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interviewLa France insoumise· 12 janvier 2022 135 min

Émission spéciale : La France insoumise présente ses propositions de lois à l'Assemblée #LoisFi2022

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Présentateur

Bonsoir à toutes et à tous. On est en direct pour une émission spéciale sur notre niche parlementaire à l'Assemblée nationale. Ce sera la dernière niche parlementaire de ce mandat. C'est un moment un peu émouvant. Demain, neuf propositions de loi et de résolution qui vont être défendues par les députés insoumis. Je vous présente les invités du premier plateau de ce soir. Bastien Lachaud, député de Seine-Saint-Denis, Mathilde Panot, présidente du groupe parlementaire et députée du Val-de-Marne, Hugo Bernalicis, député du Nord, et Bénédicte Thorin, députée de l'Ariège.

Une niche parlementaire, on le répète pour que vous compreniez bien ce qui se joue pour nous, c'est le seul jour de l'année où les députés insoumis d'un groupe d'opposition peuvent proposer des sujets et faire en sorte que ce soit débattu par tous les députés dans l'hémicycle. Sinon, on subit un peu l'agenda gouvernemental et on a peu de possibilités de mettre nos sujets à l'ordre du jour. Pour nous, c'est une journée importante. On va y revenir d'abord pour commencer. C'est la cinquième niche parlementaire, donc la cinquième fois qu'on a cette opportunité-là. On a neuf textes demain, mais il y a déjà eu quatre niches précédentes. Je vous rappelle quelques moments importants.

La première année, en 2018, on avait eu notamment la proposition de loi qui avait été portée par Caroline Fiat sur le droit de mourir dans la dignité, donc l'euthanasie. C'était un moment important pour nous parce que ça relayait un combat associatif qu'on accompagne de longue date. C'était déjà dans le programme de 2017. En 2019, un moment important, la proposition de loi sur le RIC, après le mouvement des Gilets jaunes, qu'on a donc inscrit à l'ordre du jour et qui a été débattu dans l'hémicycle, rejeté évidemment. Je pense qu'on va le dire peut-être à plusieurs reprises pendant cette soirée, mais ça a été le cas pour pas mal de nos propositions de loi.

En 2020, notamment, proposition portée par Alexis Corbière sur le plafonnement des frais bancaires, qui est un combat là aussi important parce qu'il met dans la galère beaucoup de gens en permanence, avec des gens qui sont dans des situations ensuite de sur-endettement. Donc on proposait de plafonner ces frais bancaires, pardon. Et l'année dernière, pour terminer, une proposition de loi portée par Jean-Luc Mélenchon, dont on a reparlé cette semaine puisqu'il proposait l'instauration de parrainages citoyens pour l'investiture et pour les candidatures à la présidentielle.

Et donc tout ça pour vous dire en quelques mots que depuis 5 ans, on a transcrit 60% du programme L'Avenir en commun version 2017 en proposition de loi et en amendement. Et les propositions de loi, pour beaucoup d'entre elles, elles se retrouvent dans ces niches parlementaires, qui sont donc vraiment des moments de proposition, de débat, où on peut aussi montrer bien souvent la mauvaise foi des macronistes qui s'enorgueillissent de vouloir faire un tas de belles choses et qui généralement déclenchent des stratégies ou des grandes causes à l'occasion de sujets qu'on met sur le tapis de façon assez concrète, mais qui sont ensuite balayées.

Cette niche parlementaire de demain, donc c'est demain en hémicycle, la semaine dernière c'était dans les commissions, on en parlera un petit peu pendant cette discussion, et c'est une niche très importante puisqu'on est 3 mois avant l'élection présidentielle, et donc pour nous c'est aussi un moment politique très important où on peut pousser des sujets qui vont ensuite être discutés dans la suite de cette campagne. Et c'est aussi une dernière occasion dans ce mandat Macron et donc pour le groupe parlementaire des Insoumis, de montrer qu'on est prêt à gouverner, qu'il y a beaucoup de propositions de loi qui peuvent être très rapidement mises en œuvre une fois qu'on sera arrivé au pouvoir.

Donc je vous ai présenté les invités, première question, est-ce que vous avez des souvenirs ou des moments marquants de ces 5 années de niche parlementaire ? Peut-être la présidente pour commencer, est-ce que Mathilde il y a un truc qui t'a marqué particulièrement, un moment ?

3:57
Loïc Prud'homme

Oui, il y a un moment qui m'a marquée, c'était il y a je crois 2 ans, parce que tu l'as dit Clémence, dans toutes nos niches parlementaires, le mot qui revient tout le temps c'est rejeter. Et les macronistes pour le coup sont quand même d'un sectarisme vraiment particulier. Et il y a une fois, une seule fois, où notre proposition de loi a été adoptée, mais elle a été adoptée en supprimant tous les articles les uns après les autres. Et ils ont même changé le titre de la proposition de loi, c'était celle de Loïc Prudhomme sur la question de la malbouffe, ça venait d'une commission d'enquête qu'on avait menée, qui avait été présidée par Loïc Prudhomme.

Et ça, je crois que c'est caractéristique des macronistes, c'est que même quand vous avez des propositions de loi qui sont vraiment portées de manière très forte, qui sont majoritaires dans la société. On parlait du référendum d'initiative citoyenne, du droit à mourir dans la dignité, enfin bon, plein des combats qu'on a menés, où parfois même on prend des petits angles, par exemple sur le récipicé, sur le contrôle au faciès, on avait dit expérimentation. C'était quand même pas extraordinaire de permettre une expérimentation dans des départements comme le Val-de-Marne, qui pourtant le demandent.

Eh bien, à chaque fois, ils rejettent tout, et lorsqu'ils se retrouvent dans une proposition de loi qu'ils pourraient peut-être accepter, ils changent tout, même le titre. Et une petite anecdote qui, cette fois-ci, ne vient pas d'une niche, mais du début de notre mandat. Je ne sais pas si vous vous rappelez de ça, mais c'était quand même assez extraordinaire. On est en train de discuter d'une loi. Il y a un amendement qui est porté par la majorité, soutenu par la Commission, soutenu par le gouvernement. Éric Coquerel a le malheur de prendre la parole dans notre groupe pour dire, nous aussi, on soutiendra cet amendement qui va dans le bon sens.

Les macronistes entendent Éric Coquerel parler à la France Insoumise, ils prennent peur, et ils votent contre l'amendement. Et donc, l'amendement est rejeté au grand malheur de la présidence de séance à ce moment-là, et du ministre sur les banques qui était absolument atterré de voir cela. Donc, je crois que c'est une anecdote qui montre bien qu'on est sur une majorité qui décide tout le temps de n'écouter rien ni personne. Merci Mathilde. D'autres moments ?

5:55
Invité

Égo, je le sens. Non, mais je ne sais pas si c'est une anecdote, mais j'étais tellement fier lors de la précédente niche d'enfin défendre un texte, parce que jusqu'à présent, je n'avais pas défendu de texte. Bon, j'avais laissé les autres, j'avais d'autres trucs à faire. À la Commission des lois, on en a jusque-là, à la casquette, puisque les trucs sur la justice, la sécurité, c'est matin, midi et soir, et même pendant la nuit.

Donc, voilà, je fais mon texte et je fais un texte qui est une transcription d'une directive européenne sur les lanceurs d'alerte, qui est quand même un peu bizarre, parce que normalement, on ne transcrit pas des directives européennes dans une niche parlementaire, encore moins d'opposition. Mais là, bon, ça allait dans le bon sens. Donc, je fais ça. Mon texte est adopté en commission, quand même. Fait rare. Fait rare, avec des points positifs, des avancées. Enfin, je veux dire, voilà, il y a des articles qui sont... Ils n'avaient pas trop le choix, en même temps, c'était une transcription.

Enfin, quoi que s'ils aient le choix, ils peuvent être de mauvaise foi jusqu'au bout, ils l'ont montré plein de fois. Ils auraient pu, mais bon, là, ça passe. Et puis, paf, le Covid. Donc, c'était ça, mon anecdote. Et donc, du coup, j'ai... Bon, ça a annulé tout notre niche. Et on a refait tous les autres textes à zéro. Et on a fait que des textes en rapport avec le contexte sanitaire.

7:01
Présentateur

Ah oui, c'est vrai.

7:02
Invité

À cette époque-là. Oui, vous avez oublié, pauvre petit soldat Hugo Bernalicic.

7:06
Présentateur

Pauvre lanceur d'alerte, surtout.

7:08
Invité

Bon, mais après, c'est passé. Il y a une vraie proposition de loi. Enfin, elle était vraie aussi, celle-là. Mais il y a la proposition de loi faite par la majorité qui a été validée à l'Assemblée nationale la dernière fois. Et ça a permis de mettre des jalons, en fait, ce débat en commission. Et donc, il y a eu des avancées positives. Bon, le Sénat a tout détricoté. Et ça va revenir bientôt à l'Assemblée. J'espère avant le 28 février. On espère pour le lanceur d'alerte. Mais voilà, cette anecdote m'a particulièrement marqué. Cette anecdote du Covid.

7:32
Présentateur

Merci, Hugo. Bah tiens, je te sens prêt.

7:35
Bastien Lachaud

Vas-y. Oui, non, mais si. Tu as évoqué la proposition de loi sur le RIC. En effet, on l'a inscrite un peu en urgence quand on a vu le mouvement des Gilets jaunes qui se saisissait de ce mot d'ordre, de cette revendication très importante pour redonner de la démocratie dans notre pays, redonner du pouvoir au peuple. Et c'est vrai qu'on avait voulu vraiment que cette proposition soit très participative. et on avait déposé le texte sur notre site Internet, sur le site Internet du groupe. Et puis, on avait ouvert à amendements très larges. Et en fait, on avait été débordés par le nombre d'amendements.

Et donc, vraiment, on voyait que cette niche, en fait, offrait réellement la possibilité pour les Gilets jaunes de se saisir de cette proposition et de venir à l'Assemblée et de porter à l'Assemblée leurs revendications. Et puis, on avait auditionné plusieurs groupes de Gilets jaunes, etc., dans le cadre du travail de rapporteurs. Et donc, vraiment, on avait réussi, je trouve, là, à faire réellement rentrer les luttes du peuple, des Gilets jaunes, dans l'hémicycle.

Et le refus caricatural des macronistes de cette proposition de loi dans toutes ses mesures, en fait, était vraiment la démonstration de leur incompréhension du mouvement politique et de la coupure qui existait et qui continue d'exister entre ce peuple de France et les macronistes de cette oligarchie qui se croient toute puissante parce qu'ils ont gagné une élection il y a maintenant cinq ans.

9:18
Présentateur

Sachant que pour les niches parlementaires, il y a à la fois des contraintes et de la souplesse, parce que tu disais qu'on s'était adapté au mouvement des Gilets jaunes, des contraintes constitutionnelles, parce qu'on ne peut pas déposer nos lois jusqu'à la veille de la niche parlementaire, on doit les choisir suffisamment en amont, elles sont examinées pour voir si elles vont être recevables, etc., conformes, en gros.

Et donc, à la fois, ça se prévoit quand même quasiment dès le début de l'année, et Mathilde, en tant que présidente, notamment cette année, en fait, dès septembre, on s'en occupe de cette niche parlementaire, et en même temps, on essaye de s'adapter à ce qui peut venir ensuite dans les mois suivants. Donc, c'est vrai que c'est un exercice où on essaye d'enfoncer des coins qui peuvent être parfois stratégiques, je pense notamment à ton texte, et on va y venir juste après. Est-ce que, Bénédicte, tu avais une anecdote, un souvenir à nous raconter ? Niche parlementaire ou pas ?

10:11
Invité

Moi, c'était plutôt sur la proposition de loi sur les fermes-usines. Alors, au-delà de m'être fait traiter de Martine à la ferme. Ah oui, c'est vrai, c'était sympa, ça. Ouais, c'était un peu sympa, ouais, c'était cool. Sexiste. Ouais, un peu aussi. Mais c'était plus sur le fond du travail, en fait, parce qu'on avait proposé plusieurs propositions, comme on le fait là, et du coup, au niveau de la commission, le président, l'escurre de la commission économie, elle avait décidé que, vu qu'on présentait trop de propositions de loi, eh bien, le rapport de notre proposition ne serait pas publié, en fait.

Donc, il a fallu batailler avec d'autres parlementaires, d'autres groupes, pour qu'on ait le droit de publier le rapport. Donc là, c'était un peu... Enfin, c'est un peu nié, quand même, le travail parlementaire. On a une niche sur le rapport. Oui, c'est ça. En plus, Bénédicte, le rapport avait été écrit par l'administrateur. Il faut expliquer ce que c'est le rapport. Ah oui, il faut expliquer ce que c'est le rapport. Mais en plus, il avait été écrit, le truc. Non, mais tout à fait. Tout le travail avait été fait. On avait fait les auditions, comme tout le monde, en fait, on fait les auditions. L'administrateur est dédié. Il rédige son rapport.

Et là, il y avait un refus de le matérialiser, en fait. Parce que, soi-disant, on ne passerait pas dans l'hémicycle. Donc, en fait, on faisait, je ne sais pas, une propagande. Mais oui, on fait de la propagande, par ailleurs. Ça avait été un moment un peu tendu. Et je ne sais pas, là, si ça a fait faire date ou pas. Je ne sais pas si ça a été remis sur le tapis cette année ou pas. Puisque moi, j'étais en commission des finances et pas en commission économique, cette fois-ci. J'y étais en écho et ils ont lâché l'affaire. On a gagné. Parfait.

11:45
Présentateur

Parce que, oui, précision technique, les députés sont membres d'une commission toute l'année, donc font du travail sur un thème. Hugo a parlé de la commission des lois. Et au moment de la niche parlementaire, pour l'examen en commission, ils changent de commission pour aller dans celle de la loi ou examiner la loi qu'ils ou elles défendent.

Alors, pour commencer à rentrer dans les sujets de demain et de la semaine dernière, mais de demain, peut-être, Mathilde Panot, donc, tu portes une loi qui est pour le coup très, très actuelle et très ancrée dans le contexte du moment, qui est une loi pour restaurer l'état de droit par l'abrogation des régimes d'exception qui ont été créés pendant la crise sanitaire. Donc, est-ce que, en quelques mots, en quelques minutes, tu peux expliquer ce que ça veut dire, qu'est-ce qu'on vise là et qu'est-ce qu'on essaie de faire ?

