s'il voit l'avenir de façon positive, que si ses parents l'aiment et lui ont dit qu'il était intelligent ou intelligente, qu'il était le plus le plus aimé des des enfants et cetera. Bah, c'est la même chose pour un peuple. ? Donc la première chose, c'est d'abord une crise morale qui est formidable. Donc nous, notre objectif, c'est celui-là et lui et lui dire aux Français "Vous avez une possibilité d'en sortir." Notre objectif, ça n'est pas d'aller répondre aux uns et aux autres.

Donc moi, quand on m'interroge sur tous ces sujets clivants, j'ai mon opinion personnellement de citoyen sur tous ces sujets, sur le nucléaire, sur le mariage pour tous, j'ai mon opinion, figurez-vous. Comme tout le monde. Simplement, nous avons C'est un peu comme le CNR, le Conseil national de la Résistance. Si on veut rassembler les gens, il faut qu'on se rassemble sur le plus grand dénominateur commun. Voilà. Je le dis souvent sous forme de plaisanterie.

Imaginez quelqu'un soit allé voir de Gaulle le 19 juin à Londres en disant "Mon général, j'ai écouté votre discours d'hier, c'est vachement bien, mais avant que je m'engage dans la France libre, dites-moi ce que vous pensez du mariage gay." Évidemment, je fais un anachronisme, mais imaginez de Gaulle. Foutez-moi le camp. Voilà. Alors mettons parlons pas du mariage, mais qu'est-ce que vous pensez de l'avenir du du du du houiller du bassin de ? Ou qu'est-ce que vous pensez de la revalorisation des ? Non, mais c'est important ce que je dis, c'est que les ça c'est vraiment assez curieux, c'est que les gens ne se rendent pas compte de la hiérarchie des priorités.

Ce dont nous parlons, c'est de libé c'est de libération. Nous ne sommes pas un mouvement souverainiste, on est un mouvement de libération nationale. On refuse le terme de souverainisme, on ne le connaît pas, c'est c'est un truc. C'est parce que les Québécois, j'adore les Québécois, mais c'est pas ce qu'ils le le meilleur qu'ils nous ont donné, d'ailleurs leur mouvement n'a jamais réussi à avoir l'indépendance du Québec, ça prouve qu'il y a un truc vicié. Nous nous n'aimons pas le l'adjectif de souverainisme parce qu'il rajoute un isme à quelque chose qui est un absolu. Comme si vous disiez "Vous êtes pour la liberté Ah vous êtes pour la liberté, vous êtes un libertiste." Bah non.

D'ailleurs en français, on dit le droit de l'homisme, c'est une façon dépréciative de des gens qui défendent les droits de l'homme, on dit "Oh vous êtes un droit de l'homiste." C'est une façon dépréciative en langue française. Donc dire souverainiste, ça voudrait dire bah que la souveraineté nationale, bon oui, c'est une opinion comme une autre, mais c'est pas une opinion comme une autre. D'abord, ça figure en tête de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 qui fait partie du bloc de constitutionnalité de la France puisque c'est dans le préambule de notre Constitution actuelle. Mais ensuite le titre 1 de la Constitution française, c'est de la souveraineté.

L'article 7 fixe les les partis politiques français doivent respecter le principe de l'indé de la de la souveraineté nationale. Donc nous nous disons c'est un absolu, c'est quelque chose qu'il faut qu'il faut faire qu'il faut faire respecter. Nous sommes un mouvement de libération nationale, il serait pas venu aux gens de considérer que les les Viet Cong au Vietnam ou que le FLN en Algérie était des souverainistes. C'était des mouvements d'indépendance nationale, voilà. Donc c'est de ça qu'il s'agit. Allez-y. Euh j'ai deux questions en fait là. J'ai deux questions si le micro veut bien.

Euh la première est plus importante que la seconde qui est plus anecdotique, c'est pourquoi vouloir sortir de l'Europe plutôt que de la transformer euh dans un sens puisque vous dites dans un sens que l'Europe maintenant est un peu en tain dont l'Amérique tire les ficelles. Est-ce qu'il ne serait pas plus intéressant de couper les ficelles et d'en reprendre le ? Et alors la deuxième question, c'est est-ce que vous avez déjà essayé de faire une page Wikipédia pour l'UPR ou alors est-ce que est-ce que vous disiez que vous n'étiez pas présent sur Wikipédia mais il me semble que chacun peut proposer justement des pages, est-ce que vous l'avez ?

Alors je vais répondre euh par euh les deux questions. La deuxième, oui, j'ai fait nous avons fait deux pages, une page François Asselineau, une page Wiki sur Wikipédia UPR. On l'a fait en 2007, elle a duré quelques semaines, elle était tout à fait selon les critères Wikipédia, c'était pas du tout promotionnel, c'était sur informatif, il y avait quelques lignes et nous avons eu droit en il y a eu l'ouverture d'un procès comme ça s'appelle en non représentativité. Et bon, c'est vrai qu'en 2007, on était très peu nombreux et euh ça a été dans sa grande sagesse un certain docteur Cosmos qui est le tel responsable de l'époque. Pas amusant comme surnom, enfin comme pseudo.

Le docteur Cosmos a décidé que nous n'étions pas représentatifs, nous avons été virés. Donc ça fait maintenant 6 ans, entre-temps on est passé bientôt à 3000 adhérents, on commence vraiment à peser sur la scène politique française et ils ne veulent pas en démordre. Et c'est comme ça, mais nous sommes passés par d'autres voies détournées, nous j'ai donc une page sur Wikipédia anglais où il y a eu un débat d'ailleurs et puis ils ont accepté et puis quand ils voient le flux de consultation, je suppose qu'ils ont dû parce que le problème est-ce que Wikipédia est une encyclopédie comme ils prétendent l'être ou est-ce que c'est un ?

Est-ce que c'est un truc à la Oscar Wilde, un club avec des gens chics à West End à ? Non. Si ça ne leur plaît pas, est-ce que c'est le vous vous, vous savez qu'on vous vous, tout le monde ne vient pas mais si c'est une encyclopédie, normalement dans une encyclopédie, surtout une encyclopédie matérielle, ils sont pas contenus par le nombre de pages de papier. Qu'est-ce que ça peut leur faire d'ouvrir une d'ouvrir ou non une page sur sur notre ? Donc en fait, ils sont en train de tourner en ridicule Wikipédia français puisque nous avons donc une page Wikipédia anglais qui est très consultée, Wikipédia English.

Nous l'avons Wikipédia espéranto, nous avons un adhérent qui nous l'a mis en espéranto. On a une page Wikipédia espagnole. On a une on a ma notice est également sur Wikipédia Russie et sur Wikipédia japonais. Et on va bientôt l'avoir dans d'autres langues. Donc bientôt, je serai sur toutes les pages Wikipédia d'environ, je sais pas, une vingtaine de grandes langues du monde sauf en français. À la limite, je trouve que ça commence à devenir assez chic finalement. Et d'ailleurs, je pense que ça nous rapporte rapporte plus de gens que ça nous en que ça nous éloigne.

Pour l'autre question qui est une question effectivement moins anecdotique, quoi que ce cette cette ce ce ce ce ce verrouillage, cette omerta de Wikipédia français contre nous est quand même très étrange. Euh pour la première question, c'est une question qui est qui est très importante que vous posez. Si j'avais la mais vous allez en plus c'est pas mon ordinateur, je ne sais pas le le manipuler. Euh mais sinon je vous aurais montré une petite démonstration. La démonstration est la suivante. Pour changer d'Europe, il faut l'unanimité des États pour changer les traités. Alors certains disent oui mais il y a des décisions qui se prennent à la majorité. Oui, d'accord.

Mais les traités sont les traités. Le l'article 63 qui interdit toute réglementation, toute restriction aux échanges de mouvements de capitaux, c'est dans les traités. C'est pas un truc à la majorité, c'est il faut l'unanimité pour modifier ça. Il faut l'unanimité pour modifier l'article 123 et qui interdit à la BCE de monétiser une partie des dettes publiques. Il faut l'unanimité pour modifier l'article 121 sur les grandes orientations politiques économiques qui fixent la Commission fixe aux États une politique économique voilà. Il faut l'unanimité pour modifier l'article 42 du traité de l'Union européenne qui met la défense sous la tutelle de l'OTAN.

Donc tous les grands sujets les plus fondamentaux dépendent des traités. Alors pour changer un traité, il faut l'unanimité. Alors, imaginons que nous voulions comme monsieur Mélenchon Non. Disons à quelqu'un de social-démocrate qui dit "Moi je voudrais une Europe social-démocrate." En gros, quelle est la probabilité qu'un État ait un gouvernement social-démocrate plutôt que un gouvernement de droite ? Pour simplifier, je dis 50 % en gros. C'est tout ça est très simplifié ce que je vais vous dire. 50 % Mais pour qu'il y ait l'unanimité, il faut que tous les 27 États au même moment aient tous un gouvernement social-démocrate.

