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interviewfranceinfo — 8h30 franceinfo (sur Site radio)· 30 novembre 2021 25 min

Annonce de candidature d'Éric Zemmour, crise des migrants avec la Grande-Bretagne... Le "8h30 franceinfo" d'Éric Ciotti

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:01
Présentateur

Bonjour Éric Ciotti. Bonjour. Ça y est, Éric Zemmour se lance et officialise aujourd'hui sa candidature à l'Elysée. Vous lui souhaitez la bienvenue dans cette campagne ? Quelle surprise.

0:13
Éric Ciotti

Je crois que c'est pas un événement, c'est un non-événement. Tout le monde savait qu'Éric Zemmour serait candidat, lui, maintenant de faire son parcours.

0:23
Présentateur

C'est un adversaire ou un partenaire qui se déclare aujourd'hui ?

0:27
Éric Ciotti

C'est un candidat à l'élection présidentielle, comme d'autres. Et je respecte tous ceux qui concourront à cette élection, j'espère en être. Ça se décidera chez nous cette semaine et c'est ce qui m'importe aujourd'hui. Vous n'en direz pas de mal ? Moi, j'ai du respect pour tous ceux qui ont des convictions. J'ai des différences, elles existent avec lui. Voilà, il livre son parcours, c'est son choix. Mais je pense que la solution, la réponse et le vainqueur, il sera chez les Républicains.

1:02
Invité

Est-ce que vous vous parlez avec Éric Zemmour ?

1:04
Éric Ciotti

Non, je n'ai plus parlé depuis assez longtemps. On s'était, quand il était journaliste, j'avais l'habitude de le rencontrer, comme tous les journalistes qui rencontrent, dans le cadre de leur travail, des responsables politiques.

1:19
Invité

Il est devenu politique officiellement. Un mot sur son comportement. Le doigt d'honneur d'Éric Zemmour ce week-end à Marseille, c'est un geste de racaille, dit Robert Ménard. Vous dites la même chose ?

1:29
Éric Ciotti

Moi, je veux d'abord, ce que je voudrais dire, et je ne voudrais pas qu'on s'attarde quand même toute la matinale sur Éric Zemmour, mais, un, je n'aurais pas fait ce geste, deux, je dénonce aussi le climat de violence qui entoure Éric Zemmour, je vois qu'il y a des manifestations aujourd'hui, ou d'autres, le climat de haine, il y a quand même eu un appel au meurtre contre lui, dont personne ne s'est ému, dont personne ne s'est ému,

1:56
Invité

et s'il avait touché de Jean-Christophe Lagarde, il est revenu sur ses propos, il s'excuse.

2:04
Éric Ciotti

Ça suffit, donc, il s'excuse, on peut dire, on tue un responsable ou un candidat, puis on s'excuse et il n'y a pas de problème.

2:10
Invité

C'est mal exprimé.

2:11
Éric Ciotti

Aucune poursuite, rien, pas de réaction du gouvernement. Je crois que c'est très grave. Moi, j'ai été un des rares à m'émouvoir de cette situation, à demander des poursuites judiciaires, aucune saisine ou autosaisine du parquet. Si on avait dit la même chose contre Jean-Luc Mélenchon, j'aurais eu exactement la même réaction. Et je vois ces manifestations d'extrême violence des antifas, qui ont entouré aussi ce qui s'est passé à Marseille, qui créent ce climat de tension. Je vois aujourd'hui qu'il y a encore des manifestations. Des groupes d'extrême gauche doivent, aujourd'hui, se permettre de dire celui-ci ou tel, un tel ou une telle ne peuvent pas être candidats.

Alors que tous les samedis, ils créent des climats de violence, ils attaquent les policiers. Je demande aussi qu'on fasse régner, on respecte la démocratie dans notre pays, ça me paraît important. Et je redemande, j'en profite, la dissolution de ce groupe d'antifa que le gouvernement n'a jamais opéré.

3:11
Présentateur

Vous avez dit, Eric Sety, il y a quelques instants, j'ai des différences avec Eric Zemmour. Quelle est la principale ?

3:17
Éric Ciotti

C'est son analyse de l'histoire, notamment sur Pétain. Moi, je suis profondément gaulliste. C'est une analyse que, naturellement, je ne peux en rien partager.

3:32
Présentateur

Est-ce que c'est une analyse qui fait que vous n'êtes, j'allais dire, viscéralement pas conciliable ? Ou est-ce que vous considérez que ça peut être mis de côté ?