12:35
Loïc Prud'homme

Alors, déjà, précision importante, ça, c'était une proposition de loi qu'on avait déposée avant qu'on sache qu'Emmanuel Macron et le gouvernement veuillent maintenant transformer le pass sanitaire en pass vaccinal et donc créé par là deux catégories de citoyens dans notre pays ou même deux catégories de sous-citoyens puisque c'était avant aussi qu'Emmanuel Macron indique qu'il avait envie d'emmerder les non-vaccinés et qu'il créait une sorte de déchéance de citoyenneté pour les personnes non-vaccinées.

On l'avait créé, on avait décidé avec le groupe avant ce moment-là de proposer cette loi donc qui abroge, donc qui met fin à tous les régimes d'exception, c'est-à-dire régime d'état d'urgence, régime de sortie, tout ce qui permet couvre-feu, confinement, etc. Et le pass sanitaire et donc le pass vaccinal aussi maintenant. Pourquoi ? Parce que ce que nous sommes en train de dire, c'est qu'on est en train de s'habituer à quelque chose qui est dangereux.

C'est dangereux dans un moment d'épidémie comme on est en train de le vivre, de s'attaquer à des principes fondamentaux de l'état de droit comme on est en train de le faire, en train de glisser, de glisser avec toute une partie de la population qui scanne une autre partie de la population et qui contrôle une autre partie de la population. C'est dangereux d'avoir la mort sociale de tas d'individus dans notre pays qui sont non-vaccinés ou avec un schéma vaccinal incomplet, parce qu'on ne parle pas juste des non-vaccinés, qu'on prive d'aller dans des lieux de culture, dans des lieux de restauration, dans des bars pour aller boire un café, etc.

Et nous, on dit que ça n'aide en rien à lutter contre l'épidémie. Et c'est dangereux. Pourquoi est-ce que c'est dangereux ? Parce que quand on commence à s'habituer à ce type de glissement de l'état de droit, on connaît avec les états d'urgence, cette fois-ci, sécuritaires, on se retrouve ensuite à s'être tellement habitué à des choses qu'on le retrouve ensuite dans le droit commun. Et c'est ce qui s'est passé avec beaucoup des lois. Hugo en parlerait extrêmement bien puisqu'il a combattu ça à l'Assemblée, notamment sur la loi CILT. Peut-être que tu en parleras.

Mais ça veut dire que là, ce qu'on est en train de vivre, par exemple, avec ce qu'il propose avec le pass vaccinal, que toute une partie de la population puisse contrôler votre identité ou vérifier comme ils disent. Mais bon, contrôler votre identité, le restaurateur, le cafetier et autres. Ça, ça va rester en fait si on n'y fait pas attention. Et ça veut dire que petit à petit, on va glisser dans une société de contrôle permanent qui est en plus complètement inefficace dans la lutte contre la pandémie.

Et en fait, le problème que nous avons avec la Macronie, c'est que non seulement on a un président de la République qui décide tout seul en Conseil de défense secouvert par le secret défense, mais qui en plus n'écoute absolument personne. Il n'écoute pas l'Organisation mondiale de la santé qui dit qu'il faut convaincre et pas contraindre. Il n'écoute pas l'Organisation mondiale de la santé qui dit qu'il faut arrêter de faire des doses de rappel à tout va, mais qu'il faut lever les brevets sur les vaccins pour permettre de les produire massivement et donc donner accès à toute la population mondiale pour permettre d'avoir une fin de pandémie qui est plus proche.

Il n'écoute pas la CNIL qui a demandé quand même au moins quatre fois les preuves de l'efficacité du pass sanitaire, ce à quoi le gouvernement n'a jamais répondu. Il n'écoute pas la défenseur des droits qui alerte sur les dangers qu'on fait peser à la fois sur les droits fondamentaux mais aussi sur la question de la jeunesse. Et en fait, on est en train de glisser vers quelque chose qui est contre-productif en matière de santé. Je rappellerai juste qu'en ce moment, on a quand même le pass sanitaire et que pourtant, on a une explosion de Covid.

Donc nous, ce qu'on dit avec cette proposition de loi, c'est qu'il faut retrouver le goût de la liberté, il faut retrouver la démocratie sanitaire et revenir à la raison sur ces questions-là et sur d'autres solutions dont on reparlera, je pense.

16:05
Présentateur

Et est-ce que tu peux nous dire comment ça s'est passé en commission ? Parce que du coup, c'était quand même assez concomitant avec l'examen du pass vaccinal en hémicycle, donc la loi des macronistes cette fois-ci. Et donc, comment ça s'est passé l'examen de notre proposition de loi en commission ?

16:22
Loïc Prud'homme

Ah ben, c'était magnifique. C'était le lendemain d'Emmanuel Macron qui avait envie d'emmerder toute une partie des Français. Donc c'était, on va dire, un peu animé. Ils en avaient un petit peu rabattu justement parce qu'ils étaient un peu embêtés de ce que le président de la République avait dit. Mais en fait, la technique de la Macronie face à cela, c'est dire, vous n'avez aucune proposition. Bon, c'est mal barré. Nous, on a fait 11 propositions de loi. On a fait une commission d'enquête avec un rapport qui fait 180 pages et qui a auditionné plus de 100 personnes dans le premier confinement. On a fait 4 plans. On a fait 4 guides.

Enfin bon, on a fait des tonnes de propositions et nous, on a une stratégie globale de lutte contre le Covid contrairement à ce qu'ils racontent. Donc un, un premier argument, vous n'avez aucune proposition. Deuxième argument qu'ils adorent faire, c'est-à-dire qu'on divise tout le monde. Donc il y aurait d'un côté eux qui seraient les porte-parole des vaccinés et de la science et nous qui serions les obscurantistes qui ne croirions en rien. Donc bon, ils décrédibilisent les oppositions mais ils ont toujours fait ça. Rappelez-vous, dans la réforme des retraites, ils parlaient de ceux qui avaient des régimes spéciaux par rapport à d'autres.

Ils parlent de ceux qui ne sont rien et puis des autres, des chômeurs. Bon, c'est leur technique assez classique. Donc ils ont balayé tout ça d'un revers de main. Ils ne répondent à absolument aucun des arguments que nous donnons pour montrer en quoi leur stratégie ne fonctionne absolument pas. Et donc, ils ont quasiment tous voté contre. Voilà. Enfin, tous voté contre. Il y a eu des soutiens ou pas d'autres groupes ? Alors, les communistes n'étaient pas là mais ils m'avaient prévenu. Mais sinon, non, il y avait Caroline Fiat, France Insoumise qui était là, qui a voté pour la proposition. Vous étiez deux à vous battre. Vous étions deux. C'est déjà pas mal.

Envers un hémicycle ce que ça donne. Mais voilà.

17:57
Présentateur

Ouais. Sur cette logique générale dont parlait Mathilde, d'inscription d'état d'urgence dans le droit commun, Hugo, est-ce que tu veux réagir sur le parallèle qu'on fait assez souvent avec les questions de lutte contre le terrorisme, etc.

18:13
Invité

Le premier texte que nous avons eu à voter à l'Assemblée nationale, c'était la sixième prorogation de l'état d'urgence tout court. Avant qu'on passe à la loi sécurité intérieure de lutte contre le terrorisme qui a inscrit les mesures de l'état d'urgence dans le droit commun définitivement. Et on a eu d'ailleurs un texte récemment aussi pour lever, parce qu'il y avait des dates, des clauses de revoyure, pour lever ces dates-là et même aller encore plus loin sur un certain nombre de dispositifs, je pense notamment à la surveillance algorithmique qu'on appelle aussi boîte noire.

Et on disait à l'époque, peut-être de manière prophétique, que quand on faisait ça, on mettait le pied dans la porte en matière de terrorisme, que ça finissait par s'appliquer ensuite à la criminalité organisée, parce que ça semble tellement évident, et qu'ensuite à la petite délinquance, puis ensuite à tout le monde en fait en réalité et en toute matière. Et là, ce qui est troublant, c'est qu'il y a des choses qui ont complètement littéralement explosé en termes de limites avec la question sanitaire.

Et ce qu'on peut observer, c'est que des choses qui étaient appliquées aux terroristes jusqu'à présent, croisement de fichiers, le site DEP, etc., qui semblait extraordinaire et confiné à justement un petit secteur, celui de la lutte contre le terrorisme, viennent se généraliser. Et on peut imaginer d'ailleurs ensuite que ce qui est décidé en matière sanitaire, demain s'applique aussi en matière de terrorisme en tant que tel et que les choses s'alimentent. C'est ce qu'on appelle traditionnellement, notamment en matière pénale, l'effet cliqué. Vous ne revenez pas en arrière.

Et le Conseil constitutionnel, il y a des choses qu'il valide aujourd'hui qu'il n'aurait pas validées il y a trois ans parce que, vu des circonstances, du contexte, etc. Donc, il faut mesurer ça avec une certaine profondeur à la fois dans l'histoire récente du pays depuis 2017, même depuis 2015, depuis qu'on a mis en place cet état d'urgence, mais aussi sur le temps plus long.

D'ailleurs, c'est François Sureau, l'avocat grand soutien d'Emmanuel Macron qui a rédigé les statuts de La République En Marche, qui s'en est très vite éloigné, qui a alerté là-dessus et qui a alerté dès le début du Covid qu'il y avait un lien réel, direct, immédiat entre les libertés que nous avions abandonnées en matière de lutte contre le terrorisme et qui, aujourd'hui, semble tout à fait normal en matière sanitaire.

Donc, là où on acceptait d'ouvrir son sac pour être fouillé à l'entrée d'un supermarché alors que c'est objectivement disproportionné et que le terroriste ne cache pas la bombe dans son sac et que s'il y avait une fouille, de toute façon, ce n'est pas comme ça que ça fonctionne. Aujourd'hui, on fait fouiller et son sac et le QR code en plus et on admet qu'on puisse surveiller sa voisine, son voisin, etc. Donc, voilà comment les choses s'alimentent.

D'ailleurs, dans l'hémicycle la dernière fois sur le pass vaccinal, il y a quelqu'un qui a, je ne sais plus, un député LR ou je ne sais plus de où, qui a demandé à ce qu'on puisse croiser je ne sais plus quel fichier, je retrouve la séquence exacte et il disait « Oui, c'est quand même assez étrange parce que ça, même en matière de terrorisme, on ne le fait pas. » Qui lui-même faisait le parallèle, justement, entre les deux. Et donc, on finit par s'habituer à ces moyens de surveillance et de coercition et c'est là où il est important de garder sa vigilance.

21:02
Loïc Prud'homme

Ça, c'est hyper important parce que, par exemple, le fait d'ouvrir son sac, il y a une époque où les gens n'auraient jamais accepté ça. De même que Jean-Luc Mélenchon raconte souvent qu'avant, pour contrôler votre identité, il fallait le juge et que ce n'était pas du tout quelque chose d'évident. Maintenant, on vous demande votre carte d'identité, bon, c'est un policier, un gendarme, vous la donnez. Ça veut dire que demain, un cafetier va vous demander votre carte d'identité et peut-être que dans deux ans, dans trois ans, dans dix ans, pour des gens, ça sera complètement logique qu'on demande ça, en fait. Donc, en fait, c'est très grave sur le point de vue des libertés.

C'est ce qu'il y a en train de montrer à Hugo. C'est inefficace, en vrai. Et c'est surtout ça, le problème, c'est qu'en plus, ça n'a aucun rapport, en fait, contrôler et surveiller l'ensemble de la population, quel est le rapport avec le fait de lutter contre un virus. Et ce à quoi nous disons ça d'autant plus fortement, c'est que les zoonoses, c'est-à-dire les maladies qui sont transmises des animaux vers les hommes, ont été multipliées par 10 en 50 ans. Donc, on sait qu'on aura d'autres épidémies à l'avenir.

Donc, si la réponse aux épidémies qui vont se multiplier, malheureusement, est de renforcer à chaque fois une société de contrôle de plus en plus forte qui est complètement contre-productive, on ne va pas s'en sortir. Donc, voilà, c'est pour ça qu'on veut abroger ça demain et puis qu'on continuera la bataille, évidemment, contre le pass vaccinal vendredi dans l'hémicycle.

22:25
Invité

Si je peux mettre un petit point qui n'est pas un point de détail, mais un point important, c'est que quand on défend ces choses-là, c'est-à-dire du point de vue des libertés fondamentales, des libertés individuelles et comme étant consubstantielles aussi de l'efficacité du dispositif, nous avons, et c'est ce que j'ai dit à des tas de journalistes, bon, tout le monde s'en fiche, mais chez les journalistes, je parle de la logique globale, cohérente. Nous disons la même chose à la fois sur la loi sécurité interne contre le terrorisme et à la fois sur la question sanitaire.

Il y a une cohérence de pensée philosophique vis-à-vis de la liberté, de l'égalité, droit à la vie privée qui va jusqu'au bout parce que souvent, on a dit, ah oui, mais vous racontez la même chose que le Rassemblement national, là, sur le pass vaccinal ou sur le pass sanitaire. Oui, enfin bon, eux, leur défense des libertés s'arrête à ce domaine-là et encore, il ne faudrait pas trop creuser parce que les phrases contradictoires, elles sont, y compris en matière sanitaire, pléthore. Mais dès que vous sortez de ça, il n'y a plus personne pour défendre les libertés fondamentales.

Enfin, ils ont voté toutes ces lois scandaleuses, liberticides et sécurité globale ensuite et même le code de justice pénale des mineurs, etc., etc.

23:23
Loïc Prud'homme

Ils veulent accessoirement supprimer l'aide médicale d'État aussi comme si un virus faisait attention de savoir si quelqu'un avait des papiers ou non. C'est quand même la pire des bêtises qu'on puisse faire et dire en termes de politique.

23:32
Invité

Non, mais je le dis parce qu'en fait, beaucoup de camarades se disent mais c'est embêtant, ils disent la même chose que nous, etc. Et donc, voilà, voilà des arguments aussi qu'on peut fournir dans un débat rationnel sur le sujet et même sur la question hospitalière. Moi, j'en ai eu un la dernière fois sur un plateau de BFM. Bon, il s'est passé des choses un peu étranges sur ce plateau, mais qui me disait oui, bon, il faut défendre l'hôpital public, les fermetures de lits. Mais rappelons que le Rassemblement national est pour augmenter le salaire net en diminuant le brut, c'est-à-dire en diminuant les cotisations sociales. Or, les cotisations sociales, elles servent à quoi ?