Quelle est la probabilité que 27 États aient le un gouvernement social-démocrate si dans chaque État la probabilité est 50 ? Alors c'est une un tout petit problème mathématique pas très compliqué à comprendre. Je l'ai fait devant l'École polytechnique à Massy-Palaiseau et mes mes étudiants ont été conquis. Donc a priori ça vaut euh mon raisonnement tient la route. Je très simple. 50 % en France. Si c'est la France et l'Allemagne, en Allemagne il y a 50 % aussi par exemple qui a un un gouvernement social-démocrate. Il y a quatre configurations. Soit on a deux gouvernements de droite libérale à Paris et Berlin. Première configuration, ça marche pas.

Deuxième configuration, on a un gouvernement socialiste en France, de droite libérale en Allemagne, c'est le cas actuel, Hollande Merkel, ça marche pas puisqu'il faut l'unanimité. 3e configuration, on a un gouvernement de droite libérale en France, social-démocrate en Allemagne, c'était le cas Chirac-Schröder, ça marche toujours pas. 4e configuration, on a le parti socialiste en France et euh le parti le SPD en Allemagne, là ça va c'est bon. Donc on a 25 % de chance. C'est donc 0,5 au carré. À la puissance 2, puissance du nombre d'États.

Si vous avez Si vous faites ce résultat de proche en proche avec l'Espagne, vous verrez qu'il y a huit probabilités, il y a plus qu'un cas sur les huit, ça fait plus que 12,5, 0,5 au cube. Et vous vous en apercevrez de proche en proche que pour que 27 États au même moment aient tous un gouvernement social-démocrate, ça fait 0,5 à la puissance 27. Ça représente 6h tous les 100000 ans. Et encore, ne s'agit-il que d'une approximation très favorable puisqu'elle ne tient pas compte des divergences des intérêts nationaux.

Je fais comme si les sociaux-démocrates chypriotes, italiens ou français étaient les mêmes que les sociaux-démocrates néerlandais, allemands ou finlandais, alors que par ailleurs ils n'ont pas du tout les mêmes visions du monde ou que le Labour britannique. Le Labour britannique est peut-être plus à droite que le que l'UMP français. Donc vous voyez que rien que là on est à 6h tous les 100000 ans. D'ailleurs, la Commission européenne a dû regarder. Je montrais ça à mes étudiants, j'ai tout ça en machine si vous voulez. Je le montrerai tiens, demain, venez à Enfin si vous avez la possibilité de venir à Bruxelles demain, je le je fais ce raisonnement demain, vous verrez.

Toutes les les preuves à l'appui, vous verrez que la Commission est en situation de cohabitation permanente. Vous avez des sociaux-démocrates, vous avez des gens de droite libérale, vous avez des gens du de l'équivalent du centre, vous avez que ça. Mais avec 27, lorsque les Français ont élu Hollande, croyant passer au socialisme, quelques mois avant les espagnols étaient passés de Zapatero à Rajoy avait fait le chemin inverse. Donc dans les 27, ça ne change rien. Alors ça ce que je vous ai dit, c'était un calcul très favorable.

Maintenant, si vous êtes par exemple un partisan de monsieur Mélenchon, disons d'une gauche bien rouge avec très fort service public, nationalisation, voilà un truc anti un peu anti-OTAN et cetera. Nous on a des colorations un peu comme ça. Moi j'ai une pedigree d'un homme dit de droite parce que j'ai été dans les cabinets de droite. Mais enfin, je crois qu'on a un programme politique qui est peut-être le plus à gauche qui soit comme ça. Mais c'est à la limite la magie de notre UPR, ça ressemble là aussi un peu au CNR. Au CNR, de Gaulle était un homme de droite mais la majorité des gens au CNR, c'est des communistes, socialistes.

Bon, il y avait des gaullistes aussi puis il y avait des gens de tout. Mais il y avait quand même plutôt une majorité de gauche. Je reviens à Mélenchon. J'ai d'ailleurs publié aujourd'hui même un article là-dessus sur euh puisque il y a eu un il y a le syndicat qui s'appelle RMT, le syndicat principal syndicat des transports britanniques, des des ouvriers du transport qui demandent la sortie de l'Union européenne. Alors j'ai dit "Mais qu'est-ce que vous en pensez monsieur ?" puisque lui il traite ceux qui veulent sortir de l'Union européenne de quasiment de Il a dit que ceux qui voulaient sortir de l'euro c'était des pétainistes. Alors qu'est-ce que vous pensez de ?

Bon, qu'est-ce que vous pensez de ? Là, je pars d'un autre principe, c'est pas 50 % je dis, c'est pareil pour les écologistes, les gens qui vous disent "Il faut une Europe écolo." ou pour l'extrême droite qui vous dit "Il faut une Europe une Europe blanche." Je dis que je pars du principe extrêmement gentil, je dis ils ont 15 % de probabilité d'arriver au pouvoir. En fait, c'est pas le cas. La probabilité que monsieur Mélenchon arrive au pouvoir en France n'est pas de 15 % 15 % ça voudrait dire que sa probabilité d'arriver au pouvoir serait de quoi à peu près une fois tous les tous les 6 ans. Pas vrai. Pas vrai.

parti communiste français a été créé en 1920 pas tout à fait mais à peu près la scission de la SFIO au congrès de Tours en 1920, on va fêter le 100e anniversaire, ils ne sont jamais arrivés au pouvoir en 100 ans. Bon, mais je dis même 15 % en France, vous imaginez dans les pays comme la Scandinavie, le discours Mélenchon passe pas du tout. Bon. Mais je mets j'imagine 15 % ou des écologistes que dans chacun des 27 États, il y ait 15 % de probabilité qu'un parti écologiste arrive au à la tête d'une coalition au gouvernement. Ça n'est jamais arrivé nulle part en Europe d'ailleurs, hein.

Il y a des partis écologistes qui ont fait des scores importants dans les pays d'Europe du Nord ou en Allemagne, ils ont fait dans le meilleur des cas 20 % ils sont jamais arrivés en tête d'une coalition. Donc je fais quand même un calcul très gentil, 15 % de probabilité dans 27 États pour avoir une un changement total d'Europe qui serait par exemple une Europe écolo ou bien une Europe qui serait une Europe d'extrême gauche. C'est le même que tout à l'heure mais c'est pas 0,5 à la puissance 27, cette fois-ci c'est 0,15 à la puissance 27. Ça fait exactement une virgule huit secondes tous les trillions d'années. C'est tous les 10 milliards de milliards d'années.

La probabilité statistique que 27 États aient un même gouvernement dont la proba dans l'occurrence de l'accès au pouvoir est de 15 %. Alors vous imaginez pour l'extrême gauche par exemple l'Europe des travailleurs de Madame Laguiller ou de Monsieur Poutou, là la probabilité mettons est de 1 % donc ça c'est ça revient il faut c'est avant le Big Bang, hein. Mais la probabilité que des gens de partis différents aient la même idée européenne Mais non mais c'est ce que je viens de vous dire. Je suis désolé de vous le dire mais c'est une vraiment un c'est une implacabilité statistique ce que je vous dis. Il ne peut pas y avoir d'autres Europe. Point.

D'ailleurs, les gens par exemple très à gauche, je pense à des gens d'extrême gauche, des gens qui étaient il y a dans la France il y a un fort parti communiste. La France et l'Italie et l'Espagne, Portugal avant le avant Salazar et Franco, euh c'est d'ailleurs pas c'est pas c'est pas anodin, c'est des pays de tradition catholique romaine qui ont eu des forts partis communistes. Les pays protestants ont eu des très peu de d'attention de de de de d'appétence pour le pour le communisme. L'Allemagne est un peu entre les deux puisque l'Allemagne rhénane catholique et puis il y a le la l'Allemagne prussienne qui est protestante.

Mais euh on n'a pas eu c'est dans les pays catholiques romains qu'il y a eu un une espèce de transmutation du sentiment catholique qui est qui a quitté l'église pour rentrer dans les dans les cellules du parti communiste. Bon. Les gens qui étaient très communistes en France au meilleur du que des cas en 1947, il y a des grèves insurrectionnelles ou 1948 ou 49, le parti communiste français a atteint son sommeil, il a eu 28 % des voix aux élections législatives. 28 % des voix. Il n'a jamais fait mieux en 100 ans. Et maintenant il y a d'ailleurs il y a plus de parti communiste en France. Enfin s'il y en a un mais il s'appelle pas PCF mais le PCF actuel n'est plus communiste.

C'est un c'est un c'est rien de communiste. Il n'est pas marxiste-léniniste. Bon. Il n'est pas communiste. Je dis à ces gens-là en 100 ans, le mieux que vous ayez eu c'est 28 % mais au même moment au cours des 100 ans qui se sont écoulés, le parti communiste aux Pays-Bas n'a jamais dû dépasser 2 % en Finlande 0,1 % peut-être pas parce qu'il y avait le il y a un moment elle a été finlandisée mais au Royaume-Uni, enfin il y a beaucoup de pays d'Europe du Nord où le communisme n'a n'a n'a jamais dépassé les 3 4 %.