3:40
Éric Ciotti

Moi, encore une fois, je suis candidat pour devenir président de la République, pour représenter la famille gaulliste, les Républicains. Est-ce qu'on peut être le candidat de la famille gaulliste ? Et je crois que nous sommes les seuls à pouvoir incarner le rassemblement de tous les électeurs de droite. Le succès, je pense passager d'ailleurs, on le voit, d'Eric Zemmour, doit être entendu. Parce qu'il lance un message à tous les responsables politiques. Et notamment à ceux qui ont des convictions et des valeurs de droite. Et dans le constat que dresse Eric Zemmour sur la dégradation, le déclin de notre pays, les menaces qui existent, je partage des points essentiels de ces constats.

Mais je le dis, nous sommes aujourd'hui au cœur de la vie politique. Nous sommes ceux qui pouvons faire revenir vers nous. Ceux qui sont partis pour Le Pen, ceux qui seraient tentés par Zemmour, et même ceux qui sont allés chez Macron.

4:39
Invité

Donc vous prenez vos distances avec Eric Zemmour, même si vous en avez dit du grand bien pendant les débats.

4:46
Éric Ciotti

Je n'ai, aujourd'hui, moi je trace ma route, je n'ai pas de référence hors ma famille politique, et on y reviendra sans doute. Mais ce n'est pas parce qu'Eric Zemmour dit qu'il pleut, que pour faire plaisir à des commentateurs médiatiques ou à la bien-pensance de gauche, je dois dire qu'il fait soleil. Voilà. Moi, je suis un homme de vérité. Quand il dit des vérités, je les partage, je les constate. Et beaucoup de choses qu'il a dites, je les ai dites avant lui et depuis des années.

5:14
Présentateur

Le premier tour débute demain chez les militants des Républicains. Eric Ciotti, 140 000 électeurs vont départager les cinq candidats, dont vous. Et il y en a un, pas forcément, sans doute, celui que vous attendiez, qui mise sur votre victoire, c'est le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, qui a été de votre parti et qui ne l'est plus aujourd'hui. Voici ce qu'il disait hier chez nos confrères de BFM.

5:33
Invité

BFM TV. En tout cas, Eric Ciotti est sans doute la personne la plus sincère dans ce débat. Il était déjà à la droite très dure, j'allais dire à la droite extrême. Il dit qu'il peut travailler avec M. Zemmour. Mme Le Pen dit qu'il pourrait être son ministre de l'Intérieur. Eric Ciotti est un homme intelligent. Moi, je le respecte personnellement en tant qu'homme. Mais il est sans doute aujourd'hui celui qui correspond le plus au LR. Moi, je ne serais pas étonné qu'Eric Ciotti serait non seulement au second tour, mais gagne l'élection primaire. C'est l'homme qui a l'air le plus sincère et le plus cohérent avec tout ce qu'il dit depuis quatre ans.

6:05
Présentateur

C'est vrai ou c'est faux, tout ce que dit Gérald Darmanin ?

6:07
Éric Ciotti

Il y a un mot. Après la sincérité de Gérald Darmanin, elle reste à démontrer. Mais il y a un mot qui est important et qui est le cœur de mon engagement politique. C'est la sincérité. Ce qui a été dit, c'est que j'ai toujours eu les mêmes convictions. Et je ne viens pas devant ce congrès en me déguisant ou en épousant des idées que je ne partage pas. Mais qui se déguise parmi les candidats ? Moi, je suis totalement sincère. Ce que je dis, vous prenez mes propos en 2007. Je venais d'être élu député dans la loi sur l'immigration. Je me battais contre le regroupement familial avec l'exigence qu'il y ait moins de naïveté.

6:44
Invité

Mais qui n'est pas sincère chez vos concurrents ?

6:45
Éric Ciotti

Je disais la même chose. Ce n'est pas à moi de porter des jugements, mais sur mes concurrents, je les respecte. Mais je dis que moi, mes convictions n'ont jamais varié. Ce qui était intéressant dans ce que dit Darmanin ou ce qu'ont pu dire Le Pen ou d'autres ce week-end, c'est que je crois être celui qui peut incarner le rassemblement de tous les électeurs de droite. Y compris ceux d'Éric Zemmour, y compris une partie de ceux de Marine Le Pen. Moi, je parle à tous les électeurs. Mon modèle, c'est Nicolas Sarkozy en 2007. Il a fait 32% en premier tour. Et c'est le seul moment où on a réduit le vote du rassemblement.