À quoi elles servent ces cotisations sociales si ce n'est pas à financer la sécurité sociale, l'hôpital public, les retraites, etc. Donc voilà, y compris là-dessus, nous avons un discours cohérent. Nous sommes pour augmenter le SMIC dans son intégralité, donc y compris la part brute, les cotisations sociales, donc, etc., etc. Bon, il faut que j'arrête de dire etc. Mais c'est important de redire tous ces éléments-là parce que c'est important qu'on puisse faire cette démonstration que ce n'est pas la même chose qu'on raconte, ce que nous racontons là et ce que racontent les fachos concrètement.

24:31
Présentateur

Merci, Hugo. Peut-être, Mathilde, il y a une situation sanitaire, notamment vis-à-vis de l'état d'urgence, qui est un peu différente dans les Outre-mer. Et tu étais aujourd'hui aux côtés de Jean-Luc Mélenchon pour une conférence de presse sur la situation dans les Antilles, mais plus largement, tu as fait plusieurs déplacements dans les territoires et départements d'Outre-mer. Est-ce que tu peux nous dire, vis-à-vis de cette loi, et peut-être de manière un peu plus générale, ce qu'on défend sur cette question de la gestion de la crise sanitaire dans les Outre-mer, ce que tu as apporté, toi, notamment ? Oui.

25:03
Loïc Prud'homme

Non, mais alors, tout à l'heure, on a voulu lancer une alerte solennelle parce que c'est vraiment très grave, en fait, ce qui est en train de se passer en Outre-mer actuellement. La situation, elle est dramatique et désespérante pour plein de gens dans notre pays. Mais quand on parle de l'Outre-mer, et notamment de la Guadeloupe, on était récemment, et de la Martinique, on est en train de parler de systèmes de santé.

Déjà que ce n'est pas joli en Hexagone, mais alors en Outre-mer, on est en train de parler de systèmes de santé qui ont été abandonnés depuis des années à tel point qu'un professeur de Tours qui avait été venu aider pendant un des confinements parlait de maltraitance sanitaire en parlant des Antilles. Donc on est dans des endroits où vraiment les systèmes de santé sont complètement à bout de souffle. Et avec des taux de vaccination qui sont bien moins élevés que ce qu'on a en Hexagone. On est autour de 40-45% dans la population globale de gens qui sont vaccinés. Et quand on prend les soignants, alors en Guadeloupe, c'est 85% à peu près.

En Martinique, on doit être peut-être autour des 50%, peut-être un peu plus. mais même 15% ou 50% ou 40% pour la Martinique, c'est aujourd'hui criminel de se passer de ces soignants-là. Et ils avaient repoussé l'obligation vaccinale parce qu'ils s'étaient rendus compte de ça. Sauf que cette obligation vaccinale, maintenant, elle se met en place depuis le 1er janvier et qu'on est dans une situation d'absurdité généralisée avec la Macronie. Pourquoi ? Parce qu'ils se rendent compte que partout dans le pays, on est en train de manquer de soignants.

Donc ils sont en train de dire aux soignants qui sont positifs au Covid, testés positifs au Covid, mais qui ne toussent pas, qui n'ont pas le rhume, etc., qu'ils peuvent continuer de travailler parce qu'on est en manque de soignants. Mais par contre, un soignant qui est formé, qui accepterait de se tester tous les deux jours, qui est testé négatif, lui n'a pas le droit de travailler. Un pompier aujourd'hui est suspendu, mais par contre, lorsqu'il est réquisitionné, qu'il soit vacciné ou non, là, il peut travailler. C'est absurde et ça met en danger des gens.

On me racontait en Martinique, par exemple, que, par exemple, pour que la caserne du Lamentin fonctionne, il fallait 15 pompiers professionnels. Les pompiers volontaires, ils ne sont plus là, ils ne sont plus pas vaccinés. Donc, sur les 15, il en restait 3 seulement pour les opérations. Ça veut dire que d'ores et déjà, on est en mise en danger. Et à un moment, il faut se poser la question de pourquoi est-ce que les gens ne veulent pas se faire vacciner. Et moi, j'ai parlé, j'ai discuté avec les soignants et les pompiers lorsque nous étions là-bas.

Et il disait, nous, on est d'accord pour discuter de la vaccination, mais on veut de la transparence sur qu'est-ce que ça crée d'avoir été contaminé au chlordécone, un insecticide qui a été utilisé jusqu'en 1993 aux Antilles et qui empoisonne pour au moins 600 à 700 ans les os, les terres, les êtres et les corps. Et donc, on veut qu'on nous dise, par exemple, quand on a un cancer de la prostate, qu'est-ce que ça crée ? Quand on a... Et ça, c'est légitime, en fait, que ça passe par le médecin de famille, que ça passe par... Et non pas par... On envoie des forces antiterroristes ou anti-grand-banditistes comme ils l'ont fait.

Non pas, on va gazer des soignants dans l'hôpital comme en Martinique avec leurs patients, qui a été la seule réponse qui a été apportée. Deuxième chose très importante. En Guadeloupe, notamment, il y a une crise de l'eau extrêmement grave, comme à Mayotte, où d'ailleurs, la crise de l'eau est encore plus grave. Nous demandons depuis sept mois, avec 30 députés de tous bords, de tous bords, y compris de La République en marche, à ce que le plan hors sec eau potable soit déclenché, c'est-à-dire le plan qui permet normalement, en cas de catastrophe naturelle, de distribuer des bouteilles d'eau aux gens qui n'ont pas accès à l'eau. Ils refusent de déclencher ce plan hors sec eau potable.

Or, le premier des gestes barrières, le premier des gestes barrières, c'est de se laver les mains. Comment voulez-vous freiner l'épidémie dans des systèmes, en plus, où les systèmes de santé ne peuvent pas absorber les malades lorsque vous n'avez pas d'eau au robinet ? Comment voulez-vous faire en sorte qu'il n'y ait pas plus de morts et de la surmortalité en Outre-mer ?

Quand la loi qui a été passée en 2013 sur les taux de sucre et les taux de sel en Outre-mer, qui était beaucoup plus élevée dans l'alimentation, qui crée des comorbidités avec un fléau de diabète, d'obésité en Outre-mer, qui sont les comorbidités du Covid, et donc font que les gens meurent plus lorsqu'ils sont contaminés au Covid, eh bien, cette loi n'est pas respectée aujourd'hui. Donc, c'est incroyable de se retrouver, et oui, Jean-Luc Mélenchon a raison de dire que c'est perçu comme une politique coloniale, que de ne pas répondre aux besoins fondamentaux des gens de dignité sur ces questions-là, et on ne peut pas répondre aux gens qu'est-ce qu'ils vont faire après ?

Ils les ont déjà gazés, ils les ont déjà matraqués, ils ont déjà envoyé le GIGN et le RAID. Vous voulez faire quoi pour que... Vous trouvez que c'est une bonne chose, que c'est une bonne politique de santé publique quand les gens vous disent « Moi, finalement, j'ai été me faire vacciner parce que ma femme, elle m'a dit « Écoute, c'est soit tu te fais vacciner et tu gardes ton emploi, soit je te quitte parce que de toute façon, on ne pourra pas vivre sans ton emploi. » Et vous trouvez que c'est bien en termes de raison, en termes de conviction ? Ben nous, on ne trouve pas ça.

Et donc nous, on dit la première des choses à faire, c'est de dialoguer et on ne peut s'en sortir que par le dialogue et évidemment en reprenant les soignants et les pompiers dont les territoires ultramarins ont impérativement besoin.

29:55
Présentateur

Merci beaucoup Mathilde. On me dit que...

29:59
Invité

Il faut dire des trucs joyeux maintenant.

30:00
Présentateur

On a déjà explosé le timing. Alors maintenant, je propose qu'on s'intéresse à la nationalisation des autoroutes. Sans transition. Merci beaucoup Mathilde. Bénédicte, c'est toi qui... Bénédicte Torine, donc tu es députée de la Riège. C'est toi qui porte cette proposition de loi demain. Est-ce que tu peux déjà expliquer aux gens qui nous regardent et nous écoutent ce qu'on demande précisément ? Est-ce qu'on est les seuls à le demander ? Je crois que non. Et voilà, nous expliquer en quoi consiste cette loi.

30:31
Invité

En fait, les autoroutes, tout le monde est assez d'accord pour dire que ça coûte cher pour les automobilistes, pour les usagers et que dans un même temps, en fait, ce sont les actionnaires qui touchent des dividendes. Donc il est nécessaire, là tout le monde est d'accord, de faire quelque chose. Le problème, c'est que dans la proposition de loi que l'on porte, c'est la nationalisation des autoroutes. Donc ça veut dire que, en fait, les bénéfices ne vont plus aux actionnaires, mais à l'intérêt général. Et là, même M. Djébari, qui disait avant d'être ministre, lui, il disait « Nos concitoyens ont le sentiment que les sociétés d'autoroutes se goinfrent sur leur dos.

» Donc il était favorable à la nationalisation. Et aujourd'hui, eh bien non, il dit que ça coûterait trop cher parce que lui, il dit que ça coûterait 47 milliards de racheter les sociétés d'autoroutes. Macron, lui, disait quand il était ministre de l'économie que ça coûterait 20 milliards. Nous, on considère que ça coûterait moins cher et même au-delà de ça, les sociétés d'autoroutes, elles gagnent tellement d'argent, enfin les actionnaires, elles gagnent tellement d'argent. C'est, par exemple, entre 2006 et 2019, la privatisation avec le gouvernement de Villepin, c'est 2006. Elles ont gagné 5 milliards.

En gros, entre 2020 et 2036, qui est à peu près la fin de certains contrats, la prévision, c'est 42 milliards. Donc, alors que pour les usagers, les piages, ils augmentent sans arrêt, en parallèle, les sociétés, elles creusent la dette pour financer les actionnaires. Donc, nous, ce qu'on dit, c'est que ça suffit, quoi. Ça suffit qu'il y en ait qui se gavent sur le dos des usagers. Donc, voilà pourquoi on porte cette proposition de loi.

32:09
Présentateur

Et alors, comment ça s'est passé en commission ?

32:11
Invité

Eh bien, en commission, c'est ça. Tout le monde dit qu'il y a un problème, que les contrats sont mal ficelés, que c'est pas normal, que ça s'est mal fait en 2006, que l'État n'avait pas, comment on dit, bien mesuré ce qui allait se passer. On a perdu 10 milliards en 2006 parce qu'elles étaient évaluées à 25 milliards et elles ont été vendues 15 milliards. On les a bradées. Oui, on a bradé les sociétés d'autoroutes comme d'autres, comme la française des Jeux. Enfin, voilà, on continue. Et donc, le problème, c'est que ça coûte trop cher. Et donc, pas d'autres solutions que la nationalisation.

L'exécutif, il pourrait mettre fin au contrat, c'est prévu dans les articles, mais bon, ils ne font pas non plus. Donc, il y a un problème, tout le monde sait qu'il y a un problème, mais personne ne fait rien. Donc, voilà, nous, on va porter cette proposition de loi demain en commission de mémoire. Seuls les communistes ont voté favorablement. Et donc, bon, peut-être que la nuit portera conseil, je ne sais pas, peut-être que demain, M. Djébari aussi se rappellera un petit peu ce qu'il portait quand il était député.

33:11
Présentateur

Et il y a eu donc deux moments un peu décisifs là-dessus. 2006, tu en as parlé, c'est le moment de la privatisation. Et il y a eu le moment du protocole Macron-Royal, d'ailleurs.

33:26
Invité

2015. Et donc là, c'est pareil, il y a eu, il y a eu, enfin, tout le monde voyait qu'il y a un problème. Et en fait, les contrats sont tellement mal ficelés que ce protocole s'est tombé à l'eau et qu'on continue, que les péages, ils augmentent automatiquement tous les premiers février. Il y a même, normalement, il y a deux impôts qui sont spécifiques sur ces sociétés. En fait, elles ont réussi à obtenir que les impôts qu'elles doivent payer soient compensés par l'État et aussi continuent à jouer de certaines niches fiscales. Enfin, voilà. Moi, je me demande encore comment c'est possible que ça se soit fait comme ça.

34:06
Loïc Prud'homme

Je trouve que c'est important de porter ce texte-là parce que, clairement, on est sur un racket d'État. Et pour le coup, tout le monde comprend ça. Il y a un chiffre, je ne sais pas s'il est vrai exactement, mais ça donne quand même une proportion d'idées qui dit que quand vous mettez un euro dans un péage, vous donnez 50 centimes de dividendes aux actionnaires. Ça vous donne une idée quand même du vol qui est fait sur l'ensemble du peuple français. Mais, en dehors de ça, et c'est ce que tu disais tout à l'heure, je pense qu'il est important, c'est que c'est aussi tout le monde comprend immédiatement ce que ça fait de donner des choses comme ça au privé.

Et là, ce que veut faire le gouvernement, c'est qu'ils réfléchissent est-ce qu'on ne va pas mettre en concession d'autres routes ? Tu as parlé de la française des jeux, on parlait des aéroports de Paris. Enfin, c'est la vente et puis tout ira bien. Et l'autocollant que nous on portait à la France Insoumise, je ne sais pas si vous vous rappelez, mais quand tout sera privé, on sera privé de tout. C'est vraiment ça. C'est que là, enfin, on en parlait sur les barrages aussi. C'est qu'on donne des choses sur lesquelles on a investi de l'argent public de manière extrêmement forte, qui sont amortis.

Et puis après, comme ça, ils n'ont plus qu'à pondre leurs œufs d'or dans le nid et puis à se faire le plus de bénéfices possibles jusqu'à qu'on les chasse de là. Donc, quand généralement, il n'y a plus d'argent à faire. Bon, ben non, il faut qu'on les chasse avant.

35:21
Invité

C'est ça. Ben oui, en plus, quand ça coûte de l'argent, j'essaie de redorlier avec un autre truc, parce qu'on va parler du blocage des prix à un moment donné après. Là, on a libéralisé le marché de l'énergie et quand le marché de l'énergie est un peu en difficulté, on vient en aide des intermédiaires qu'on a nous-mêmes créés, des nouveaux distributeurs qu'on a nous-mêmes créés parce qu'ils n'ont pas été bons pour encaisser les chocs du marché et qu'est-ce qui se passe là aujourd'hui pour les distributeurs qui sont en difficulté ? Il y en a, des petits distributeurs. C'est parce qu'ils ont fait des achats à court terme sur le marché de l'électricité pour payer moins cher.

