Face à Michel Onfray (Émission du 24/10/2026)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteÉludée
Les émeutes des derniers jours sont-ils pour vous le symptôme de l'effondrement de l'autorité de l'État ?
- 0:38OuverteÉludée
La mise en place de couvre-feu dans certaines villes est-elle adaptée à la situation ?
- 1:18OuverteRéponse directe
Comment jugez-vous ce qui s'est passé dans les rues de nombreuses villes de France ?
- 2:02OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que ces pillages symbolisent pour vous ?
- 9:03RelanceRéponse directe
Quelles étaient les motivations de ces pillages selon Jérôme Fourquet ?
- 10:31OuverteRéponse directe
Quel est le profil des émeutiers selon vous ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:45Fait
« Tout est foutu, tout est souillé, tout est défoncé là-haut. Et encore, vous avez pas vu là-haut. Là où tout est brûlé. »
- 3:25Fait
« Ici, c'est une synagogue, on le dit pas. Là, c'est un temple de franc-maçon. On ne le dit pas non plus parce qu'ils sont discrets. »
- 3:58Fait
« Il y a des gens derrière. C'est la directionage dans le magasin. Regardez comment il pleure. »
- 6:48Fait
« 30 ans plus tard, on dit "Qu'est-ce que vous avez ?" Le contraire : chômage, misère pour pas de plein emploi du tout, du racisme décomplexé, de la xénophobie décomplexée. »
- 7:23Fait
« La France a inventé la choa. La France a inventé la choa. Nous avons inventé, nous les Français, la chambre à gaz, la la déportation, la destruction de 6 millions de juifs à cause de philosophes français du 19e siècle. »
- 15:03Fait
« Il y a des vidéos qui tourent où des gens sont grimpés sur les fenêtres en disant on est là, on a cambriolé. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Bonjour à tous, bonjour à toutes. Bienvenue dans face à Michel Onf sur ces news et sur Europe. Bonjour Michel, ravi de vous retrouver aujourd'hui. Les émeux télépages des derniers jours sont-ils pour vous le symptôme de l'effondrement de l'autorité de l'État dans notre pays ? La réponse du gouvernement avec le renforcement du nombre des forces de l'ordre présentes sur le terrain en ce samedi. La mise en place de couvre-feu dans certaines villes est-elle adaptée à la situation ? Y en a-t-il d'autres selon vous ? On évoquera aussi [musique] Michelprit la réponse de la justice face au casseurs. Comment est-ce que vous jugez vous ce qui s'est passé dans les rues de nombreuses villes de France ? Peut-on parler à la fois d'un climat de sédition et de défi lancé à l'Autorité
républicaine et de l'autre de radia mené par des pilleurs guidés par l'apat du gain ou au contraire de bandes ayant la haine de notre société ? Votre réponse dans un instant. L'engrenage de la violence est-il inéluctable dans une société où le pouvoir semble [musique] impuissant ? Comment ramener le calme et la paix alors que certains responsables politiques parlent d'un climat de guerre civile. On évoquera aussi la [musique] France insoumise parce que vous avez été surpris d'entendre Jean-Luc Mélenchon à l'ône de ses discours nombreux évoquer le philosophe démocrite pour expliquer que la violence dans les rues a toujours existé. Vous allez lui répondre le leader de la France insoumise se défend de son côté de tout appel à [musique] la violence. Il se demande même pourquoi on
l'accuse de cela. pour vous. Il lui semble que il est dépassé par les ultras de gauche. C'est peut-être ce que vous allez nous démontrer. Le point philo, Michel, aujourd'hui, ce sera Freud, l'inventeur de la psychanalyse bien sûr, il fut aussi un penseur des civilisations. Selon vous, le livre Le moi et le ça permet [musique] de comprendre ce qui se joue actuellement dans la rue. On a hâte de vous entendre à ce sujet-là. On commence par les violences et les pillages Michel parce qu'évidemment ce sont des symboles quand même de ce qui se passe mal dans notre pays d'une forme de d'effondrement de l'autorité de l'État. Et il y en a qui vraiment personnalisent cet effondrement. Ce sont les commerçants qui ont vu leur magasin ravagés pillés de 3000 dans les chiffres dont nous
disposons écoutez leur détresse et on va voir ce que vous en pensez. Tout est foutu, tout est souillé, tout est défoncé là-haut. Et encore, vous avez pas vu là-haut. Là où tout est brûlé. Comment vous voulez qu'on réagisse. J'ai un patient qui a un traitement à 13000 balles qui est dans mon qui été dans mon frigo. Celui qu'ils ont brûlé, qui est cassé, qui est ventré, qui je sais pas. Il attendait son médicament. Il y a des gens derrière. C'est la directionage dans le magasin. Regardez comment il pleure. Regardez là. Bravo à vous. Regardez. C'est honte, [ __ ] c'est honteux. Hier, on a fermé la boutique à 15h30 suite aux émeutes à côté de de la manifestation du 17 octobre et à 17h, on s'est fait forcer
la boutique par la vitrine. Ils ont tous accagé. Ils ont tous accagé, a dit cette commerçante. Qu'est-ce que ça symbolise pour vous ce ces pillages, ces sacages en règle Michel ? Oh, il y a des raisons diverses et multiples. Il y a d'abord le triomphe de la pulsion de mort. C'est détruire, c'est casser, c'est massacré, c'est c'est incendié, c'est brûler, c'est détruire des écoles, incendier des lycées, c'est mettre le feu à l'université de Rand. C'est c'est attaquer des symboles. On n pas beaucoup dit, mais moi j'ai quelques amis qui m'ont envoyé des images. Ici, c'est une synagogue, on le dit pas. Là, c'est un temple de franc-maçon. On ne le dit pas non plus parce qu'ils sont discrets, parce qu'ils ne veulent pas attirer l'attention sur eux, mais ce sont des
amis qui m'ont envoyé des photos et qui attestent. Ce sont des amis dont je don dont je suis sûr. Donc il y a tout ça. Il y a ils sont pour tout ce qui est contre et contre tout ce qui est pour. Donc tout ce qui n'est pas eux est contre eux et tout ce qui est contre eux doit être détruit. Et comme de toute façon, il y a eu, c'est c'est mon ami Didier Pleu qui avait pas mal théorisé ces choses-là, une intolérance à la frustration. C'est-à-dire on n jamais dit non. Les fameuses éducations positives, les enfants veulent pas dire bonjour, veulent pas dire au revoir, ils veulent pas dire merci. Donc on apprend pas la politesse. Ne pas apprendre la politesse, c'est ne pas apprendre l'existence d'autrui. Et puis autrui, c'est quelqu'un qui me gêne. Je veux tous les bonbons du magasin. Puis si
j'ai pas tous les bonbons du magasin, je détruis euh tout le magasin. Et puis je fais exactement la même chose quand j'ai 17 ans, 18 ans, 19 ans et cetera. Moi, je veux bien qu'on attaque la fhalocratie. Je suis contre le fait que l'homme puisse avoir un pouvoir parce qu'il est homme et on doit pouvoir partager tous ces pouvoirs-là. Donc, je défends cette théorie là. Mais c'est quand même étonnant. Il y a des bonnes fhalocraties et des mauvaises phalocraties. C'est-à-dire qu'il y a plus de possibilité entre son désir et la réalité de dire non, je me retiens le fameux un homme ça s'empêche de d'Albert Camul un homme ça ne s'empêche plus. Ça se permet tout et ça détruit tout. Je veux dire cette dame qui nous parle probablement d'une chimiothérapie à 13000 € euh ça veut dire quoi ? Que