7:24
Invité

Sauf qu'en 2007, Nicolas Sarkozy rassemblait aussi les centristes. Ce qui ne pourrait pas être votre cas puisque les centristes de l'IDI ont dit que si vous gagnez ce congrès, évidemment qu'ils ne vous soutiendraient pas.

7:34
Éric Ciotti

Ça, ça n'existe pas. C'est-à-dire ? Oui, mais c'est M. Lagarde et je me passe très bien du soutien de M. Lagarde. Je n'en veux pas. Je le récuse. Vous n'avez pas le sentiment ? Compte tenu de sa personnalité, de ses compromissions, de son parcours. Vous n'avez pas le sentiment, Éric Souti, mais ce n'est pas les centristes, M. Lagarde. Nicolas Sarkozy, je reviens, il a été le seul à faire diminuer M. Le Pen autour de 10%. Quand on est de droite, quand on a des idées claires, moi je suis un homme de droite et je crois être le pivot aujourd'hui.

Demain, si je gagne ce congrès, je peux être le seul qui fasse revenir ceux qui sont tentés par Éric Zemmour et ceux qui sont déjà partis chez Marine Le Pen. Autrement, on ne gagnera pas. On n'aura aucune chance d'être au second tour si on ne fait pas revenir sur des idées droites, courageuses, fortes, qui rompent avec le robinet d'eau tiède, qui rompent avec le politiquement correct, qui n'aient plus peur de la bien-pensance fixée par la gauche, qui disent les choses, qui parlent des vrais problèmes des Français, qui osent des solutions, qui abattent les tabous et je crois qu'on va en parler. En tout cas, je veux Z ce candidat et après, ça m'intéresse ces commentaires. Voilà.

Et moi, je suis un homme de vérité, de sincérité. Je veux battre Emmanuel Macron parce que le pays ne supportera plus 15 ans de gestion Hollande-Macron. Ça sera un déclin définitif. Et je crois que la prudence, aujourd'hui, le pays ne peut plus s'offrir la prudence. On ne peut pas dire qu'on fera un peu mieux que Macron. Il faut faire radicalement.

9:05
Présentateur

On va parler de certaines de vos propositions. Dans un instant, Eric Ciotti, si vous voulez bien le temps de finir avec impatience. A 8h42, tout d'abord, avec Mélanie Delonnet.

9:13
Invité

Elle a été star de musicals résistantes, militantes contre le racisme. Joséphine Baker, célébrée sous toutes ses facettes pour son entrée au Panthéon, cérémonie en fin d'après-midi. Hier, un hommage a été rendu à Monaco où elle est inhumée. Elle fait partie des êtres qui ne s'éteignent jamais, a dit le prince Albert. De la toux, de la fièvre, mais pas d'inquiétude pour le premier cas confirmé du variant Omicron en France. Quinquagénaire de retour sur l'île de la Réunion après un séjour au Mozambique et une escale en Afrique du Sud. Jean Castex écrit aujourd'hui à Boris Johnson pour lui proposer un accord sur la crise migratoire.

Le nombre de policiers et de gendarmes qui luttent contre l'immigration clandestine va être doublé. Des antennes régionales vont également être créées pour démanteler les réseaux de passeurs. Remportée, la Copa America a fait la différence. Selon Lionel Messi, le footballeur argentin se dit fier de remporter le ballon d'or avec le maillot du Paris Saint-Germain. C'est la septième fois qu'il décroche ce trophée. France Info

10:16
Présentateur

Le 8.30 France Info Salia Braquia Marc Fauvel.

10:21
Invité

On est toujours avec Eric Sciotti, candidat à l'investiture Les Républicains pour la présidentielle. On a regardé votre programme pour l'éducation nationale, pour l'école. Vous souhaitez réécrire les programmes d'histoire et de français au collège. Pourquoi ? Quel est le problème ? Ce n'est pas le devoir des historiens ça ?

10:37
Éric Ciotti

C'est d'ailleurs la présidente du conseil des programmes qui souhaitait que son autorité, son instance, qui est créée officiellement, ait un regard sur les manuels scolaires. Elle n'est pas politique, elle. Non, elle n'est pas politique. Vous vous l'êtes. Mais elle, ce qu'elle disait, mais je souhaite que ce soit cette instance qui puisse avoir cette prérogative. Ah, donc c'est pas... Je l'ai dit. Et qu'on n'est pas des manuels qui portent l'apologie du wokisme, de la réécriture de l'histoire. Vous avez un exemple précis de manuels qui aujourd'hui réécrit l'histoire. Il faut qu'il y ait aujourd'hui le ministre.

