Jordan Bardella sur RTL : « Rien de sain ne pourra émerger de la situation actuelle »
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
RTL Matin Thomas Auto 18h16 club de fin pour le gouvernement de François Bairou qui ira à la mi-journée remettre sa démission au chef de l'État. Comme on s'y attendait, le premier ministre n'a pas obtenu la confiance des députés hier. La dissolution n'est pas une option mais une obligation a dit Marine Le Pen.
Et ce matin, Marc Olivier, vous recevez le président du Rassemblement national Jordan Bardella. Bonjour Jordan Bardella. Bonjour monsieur Fogiel.
Bonjour aux Françaises et aux Français qui nous écoutent. Retour donc à la case départ. Pas de premier ministre, pas de majorité à l'Assemblée, un pays endetté à hauteur de 3 milliards 300 millions d'euros.
D'abord, est-ce que vous avez fait la fête hier soir avec Jean-Luc Mélenchon entre artisan du chaos comme dit François Baou ? Non, je n'ai pas fait la fête, encore moins avec monsieur Mélenchon. Pourtant, vous avez les mêmes objectifs parce que je vais vous répondre parce que l'heure est extrêmement grave et que la situation dans laquelle Emmanuel Macron et l'ensemble de ses soutiens depuis 2017 ont mis notre pays fait peser un risque aujourd'hui à la fois d'instabilité et d'incertitude dans le quotidien des Français, dans le quotidien de nos chefs d'entreprise.
Mais en faisant tomber le premier ministre hier ou en tout cas qu'on y contribuant, est-ce que cette instabilité que vous décrivez, vous n'avez pas tendance à l'alimenter ? C'est ce que disait tout à l'heure à Thomas Yel Brunp. Non, pas du tout.
Nous avons protégé les Français de 20 milliards d'euros d'augmentation des prélèvements obligatoires dans un pays qui a déjà les prélèvements obligatoires parmi les plus élevés des économies développées. Nous avons empêché notamment la suppression de deux jours fériers dans ce budget bairro qui apparaissait comme un scandale pour beaucoup de nos compatriotes qui travaillent et qui en ont un petit peu assez que on ne fasse pas d'économie dans la mauvaise dépense publique, dans l'augmentation de la contribution de la France au budget de l'Union européenne, dans la fraude, dans le coût de l'immigration par exemple et qu'on demande des efforts toujours au même. Mais donc concrètement puisque aujourd'hui on est à J + 1 et maintenant comme le dit Thomas on fait quoi ?
Donc je faisais une allusion tout à l'heure à LFI puisque vous avez la même ambition bah faire partir le chef de l'État. Non, est-ce que vous allez voter la la motion de la motion de destitution proposée par LFI ? C'est pas Jean-Luc Mélenchon que vous avez en face de vous ?
Je sais bien, c'est Jordan Bard. Moi, je suis président d'un mouvement politique qui est arrivé en tête à la fois au premier tour et au deuxème tour des dernières élections législes. Ça vous empêche pas d'avoir des intérêts comme euh pas du tout. et monsieur Mélenchon que vous citez beaucoup et monsieur Macron se sont mis autour d'une table pour priver le pays d'une majorité et pour faire ce qu'ils ont appelé le Front républicain, c'est-à-dire empêcher le Rassemblement national d'avoir 289 sièges à l'Assemblée.
Nous avions dit à l'époque que cette situation allait provoquer un blocage institutionnel. Nous nous retrouvons depuis 1 an dans cette situation de blocage institutionnel. Par conséquent, la situation dans laquelle nous sommes n'est pas une fatalité.
Et moi je viens de dire que si on ne dissou pas l'Assemblée nationale, si on ne revient pas de les devant les Français d'une manière ou d'une autre, c'està-dire soit par la dissolution du Parlement, soit par la démission du président de la République et par l'organisation d'une nouvelle élection présidentielle qui pourrait permettre au pays de retrouver non seulement un cap, une majorité, mais de la stabilité. Alors, je ne vois pas comment quelque chose de sain pourrait émerger d'une situation où encore une fois, je le dis et je le redis, nous n'avons aucune responsabilité. Monsieur Baïrou, monsieur, monsieur Baou et j'en termine.
Monsieur Baou, il est bien gentil mais il est venu hier présenter ses dettes. Il est responsable de la situation avec Emmanuel Macron en spectaculaire depuis On prend point par point. Vous dites le départ d'Emmanuel Macron.
Est-ce que vous allez voter la motion de destitution proposée par LFI ? Cette motion de destitution n'a aucune chance d'aboutir au regard de l'état actuel des forces du Parlement. Donc la différence avec la France insoumise, c'est que moi je suis attaché à l'ordre républicain, à la stabilité du pays et que je ne veux pas le chaos.