qu'on envoie à la mort probablement quelqu'un ou qu'on prend le risque de l'envoyer à la mort et puis détruire le le le le travail de de ces gens-là. On devient pas pharmacien par hasard. On a fait des études, on a beaucoup travaillé, on a on a sacrifié des weekends, des vacances, des fêtes quand on était étudiant. pour pouvoir disposer d'un diplôme. On s'est enrich on s'est peut-être enrichi mais parce qu'on s'est endetté et puis on a acheté une pharmacie sauf dans le cas des héritages et cetera et cetera. C'est il y a une destruction de ceux qui ont réussi aussi c'estàdire tous ceux qui disent "Moi, je suis rien socialement." On voit bien d'ailleurs pour les quelques-uns qui ont été prélevés qui sont allés au tribunal les situations sociales sont pas
mirifiques. C'est pas très mirebolant. Donc il y a du ressentiment chez des gens et moi je pense beaucoup je Il y a des fils de bourgeois aussi hein dans dans ceux qui ont été défis. votre famille mais vous avez aussi des études que vous avez pu faire et qui ne vous ont pas permis d'être à la hauteur du père ou de la mère ou de la famille. C'estàd si vous êtes fils de pharmacien, vous avez intérêt à être vous aussi pharmacien et si vous ne l'êtes pas, qu'est-ce que vous faites ? Donc moi, j'ai beaucoup aimé, j'aime toujours d'ailleurs, je fais une lecture intégrale là actuellement, il y a 11 volumes, mais de de l'histoire des origines de la France contemporaine de Then. Et sur le rôle de la du ressentiment dans l'émergence des révolutions, c'est majeur. Donc il y a
plein de ressentimenteux, il y a plein de gens haineux, il y a plein de gens qui détruisent, qui cassent, qui retournent des voitures, qui mettent le feu à tout. même les ils détruisent les pompiers, enfin ils attaquent les pompiers, ils attaquent les policiers, ils attaquent la gendarmerie, mais ils attaquent aussi une dame qui qui provient elle aussi probablement de l'immigration pour ce qu'on peut en en voir à la télévision et qui dit "Mais arrêtez, mais ne faites pas ça, mais pourquoi vous faites ça ? Vous détruisez un abribus ?" Bah la jeune femme qui a pris euh lancefamme, quasiment un lance-flamme dans le visage quoi, qui ont dit "Je te détruis, je te détruis." Donc, mais c'est aussi le symbole ces commerçantes. La France qui travaille, qui paye et la France qui casse. Oui.
Et c'est ces deux Francesl qui doivent coexister. Oui. Et puis il y a aussi le je veux dire, vous allez dire que je je radote, mais il y a aussi le le produit de l'Europe de Mastrich depuis des années. C'està-dire, on nous a dit le marché doit faire la loi, on va faire rentrer autant d'immigrés que possible. Le MEDEF et monsieur Mélenchon pensent très exactement la même chose. Vive l'immigration. Monsieur Atali, monsieur Mc, monsieur Bernard Levi qui nous ont tous dit que la mondialisation serait heureuse. Tous ceux qui nous ont vendu l'Europe de Mastrich en nous disant enfin de la misère, du chômage, de la pauvreté, de l'antisémitisme, du racisme, de l'homophobie, fin de tout ça. D'accord ? 30 ans plus tard, on dit "Qu'est-ce que vous avez ?" Le contraire
: chômage, misère pour pas de plein emploi du tout, du racisme décomplexé, de la xénophobie décomplexée, c'était pour le coup à l'endroit des blancs, de l'antisémitisme et malhe de gauche, donc c'est défendable. De la phalocratie mais là, il est de gauche, donc c'est défendable. de la misogénie et les de gauche, tout ça est défendable et cetera. Et puis l'école qui qui n'a pas osé dire non, on va vous apprendre un certain nombre de choses. Les profs d'histoire n'enseignent plus la choa. Les profs de sciences naturelles comme on disait je dis de SVT n'enseignent plus Darwin. Les profs de Philo n'enseignent pas les critiques des religions. Enfin bon voilà, plein de gens, j'ai donné les noms tout à l'heure, nous disent "La France est détestable. La France c'est la
colonisation. La France est vichi. La France c'est pétin. Détestez-moi tout ça. Dans l'idéologie française, Bernard Levi nous dit que la France a inventé la choa. La France a inventé la choa. Nous avons inventé, nous les Français, la chambre à gaz, la la déportation, la destruction de 6 millions de juifs à cause de philosophes français du 19e siècle et cetera. Et puis là, vous avez des jeunes qui disent "On vous croit, on vous prend au mot, vous avez raison, la France est détestable, on l'aime pas, on nen veut pas." Mais je veux dire, il il est fréquemment dit que la France est détestable parce qu'elle a été ceci, parce qu'elle a été cela et cetera. On fait plus d'histoire. L'histoire de la l'histoire de la de de la guerre d'Algérie n'est pas écrite. Du moins, si
elle est écrite, elle n'est pas enseignée. Celle qui est enseignée n'est pas l'histoire que nous devrions enseigner. Il faut faire la paix avec l'Algérie. Il faut arrêter cette guerre avec l'Algérie. Mais on narrêtera pas une guerre comme on pense le faire aujourd'hui. On arrête la guerre avec des historiens qui nous disent "Bon, allez, on va vraiment faire de l'histoire et puis voilà." et on va enseigner ça aux enfants. Si vous pensez qu'on peut enseigner la guerre d'Algérie aux enfants à l'école ? Pas du tout. Pas simple. Non, c'est pas que c'est pas simple, c'est que c'est pas quasiment interdit. Ou alors vous avez une version officielle qui est celle de Benjamin Stora et qui nous dit "Moi, j'ai la version et on le voit bien au côté de de François Hollande et de quelques autres
toujours du côté du pouvoir, du Manche et cetera pour nous dire voilà ma version c'est sa version et il a bien raison d'avoir sa version mais c'est pas la seule. On peut pas avoir des versions officielles, on peut pas avoir des versions d'état." Quand Nicolas Sarkozi voulait faire une espèce de de maison de l'histoire de France, vous vous souvenez des des insultes qu'il a reçu parce que il fallait pas faire proposer un récit. Après tout, on propose un récit, puis les autres proposent un contre-récit. Mais là, il y a un récit sans contre-récit et un récit national qui permettrait d'expliquer un certain nombre de choses sur ce le le rôle du PC dans la dans dans dans la collaboration avec le pacte gerb soviétique sur et cetera et cetera. Enfin, de faire
véritablement une histoire. Allez Michel mon frère, on est dans votre émission sur C News et sur Europain. On va juste revenir un instant sur le profil des émeutiers qui ont séviolences. Jérôme Fourquet était notre invité cette semaine, analyste politique. Il il examine ce profil des émetétiers et il voit différentes catégories parmi eux. Écoutons-le et je vous passe la parole. Ensuite, la la pointe avancée et la plus professionnelle dans les meutes était composée par les les militants de l'ultra gauche, hein, de les fameux black blocks ou autres. alliance de circonstan avec des délinques enchevronés qui pour certains avaient fait des repérages, s'était organisé pour savoir à quelle heure on faisait telle boutique et comment on passerait ensuite à telle autre. Et puis euh la
masse de manœuvre si l'on peut dire, ceux qui ont fourni le gros des troupes qui sont constitués de de jeunes individus. Alors tous ces publicsl manifestement à 90 % ce sont des hommes euh assez jeunes, on dirait entre une quinzaine et 15 et 30 ans. Et euh le le le dernier groupe là, le le plus nombreux, on va être sur des individus qui euh viennent régler des comptes avec la police, euh pratiquer la délinquence d'opportunités, mais aussi vivre le grand frisson, éprouver le sentiment de toute puissance. ce que dit Jérôme Fourquet. Qu'est-ce que ça recouvre pour vous ces pillages ? Parce que même au sens historique du terme, ça a toujours existé les pillages. Quel quelles étaient les motivations de ces pillages Michel ?