Comment est-ce que vous pouvez imaginer vous alors que la France toute seule n'y est pas arrivée, alors qu'il y avait 28 % de communistes, que vous allez y arriver en vous alliant avec des pays qui historiquement, traditionnellement, sont complètement rétifs à ? C'est dément. Non, mais je vous Non, mais je vous dis ça comme il Je dis pas que vous êtes communiste. Je prends cet exemple. Je dis "Vous voyez, vous ne pouvez donc pas avoir euh un changement d'Europe, parce que je ne sais pas ce que vous avez en l'esprit, mais par exemple, imaginez que vous vouliez une Europe européenne de Gaulle, s'y est cassé les dents.

De Gaulle, qui avait imaginé une Europe européenne qui serait un qui serait antithétique des États-Unis, s'y est cassé les dents. Il avait voulu, c'est pour ça qu'il voulait pas l'entrée du Royaume-Uni, je l'explique dans ma conférence qui gouverne la France, et c'est pour ça qu'il avait essayé avec les Allemands de faire le traité franco-allemand de l'Élysée. Mais les Allemands préfèrent, et c'est ce qu'il a découvert au long des années 60, les Allemands préféraient être avec les Américains qu'avec les Français. Parce que les Allemands ont plus d'atomes crochus avec les Américains pour les raisons que j'évoquais brièvement tout à l'heure. C'est comme ça.

Actuellement, allez donc voir les Polonais, allez voir les Estoniens, les Lettons, ils ils veulent le parapluie américain. Ils le veulent. On peut les comprendre. Si on était Polonais, on aurait un souvenir historique, c'est que ce pays a été partagé plusieurs fois entre leurs voisins de l'Ouest et leurs voisins de l'Est, l'Allemagne et la Russie. Et ils savent, depuis 1940, les Polonais savent que le parapluie que peuvent le parapluie de protection protecteur que peut offrir le le la l'Angle- le Royaume-Uni d'un côté et la la France de l'autre ne vaut rien. Ils avaient espoir en la France depuis que Louis XV s'était marié avec Marie Leszczynska.

En 40, la France a été battue à plate couture. Bon. Donc, si vous étiez Polonais, ben vous souhaiteriez le parapluie américain. C'est logique. Moi, je me mets à la place des autres, voilà. C'est justement parce que je me mets à la place des autres pays d'Europe que j'aime bien, je suis allé dans presque tous les pays d'Europe, c'est parce que je les j'essaie de les comprendre en profondeur que je comprends que nous ne pouvons pas avoir la même conception des choses. Nous n'avons même pas les mêmes mots pour le dire.

Je l'ai expliqué une fois dans plusieurs fois on peut pas avoir une constitution européenne, on peut même pas avoir ça parce qu'une constitution en français si vient du latin cum statuere, ça veut dire se réunir ensemble statuere tout ça ensemble cum. Il y a l'idée de une réunion provisoire où on fixe des règles du jeu d'une façon solennelle puis on peut en changer ultérieurement. Les Français sont d'ailleurs les champions du monde du nombre de constitutions, on adore ça. Français ont été très déclamatoires, les Français adorent jouer, donner des leçons au monde entier et cetera. Ça c'est le côté très français. Bon. Mais les Allemands eux sont tout à fait différents.

En Allemagne en allemand une constitution ça se dit "die Verfassung". Ça vient du verbe français du verbe fassen qui veut dire ligoter avec le préfixe ver v e r qui veut dire définitivement. C'est le lien éternel "die Verfassung". Ils disent aussi "das Grundgesetz", c'est-à-dire la loi fondamentale. Ils disent pas "la constitution", ça n'existe pas. Donc pour un Allemand une constitution c'est une un truc fondamental auquel on n'a pas le droit de toucher, c'est un lien éternel. Il y a pratiquement aucune réforme de la faire de la Deutsche Verfassung de la Bundesrepublik. Le traité le tribunal constitutionnel de Karlsruhe est là pour vérifier l'application à la lettre.

Il n'est pas là comme nous. Lorsqu'il y a eu les traités européens, nous le Conseil constitutionnel en France a dit "il faut modifier la constitution pour tenir compte des traités". Le tribunal de Karlsruhe a dit "non pas du tout". Eux ils font ils veulent faire respecter d'ailleurs ils ont dit que si ça continue comme ça il fallait il fallait que la République fédérale d'Allemagne quitte la quitte la la la construction européenne. Je renvoie à ma conférence de demain à Bruxelles si vraiment ça tout c'est il y a beaucoup de sujets dont je traiterai demain dont j'ai pas du tout parlé ce soir qui à mon avis pourrait vous intéresser parce que justement je parle aussi de ça.

Maintenant les Britanniques, ils n'ont pas de constitution. Ils savent pas ce que c'est. C'est un pays de droit oral. Les Allemands c'est un pays de droit écrit mais les Britanniques c'est un pays de droit oral. Ce que je dis est tellement vrai que lorsqu'il y a eu le débat sur la constitution européenne, monsieur Anthony Blair, premier ministre de l'époque, que les que les agences de com avaient appelé Tony Blair, monsieur Anthony Blair, il y a eu un débat à la télévision et il y a un auditeur qui dit "Mais qu'est-ce que c'est que ? Nous on n'a pas de constitution. Pourquoi est-ce qu'on devrait avoir une constitution ?" Réponse du premier ministre britannique "Ne vous en faites pas.

On a appelé ça constitution européenne pour faire plaisir aux Français parce que c'est leur truc." Mais oui parce que les Français c'est toujours c'est Giscard, euh et puis Chirac, Français ont toujours un côté grandiloquent historique. Oui vous les connaissez, ils sont insupportables sous certains côtés. Et donc ils ont toujours l'impression de refaire 89 ou 1791, notre première constitution, 14 septembre 1791. Voilà, les Français veulent faire acte historique parce que nous on est on aime ça, on est on est un pays latin. Les Anglais sont des gens pragmatiques.

Donc quel est le Et oui, on appelle ça constitution parce que c'est les Français qui l'ont voulu c'est pour leur faire plaisir mais pour nous ça ne change rien, ça n'est qu'un traité international de plus. Il avait d'ailleurs raison. C'était pas une constitution, c'était un traité international. Voilà. Donc vous voyez sur cet exemple-là, entre trois pays fondamentaux, on ne on n'est même pas d'accord sur ce que c'est que ce qu'on veut sur une constitution. On est même pas d'accord. Et ça je pourrais vous le dire par exemple la vision du monde. Quelle est notre vision du ? Quels sont nos Quels sont nos intérêts ? Les intérêts nationaux de la France la tournent éminemment vers les pays du Sud.

En France, il y a 5 6 millions de Français qui sont d'origine maghrébine ou d'origine d'Afrique francophone. Et ce c'est un rythme qui ne va pas en s'a- en s'atténuant. En Allemagne, il y a de plus en plus de gens d'origine turque. En Angleterre, ils sont originaires du sous-continent indien. Il y a des gens qui sont pour, il y a des gens qui sont contre, c'est une autre affaire. Moi, je comme disait de Gaulle, c'est la politique, c'est l'art des réalités. Donc, ça veut dire que la France, que cela plaise ou non, est un pays qui est de plus en plus tourné, dont les intérêts fondamentaux sont tournés vers le sud. Voilà.

L'Allem- l'Allemagne est beaucoup plus tournée vers le monde turcophone et puis vers les pays de l'Est européen. Euh l'Allemagne a a des liens avec les pays baltes très importants, c'était les pays des chevaliers teutoniques, nous on sait pas ce que c'est. Les Français n'ont aucun lien. En revanche, nous on a des liens très importants avec la Tunisie, le Maroc, l'Algérie, le Sénégal, la Côte d'Ivoire, voilà. C'est comme ça. Donc je vais vous conclure en en un mot, je dirais ce proverbe chinois, c'est dormir toute sa vie que de croire à ses rêves. Voilà. Ça ne ça fait 60 ans que ça dure. Euh enfin, plus même depuis la déclaration dite Schuman de 1950, ça fait 63 ans, ça ne marche pas.

Et euh et ça ne marchera pas, je suis désolé de vous le dire. Enfin, en tout cas, c'est mon Vous n'êtes pas obligés de me croire, mais vous savez, c'est exactement ce qui s'est passé avec la construction du socialisme, hein. Ça a duré de 1917 à 1991. Et à chaque fois, c'était pas à cause de la c'était pas parce qu'il y avait un problème de départ, c'est parce que c'était mal appliqué. C'était on allait avoir un autre socialisme, il y avait pas ce socialisme, et cetera. 74 ans, hein. Et puis à la fin, on a dit "Voilà, ça ne marche pas." Ah, c'est pareil, c'est parce qu'il y a pas assez d'Europe, il faut une autre Europe. Voilà. En 1900 euh je montrerai ça dans la conférence de demain.