Or, monsieur Mélenchon, il veut le désordre, il veut l'implosion du pays et il veut abîmer la cohésion. Mais elle n'a aucune chance d'aboutir parce qu'il faut, vous savez, une partie dévaie des voix au Sénat. Donc ne m'entendons pas au français.
La question c'est est-ce qu'on ront oui ou non avec le macronisme ? Et donc depuis 2017, Emmanuel Macron, il suit une doctrine qui on ne change pas une équipe qui perd. Et moi, je viens dire que aujourd'hui, si un nouveau gouvernement veut avoir une chance d'aboutir à des mesures concrètes pour le pays et un retour de la stabilité, il faut évidemment euh qu'il rompe avec le macronisme.
Vous avez entendu Gabriel Atal proposer une solution, un négociateur qui ne soit pas un premier ministre, les partis autour de la table avec ce négociateur, vous vous mettez d'accord sur les compromis à faire et ensuite un premier ministre issu des compromis porte ce budget. finalement pas euh qui mais quoi d'abord et qui après ? Euh est-ce que vous allez vous asseoir à cette table de négociation si c'est un négociateur ?
C'est dommage que monsieur Atal il ait pas été premier ministre et ministre du budget puis ministre attention les renversé aujourd'hui. Non non je pense qu'il faut arrêter de raconter n'importe quoi. Donc il y a pas de négociateur à avoir il y a pas de tierces personnes d'un gouvernement technique qui viendrait mettre en place des projets pour quelques mois.
Il faut revenir devant les Français. Les Français ils ont des problèmes de pouvoir d'achat. Les Français, ils ont des problèmes d'insécurité.
Les Français, ils ne supportent plus qu'on demande des efforts toujours au mêmes et qu'on vienne augmenter les impôts sur les gens qui bossent ou leur supprimer des jours fériers pendant que de l'autre on a des des éléphants dans le salon. Pour vous, c'est personne ne voit. Mais pour vous, en clair, parce que il faut qu'on avance pas dans l'interview mais dans le pays, en pour vous c'est dissolution ou rien.
Ça veut dire que tous les prochains premier ministres proposés par Emmanuel Macron, vous faites du baltraape, vous les plantez. Je pense qu'il faut que vous arrêtiez, pardon, mais d'avoir une lecture caricaturale des choses. En même temps, elle est un peu caricature.
La vie politique. Si je faisais du bal trap, ben engagez-vous. Peut-être que vous seriez élu et vous porteriez la rupture que les Français attendent.
Monsieur Fael, si on jouait au baltrap et avec la stabilité du pays, on aurait censuré monsieur Baou dès son arrivée à Matignon. C'est ce qu'a fait la gauche. La gauche vote motion de censure tous les deux jours.
Nous nous avons pris nos responsabilités en protégeant le pays l'an dernier en faisant tomber monsieur Barnier pour protéger le pays d'une augmentation de 40 milliards d'euros des prélèves obligatoires qui auraient eu des conséquences dramatiques sur la vie des français. Av ça veut dire que vous êtes prêt à finalement étudier ce que proposera un prochain premier ministre en toute en en en toute objectivité. Bon, je suis prêt à finir une phrase.
Nous avons obtenu l'an dernier, au début de l'année 2025 une baisse et facture d'électricité pour 25 millions de français grâce à notre action au Parlement. Nous avons empêché que des médicaments soient déremboursés et nous avons obtenu dès le début de l'année la réindexation des pensions de retraite. Monsieur Bairou est arrivé.
Nous avons dit à monsieur Barou, nous vous laissons l'opportunité parce qu'encore une fois nous sommes des gens responsables de rompre avec le macronisme à partir du moment où monsieur Baou et son gouvernement les LR compris poursuivent la politique qui est menée depuis 7 ans et que les Français ont rejeté dans les alors à ce moment-là nous protégeons non seulement nos électeurs mais nous protégeons le pays. Donc si le prochain premier ministre, si monsieur Macron fait le choix de nommer un nouveau premier ministre, alors ce premier ministre n'a aucune autre possibilité que de rompre avec la politique qui est menée depuis 8 ans auquel cas les mêmes causes entraîneront les mêmes conséquences et entraîneront par définition une censure du gouvernement. On a besoin de stabilité, on a besoin d'un budget, plutôt nous retournerons aux ures.
Avolir, c'est la dissolution ou rien puisque l'équation politique selon vous est impossible pour vous. à accompagner. Donc c'est dissolution ou rien.
N'importe quel autre premier ministre aujourd'hui nommé demain ou après-demain vous êtes amené à le censurer. C'est ce que je crois. Et et c'est en tout cas ce que croit une majorité de Français puisque d'après un sondage qui a été je crois commandé par RTL, plus de 60 % des Français souhaitent un retour à la disolution.