D'abord c'était les les tribus qui s'opposaient, qui se battaient et et c'était une façon de dire ce qui t'appartenait m'appartient, c'est ma façon de de de prendre le territoire. Je sais qu'aujourd'hui on n plus la possibilité de parler d'étologie. On se fait tout de suite traiter de raciste. Juste quand on dit c'est étonnant d'ailleurs dans une période qui se veut antispéciste, c'est très à la mode et c'est très dans l'air du temps d'être antispéciste et de dire qu'il y a pas de différence entre les hommes et les animaux. D'accord. Très bien. Ça justifie des gens comme Paul Prado dans Libération ou Petter Singer, un philosophe qui enseigne l'éthique aux États-Unis. C'est c'est ce qui leur permet de de de dire qu'on a le droit à avoir des relations sexuelles avec les
animaux. C'est les mêmes qui nous disent ça. Sérieusement, c'est les mêmes qui nous disent ça et qui nous interdisent de dire "Alors, si nous sommes des animaux, peut-être pourrions-nous parler des ordres primitives chez Darwin comme elle se comporte, comme il les comme il raconte qu'elle se comporte Darwin et même Freud dont nous avons parlé tout à l'heure. Je renvoie les gens à à Totem et Tabou par exemple. Moi, je veux bien que justement Freud soit soit un totem mais alors qu'on le prenne pour voir comment ça fonctionne et prenez la mythologie, je dire l'enlèvement des sabines, enfin et cetera. À chaque fois que à chaque fois vous avez des des des guerriers qui sont plus puissants que les autres, ils prennent les femmes, ce sont des butins, ils violent les femmes, ils embarquent
des objets et puis évidemment tous les beaux objets, ils les emmènent et puis il les emportent, pardon et puis ils mettent le feu au Donc ça a toujours existé. Mais ça a toujours existé et ça existera toujours tant qu'il y aura des hommes et qui et que le cerveau reptilien dominera le cerveau euh du néoccortex, le cerveau de l'association, de la culture, de l'intelligence et cetera. Vous aurez ça et et vous aurez des marquages de territoire. Donc ça se fait avec des avec des on a vu ces ces images là avec des extincteurs. Donc vous marquez ça se fait avec de la peinture, avec des tagles, ça se fait avec des des destructions. Vous avez cassé, vous avez cogné, vous avez laissé des reliefs, vous avez moi je suis passé tout à l'heure devant des vitrines cassées,
devant des il y a des traces de feu sur certains endroits. Donc c'est extrêmement primitif. C'est c'est pas c'est aussi vieux que le monde. Simplement je suis pas je fais pas de la sociologie du genre. Il y a les bons, il y a les gentils, il y a les méchants, il y a les sympathiques, il y a les manifestants, et puis après il y a les black block et puis c'est le même monde globalement on découvre ça. C'està-dire que quand on nous dit voilà qui a fait quoi, qu'est-ce qu'on découvre ? Un type qui passe par là et qui dit "Ouais, je manifestais, je manifestais, il avait des produits chimiques dans son dans son sac à dos. Il avait de quoi faire un cocktail molotof mais il dit non, je sais pas pourquoi c'était là, enfin j'ai rien fait et cetera." Il a été un quart
d'heure plus tôt dans la manifestation prétendument bien gentille et cetera. Juste un tout petit mot, est-ce qu'on peut parler d'un climat de sédition ? parce que vous aimez que les mots soient employés à à Bonissciant. Est-ce qu'on peut parler de guerre civile, de situation de préguerre civile ? Michel, écoutez, moi j'en parle tout depuis des années. J'ai regardé l'autre jour parce que des gens m'ont dit "Oui, vous dites vous dites ça depuis longtemps et cetera." Et donc oui, je le dis depuis longtemps mais il y a simplement l'impossibilité pour moi d'en faire la preuve autrement qu'en disant je l'ai écrit j'ai écrit en 2018 précisément et je parle de guerre civile à babui et j'ai dit un peu plus tard je pense que c'était avec vous d'ailleurs sur ce plateau que j'enlevais le à basabas
bruit et que nous étions en guerre civile. Et j'entends des gens aujourd'hui qui nous disent mais non c'est prèguerre civile n'utilisez pas ce mot là c'est pas ça la guerre civile. C'est quoi ? Je pense que si vous prenez, il y a un site qui s'appelle français de souche qui nous raconte tous les jours, c'est une revue de presse, une revue de presse, tel jour, telle date, telle heure, il s'est passé ceci. Et c'est pas euh c'est pas il y a pas de de justification, de commentaire moral, de lecture politique ou je ne sais quoi. Machin a fait telle chose, à tel endroit, dans tel endroit et cetera. Combien de coups de couteau ? On nous dit une centaine de coups de couteau tous les jours. 100 coups de couteau par jour. Une centaine de coups de couteau par jour multiplié par 365 jours. Ça
fait combien de coups de couteau dans une année ? Et à partir de combien de coups de couteau on en arrive à parler de guerre civile ? Je ne parle pas du reste. Donc c'est plus à bas bruit. [raclement de gorge] Voilà. Non, c'est pas à bas bruit. C'est il faut utiliser le mot. Et donc on est dans un début de guerre civile mais le mot est là. Le début c'est que vous avez aujourd'hui des gens qui pillent, vous avez des gens qui rentrent dans des magasins qui violent des propriétés privées. Puis vous avez maintenant des gens qui quand on dit oui mais le prochain le prochain la prochaine chose c'est le le la prochaine étape c'est de rentrer chez des gens. Mais c'est déjà fait. Il y a des vidéos qui tourent où des gens sont grimpés sur les fenêtres en disant on est là, on a cambriolé et