En 1979, les premières élections européennes en France, le slogan, la fiche du Parti socialiste français Changeons d'Europe. Il y a la photo, hein, je te montrerai demain. 2009, 30 ans après changeonsl'europe.fr La seule différence en 30 ans est arrivée internet. Faut quand même le faire. Quand je montre ça, les auditoires rigolent. Je dis "Ah oui, ça va ça va." Oui madame. Oui, moi j'ai une petite question concernant le traité de l'Union Européenne, l'article 50. Alors, selon vous, quelle est la probabilité pour que cet article soit ?

Si on voit que la situation européenne se dégrade euh on je dirais dans tous les pays, je suppose que ils vont un peu avoir la la bon un peu de être effrayé de de la situation qui va se dégrader et justement essayer de supprimer cet article qui qui justement le Alors permettrait aux pays de de de se retirer de de l'Union Européenne. Alors euh enfin non, je je je vais vous contredire si vous me le permettez. Il faut savoir plusieurs choses. D'abord le droit international s'applique aux relations entre les États d'Europe comme entre tous les États.

Or le droit international dans la Charte des Nations Unies d'une part et dans des docu dans des actes qui on a il y a un il y a un acte très important qui a été approuvé par acclamation de l'Assemblée générale de l'Organisation des Nations Unies le 16 décembre 1966 c'est ce qu'on appelle le pacte des droits civils et politiques des peuples du monde. Ce document a postulé a posé un principe qui est le droit inaliénable des peuples à disposer d'eux-mêmes.

Alors ce droit qui qui surplombe tout le droit interne toute la vie internationale planétaire tous les peuples du monde ont il est reconnu par l'ONU donc par la Cour internationale de justice qui est la Cour suprême en matière de règlement des différents pacifiques qu'un peuple a toujours le droit de disposer de lui-même. La conséquence c'est que il ne peut pas y avoir de traité international qui ne comporte pas de clause de sortie. Alors si un traité ne comporte pas de clause de sortie la cour la jurisprudence internationale considère qu'elle le comporte quand même et qu'il est implicite.

En France, je sais pas ce qu'il en est en Belgique mais en France, nous avons dans un tout autre domaine que dans le domaine du du droit commercial dans le cadre de la protection des consommateurs par exemple, si vous achetez euh une Ferrari ou une Lamborghini un jour et puis que le lendemain vous dites bah tiens en fait, j'ai pas j'ai pas trois francs six sous pour l'acheter, je me suis avancé un peu vite vous avez une semaine pour vous dédire pour revenir là-dessus. Ça c'est ce qu'on appelle la clause Scrivener d'une d'une femme qui s'appelait Madame Christiane Scrivener qui était secrétaire d'État à la consommation en 75. Donc c'est ce qu'on appelle une clause d'ordre public.

Même si le contrat qui vous lie au au comment dirais-je au concessionnaire automobile auquel vous avez acheté la voiture ne comporte pas cette clause elle est réputée exister quand même. Donc si vous êtes devant un tribunal, le tribunal vous donnera raison dans un délai de 8 jours. Donc c'est pareil pour le droit international. Si il y a un traité ne comporte pas de clause de sortie et il y a c'est réputé quand même. Quand j'ai créé l'UPR en 2007, c'était le cas puisque lors du traité de Rome 1957 du traité de Maastricht 1992 du traité d'Amsterdam 1997 du traité de Nice 2000 il y avait pas de clause de sortie. Et ça avait été voulu pour.

On a mis sur notre site d'ailleurs, une vidéo de Jacques Attali qui dit "C'est délibérément qu'on a pas mis de de clause de sortie pour rendre les choses plus compliquées." Il a pas dit impossible. Il a dit les choses plus compliquées. Pourquoi c'est plus ? Ben parce que c'est plus compliqué d'expliquer à des gens que l'on a le droit de sortir si c'est écrit nulle part. Le raisonnement que je viens de vous dire, c'est un raisonnement de juriste, c'est pas un raisonnement très facile à faire comprendre aux gens.

Mais les gens diraient "Oui, mais attendez, c'est écrit nulle part." Ça serait parole contre parole et je serais Donc quand j'ai créé l'UPR en 2007, il y avait pas de clause de sortie. Qu'est-ce qui s'est passé avec cet article ? Il s'est passé que au moment de la Constitution européenne, la fameuse commission Giscard sur l'avenir de l'Europe, qui a commencé après la le le le le le le Conseil européen de Leaken de 2001, donc 2002, 2003, 2004, jusqu'à l'élaboration de la Constitution européenne, l'article 1 bis prévoit que l'Union européenne est fondée sur l'État de droit. Et par ailleurs, la France voulait appeler ça Constitution européenne.

Donc les Français voulaient faire une espèce de grand acte historique très très important en proclamant que l'Europe est un parangon de démocratie, d'État de droit, et cetera. Et puis, il y a des juristes allemands et britanniques, notamment, qui sont quand j'ai le droit, ils disent "Mais c'est quand même un petit problème parce qu'on dit qu'on est un grand État de droit, mais on commence par bafouer le droit puisqu'on ne reconnaît pas de clause de sortie." Il y a donc eu tout un débat dans la convention Giscard sur cette question.

Les juristes faisaient valoir que dans la Constitution de l'URSS de 1936 de Staline, il y avait un article 73, de mémoire, je crois, qui justement prévoyait qu'une République socialiste soviétique pouvait quitter l'URSS. Cette clause de sortie qui était dans la Constitution Staline 36 a été reprise dans la Constitution Brejnev de 1977, puisque le brave Leonid Brejnev en 1977 a voulu se faire plaisir pour le 60e anniversaire de la révolution d'Octobre a fait une nouvelle constitution. Il a repris la clause de sortie de l'URSS.

Moi quand j'étais à l'ENA en 83 on avait des cours de droit constitutionnel sur des constitutions étrangères et je me rappelle très bien que le prof, les gens riaient en disant oui il y a une clause de sortie mais en 1983, les gens considéraient que tout ça c'était du pipo c'était pipo ça ne servait à rien quoi bon c'était c'était on se demandait d'ailleurs pourquoi Brejnev avait conservé cette clause introduite par Staline en 36. Je suis sorti de l'ENA en 85 avec des amis, je suis allé en URSS. Brejnev Gorbatchev est arrivé au pouvoir le 11 mars 85, on y est allé en juillet.

Tout le monde l'Occident entier, je ne sais pas si oui vous vous viviez à cette époque comme moi donc les gens qui qui se rappellent de cette époque qui étaient qui étaient suffi qui sont il y a une partie de gens très jeunes qui n'étaient pas qui vivaient pas à cette époque ou qui étaient inconscients mais en 85 les pays occidentaux craignaient beaucoup l'arrivée de Gorbatchev. Les gens disaient c'est un type beaucoup plus jeune que Andropov Tchernenko, c'est un type qui alors il était à la tête du KGB, qu'est-ce qu'il va ? Donc en 85, je vais en URSS, c'est un pays bon qui était ce qu'il était mais bon qui donnait l'impression de solidité en 91 tout était terminé.

6 ans après et la Lettonie, la minuscule Lettonie en 1990 avait proclamé son indépendance et en sortant l'article 73 de la constitution Brejnev. Celui-là même dont quelques années auparavant à l'ENA les gens rigolaient en disant ça n'aura jamais lieu. Ce que je vous dis là et je crois vraiment important, c'est qu'en histoire il faut jamais injurier l'avenir et que quand vous avez des articles qui existent même si vous croyez que jamais ils seront utilisés, ils existent et ils peuvent être utilisés mis en œuvre un jour.

Et c'est justement pour ça que les que les qu'il y a eu ces grands débats à la Constitution Giscard, c'est qu'il se rappelait très bien qu'il y avait une clause de sortie dans la Constitution Staline-Brejnev, Staline 36, Brejnev 77, et que cette clause de sortie avait fini par être utilisée par la Lettonie. Alors évidemment, si ça avait été sous Staline, Staline aurait envoyé les chars, aurait réduit à néant la truc. Mais on était plus sous Staline. On était dans un univers de de déréliction. Qu'est-ce qui est en train d'arriver en ? En Europe est arrivé est en train d'arriver le même univers de déréliction.

Ce qui est la fin de l'Union soviétique, c'est que même les dirigeants n'y croyaient plus. Mais actuellement, même les dirigeants n'y croient plus à la construction européenne. Même derrière leurs rodomontades et cetera, je connais suffisamment les allées du pouvoir en France, j'ai vu suffisamment de ministres pour vous dire que ils savent très bien que ça marche absolument pas. Ils sont quand même pas cons. Donc ils font ils font semblant. Ils font semblant comme on faisait semblant dans l'URSS finissante, où les blocages étaient insurmontables de partout, mais on n'avait pas le droit de remettre en cause le dogme.