D'ailleurs que je souhaite être celui de l'instruction nationale, doit pouvoir, dans les livres d'histoire, dans les livres de français, au travers le haut conseil des programmes, eh bien, dire les choses très clairement. Mais donnez-nous un exemple. Il y a une tendance historique où, notamment, sur l'épopée napoléonienne, sur la présence française dans l'Empire, il y a des remises en cause. On accuse la France de tous les maux. Je pense que l'histoire de France... Vous savez, moi, je veux prôner un grand modèle d'assimilation et d'intégration pour les étrangers. Si l'immigration, aujourd'hui, pose problème, c'est aussi parce que notre modèle d'intégration a échoué.

Et je veux qu'à l'école de la République, on fasse aimer la France, qu'on mette en lumière ce qui a fait la grandeur, la révolution française, les droits de l'homme, les lumières,

12:13
Invité

mais aussi nos grandes victoires,

12:17
Éric Ciotti

qu'on célèbre au Sterlitz, qu'on soit fiers de certaines épopées, notre patrimoine, Versailles, nos cathédrales. Voilà, moi, j'ai une immense fierté quand j'étais la semaine dernière dans la cathédrale de Strasbourg avec cet art extraordinaire. Il n'y a pas de livres aujourd'hui

12:35
Présentateur

qui disent que la cathédrale de Strasbourg n'est pas la merveille de Gréros, qu'on connaît tous.

12:39
Éric Ciotti

Je voudrais justement qu'on le souligne plus. Je voudrais qu'il y ait de l'espérance, de l'espoir que dire la France est belle et grande plutôt qu'on la fustige en permanence.

12:49
Présentateur

Lors des débats, Éric Ciotti, vous avez dit que vous étiez pour l'envoi de l'armée dans les halls d'immeubles de certains quartiers en France. Que feraient les militaires précisément ? Ils tiendraient la porte ?

13:00
Éric Ciotti

Ils feraient comme les militaires de la force Sentinelle qui aujourd'hui... Mais Sentinelle, c'est pour les terroristes ? Oui, patrouille. C'est pour la sécurité. C'est pour la sécurité. Ils sont mobilisés. On est montés jusqu'à 10 000 personnes dans la force Sentinelle. Il y a des militaires de Sentinelle qui ont été attaqués, notamment dans ma ville en 2015, qui ont été victimes d'un attentat islamiste. Il y en a eu, vous le savez, dans un aéroport. Ils ont répliqué. Ils ont pas bien de terrorisme.

13:28
Invité

Là, vous voulez envoyer les militaires dans les halls d'immeubles

13:30
Éric Ciotti

dans certains quartiers de France. Pour garder certains bâtiments, aujourd'hui, ces militaires de Sentinelle, que font-ils ? Ils ont des gardes statiques, ils ont des gardes mobiles, ils gardent des synagogues, par exemple, victimes menacées par l'islamisme. Et ils le font sous le contrôle et en complémentarité des policiers qui, naturellement, dans les quartiers pour que la République s'impose à nouveau, je souhaite d'abord qu'il y ait une action de police judiciaire sous le contrôle.

Bien entendu, c'est la loi de la République des magistrats, mais je dis qu'il ne faut rien s'interdire, qu'il ne faut plus que la République baisse la tête et que si on a besoin de certaines forces d'appui pour contrôler, pour garder des bâtiments, pour rassurer une présence de la République, il ne faut pas se l'interdire. Avec quelques consignes sur l'usage des armes à feu. Je n'ai la même consigne que pour la force sentinelle. C'est-à-dire uniquement en cas d'attaque, de réplique. Ce fut le cas à l'aéroport d'Orly, ce fut le cas devant le centre culturel juif de la place Masséna à Nice. C'était l'agresseur qui s'appelait Koulibaly. Eh bien, il a été condamné.

