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ChroniqueAntoine Léaument· 24 octobre 2026 30 minAutoproduitActualité / polémiqueSécuritéInstitutions & électionsSolidarités & familleImmigration & asile

Macron s'enfonce dans l'autoritarisme - L'Actu politique

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 7:55Invité politiqueFait
    « On a l'impression que des consignes avaient été passées pour faire en sorte que ce soit assez le bazar dès le départ. »
  • 8:39Invité politiqueChiffre
    « Les renseignements territoriaux prévoyaient 100000 200000 personnes maximum. Or, selon les chiffres du ministère de l'intérieur, dans toute la France, il y avait 550000 personnes et 800000, je pense que c'est plus proche de la réalité, 800000, 800000 si on en croit les organisations syndicales. »
  • 12:08Invité politiqueFait
    « Emmanuel Macron a fait un choix tout autre qui est de réprimer le mouvement. Cette répression du mouvement, cette volonté de pourrir le mouvement, elle n'a pas fonctionné et au contraire, elle a entraîné une contagion de la mobilisation. »
  • 13:36Invité politiqueFait
    « Le premier réflexe du gouvernement, ça a été de tout mettre sur le dos de l'ultra gauche et de la France insoumise et de dire, je vais commencer par là, qu'il fallait un principe du casseur payeur. »
  • 19:08Invité politiqueFait
    « Emmanuel Macron qui dit que les syndicats sont légitimes à déposer des demandes de cortège, mais pas les autres. Ah bon ? Sur la base de quelle loi, monsieur Macron, dit-il ça ? »

Temps de parole

  • Antoine Léaument100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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Antoine Léaument

Bonjour à toutes et à tous et bienvenue pour l'actu politique de la semaine. Cette semaine, je ne peux pas commencer sans vous parler de ce qui s'est passé à Trap avec cette attaque terroriste qui a coûté la vie à une personne et qui a blessé quatre autres personnes dont une fillette de 12 ans. Je veux d'abord apporter mon soutien plein et entier à la famille, aux proches, aux amis de la personne qui est décédée suite à cette attaque. Je veux dire aussi mon soutien aux personnes qui ont été blessées et en particulier à cette fillette donc de 12 ans qui a été blessé dans cette attaque.

Cette attaque est selon les éléments du parquet national antiterroriste, selon les éléments de l'enquête, une attaque terroriste à caractère raciste où un homme a tiré dans la foule avec la volonté de tuer des individus en raison de leur couleur de peau, allant même donc jusqu'à avoir la volonté de tuer une fille de 12 ans. Voilà la manière avec laquelle le racisme s'insignuant à l'intérieur des individus peut les transformer en être meurtrier. Cette personne fort heureusement a été arrêtée par la police. Elle doit être jugée, elle doit être condamnée et elle doit être condamnée durement pour l'acte abominable qu'elle a commis.

Je veux adresser mon soutien à toutes les personnes qui plus largement au-delà des personnes qui sont victimes dans notre pays se considère elles aussi comme des cibles potentielles des personnes racistes. Je veux leur dire mon soutien car je sais à quel point la vie dans notre pays est particulièrement difficile avec les messages racistes qu'on entend à la télévision. J'ai encore signalé des propos d'Éric Zemour il n'y a pas très longtemps au procureur de la République car je considérais qu'ils incaient à la haine et à la violence en raison de l'origine réelle ou supposée et de la religion réelle ou supposée.

Et je sais que vivre dans notre pays la France avec l'ensemble de ces propos qui sont tenus sur les plateaux télé jusque dans l'Assemblée nationale parfois par certains individus et puis plus largement dans la société vivre dans ce pays-là aujourd'hui est devenu difficile. Il y a beaucoup de gens qui disent qu'ils ne reconnaissent pas la France qu'ils ne reconnaissent pas la France telle qu'elle est dans leur cœur. C'est-à-dire un pays qui a écrit au front de ses écoles et de ses mairies les mots liberté, égalité, fraternité.