cetera. C'est déjà fait. Donc les gens qui nous disent il y aura une guerre civile, c'est c'est c'est quand ? Parce que il y a une guerre civile avec des gens qui ont tu d'autres pendant que les autres ne répondent pas. Alors on a comment on a déjà un début de de réponse avec des commerçants qui disent "Bah oui, mais nous on va pas se laisser faire, ça va bien." Et puis qui sont les délinquants aujourd'hui ? Par exemple, les petits les petits épiciers qui bossent jusqu'à 11h du soir qui se font voler régulièrement et qui disent "Je suis allé à la police 10 fois, on m'a dit "On peut rien faire." et qui disent "Bah, on va juste mettre la photo de du personnage." Et là, ce sont ces gens-là d'un seul coup, on la voit arriver la police sur ordre parce que la
police elle obéit et sur ordre et là, on lui dit "Bah non, ça ce monsieur-là c'est un délinquant. Ce monsieur là qui il peut être d'ailleurs un petit épitier arabe à 11h lu soir qui dit moi j'en peux plus de me faire voler, j'ai juste mis la photo." On dit "C'est vous le délinquant ?" Donc il y a un moment donné où on peut pas accepter ça. Donc oui, c'est une insurrection mais le problème c'est que jadis quand il y avait des insurrections, il y avait un plan B. C'est-à-dire que si vous prenez euh je sais pas 17 enfin les les Jacqueries 1789 1830 1848 186 71 mais il il y avait des des des propositions derrière. On voulait installer la on voulait faire tomber la monarchie, on voulait installer la République, on voulait faire tomber un autre roi, on voulait
une République sociale, on voulait et cetera et cetera. Que veulent-ils ces jeunes ? Il y a des on les voit ils veulent des marques, il ils veulent acheter des ils veulent voler des chaussures, ils veulent voler des pulls. On on voit après sur internet, ils vendent des pulls à 650 €. Peut-être il y a-t-il autre chose ? Euh en tout cas euh dans leur revendication, il y a sans doute autre chose que juste ça. Mais non, parce que on les aurait entendu ces revendications, elles ont on les a entendu avant, celles des lycéens. Ah c'est pas la même chose. Même chose et c'est important. Oui la revendication des lycéens c assez singulier parce que j'écouté le point le le point de Mélenchon là qui nous expliquait que ça avait démarré à Mayotte, que ça avait continué en
Guyane, que ça s'était poursuivi en Guadeloupe et cetera et en Martinique et cetera. Puis après ils arrivent tous. Ce sont des opportunistes, des animaux stercoraires. Les gens on peut aller jeter un coup d'œil sur le dictionnaire pour voir, mais qui sont intéressés par les matières fécales et qui vont derrière comme ça les les les les déjections de de de la société libérale et capitaliste avec la misère, avec la pauvreté, hein, qui sont qui sont indéniables. Ça paraît et qui arrivent là qui prospère sur la misère des gens et il prospèrent sur la misère des gens en disant on y va, ils font leur boulot, il fait très bien son boulot me mélangchon hein, un boulot de militant disant feuille de route, on va vous expliquer comment récupérer. Il a déjà récupéré les gilets jaunes. Les premiers
gilets jaunes, il les avait méprisé. C'était des fachaot et cetera. Monsieur Coqel dans la salle des quatre colonnes ça vient s venait nous expliquer que ces gens-là étaient détestables, minable et cetera. Eux avaient des revendications. Souvenez-vous de Jacqueline Mourau. Des des des choses très très dans l'esprit de la commune, très concrètes. Il s'agissait pas de de d'instaurer la République ou une nouvelle République, mais de dire on veut de de l'essence, on veut manger, on veut pouvoir faire des cadeaux à nos enfants parce que Noël c'est pas c'est pas c'est pas loin et cetera. Il y avait des vraiment des propositions. Là, les lycéens, d'un seul coup, ils nous ont tous parlé de des mêmes propositions. Dans tous les lycées, il y avait les mêmes problèmes,
y compris dans les lycées tout neufs qui avaient été fabriqués par des écolos, des machins écesoresponsables avec des ventilations ceci, des ventilations de cela qui devaient permettre la chaleur quand il y avait du froid, le froid quand il y avait de la chaleur et cetera, y compris ces choses-là ont été détruites. Et après à chaque fois c'était oui les horaires, on travaille trop tôt, on travaille trop tard et puis après il y a des rats dans les toilettes et puis après et c'était c'est drôle dans tout c'était c'est vrai que c'était les mêmes éléments de langage. Vous avez raison c'était c'était des éléments de langage qui avaient été donnés. Moi moi j'entends bien qu'il y a des il y a des des occasions d'être mécontent. Je je le suis aussi pour nombre de gens. Je ne
plains pas pour ma vie mais je vois bien autour de moi les gens qui sont misérables et miséreux. Simplement ils se font récupérer régulièrement. On va écouter Michel On si vous le voulez bien ce que vous avez évoqué c'est-à-dire Mathine Panu qui refuse de condamner l'incendie de la mairie de Limoche qui est vraiment une image qui a fait mal au cœur à tout le monde comme les les sacages et les pillages. On va écouter cet échange entre le premier ministre Sébastien Lecornu et elle à l'Assemblée nationale cette semaine. Écoutez, vous osez prétendre que vous n'êtes jamais responsable de rien. Votre incapacité à garantir le droit de manifester, c'est la faute de la France insoumise. Votre incompétence totale qui a provoqué le désastre. Encore la France insoumise.