Il a été condamné ou des bâtiments publics. J'ai dit, il ne faut rien s'interdire. Moi, je ne veux plus qu'il y ait des checkpoints en France comme l'on l'a vu. C'est l'émission quotidienne qui a montré ce reportage terrifiant, je dis bien terrifiant, que des dealers tiennent des checkpoints. Eh bien, je préfère qu'il y ait des militaires qui patrouillent dans nos rues. Les militaires patrouillent partout. Ils peuvent, aujourd'hui, patrouiller dans nos cités. Qu'est la présence de la République ? Ça sera, je le pense, extrêmement dissuasif. Mais après, les réseaux qui tiennent ces quartiers, notamment les dealers, il faut des vastes actions de police judiciaire.

Il ne faut pas simplement une présence. Il faut aller taper au cœur des réseaux. Il faut taper les pays qui produisent et il faut l'amende forfaitaire pour les consommateurs. 1000 euros pour de la consommation de drogue immédiatement. 1000 euros pour le... Voilà. Ce que je propose dans mon programme, dans les 150 propositions

15:38
Présentateur

que vous avez lues, bien sûr. Sur la crise des migrants dans la Manche, Éric Ciotti, votre ami et concurrent Xavier Bertrand, propose face au bras de fer imposé par le Premier ministre britannique Boris Johnson qu'on laisse les migrants traverser la Manche. Ceux qui veulent partir au Royaume-Uni, ils doivent pouvoir prendre le ferry comme tout le monde, dit Xavier Bertrand. c'est un moyen de faire pression sur Boris Johnson. Est-ce qu'il a raison ?

16:00
Éric Ciotti

Je ne partage pas ce point de vue. Les accords du Touquet, ils ont été négociés par Nicolas Sarkozy en 2003. Il était ministre de l'Intérieur. Donc on n'y touche pas. Je crois qu'il faut trouver, de façon générale, sur cette affaire mais comme sur d'autres, il faut arrêter la guerre de basse-cour, de petit coq avec la Grande-Bretagne. Pour moi, la Grande-Bretagne, c'est notre allié. Je disais, je suis gaulliste. C'est la Grande-Bretagne qui a accueilli le général de Gaulle et les marins de l'île de Saint et nos compagnons de la libération. Boris Johnson n'était pas encore au pouvoir. Oui, mais cette amitié, elle doit être là. Et Boris Johnson, il gagne beaucoup de bras de fer avec nous.

Et il ne faut pas le mépriser. Moi, je crois qu'aujourd'hui, je serai président de la République. J'inviterai Boris Johnson ou j'irai le voir pour dire la France et la Grande-Bretagne, il y a une alliance qui est très forte. Ce sont les deux puissances nucléaires du continent européen.

16:52
Invité

Et comment on fait quand Boris Johnson publie des lettres et qu'il envoie au président Macron ?

16:56
Éric Ciotti

On ne changera rien si on met la frontière d'un côté ou de l'autre. Le problème, il se gagnera et il se réglera sur les côtes africaines. Il se gagnera dans les Balkans en ne laissant pas rentrer ses migrants. Et je vous renvoie, c'était une interview sur une radio concurrente, mais l'extraordinaire interview du cardinal Sarah devant Sonia Mabrouk qui a dit toutes les choses les plus pertinentes en disant qu'il faut arrêter de laisser croire aux migrants que l'Europe est un eldorado. Il faut aujourd'hui préserver l'identité de l'Europe et il faut qu'on développe, qu'on laisse la jeunesse, la force de vivre ou résumer à Canaoué. Oui, ça fait des années qu'on le dit, mais moi je veux le faire.

Et si, ce n'est pas en se renvoyant de façon inhumaine des migrants d'un côté et de l'autre de la Manche avec, il y a eu 23 000 passages, il y a eu 37 morts depuis le début

17:49
Invité

de l'année. En Angleterre.

17:52
Éric Ciotti

Si vous dites la frontière, elle est du côté, on laisse passer les migrants côté britannique. On va avoir un afflux gigantesque à Calais. Je crois que Xavier Bertrand, il a une approche régionale de ce sujet. Moi, j'ai une approche nationale, voire internationale.

18:06
Présentateur

8h51, le fil info et on poursuit avec vous dans un instant, Eric Ciotti. Merci.

18:12
Invité

Un premier cas du variant Omicron confirmé en France sur l'île de la Réunion. Cet homme de 53 ans est à l'isolement. Il revient d'un séjour au Mozambique et est passé par l'Afrique du Sud. Pour contrer ce nouveau variant du Covid, le vice-président de Moderna en Europe indique ce matin sur France Info que son laboratoire est en plein test. Il travaille sur trois vaccins qui seront prêts dans six à sept mois au plus tard. Le ministre des Outre-mer est arrivé en Martinique. Son passage en Guadeloupe n'a pas permis d'amorcer le dialogue. Sébastien Lecornu veut que les syndicats condamnent d'abord les violences.