Et je dois dire que moi aussi quand je vois qu'un acte aussi abominable peut se dérouler dans notre pays, j'ai du mal à me dire que ce pays est bien celui qu'il prétend être, à savoir celui des droits de l'homme et du citoyen, qui considère que les êtres humains naissent ses et demeures libres et égaux en droit. Une personne a perdu la vie. quatre personnes ont été blessées et cela en raison d'une idéologie raciste qui a été portée par cette assaillant meurtrier, ce terroriste qui a donc ciblé des gens en raison de leur couleur de peau.

Je crois qu'aujourd'hui le devoir de toutes celles et ceux qui aiment la France dont je viens de vous parler, c'est d'entourer d'affection, d'entourer de solidarité les personnes qui en raison de leur couleur de peau, en raison de leur religion réelle ou supposée, en raison de leur origine réelle ou supposée subissent le racisme, et bien voilà, c'est de les entourer d'affection, d'amour et leur dire des mots qui montrent notre compassion collective dans ce type de moment, on ne peut pas accepter que cela se passe et n'ait pas de conséquence collective dans notre pays.

Oui, il y a des gens qui incident sans arrêt à la haine en raison de la religion, la couleur de peau, l'origine réelle ou supposée. Et bien, il est temps que ça cesse, il est temps que ça s'arrête, il est temps que les mots qu'on entende à la télévision soient des mots d'amour plutôt que des mots de haine. Et je ne pouvais pas commencer cette actuaine sans commencer par vous parler de cela. Et je redit une dernière fois tout mon soutien aux personnes qui se sentent visées à travers les personnes qui ont été effectivement visées attraper.

Je dis aussi aux habitantes et aux habitants de la ville, à celles et ceux qui habitent alentour un soutien plus particulier car je sais que quand cela arrive près de chez soi, à côté de chez soi, c'est encore plus traumatisant. Je veux vous dire que la France n'est pas ce tireur terroriste. La France vous aime toutes et tous tel que vous êtes. Et c'est notre devoir collectif de faire passer ce message là plutôt que de faire passer et de diffuser et de continuer à diffuser comme le font certains les messages de haine de l'extrême droite radicalisée qui dans notre pays ne cessent d'inciter à la haine des uns envers les autres.

Voilà ce que je voulais vous dire en introduction avant de vous parler des autres sujets qui sont les biens et qui ne sont malheureusement pas beaucoup plus heureux que celui dont je viens de vous parler puisque je veux vous parler de la pente autoritaire du gouvernement. Ce sera mon unique sujet dans cette vidéo d'actu politique de la semaine. Avant de commencer, comme chaque semaine, je vous invite à vous abonner à la chaîne en noubliant pas de cliquer sur la petite cloche pour recevoir les notifications pour être informé lorsque je réalise ce type de vidéo.

Et puis je vous rappelle que vous pouvez me dire dans les commentaires ce que vous en pensez puisque je les lis et que il me permettent de savoir si ce que je dis ici vous intéresse ou bien si vous souhaitez que je parle d'autres sujets.

On a donc vécu une semaine assez particulière sur le plan des institutions publiques puisque samedi 17 octobre, il y avait donc des manifestations appelées partout en France par l'ensemble des syndicats de notre pays, syndicat lycéens, syndicat étudiants, syndicat de salariés, mais aussi plus largement par des groupes diverses et variés, des associations de gilets jaunes, des collectifs antiracides, enfin bref, par beaucoup de gens qui appelaient à participer à ces mobilisations. Des partis politiques comme la France insoumise d'ailleurs le faisaient également. Et ces organisations appelaient à le faire sur des parcours qui étaient des parcours déposés.

Je commence par dire que il a fallu beaucoup d'histoire pour pouvoir avoir un parcours pour la ville de Paris. Je parle de la ville de Paris car il s'est passé des choses bien spécifiques ici. Le parcours était n'importe quoi puisque faire aller de la place de la République jusqu'à la place de Clichi qui est une toute petite place et qui est en pente vers les grands magasins et les lieux de pouvoir parce que c'est littéralement de ça dont il s'agit quand on parle de la place de Clichi. C'était une forme pour la préfecture qui a finalement autorisé ce parcours là. C'était une forme de mise en danger et de désorganisation, mais je vais y venir dans un instant.

