L'invité d'Apolline Matin : Face à un "pays fracturé", Marine Le Pen promet un gouvernement d'union nationale - 26/10
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 72 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:27OuverteRéponse partielle
Est-ce que ça veut dire que nous sommes au moment où l'on se parle à la fin du Moyen-Âge ?
- 1:15RelanceRéponse partielle
En 2017, on l'a un peu oublié, mais Emmanuel Macron avait beaucoup dénoncé la vision passéiste du Rassemblement National. Aujourd'hui, la France de la Révolution Française, c'est le RN qui l'incarne ?
- 2:09OuverteRéponse directe
Est-ce que vous estimez que le contrôle a été repris après les mots même du ministre de l'Intérieur, qui reconnaissait avoir perdu le contrôle à certains endroits ?
- 4:42OuverteRéponse directe
Êtes-vous favorable à une augmentation du SMIC pour permettre de rassurer les manifestants et garantir le pouvoir d'achat ?
- 5:50RelanceRéponse directe
Est-ce que vous, RN, vous avez aussi vos proxys d'ultra-droites ?
- 6:31RelanceRéponse partielle
Qu'est-ce que vous répondez à l'accusation selon laquelle les discours d'extrême-droite ont armé le bras du tueur de Trappes ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:16PrésentateurFait
« Marine Le Pen, attendez de prendre de la hauteur face aux violences et au climat du pays et elle a martelé son concept de renaissance. »
- 1:02Invité politiqueFait
« Il y a deux Frances. Il y a les pessimistes et les optimistes. »
- 1:48Invité politiqueFait
« La Révolution, c'est le patrimoine national, c'est la France des Lumières, c'est la philosophie, c'est tout ce qui fait aujourd'hui la République, en quelque sorte. »
- 2:47Invité politiqueFait
« Quand M. Mélenchon et ses sbires prennent Robespierre comme figure emblématique et tutélaire de leur combat, il faut quand même s'interroger. »
- 3:41Invité politiqueFait
« Le contrôle a été repris, mais je vais dire, avec quels effectifs et quels moyens ? »
- 4:24Invité politiqueChiffre
« Si nous continuons tous les week-ends jusqu'à Noël, je peux vous annoncer qu'il va y avoir des faillites par centaines et par milliers. »
- 6:12Invité politiqueFait
« Tous ceux qui font de la violence, leur combat politique, pour moi, qu'ils soient de droite ou de gauche, ils sont à sortir du jeu politique par quelques moyens que ce soit. »
- 6:40Invité politiqueFait
« Je pourrais lui rétorquer que les discours de gauche et d'extrême-gauche islamo-gauchistes entraînent des tueries comme celle du Bataclan. »
- 7:26Invité politiqueFait
« En revanche, j'ai vu un certain nombre de tweets de M. Mélenchon qui ne vont pas dans ce sens, parce que lui joue le chaos. »
- 7:56Invité politiqueFait
« Je les ai vus, ils se trompent de combat, ils se sont toujours trompés de combat. »
Temps de parole
- Marine Le Pen56 %
- Présentateur32 %
- Invité5 %
- Invité 24 %
- ?2 %
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Vous
écoutez R.M.C.
Premier
mitre de campagne pour Marine Le Pen qui joue la carte de l'optimisme. Vous étiez au premier rang. Bonjour Louis Alliot. Vous êtes maire de Perpignan, vous êtes vice-président du Rassemblement National. Hier devant 8500 militants. Marine Le Pen, attendez de prendre de la hauteur face aux violences et au climat du pays et elle a martelé son concept de renaissance. Nous serions à l'aube de la renaissance. Est-ce que ça veut dire que nous sommes au moment où l'on se parle à la fin du Moyen-Âge
?
Écoutez, de par le désordre qui règne, on pourrait en tout cas le croire. Mais après le désordre,
il
y a eu une période faste, une période apaisée, une période de progrès sociale, économique, artistique, etc. Donc je pense qu'effectivement, tout laisse à penser aujourd'hui que beaucoup de choses sont perdues. Et en fait, les gens veulent être optimistes.
Ils
ne veulent pas rester dans cette espèce d'essence. Ils veulent l'être, oui. Oui, c'est déjà important. Mais peuvent-ils l'être ? C'est déjà important parce qu'entre tous ceux qui souhaiteraient la guerre civile et le chaos et tous ceux qui veulent que les choses se mettent en place, qu'il y
ait
un retour à l'ordre et qu'on redémarre en quelque sorte une période pour la France importante, il y a deux Frances. Il y a les pessimistes et les optimistes. Moi, je pense qu'il faut être dans celle des optimistes.