Ils n'ont pas fait d'achats de gros sur le long terme qui coûtent un peu plus cher mais qui vous permettent des prix garantis à vos consommateurs. Donc, voilà, et puis quand ils viennent pleurnicher parce que derrière, il y a les gens qui ont besoin d'électricité et que ça coûte trop cher, qui vient mettre la différence ? L'État, nos impôts, etc. Bon, c'est bon, ça suffit de jouer avec notre argent comme ça que sont nos impôts. Sans parler de la fraude fiscale, les optimisations fiscales et tout ce qui va avec où là, il y aurait beaucoup de choses à dire y compris pour des sociétés dont on pense qu'elles sont tout à fait propres et clean.

Je crois qu'on fera quelques enquêtes le moment venu, 2022, je crois que ce sera le moment venu.

36:32
Bastien Lachaud

Il y a une logique globale d'une privatisation générale de tout. Mathilde a évoqué les services publics, les grandes possessions de l'État, mais c'est même les biens communs qui sont privatisés. On a évoqué la situation de l'eau dans les territoires ultramarins, mais aujourd'hui, on a une véritable privatisation de cette ressource qui, dans certains pays, est cotée en bourse et les macronistes s'inscrivent pleinement dans cette logique car dans une, je crois que c'était dans la première niche de la France insoumise, nous avions porté une proposition de loi constitutionnelle pour constitutionnaliser le droit à l'eau.

37:07
Loïc Prud'homme

Faites en atelier des lois, ce qui est quand même important. Exactement,

37:09
Bastien Lachaud

travaillez en atelier des lois et là aussi, il l'avait complètement balayé en refusant de constitutionnaliser l'existence de ce bien commun qui est fondamental pour la vie humaine. Donc, on voit bien là qu'il y a une logique globale à la privatisation de tout, ce qui accroît les inégalités sur la situation des autoroutes. On le sait, aujourd'hui, les routes secondaires sont plus mortifères que les autoroutes. Et donc, en contraignant les plus pauvres, en les empêchant d'accéder aux autoroutes par ce péage, ce droit de passage exorbitant, on crée une inégalité sociale sur les accidents de la route.

Et donc, ce sont les plus pauvres qui sont victimes le plus d'accidents de la route et de l'accident de la route mortel. Donc là, une fois de plus, c'est des inégalités sociales qui sont matérialisées par ce droit de péage qui est issu d'un autre temps, en fait.

38:04
Présentateur

Bénédicte, qu'est-ce que tu attends de l'examen demain en hémicycle ?

38:10
Invité

Moi, je suis assez pessimiste, mais ce que j'attends, c'est qu'on puisse expliquer aux gens. Moi, ce que j'aimerais, c'est qu'on arrive à expliquer aux gens qu'effectivement, il y a un problème et ça, ils l'ont tous compris de toute façon et que les gens comprennent qu'il faut qu'on soit au pouvoir pour pouvoir faire changer tout ça parce que c'est inacceptable en fait. Donc voilà, c'est ça mon espoir. Elle sera prête immédiatement. Voilà, elle est prête, elle est déjà prête.

38:37
Présentateur

Merci beaucoup Bénédicte. Et du coup, on parlait de gros sous là.

38:42
Locuteur non identifié

Oui.

38:43
Présentateur

Donc il y en a qui sont à mettre plein les poches, mais il y a aussi beaucoup de gens pour qui c'est beaucoup plus compliqué au quotidien. la majorité des Français et des Françaises. Et toi, Hugo, demain, tu portes une loi pour le blocage des prix en situation d'urgence exceptionnelle, on va dire, et blocage des prix des produits de première nécessité plus largement. Est-ce que tu peux expliquer en quoi elle consiste, cette loi ?

39:09
Invité

Alors, tu as déjà tout dit en réalité, donc je vais passer à un autre sujet. Non, plus sérieusement, il y a l'article 410-2 du Code du commerce qui prévoit que déjà, en l'état actuel du droit, de la loi, on peut bloquer les prix en cas de calamité, catastrophe, extraordinaire, situation de monopole sur le marché, il y a plusieurs critères comme ça qui permettent d'actionner ces situations de blocage des prix. D'ailleurs, sans le savoir, on a eu un blocage des prix il n'y a pas longtemps. Gels hydroalcooliques et masques. Donc, bon, alors ça n'a pas duré longtemps parce que la loi prévoit que ce ne soit que 6 mois maximum, ce qui est un problème.

Donc, on a viré déjà le délai de 6 mois, par exemple, dans la modification qu'on a apportée dans cette proposition de loi, en voilà une. Une deuxième, c'est que, en réalité, quand vous avez une situation de monopole et que c'est ça qui vous pose problème avec des gens qui s'entendent sur le marché, vous pouvez faire appel à la haute autorité de la concurrence pour qu'elle rétablisse la concurrence, etc. Pour nous, c'est quelque chose de très dogmatique de fonctionner de la sorte et de penser de la sorte en bon libéral, de dire que c'est la concurrence qui apporte forcément la baisse des prix et le moins cher.

Et donc, du coup, on a retiré cette référence à l'autorité de la concurrence parce que ça n'apporte rien en l'occurrence. La fixation des prix doit être une décision et peut être une décision politique de savoir qui prend combien à la fois dans le coût de production, dans le prix de revient en tant que tel, les intermédiaires, la marge qui sont faites aussi par les distributeurs. Bon, donc, on a rajouté aussi un critère extrêmement important dans ce premier article qui est l'urgence sociale. Ça paraît tout bête comme ça. Alors, c'est une invention en réalité parce que ça n'existe pas aujourd'hui dans notre droit.

L'urgence sociale, elle n'est pas définie mais ça pourrait justement permettre de pouvoir la définir et dire ce qu'on entend par l'urgence sociale. Et donc, c'est ça que propose ce premier article, re-rédigé 410-2 du Code du commerce sur le blocage des prix qui se veut quelque chose de ponctuel à un moment donné pour rétablir une problématique créée par le marché lui-même. En tout cas, que le marché ne résout pas par lui-même en tant que tel.

Et puis, la suite, en fait, ce sont les articles 410-3, 4 et 5 qui sont la suite qui sont une création du gouvernement précédent qui s'appelle la loi Lurel de 2012, novembre 2012 en l'occurrence, et qui prévoyait, qui a prévu que pour les Outre-mer, il y ait ce qu'on appelle de manière impropre un blocage des prix. ce n'est pas un blocage des prix, c'est une administration des prix. Alors là, on voit tout le monde s'effrayer en disant URSS, Cuba, Venezuela, etc. Non, c'est juste Réunion, Guadeloupe, Martinique, etc. Et comment ça fonctionne cette administration des prix ? Vous avez des prix, des produits de première nécessité où il y a un panier qui est constitué.

Je vous prends l'exemple de la Réunion, c'est celui que je connais le mieux, 153 produits et qui impose à ce que chaque supermarché, à la fin, pour le consommateur final, la liste des 153 produits doit faire au maximum 358 euros. Et après, il se débrouille à l'intérieur de ça entre les oeufs, le lait, l'eau. Dans un supermarché, c'est le lait qui sera un peu moins cher, les oeufs un peu plus chers et inversement pour qu'il y ait quand même un peu de concurrence parce que vous comprenez combien que le marché puisse vivre quand on est un bon libéral. Mais voilà, c'est ça l'idée principale.

Et il y a eu d'ailleurs un changement qui a été opéré pendant la mobilisation des Gilets jaunes récemment en 2019 puisque ça ne leur allait pas. Il n'y avait que 80 produits à l'époque qui sont passés à 153. Il y avait très peu de contrôle de l'effectivité du blocage des prix. Donc il y a des contrôles qui ont été faits davantage. Et puis, il y avait une autre difficulté, c'est qu'il y avait ce tête-à-tête un peu entre les producteurs et les distributeurs et l'État au milieu qui était là, bon, c'est compliqué et le consommateur n'était pas vraiment là autour de la table.

Donc ils ont réclamé ce mouvement des Gilets jaunes à la Réunion qu'il y ait 24 citoyens tirés au sort et qu'ils soient présents dans l'Observatoire des prix, des marges et des revenus. C'est la structure qui discute de ça avant que la décision de la préfecture s'applique et de l'aveu même de la préfecture de la Réunion, ils en sont très contents puisque ça fait une tierce personne, c'est-à-dire les gens en fait, c'est-à-dire celui qui est destiné le dispositif qui puisse être là autour de la table et dire non, là ça ne va pas, ce n'est pas possible, il y a un dysfonctionnement, là les contrôles ne sont pas faits, etc. Et donc on voit que ce système fonctionne.

Alors moi c'était drôle parce qu'en commission, le macroniste qui était là, qui contre-argumentait, nous disait qu'on n'inventait rien avec ce dispositif et que c'était déjà dans la loi et que du coup, vu que c'est déjà dans la loi qu'on inventait avec ce dispositif et que les problèmes ne sont pas réglés, ça ne réglera pas les problèmes. Bon, je lui ai dit qu'effectivement, comme c'était déjà dans la loi, si ce n'était pas utilisé, c'est peut-être parce que le gouvernement ne l'utilise pas et que c'est donc de la responsabilité du gouvernement actuel que les choses ne changent pas.

Parce qu'à la fin, c'est une décision politique, c'est la préfecture qui prend la décision du prix en tant que tel qui est fixé. Donc si les prix sont mauvais, ben voilà, c'est la décision politique de la préfecture, c'est qui la préfecture, c'est le gouvernement, c'est qui le gouvernement ? Vous ne savez pas qui est le gouvernement ? C'est bientôt nous. C'est bientôt nous. Mais donc en ce moment, c'est monsieur Jean Castex comme chacun sait. Non, ne me demandez pas d'imitation de Jean Castex, je ne sais pas éviter Jean Castex. J'ai vraiment beaucoup. Non, je ne tente pas. Non, je ne tente pas. Alors des fois, il faut savoir pas tenter.

Pas tenter qui peut être un autre mot aussi si on le prenait. Bref. Donc, alors, on a ce dispositif-là et c'est intéressant de voir comment on pourrait l'appliquer à l'hexagone. L'objectif, attendez, l'objectif, c'est de l'appliquer à l'hexagone tout entier. Enfin, l'hexagone et donc du coup la France tout entière en fait. Ce n'est pas plus compliqué que ça. Donc, c'est vrai que ce n'est pas la proposition de loi la plus révolutionnaire mais elle changerait énormément de choses. Et là-dedans, on a dit qu'on mettrait en avant cinq fruits et légumes de saison qui puissent être disponibles dans les supermarchés avec le fameux bouclier qualité-prix.

Alors pareil, ça ne révolutionne pas les choses mais en fait, ça permet à des petits producteurs locaux d'avoir accès à un marché auquel ils n'ont pas accès c'est-à-dire celui du supermarché parce qu'ils n'ont pas les volumes parce qu'ils... etc. Quand vous l'organisez par l'État quand vous prenez la décision politique de le faire et bien ça se fait et ça fonctionne tout simplement. Bien sûr, ce n'est pas la panacée mais on a les moyens aujourd'hui de le faire et donc je pense que pareil, cette proposition de loi elle est faisable en cinq minutes en arrivant au pouvoir et ça pourrait déjà être une plus à l'huile essentielle. Non, mais tu dis

45:18
Loïc Prud'homme

ce n'est pas révolutionnaire mais quand même on a quand même dix millions de personnes sous le seuil de pauvreté dans notre pays on sait qu'il y a quand même toute une partie des gens qui n'allument plus enfin là on a en hiver qui n'allument pas le chauffage parce que parce que en fait l'énergie est trop chère qui font attention font les courses avec la calculatrice prennent plus certains produits etc.

Donc en fait le blocage des prix pour nous c'est aussi le moyen de dire non pas on prend par les impôts ou par des taxes comme c'est proposé mais en gros on arrête là aussi on met un maximum aux gens qui sont en train de se gaver sur les chaînes de production et en fait ce qui est intéressant de partir de l'outre-mer même si à la réunion effectivement il y a eu des arrachés que tu parles moi j'en parlais avec en Guadeloupe et en Martinique où ils se battent toujours pour qu'on donne plus de moyens à l'observatoire des prix en disant bon et puis ça il y a un résultat qui est quand même j'ai fait des courses en Martinique on était à plus 48% des prix par rapport à l'hexagone donc on est quand même sur une vie chère extrêmement forte mais il n'empêche que si on donnait vraiment les moyens ces outils-là qui ont été créés ça donnerait quand même quelque chose d'intéressant et il faut savoir que ces outils-là ils ne sont pas arrivés par hasard en Outre-mer par hop comme ça ils sont arrivés parce qu'il y a eu une énorme lutte notamment du LKP en 2009 donc qui était la lutte qu'ils appelaient à l'époque contre la profitation et que c'est cette lutte-là contre celles et ceux qui étaient en train de se gaver sur le malheur des gens qui a permis qu'on mette en place le bouclier tarifaire et l'administration des prix dont tu parles et l'observatoire prix revenu marge et revenu voilà c'est ça et du coup c'est aussi intéressant à partir de conquêtes de luttes qui certes ne sont pas encore en pleine effectivité partout mais à partir de conquêtes de luttes s'appuyer là-dessus pour ensuite le mettre à l'ensemble du pays où pour une fois le pays pourrait un peu apprendre des choses des Outre-mer parce qu'il y a plein de choses à apprendre des Outre-mer je trouve que c'est intéressant et que quand même ça changerait la vie de millions de gens dans notre pays