Par ailleurs, le parcours a été connu finalement 24 heures avant le début de ce défilé. Et globalement ce à quoi on a assisté partout en France, ça a été à des formes de provocation où des manifestants, avant même que les manifestations commencent, parfois ont été gazés, ont été provoqués et on a l'impression que des consignes avaient été passées pour faire en sorte que ce soit assez le bazar dès le départ. Par exemple à Paris, place de la République, dès le début, dès avant que ça commence, il y avait euh du gazage, du nassage, y compris des personnes qui venaient simplement pour participer à la manifestation autorisée et déclaré.

Donc dès le point de départ, on a eu l'impression que c'était mal enmanché du côté des forces de police. Est-ce une consigne ou bien est-ce que dès le départ les forces de police étaient dépassées ? C'est possible. On n'en sait rien à cette heure et je suis heureux qu'une commission d'enquête parlementaire s'apprête à voir le jour pour juger de ce qui s'est passé lors de cette journée du 17 octobre. Mais ça c'est le premier élément. Le deuxième élément c'est que il y avait un sous-dimensionnement ou une mauvaise organisation de des des forces de tranquillité publique. Pourquoi est-ce que je dis cela ? parce que les renseignements territoriaux prévoyaient 100000 200000 personnes maximum.

Or, selon les chiffres du ministère de l'intérieur, dans toute la France, il y avait 550000 personnes et 800000, je pense que c'est plus proche de la réalité, 800000, 800000 si on en croit les organisations syndicales. Il y avait donc une sous-estimation de la volonté de se mobiliser et par ailleurs, il y a eu une utilisation des forces de police non pas pour sécuriser ici ou là des lieux de pouvoir comme par exemple ça aurait pu être le cas à Limoge ou à Marseille là où des mairies ont été abîmées ou bien pour sécuriser des commerces dont on sait pertinemment qu'ils peuvent être des cibles. Il y a pas eu l'usage des forces de de sûreté intérieure et de tranquillité publique pour faire ça.

Il y a eu un usage pour encadrer les manifestations. Je suis pas en train de vous dire qu'il faut pas de force de police pour encadrer des manifestations, notamment parce qu'il en faut pour couper la circulation et éviter que des manifestants se fassent renverser par des voitures. Mais je signale au passage que j'ai pu constater de mes yeux que par exemple ça n'était pas fait correctement en place de Klichi puisqu'il y avait des voitures qui se retrouvaient dans le cortège.

Donc vraiment une situation dangereusissime puisque l'un des pires trucs qui peut arriver dans ce type de moment, c'est un conducteur ou une conductrice qui perd son sang froid, qui perd ses nerf pour plusieurs raisons parce qu'il se retrouve bloqué dans une manifestation alors qu'il est pressé. Parce que cette personne écoute trop la télévision, ses news et compagnie et pense que il est en danger quand il y a des manifestants. Et donc là, facteur de risque absolu, une personne qui perd son sang froid à peur et cetera et cetera. Et puis euh les forces de police étaient donc utilisées à cet endroit-là.

On narrive pas bien à comprendre si c'était des mauvaises consignes, si c'était un manque de de volonté d'effort sur le terrain. On narrive pas à comprendre mais toujours est-il que on a assisté au fiasco en terme de maintien de la tranquillité publique auquel on a assisté. Pourquoi est-ce qu'on en est arrivé là ? parce que il y a depuis des semaines des revendications bien précises à la fois des lycéens et des étudiants.

J'y suis revenu plein de fois, mais on peut les résumer en quelques mots pour dire pour ce qui concerne les lycéens et les étudiants, l'abrogation de parcours sup et des étudiants, des tables et des chaises dans les salles de classe, des murs qui ne s'effondrent pas sous l'effet de fuite d'eau et des plafonds qui restent au plafond plutôt que de se casser la figure pour les mêmes raisons.

du chauffage l'hiver, de la climatisation l'été, une isolation qui permette de ne pas faire cours comme si on faisait cours dehors, ne pas avoir de rat dans la cantine pour ce qui concerne par exemple le lycée Léonard de Vinc dans ma circonscription à Saint-Michel Surorge et puis euh par exemple avoir des portes dans les toilettes, enfin bref, des revendications qui sont sommes toutes légitimes et assez simples à remplir.

