"La Russie nous mène une guerre hybride" (Laurent Nuñez)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 10 %Défensif 50 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 82 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Est-ce que c'est un événement totalement inédit à sécuriser ?
- 0:35OuverteRéponse directe
Comment on concilie les impératifs de sécurité et la proximité que souhaite le Saint-Père ?
- 1:46OuverteRéponse directe
C'est une crainte particulière notamment des drones peut-être.
- 2:18OuverteRéponse directe
Est-ce que cet événement sera suffisamment sûr ?
- 3:26OuverteRéponse directe
Est-ce qu'on peut craindre que ce type d'événement ait des menaces qui viennent de l'extérieur ?
- 4:39RelanceRéponse partielle
Qu'est-ce que vous leur répondez ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 5:49Laurent NuñezFait
« Le but, c'est de nous diviser. C'est diffuser des fausses informations sur tel et tel homme politique qui consommerait de la drogue. »
- 9:19Laurent NuñezChiffre
« Les tirs mortels en 2025, ils baissent par rapport à 2024. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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L'invité du 20h et le ministre de l'intérieur qui va donc avoir la charge de sécuriser notamment cet événement inédit. Bonsoir Laurent Nunes. Bonsoir. Merci d'être avec nous. 600000 personnes peut-être plus attendu samedi sur les Champs-Élysées, place de la Concorde pour cette messe du pape François. Ça rappelle peut-être les les journées mondiales de la jeunesse avec Jean-Paul II en 97 mais c'était sur un hippodrome. Est-ce que c'est un événement totalement inédit à sécuriser ? Oui, on peut dire c'est un événement totalement inédit. Il va y avoir 600000 personnes pour une messe dans un espace ouvert en fait hein, même s'il y a un périmètre de protection évidemment, il y aura des des contrôles d'accès, des fouilles, des palpations, il y a une préinscription, il y aura un gros
dispositif policier. Mais évidemment, c'est totalement inédit. Mais des événements inédits, je crois que la la France a eu l'habitude d'en organiser ces ces dernières années. Je pense notamment aux Jeux Olympiques, elle a une cérémonie d'ouverture qui était grandiose. Voilà, il y a beaucoup de sérénité. Il y a beaucoup de sérénité parmi dans les rangs des forces de l'ordre. Je veux évidemment remercier parce qu'en amont, il y a un travail de préparation énorme qui a été mené notamment par le préfet de police. Donc grande partie des événements de la visite du Saint-Per se déroule sur la zone de compétence du préfet de police. Et puis la préfet des Haut de Pyrénées aussi pour Lourde et le préfet de la Moselle qui avec l'ensemble des forces de sécurité intérieure on ont fait un
travail d'orfèvre de métronome pour préparer cette visite historique. Le pape Léon X Léon XV et non pas François va circuler en papa à mobile au contact de la foule notamment vendredi. Comment on concilie les impératifs de sécurité et la proximité que souhaite le Saint-Père ? on arrive à concilier les deux puisqu'il y a cette proximité, elle existera. Il y aura évidemment un barrirage, il y aura une bulle de protection autour de la papa mobile. Donc voilà, tout ça sont des des dispositifs que nous avons l'habitude de mettre en place et il y aura donc un dispositif de protection à la fois à terre autour de de du Saint-Père dans le public évidemment et puis aussi on pense évidemment au point haut où il y a des tireurs des tireurs de précision qui seront disséminés sur certains points.
