Racisme envers les élus - 31/03/2026
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
En démocratie, on combat un élu sur ses idées ou sur son bilan, mais quand on attaque un élu pour sa couleur de peau ou pour son origine, ce n'est plus de la politique, c'est du racisme. Pendant longtemps, la République ne ressemblait pas encore à tout son peuple. Aujourd'hui, les choses changent.
Ce qui dérange encore certains, ce n'est pas ce que nous faisons, c'est simplement que nous soyons là. Ces femmes et ces hommes ont été élus par le peuple français. Leur légitimité ne se discute pas.
Elle se respecte depuis les élections municipales. Une déferlante raciste d'une violence inouie s'abat sur un certain nombre d'élus. En particulier le maire de Saint-Dené dans ma circonscription, Bali Bagayoko, dont je salue le calme et la dignité face à ces attaques.
Lorsqu'il prononce ville des rois, l'inconscient de certains journalistes entend ville des noirs tandis que d'autres le comparent à un singe, à un maldominant, à un chef de tribu. Depuis l'élection, ce sont des centaines d'heures d'antennes, des milliers de commentaires haineux d'un racisme décomplexé qui se déverse. Ils lui font un procès en illégitimité sur des bases racistes.
Mais en dénigrant les élus qu'ils ont choisi, c'est toute la population de nos villes qui se sent insultée. Ne soyons pas dupe, ces médias qui pratiquent le lynchage font le choix du séparatisme en dressant les Français les uns contre les autres. Depuis 2 semaines que ça dure, votre gouvernement a été bien silencieux, trop silencieux.
Que comptez-vous faire pour protéger le maire de Saint-I ? Quant allez-vous agir concrètement également contre les médias d'extrême droite qui violent impunément les lois antiracistes de notre pays ? Il faut toujours refuser la violence dans le débat public, la violence physique, la violence verbale.
Le racisme n'est pas une opinion comme l'antisémitisme, comme l'homophobie. Et donc par définition, il tombe sur le coup de la loi. Mais avant de tomber sur le coup de la loi, il tombe aussi sur le coût d'une responsabilité politique collective qui nous revient de rappeler ici sans relâche, nous devons refuser toute forme de violence dans le débat politique et dans le débat public. et la manière dont s'est passé de manière globale et générale les élections municipales ne sont pas une réussite collective.
Ensuite, il y a la responsabilité individuelle. Le maire de Saint-Denis est un agent de l'État et donc il mérite une protection particulière. Et ça, nous le faisons pour les maires mais je souhaite que nous allions plus loin et dès lors qu'il aura porté plainte, je demanderai au préfet de SIN-Denis de se constituer partie civile à ses côtés car une fois de plus le racisme n'est pas une opinion.
C'est à la justice de dire le droit et non pas au gouvernement. Cela va s'en dire. Et c'est l'autorité judiciaire, le parquet pu le siège d'établir les faits
Steevy Gustave