Justement, en 2017, on l
'a
un peu oublié, mais Emmanuel Macron avait beaucoup dénoncé la vision passéiste du Rassemblement National. Il avait beaucoup parlé d'histoire, exactement comme Marine Le Pen, du coup, qui emploie un mot qui n'est pas anodin, Renaissance. Et Macron s'était fait le champion de la Révolution Française. Aujourd'hui, la France de la Révolution Française, c'est le RN qui l'incarne ? Écoutez, moi,
je
suis plus prudent sur la Révolution Française. Je m'en
doutais. Voilà, parce que certes, c'est celle qui a ouvert le monde, on va dire, entre guillemets, parce qu'il y
aurait
beaucoup de choses à dire, moderne d'aujourd'hui, mais c'est aussi celle du chaos, de la guerre civile et des génocides, notamment le génocide vendéen. Donc voilà, la Révolution, c'est le patrimoine national, c'est la France des Lumières, c'est la philosophie, c'est tout ce qui fait aujourd'hui la République, en quelque sorte. Mais il ne
faut
pas oublier le passé. La France est une France glorieuse, qui a une histoire millénaire, et il ne faut rien oublier de tout ce qui a fait la France.
Et c'est là-dessus qu'il y
a
aussi un clivage aujourd'hui, c'est-à-dire que la semaine dernière,
on
entendait Mathieu Pigas, proche de la France insoumise, qui se réjouit du 21 janvier,
c
'est
-à
-dire la mort du roi. Il estime que c'est un jour de fête.
Ces gens-là sont
contre
la peine de mort, sauf pour quelques-uns. Quand ça ne leur plaît pas, ils sont pour la peine de mort, et quand
ça leur plaît, ils sont contre. On est contre
la peine de mort,
non
?
On est pour la perpétuité réelle dans le programme du Rassemblement national. Non, mais je parle de ces gens qui sont vraiment des militants contre la peine de mort, sauf quand il s'agit évidemment des pages de...
Non,
mais quand vous dites ça, on a presque l'impression que vous dites que bon...
Non, mais c'est pour montrer que la gauche est toujours systématiquement prendre ce qui l'arrange, voilà. Mais il n
'y a
pas que M. Pigas, quand M. Mélenchon et ses sbires prennent Robespierre comme figure emblématique et tutélaire de leur combat, il faut quand même s'interroger. La constitution de 1793, c'est la terreur. Et après, je dirais à M. Mélenchon, soyez prudents quand même, parce que Robespierre, il n'a pas très bien fini quand même.
Robespierre a fini lui-même guillotiné en effet. C'est votre campagne, Arthur Chevalier.
C'est une campagne qui
commence sous le signe aussi de l'histoire.
Mais je trouve ça génial, et d'ailleurs, ça veut quand même dire que l'identité française, c'est au cœur de cette campagne.
Avec une question évidemment, deux en particulier dans ces dernières semaines. L'une, ce sont ces manifestations à répétition, avec le chaos d'il y a une semaine, les manifestations du 17, l'ordre de retour le jour du 24, avec des manifestations qui se sont globalement bien passées. Est-ce que vous estimez que le contrôle a été repris, après les mots même du ministre de
l
'Intérieur, qui reconnaissait avoir perdu le contrôle à certains endroits ?
Le contrôle a été repris, mais je vais dire, avec quels effectifs et quels moyens ? Moi, j'ai vu à Perpignan, le premier week-end,
c
'est assez mal passé, ça s'est mieux passé là, mais avec je ne sais combien de policiers dans les rues, il y avait 100 policiers municipaux et autant de polices nationaux, pour 200 individus qui ne viennent que pour casser. Les cortèges se passent bien, il faut dire, et derrière, il y a des bandes de racailles, de voyous, d'anarchistes, qui viennent semer le chaos, et qui vont, dans les centres-villes, attaquer les mairies, les commissariats, les commerces.
Or, les commerçants, aujourd'hui, sont une catégorie sociale en grande difficulté, en grande souffrance, et si nous continuons tous les week-ends jusqu'à Noël, je peux vous annoncer qu'il va y avoir des faillites par centaines et par milliers, et là, ce sera encore plus grave pour la société française. D'autant plus, on
est tous d'accord ici sur le plateau pour espérer le retour à la paix sociale, le gouvernement a annoncé réfléchir à une augmentation anticipée du SMIC, pour rétablir, pour tenter de trouver cette paix sociale. Êtes-vous favorable à cette mesure ? Êtes-vous partisan d'une augmentation des salaires pour permettre de rassurer les 500 000 manifestants de
samedi dernier
et
garantir le pouvoir d'achat ? Tout ce qui
ira, pour avantager le pouvoir d'achat, il faut le prendre. Donc, vous êtes favorable à cette mesure ? Oui, mais aussi sur l'essence. Arrêtons avec la TVA, faisons-le. L'essence, aujourd'hui, c'est cher, ce n
'est
pas un produit de luxe. Déjà, atteindre ces choses
-là.