47:13
Invité

d'ailleurs pour compléter là-dessus très très rapidement parce qu'ils m'ont dit les macronistes et ceux de la majorité oui c'est très intéressant le blocage des prix oui dans les Outre-mer bon c'est perfectif oui ça résout pas tous les problèmes mais de toute façon il n'y a pas de problème il n'y a pas de problème parce que le président Macron et le gouvernement Castex et bien c'est le président du pouvoir d'achat le pouvoir d'achat des français a augmenté vous n'êtes pas au courant vous faites les ballots vous n'allez jamais faire vos courses bien sûr vous envoyez des sous-fif pour faire vos courses vu comme vous êtes député là non mais en réalité c'est que ces gens-là vivent sur une autre planète parce que qu'est-ce qu'ils ont fait ils ont pipoté deux choses ils ont confondu l'augmentation des revenus et des rémunérations en tant que telles et le pouvoir d'achat c'est-à-dire la capacité à acheter quelque chose même si le terme est impropre le pouvoir d'achat il charrie plein d'autres problématiques mais enfin on va quand même le garder pour que tout le monde comprenne bien ça c'est le premier point et que même quand on prend le pouvoir d'achat si vous le prenez en moyenne oui effectivement le pouvoir d'achat a augmenté mais quand vous regardez par strata de revenus de richesse il y a les 5% les plus pauvres de ce pays qui ont perdu 5% de pouvoir d'achat voilà et alors oui les autres ont un peu augmenté non mais les autres ont un peu augmenté et puis certains ont beaucoup augmenté quand vous faites une moyenne vous trouvez que tout le monde a augmenté voilà c'est pour ça que quand on a argumenté en disant mais attendez ok il y a juste un problème c'est que comment on fait pour les gens qui ont l'électricité coupée comment on fait pour les gens qui ont l'eau coupée même si c'est illégal et qu'à la fin ils ont quand même l'eau coupée comment on fait pour ceux qui n'arrivent pas à finir les fins de mois et puis en plus comment est calculé ces histoires de pouvoir d'achat même quand vous rentrez dans le calcul ils prennent un panier type et puis le panier type il pourrait se discuter d'une région à l'autre d'un endroit à l'autre alors moi j'ai pris un exemple assez sympa c'est qu'en ce moment le prix du beurre explose voilà moi j'aime bien le beurre en plus c'est les galettes tout ça donc il faut du beurre là dedans donc le prix de la galette c'est pour ça que

49:07
Présentateur

le prix de la galette a explosé aussi mais oui

49:09
Invité

mais tout le monde croit que c'est parce que mais bien sûr c'est parce que le beurre a augmenté mais pourquoi le beurre a augmenté c'est des effets de marché parce qu'on le vend il y a une très forte demande sur le marché chinois c'est plus intéressant de le vendre au marché chinois et donc plus cher c'est pas parce qu'il coûte plus cher c'est pas parce qu'il coûte plus cher et à la fin même le producteur de lait il ne lui envoie pas la couleur c'est ça le pire en fait dans toute cette histoire donc si on mettait ces gens autour de la table et qu'on regardait les choses on pourrait fixer les prix administrer les prix pour que tout le monde s'y retrouve voilà alors c'était la grande proposition des galimes en fait égalime 2 où ils nous disaient oui oui mais regardez on va mettre tout le monde autour de la table et comme ça on va pouvoir fixer les prix pour que tout le monde bon bah

49:43
Loïc Prud'homme

personne sait ce que c'est égalime c'était une loi qui avait été faite sur l'alimentation c'est vrai ils ont foutu personne sait ce que c'est égalime moi je sais pas trop

49:51
Invité

j'ai retenu le sigle parce que ça fait bien en société mais je sais pas

49:55
Présentateur

juste Hugo sur ta loi tu as parlé beaucoup des 5 fruits et légumes il y a le carburant l'énergie aussi ou pas tout tout

50:04
Invité

tout ce que vous voulez on met tout dedans non non mais électricité gaz ou

50:09
Présentateur

non mais c'est important vu les augmentations du prix sur ces mais en fait ce qu'il faut dire

50:13
Invité

je mets juste parce que sur le premier truc le premier article sur l'urgence le moment etc en fait on rajoute l'urgence sociale mais en l'état de la situation le gouvernement pourrait actionner cet article là au moment où on parle sans plus tarder en fait donc c'est là où il y a une responsabilité politique aussi actuelle de ce gouvernement de ne pas actionner ces dispositifs là qui existent dans la loi et de vouloir faire payer et faire peser ça sur le budget de l'État je crois qu'on est déjà à 14 milliards d'euros là ce que ça nous a coûté sur l'électricité et le gaz des décisions politiques qui ont été prises

50:43
Loïc Prud'homme

sans qu'on en voit la couleur vraiment

50:45
Invité

les gens ont une augmentation de la facture

50:47
Loïc Prud'homme

ah c'est ça le chèque de 100 euros les gens ils font en plein et puis déjà leur chèque il est parti quoi non mais quand même ça il faut quand même juste dire que ça c'est donc une loi pour l'urgence du moment qu'on est en train de vivre que le gouvernement pourrait actionner maintenant c'est ce que tu viens de dire Hugo et puis après il faudra quand même se poser les bonnes questions parce que la libéralisation l'ouverture à la concurrence on en parlait tout à l'heure mais de tout ce que le privé allait faire magnifiquement bon bah on se retrouve à plus 60 et plus 80% d'augmentation sur le gaz et l'électricité une explosion des prix c'est ça la réalité des privatisations des ouvertures à la concurrence et tout donc nous aussi une des choses qu'on fera de manière très forte c'est que un déjà on permettra aux paysans de vivre dignement de leur travail parce que c'est les premiers qui n'en vivent pas correctement il y a un suicide de paysans par jour dans notre pays quand même je pense qu'on en parlera sur le glyphosate mais voilà et puis la deuxième des choses c'est qu'on arrêtera il y a des biens communs qu'on veut sortir des griffes du marché l'énergie en éteint avec un pôle public de l'énergie etc l'eau en éteint aussi et avec nous ce qu'on propose dans le programme donc d'avoir des quantités indispensables à la vie digne que ça soit pour l'eau ou l'énergie qui soit gratuite avec ensuite une tarification différenciée selon les usages parce que c'est pas pareil d'avoir de l'eau pour un usage économique pour remplir une piscine ou pour boire et tout le monde comprend ça donc voilà ça tire le fil aussi de ce qu'on voudrait faire ensuite

52:09
Invité

l'économie c'est de la politique voilà il n'y a pas le marché non mais c'est vrai quoi c'est vrai il n'y a pas la concurrence qui vraie non non mais des fois quand on veut les écouter c'est comme si ah il y avait des règles comme ça qui nous surplombent et qu'on ne peut rien faire regardez on est pieds et points liés on est obligé de subir des augmentations c'est dommage désolé madame Michu j'y peux rien c'est comme ça non mais c'est bon quoi et là on vient redire qu'il y a une possibilité d'action et d'agir dans ce pays

52:34
Présentateur

merci

52:35
Invité

mais de rien je me chauffe pour demain

52:37
Présentateur

ouais bah t'as raison il faut en profiter et maintenant on passe aux lois que tu vas défendre Bastien dans l'hémicycle demain

52:46
Loïc Prud'homme

il y en a deux

52:49
Bastien Lachaud

non vu qu'il y a une proposition de résolution

52:51
Présentateur

alors tu vas nous expliquer bon la différence peut-être et puis on commence par celle que tu veux peut-être

52:59
Bastien Lachaud

non c'est toi la chef

53:00
Présentateur

bon d'accord donc on va commencer par une proposition de loi que tu as déposé pour réhabiliter les militaires qui ont été fusillés pour l'exemple pendant la première guerre mondiale alors peut-être déjà expliquer ce que c'était les fusillés pour l'exemple je pense que c'est pas évident pour tout le monde et ensuite qu'est-ce que tu proposes concrètement avec la loi de faire

53:21
Bastien Lachaud

merci donc en effet c'est un sujet qui pourrait paraître exotique au vu des sujets sociaux et d'urgence qui comme on a vu sur les trois précédents sujets pourtant on s'était fixé comme objectif dans cette niche d'ouvrir cette niche à des luttes qui sont portées par le monde associatif et bien force est de constater que cette loi mémorielle ce sujet qui traite de fusillés pour l'exemple il y a plus de 100 ans est aujourd'hui actuel et porté par de nombreuses associations je pense notamment à la Fédération Nationale de la Libre Pensée qui est à l'initiative de cette proposition de loi mais également la Ligue des Droits de l'Homme qui porte ce combat donc étonnamment c'est un sujet actuel c'est un sujet actuel parce que alors les fusillés qui sont-ils on parle de 639 personnes donc le sujet est bien documenté par les historiens qui ont été fusillés dans les premières années de la guerre 1914-1915 donc il ne faut absolument pas les confondre avec les mutins de 1917 intuitivement on pourrait se dire bon en fait c'est les mutins de 1917 non pas du tout je ne suis pas sûre

54:31
Présentateur

que tout le monde se dit ça intuitivement mais

54:33
Bastien Lachaud

tout le monde devrait se dire ça intuitivement

54:36
Présentateur

j'imagine que c'est l'intuition qui vient à l'espoir

54:39
Bastien Lachaud

et bien écoutez c'est faux parce qu'en fait il s'agit donc là de personnes qui ont été fusillées pour l'exemple de manière assumée par une justice militaire spéciale autoritaire qui a été mis en place par les autorités politiques il faut bien l'avoir en tête ce sont les autorités politiques qui ont dit aux militaires agissez faites des exemples et très tôt en fait dès 1916 les parlementaires se sont rendus compte par les remontées qu'ils avaient du front qu'il y avait un problème et donc dès 1916 nous avons une loi qui fait l'unanimité de la chambre pour en finir avec cette juridiction extraordinaire rétablir le droit de grâce rétablir le contradictoire rétablir l'appel etc qui n'avait pas lieu avant donc on était réellement dans une justice où il y avait un déni de justice et c'est ce déni de justice que cette loi veut réparer veut une réhabilitation politique civique morale de ces fusiliers pour que leur nom puisse rejoindre celui de leurs camarades morts pour la France sur les monuments aux morts de nos communes c'est un combat que plus de deux concrètement

55:49
Présentateur

c'est ça que la loi propose

55:51
Bastien Lachaud

exactement et l'érection d'un monument national pour commémorer cela alors depuis 1916 c'était un combat qui était vraiment transpartisan c'était une cause d'union en fait nationale parce que les associations d'anciens combattants qui ont vécu le feu de la première guerre portaient cela parce que voilà un fusilier pour l'exemple c'est un soldat qui à un moment donné n'a pas pu n'a pas réussi à vaincre la peur alors même qu'il avait pu peut-être être un héros la veille voire même une heure avant voilà on est dans le fait de ne pas avoir pu de ne pas avoir voulu à un moment donné et cela n'en fait pas des traîtres ou des poilus qui moins dignes de figurer sur les monuments aux morts que d'autres poilus qui sont tombés pour la France et voilà

56:44
Présentateur

en commission je crois qu'on t'a beaucoup opposé le fait que réhabiliter au cas par cas personne par personne serait éventuellement possible mais toi tu demandes une réhabilitation collective des 639 personnes alors

57:01
Bastien Lachaud

cette réhabilitation au cas par cas elle a été prévue dès 1922 dès 1933 où la chambre là aussi à l'unanimité a ouvert la possibilité devant la cour de cassation de rouvrir les dossiers au cas par cas a créé en 1933 donc c'est à dire que ça travaillait la république et la troisième république de créer une cour de justice spéciale pour ces fusilliers alors évidemment il y en a eu qui ont été réhabilités mais il fallait des témoignages il fallait des éléments nouveaux pour rouvrir les dossiers alors il y a des éléments nouveaux un médecin légiste a démontré en 1925 que tous les fusiliers pour blessures mutilations volontaires vous savez le fait de se tirer une balle dans la main etc mais en fait aucun médecin légiste ne peut démontrer que la blessure était une blessure était une mutilation volontaire donc en fait toutes les personnes qui ont été condamnées pour mutilation volontaire devraient d'ores et déjà avoir été réhabilitées or ce n'est pas le cas donc aujourd'hui donc on a auditionné des historiens et ces historiens il y en avait un l'historien Viau qui disait à l'origine moi j'étais partisan de cette réhabilitation au cas par cas donc j'ai examiné tous les dossiers pour etc force est de constater et c'est lui qui le dit que cela n'est plus possible 20% des dossiers sont manquants donc déjà voilà il y a 20% des fusiliers pour l'exemple qui ne pourraient pas être réhabilités et puis il y a tous les autres qui ne sont pas documentés etc etc donc cela n'est plus possible la seule manière aujourd'hui de fermer cette partie de l'histoire de France c'est cette réhabilitation alors beaucoup ont opposé aussi avant le fait que parmi ces fusiliers il y avait des fusiliers de droit commun des violeurs etc des espions etc le travail le ministère de la défense dans le cadre du centenaire a établi la liste de ces 639 condamnés pour faits militaires en excluant l'ensemble des autres des autres condamnés des autres fusiliers donc là nous avons 639 personnes qui ont été condamnées pour faits militaires devant une justice d'exception qui ne respectait pas les règles de la justice normale qui ont donc vécu un déni de justice et pour cette simple raison la France devrait reconnaître cette erreur ce déni de justice et les réhabiliter

59:14
Présentateur

et à part cette question de cas par cas ou de manière collective qu'est-ce qu'on t'oppose enfin qu'est-ce qui a été opposé en commission pourquoi concrètement parce que on m'a écrit dans mes notes je ne le savais pas du tout mais qu'il y avait un consensus quand même très large et que des hommes politiques en l'occurrence Jospin ou Sarkozy s'étaient tous prononcés pour la réhabilitation enfin que ça ne semblait pas

59:41
Bastien Lachaud

non, pas la réhabilitation il y a eu un consensus large avec des mots bien choisis c'est Lionel Jospin qui le premier à Crown a lancé ce travail et il faut lui rendre cet hommage mais en gros c'est la prise en compte des fusiliers dans l'histoire et la mémoire de la grande guerre qui l'a fait consensus c'est pour ça qu'il y a des salles dans le musée de l'armée aux Invalides qui ont été consacrées aux fusiliers le vrai problème c'est cette réhabilitation parce que voilà les arguments n'étaient pas aucun argument ne tenait c'était des arguments d'autorité sur le fait qu'on allait inscrire sur à côté du nom des

1:00:21
Loïc Prud'homme

qui a voté pour ou contre

1:00:23
Bastien Lachaud

alors qui a voté pour ou contre c'est très simple le PS le PC et nous avons voté pour tous les autres ont voté contre ce qui est regrettable c'est que le parti il y a plus de succès que nous du coup tout à fait mais ce qui est regrettable c'est que le parti socialiste s'était prononcé lorsqu'il était majoritaire en 2015 contre une proposition de loi quasi similaire donc voilà c'était un peu regrettable que quand on est dans la majorité on vote contre et quand on est passé dans l'opposition on vote pour mais en tout cas ce qui est certain c'est que c'est une proposition de loi qui est transpartisane parce qu'aujourd'hui plus de 42 43 parlementaires l'ont co-signé tous les groupes sont représentés sauf je pense les républicains et la république en marche et des bruits de couloirs la république en marche est assez inquiète de de savoir que vu que cette loi devrait passer si elle passe vers 23h30 donc au bout de la nuit et ils ont peur

