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Discours / meetingSophia Chikirou· 20 mars 2026 14 minAutoproduitFond programmatiqueÉducation & rechercheLogementEnvironnement & énergieTransports

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 95 %Attaque 5 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:30Locuteur 2Fait
    « Le pire est déjà arrivé. L'été dernier, un enfant est mort noyé alors qu'il était confié à un centre de loisirs »
  • 2:00Locuteur 2Fait
    « Il faut préserver des espaces de nature et en conquérir de nouveau. »
  • 2:30Locuteur 2Promesse
    « On renonce au projets de construction comme ceux qui sont prévus à Bercy Charenton dans le 12e ou à Porte de la Villette dans le 19e. »
  • 3:30Locuteur 2Promesse
    « Nous proposons de remunicipaliser intégralement la collecte des déchets à Paris »
  • 4:00Locuteur 2Promesse
    « On gèle les loyers et les charges dès la première année, c'est-à-dire 2026. »
  • 4:30Locuteur 2Promesse
    « On va aussi créer chaque année 5000 nouveaux logements sociaux. »
  • 5:00Locuteur 2Promesse
    « On va agir sur la taxe sur les logements vacants et sur les résidences secondaires. On va les augmenter. »
  • 5:30Locuteur 2Promesse
    « On va créer une régie publique de gestion locative. »

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0:01
Non speech

[musique]

0:06
Sophia Chikirou

Vous êtes un parent ou futur parent d'enfants scolarisés à Paris ? Cette vidéo est pour vous. Savez-vous qu'un enfant parisien passe en moyenne 28 heures par semaine de son temps en périscolaire ou extrascolaire [musique] en incluant les vacances ? Ainsi, le temps de l'animation est plus important que le temps scolaire qui lui est de 24 heures en moyenne par semaine. Pour moi, ce temps est un temps éducatif fondamental. [musique] Voilà pourquoi je propose de refonder un véritable service public de l'éducation communale. [musique] Aujourd'hui, le système repose sur la précarité. Des centaines de postes d'animateurs restent non pourvus chaque jour. Le pire est déjà arrivé.

L'été dernier, un enfant est mort noyé alors qu'il était confié à un centre de loisirs et des dizaines de [musique] plaintes et de signalements ont été déposés pour des faits d'agression sexuelle sur des enfants dans plusieurs écoles parisiennes. En réalité, faute de moyen et de formation, le service public est en train de s'effondrer et la majorité sortant, tout comme le gouvernement ont négligé le périscolaire. [musique] Ils lui ont refusé les moyens nécessaires et lui ont appliqué des logiques d'austérité mortifères. Il faut donc recruter et bien recruter. La ville [musique] de Paris compte 8000 vacataires. 4000 d'entre eux sont permanent.

Il est plus que temps de les titulariser pour en finir avec la précarité de l'emploi. Nous recruterons également 2000 [musique] animateurs supplémentaires. Ensuite, il faut bien recruter et bien former. La formation et l'évolution de carrière, c'est ce qui [musique] est déterminant pour rendre le métier d'animateur attractif. On fera donc des formations et des cursus diplôm en partenariat avec l'école des métiers de la direction des affaires scolaires de la ville, avec les lycée professionnel qui préparent au métier de l'animation mais aussi avec les universités pour des licences et des masters spécialisés. Enfin, on va structurer la filière de l'animation de la ville de Paris.

On va instaurer [musique] trois échelons dont un échelon de catégorie A pour avoir des directeurs d'animation. Nous aurons aussi des spécialisations. Il nous faut des animateurs inclusion qui ont une formation [musique] au moins équivalente aux AESH. Il nous faut des animateurs spécialisés en soutien scolaire [musique] et une troisième catégorie d'animateurs. Ils seront spécialisés hygiènes. Ils seront bien identifiés par les parents et seront les seules habilités à changer les enfants. Nous accorderons également la prime RP plus aux animateurs parisiens pour reconnaître leur investissement et leur travail. Vous savez, les métiers du lien sont des métiers essentiels.