C'est une crème particulière notamment des drones peut-être. Oui, bien sûr, on a il y a il y a il y a il y a pas de menace caractérisée sur la visite du Saint-Père, il y a pas de menace caractérisée mais il y a toujours évidemment une attention permanente des services de police et notamment aussi en amont des services de renseignement. Voilà, on n'a pas détecté de menace particulière mais il y aura un gros dispositif policier de protection parce que Laurent Lunz effectivement beaucoup de personnes qui souhaitent venir voir notamment la messe samedi peuvent avoir des craintes se dire est-ce que cet événement sera suffisamment sûr ? Est-ce que je peux m'y rendre en toute sécurité malgré le dispositif impressionnant qui va prendre effectivement beaucoup de temps ? Il
faudra venir très longtemps à l'avance. Oui, bien sûr, mais il y aura a l'ensemble des 600000 personnes sont réparties par zone, par box. Il y a des fouilles, des palpions. Il y a évidemment des mesures de sécurité exceptionnelle, mais je crois qu'on peut s'y rendre vraiment en toute sécurité. Et notre le la mission qui est celle des forces de sécurité intérieure, encore une fois, je veux les saluer pour ce travail de préparation, c'est évidemment de protéger le Saint-Père bien sûr, mais aussi protéger le public qui viendra en nombre. sur l'espace où va se dérouler la messe notamment samedi évidemment mais aussi dans les transports en commun et partout aux alentours puisqu'on attend jusqu'à 1 million de personnes dans Paris tout autour de cet événement. Donc il y aura un gros dispositif de
sécurisation. Une précision d'ailleurs, si vous n'êtes pas inscrit, si vous n'avez pas reçu ce fameux QR code qui est arrivé à partir d'aujourd'hui, on ne peut pas assister à la messe. Absolument. Absolument. Voilà. Qode. Voilà. Absolument. Et puis vous avez les fouilles, des palps. Voilà. Donc et vous avez plusieurs séquences hein de dans la visite du du Saint-Père, il il y a plusieurs séquences y compris donc Lourde et Mess qu'il ne faut pas oublier qui sont aussi des des séquences extrêmement importantes et tout sera tout sera sera évidemment diffusé en direct sur France Télévision. Visite du pape qui intervient dans un contexte particulier avec des menaces étrangères importantes. Le président de la République, Emmanuel Macron, a a parlé de l'intensification des actions
russe. Il s'exprimera demain soir à 20h sur France 2. Est-ce qu'on peut craindre euh vac ce type d'événement qu'il y ait des menaces qui viennent de l'extérieur pour cet événement mais peut-être également pour d'autres dans les semaines et les mois qui viennent ? C'est déjà le cas. Je crois qu'il faut le il faut le dire. Le président a réuni d'ailleurs les responsables des partis politiques hein pour leur exposer cette menace avec les services de renseignement. La Russie nous mène une guerre hybride qui prend la forme d'attaque cyber, d'action de de sabotage, d'ingérence également informationnelle, ingérence numérique étrangère. C'est vrai dans tous les pays. C'est vrai dans tous les pays d'Europe. Regardez ce qui s'est passé à Lebzig avec un drone qui a essayé de de de de un drone qui
contenait un explosif et qui essayait de faire exploser un avion un avion ukrainien. Donc on pourrait vivre subir ce genre d'attaque similaire à laich en France. Bien sûr et c'est pour ça que nous nous y préparons. C'est-à-dire les services de renseignement, il travaillent le ministre de l'intérieur que je suis avec la ministre des armées, y travaillons partout sur le territoire national. Nous mettons en place des dispositifs qui visent à détecter ces menaces et évidemment à les entraver et elles sont nombreuses. Ça va de la menace informationnelle à la menace d'attaque cyber. Encore une fois potentiellement la menace de drone. Vous savez ce weekend encore dans une grande capitale européenne, vous avez des drones qui ont perturbé le trafic aérien d'un grand