Une diva résistante pendant la Seconde Guerre mondiale, militante antiraciste aussi, Joséphine Baker entre aujourd'hui au Panthéon un 30 novembre comme ce jour de 1937 où elle est devenue française. C'est la France qui m'a fait ce que je suis. Je lui garderai une reconnaissance éternelle disait Joséphine Baker. France Info

19:07
Présentateur

Le 830 France Info Salia Braquia Marc Fauvel

19:12
Invité

Eric Ciotti candidat à l'investiture Les Républicains pour la présidentielle. Est-ce que vous êtes pour la fermeture de nos frontières nationales pour faire face aux variants Omicron ?

19:21
Éric Ciotti

S'il le faut, oui. J'avais été le premier c'était en janvier 2020 à le demander dans mon département par rapport aux variants qui arrivaient en Italie. Je crois qu'il ne faut rien s'interdire pour protéger notre pays. Y compris pour les frontaliers ? Il y a des exceptions pour ceux qui travaillent. C'était déjà le cas quand on l'a fait. Mais attention... Ça fait quelques dizaines ou centaines de milliers de personnes tous les jours dans votre région et un peu plus au nord. Je parle des destinations internationales pour l'instant là où ce variant a été détecté. Mais ce que je dis de cette crise moi je suis pour des mesures sanitaires fortes. J'ai voté le pass sanitaire.

Je ne fais aucun procès au gouvernement. Je crois que si on était aux affaires et on le sera dans quelques mois il faudra avoir une attitude de responsabilité. Je suis pour la vaccination massive. On a encore 20% non pas obligatoire mais on a 20% des personnes âgées isolées qui ne sont pas vaccinées. Il faut aller vers elles. Il faut plus de réactivité.

20:16
Invité

Donc pas de vaccination

20:17
Éric Ciotti

obligatoire pour vous ? Et de façon générale il faut anticiper. On a toujours un temps de retard dans cette crise et c'est ce que je déplore. Mais allons vers la protection maximale et s'il faut fermer les frontières oui je le souhaite.

20:28
Présentateur

Est-ce que vous dites comme Michel Barnier qu'il faut que les tests qui sont redevenus payants pour les non-vaccinés redeviennent gratuits pour mieux détecter justement les cas ? Oui je le crois

20:36
Éric Ciotti

face à ce variant qui paraît extrêmement préoccupant il faut remettre en vigueur la gratuité des tests.

20:44
Présentateur

Mais en tout cas la crise sanitaire ne sera si on vous suit bien pas un thème de campagne ou d'affrontement. Il n'y aurait pas une gestion de droite différente de celle globalement d'aujourd'hui ?

20:52
Éric Ciotti

Si, il y aurait eu une gestion de droite j'ai été rapporteur de la commission d'enquête. Ce qui fait défaut je le dis c'est le manque d'anticipation. Mais ça dépasse la crise sanitaire. Sur le variant Omicron on n'avait même pas entendu son nom avant la semaine dernière. Sur la troisième dose oui variant ou pas C'est-à-dire vous auriez fait quoi sur la troisième dose ? Ça fait plusieurs semaines qu'on en parle. Aujourd'hui il faut qu'on attend la cinquième vague pour réouvrir les vaccinodromes tout ça. On réagit après l'événement on réagit à Calais quand il y a des noyades on réagit en Guadeloupe quand il y a des tensions.

Pour moi je crois qu'il faut que la politique reprenne le sens du temps long de l'anticipation. C'est-à-dire on se passe par exemple de la haute autorité de santé sur la troisième dose ? On a vu qu'en 2019 en 2018 il y avait les autorités de santé demandaient de commander des masques le gouvernement ne l'avait pas fait. Donc je redis mettons arrêtons de réagir sur l'émotion sur l'instantané en fonction des réseaux sociaux quand on est je citerai Minder France gouverner c'est prévoir et bien ce qui manque c'est la prévision l'anticipation.

21:54
Invité

C'est compliqué quand c'est une épidémie Eric Ciotti vous disiez C'est vrai

21:57
Éric Ciotti

je le conçois mais je crois qu'on aurait pu le faire mieux.