Mais il y a un moment à partir duquel cette nécrose atteint les sommets de l'État. Les gens n'en ont même plus envie, quoi. Voilà. Donc vous voyez, regardez ce qui se passe franchement, la nécrose Enfin il y a il y a avant-hier, il y a quand même deux ministres du gouvernement britannique, Monsieur Philip Hammond, qui est le secrétaire à la Défense, quand même, ministre de la Défense britannique, et Monsieur Michael Gove, qui est le ministre de de l'Éducation, de l'actuel gouvernement britannique, ont appelé à la sortie de l'Union européenne. Ce que je disais moi il y a 6 ans, les gens disaient "Il a fumé la moquette, il est zinzin" et cetera.

Maintenant, ce sont des ministres du gouvernement de Sa Gracieuse Majesté qui le disent. Ah c'est vous voyez que la nécrose va très très vite. Donc moi je dis que je ne pense franchement, je ne pense pas du tout que ce soit le sujet. Ce que je sais en tout cas c'est que il y a eu des grands débats sur cet article. Il y a eu des gens notamment Giscard qui ne voulait surtout pas qu'il y ait cet article parce qu'il savait que ça risquait de mettre la puce à l'oreille et d'offrir évidemment parce que nous évidemment c'est beaucoup plus facile si vous relisez la charte fondatrice de l'UPR. Je ne mentionne pas cet article puisqu'il n'existait pas.

Donc je dis que en vertu du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes on peut en sortir, je cite le pacte de 66. Mais depuis la Constitution européenne a été n'a pas été ratifiée par les Français, vous le savez, puis par les Néerlandais mais en 2008 Sarkozy et puis s'est entendu avec les autres Européens, on nous a imposé le traité de Lisbonne qui a repris les mêmes articles. Or en définitive la Constitution européenne, j'ai oublié de le préciser, les en fait c'est les juristes britanniques et allemands qui avaient emporté le morceau. Ils avaient dit "C'est pas possible.

On peut pas dire français l'État de droit et puis le violer." En plus de ça peut-être que les Allemands et les Britanniques avaient une idée derrière la tête eux-mêmes. En du style parce que je veux par exemple j'expliquerai ça dans ma conférence de d'après-demain à Lille sur l'euro, l'euro n'est pas une monnaie unique, hein, ce qui est très important à comprendre en terme technique, c'est une monnaie commune contrairement à ce que disent les gens. Les monnaies nationales continuent d'exister puisque nous avons tous gardé nos banques centrales nationales et ça c'est les Allemands qui ont voulu.

Il y a toujours une banque centrale belge, il y a toujours une banque centrale une Banque de France, il y a toujours une banque la Bundesbank, il y a pas eu suppression des banques centrales. La BCE n'est que de Alors le bilan de la BCE c'est que 7 % du bilan des banques centrales de tous les pays de la zone euro. C'est un une toute petite structure, enfin il y a du monde mais c'est une toute petite structure en terme financier par rapport aux autres. Et ça ça a été voulu par les Allemands pour qu'il y ait facilement réversibilité. La C'est-à-dire qu'en fait nous avons une collection, je l'expliquerai après-demain, de de monnaies homonymes.

Voilà, c'est des monnaies qui sont des créances sur des banques centrales différentes et qui portent le même nom. Mais le système a été conçu pour que ce soit facile de pas facile pas très facile, il y aura du grabuge mais que ce soit plus facile de revenir en arrière que si on avait tout supprimé ce qui d'ailleurs n'aurait pas non plus empêché, il y avait pas de banque centrale du Kirghizistan ni de la Lettonie sous Brejnev et pourtant dès que l'URSS s'est désintégrée en quelques mois ou années, ils ont recréé leur monnaie nationale, j'expliquerai ça après-demain. Mais c'est quand même devenu un processus facilement réversible.

Donc c'est la même chose, les Allemands ont emporté le morceau, il y a eu l'article 50 qui a été intégré dans la Constitution la Constitution a été a été rejetée par les Français mais lorsque ensuite on a repris le enfin Sarkozy a repris le traité de Lisbonne, il a repris les textes de la Constitution et donc on le c'est comme ça que l'article 50 a été avalisé. Alors évidemment pour nous c'est tout bénéfice parce que maintenant c'est beaucoup plus facile de montrer aux gens l'article que de leur dire mais de toute façon on a le droit d'en sortir quand même. Maintenant c'est un c'est très très c'est en terme politique et médiatique, c'est très fort.

Lorsque je dis aux gens parce qu'avant les gens disaient mais on peut pas en sortir hein. Je vous assure que pendant les premières années les gens me disaient "Mais on peut pas sortir de l'Europe." Alors j'ai dit "Mais si on peut pas en sortir pourquoi il y a un article qui le ?" Ça a été très fort hein. Maintenant vous n'avez plus beaucoup de gens qui disent on peut pas en sortir. En France les journalistes plus personne ne me le dit, on est suivi par beaucoup de journalistes. Voilà. Monsieur.

Je vais vous poser une question sur le le projet d'Arthur de Little Chamber Euh si si ce projet voit le jour, quelles seraient les conséquences économiques et politiques et sociales de l'Europe en fonction de l'équilibre Bah les les conséquences c'est que d'ores et déjà vous savez que nous ne sommes pas maîtres de notre commerce extérieur. C'est-à-dire que d'ores et déjà la France par exemple elle est membre de l'Organisation mondiale du commerce comme tous les autres pays de l'Union européenne mais nous ne sommes pas représentés. Nous nous faisons représenter par le commissaire européen chargé des négociations commerciales multilatérales.

Donc, ça veut dire que c'est un commissaire qui négocie pour 27. Alors, c'est terrible. C'est terrible parce que c'est comme ça qu'on s'est fait fourguer la mondialisation. Comment font les autres pays du ? Les autres pays du monde, ils font alliance à l'OMC entre les pays qui ont le même intérêt, sujet par sujet. Par exemple, la Thaïlande, l'Indonésie va faire alliance avec le Chili, le Canada, l'Australie, la Malaisie dans ce qu'on appelle le groupe de Cairns sur les questions agricoles. Parce qu'ils le disons les mêmes intérêts.

Mais ensuite, sur les sujets par exemple financiers, le Canada ou l'Australie vont être du côté occidental et puis la Thaïlande, la le Vietnam, la Malaisie qui eux sont des pays beaucoup plus fermés avec des ouvertures asymétriques comme je le citais tout à l'heure, eux, ne vont plus être dans un même groupe. Vous voyez ce que je veux ? Alors que nous, on postule que parce que nous sommes frontaliers par contiguïté géographique de proche en proche, on devrait avoir les mêmes intérêts dans tous les domaines, ce qui est faux. Alors, c'est comme ça que la France par exemple est engluée dans cette affaire d'OMC. Pour bien comprendre comment ça marche, l'affaire du textile.

La France avait une industrie textile, l'Espagne, l'Italie, le Portugal. L'Allemagne, l'Angleterre n'en a plus. L'Angleterre, en revanche, elle est elle a des elle a des des des sociétés financières puissantes. Lorsqu'il s'est agi de négocier avec la Chine de l'importation des textiles chinois, auparavant, il y avait des droits de douane très importants, plus des quotas, c'est-à-dire des droits de douane qui renchérissent le prix à l'importation et des quotas, c'est qu'on dit voilà, on importe 400000 chemises, terminé après. Par an. C'est des moyens de régulation du commerce extérieur.

Le commissaire européen chargé des négociations commerciales multilatérales à l'OMC pour le compte des 27 États était britannique. Et il a négocié avec les Britanniques avec les Chinois la suppression non seulement des droits de douane mais des derniers quotas textiles avec la Chine. Il a obtenu quoi de la Chine en ? L'ouverture du marché chinois aux Lloyds britanniques, compagnie d'assurance. Ça c'est typiquement le truc européen. Ça veut dire ? Ça veut dire que vu de Londres, c'est gagnant-gagnant. Les Anglais, qui n'ont plus d'industrie textile, préfèrent acheter du textile en Chine à très bas prix plutôt qu'en France ou en Espagne qui est beaucoup plus cher.

Donc, ils importent désormais sans limite. Et en revanche, le la première compagnie d'assurance au monde, les Lloyds britanniques qui a été créée vers 1570, ont accès au marché des assurances en Chine, première compagnie d'assurance occidentale à entrer en Chine. Tout bénef pour Londres. Donc, les Britanniques qui ne se paient pas de mots, mais qui sont, je rappelais tout à l'heure ce que disait Sir Christopher Soames, ce sont des gens qui savent, qui sont habiles dans les négociations commerciales, donc ils vont s'œuvrer pour leurs intérêts. Maintenant, quels sont les dindons de la ?

Bah, les Français, mais aussi les Espagnols, parce que nous, un, on n'a pas accès au marché des assurances en Chine, on voit le train passer devant nous, et deux, on voit l'arrivée des textiles chinois sans quotas, sans droits de douane, ça tue notre industrie textile qu'on avait encore dans les Vosges ou dans le Nord. Donc, nous, on a tout perdu. C'est ça la magie de la de la de la solidarité européenne. Et en Europe, on va dire oui oui, on a troqué une industrie déclinante, le textile, contre un truc d'avenir, les les services financiers. Moyennant quoi, on se retrouve maintenant en France avec un pays qui ne produit plus assez de vêtements pour sa propre population.