Augmenter le
SMIC n'est pas un coût direct et indirect pour, justement, les commerçants que vous défendez, sur les cotisations patronales, sur les charges, sur les impôts. Moi,
je pense que ce n'est pas la bonne solution, puisque ça va aggraver la feuille de paix, les charges patronales, en quelque sorte, et du côté des patrons. Mais, moi, je dis aujourd'hui, au regard de la situation, tout ce qui va en faveur du pouvoir d'achat, il faut le faire. Car il y a beaucoup, des millions de Français, qui ne bouclent pas les fins de mois.
Louis Alliot, hier, à Montpellier, à Dijon, enfin, samedi précisément, Montpellier, Dijon, Nice, Nancy, Rouen, Tours, il y a eu des affrontements avec des groupuscules d'ultra-droites. On a parlé, autour des dernières manifestations et des violences, des proxys d'ultra-gauche, qui seraient des proxys, c'est-à-dire, en quelque sorte, des mouvements satellites de LFI. Est-ce que vous, ORN, vous avez aussi vos proxys d'ultra-droites ?
Mais le risque, c'est que les givrés d'extrême-gauche entraînent les givrés d'extrême-droite. Ça, tout vrai, était le risque. Moi, j'en ai eu conscience depuis longtemps. Et ça existe. Ils sont moins nombreux
que
les givrés d'extrême-gauche. Mais ils existent. Et ils sont
tout aussi givrés, vous les condamnez tout autant.
Ah oui, il n
'y a
pas de souci. De toute façon, tous ceux qui font de la violence, leur combat politique, pour moi, qu'ils soient de droite ou de gauche, ils sont à sortir du jeu politique par quelques moyens que ce soit. Ça, il faut quand même le dire.
Le
maire de Trappes estime que les discours d'extrême-droite, décomplexés, à la fois des hommes politiques, mais également parfois sur les plateaux de télévision ou de radio, ont armé, en quelque sorte, le bras du tueur de Trappes. Qu
'est
-ce que vous répondez ?
Qu'il instrumentalise ce qui s'est passé chez lui. Et je pourrais lui rétorquer que les discours de gauche et d'extrême-gauche islamo-gauchistes entraînent des tueries comme celle du Bataclan.
C
'est-à-dire
?
Ça favorise, là aussi, la diffusion dans la société française d'idées qui sont contre la démocratie, contre la République, au bénéfice d'une religion, et que quand c'est poussé à un radicalisme excessif, ça peut conduire à des tueries de masse comme celle du Bataclan.
Est-ce que vous redoutez une forme de guerre civile, d'opposition des uns contre les autres
?
Ah oui, non mais c'est le problème, c'est pour
ça que... On avait tout à
l
'heure Alain Jakubowicz, président d'honneur de la LICRA, qui disait, au fond, notre société fabrique des
salauds dans
une opposition des uns contre les
autres. Non mais
je pense que ça
a toujours existé. Mais la responsabilité des hommes politiques, c'est de pacifier tout ça. Et je pense que le discours de Marine hier a été un grand discours d'optimisme pour pacifier la situation. En revanche, j'ai vu un certain nombre de tweets de M. Mélenchon qui ne vont pas dans ce sens, parce que lui joue le chaos. Il ne peut arriver que dans le chaos. Sinon, il est ultra minoritaire, et ses idées sont clairement minoritaires dans le pays. Donc ce n
'est
pas la démocratie qui sauvera M. Mélenchon, c'est le chaos qui pourrait sauver M. Mélenchon.
Des militants juifs de l'UEJF, l'Union des étudiants juifs de France, ont tenté de déployer une banderole pendant le discours de Jordan Bardella. Ils ont été pris à partie, ils disent avoir été frappés par votre service d'ordre. Qu
'est
-ce que vous avez à rajouter ?
Écoutez,
je les ai vus, ils se trompent de combat, ils se sont toujours trompés de combat. Ils font partie des gauches, des gauchistes, mais vous avez à l'inverse le mouvement des étudiants juifs de France, qui est son pendant à droite, qui leur reproche leur proximité avec l'extrême-gauche.
Vous
estimez que c'est un groupuscule d'extrême-gauche quand ils disent les propos de Jordan Bardella, pour lesquels il n'y a pas eu d'excuses
? Et moi, je leur
reproche, et leur mensuétude à l'égard de M. Mélenchon et des sbires d'extrême-gauche.
Louis Allion, une dernière question sur Parcoursup, parce que vraisemblablement, cette après-midi réunion prévue entre Sébastien Lecornu et les organisations lycéennes, faut-il mettre fin à Parcoursup
? En tout cas, il faut le revoir de fond d'un corbe. Je ne sais pas comment on peut faire ça numériquement parlant, mais effectivement, c'est un point de cristallisation du débat qu'il faut revoir de A à Z.
Merci Louis Allion d'avoir répondu à nos questions ce matin. Vous êtes maire de Perpignan et vice-président du Rassemblement National, réélu d'ailleurs hier deuxième par les militants du Rassemblement National. Il est 7h49.
Marine Le Pen