[musique] On ne traite pas l'éducation de nos enfants comme une variable d'ajustement budgétaire. Avec le nouveau Paris populaire, l'éducation communale, [musique] c'est l'investissement qui prépare l'avenir de notre vie. Première mesure que je ferai adopter dès le premier jour de mon élection. Je vais décréter un moratoire sur la construction des nouveaux bureaux. La deuxième décision, c'est plus aucune artificialisation de la terre pleine car il faut préserver des espaces de nature et en conquérir de nouveau. La troisème décision, on prépare immédiatement l'été avec un plan anti-anicule qui sera pragmatique [musique] pour sauver des vies. On débloque un fond de prévention forte chaleur.

On installe des grandes ombrières dans les rues identifiées hilo de chaleur. On repère et on identifie les foyers vivants [musique] sous les toits en zing et on aide à l'installation de protection pour supporter la vague de chaleur et on ouvre tous les parcs et les jardins sans limite et on ouvre les bâtiments municipaux qui sont réputés pour leur fraîcheur. Sur le long terme, l'OMS recommande 10 m² de nature par habitant pour être en bonne santé. Or à Paris aujourd'hui, on est à moins de 4 m² par habitant en dehors des bois de Boulogne et de Vincen. Et pour nous, la base, ce qu'il faut respecter, c'est la règle verte. N'arrête de bétonniser la ville.

On renonce au projets de construction comme ceux qui sont prévus à Bercy Charenton dans le 12e ou à Porte de la Villette dans le 19e. On va augmenter le nombre de parcs et de squar pour que tout le monde puisse avoir en quelque sorte un jardin, un espace naturel en bas de chez soi. Il faut aussi agir sur les sources de pollution et donc de mauvaise santé qui existent chez nous à Paris. Il y a par exemple le problème du tout incinération. Il y a même un projet de créer un nouvel incinérateur à Viterie. Il [musique] faut en finir avec cette politique là. Nous, on est pour le zéro déchets, zéro gaspillage.

L'idée [musique] pour nous, c'est d'investir enfin dans une vraie politique de collecte, de tri et de recyclage. C'est pour cela que nous proposons de remunicipaliser intégralement la collecte des déchets à Paris car nous voulons mieux l'organiser et nous voulons qu'elle coûte moins cher aussi. Vous savez, pour nous, investir dans la bifurcation écologique nécessite [musique] de consacrer un véritable budget conséquent. Tous les autres candidats veulent réduire le budget alors qu'on est engagé dans une course contre la monte, contre le changement climatique et ses conséquences pour les êtres humains.

C'est pour cela que la bifurcation écologique, c'est prendre les choses en main, les planifier, les organiser et se donner les moyens de [musique] réussir. Je vous le dis très franchement, ce mandat pour Paris, c'est le dernier mandat pour le climat. Après, [musique] il sera trop tard. Le jour où je suis élu maire de Paris, je décrète l'état d'urgence dans le logement pour agir vite et baisser les loyers à Paris. Pour cela, on a mis au point un plan d'action. Je vous l'explique. [musique] Le premier point, c'est d'agir sur le logement public. Première action, on gèle les loyers et les charges dès la première année, c'est-à-dire 2026.

Et ensuite, on va négocier avec les bailleurs sociaux et même imposer en quelque sorte des baisses de loyers et de charges généralisé pour que les locateurs puissent avoir un peu de respiration après 3 années de hausse constante, 3 années à plus 10 %. On va aussi organiser un audit sur l'état et l'avancement des rénovations thermiques parce que il faut le dire, ça ne se passe pas très bien. On va aussi créer chaque année 5000 nouveaux logements sociaux. Quand je dis sociaux, je veux dire vraiment sociaux, pas du logement public à prix modéré, mais du logement public social adapté au demandeur de logement tout simplement.