Vous en n'êtes pas les seuls, ce qui est un inouï en terme stratégique, hein. Normalement, un homme d'État, dans tout État, doit veiller à ce que sa population soit autosuffisante d'un point de vue alimentaire et d'un point de vue vestimentaire. C'est le b.a.-ba. Actuellement en France, par exemple, maintenant les vêtements des policiers sont fabriqués au Maroc ou en Chine. Notre armée C'est dingue, c'est dingue. C'est une mentalité, enfin c'est de la folie, c'est la folie collective. Alors maintenant votre question allait au-delà puisque c'était euh marché transatlantique, mais c'est pire.

Parce que ça veut dire que désormais on va se coller sur des décisions fabriquées par depuis Washington. Et comme nous sommes les États-Unis d'Amérique sont une vraie puissance, un pays, voilà, d'ailleurs il a Je rappelle, hein, je fais une incidente parce que j'ai encore débattu de ça l'autre jour là à Lyon, j'avais un contradicteur qui parlait toujours des États-Unis d'Amérique comme du modèle que nous devions suivre. Il me disait "Oui, comme il y a le Texas comme ça c'était le discours de Eisenhower 1951 dans Paris Match, on dit "Oui, la France est comme le Texas." Mais non.

La France c'est justement pas comme le Texas parce que les États-Unis d'Amérique et la et l'Europe n'ont pas du tout la même histoire. Les États-Unis d'Amérique ont été constitués par des gens qui sont arrivés, les pèlerins du Mayflower de 1620, du 11 novembre 1620 ou décembre 1620, ils ont fait une déclaration. Pèlerins du Mayflower, vous ? Les premiers immigrants qui sont venus s'installer en Virginie.

Ils sont venus s'installer aux États-Unis venant d'Angleterre, ils ont fait une déclaration en disant "Pour nous plaçons sous la protection de Dieu, nous nous constituons en une seule en une seule entité civile et politique." Dès le début les immigrants sont arrivés aux dans ce qui allait devenir des États-Unis comme une entité civile et politique, parlant la même langue, ayant les mêmes fantasmes historiques, c'est-à-dire couper les liens avec la vieille Europe, en finir avec les monarchies et cetera, voir une espèce de nouvelle Jérusalem, une espèce de Jérusalem terrestre, de de pays paradis sur terre où chacun pourrait faire fortune sans considération de C'était les premiers Américains, il faut toujours revenir à l'histoire d'un pays ou de ses origines pour le comprendre, c'était soit des escrocs soit des des religieux hein qui voulaient fonder des des espèces d'illuminés religieux ou des escrocs qui étaient à la Tour de Londres, c'est toujours la même chose hein.

Les américains sont toujours des escrocs mélangés avec des religieux. Euh c'est marqué dessus, c'est sur le billet de dollar "In God We Trust". Le le le dollar est une escroquerie en soi, "In God We Trust" c'est quand même de marquer dessus. Vous avez vous avez enfin si vous connaissez un peu les États-Unis, un truc très religieux vous avez dans le Middle West, c'est-à-dire c'est quand même super religieux et bon euh c'est là qu'il y a les mormons, c'est là qu'il y a les quakers, c'est vous avez quand même une grande et en même temps ce sont aussi des ce sont aussi des ce sont aussi des des escrocs. Enfin le le le système financier international est une escroquerie en ce moment.

Donc, les pèlerins du Mayflower sont arrivés en 1620, ils se sont constitués dans un dans un corps civil et politique unique. Après ils se sont répandus sur le territoire en tuant tout ce qui se passait, les Hurons, les Apaches, les Sioux, tatata. Ils se sont répandus et puis ils se sont divisés. Ils se sont divisés un peu comme une famille, il y aurait un un patriarche qui aurait un qui aurait un grand un grand terrain puis après il le partage entre ses enfants, ses petits-enfants.

Mais nous c'est pas du tout la même chose, nous on a des pays qui sont pré-constitués depuis 1500-2000 ans qui ont chacun leur langue, leur histoire, leur religion, leur population, leurs traditions et cetera et qui n'ont rien à voir les c'est un des du monde, il y a il y a pas beaucoup de zones au monde qui sont comme ça, il y a le il y a la peut-être l'Asie du Sud-Est et encore il y a moins.

Sur un tout petit territoire, enfin pas tout petit mais sur quelques milliers disons sur 5 ou 6000 km de large vous avez euh je sais pas 27 ou 30 langues dont des très grandes langues mondiales, l'espagnol, le français, le le néerlandais, l'allemand, l'italien, l'anglais même le polonais euh voilà, le russe, tout ça ce sont des langues importantes, ce sont des histoires. Donc l'idée, c'est pas du tout un système de fission, c'est un système de fusion.

Je le dis dans une autre de mes conférences, dans un cas, les États-Unis, c'était le système de la fission nucléaire, c'est comme une bombe une bombe A, c'est assez facile parce que c'est conforme à l'entropie du monde, la complexification des organismes. Vous répandrez, vous vous divisez, c'est facile. En revanche, avoir des trucs divisés pour les réunifier, c'est impossible, ça c'est le phénomène de la bombe H. C'est la bombe thermonucléaire, c'est ça n'a rien à voir.

Donc, c'est pas du tout de Gaulle avait une façon très simple de résumer ça, il disait à ceux qui lui parlaient des États-Unis pour un, il disait mais on peut pas faire les États-Unis en un, tout simplement parce qu'on ne peut pas faire une omelette avec des œufs durs. Et tout est dit. On ne peut pas faire une omelette avec des œufs durs. Monsieur. Non, c'est vous, oui, oui. Alors, je répondrai plusieurs choses. D'abord, c'est c'est une bonne question, Euh, c'est une question intéressante. Je ne suis pas sûr d'avoir forcément la bonne réponse. Chacun a son point de vue. Je connais Pierre Hillard. D'abord, je dirais, je répondrai un petit peu la même chose que tout à l'heure.

Pierre Hillard n'a pas créé un parti politique, c'est un universitaire, je le connais un peu, hein. C'est un universitaire, il écrit des livres et c'est un espèce de think tank à lui tout seul. Voilà, c'est donc c'est très riche, mais son ambition n'est pas de changer le monde. Il est là à apporter de l'information. J'ai tendance personnellement, il y a des choses qu'il a écrites que je trouve très très bien. Enfin, son analyse par exemple sur l'Europe ethnique, il a été Je me suis inspiré de certaines de ses de ses de ses passages de pour de de lui de certains de ses ouvrages pour la conférence de ce soir. Il y a des choses, il a écrit un très intéressant livre sur Bertelsmann. Bon.

Moi, je lui reproche personnellement, c'est pas un reproche, un reproche intellectuel, si vous voulez, c'est que je trouve qu'il est il est pessimiste. Il est trop pessimiste. Il verse un petit peu parfois dans dans le paranormal, du style il faut qu'il y ait il y a plus que la divine providence pour. Il est Moi, je le trouve trop pessimiste et trop un peu trop parfois un peu irrationnel. La question que vous vous posez par ailleurs, euh, il y a du vrai, mais je pense qu'il n'y a pas que du vrai. Les gens ont un peu tendance trop facilement, c'est comme les Alain Soral et compagnie, à considérer que les États-Unis, ça serait de la gnognotte. Non.

Aux États-Unis, je crois savoir qu'il y a différents centres de pouvoir. Il y a des lobbies très importants qui s'exercent. Alors, il y a certains qui disent le lobby israélien. Oui, il y a un lobby israélien très important, mais il y a pas c'est pas le seul. Il y a le lobby militaire ou industriel, il y a le lobby de l'armée, il y a le lobby des Il y a des quantités de lobbies qui s'exercent et voilà. ? Le lobby bancaire. Le lobby bancaire et cetera. Il y a beaucoup de lobbies qui s'exercent. Moi, ce que je vois, c'est que c'est quand même encore une puissance qui a des raisonnements de puissance de de de de de puissance étatique.

L'entrée de la Turquie dans l'Union européenne et pas de la Russie, ça veut quand même bien dire ce que ça veut dire. Vous ne pouvez pas avec une lecture style oligarchique, il y a des gens qui me disent oui mais en fait bon Poutine tout ça c'est la même chose et puis les Chinois aussi enfin bon. Avec une telle lecture, on comprendrait pas les oppositions, on comprendrait pas Femen, on comprendrait pas les les les Pussy Riot, on comprendrait pas pourquoi la Turquie doit entrer dans l'Union européenne et pas la Russie.

Quand vous lisez Zbigniew Brzezinski qui a qui a un vrai raisonnement de géopoliticien national, il s'agit bien d'un encerclement de la Russie, de refouler la la puissance russe dans l'interland asiatique, ça c'est un raisonnement purement national américain. Qui consiste à donc à à à encercler la Russie par le sud et l'ouest et en même temps de dominer parce que le l'Anatolie est à est au Moyen-Orient ce que le Tibet est à l'Extrême-Orient.