Madame la prison de panneau, il vous reste 2 secondes. Condamnez-vous l'incendie de la mairie de Limoge, dont ce matin un premier suspect a été interpellé et appartenant à l'ultra gauche. Vous n'avez pas eu un mot pour le jeune qui a perdu une main à Saint-Étienne, pas un mot pour la jeune qui a perdu un œil à Mououse. Pas un. Toujours la même rhtorique, celle qui consiste à semer le chaos et ensuite à se victimiser par le mensonge à Tem. Très intéressante cette séquence à l'Assemblée nationale Michel Onfère. La rhtorique de la France insoumise, elle est extrêmement claire. C'est une sophistique toujours on vous pose une
question euh pour ne pas y répondre, vous changez la question et vous dites "Mais et les violences des des gens qui mettent le feu à l'université, violence policière, c'est pas la violence policière, je vous parle de ça et le le le l'incendie de cette mairie, moi je je vais vous parler de cette main arrachée et cetera et parlons éventuellement de cette main arrachée." Mais je veux dire, on les voit les photos des gamins qui récupèrent les bombes et qui les bombes lacrymogènes qui sont envoyées ou les bombes de désencerclement qui les prennent à la main et qui les et qui les balancent. Bah évidemment quand ça explose et que vous avez ça dans la main, ça vous arrache la main et cetera. Ça s'appelle du combat. Ce sont des gens qui veulent des combats de rue et puis
après ils disent "Oh mais il m'a fait du mal et c'est pas bien et cetera." Oui mais bon, il y a pas de violence structurelle. A priori, moi je me suis jamais pris de de coup sur la figure parce que j'ai jamais fait je me suis jamais mis dans les situations d'avoir à prendre des coups sur la figure de la part des forces de police. Quand on m'arrête en voiture et même si j'ai bu un coup et bien je n'accélère pas pour foncer sur le policier et puis je temp et puis je vais pas je vais pas avoir de problème. Il y a il y a simplement une règle du jeu que ces gens-là ne veulent pas respecter. C'est quand même étonnant quand même que le régime iranien qui se comporte comme il se comporte hein. Leien trouve que nous maltraitons nos manifestants quand lui-même a massacré
des dizaines de milliers de jeunes effectivement que nous devrions nous comporter autrement. Autrement que quoi ? Je veux dire expliquez-vous quoi. Et puis d'autres qui ont intérêt, on a toujours le drapeau palestinien. Il y a pas un plan sans qu'il y ait le drapeau palestinien. Il y a un moment donné où on voit d'ailleurs un gamin qui a un drapeau bleu blanc rouge et puis il est coursé par la par les jo. Je rappelle d'ailleurs que les j ont des puissances tout à fait particulières. Moi, j'ai vu des gens qui valent dinguer 10 m plus loin avec les les les canons lanceur d'eau, hein. Là, simplement, on les arrose légèrement, quoi. Ça les nettoie. Et donc, exagérons pas. Ça c'est pas fait pour faire une douche, hein. Tu une plaisanterie. Mais moi, j'ai vu
j'ai vu des [rires] gens qui sautaient he quand ils se prenaient des là. Bon, on vo on voit bien que non, c'est ça avance doucement que et cid et la police n'est pas la police de l'Iran, c'est pas la police de Cuba, c'est pas la police du Hamas, enfin de la de la Palestine gouvernée par le Hamas. C'est pas la peine et cetera et cetera. Faut arrêter. Il y a il y a des polices dans les démocraties, il y a des polices dans les Républiques et puis il y a des polices dans les régimes dictatoriaux. Je pense que en Russie ou par exemple en Chine, la police des pays qui aiment qui aiment beaucoup Mélenchon et ses copains, la police probablement on peut lui faire un certain nombre de reproches qu'on ne peut pas faire à la police française. On fait une petite pause Michel Lonf, on
se retrouve dans un instant face à Michel Lonfet. On reviendra sur le discours de Jean-Luc Mélenchon. ça vous a interpellé parce que il évoque démocrate. Alors là, il a il a il a touché un point sensible. On parlera aussi de ce qui s'est passé en Italie parce qu'il y a une concomitance des émeutes en Italie. Très intéressant et puis aussi de Donald Trump qui s'est mêlé de tout ça en parlant de la France et de ce que l'avenir sombre qu'il prévoit à la France. À tout de suite. Et on se retrouve pour la seconde partie de face à Michel Onf. Michel, on va s'intéresser à Jean-Luc Mélenchon qui a réfuté toute implication dans les violences des derniers jours. Il dit "Pourquoi est-ce que je serai accusé de ça moi ?" Il accusé Emmanuel Macron au contraire de jouer le pourrissement de
la situation. On va l'écouter là. Il s'adresse à monsieur le cornu dans une des nombreuses prises de paroles qu'il a fait. Monsieur Mélenchon, écoutez-le. et il explique pourquoi il n'a aucun intérêt à installer le désordre dans notre pays. Et vous, monsieur le cornu, qui dites que on a un mouvement de l'ultra gauche qui a envie d'organiser un désordre profond dans le pays jusqu'à l'élection présidentielle. Tous ceux qui disent que nous comptons tirer partie du désordre pour l'élection présidentielle, mais comment peuvent-ils nous croire aussi stupides ? Est-ce qu'il croit réellement qu'en attaquant des boutiques, nous pensons prendre le pouvoir ? Parce que s'il fallait attaquer quelque chose, c'est pas des boutiques qu'on irait chercher. Ça
suffit maintenant. Retour au sérieux. Ça suffit de jouer les apprentis dictateurs qui manient les oppositions politiques qui ont des élus, des parlementaires au fouet. Et si vous dites qu'on a un mouvement de l'ultra gauche qui a envie d'organiser, alors comment tu le sais ? Et si tu le sais, dis qui c'est, où, quand, comment. Et quand il ajoute la planification, vous m'entendez ? La planification en certains endroits d'un schéma insurrectionnel mené par des groupuscules d'extrême gauche et de l'ultra gauche. C'est le premier ministre qui parle. Quel groupuscule ? Où, quand, qui c'est ? Voilà. pour Jean-Luc Mélenchon, chaque mot a sa importance hein dans ce que dit Jean-Luc Mélenchon prêt. Oui. Bah la jeune garde s'il veut qu'on
lui donne un nom, on lui donne un groupe, on lui donne un nom, on lui donne Non mais il dit ça suffit de jouer les apprentis dictateurs, ça suffit de mener les oppositions au fouet. Oui oui oui oui. Non mais tout mais si je vous dis c'est vous posez une question, ils n'y répondent pas, ils sont sur un autre terrain et là ils sont vient de nous expliquer avec beaucoup d'ironie. D'ailleurs, ça marche toujours l'ironie qui plus avec un public captif qui est là un PA en train de de sourire, d'applaudir, de rire. Oui mais voilà. Mais euh oui, la stratégie, je je je suis je suis obligé de dire et ça ne me gêne pas de dire des choses vraies des don dont j'estime qu'elles sont vraies, mais que monsieur le Cornu a raison sur ce point-là. Il a raison d'expliquer