Oui, ça coûte des sous, mais est-ce qu'on préfère que les lycéens étudient dans de bonnes conditions et donc que ça coûte un peu de sous ou bien qu'on en reste dans cette situation qui est vraiment indécente au regard de ce que devrait être la 7e puissance économique du monde ? Moi, j'ai fait mon choix. Du côté des travailleurs et des travailleuses et des chômeurs et des chômeuses et des retraités, et bien la question c'est plutôt celle du blocage des prix notamment des prix du carburant, celle de l'augmentation des salaires, celle du partage de la richesse, avoir des meilleurs services publics, que ceux qui ont beaucoup payent la facture.

Bref, des revendications qui sont des revendications sociales. Et plutôt que de répondre à ses revendications sociales et politiques, Emmanuel Macron a fait un choix tout autre qui est de réprimer le mouvement. Cette répression du mouvement, cette volonté de pourrir le mouvement, elle n'a pas fonctionné et au contraire, elle a entraîné une contagion de la mobilisation. Ensuite, il comptait sur la pluie, sur les vacances scolaires et donc ils espéraient que le 17 octobre serait une petite mobilisation. Mais ce qu'ils ont fait, c'est donc réprimer le mouvement, c'est faire des arrestations arbitraires puisque 8000 lycéens ont été placés en garde à vue dont 7000 mineurs.

Et je rappelle que l'article 66 de la Constitution dit que nul ne peut être arbitrairement détenu. Donc, on n' pas du tout respecté la la Constitution à cette occasion. Il y a eu des personnes qui ont vu leurs mains arracher, leurs yeux crevés, soit par des tirs de grenade, soit par des tirs de LBD. une personne qui a même perdu sa mâchoire et qui aujourd'hui est obligé de manger avec une paille puisque cette personne n'a plus de dents. Et voilà donc la situation dans laquelle on en était arrivé au 17 octobre.

Ce 17 octobre, il a cristallisé la tension et réellement, il faut le dire, c'est le fiasco en terme de de d'assurer la sûreté publique, c'est le fiasco du gouvernement qui est responsable légalement d'assurer le fait que les biens et les personnes soient en sécurité. Alors, le premier réflexe du gouvernement, ça a été de tout mettre sur le dos de l'ultra gauche et de la France insoumise et de dire, je vais commencer par là, qu'il fallait un principe du casseur payeur. Alors, le casseur payeur, c'est très intéressant mais ça existe déjà. C'est déjà dans la loi. C'est l'article 211-10 du code de la sécurité intérieure. Je vous le lis.

L'État est civilement responsable des dégâts et des dommages résultant des crimes et délit commis à force ouverte ou parolence par désatroupement ou rassemblement armé ou non armé soit contre les personnes soit contre les biens. Donc autrement dit, s'il y a un problème, c'est l'État qui est civilement responsable. Mais attention, il y a une suite à cet article. L'État peut également exercer une action récusoire contre les auteurs du fait dommageable dans les conditions prévues en gros dans le code civil. Pour résumer, donc ça existe déjà le principe du casseur payeur. Déjà, ils avaient dit queils voulaient faire ce principe du casseur payeur, mais là ce qu'ils veulent faire, c'est pas ça.

Ce qu'ils veulent faire, c'est le principe du non casseur payeur. Vous êtes à côté, vous êtes à proximité, quelqu'un a acheté une pierre sur une boutique, ils ont pas attrapé la personne qui acheté la pierre sur la boutique, mais vu que vous étiez là et que vous vous êtes fait attraper par la pâte patrouille, et bien vous êtes arrêté et jugé. Et donc on vous considère avoir participé à l'opération de euh de cassage et vous êtes un casseur collectif juste parce que vous vous trouviez à proximité. Donc vous êtes devenu un non casseur payeur. C'est ça que veut faire le gouvernement. Ça n'est pas constitutionnel.