Je disais tout à l'heure vous avez eu ma ma carte avec le Tibet qui peut dominer balistiquement 50 50 % de la population mondiale, la l'Inde, l'Asie du Sud-Est et la Chine, l'Anatolie c'est peut dominer également, c'est le plateau qui permet de dominer le Moyen-Orient et surveiller tout ça. Ça ce sont des raisonnements purement nationaux et je ne vois pas je ne vois pas en quoi l'explication par l'oligarchie explique pourquoi par exemple la Turquie devrait entrer dans l'Union européenne et pas la Russie. Alors maintenant une fois que j'ai dit ça, je n'ai pas épuisé le sujet. Oui, c'est vrai, il y a une oligarchie qui euh les les intérêts aux États-Unis.

D'ailleurs quand moi je dis les Américains, parfois il y a des gens qui me l'ont reproché. Quand je dis les Américains, c'est comme quand je dis les Français ou quand on dit les Allemands, de quoi ?

Bon, les Français c'est il y a des gens qui disent les Français sont des parce qu'ils nous bombardent en Libye par exemple, il y a des Libyens qui disent "Ah, mais le peuple français dans sa majorité est très hostile à ce qui se passe en Libye." Aux États-Unis soi-même, malheureusement, une grande partie du peuple américain est complètement euh lobotomisée par la télé, la Mais vous avez aussi quand même des gens aux États-Unis, moi j'ai des amis aux États-Unis, vous avez aussi des des des Américains qui réfléchissent, il y a aussi des mouvements aux États-Unis, on parle beaucoup de Ron Paul, mais moi je cite dans ma conférence sur le notamment où je parle de l'attribution du Prix Nobel de la Paix à l'Union Européenne, je montre il y a il y a des associations avec des centaines de de d'associations, les vétérans pour la paix, les églises ci, les églises ça, il y a plein de gens qui justement essaient de lutter contre leur propre gouvernement.

Voilà. Donc c'est la c'est ce qu'il faut dire. À mon avis bien sûr, il y a une oligarchie qui euh laissera tomber les États-Unis si les États-Unis se cassent la figure, c'est vrai. Mais moi et ça sera ma conclusion, si vous me le permettez, dans cette réponse que j'essaie de faire un petit peu nuancée parce qu'il y a du vrai, mais je pense que ça n'épuise pas le sujet, mais surtout ce que je reproche, c'est que ça n'est pas opérationnel. C'est que finalement, c'est ce que je disais tout à l'heure quand quelqu'un m'interrogeait sur Anthony Sutton, tout ça est très intéressant. Et ? Moi, que ça soit Pierre, Paul ou Jacques qui tirent les ficelles, je m'en fous, moi je veux couper la ficelle.

C'est tout. C'est comme si je vous ai dit cet exemple de De Gaulle, c'est comme si quelqu'un est allé voir De Gaulle le 19 juin 40 en lui disant "Vous appelez à la résistance pour chasser les Allemands, mais est-ce que vous croyez pas qu'en fait Hitler est financé par la City ou par la famille ?" Mais on s'en fout. C'est pas le problème, pour l'instant il faut limiter C'est un C'est un raisonnement, je reconnais hein. C'est un raisonnement de de J'essaie d'être un responsable politique et je veux une Un moment où je dis il faut limiter la la recherche des causes ultimes, voilà.

On va raisonner politique, nous on veut libérer la nation, la patrie, c'est ce qu'a fait ce qu'a fait De Gaulle, voilà. Maintenant qu'on recherche après, qu'on découvre, voilà, bon, c'est comme on pourrait dire est-ce que Pearl Harbor était un false ? Très bien, tout ça c'est des c'est intéressant. Mais il faut Iket Nouk, en tout cas c'est notre vocation de parti politique faire changer les choses. C'est pour ça que moi je ne veux pas m'épuiser dans des débats pour savoir parce que finalement quel est le la conclusion opérationnelle que l'on tire de Pierre ? C'est c'est là le plus gros reproche finalement que je lui fais. Enfin c'est pas un reproche.

Pas un reproche parce que je trouve qu'il apporte des choses au débat intellectuel. Mais c'est je je ferai un reproche de nature opérationnelle, c'est que je quand on le lit par moment on a envie que j'ai envie de mal à la tête quoi.

Ce qu'il fait, le nouvel ordre mondial la mise en place il résiste ça je il a un fatalisme que je ne partage pas parce que l'histoire de l'humanité l'histoire des hommes est porte plutôt à mon avis je vais peut-être pas vous convaincre mais porte plutôt sur très longue période à l'optimisme parce que je pense quand même qu'il y a une inhérent à l'être humain la recherche de la vérité la recherche de de la liberté c'est quand même des éléments de à mon avis hein, je je peux me leurrer sur l'espèce humaine mais je crois que par le quand même sur très longue période sur les millénaires il y a quand même on va vers une progression une de de la conscience de l'humanité enfin je veux pas employer des termes grandiloquents mais c'est un peu vrai.

Ça me permet quand même de dire un point qui est important c'est aussi la Weltanschauung comme diraient nos amis d'outre-Rhin la vision du monde que nous nous avons. Est-ce que nous sommes dans un un même comment dire une une ère politique où il y a les partis politiques ne ne disent pas ce qu'ils veulent. Nous nous nous avons dit dès la charte fondatrice quelle est notre vision du monde.

Nous nous pensons que d'ailleurs il y a des des quelques auteurs célèbres milieu du début du 20e siècle Sri Aurobindo par exemple qui l'a dit nous nous pensons que dans le monde d'aujourd'hui du 3e millénaire tous les États tous les peuples doivent être en c'est d'ailleurs ce qu'ils sont on n'a pas les peuples sont en contact les uns avec les autres. Nous nous disons que la construction européenne, elle est condamnée dans son principe même puisque elle elle revient à séparer les torchons et les serviettes. C'est une conception anglo-saxonne de nature racialiste, je le disais rapidement tout à l'heure, de type apartheid.

On considère en fait et c'est l'un des paradoxes les plus insoutenables de de de cette construction européenne, les européistes me disent "Nous nous sommes ouverts sur l'étranger, vous voulez vous êtes des nationalistes, vous fermez le vous voulez fermer la France à l'Europe." Mais je dis non, c'est l'inverse. Vous vous êtes des nationalistes blancs européens. Moi je veux ouvrir la monde le monde sur l'universel, c'est d'ailleurs la vocation de la France, c'est d'ailleurs ce qui se passe. Il faut ouvrir les yeux. C'est quoi en Belgique, ça va être comme en ? Les jeunes ou les jeunes ou les moins jeunes, c'est ?

Moi je vois autour de moi, à commencer par moi, moi je suis allé dans le cas vous rappeliez tout à l'heure 85, j'en suis à 92 pays du monde. Moi j'ai un j'ai un neveu qui est en Australie, j'ai j'ai j'ai un Voilà, j'ai des gens qui étaient et moi je vois autour de moi, les gens partent au Chili, aux États-Unis, au Japon, en Afrique, en Belgique et voilà. Il y a pas cette notion de Donc il y a une intrication des relations. Voilà.

Il y a une intrication complète, d'ailleurs j'étais à l'école de management de Lyon, l'école de commerce de Lyon, ils étaient là les étudiants, ils me vantaient les mérites de la de la construction européenne et cetera pour faire face à la Chine et je voyais que des Chinois à l'école. Et c'est qui ? Bah oui, on a un partenariat avec la Chine, c'est génial. Je dis voilà. Arrêtez de fantasmer, nous on est on a des relations avec les Chinois, c'est très bien. J'ai accompagné Chirac à Pékin à plusieurs fois plusieurs fois je suis allé en Chine.

J'avais pendant plusieurs années pendant 2 3 ans, j'avais été le Français qui avait le plus souvent vu Jiang Zemin, c'est le président de la République populaire de Chine à l'époque. Avec Li Peng qui était le Premier ministre, je connaissais toute la hiérarchie la haute hiérarchie chinoise. Avec Chirac, on est reçu à Zhongnanhai, la Cité interdite des dirigeants c'est à Pékin, vous avez le centre de la Cité interdite qui est ouverte aux touristes, je sais pas si vous connaissez, mais c'est très beau. Il y a une partie qui est complètement fermée au au public, qui est la partie où vivent les dirigeants suprêmes du pays.

C'est un peu comme si au château de Versailles, il y avait une aile, l'aile Louis Philippe, où il y avait euh euh François Hollande, Valérie Trierweiler et compagnie. Bon. Il y a bien eu la Pompadour.

