"Avec moi au pouvoir, vous n’auriez jamais eu les gilets jaunes" (Ségolène Royal)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse partielle
Est-ce que vous iriez jusqu'à dire qu'il faut que le mouvement continue ou qu'il s'interrompe ?
- 2:04RelanceRéponse directe
Est-ce qu'être cohérente avec l'ordre juste, c'est dire ce soir il faut que les violences cessent et que le mouvement se calme ?
- 4:52OuverteRéponse directe
Est-ce que vous partagez l'analyse selon laquelle la violence n'est pas acceptable ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:41Fait
« Les ordonnances Macron, c'était le début de la fin de la démocratie sociale dans les entreprises. »
- 2:44Fait
« Il suffisait de supprimer la taxe carbone. »
- 3:24Fait
« Ils ont envoyé des gendarmes mobiles contre les éleveurs pour abattre les troupeaux. »
- 3:24Fait
« Certaines infirmières se sont fait même matraquer au sol. »
- 4:08Fait
« Il y a eu les gilets jaunes, des cahiers de doléances avec des choses formidables dedans. Il les a mis à la poubelle. »
- 4:08Fait
« Vous aviez vu le déclassement de l'école avant même le classement PISA. »
- 4:08Chiffre
« La convention citoyenne sur le climat, à peine 10 % des propositions ont été retenues. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.
Emmanuel Morel, on vous entend tous condamner les violences. Est-ce que vous iriez jusqu'à dire qu'il faut que le mouvement continue, que le mouvement s'interrompe justement parce qu'il aujourd'hui il semble déborder. Quelle est votre position sur ce point-là ? Le gouvernement dit et on va mettre poser le sujet LFI et ses proxy de l'ultra gauche sont à l'origine du mouvement. Voilà ce que dit Matignon, c'est-à-dire un mouvement qui serait instrumentalisé. Non mais ça j'ai vu votre j'ai vu le ministre de l'éducation nationale dans votre JT. Je crois d'ailleurs que sa réponse était emblématique de tout le quinquena Macron qui est incapable de dialoguer avec ses propres concitoyens. Ça a commencé il y a longtemps. Les ordonnances Macron, c'était le début de
la fin de la démocratie sociale dans les entreprises. Il y a eu les gilets jaunes, des cahiers de doléances avec des choses formidables dedans. Il les a mis à la poubelle. euh la convention citoyenne sur le climat, à peine 10 % des propositions ont été retenues. Moi, je trouve que ce pouvoir est vraiment indifférent au sort des gens. Et là, il y a des revendications qui sont légitimes. Mais franchement, entre nous, c'est pas facile d'avoir 18 ans aujourd'hui, hein. C'est la génération qui a connu le confinement et le Covid avec des conséquences pour la santé psychique et mentale des jeunes. Euh, c'est celle qui angoisse avec parcours sup. Parcours sup pour ceux qui ont des enfants, c'est l'angoisse pour les élèves mais aussi pour les parents et même pour les profs. Tout le monde le
sait ici. C'est la génération qui est confrontée au défis incroyable du réchauffement climatique. Bah on comprend l'angoisse et on comprend qu'ils soient angoissés par rapport à leur rav. Donc vous les appelz à poursuivre le mouvement. Non mais attendez, moi je suis pas leader étudiant et encore moins lycéen. Vous êtes un responsable politique. Certainorise voulez que je vous dis pas le rôle d'un responsable politique d'aller dire au lycéen ce qu'il doit faire. les lycéens, ils sont très ils sont suffisamment grands pour s'organiser eux-mêmes comme les étudiants. En revanche, j'appelle le gouvernement aller beaucoup plus vite qu'il n'y va parce que là ce qu'a proposé le ministre de l'éducation nationale c'est un hu vert, il a dit on va faire une plateforme c'est pas à la
hauteur de l'enjeu et on va continuer à parler de de vos solutions. C'est Golen Royal, les Français qui nous regardent, nous écoutent se souviennent sans doute du slogan qui était le vôtre en 2007, l'ordre juste. Est-ce qu'être cohérente avec l'ordre juste ? C'est dire ce soir il faut que les violences cessent et il faut que le mouvement se calme s'appelle. Est-ce que vous appelez au calme ce soir ceux qui manifestent devant les lycées ? Oui, je les appelle au calme parce que je leur dis ce pouvoir là ne vous donnera rien. Donc arrêtez de vous abîmer. Il ne vous donnera rien et en plus il ne vous a pas entendu car ça fait de ou 3 ans que vous dites que les choses ne vont pas bien. Vous aviez vu le déclassement de l'école avant même le classement PISA. Vous avez vu la