Je pense que ça serait retoqué par le gouver par le Conseil constitutionnel mais en tout cas voilà ce qu'essaie de faire le gouvernement. Et pour le reste et bien le gouvernement essaie de tout mettre sur le dos de la France insoumise au point même que des ministres ont déclaré à la presse sousof, c'est-à-dire qu'ils n'ont pas dit qui c'était, ils ont déclaré être choqués. Ils ont dit quand même faut pas exagérer, on peut reprocher beaucoup de choses à la France insoumise mais pas ça. Attendez, c'est pas fini. L'opération a même mobilisé les services de renseignement. Ça c'est des révélations de Méia Part et elles sont gravissimes.

Voici ce que dit un commissaire des renseignements territoriaux. Il y a des choses indicibles. Mais quand on nous demande texta d'écrire que c'est LFI qui est derrière le mouvement alors que c'est objectivement faux de la vie générale des renseignements territoriaux, forcément on a des décisions politiques. Ensuite, voici un responsable syndical national de la police qui dit la chose suivante : "Je suis très étonné par ces accusations concernant LFI qui seraient responsable du chaos de samedi et desséage. "Je ne vois pas ce qu'à avoir les filles dans l'histoire de ce fiasco," déplore-t-il.

C'est dangereux de politiser ainsi un échec aussi grossier et surtout de ne pas en assumer l'entière responsabilité. Pourtant, je ne porte pas les filles dans mon cœur compte tenu de ces attaques incessantes contre les policiers. Alors, nous ne faisons pas des attaques contre les policiers comme individus. Nous faisons des attaques cont enfin encore que quand il y a des policiers qui font n'importe quoi, on se permet quand même de dire que c'est pas normal.

On fait des attaques contre la police comme organisation qui prend ses ordres d'un ministre de l'intérieur qui sont des mauvais ordres et contre un certain nombre de problèmes qui sont posés à l'intérieur de la police et qu'il faudra régler le moment venu, nous nous en occuperons, notamment de sexisme, notamment d'homophobie, notamment de racisme et notamment de violence. C'est-à-dire que il y a à l'intérieur de la police des gens qui sont des gens violents dont la volonté est d'être violente alors que en réalité l'action de police doit être au maximum non violente.

C'est d'ailleurs l'article 9 de la déclaration des droits de l'homme et du citoyen qui dit que tout homme étant présumé innocent jusqu'à ce qu'il ait été déclaré coupable. S'il est jugé indispensable de l'arrêter, tout trigger qui ne serait pas nécessaire pour s'assurer de sa personne doit être sévèrement réprimé par la loi. Et donc autrement dit que si un policier est trop violent lors d'une arrestation, c'est le policier qui est responsable.

Voici maintenant un ancien commissaire de la sécurité publique, toujours selon Médiia, qui dit "Le gouvernement est obsédé à vouloir bâcher LFI et attaquer l'extrême gauche et à mobiliser beaucoup de services de police pour écrire ses torchons." Il parle des notes du renseignement intérieur. On le voit avec cette note de la DRPP, la direction du renseignement de la préfecture de police de Paris. On connaît le responsable. Tout est de la faute de LFI. Je ne suis ni adhérent ni électeur de ce mouvement, mais il faut quand même pas déconner.

D'autres personnes ont pris la parole pour dire que c'était n'importe quoi de euh tout mettre sur le dos de la France insoumise et des gens qui nous portent pas forcément dans leur cœur. J'ai entendu notamment des mots de François Hollande qui nous déteste. J'ai entendu des mots de Dominique de Villepin qui est quand même plutôt une personnalité de droite politiquement.

Donc on voit que ça ne prend pas et d'ailleurs on le constate un peu partout puisque on a un afflux de soutien sur autour de de Jean-Luc Mélenchon et de la France insoumise qui d'ailleurs je le dis fait chaud au cœur au passage mais on voit que et d'ailleurs dans les sondages et bien on voit aussi que il y a plutôt une progression de la France insoumise dans les sondages. Vous savez tout le mal que je pense des sondages, le fait qu'il nous sous-estime, le fait qu' surestime Marine Le Pen, mais forcé de constater que la propagande qui a été faite autour de la France insoumise n'a pas fonctionné. Mais ça, c'est la pente qu'a pris Emmanuel Macron.