22:00
Invité

d'un point de vue sanitaire le gouvernement a décidé de repousser l'obligation vaccinale au 31 décembre pour les Antilles

22:06
Éric Ciotti

C'est une erreur c'est une erreur parce qu'on cède à la violence et moi je ne veux plus que la République recule face à la rue face à la violence c'est un gouvernement qui a toujours

22:16
Invité

Vous auriez fait quoi à vous pour amener le calme ?

22:17
Éric Ciotti

C'est un gouvernement qui a toujours reculé moi je ne céderai jamais à la pression la République avec moi elle ne baissera pas la tête face aux casseurs face à la violence face à ceux qui tirent sur des policiers vous savez la marque de fabrique de ce quinquennat c'est Notre-Dame-des-Landes un aéroport décidé par référendum par le peuple et on a reculé face à la violence ça a été la perte d'autorité de ce pouvoir et ça se poursuit

22:40
Présentateur

Vous avez dit récemment Eric Ciotti que si vous gagnez l'élection présidentielle vous nommeriez Laurent Wauquiez comme Premier ministre

22:48
Éric Ciotti

est-ce qu'il est au courant ? On en a parlé on a échangé on a échangé Laurent est un ami j'ai beaucoup de respect pour lui Il nous a dit oui il a relevé on ne répond pas à cette question Vous avez annoncé que vous aviez nommé donc je peux vous poser la question En tout cas

23:03
Présentateur

il ne m'a pas dit non Vous lui avez proposé officiellement Matignon il n'a pas dit non et vous en avez déduit que vous pouviez l'annoncer

23:09
Éric Ciotti

On m'a posé une question comme à tous mes concurrents

23:12
Présentateur

Mais vous êtes le seul à avoir donné un non Je suis le seul

23:14
Éric Ciotti

à avoir répondu je vous l'ai dit tout à l'heure moi je suis en vérité et en sincérité je crois à l'énergie à la force de Laurent Wauquiez et je crois de plus en plus que je serai amené à lui poser cette question

23:24
Présentateur

Et vous avez la certitude par exemple que demain c'est votre nom qu'il va glisser non pas dans l'urne parce que ça se fait de manière électronique

23:30
Éric Ciotti

Je n'aurai pas cette prétention c'est à lui de le dire moi j'ai été heureux de travailler aux côtés de Laurent Wauquiez c'est un homme de droite c'est un homme d'état c'est le meilleur président de région aujourd'hui il a fait baisser les dépenses il a fait baisser la dette il est très innovant il a de l'énergie et donc ça serait un idéal Premier ministre oui j'en rêverais si jamais vous n'êtes pas choisi

23:53
Présentateur

par les militants les républicains Eric Ciotti est-ce que quel que soit le vainqueur vous vous rangerez derrière lui et vous ferez sa campagne avec cœur avec beaucoup de force quel qu'il soit y compris si c'est quelqu'un dont la trajectoire n'est pas aussi claire que la vôtre comme vous avez dit tout à l'heure

24:06
Éric Ciotti

je me suis engagé j'ai toujours été un homme de fidélité ça fait 40 ans que je suis dans la même famille politique mes références elles sont dans ma famille politique De Gaulle Chirac Sarkozy même Giscard d'Estaing quand je parle du droit du sang c'est la référence à Giscard d'Estaing quand je parle de la priorité nationale c'est la plateforme du RPR et de l'UDF mes valeurs sur la sécurité c'est Charles Pasqua l'Europe c'est Philippe Seguin mais tout à l'heure vous avez dit si c'est pas vous

24:32
Invité

on ne gagnera pas ça veut dire que vous êtes prêt à soutenir un perdant ?

24:36
Éric Ciotti

je me battrai vous savez j'ai toujours été là les soirs de victoire c'est facile les soirs de défaite aussi je ne suis pas parti j'ai toujours été là donc je me battrai mais je suis persuadé que celui qui peut rassembler tous les électeurs de droite sur un programme courageux fort qui coupe le robinet d'eau tiède qui a le courage de restaurer l'autorité de défendre notre identité face à l'islamisme de porter un grand programme de baisse des impôts c'est moi merci beaucoup Eric Ciotti merci

25:03
Présentateur

et bonne journée à vous si vous aimez le 830 France Info on vous conseille Élisée La Bataille le podcast du service politique de France Info pour tout savoir sur la présidentielle et ses coulisses à découvrir sur votre appli de podcast préféré et sur France Info.fr