aéroport. Et donc voilà, on y voit évidemment là une guerre hybride. C'est cette menace, elle est réelle et on ne peut absolument pas la sous-estimer. Certains la sous-estime, certains nous disent "Vous exagérez, vous surestimez cette menace des responsables politiques, certains médias également. Qu'est-ce que vous leur répondez ?" La réponse, c'est celle de l'analyse que nous faisons, que fait la France, l'analyse du président de la République, de l'ensemble des services de renseignement, c'est la même dans tous les services de renseignement européens et des actions gravissimes ont pu être menées dans d'autres pays européens. Donc il faut aussi nous y préparer et c'est de ma responsabilité sous l'autorité du premier ministre et du président de la République pour les
compétences qui sont les miennes de bien nous y préparer. Leonesse des campagnes de désinformation ont déjà visé plusieurs candidats à la présidentielle Gabriel Atal, Raphael Luxman ou encore Édouard Philippe. Vos services peuvent confirmer c'est bien la Russie qui était derrière ces attaques ? Non. Alors, on a été victime de nombreuses ingérences numériques étrangères, informationnelles essentiellement qui visent à diffuser des fausses informations. Le but, faut que téléspectateurs comprennent bien que le but, c'est de nous diviser. C'est diffuser des fausses informations sur tel et tel homme politique qui consommerait de la drogue. Telle et telle telle ou telle manifestation qui va être amplifiée, exagéré dans la diffusion d'image. Il s'agit de perturber le processus
démocratique, de donner une image de notre pays qui serait un pays déstabilisé, un pays affaibli. Et donc tout ça c'est de l'ingérence numérique. Et c'est vrai que ces ingérances numériques d'origine étrangère que l'on peine parfois effectivement à imputer un état, en tout cas nous les détectons, nous les dénonçons et nous les entravons. Et vous savez, il y a un service qui a été créé en 2021 qui s'appelle Viginum dont c'est vraiment la mission. Il a déjà détecté 432 au moment où on se parle pour le prer semestre de 2026 432 mode d'action d'ingérence numérique venu de l'étranger. L'an passé pour toute l'année, c'était 430. Donc on voit bien que ces actions augmentent et nous avons d'ailleurs nous allons je présenterai d'ailleurs au mois d'octobre un projet de loi qui visera encore à
mieux nous prémunir contre ce type d'ingérence numérique en permettant de pouvoir dééférencer pardon certains sites et nous allons durcir les sanctions pénales. Lauramo des policiers qui que vous représentez qui sont mobilisés pour assurer la sécurité des Français qui sont aussi en colère. On les a vu dans la rue encore tout à l'heure devant l'Assemblée nationale ou la semaine dernière pour réclamer de meilleurs salaires, des meilleures conditions de travail. Est-ce que vous avez les moyens de faire un geste, d'augmenter peut-être leurs primes ou leurs rémunérations malgré le contexte budgétaire ? Non, on est dans un contexte budgétaire qui est extrêmement contraint, ils le savent. Moi, je rencontre souvent les organisations syndicales de policiers. On fait beaucoup au budget 2027 en terme
de moyens mobile, de moyens immobiliers aussi de moyens catégoriels. Il y a un certain nombre de primes que l'on vient augmenter pour finir un protocole qui avait été signé en 2022. Il y aura pas d'augmentation générale. J'entends qu'il y a voilà, nous sommes en discussion, hein, j'en parle évidemment avec le Premier ministre. Nous sommes en discussion. Je ne peux pas ignorer aujourd'hui le rapport de l'IGPN. D'ailleurs, je l'ignore pas. C'est un peu l'histoire de ma vie professionnelle. Il y a un rapport de l'IGPN qui est clair aujourd'hui qui rappelle que en 2025 à nouveau, on a eu 6783 policiers qui ont été blessés tout au long de l'année. Voilà, les policiers, ce ne sont pas des fonctionnaires comme les autres. Il y a beaucoup d'interventions, ils sont pris