comment tout ça fonctionne. Bien sûr que euh que Mélenchon a intérêt euh au désordre dans la rue. Il le sait très bien et il sait très bien quelle est la stratégie. Il fonctionne avec eux justement avec Raphaël Arnaud avec la jeune garde. Je rappelle que le logo de la jeune garde était tout de même sur l'affiche des législatifs de monsieur François Hollande quand on dit "Ah non, c'est pas pareil, il y a les bons, il y a les méchants, il y a les gentils." Non, il y a il y a il y a un ensemble et ils s'entendent tous à peu près bien pour dire à chacun à chacun son boulot. Toi, tu mets le désordre et cetera. Lui, bien sûr qu'il a intérêt au désordre. Le désordre, c'est quoi ? C'est un deuxième tour dans lequel il se trouverait en face de Marine Le Pen. C'est ça qui
l'intéresse. Donc oui, il y a intérêt à faire à détruire des des des des commerces. Donc on prendrait quoi ? On prendrait quoi ? Il suffit juste aujourd'hui de de de créer le climat dans lequel on se trouve et on voit très bien que ça donne ça donne une puissance incroyable à Marine Le Pen et à lui. Et lui ce qu'il veut c'est être présent devant Marine Le Pen enfin en présence de [raclement de gorge] Marine Le Pen au 2è tour. Donc oui la stratégie j'aime pas ce mot il est grossier mais de bordélisation qui a été revendiquée par eux c'est ce qu'ils sont en train de faire avec des gens qu'on sollicite. Une fois on sollicite un sénateur son beau-frère d'ailleurs il y en a qu'un sénateur de la France assé c'est le beau-frère de Mélenchon le le gendre de Mélancon. Et après ça, vous allez
solliciter des députés, après ça des élus, le maire de tel endroit, le maire de tel autre endroit, je terraai les noms. Et après ça, vous allez chercher euh un casseur. Après ça, vous allez vous allez solliciter selon les besoins. Et si le besoin consiste à dire est instrumentalisation à la violence parce que toute violence est bonne pour Marie Le Pen et comme de toute façon deuxième tour c'est moi puisque la droite ne sait pas s'entendre et que vous avez même des surgissements à chaque fois de un Lisenard par un machin bidule par là et puis ça ça multiplie les les les candidatures. Lui il a il a intérêt à ça. La bonne stratégie, il le sait, c'est de faire de telle sorte que face à une droite qui est éparpillée face à son puzzle, il y ait la possibilité d'un
second tour dans lequel il serait et ensuite de faire savoir que le résultat n'est pas légitime. Et à ce moment-là, répétition générale, effectivement là, on a la violence dont il a besoin. Donc il a beau manier l'ironie, la sophistique, la rhtorique et si personne ne lui répond, ça peut toujours faire illusion. Mais non, c'est vraiment le plan que monsieur le cornu qui doit avoir les informations dont dispose un premier ministre. En plus hein, il parle plus informé que tout autre autant que le président de la République. Mais ce sont les deux personnages de l'État qui en savent beaucoup sur ce qui leur permet de conclure, ce qu'il conclut. Alors Michel, il y a aussi euh démocrite parce que Jean-Luc Mélenchon parlait démocrite euh qui euh selon lui alors
expliquez-nous ce que ce qu'il a dit exactement sur Démocrite et ce qu'est en réalité Démocrite. C'est c'est le problème de la c'est toujours le diable est dans les détails. C'est le problème de la culture de Jean-Luc Mélenchon dont tout le monde nous dit il est cultivé et cetera. Non, c'est un bonenteur de foire. Il parle très bien et c'est ce qu'on disait tout à l'heure, c'est il a pour lui la rhthorique, la sophistique et puis un vernis de culture. Mais le vernis de culture dans un monde où il y a pas de culture, ça passe pour une profonde culture. Donc il suffit qu' il suffit qu'il parle un peu de la révolution française qu'il agite le nom de Robespierre. Personne ne sait trop qui est Robespierre et quand même. Non, ne sait trop. Je dis bien ne sait
trop. Tout le monde sait qu'il est un personnage éminent de la Révolution française. Pour d'autres un peu plus informés que il a une relation particulière avec la loi sur les suspects, que le tribunal révolutionnaire, avec la guillotine et cetera et cetera. D'autres savent qu'il y a eu termidor et que ça met fin au règne de Robespierre dans la Révolution française et cetera et cetera. Mais je vous assure que le personnage d'ailleurs Robespierre quand vous dites il était contre la peine de mort. Non, il était pas contre la peine de mort. Il il est il estime en 83 que il faut perfectionner la guillotine et que d'une certaine manière la guillotine ça aristocratise ceux qui se font guillotin et DC de revenons à démocrite DMCR là c'est pareil une espèce de vernis de culture démocrite les gens
disent qui est démocrite savent pas qui est démocrite philosophe c'est l'un des philosophes les plus importants de de ce qu'on appelle les prè socratiques et qui est un penseur matérialiste qui pense que tout est fabriqué à partir des atomes il voit dans un dans un ra lumière des poussières et il dit le monde c'est ça finalement il y a des des atomes qui s'associent et qui vont rendre possible la matière, la construction du monde et cetera. Bon, ça donnera par la suite les matérialistes que sont Épicures pour les Grecs ou Lucress pour les pour les Romains. Il y a pas de philosophie politique chez démocrite qui lui permettrait de dire ce qu'il dit. Il a pas OK. Il y a en revanche ce qu'on appelle des doxographies, c'est-à-dire des gens qui ont dit que Démocrites aurait dit qui et
cetera. Donc des pseudo déémocrites. Moi j'ai j'ai juste pris une phrase de une phrase de démocrite démocrite qui qui nous permet de de de savoir ce qu'est sa pensée politique. Démocrite dit la [raclement de gorge] pauvreté en régime démocratique est préférable au prétendu bonheur en régime tyrannique que la liberté à la servitude. Ça veut dire que il vaut mieux des pauvres dans un régime démocratique qu'un prétend du bonheur dans un régime tyrannique. Ça le maître à penser de monsieur Mélenchon démocrite aujourd'hui nous dirait il vaut mieux la pauvreté sous Macron que le prétend du bonheur chez Mélenchon lui-même. Donc faut il faut vraiment faire semblant de croire ou de connaître pour dire des choses pareilles. Une démocrite dit très exactement le contraire.
Peut-être a-t-il confondu avec Démocrate mais c'est démocrite le philosophe. Pas de chance. Non c'est une plaisanterie. Mais je veux dire qu'on peut pas comme ça euh prendre de temps en temps faire du name a dropping en disant je prends un enfin de de de de citer des noms plutôt que d'utiliser une formule anglaise. Mais euh juste de dire je parle de démocr Oh, il cultivé, il connaît bien les les philosophes présoocratiques. D'ailleurs, il était tellement important comme philosophe que Platon était tellement jaloux. C'est très exactement l'inverse. Platon c'est l'antidémocrite et que Platon en était tellement jaloux queil a voulu détruire les 300 livres écrits par Démocrit. Et qui sont aujourd'hui les défenseurs de Platon ? Ana Badiou par exemple, un des derniers maoistes
français. Donc si vraiment il veut se chercher un ancêtre, mélangeons qu'il aille le chercher chez Platon qui invente le communisme mais pas chez Démocrite qui est justement un aristocrate qui déteste ceux qui prétendent que on pourrait être heureux avec un régime politique différent et nouveau. Michel Onfrère, on est sur ces news et sur Europain dans votre émission. On va évoquer maintenant l'impact à l'international qu'ont eu ces images de violence dans notre pays, pays à feu et à sang. Euh certains pays recommandent aujourd'hui à leurs touristes d'être prudents. On commence à avoir les premières annulations de réservation touristique évidemment parce que quand il voi euh ce qui s'est passé le weekend dernier, évidemment ça les inquiète. Et puis Donald Trump, le président