1:01:20
Présentateur

parce qu'à minuit pour expliquer aux gens à minuit

1:01:22
Bastien Lachaud

c'est le cendrillon le carrosse se transforme en citrouille et la liche est terminée la séance est suspendue le fameux exactement et donc si jamais elle passe vers 23h30 ils ont peur que les 43 parlementaires qui l'ont signé se soient mobilisés et qu'il n'est pas la majorité dans l'hémicycle donc ils sont en train de battre le rappel pour pouvoir s'opposer à cette proposition de loi donc le suspense est à son comble

1:01:49
Présentateur

tout à fait et du coup peut-être pour préciser toi tu es membre de la commission de la défense et tu traites beaucoup de ces questions là l'année dernière tu avais déposé une proposition de loi sur les blessés psychiques

1:02:07
Bastien Lachaud

tout à fait

1:02:07
Présentateur

cette année donc c'est les fusillés pour l'exemple est-ce que il y a un lien est-ce que tu fais un lien entre les deux

1:02:14
Bastien Lachaud

oui alors bon les blessés psychiques ce sont aujourd'hui ces soldats qui reviennent d'opex et qui sont victimes de ce que l'on appelle un syndrome de stress post-traumatique maintenant quelque chose qui est diagnostiqué mais qui est diagnostiqué depuis en gros la guerre du golfe pour les américains très clairement on peut tout à fait se dire que beaucoup de ces fusillés pour l'exemple ont été aussi victimes de ce de blessures psychiques et n'ont pas pu n'ont pas su monter au front etc parce que parce que c'était la guerre et que c'était d'une violence sans nom et que aujourd'hui personne dans ce pays n'est en capacité de dire ce qu'était la violence de ce feu vu que le dernier des poilus nous a quittés donc aujourd'hui des gens qui jettent l'anathème sur ces fusillés pour l'exemple c'est un petit peu c'est un petit peu facile parce que nul n'est capable de dire ce qui se serait passé dans ce qui s'est passé dans les tranchées dans cette boue dans ces rats dans cette mitraille dans ce feu nourri donc il y a évidemment un lien un lien entre les deux c'est rappeler la violence de la guerre et rappeler la bravoure de ceux qui affrontent le feu et qui portent les armes de la France donc en fait cette proposition de loi n'est en aucun cas une attaque contre le monde militaire mais il y a au contraire le fait de rappeler la valeur des soldats qui pour la France sont prêts à sacrifier leur vie

1:03:38
Présentateur

les autres un commentaire

1:03:42
Invité

j'ai appris des choses je ne connaissais pas bien j'ai été sensibilisé au sujet en 2018 je ne dis pas de bêtises début de mandat j'étais allé à Chony à l'invitation de la libre-pensée qui avait érigé un monument le premier monument justement pour pour les fusillés pour l'exemple et ça m'avait marqué je me suis dit mais pourquoi sur un sujet comme ça ça avance pas c'est des choses où on se dit bon bah c'est bon tout le monde est d'accord les années ont passé les évidences sont là et on voit bien que tout c'est encore très compliqué les gens sont timorés timides ils ne savent pas c'est bon moi je trouve ça assez insupportable j'espère qu'on pourra faire valider cette proposition de résolution et en plus si j'ai bien compris Bastien t'as quand même des signatures venant de partout en fait de tous les groupes qui soutiennent

1:04:25
Bastien Lachaud

la révolution mais bien sûr il faut se rendre compte que plus de 2000 communes plus de 31 conseils départementaux ont voté des motions des résolutions demandant à cette réhabilitation et on a des maires qui courageusement ont pris l'initiative de faire inscrire les noms des fusillés sur leur monument aux morts bien qu'ils ne soient pas aujourd'hui reconnus morts pour la France donc c'est ce qu'il faut bien avoir en tête c'est que c'est quelque chose qui suit l'histoire des familles parce que lorsque ces gens étaient fusillés il faut bien quand même avoir en tête que l'administration militaire le rendait public pour jeter l'eau propre sur l'ensemble de la famille facturer le prix des balles le prix du poteau de l'exécution aux familles et on a le cas d'une femme qui a vu son mari réhabilité en 1917 et lorsqu'elle a reçu sa première pension de veuve donc de soldat mort pour la France et bien elle a vu que cette pension avait été amputée du prix des balles et du poteau qui ont servi à fusiller son mari donc on est là dans quelque chose qui marque l'imaginaire des familles et moi j'ai reçu un mail très émouvant d'un arrière petit neveu de Poilu fusillé pour l'exemple qui me disait mais oui c'est encore un combat d'actualité pour des familles qui ont subi l'opprobre la honte sur plusieurs générations dans des petits villages c'est quelque chose qui suit qui marque une famille qui marque des enfants qui ont été victimisés dans les cours de récréation parce qu'ils étaient fils de fusillés pour l'exemple donc vous voyez on touche à l'humain et on touche à la grandeur de la France de reconnaître une erreur et des dédits de justice

1:06:12
Présentateur

Merci beaucoup Bastien Juste après tu vas nous présenter une deuxième proposition de loi aussi sur les questions de défense mais d'abord on va faire une très très rapide pause la transition c'est que c'est sur un événement dont tu es pour beaucoup à l'origine et on va envoyer un teasing une annonce de ce qui vous attend dimanche à Nantes puisque Bastien a beaucoup réfléchi à ce meeting de Jean-Luc Mélenchon donc tout de suite une annonce en vidéo

1:08:15
Mathilde Panot

Jean-Luc

1:08:16
Présentateur

et donc on est à nouveau en direct pour cette émission spéciale pour notre niche parlementaire qui a lieu demain et vous le voyez les visages ont changé autour de la table il reste Hugo qui va poser des questions parce que vous avez le droit de poser des questions en direct aux députés qui sont là pour présenter leurs lois sur Twitch

1:08:37
Invité

sur le Twitch du Hugo depuis Twitch et sinon sur Youtube sur le direct sur Youtube de la France Insomise j'ai les tchats tous les yeux c'est pour ça que vous voyez dire des trucs c'est pas parce que je trouvais ça chiant c'est vraiment pour essayer de voir si vous avez des questions intéressantes pendant le débat je les relèverai j'interromperai les collègues abondamment

1:08:57
Présentateur

ok et donc je vous présente Alexis Corbière qui nous a rejoint député de Seine-Saint-Denis Eric Coquerel également député de Seine-Saint-Denis on va commencer par la loi que tu présentes Clémentine Autain aussi député de Seine-Saint-Denis c'est un plateau spécial et

1:09:13
Invité

je cherchais l'intro

1:09:14
Présentateur

et Loïc Prudhomme qui lui est député de Gironde

1:09:17
Locuteur non identifié

on n'a pas de vigne

1:09:18
Présentateur

et donc Eric on va commencer par ta loi celle que tu défends demain parce que pour le dire aux gens parce que tu dois repartir juste après donc tu viens exprès pour ça et donc tu défends une loi pour la légalisation du cannabis et donc peut-être pour commencer expliquer le mécanisme que tu proposes dans la loi comment on pourrait s'occuper de cette affaire là très concrètement

1:09:41
Mathilde Panot

très rapidement pourquoi une loi qui légalise le cannabis sous contrôle de l'Etat ça fait 30 ans qu'en France il y a une politique de prohibition c'est la plus forte en Europe il n'y a pas plus fort qu'en Europe que la France et dans le même temps le trafic n'a pas cessé d'augmenter la consommation de cannabis on est record man d'Europe et on consomme le cannabis le plus dangereux donc la prohibition vis-à-vis de tous les détracteurs qui nous disent j'en ai vu un encore qui paraît-il va proposer un amendement de suppression disant vous proposez un arco-Etat la prohibition aujourd'hui met le niveau de consommation du cannabis très très haut donc par rapport à ça comment on fait on essaye de considérer que les pays qui ont légalisé sous contrôle l'Etat donc pas un n'est revenu en arrière pas un ont peut-être pas tort donc on regarde un peu les expériences qui se font et on essaye de les reproduire pourquoi sous contrôle de l'Etat parce que moi je pense que inévitablement un jour on viendra sur la légalisation du cannabis c'est en train de se faire en Allemagne c'est en train de se faire en Suisse c'est fait en Uruguay Canada etc et le débat bientôt vous verrez ça sera pas est-ce qu'on légalise ou pas c'est sous quelle forme est-ce qu'on laisse faire et on développe des big cana qui développent avec un marché libre avec le souci surtout de consommer sans souci de quel cannabis est consommé quelles restrictions on met ou alors est-ce qu'on encadre par l'Etat quelque chose qui permettra à l'Etat de décider de la forme du cannabis parce que depuis quelques années plus il y a de trafic plus il y a de commerce illicite plus le taux de THC qui en fixe la dangerosité augmente qui fixera les prix qui décidera qui peut produire qui peut vendre en fonction évidemment de garanties sanitaires et de garanties de contrôle notamment de ne pas le vendre aux mineurs donc voilà c'est ça qui est aujourd'hui sur la table et moi ce que je constate c'est une loi transpartisane il faut le dire c'est-à-dire qu'il y a 12 députés non insoumis qui la signent dont des députés en marche dans le débat en commission ça a été intéressant parce que beaucoup de groupes soit étaient pour les socialistes liberté territoire et nous et puis d'autres disaient bon on va pas le voter à cette niche parce que c'est pas là qu'il faut le voter mais c'est bien que le débat ait lieu notamment en marche même le modem etc.

voilà donc je pense que ça viendra un de ces quatre Jean-Luc le défend à la présidentielle ça sera un des candidats qu'il défendra ça doit être un débat parce que le cannabis tue d'autant plus qu'il est aujourd'hui consommé sous forme illicite il tue socialement les gens qui le subissent dans les circonscriptions il tue les consommateurs qui consomment un trafic de plus en plus dangereux et puis il faut le dire aussi il tue il y a 240 000 dont beaucoup sont des toutes petites mains de la drogue qui subissent à la fois un travail ubérisé un travail de dealer dont la case prison est quasiment tout le temps donc c'est aussi quelque chose à prendre en compte voilà pourquoi on propose ça

1:12:33
Présentateur

et assez concrètement le mécanisme nous qu'on propose de mettre en oeuvre c'est que l'état contrôle de la production à la vente enfin si tu peux expliquer alors l'état

1:12:44
Mathilde Panot

décide qui peut produire évidemment c'est pas des colcos d'état c'est des producteurs mais l'état décide qui peut produire et sous quelle forme par exemple il est souhaitable que ça soit sous forme déjà où on se garantisse de pas d'utilisation de glyphosate et de produits comme ça qu'on garantisse aussi que ça soit des tailles raisonnables il n'y aura pas des groupes de l'agro-alimentaire qui viennent là-dessus et puis ils décident il y a aussi des revendeurs et l'idée est d'influer pour faire en sorte que ça soit une économie non capitalistique donc plutôt des formes d'économie sociale et solidaire de cannabis social club comme ça se fait dans certains pays sous forme d'associations de coopératives avec évidemment des garanties d'un point de vue sanitaire et l'état a par contre le monopole intégral sur le contrôle du produit la diffusion du produit et donc le choix de qui le vend et qui le produit

1:13:33
Invité

on a des questions Eric sur les réseaux sociaux notamment sur la manière de consommer les produits en tant que tel est-ce que la proposition de loi prévoit de questionner les réductions des risques dans la manière de consommer le produit en tant que tel tu fais bien de le dire

1:13:49
Mathilde Panot

alors ce qu'il faut savoir dans une niche mais vous le savez merci Eric comme souvent c'est qu'une niche on est obligé d'avoir très peu d'articles donc les articles lui-même de la loi prévoient la légalisation telle que je l'expliquais mais bien évidemment au-delà de ça il faudrait une loi cadre qui parle de la question des stupéfiants globalement ce qu'on a mis dans l'exposé des motifs notamment par exemple sur la politique de santé parce que paradoxalement quand vous interdisez quand vous prohibez un produit vous n'avez aucune politique de santé en gros la politique pédagogique de prévention des risques c'est pas bien de consommer donc point c'est pas ce qui se passe pour l'alcool et autres il y a toute une politique qui vise à dire voilà les dangers en tant que mineurs toute une politique axée sur les choix psychosociaux toute une politique sur l'usage etc.

qui a été utilisée pour les cigarettes et l'alcool par exemple donc déjà c'est évidemment une question de politique de prévention c'est une politique aussi de réinsertion sociale parce qu'il faut penser que des jeunes n'aillent pas vers d'autres trafics donc ça il faut le mettre en tête et c'est une politique aussi qui réorienterait les forces de police il y a un million d'heures de travail de forces de police dévolues à la question de la chasse vis-à-vis de l'usage et des trafics de cannabis au Canada de l'usage essentiellement

1:15:06
Invité

d'ailleurs très peu sur les trafics je te le permets de le préciser

1:15:08
Mathilde Panot

essentiellement au Canada en bout de deux ans ça a diminué de 60% donc l'idée c'est de réorienter les forces de police pour aller chercher les trafics démantelés donc beaucoup plus de moyens aux police d'investigation police judiciaire etc à des polices de proximité retour à des polices de proximité pourquoi ?

c'est assez compréhensible quand ça se passe dans un quartier si on a des policiers de prévention qui sont là qui connaissent un môme qui se met à faire du trafic ils peuvent aller plus facilement voir un parent en lui disant votre môme il commence à déconner ça va pas etc prévenir au lieu de ça aujourd'hui on a des polices qui arrivent de l'extérieur des fois elles font du boulot elles font pas toujours du mauvais boulot non mais je peux être modéré moi je suis sur ma circo à Saint-Ouen ils ont démantelé ils agissent tous les jours sur un point de deal ils essaient de le faire bien et puis pendant ce temps là il y a un autre point de deal ailleurs qui explose en termes de consommation parce qu'évidemment la demande des temps ça continue ils vont sur l'autre point de deal le premier point de deal redémarre comme jamais donc ils ont l'impression de vider l'océan avec une cuillère c'est ce qu'ils disent donc là dessus ça permettrait aussi de réorienter les forces de police qui par ailleurs mais là on sera trop long mais rejoindraient un peu ce qu'on propose en termes de sécurité dans le programme donc tout ça c'est une loi cadre globale et dernier point que j'aurais insisté c'est que l'idée c'est aussi de mettre le ministère de la santé en leader sur la politique des stupéfiants c'est à dire qu'on ne considère pas que l'usager est un délinquant mais qu'on considère au pire c'est quelqu'un qui a des problèmes de maladie d'addiction donc il faut il faut intervenir mais qui nous permettrait de voir ça d'un oeil autrement les expériences qui ont été faites au Canada et au Portugal qui mettent le ministère de la santé en leader des politiques de stupéfiants ont donné des vraiment bons résultats