Et le dernier objet de la pente, quand vous êtes au bout de ce qu'a fait d'ors et déjà Emmanuel Macron, bah vous entrez dans l'autoritarisme comme seul et unique réponse. Et ça, ça prend diverses formes. Ça prend la forme des couvre-feux, ça prend la forme des interdictions de manifester avec euh des trucs de plus en plus vagues. Emmanuel Macron qui dit que les syndicats sont légitimes à déposer des demandes de cortège, mais pas les autres. Ah bon ? Sur la base de quelle loi, monsieur Macron, dit-il ça ? Je sais pas.

On voudrait avoir quelque chose qui nous permette de nous dire pourquoi le président de la République tout seul décide queon peut interdire tel ou tel individu, telle ou telle organisation parce que lui il trouve qu'ils sont pas très légitimes et bien de déposer des demandes de manifestation. Tout ça n'a aucun sens. Tout ça ne correspond à aucune règle démocratique. Et je vous lis un petit truc que j'ai retrouvé il y a pas longtemps. Je vous en parle parce que j'ai retrouvé ça. C'était dans la Constitution 1793, celle de la Première République. Le droit de s'assembler paisiblement ne peut être interdit.

La nécessité d'énoncer ces droits suppose ou la présence ou le souvenir récent du despotisme. Autrement dit, quand on interdit des manifestation, et bien au regard de ceux qui ont inventé la devise liberté, égalité, fraternité, la Marseillaise et le drapeau tricolore, c'était le souvenir ou la présence du despotisme. Tirez-en les conclusions que vous voulez mais enfin bon. On a donc un président qui est capable d'interdire les manifestations dans toutes les bouches du rô par exemple.

Alors avec du ridicule parfois puisque le préfet des Bouches du Rône avait par exemple interdit les transports dans la ville les transports publics dans la ville de Marseille avant de se rendre compte sans doute que les gens n'ont pas comme lui une voiture avec chauffeur et que donc quand il y a pas de transport en commun, ils ne peuvent pas se déplacer. Bravo les champions, vous avez tout compris à la vie du peuple et vous avez compris que quand on enlève les transports en commun, il y a plus de vie dans une ville potentiellement comme Marseille.

Il y a plus de travail puisqueil y a des gens qui vont en travail en transport en commun, que peut-être même pour nettoyer la préfecture hein, il y a des gens qui viennent en transport en commun. Ça aurait fait tâche qu'il puisse pas venir au travail. Peut-être même qu'il y a des fonctionnaires de la préfecture qui viennent au travail en transport en commun. Tout le monde n'a pas une voiture avec chauffeur, monsieur le préfet. Ça fait partie euh des prérogatives des préfets de la République. Ça, très bien. On vous laisse votre voiture avec chauffeur, monsieur le préfet. Mais euh pensez au fait que tout le monde n'a pas comme vous un véhicule avec un chauffeur, hein.

C'est c'est des situations exceptionnelles, ça. Ça ne ça n'arrive pas euh dans la vie quotidienne de tout le monde. Donc, les transports en commun, c'est une nécessité et on peut pas les interrompre comme ça sans interrompre la vie du peuple lui-même. Voilà ce qu'a fait Emmanuel Macron. Et je dois vous dire, cette semaine, il y a eu des éléments d'inquiétude qui avec ce qui s'est passé à Trappe prennent une tournure très très particulière.

Parce que juste après la prise de parole de Jean-Luc Mélenchon sur LCI que d'ailleurs je vous invite à aller regarder, il y avait une prise de parole d'Éric Zemour et Eric Zemour a tenu des propos que moi je considère comme étant des propos d'incitation à la haine mais d'incitation à la violence pour contre les personnes en raison de leur origine réelle ou supposée. J'ai d'ailleurs déposé un signalement au procureur de la République sur la base de ces propos que je ne vais pas vous lire ici parce que je ne souhaite pas les diffuser ici. J'en ai parlé à une autre occasion, donc je ne recommence pas. Mais c'est des propos qui sont gravissimes.