paupérisation de vos camarades. Vous avez vu la dégradation et l'absence de professeur dans les classes. Vous avez vu l'angoisse par rapport au métiers futur. Et tout cela n'a pas été prise en considération. Et c'est ça la crise politique que nous vivons aujourd'hui qui est intolérable. Car présider un pays, c'est comprendre les colères avant qu'elles n'explosent et y répondre avant qu'elle n'explose surtout lorsqu'elles sont justifié. Ils n'ont pas su répondre au gilets jaunes. Il suffisait de supprimer la taxe carbone. Avec moi, vous n'auriez pas eu les gilets jaunes. Ils n'ont pas su répondre aux pompiers. S'il les avait écouté, on aurait eu des moyens pour lutter contre les incendies. Ils n'ont pas su répondre au soignant. Certaines infirmières se sont fait même
matraquer au sol. Ils n'ont pas su répondre aux agriculteurs. Ils ont envoyé des gendarmes mobiles contre les éleveurs pour abattre les troupeaux. C'est ça la France ? Non, moi je refuse cette brutalité là et voir des policiers armés comme s'il y avait une guerre civile devant les lycées honnêtement devant nos enfants, devant les lycées. C'est c'est vraiment ne plus comprendre, c'est avoir perdu totalement le contact avec le peuple français. Et si les choses ont dégénéré, c'est parce qu'il les premières images de brutalité. Non pas de la police, de certains policiers avec une jeune fille de 14 ans qui était étranglée par un policier. Quand un lycée est incendié, c'est à cause de ces de ces images. Madame Royale quand quand des jeunes voient des violences contre leurs camarades, mais
ça les rend leur dire rentrez, je vais vous je vais leur dire rentrez chez vous, ils ne vous donneront rien. Ils vont même vous utiliser pour renforcer le chaos et pour renforcer la répression. Alors moi je crois qu'il est possible de présider autrement un pays et c'est pour cela que je parle de la France tranquille et de l'ordre juste. Je vous d'accord avec ce que vient de dire c'est colon Royal. Au fond si ça part, si ça dégénère, c'est aussi parce qu'il y a une responsabilité des forces de l'ordre. Non mais moi je l'ai dit en préambule. J'ai pas dit des forces de l'ordre, j'ai dit de certains policiers. Je l'ai dit en préambule. Rien ne justifie jamais la violence. Un républicain sincère ne peut pas admettre que le débat politique, les avancées et les conquêtes se tranchent
par du recours à la violence. Vous savez dans la famille politique à laquelle j'appartiens, cette gauche républicaine, la question du rapport à la violence, elle a été tranchée depuis longtemps. C'est le débat, le vote, la délibération collective. Et c'est la raison pour laquelle je partage l'analyse d'Emmanuel Morel. Ce n'est pas des responsables politiques de dire à des jeunes la manière avec laquelle il doivent. Disons les choses Jérôme G. On parle ce soir de la France insoumise, on parle aussi du maire de Saint-Denis Bali Bagayoko mais pour ceux qui nous regardent et nous écoutent et qui peut-être n pas suivi extrêmement clair a rappelé qu'il considérait que la violence pouvait être légitime même si il appelait les lycéens à ne pas y recourir quand vous az ça ce double
discours, il est insupportable parce que dans tous les sens du terme si j'ose dire ces responsables politiques de la France insoumise jouent avec le feu et il dévoient je le redis le combat sincère que ces jeunes sont amenés apporter. Pour autant, je le dis avec cette phrase qu'on connaît tous de François Mitteran. Si la jeunesse n'a pas toujours raison, la société qui les méconnée et qui la frappe a toujours tort. Donc en effet, il faut un traitement du maintien de l'ordre avec discernement mais en aucun cas on ne peut justifier quelque violence que ce soit parce que si on le fait sur le lycéen, alors on le fait sur tous les sujets qui fâchent la société et nous avons assez lignes de fracture dans notre pays pour en plus y introduire le recours à la violence.
Yeah.
Ségolène Royal