à partie, ils sont blessés, ils sont ils reçoivent des projectiles. Et donc le ministre de l'intérieur que je suis ne peut pas ignorer ce contexte d'intervention qui font qu'ils sont vraiment ce sont vraiment des fonctionnaires à part. Évidemment, je me dois d'en tenir compte dans les discussions en cours qui peine dont vous parlez qui évoque également une neose de 45 % des infractions relevées pour corruption, détournement de fichiers ou encore violation du secret professionnel. Est-ce que ces pratiques qui se développent dans la police elles augmentent ou est-ce que c'est vous les vous les détectez mieux ? C'est un un peu les deux. Elles augmentent quand même. D'abord le rapport dit bien et je tiens à le souligner, le rapport dit bien que ça reste marginal. Ça reste marginal. Mais
c'est vrai qu'on a une augmentation hein. Par exemple les détournements de de de fichiers, on est un peu plus de 130 là où on était à 75 je crois l'année dernière. Donc détournement de fichiers qui sont essentiellement fait le fait d'une minorité hein, de de de d'agents publics, de policiers qui revendent un certain nombre d'informations, ce qui est évidemment très inquiétant. Donc on les détecte mieux, ça c'est certain, mais ça reste marginal. et on le détecte mieux parce qu'on a on a développé des outils qui permettent de tracer les consultations de fichiers et surtout de détecter de détecter les consultations qui sont anormales. Mais j'insiste, ce phénomène, il reste marginal et en tout cas, il est durement sanctionné. Durement sanctionné. Il y a également une
protestation d'une partie de la gauche des associations contre cette loi dit de de présomption de légitime défense. Alors c'est présomption d'usage légitime des armes par la police. Certains vont même jusqu'à dire c'est c'est une loi permis de tuer. Est-ce que cette loi selon vous nécessaire si vous en avez besoin et elle est légitime ? Elle est elle est indispensable. Elle est légitime. C'est une loi qui considère que quand un policier fait usage de son arme, il est présumé le faire dans des conditions légales. Ces conditions légales, elles ont été fixées en 2017 par une loi qui avait été à l'époque portée par Bernard Casdeu. Voilà. Donc moi je je vais me battre pour que nous allions au bout sur cette présomption. Je crois que le gouvernement il est très attaché. J'y
suis personnellement très attaché. Et les chiffres encore du rapport de l'IGPN montrent que ce que racontent un certain nombre de parlementaires dont ceux de la France insoumise, il ne racontent il ne racontent que des que des que desises sur ce cette thématique, cette loi de 2017 qui aurait créé un permis de tuer. La loi que je que je porte qui est une proposition de loi d'ailleurs qui a été présentée par un député de des Républicains, monsieur Éric Poget. cette loi que que je défends, que je soutiens, elle vient consacrer cette présomption d'usage légitime par les forces de l'ordre des armes. Et les chiffres de l'IGPN montrent bien que contrairement à ce qu'on entend, les tirs mortels en 2025, ils baissent par rapport à 2024 et d'ailleurs les quelques tirs mortels
qu'il y a donc il y en a 12 dans 2/ tiers des cas dans de tiers des cas les enquêtes ont abouti à une proportionnalité du tir et pour le tir qui reste les enquêtes sont encore en cours. Il y a toujours un usage proportionné des armes par les forces de police. Toute dernière question politique, Laurent Nunes. Il y a évidemment la présidentielle qui arrive. Il y a plein de ministres qui se positionnent pour tel ou tel candidat Gabriel Atel ou Édouard Philippe pour la plupart. Vous vous avez fait votre choix ? Non, je je très honnêtement je je le premier ministre l'a dit. Nous sommes un gouvernement de mission. Moi je suis ministre de l'intérieur. J'ai la charge de la responsabilité de nos concitoyens. Je suis tout attaché à à à mes à ma mission hein donc qui est de protéger
nos concitoyens. J'y consacre 100 % même bien plus que 100 % de de mon temps. Donc voilà. Donc je voilà, il y aura un moment de toute façon où plus l'élection l'élection présidentielle approchera. Évidemment que je souhaite de tout cœur que ce soit pas un candidat des extrêmes qui soit élu. Évidemment, je m'engagerai mais pour l'instant, je suis totalement consacré à ma tâche. Merci beaucoup Lauron Nunes d'avoir été l'invité du 20h.
Laurent Nuñez