Et ça c'est l'aboutissement de la pente autoritaire. L'aboutissement de la pente autoritaire, c'est la pente fasciste. C'est vers ça que ça mène la situation dans laquelle on est. Si jamais euh nous ne n'interrompons pas cette pente fasciste par notre action collective. Mais le bout de cette pente, c'est celle qui consiste à dire que finalement tout est de la faute d'un bouqu émissaire quelconque. Alors, il y a le bouqu émissaire politique, la France insoumise et je rappelle quand même que dans la période de la montée du fascisme, l'interdiction des partis politiques de gauche, ça a été une des priorités des fascistes.

que ça soit en Allemagne, que ça soit en Italie ou que ça soit en France, il y a eu interdiction des partis politiques de gauche, mise en place d'un parti unique assez rapidement et puis on a entendu ça dans la bouche de certains d'ailleurs, petite parenthèse au passage mais il y en a qui ont appelé à dissoudre la France insoumise, Gérard Larchet, le président du Sénat, Bruno Rotaillot, le président des républicains. Républicain si c'est encore républicain cette organisation, mais enfin bon. Et donc ils appellent à interdire la France insoumise. Attention quand on est dans ces pentesl en général c'est assez inquiétant. Ça c'est pour la partie le bouc émissaire politique.

Mais il y a tous les autres. Tous les autres bouqu émissaires. Bou émissaire en raison de la religion, bou émissaire en raison de la couleur de peau, bouqu émissaire en raison de l'origine réelle ou supposée, bouqumissaire en raison de tout et n'importe quoi tant que ça permet de diviser le peuple. Et c'est bien la raison pour laquelle, je vous le dis avec un peu de solennité, notre devoir premier dans cette période, c'est de travailler à l'unité du peuple français et pas seulement du peuple français d'ailleurs, du peuple de France parce que je veux inclure dans mon propos les personnes qui sont étrangères et qui sont sans cesse la cible des attaques des xénophobes de tout poil.

Parce que il y a par exemple dans notre pays 6 millions de personnes qui sont des étrangers, qui vivent dans notre pays, qui travaillent, qui ont des amours, qui ont des emmerde, qui y ont des amis, qui y ont les saveurs de la nourriture qu'il mange, qui ont la beauté du monde qu'il voit ou bien la tristesse parfois du monde qu'il voit.

bref, qui y ont leur vie et moi, j'en ai par-dessus la tête que sans arrêt, on cible, enfin pas nous, mais des gens ciblent les personnes étrangères et au-delà des personnes étrangères, que soient ciblé une partie de nos compatriotes qui en raison de leur couleur de peau, de ce qu'il porte sur la tête, de ce qu'elle porte sur la tête, de la manière dont il s'habille, de la couleur de leur peau, de leur religion réelle ou supposée, de leur genre, de leur orientation sexuelle, soit la cible des divisions systématiques de l'extrême droite. Il faut qu'on soit plus fort que cela.

Il faut bien comprendre que les enjeux qui sont les nôtres dans cette période sont des enjeux qui exige l'unité du peuple. Pourquoi l'unité du peuple ? Parce que nous avons des grands champs de bataille à mener. Des grands champs de bataille à mener écologiques, des grands champs de bataille sociaux. Nous avons la question du grand âge à traiter, la question de l'intelligence artificielle, la question de la manière dont on éduque nos enfants, que ce soit au lycée, mais pas seulement au lycée, dans l'école, au collège, à l'université, de la manière dont on organise notre pays pour faire en sorte que il nous rende plus heureux que ce qu'on a sous les yeux après 10 ans de macronisme.

Tout ça, c'est des tâches qui exigent l'unité de notre peuple, qui exige le fait qu'on ne soit pas divisé les uns vis-à-vis des autres. Et c'est notre devoir de travailler à cela par tous les moyens qui sont les nôtres.

Et je dois dire sur cette question de l'unité que ce que font les lycéens, ce qu'on fait les lycéens est absolument magnifique parce que il recour à des symboles nationaux qui précisément dans la manière dont il les mobilise vise à créer du commun, vise à montrer que qu'on soit dans un lycée de banlieu, queon soit dans un lycée d'une ville hors de la région parisienne ou des grandes zones des grandes villes dans une ville de la ruralité, on va dire, queon soit justement dans dans une ville plutôt du centre de de métropole à Paris, à Marseille, à Lyon, dans ces très grandes villes.