1:16:53
Invité

mais du coup c'est pas une autorisation de consommer au volant de consommer à l'école etc

1:17:00
Mathilde Panot

c'est interdit aux mineurs mais ça sera d'autant plus facilement interdit aux mineurs que les endroits où ça a été interdit c'est les mineurs consomment moins alors c'est vrai aussi en France il faut faire gaffe avec les chiffres en ce moment on observe une baisse un peu partout de la consommation des mineurs notamment parce qu'il y a pas mal de déplacements vers d'autres choses addictives les paris les jeux vidéo etc donc c'est pas lié à la manière de faire mais au Canada ils ont ils ont autorisé enfin ils ont rendu licite le commerce de cannabis et il y a moins de consommation de mineurs donc bien évidemment je le répète c'est pas une loi c'est pas une loi pour dire fumer du cannabis c'est super c'est une loi qui fait en sorte qu'aujourd'hui la situation actuelle soit moins nocive qu'elle n'est si j'avais à conclure je dirais que la prohibition ne règle la légalisation ne règle pas tout mais alors la prohibition ne règle rien elle induit le trafic de manière naturelle et en termes de santé c'est plutôt une catastrophe

1:17:54
Invité

j'ai une toute petite dernière question il y a une actualité sur le sujet Eric comme tu sais puisque entre même pas entre Noël et Nouvel An entre Nouvel An et Nouvel An il y a un décret qui a été pris par le ministère de l'Intérieur pour interdire la vente de CBD le cannabidol le cannabis sans TH et sans le produit stupéfiant psychotrope et psychoactif bon ça en est où parce que finalement il y avait des boutiques qui est ouverte un peu partout alors elles sont toujours ouvertes elles peuvent vendre les dérivés du produit mais plus la fleur de cannabis en tant que tel est-ce que comment c'est reçu cette décision ?

1:18:28
Mathilde Panot

ça les condamne c'est reçu très mal mais ça montre les volte-face du gouvernement moi ce que je crois c'est que là-dessus Macron a fait des sorties aussi quasiment aussi virulentes que Darmanin qui avante des choses qui estime que en réalité les gens qui sont contre la prohibition sont d'affreux des gens partisans de la consommation pour les jeunes enfin ils sortent n'importe quoi je pense que c'est une posture politicienne par rapport aux présidentielles Macron chasse à droite et donc du coup le même candidat qui en 2017 avait dit que c'était peut-être possible de légaliser bon aujourd'hui change de de de de de fusil d'épaule mais ce qui est vrai c'est que par contre dans le pays tous les sondages montrent que c'est majoritaire il y a eu une consultation à l'assemblée 284 000 personnes plus de 80% des gens c'était pour et puis on le voit bien du fait qu'elle est transpartisane en réalité c'est en train de gagner voilà

1:19:19
Présentateur

merci beaucoup Eric

1:19:21
Mathilde Panot

merci je suis désolé

1:19:22
Présentateur

ben merci de vous abandonner exprès pour ça

1:19:25
Invité

c'était stupéfiant en tout cas hein j'espère c'est drôle du coup bah on a dit qu'on pouvait faire quelque chose oui en plus là j'ai

1:19:34
Présentateur

oh là là ça va pas tourner

1:19:36
Invité

c'est un concours qui est rentré paru comme pétard mon cher humain clémentine tu peux jouer

1:19:42
Clémentine Autain

vous allez voir sur l'endométriose voilà

1:19:45
Invité

on y vient

1:19:47
Présentateur

tu me fais la transition parfaite clémentine demain tu défends une proposition de loi qui vise à reconnaître l'endométriose comme une affection longue durée si tu peux expliquer peut-être ce qu'est l'endométriose parce que les gens ne le savent pas nécessairement est-ce que tu proposes comme mécanisme pour reconnaître ça comme une maladie longue durée

1:20:07
Clémentine Autain

oui c'est vrai que c'est une maladie qui est connue des scientifiques depuis le 19e siècle mais qui est en fait peu connue à part pour les 2 à 4 millions de femmes qui ont cette maladie en souffrent donc en fait c'est l'endomètre c'est une partie voilà dans les parties génitales et qui quand il est malade diffuse des muqueuses des muqueuses de l'endomètre dans tout le corps et c'est ça et c'est ça qui provoque des souffrances qui peuvent être très graves qui le sont plus ou moins c'est une maladie qui ne génère pas la même chose chez les unes et chez les autres mais qui peut être totalement handicapante puisqu'elle atteint des organes dans le corps et on le connait de façon plus banale avec des douleurs très violentes au moment des règles mais ça peut être tout le temps et ça peut être invalidant jusqu'à devenir réellement handicapé donc ça pose des tas de problèmes des tas de problèmes pour la vie sociale et des problèmes aussi pour la vie professionnelle et aujourd'hui cette maladie n'est pas reconnue comme une affection longue durée ça veut dire que les soins ne sont pas remboursés à 100% qu'on ne peut pas aménager son temps de travail ou poser des jours de congé donc c'est ce que demandent les associations qui s'occupent de cette question et qui se sont battues pour que le thème vienne enfin dans le débat public que ça sorte du tabou parce que je pense que comme ça touche aux règles ça touche à l'intime donc c'est aussi une des raisons pour lesquelles on n'en parle pas et donc on a voulu avec cette proposition et cette proposition de résolution inviter le gouvernement à réglementer enfin et à faire entrer cette maladie dans les affections longue durée ce qui ouvre des droits pour les femmes oui c'est ça

1:21:48
Invité

j'ai une question moi

1:21:49
Clémentine Autain

vas-y

1:21:49
Invité

pour la transition avec le sujet d'avant est-ce que Macron t'aurais pas un peu coupé l'herbe sous le pied

1:21:53
Présentateur

je suis très très

1:21:55
Invité

c'était ta question oui mais t'avais pas le jeu de mots avec

1:21:59
Présentateur

non parce que c'est vrai c'est vrai t'as raison toi tu fais les jeux de mots et moi je fais les questions non parce que pour le coup c'est un coup stratégique qui a été marqué avec cette proposition de loi ce qui n'est pas le cas à chaque fois parce que bien souvent en gros ils nous ignorent au pire ils font semblant de s'intéresser jusqu'à l'hémicycle pour quand même voter contre mais là t'as réussi à un faire passer le sujet largement et Macron s'est positionné donc

1:22:23
Clémentine Autain

moi je suis très contente que cette question soit posée avec pour l'instant de la parole au plus haut sommet au sommet de l'état ça c'est quand même une bonne nouvelle après il ne faut pas être dupe sur l'opération de communication c'est pas la première fois qu'Emmanuel Macron se positionne sur l'endométriose il l'avait fait quand il était candidat en 2017 il avait donné une interview à elle et déjà il annonçait qu'on allait voir ce qu'on allait voir rien n'a avancé et là il propose un plan or dans ce plan pour l'instant je ne vois ni budget ni calendrier ce qui est quand même un vrai problème et j'ai peur je redoute je n'espère pas et j'attends une bonne surprise demain matin mais je redoute qu'il prépare d'une certaine manière un vote contre demain matin de la part de la majorité en marche en disant mais non il n'y a pas besoin de ça puisqu'on va faire un grand plan votre solution n'est pas la bonne solution donc j'insiste sur le fait que c'est vraiment le moyen immédiat de résoudre les difficultés en chaîne que rencontrent ces femmes parce qu'une chose que je n'ai pas dite qui est très importante c'est que suivant là où vous habitez suivant le praticien que vous rencontrez vous pouvez ou non avoir des remboursements donc aujourd'hui c'est au petit bonheur la chance en fait le suivi le faire entrer dans la LD30 comme on le demande c'est le seul moyen de sortir du calvaire des millions de femmes aujourd'hui donc s'il refuse demain matin franchement je serai d'abord très en colère ce sera assez triste pour toutes les femmes qui auraient pu vraiment sortir d'une situation très difficile parce que les soins peuvent être très chers et donc quand elles les paient ça peut avoir un coût qui est très élevé et puis ces histoires de congés ça concerne vraiment des millions de femmes donc c'est urgent donc si demain matin pour des raisons politiciennes nous n'avons pas un vote unanime je serai stupéfaite et très en colère à vrai dire je ne le préjuge pas demain matin en commission il n'y a pas de commission en fait comme c'est une résolution donc on n'a pas eu de commission il y a une cinquantaine de députés qui ont voté qui ont signé cette PPR des gens m'en ont parlé dans les couloirs alors ça peut être aussi bien des femmes qui sont touchées par l'endométriose mais aussi des hommes qui ont une femme qui connaît cette maladie donc en fait ça touche beaucoup donc là je sens qu'on est aussi sur de la corde sensible donc je ne peux pas préjuger du vote de demain et j'en appellerai sans polémique dans ma DG vraiment à ce qu'on voilà se concentre sur le sort de ces femmes on devrait normalement avoir une unanimité demain matin ça c'est la logique de fond mais parfois la logique politicienne malheureusement supplante ce qui serait souhaitable et au fond là pour le coup acceptable par tout le monde normalement

1:25:08
Présentateur

parce qu'on en a parlé sur le plateau d'avant sur le fait que par principe bien souvent ils votent contre ce qu'on propose donc si ça vient de la France insoumise les sujets sont tout de suite balayés sans même s'y intéresser c'est quand même déjà important que tu aies réussi à ce qu'on en parle davantage notamment sur la question du diagnostic parce qu'en fait c'est une errance de médecin en médecin où les femmes on nous a tellement inculqué que c'était logique d'avoir mal que bien souvent les femmes se taisent pendant des années donc je crois que c'est 7 ans avant d'être diagnostiquées et donc déjà le fait de faire connaître cette maladie est une chose très importante et puis aussi je crois qu'on a rétorqué que les marcheurs disent que reconnaître l'endométriose comme une affection de longue durée ça serait en quelque sorte mettre le pied dans la porte et que d'autres maladies devraient reconnaître que ce mécanisme là n'est pas le bon et donc prépare en gros une réponse technocratique à un problème que tu viens de décrire assez simplement en fait

1:26:16
Clémentine Autain

je ne vois pas tellement d'arguments recevables à la limite ce que peut-être on entendra demain c'est ça devient systématique alors qu'on sait que la maladie peut prendre différentes formes si on la rend systématique il va y avoir des abus c'est toujours des abus

1:26:32
Invité

d'endométriose

1:26:33
Clémentine Autain

non mais des abus de femmes qui auraient peu de symptômes et qui profiteraient c'est toujours la logique des profiteurs non mais franchement c'est ça le logiciel mental c'est que quand on ouvre un droit immédiatement ils se disent pas tiens c'est un progrès là en l'occurrence pour les femmes ils se disent oulala il y en a qui vont en profiter

1:26:49
Invité

alors que la réalité c'est plutôt le non-recours à nombre de droits

1:26:53
Clémentine Autain

et celui-ci en particulier et surtout les femmes n'ont pas plaisir à dire à ne pas aller travailler parce qu'elles sont pliées en quatre je veux dire aucune femme n'appelait dire à ça avoir sa vie et c'est vrai ce que tu disais aussi c'est qu'on renvoie beaucoup les femmes en disant ah oui c'est ça t'as tes règles ça fait essayer tout le monde toutes les femmes ont mal quand elles ont leurs règles en gros arrête de nous casser les pieds quoi avec tes ragnagna c'est quand même un peu ça le truc donc là je pense qu'en effet on a réussi avec cette séquence à donner à voir cette souffrance qui est tue qui est largement tabou et c'est déjà pas mal mais maintenant il faut passer aux actes et il faut ouvrir des droits pour ces femmes

1:27:30
Présentateur

merci Clémentine est-ce qu'il y a des questions sur le non non

1:27:33
Invité

il y a beaucoup de gens qui félicitent l'initiative évidemment et qui indiquent qu'effectivement il faut que Macron sorte du plan du plan com en l'occurrence et qu'on passe aux actes je sais qu'on est beaucoup sur le sujet du cannabis quand on parle de plan de multiples reprises il faut évidemment dire de quoi on parle

1:27:51
Présentateur

et rappelez que c'est par ce texte là qu'on commence

1:27:55
Invité

oui 9h demain matin première minute de jeu c'est parti quoi

1:27:58
Clémentine Autain

voilà et il ne va pas y avoir beaucoup de débats parce que comme il n'y a pas de rapporteur il n'y a pas on ne peut pas amender etc ça va aller extrêmement vite

1:28:05
Invité

une heure voilà

1:28:06
Clémentine Autain

on sait

1:28:07
Invité

tu sais déjà qui sera le ministre demain ils t'ont dit on va découvrir

1:28:11
Clémentine Autain

je ne sais pas

1:28:12
Invité

on va découvrir demain matin

1:28:13
Clémentine Autain

logiquement c'est pas enfin il y a deux hypothèses soit sévérance qui est logique mais peut-être on peut imaginer que demain matin il s'occupe d'autre chose et sinon je crois qu'il y a une ministre chargée des droits des femmes secrétaire d'État

1:28:28
Invité

on a entendu parler c'est Marlène Schiappa c'est ça c'est une blague vous n'avez pas du mot ah non ça ne me fait pas rire

1:28:36
Clémentine Autain

ça nous donnera l'occasion de faire connaissance

1:28:40
Invité

pour redire à tout le monde c'est sur vidéo point assemblée tiré national point fr sur le direct de l'Assemblée

1:28:44
Présentateur

c'est sur l'insoumission point fr demain on dirait que toute la journée aussi et donc ça c'est c'est magnifique parce que c'est nos propres outils donc c'est encore mieux

1:28:54
Invité

oui parce qu'il n'y a pas de chat sur le site de l'Assemblée

1:28:56
Présentateur

voilà

1:28:56
Invité

alors que chez nous il y a un chat des fois c'est un peu n'importe quoi vous pourrez commenter