américain, d'autres dirigeants aussi euh euh se sont exprimés là-dessus, mais Donald Trump s'en est pris assez clairement à la France, à l'immigration qui l'accuse. Et Emmanuel Macron lui a répondu, écoutez cet échange entre Donald Trump et Emmanuel Macron à distance. Je l'ai dit au président Macron qui est un ami. Je le connais depuis le tout début. Je l'ai rencontré juste après ma première élection et il m'a plu. Il me plaît toujours. Mais je lui ai dit "Si vous ne résole pas le problème de l'immigration, il ne restera plus rien de votre pays." S'ils ne mettent pas un terme à tout cela et ne renvoient pas ces personnes, je ne parle pas seulement d'arrêter les arrivées. Il faut faire partir les gens, les virer purement et simplement. Alors, il ne restera plus rien. Plus d'Union
européenne, plus rien du tout. Tous les gens qui parlent mal de notre pays en ce moment, ce sont des gens qui n'aiment pas notre pays. Donc ces gens m'indisposent. Moi, j'aime mon pays. Donc on va corriger ce qui s'est passé. Mais il y a beaucoup de gens qui ont voulu, il y a des gens qui font campagne sur le dos de la France. Parce quand je vois des dirigeants qui sont dans des situations de campagne dans la région ou de l'autre côté de l'Atlantique qui parfois avec crédulité reprennent ce qu'il y a dans l'intelligence artificielle ou qui relaient ce qu'évidemment des sphères veulent faire croire de ce qui s'est passé en France mais ils font campagne sur notre dos. Voilà. Alors très intéressant ce qu'a dit Emmanuel Macron. Des sphères qui veulent faire croire ce qui s'est passé
dans notre pays. C'est une façon de dire ne croyez pas ce que vous avez vu. Enfin ne faut pas voir ce qu'on a vu en fait. C'est ça. C'està-dire que il y a pas de réel sauf ce que dit de Macron comme étant le réel. C'est lui qui dit ce qu'est le le réel. N'écoutez pas ces news. Ces news fait du brainwashing nous dit, c'est-à-dire européen parce que il ne parle pas du réel. D'abord, il nous dit "Moi, j'aime la France." Ça reste à prouvé depuis 10 ans. Je pense que ce qui ce qui est montré, c'est plutôt le contraire, c'est plutôt l'inverse. Et la même très précisément avec ce qui advient tout de suite, est-ce que c'est aimer la France que de passer à côté d'autant d'occasions de montrer qu'on aime la France ? C'est dire de laisser faire le bazar, de se tromper en
prétendant que c'est la faute du renseignement, de se tromper en prétendant qu'il y avait pas assez de de d'effectif, de se tromper en disant "Je vais dire à monsieur Nunz qui fait semblant de démissionner en disant "Ah bah, je refuse votre démission." Euh tout ça, tout ça peut-être commenté de la part de l'étranger parce que euh c'est l'avenir de l'Europe qui se joue là aussi avec l'avenir de la France, donc c'est l'avenir aussi d'une partie du monde. Euh c'est pas étonnant qu'il se passe des choses, j'en ai parlé tout à l'heure, mais qu'il se passe des choses en même temps à Milan, qu'il se passe des choses à Barcelone, qui se passe des choses en Belgique [grognement] parce que là, on est dans la sphère européiste du noyau dur immigrationniste qui estime que
l'immigration est une chance pour la France. On a le droit de se tromper et de dire "Nous l'avons cru et on a maisestimé la dimension civilisationnelle. euh les gens qui venaient euh de d'Afrique n'étaient pas que des forces de travail, ça n'était pas que des muscles. C'était mépriser ces gens que d'imaginer que il n'était que des rouages à mettre dans la machine productiviste et puis voilà. Ce sont des gens qui pensent et il y a eu nombre de musulmans qui ont été désireux de s'intégrer et qui demandaient à leurs enfants d'apprendre le français, qu'il ne leur transmettaient pas la la pratique de de la langue arabe, qu'ils n'ont jamais mis les pieds en Algérie par exemple ou au Maroc ou ou dans les pays du Maghreb. Et puis on a changé de civilisation et ça s'est effondré. La
France a commencé à dire qu'elle était détestable. On en a parlé et puis c ses gamins ont dit "Oui, vous avez raison, vous êtes détestable." Et d'ailleurs la preuve, on vous déteste aujourd'hui. Donc c'est tout ça qui se qui se manifeste aujourd'hui. C'est pas c'est pas en les renvoyant chez eux. Qu'est-ce que ça veut dire ? Quand quand me dit faut faut les rembarrer, c'est une sautise, on va pas mettre des gens dans des avions pour les envoyer dans des pays alors qu'on est incapable de renvoyer nos ocf algériens par exemple ou marocains. Donc puis ça n'a aucun sens. Ce sont des gens qui sont nés là, donc ils sont français et il y a pas de des étrangers qu'il faudrait renvoyer chez eux. Chez eux, c'est ici. Donc il y a une politique à mener mais qui n'est pas
une politique militaire comme ça de de de mettre des gens dans des dans des wagons, dans dans des avions, dans des dans des camions pour les Donc ça c'est pas pensable. Trump dit n'importe quoi et ceux qui pensent comme ça disent n'importe quoi. Mais simplement il y a une politique républicaine ferme qui pourrait être menée en disant non si vous allez vous intégrer il y a une religion vous avez le droit de pratiquer la vôtre vous n'imposez pas la vôtre on vous en imposera pas une autre jadis on imposer le christianisme plus personne n'impose aujourd'hui le christianisme. C'est pas parce qu'il y a deux crèches par-ci ou une procession par là que pour autant laïcité est en danger. Il y a une règle du jeu républicaine à remettre en place en disant mais vous avez votre
place mais c'est pas la place dominante. Vous avez la place que tout citoyen français a dans la République. On va pas vous renvoyer chez vous, chez vous c'est ici. Mais en même temps, on a le droit de faire savoir que quiconque défend aujourd'hui sa civilisation, sa culture ou sa religion n'est pas un ennemi à égorger, n'est pas un ennemi à abattre, n'est pas un ennemi à interdire. Aujourd'hui, on interdit des professeurs, des enseignants, des enseignements, des publications, des livres, des conférences, des signatures dans des librairies et cetera et cetera. Non, une vraie République dit la la liberté d'expression, ça existe. Donc non, vous n'allez pas pouvoir dire des choses comme celle-ci. Et quand un chef de l'État étranger fait remarquer au chef de l'État français qu'il ne fait
pas son boulot, il a raison de le dire parce que c'est vrai. Bon, [rires] Michel, on ferait le point philo. Freud, vous nous conseillez de relire Freud ? De la psychanalyse, je lève un peu les yeux au ciel mais bon, nos auditeurs, nos téléspectateurs verront cela. Le livre, ça s'appelle le moi et le ça. Pourquoi ça nous explique, ça nous permet de comprendre ce qui se passe aujourd'hui Michel ? Alors, par relire, vous savez, il y a plein de gens qui commencent par relire puis qui ne lisent jamais. Mais donc euh, commençons par lire. Et c'est un petit texte qu'on trouve dans les essais de psychanalyse et qui est un texte très intéressant. Alors, j'ai écrit un très gros livre sur Freud, 500 pages, qui s'appelle le crépuscule d'une idole parce que il y a des freudes et il y a des freudes que