Que on soit dans des lycées favorisés ou défavorisés dans des lycées privés ou dans des lycées publics, et bien l'usage de ce symbole national et les slogans qui vont avec, parce qu'il y a des slogans de solidarité, tout ça montre une forme d'unité de la jeunesse dans ces revendications. Très important la présence de ces symboles là parce que ils sont un facteur pour créer du lien alors que nos adversaires politiques l'utilisent comme un facteur de division.

Quand un député ou quelqu'un du Rassemblement national brandit un drapeau tricolore, c'est pas pour inclure, c'est pour exclure, c'est pour dire "Vous restez en dehors de mon pays, c'est mon drapeau et vous y touchez pas." Et la manière dont l'utilise les lycéens, c'est totalement différent, c'est totalement l'inverse. C'est pour dire il y a une unité de notre action. Ce qu'on est en train de faire, c'est quelque chose qui est utile pour tout le pays. Et de la même manière quand il chante la Marseillaise devant les policiers qui chargent, alors là c'est en plus c'est la version vraiment à fond révolutionnaire de la Marseillaise contre nous de la tyrannie. L'étend sanglant élevé.

Alors là, on peut pas faire mieux comme paroles révolutionnaire que celles qui sont dans cette belle chanson et de la manière dont elle est usée. Et vous voyez comment en fonction des situations d'émission, en fonction des émetteurs eux-mêmes, en fonction du sens que donnent à des messages ou à des symboles les individus qui sont en train de les utiliser et ben ça peut basculer dans une direction ou dans une autre.

Donc quand on utilise ces symboles nous dans nos mobilisations et dans nos manifestations, ce qu'on est en train de dire c'est qu'on refuse la division du peuple, qu'on refuse que certains essayent de découper le peuple en petit morceau pour enlever un bout de côté qui leur plairait pas et ne garder que le bout qui leur plairait. Il serait bien surpris d'ailleurs ceux qui font ça de se rendre compte que la plupart du temps eux-mêmes sont concernés par les propos xénophobes qu'ils utilisent puisque quand ils parlent euh de l'immigration et euh des euh descendants de d'immigrés, parfois il arrive qu'ils parlent aussi de leur propre histoire.

Donc vous voyez, c'est toujours la même chose dans l'histoire de l'immigration. Le dernier arrivé ferme la porte. Souvent c'est ça l'histoire. C'est-à-dire, moi ça va, j'ai réussi à m'intégrer, ma famille a réussi à s'intégrer, mais derrière ceux qui arrivent c'est non, c'est trop, on n pas les moyens, on peut pas y arriver. Ça c'est le dernier arrivé, ferme la porte. Et ben c'est pas comme ça que ça fonctionne. C'est il y a des gens qui arrivent et justement ce qu'on fait au fur et à mesure, c'est un pays. C'est un pays qui se renouvelle, c'est un pays qui change et c'est un pays qui euh dans son changement a des permanences.

Et l'une des permanences les plus fondamentales dans notre pays, c'est l'attachement, l'adhésion. à la République, pas seulement à ces ces ces symboles drapeau marseillaise, mais surtout à ses valeurs, surtout à l'idée de la liberté, de l'égalité et de la fraternité qui interdit de fait le racisme et la division de notre peuple. Voilà, je voulais vous dire tout ça parce que je pense que avant les mobilisations qui arrivent et compte tenu de la situation particulière que nous sommes en train de vivre aujourd'hui au moment où j'enregistre cette vidéo, c'était important que ce soit dit et il me semble que c'était même indispensable que des choses comme celles-ci soient dites aujourd'hui.

Je vous dis à la semaine prochaine. N'oubliez pas de vous abonner à la chaîne si vous ne l'avez pas encore fait. Lactue politique de la semaine, c'est tous les samedis à 8h. 8h 8h je crois. Donc n'hésitez pas à vous abonner en cliquant sur la petite cloche et dites-moi en commentaire ce que vous avez pensé de cette actuaine.