Vous savez, les Français, ils sont lucides. Les Français, ils ne veulent pas le désordre mais il n'y a jamais rien de malsin. Françis, entendu le président de la République proposer dans les jours qui viennent un premier ministre, c'est pas l'option qu'il choisit.
Je pense que le peuple français est la clé de déblocage de la situation dans laquelle nous nous trouvons. Il faut faire confiance aux Français et moi j'ai au moins la lucidité de dire aux gens que si on ne change pas les politiques, si on ne change pas les gens qui sont au pouvoir, alors leur quotidien ne pourra pas changer. Et donc quand vous entendez le président de la République dire qu'il nommera un premier ministre dans les jours qui viennent, vous dites "Ben je mais je l' Mais mais si la question du figurant importe peu, c'est la politique de fond qu'il faut changer.
Bah vous savez, je rencontre des Français tous les jours. Les français, ils sont extrêmement inquiets. Mais les Français dans le pays qui a le plus haut taux de prélèvement obligatoire, il ne comprennent pas qu'on vienne leur faire les poches et qu'on vienne leur demander des efforts.
Quand par exemple de l'autre, on verse 15 à 20 milliards d'euros de prestation sociale sans aucune condition à des étrangers qui sont présents en France ou quand on augmente par exemple la contribution de 5 à 7 milliards d'euros de la France au budget de l'Union européenne quand des grandes économies comme l'Allemagne ou comme les Pays-Bas réussissent à obtenir des rabets. Nous nous avons proposé un contrebudget encore une fois parce qu'on est responsable. On a proposé sur 5 ans un plan d'économie de 100 milliards d'euros dans la mauvaise dépense publique de l'État étant entendu que ces 100 milliards d'euros doivent être redirigés derrière selon la règle des 3/3 1/3 pour baisser les impôts, 1/3 dans le remboursement de la tête et évidemment 1/3 dans la bonne dépense publique, c'est-à-dire la santé, l'éducation et évidemment la sécurité de nos compatriotes.
La suite, en tout cas, une élection présidentielle en 2027, a priori pas avant. D'ici là, un procès pour Marine Le Pen. On a appris hier que ça allait se faire avant les municipales, janvier février.
Vous êtes soulagé. Finalement, elle va pouvoir savoir à quelle sauce elle sera mangée avant la présidentielle. D'abord, Marine Le Pen est présumé innocente dans cette affaire puisque une peine d'éibilité puisqu'elle a fait appel.
Il y a une peine d'inéibilité avec exécution provisoire. Vous avez raison. Nous allons évidemment nous battre et je vais me battre à ses côtés pour qu'elle puisse au cours de ce procès en appel prouver à la fois sa bonne foi et prouver son innocence.
Je considère que les reproches qui nous sont faits sont des reproches politiques dans cette affaire qui visent sur la façon dont travaillent des assistants au Parlement européen. Il y a un désaccord administratif avec le Parlement européen et nous allons évidemment le le prouver. Bah écoutez, mais je regrette que ce calendrier ait lieu pendant les élections municipales.
C'estàd que on est en pleine campagne des élections municipales. Il y aura peut-être une élection législative entre-temps, mais ça vous me direz, la date n'est pas fixée. En revanche, la seule élection dont on connaît la date aujourd'hui, ce sont les élections municipales.
Et c'est évidemment un petit peu regrettable qu'il faille mener cette bataille sur deux fronts. Mais nous avons intégré que le combat judiciaire faisait partie du combat politique, c'est-à-dire que c'est-à-dire que une grande partie des reproches qui nous sont faits notamment dans le cadre de cette affaire, les perquisitions subit mon mouvement politique en plein été au motif que des gens puisque les banques refusent d'accorder des prêts au rassemblement national ont accepté de prêter de l'argent au parti en respect de la loi et des règles de la commission nationale des comptes de campagne se voit perquisitionner. Donc je pense qu'il y a un acharnement de la part des de l'autorité judiciaire contre certains mouvements politiques et il se trouve que certains mouvements politiques, c'est étrangement souvent les mêmes.
En tout cas, elle sera elle sera elle connaîtra son sort avant la présidentielle et c'est ce qu'elle souhaitait. Absolument. Donc de ce point de vue-là, c'est une et elle est innocente et je me battrai évidemment à ses côtés pour que elle puisse non seulement démontrer sa bonne foi mais aussi celle du rassemblement national sur ce dossier.
Merci Jordan Bardala d'être venu ce matin sur RTL. Merci à vous. Merci à vous.
Merci Marc Olivier. On vous retrouvera évidemment demain matin face à Flogel à réécouter quand vous le souhaitez.
Jordan Bardella