dans dans les freudes, il y a un freud que je n'aime pas qui est le type qui prétend que quand on s'allonge sur un divant, qu'on paye cher en liquide et qu'on raconte ses rêves, on va résoudre le problème et cetera. Il y avait un type qui s'appelait Antifond d'Athè qui était un sophiste qui qui qui était contemporain de Platon au 5e siècle avant Jésus-Christ qui déjà défendait cette idée-là. Ça ne soigne pas, je crois à la psychanalyse mais pas à celle-ci. Il y en a d'autres des FR from des et et quelques autres. Peut-être qu'on pourra parler d'ailleurs un jour d'Éric From. Et donc je mets de côté ça parce qu'il y a chez Freud un penseur de la civilisation. Il nous dit qu'est-ce que la civilisation ? Qu'est-ce que la religion ? Comment ça se constitue ? Ça
c'est le penseur de totem et tabou de malaise dans la civilisation ou de l'avenir d'une illusion. Des textes très intéressants. Je suis pas forcément d'accord plus sur tous les concours de gurine par exemple chez les adultes dont totem est tabou. Je suis pas complètement persuadé mais il prend en considération et Darwin et les comportements des hommes primitifs. Et quand je dis primitif, c'est pas insultant, c'est le premier. Il y a encore en nous de l'homme primitif de de l'homme premier. Et dans ce texte-là, il nous dit euh je je mets en place trois concepts pour raconter une tension. C'est le ça, le moi et le surmoi. Le moins, c'est ce que nous sommes, c'est notre identité, c'est ce que nous croyons être une identité. On sait que Brot disait "Je est un autre". C'est pas
facile. C'est une identité mouvante et les mois sont difficiles à saisir. Mais c'est un moi qui est qui est percuté, je dirais, de part et d'autre par ce qu'il appelle le ça et le surmoi. Bass S, je crois. Et donc le le ça c'est l'inconscient. Ce sont donc toutes nos pulsions, toutes nos passions. C'est le cerveau reptilien, c'est le désir de faire des choses en disant "J'ai envie de voler, j'ai envie de donner une giv, j'ai envie de massacrer, j'ai envie d'insulter, j'ai envie de piller, j'ai envie de faire des radias, j'ai envie de casser des vitrines, j'ai envie et cetera." Ça c'est le le le ça qui est le désir primitif de l'animal qui reste en nous. Et puis il y a le surmoi. Et le surmoi, c'est ce qui dit "Non, tu le feras pas." Ça ne se fait pas. Ça ne se
fait pas parce que il y a la morale, parce que il y a Dieu, parce que il y a la loi, parce que il y a la dessence, parce que il y a la dignité. Ça ne se fait pas. Et il y a ce que Orell après la appelé la descence commune qui existait jadis chez les classes dans dans la classe ouvrière qui existe encore chez beaucoup de paysans, chez beaucoup de marins pêcheurs, chez chez beaucoup de gens extrêmement modestes et c'est ce qu'on apprend. Le surmoi, il est constitué par l'apprentissage. C'est l'école, c'est la famille, ce sont les parents. Fais pas ceci, fais pas cela, dis oui, dis non, dis merci, dis bonjour, dis s'il te plaît, dis et cetera. Et puis après de dire non, ça ça se fait pas, tu voles pas, tu mens pas, tu et cetera. Le décalogue lui dit comment ? Il lui dit le moins est sans
esprit dans cette dynamique des tensions en permanence comme ça entre le ça c'est vas-y fais ce que tu as envie de dire le truc un peu luciférien si vous voulez et puis le surmoi qui dirait non ça ça ne se fait pas Dieu si vous voulez nous sommes pris entre Dieu et le diable si nous voulons utiliser un vocabulaire de la de la théologie mais si dans notre civilisation et pour parler d'aujourd'hui le surmoi n'existe plus parce queà l'école on l'enseigne plus parce que dans la famille on ne l'enseigne plus parce que l'autorité du père a disparu parce que l'autorité des parents a disparu parce que le le le fait qu'il y ait des couples recomposés effets queon dit à la à la belle- mère ou en beau-père, toi tu es pas ma mère, toi tu es pas mon père, tu as rien à me
dire et cetera. Et la plupart du temps pour avoir la paix, on se tait et on dit rien du tout. Pendant que le père véritable génétique, je ne sais quoi et la mère véritable sont à l'extérieur et et triomphe parce qu'évidemment quand vous vous occupez pas au quotidien de vos enfants, c'est plus facile de les de de les couvrir de cadeaux, de bijoux, de nourriture et cetera et cetera. Et c'est ce qu'il appelle une deuxième topique. La première c'est conscient, préconscient, inconscient. pas le temps de parler de ça, mais c'est une topique qui permet de dire regarder comment d'un point de vue métaphorique tout ça fonctionne. Nous sommes tiraillés, nous notre moi par le ça et le surmoi. Dans une période où le surmoi n'existe plus, c'est la pleine puissance du ça et voilà
pourquoi ça pille, ça massacre, ça tabasse, ça vole, ça pille ça ça cambriole. Michel, on termine avec ce livre que j'ai reçu cette semaine qui est signé Michel Onf. Tiens surprenant une nouvelle chevalerie de Gaulle, le malot et la civilisation. Ça apparaît la semaine prochaine chez Plom. On a peu de temps pour en parler mais juste pour donner envie à à nos téléspectateurs, nos auditeurs. Qu'est-ce qu'il y a dedans ? Expliquez-nous en une en quelques phrases. Si vous pouvez montrer la la photo, j'ai voulu faire ce livre pour montrer nous voyons Malerot et de Gaulle. C'est bien ça. Ma question c'était les les deux regards. J'essaie de répondre à la question que regarde de Gaulle quand il regarde Malot. que regarde Malerot quand il ne regarde pas de Gaulle mais qu'il
se trouve dans une exposition où on voit une œuvre d'art précolombien juste en dessous et c'est une espèce de triangulation et puis un regard tiers qui est le mien en disant mais quel est mon regard moi sur le regard de de Gaulle sur le regard de Malerot qui eux ont un regard sur la civilisation et donc je démarre en racontant quand et comment je découvre la mort de Malerot. Je suis étudiant, je bois un café, je passe souvent au café et un matin avec un copain et quelque chose se passe en moi, je sais pas trop quoi. Et c'est des années après que j'essaie de de comprendre ce qui s'est passé. Il y a chez ces deux-là une réflexion, une méditation sur la civilisation. Très tôt, le général de Gaul a compris que ce qui se passe avec euh le 3e rich, c'est une question civilisationnelle et que
c'est une question qui a à voir avec la mécanique, avec la machine, avec l'industrie, avec la fin de Dieu, avec la mort de la religion, la disparition de la religion et puis malheureux qu'il y a des intuitions géniales sur l'islam. Il y a une page extraordinaire qui a qui l'a dicté comme ça de chic et et quand on lit toutes les réflexions qui ont été les leurs, on s'aperçoit que ce sont les réflexions qui devraient pouvoir être les nôtres. Mal, il y a un moment donné à quoi ça sert d'aller sur la Lune si c'est pour s'y suicider ? Pas faux. Alors écoutez, vous savez quoi ? On va le lire ce weekend et on en reparle la semaine prochaine dans face à Michelfray. Merci beaucoup à vous. Bonne journée sur nos antennes, c'est news et repas. M.