On va aussi utiliser l'autre levier d'action qui est celui de la préemption, c'est-à-dire que la ville va acheter des immeubles, des appartements, des bureaux qu'elle va transformer, réner pour les mettre en location comme logement conventionnés. Le deuxè terrain d'action, c'est le logement privé. Aujourd'hui, on a 280000 logements vacants dans Paris alors qu'il y a plus de 300000 demandeurs de logement. C'est une folie. On doit absolument agir pour encourager les propriétaires à mettre en location leurs biens. On va agir sur la taxe sur les logements vacants et sur les résidences secondaires. On va les augmenter.

Il y a plein de propriétaires qui sont de bonne foi qui vont nous dire "Moi, je veux louer mais j'ai besoin d'être accompagné pour ma rénovation thermique." Voilà pourquoi on va créer une régie publique de gestion locative. On va dire au propriétaires de bonne foi bien sûr confiez-nous votre bien. Nous allons le mettre en location à prix modéré à des publics prioritaires, des jeunes travailleurs, étudiants, des familles monoparentales, des retraités et des agents de la ville bien entendu. En échange de quoi ?

On s'occupe non seulement de la gestion administrative de votre bien, mais on s'occupe aussi de toutes les démarches et de du suivi des travaux pour la rénovation thermique de votre bien. C'est un bon deal qu'on propose là aux propriétaires pour qu'ils remettent sur le marché leurs biens alloués. Et dès la première année, on va aussi agir avec la brigade du droit au logement. En clair, ce sont des agents de la ville dont on va tripler le nombre et qui vont s'occuper de faire respecter la loi sur l'encadrement des loyers et de contrôler les locations touristiques meublées. On va faire baisser les loyers pour plus de 30 % de locataires dans le privé en faisant respecter la loi tout simplement.

Et on luttera aussi concrètement contre le Airbnb légal, c'est-à-dire 25000 logements qui sont mis en location alors qu'ils n'ont pas le droit de l'être. Dans cette campagne, on me dit souvent Paris est une ville de grands bourgeois et de bobo. Vous croyez cela ? La réalité, c'est que les employés, profession intermédiaire et ouvriers sont au moins 30 % de la population active et qu'il y a 500000 personnes qui vivent dans un quartier populaire. On en parle. Notre objectif, c'est de faire respecter la dignité des habitants. Ça passe par quoi ? Par des logements dignes et pas chers. Donc, on va baisser les loyers et les charges dans les logements publics des quartiers populaires.

C'est aussi élargir l'accès à une aide importante qui est une aide complémentaire au logement, une sorte d'APL municipal. On veut aussi créer un service public du dépannage des ascenseurs parce que dans les logements publics, c'est trop souvent la galère. Pour les familles qui vivent dans des quartiers populaires, il y a aussi une nécessité impérieuse. Nous allons rendre gratuite la cantine scolaire pour les tranches de 1 à 3. Par ailleurs, pour les familles monoparentales, comme on dit, souvent aussi des maères isolées, nous ferons en sorte qu'elles aient un accès prioritaire pour les places en crèche pour pouvoir les soutenir dans leur vie quotidienne.

Je vous disais que les quartiers populaires sont aussi trop souvent des déserts médicaux. Voilà pourquoi nous y installerons de manière prioritaire. des centres de santé municipaux sans dépassement d'honoraires. Ensuite, nous voulons nous occuper des enfants qui vivent dans les quartiers populaires. D'abord, le périscolaire sera gratuit à Paris avec nous. Ensuite, nous ferons en sorte aussi que l'aide au devoir soit gratuite.

Nous voulons aussi que les jeunes qui vivent dans les quartiers populaires puissent avoir accès à des stages, à des contrats en alternance et à des emplois jeunes parce qu'ils sont trop souvent victimes de discrimination et de racisme et qu'il faut pouvoir les aider aussi à avoir une chance d'avancer dans la vie. Enfin, dans les quartiers populaires, il y a un problème d'accessibilité et de transport.

