Fast fashion : une régulation est-elle possible ?
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6h30 9h les matins de France Culture Guillaume Herner voilà Marguerite Caton vous connaissez un Conon d'Athène et ben voilà c'est aujourd'hui sa fête vous allez parler d'autres choses vous allez parler d'une mode éthique et écologique vous y croyez est-ce que j'y crois disons j'aimerais y croire que mes vêtements pèsent un peu moins lourd sur mes étagères et ma conscience mon invité la député Anne Cécile violent est convaincu que c'est possible bonjour madame bonjour vous êtes élu de ha vous siégez à l'Assemblée sous les couleurs du parti horizon le parti d'eddoard Philippe et vous êtes la rapporteur d'une proposition de loi visant à réduire l'impact environnemental de l'industrie textile jeudi cette proposition sera examinée en commission du développement durable le 14 mars elle sera discutée dans l'hémicycle en attendant j'aimerais que vous nous racontiez ce qui vous a incité à vous saisir de ce sujet Quel est votre constat de départ Anne Cécile violent le constat de départ c'est déjà une production de de vêtements qui se se déploie de manière assez excessive et tout simplement une consommation ça se traduit par une consommation de de de 3,3 milliards de vêtements cette année et évidemment consécutif à cela une un impact sur l'environnement et notamment 10 % des gaz à effet de serre c'estàd plus que tout le trafic aérien réuni uniquement lié au commerce du vêtement il y a aussi des enjeux sociaux au sens où ces vêtements sont généralement fabriqués avec des conditions de travail évidemment moins protectrices que les nôtres des enjeux sociaux sur le sol français aussi avec des destructions d'emploi importantes vous avez parlé d'écologie j'ajoute les questions sociales et peut-être aussi des questions commerciales parce qu'en fait on fait pas face à cette concurrence non c'est impossible en fait on a on a aujourd'hui justement une une invasion totale de notre marché par ces grandes enseignes qui font qu'effectivement on a des anciennes français qui ferment on le voit hein tous les jours qui ferment les unes après les autres avec des moyens qui ne sont pas du tout mesurés par rapport à ceux qui utilisent ces enseignes vous parlez des conséquences sociales évidemment il y a tout d'abord une réalité pour les pays producteurs où les droits des travailleurs ne sont pas respectés où ils sont exposés à des produits toxiques à différents polluants et évidemment des conséquences économiques très très clair sur notre territoire français et européen vous avez confience conscience que vous vous attaquez à une offre qui répond à véritable désir de la part des consommateurs celui de s'acheter pour quelques euros un t-shirt un peu sayant des basquets à la mode cela ne vous fait pas douter c'est si violent ça ne me fait pas douter du tout en revanche ce que j'entends c'est qu'il va falloir absolument accompagner un changement des comportements et c'est pour ça que cette loi elle se décline en en trois parties trois parties très concrètes très simples la première c'est informer c'est informer le consommateur aujourd'hui l'idée c'est que on accompagne un acte éclairé et responsable d'achat c'estàdire qu'on ne peut plus dire on ne pourra plus dire si on a acheté sur ces anciennes compes c'est pas ce qu'il y a derrière notamment en terme de coût écologique pour notre planète vous l'avez dit votre proposition de loi comprend trois articles qui sont destinés si allz voter à modifier le code de l'environnement le premier vise l'information du consommateur mais il permet aussi de définir en fait la Fast fassion à tracer la limite entre la mode disons acceptable et celle qu'il faut réguler voir bannir comment définissez-vous cette frontière peut-elle départager l'entreprise chinoise Chine des Européens HM Zara du français Etam alors il faut dire qu'effectivement la la définition est assez compliqué il y a des travaux là actuellement au niveau notamment du gouvernement et du commiss du commissariat de général du développement durable et de laad et en fait il y a trois critères majeurs on va dire une production excessive de vêtements sans commune mesure avec ce qui se fait sur notre industrie française ensuite c'est des produits à bas coût justement qui sont liés au volume et une publicité un marketing extrêmement intrusif et agressif donc la définition effectivement l'idée qui revient souvent c'est un seuil de renouvellement de références par jour oui je crois que c'est 7000 références nouvelles quoti peu près ça c'està-dire 900 fois plus qu'une enseigne française et donc vous proposez de définir ensuite par décret un nombre de collections par jour enfin de de nouvelles pièces et ça permettrait de distinguer la mode durable la fast fashion et l'ultra fast fashion oui en fait on distingue l'ultra fast fashion parce que encore une fois on est dans des proportions qui n'ont rien à voir même Ave avec une fast fashion qui est aussi à à combattre et à accompagner hein bien sûr mais mais c'est enans commune mesure donc ces seuils seront fait par décret parce qu'on veut garder une réactivité une agilité face justement à ces ensenes qui elles déploi des trésors de créativité pour pouvoir contourner les règles une fois la définition posée quelle est l'étape suivante taxer un bonus malus écologique ouais la loi le permet déjà aujourd'hui l'idée là c'est de taper plus fort c'est-à-dire que on demande à ce qu'on puisse aller dans c'est dans le cadre de la loi AGEC he la loi anti gaspillage et donc dans le cadre de la responsabilité élargie des producteurs pollueur payeurs c'està-dire qu'on voudrait pouvoir augmenter la pénalité de 50 % du prix d'achat et de suivre une trajectoire qui se concrétise concrétise vraiment par 10 € en 2030 c'està-dire que on puisse le voir très concrètement pour les entreprises un point important de votre second article c'est l'obligation pour les différentes plateformes de vant en d'avoir un mandataire un représentant légal en France qui pourra assumer cette responsabilité élargie du producteur tel que la prévoit la loi pourquoi en avez-vous besoin dans votre entreprise de régulation de ce mandataire alors ce qu'il faut savoir c'est qu'aujourd'hui les entreprises ont la possibilité de nommer un mandataire nous on crante et on exige qu'il a un mandataire mais évidemment c'est parce que ces enseignes là encore une fois échappent à toute forme de réglementation et donc l'idée d'avoir un mandataire en France c'est il serait responsable de l'exécution et du respect de ces obligations réglementaires hier le ministre de la transition écologique Christophe besschu a déclaré que le gouvernement allait soutenir votre proposition de loi les républicains sont aussi sensibles à la thématique le député ver Morel une proposition alternative ils annoncent cependant déjà un point d'achopppement votre article 3 réguler la publicité en faveur de la PH passion et là ça ça devient clivant pourtant c'est au cœur du modèle an Cécile violent c'est au cœur du modèle parce que comme je vous le disais tout à l'heure le troisième critère de définition c'est justement cette publicité extrêmement extrêmement agressive et puis je pense plus particul ement aux jeunes notamment sur les réseaux qui sont sans cesse sollicités en fait cette publicité elle vient tout simplement inciter à une à une surconsommation donc à une période où justement peut-être il faut qu'on on engage davantage de sobriété donc je crois qu'on peut pas se permettre de lésiner il faut absolument faire tomber les masques sur ces industries et donc véritablement interdire toute forme de publicité et pourquoi à votre avis les républicains ne vous suivrai pas sur cette interdiction qu'est-ce qui au-delà de la question politique et des républicains pourquoi cette question riction de la publicité est si problématique alors a priori ils craignent des des des des enjeux par rapport à la liberté d'entreprendre et au au au au risques concurrentiels mais je crois que ces enjeux-là on les a maîtrisé on les a étudié évidemment que c'est une mesure extrêmement ambitieuse mais tout cela se fera évidemment on en a pas parlé mais avec le dans le cadre de l'Europe merci an violent député horizon de Haute Savoie merci beaucoup
Anne-Cécile Violland