Donc, euh nous avions euh on en avait marre de la Chirac est reçu par Jiang Zemin et Chirac bon euh bah je vous la fais courte parce que il y a je vous dis non je vous tiendrai toute la nuit, mais Chirac dit à un moment, il dit voilà euh "Si le président, nous voudrions euh vendre le TGV français, de Alstom, une très grande entreprise et cetera." Et le président chinois qui était là qui faisait semblant de dormir, euh l'empereur derrière le rideau, comme on dit en Chine, qui l'écoute et qui après dit "Ah monsieur le président de la République française, il y a euh quelque temps, j'ai reçu ici monsieur le chancelier de la République fédérale d'Allemagne qui euh me disait grand bien du système haïtien allemand du train allemand euh de chez Siemens." Ce bidon.

Il voit les les Européens arriver les uns après les autres pour dire du mal les uns des autres. D'ailleurs, c'est très bien qu'il en soit ainsi. On fait des alliances, Peugeot Citroën fabrique ses voitures à Wuhan avec euh sa co-entreprise qui s'appelle Dongfeng, c'est d'ailleurs le vent de l'est, pendant que Volkswagen fabrique d'autres euh ses voitures avec un autre co-entreprise chinoise. Moi je trouve ça formidable. Le monde d'aujourd'hui est un monde de il y a pas à faire de séparation entre les C'est d'ailleurs ce qui assurera la paix du monde.

Il y a rien de pire que cette vision européiste qui consiste à dire voilà, les pays européens d'un côté, les pays musulmans de l'autre, mais c'est le contraire en plus de ça, la France elle a des liens extrêmement étroits avec le avec l'Algérie. Algérie le Maroc, la Tunisie et bon, elle en a beaucoup moins un peu elle en a pas mal avec le Liban et la Syrie, elle en a très très peu avec avec ?

Avec avec l' avec Oman, avec le Yémen, elle en a pas beaucoup, elle en a elle en a forcément mais elle en a pas affectivement avec l'Arabie Saoudite, elle en a pas affectivement avec le Soudan, bon et puis il y a d'autres pays qui ont des liens avec les pays du monde arabe, l'Angleterre ou les États-Unis avec l'Arabie et c'est bien. C'est bien mais pourquoi donc vouloir faire l'Europe qui dit aux pays du Maghreb, il faut faire l'Union du Maghreb arabe, ça marche pas plus l'Union maghrébine ne marche pas plus que l'Union maghrébine arabe ne marche pas plus que l'Union européenne. C'est pas c'est c'est c'est pas bien.

Je montre dans ma conférence de demain soir un petit là aussi un petit j'ai fait un peu du racolage non mais demain soir vous verrez j'ai trouvé un site internet qui est tout à fait tout à fait passionnant qui permet de mesurer les liens d'amitié Facebook selon les nations du monde. Et on y découvre des choses vraiment qui sont d'ailleurs conformes à ce que l'on peut imaginer si on a du bon sens mais qui contredisent tous les présupposés de la construction européenne. Par exemple vous savez ce que c'est ?

Bon vous savez les notamment ça ça concernait surtout des gens qui ont moins de 40 ans quoi que bon il y a des vieux bons comme moi qui sont sur Facebook mais disons que c'est plutôt la les jeunes ou les très jeunes générations mais il y a les liens par exemple d'amitié entre les Français et les Allemands sont très très très très faibles hein. Entre les Français et les Lettons, c'est zéro mais entre les Français et les Tunisiens, les Français et les Algériens, les les les les les sphères des sphères c'est c'est énorme.

Bah oui, c'est comme ça, c'est le fruit de des immigrations, des des des des des liens linguistiques et ce qui est intéressant, c'est pays par pays vous voyez qu'il y a des liens par exemple les les les Britanniques sont beaucoup plus concernés, ont beaucoup plus de liens avec les pays comme l'Afrique du Sud, l'Australie, la Nouvelle-Zélande qu'avec qu'avec la Pologne ou la France. Voilà. C'est comme ça. Oui. Bonjour et merci. J'ai une question pour vous, je voudrais revenir sur le prix Charlemagne. Oui, je voudrais revenir sur le le prix Charlemagne dont vous avez parlé tout à l'heure.

Euh un petit peu comme vous en aviez parlé dans une autre conférence concernant le prix Nobel de la paix, j'aurais voulu savoir si vous en connaissiez le le mécanisme pour voir qui composait le groupe qui permettait de voter pour telle ou telle personne pour distribuer ce prix. Je vois que j'ai dans la salle des des gens qui connaissent bien mes mes conférences. Je suis euh flatté et bravo. Euh la réponse malheureusement va vous décevoir.

Non, je n'ai pas je ne sais pas C'est la prise de sa mairie, hein, de la municipalité, je crois, d'Aix-la-Chapelle qui attribue ce prix, mais je suis bon d'or que compte tenu de l'importance politique à très C'est vraiment le le plus grand prix européen qui est donné. Je suis bon d'or que ça doit être surveillé de près. Mais je ne sais pas qui euh effectivement attribue ce ce prix. Il faudrait que je le que je creuse le sujet. Voilà. Pour ceux qui ne le sauraient pas, j'ai effectivement fait une conférence où j'ai en partie décrypté l'affaire du prix Nobel de le prix Nobel de la paix qui est une véritable escroquerie mondiale.

Ça vous Non, ça vaudrait même le coup quasiment de de de faire un ouvrage là-dessus, j'exclus pas de le faire. Ce que je vous propose, c'est que je crois que là les gens commencent un petit peu à s'en aller. Donc je suis moi-même un petit peu un petit peu fatigué. Ce que je vous propose peut-être, si j'ai bien compris, il y a peut-être un petit peu à boire et à manger. Et puis euh qu'on arrête ici. Ah, je voudrais Je suis à votre disposition pour discuter en tête-à-tête. Euh je vous signale, je vais pas vous dire que demain il y a une conférence à Bruxelles ni une conférence à à Lille après-demain, mais je vous vous le tiens quand même.

Je vous signale qu'il y a à la sortie un petit une petite guérite là-bas, enfin c'est pas une guérite, c'est une petite table où on peut vous vendre euh des programmes 3 euros, ça nous coûte 2,97 euros à la fabrication, donc vous voyez qu'on fait pas beaucoup de bénéfices. Éventuellement, je peux vous dédicacer si vous le souhaitez. Vous pouvez également acheter des petites bricoles, des des des dossiers, des des badges. Euh et puis alors surtout le parmi vous vous, si vous souhaitez adhérer à l'Union Populaire Républicaine, et bien vous avez des formulaires d'adhésion, hein.

Les formulaires d'adhésion euh qui sont ouverts l'adhésion à l'UPR est ouverte euh est ouverte à aux gens de nationalité française ou étrangère, la différence est que pour les la nationalité étrangère, ils n'ont pas le droit de vote au moment de notre congrès pour choisir notre nos nos nos nos instances dirigeantes, donc on congresse tous les 3 ans, donc c'est assez assez naturel, nous semblait-il, mais euh c'est ouvert aussi aux gens qui ne sont pas de nationalité française, ils peuvent aussi faire un don s'ils ne souhaitent pas adhérer à notre mouvement. Quant aux Français qui sont expatriés, ils peuvent évidemment adhérer.

Je j'en profite pour signaler une des spécificités de notre mouvement, c'est que nous avons euh un nombre important, une sur-représentation de Français expatriés. Nous avons à peu près 5,8 à 6 % de nos adhérents qui sont des expatriés, alors que la moyenne nationale est de 2 % de Français expatriés. On considère qu'il y a à peu près 1,2 à 1,5 million de Français qui sont expatriés dans le monde, et nous nous avons donc ce qui fait 2 %, nous on a pratiquement 6 % d'expatriés.

On a des expatriés jeunes euh qui sont expatriés aux États-Unis, en Angleterre, enfin le numéro 1, les premiers pays où d'expatriation, c'est Angleterre, Belgique euh Espagne, Allemagne, Canada, au Québec, on en a pas mal. Et voilà, là dans ce sont les nos gros bataillons, mais on a des on a au moins cinq ou six expatriés aux États-Unis. Et puis on en a deux ou trois au Japon, on en a en Hong Kong, en Australie, on en a également dans plein de pays du monde, on en a au Sénégal, on en a au Liban, on en a en Colombie, on en a au Sri Lanka, on en a en Inde, on en a au Vietnam, voilà.

Donc je le signale parce que c'est un point sur lequel j'attire l'attention de de de nos de nos lecteurs, c'est que nous ne sommes pas un parti euh ringard, d'ailleurs il y a la la moyenne d'âge est basse, elle est de 40 ans, on a beaucoup de gens de moins de 30 ans, beaucoup beaucoup beaucoup.

Euh et on a de jeunes expatriés, donc ils sont les premiers à voir sur le terrain que loin de d'être d'être ringard et contraire à la réalité du monde, nous sommes au contraire, on colle à la réalité du monde parce qu'ils sont les premiers à voir à quel point notre pays a a perdu et perd de son euh rayonnement et que les gens dans le monde attendent un retour de la France, non pas comme la puissance dominante, bien entendu, mais comme une puissance d'équilibre face euh face euh au monde anglo-saxon. Voilà. Merci beaucoup.