Il faut donc faire un effort supplémentaire dans les quartiers populaires et c'est là-bas qu'on installera en priorité des lignes de traverse, c'est-à-dire des petits bus qui seront notamment dédiés aux personnes âgées, aux personnes à mobilité réduite et aux mamans avec poussettes, mais aussi des traverses scolaires qui permettront à des collégiens de se rendre sur le lieu d'équipement sportif où ils doivent suivre un cours de PS. Un dernier sujet, nous voulons faire de l'écologie populaire et nous voulons investir en priorité dans ces quartiers-là.

Je vous donne un exemple, les murs antibruits pour éviter que tous ceux qui vivent aux abords du périphérique ou qui vivent aux abords d'axe routiers euh subissent la pollution sonore. Nous voulons les installer très rapidement et ne pas attendre encore 6 ans de plus. Nous voulons aussi installer des dispositifs antipollution aux fenêtres, des logements sociaux qui se trouvent à proximité des des voies de circulation les plus polluantes, périphériques et grands axes, mais aussi des écoles parce qu'il faut protéger la santé de ces personnes-là. [musique] Rachid Adati et Sarah Knafo sont déconnectés. Elles ne connaissent pas la vraie vie des Parisiens.

Elles veulent plus de voitures, n'ont pas d'idée du prix du transport [musique] public, ni des galères pour se déplacer pour une personne âgée ou à mobilité réduite qui n'a pas de chauffeur ou encore pour une maman avec poussette. D'abord, le premier moyen de mobilité à Paris se font nos jambes. 53 % des déplacements se font à pied et 12 % à vélo. La voiture, ce sont seulement 4 % des déplacements, mais elle occupe 50 % de l'espace parisien. Il n'y a jamais eu autant de bouchon dans notre ville. La ville de Paris peut agir sur les transports publics. D'abord, on doit exiger le gel des tarifs et financer la gratuité pour les mois de 25 ans.

C'est la meilleure façon d'encourager le recours au transport public. La majorité sortante n'a rien fait pour empêcher la hausse continue et annuelle des tarifs qui est prévu jusqu'en 2031 et qui mènera le passe Navigo à 100 €. Pour nous, c'est inadmissible. On doit empêcher cela. Ensuite, il y a le problème que pose le réseau de bus. Il est complètement abandonné dans notre ville alors qu'il s'agit d'un moyen de transport essentiel notamment pour toutes les personnes qui sont à mobilité réduite pour les personnes âgées et les habitants des quartiers mal desservis par le métro. Là aussi, la ville peut agir.

Elle peut financer des petits bus qu'on appelle des traverses et qui peuvent combler tous ses manques. La vraie révolution du vélo, celle qu'on propose, c'est de créer un nouveau service public du vélo car ce mode de transport est à la fois écologique, bon pour la santé et surtout il est très [musique] le Vib sera pour nous entièrement municipalisé. On va même créer une régie publique du vélo pour cesser la gestion privée qui aujourd'hui est manifestement un échec [musique] et pour monter aussi une école d'apprentissage du vélo pour ceux qui ne savent pas en faire et pour ceux qui en font mal et qui ne respectent pas le code de la route par exemple.

On va également sécuriser en urgence 200 carrefour accidentogène [musique] et protéger les pistes des espaces voitures et piétons. La sécurité est souvent un frein à la pratique du vélo. Voilà pourquoi nous devons investir dans les infrastructures [musique] pour sécuriser cette pratique. Il faut également et c'est un point sur lequel je ne tergiverserai pas, il faut également accepter davantage de journées de circulation alternée. Je considère que chaque jour de pic de pollution doit être un jour où on interdit les voitures thermiques dans Paris.

Je considère aussi que les dimanches [musique] et les jours fériers par exemple doivent favoriser une circulation alternée ou une circulation [musique] sans véhicule thermique dans notre ville. On doit aussi réserver des voies à des véhicules propres et à des véhicules d'urgence.