1:28:59
Présentateur

encourager les députés qui se battent sur ces différents sujets est-ce que tu avais il y a Jean

1:29:05
Invité

il y a Jean qui dit qu'il streamera pas Jean Massier il fait coucou salut Jean mais c'est bien dommage moi je vais peut-être streamer de l'hémicycle je suis en train de regarder si c'est faisable possible etc mais 9h minuit voilà comme ça on pourra avoir les copains les copines ceux qui nous aiment pas aussi qui pourront poser leur question de dire s'ils trouvent ça bien pas bien etc il y a des gens qui nous aiment pas oui c'est vrai ils sont pas

1:29:27
Présentateur

quelques gens à l'émicycle déjà

1:29:28
Invité

mais il en reste peu il en reste peu

1:29:30
Présentateur

merci beaucoup Clémentine je vous propose qu'on enchaîne sans lien à faire entre les sujets je n'en vois pas Loïc Prudhomme donc député de Gironde tu portes une loi sur l'interdiction de l'utilisation du glyphosate c'est un sujet qu'on a porté de manière récurrente sous le mandat de Macron bien qu'il avait pris un engagement formel et solennel donc qu'est-ce que tu proposes dans cette loi et quelle façon d'interdire ce pesticide

1:30:05
Invité

la logique sujet récurrent et que l'on a apporté avec constance depuis 4 ans et demi on a bataillé beaucoup je voulais utiliser une image pour dire que pour nous c'est une loi un petit peu brise-glace qui a vocation à être le fer de lance en fait de tout ce que l'on veut amener derrière une fois que la route est ouverte c'est aussi l'interdiction plus générale de tous ces pesticides et les plus dangereux qui sont classés toxiques cancérogènes mutagènes ou repro-toxiques donc ça c'est juste pour que vous ayez en tête le côté symbolique et emblématique du glyphosate dans cette lutte plus large contre les pesticides alors la manière dont on va s'y prendre c'est d'abord d'expliquer la réalité des choses contrairement aux fables qu'on nous raconte d'abord expliquer que la question de la dangerosité du glyphosate elle est tranchée scientifiquement elle est renseignée elle est documentée et donc il n'y a plus beaucoup de doutes en tout cas de notre côté à avoir mais on retrouve les méthodes habituelles que l'on a connues il y a plusieurs décennies sur la fabrique du doute autour de risques comme ça pour la santé je pense notamment aux stratégies des fabricants et des marchands de tabac à l'époque et donc on est sur les mêmes stratégies avec une fabrique du doute autour de la soi-disant dangerosité ou non dangerosité du glyphosate alors c'est alimenté par plusieurs plusieurs faits dans la façon dans la façon même dont les pesticides sont aujourd'hui mis sur le marché homologués il faut savoir et ça je pense que c'est intéressant pour les gens qui nous écoutent que quand vous voulez mettre un pesticide sur le marché et si vous appelez Bayer que vous voulez mettre votre votre glyphosate sur le marché c'est vous qui faites le dossier que vous soumettez aux autorités sanitaires européennes puis françaises pour homologuer c'est bien pratique parce que du coup tu prends ton dossier tu fais des petites études s'il y en a une ou deux qui n'ont pas bien comme il faut tu les mets dans la broyeuse et tu arrives avec ton joli dossier et tu dis super j'ai un herbicide vachement bien il est super efficace et il ne rend pas malade il ne pollue pas les masses d'eau il ne fait pas de métabolites qui nous polluent les cours d'eau et les nappes pratiques donc c'est comme ça que ça démarre et ça prospère sur la faillite aussi des organismes qui sont censés faire cette évaluation des dossiers mais qui auraient aussi vocation et qu'ils ne font pas et ça ça a été démontré encore récemment vocation à faire des études indépendantes pour vérifier que les dossiers qui sont tout pipotés en fait il y a des choses un peu réelles à l'intérieur mais ça que ce soit l'EFSA donc ça c'est l'agence de sécurité sanitaire des aliments européenne l'agence européenne l'EFSA ne fait pas ses études de dangerosité à long terme notamment elle se base beaucoup sur les dossiers des fabricants et puis au niveau national qui là de la responsabilité de notre agence nationale de sécurité sanitaire l'ANSES doit elle évaluer ce que l'on appelle les formulations commerciales c'est à dire que le glyphosate est un principe actif tu le mets dans une bouteille avec quelques adjuvins etc tu mets un nom commercial dessus puis tu vends un herbicide qui peut s'appeler Roundup ou ce que tu veux l'ANSES donc au niveau national est chargé d'autoriser la mise sur le marché des formulations commerciales et là c'est pareil il y a des trous dans la raquette il y a tellement de trous qu'on se demande s'il y a juste pas que le cadre de la raquette il n'y a plus de corde au milieu parce que en fait les études de toxicité sur toutes les coformulants qu'il y a dans ces substances ne sont pas étudiées donc nous on propose une sortie on regarde ces éléments on dit voilà maintenant c'est un débat scientifiquement on pense qu'il est documenté il y a l'Inserm qui veut encore de sortir une énième étude qui a fait une bibliographie sur 5300 études précédentes et qui nous dit bon cancérogène probable etc etc et puis on le voit aussi les études de la MSA enfin bon ça a été très documenté par des associations des médecins etc donc là nous on y va franco on dit bon ben là maintenant c'est terminé c'est une décision politique arrêtez de nous raconter des histoires on arrête le glyphosate immédiatement on arrête la vente mais on arrête l'usage parce que c'est aussi l'art lésienne c'est que souvent on nous promettait l'arrêt de la vente de pesticides et à chaque fois que c'est annoncé comme ça les utilisateurs stockent massivement et utilisent a posteriori une fois que la vente est interdite donc là c'est vente et usage parce qu'on pense que enfin on pense non c'est pareil c'est encore basé sur des études de long terme on sait qu'il est possible de faire autrement pas en remplaçant le glyphosate par une autre molécule mais en changeant les pratiques parce que ce que je vous décris là sur tout le doute qui est fabriqué autour du glyphosate et des pesticides les agriculteurs en sont victimes comme nous autres consommateurs voilà quand on mange des aliments qui sont contaminés ou qu'on boit de l'eau qui est pollué par ces pesticides donc on peut changer les pratiques avec des pratiques agronomiques qui sont efficaces efficaces parce qu'elles sont je vais dire prouvées chaque jour sur le terrain par notamment les plus de 50 000 agriculteurs bio qui s'en passent depuis la nuit des temps pour certains et depuis plus récemment pour d'autres mais qui prouvent qu'on peut produire une alimentation sans ça en tout cas qu'on peut cultiver ces champs sans ça et puis comme on est toujours avec nos amis macronistes dans le monde de la rentabilité la rentabilité et le côté financier c'est de dire aussi parce que nous on est aussi attaché pas au côté financier mais juste à la rémunération digne du travail des agriculteurs c'est que ce modèle là aussi sans pesticides il permet de mieux rémunérer les agriculteurs et ça j'allais dire c'est quasi le point cardinal de notre proposition c'est que ça garantit aussi la sauvegarde voire l'amélioration parce que c'est une situation qui est aujourd'hui très problématique de revenu des agriculteurs

1:35:59
Présentateur

il y avait Macron qui avait dit j'ai demandé au gouvernement de prendre les dispositions nécessaires pour que l'utilisation du glyphosate soit interdit en France dès que des alternatives auront été trouvées et au plus tard dans trois ans il se trouve que ces trois ans là c'était le 27 novembre 2020 puisque c'était une déclaration du début de son mandat est-ce que les macronistes ont été quand même un peu gênés en commission sur l'examen de cette loi avec les déclarations de leur président

1:36:29
Invité

oui parce que en fait tu dis oui ils sont pas gênés ils n'étaient pas gênés enfin ils ont tortillés oui c'est ça et enfin quand je dis c'est le mot gêné est peut-être pas adapté mais en tout cas ils nous ont resservi cet argument c'est quand il y aura des alternatives c'est pour ça que je l'ai précisé là les alternatives existent sauf qu'ils nous disent nous on veut remplacer du glyphosate c'est toi l'alternative merci Hugo je ne pense pas que ce soit moi seul néanmoins trêve de blague blague mise à part tu m'as il est troublant il est troublant ce garçon non mais c'est qu'ils nous font croire que c'est alternative molécule contre molécule c'est à dire que genre il y a demain matin des gens géniaux si c'est pas ailleurs ce sera un autre qui va nous sortir la molécule qui remplace le glyphosate et qui du coup sera dans le même processus où on mettra 20 ans à prouver de toute façon qu'elle est dégueulasse et qu'elle pollue et qu'elle nous empoisonne et en fait c'est toujours ça l'histoire non les alternatives moi je le répète c'est aussi documenté ce sont des alternatives non chimiques c'est un autre modèle d'agriculture qui redonne j'allais dire aussi la noblesse du métier qui ne prend pas juste les agriculteurs pour des applicateurs de produits des pulvérisateurs automatiques de produits mais qui remet au centre de leur métier leur savoir-faire ce sont des gens qui sont bien plus formés que par le passé donc aujourd'hui on a tout le cocktail j'allais dire qui est nécessaire pour sortir de ça on a le savoir agronomique on a des agriculteurs qui sont beaucoup plus formés qu'il y a 50 ans en arrière et on a expérimenté déjà beaucoup de solutions pour faire sans donc il est temps et on est prêt à faire sans le glyphosate il y a une question de giron d'insoumise on se demande qui ça peut bien être je ne le connais pas du tout

1:38:19
Présentateur

tout ça est préparé tout ça est truqué

1:38:22
Invité

on sent c'est cousu de fil blanc et donc il y a une question de giron d'insoumise parce que là on peut se dire que finalement avec cette proposition de loi c'est la revanche mais qu'en est-il de la belle la belle par exemple HVE haute valeur environnementale est-ce que c'est ça la solution vous aurez noté le petit calembourg au passage avec revanche la belle

1:38:39
Clémentine Autain

c'est vrai

1:38:43
Invité

moi j'aime bien

1:38:44
Clémentine Autain

c'est le côté des UF très chic

1:38:47
Invité

HVE la solution les autres labels parce qu'il y a le label bio AB les nutricors les bachs toutes ces choses là est-ce que c'est par là qu'on va s'en sortir tout se vaut non tout se vaut pas c'est bien justement la stratégie du cheval de Troie menée par ce gouvernement depuis bientôt deux ans qui a abouti là aussi dans la loi de finances avec des crédits d'impôt sur ce fameux label haute valeur environnementale HVE qui en quelques mots pour les non-initiciés dit simplement pour être labellisé HVE vous suivez en gros les préconisations d'emploi du pesticide qui sont au dos du bidon c'est-à-dire que vous respectez les doses c'est quand même balèze pour avoir un label de bonne pratique environnementale c'est juste tu respectes l'usage tel qu'il a été décidé par les autorités sanitaires et homologuées donc tu respectes ça tu plantes un petit peu de haie autour de ta ferme et tu as un label HVE donc non le label HVE ne permet et n'indique à aucun moment une baisse d'utilisation des pesticides ou un renoncement à leur utilisation donc c'est le cheval de Troie de tous ces agro-industriels qui veulent continuer à promouvoir l'utilisation de pesticides ils nous mettent ce label ce faux label en fait c'est vraiment un faux label qui n'a d'environnemental que le nom qui n'a absolument pas aucune vertu environnementale et qui est là aussi pour siphonner et ça a été le cas je vous parlais de la loi de finances qui a été mis en place et qui a permis de siphonner une partie des aides au bio qui là est un vrai label avec un cahier des charges contrôlé par des autorités des agences indépendantes qui vérifient vraiment l'application et donc là on a siphonné les aides de la bio vers du HVE en prétendant qu'elles avaient une vertu environnementale donc non en fumage complet du vrai greenwashing ouais c'est pire que ça c'est pire que du greenwashing parce que le greenwashing tu peux donner l'impression que tu fais sans rien faire c'est que là ils n'ont pas rien fait ils ont piqué à la bio pour filer au HVE donc c'est quand même assez problématique une question c'est combien d'inspecteurs sanitaires en France on sait combien de gens contrôlent tous ces trucs là l'usage des pesticides si c'est fait à l'état actuel du droit et de notre fonctionnement non il n'y a aucun aucun contrôle c'est pour ça qu'on met des lustres à avoir les chiffres de consommation des pesticides d'une année sur l'autre c'est à dire qu'on a en général un an de retard pour avoir les remontées parce qu'on attend les remontées des ventes des distributeurs donc la fiabilité est peut-être tout à fait aussi incertaine c'est là aussi qu'on a du mal à estimer je vous le disais tout à l'heure quand il y a des interdictions ou des restrictions d'usage il y a des phénomènes de surstockage et donc on voit des ventes qui montent mais voilà est-ce que c'est en corrélation avec les usages bon bref donc non il n'y a aucun contrôle sérieux de cet usage hormis quand vous êtes sous un label bio où là vous avez des gens qui viennent vous vérifier la façon dont vous produisez dans votre exploitation à intervalles réguliers et puis là ils vérifient tout du sol au plafond ils font ouvrir la cour l'arrière-cour pour voir où sont stockés les produits ils vérifient le plus levé ils mettent le nez dedans et tout le bazar donc là il y a du vrai contrôle sur le reste non c'est le petit bonheur la chance et c'est surtout chacun fait ce qui lui plaît

1:41:52
Clémentine Autain

et votre question pour le livre de Loïc tu n'as pas pris non mais il n'est pas il n'est pas nouveau mais franchement il est super du coup j'ai un doute sur le titre il y a dans l'assiette mais un député mais les pieds voilà j'avais le début et là c'est pas l'assiette c'est le plat un député mais les pieds dans plat non mais franchement il faut lire son bouquin parce que c'est hyper passionnant ce que tu racontes moi j'ai appris plein plein de choses sur justement les filières ça dépasse la question du glyphosate puisque c'est surtout sur l'alimentation et toutes ces filières et tu parlais de Nutri-Score et tout ça donc il y a plein d'analyses passionnantes voilà j'ai fait la petite pêche merci tu es vraiment bien sur le passe-plat j'ai fait le passe-plat bravo et ça faisait suite

1:42:35
Présentateur

à une commission d'enquête que tu avais présidée sur cette question de la lutte contre la malbouffe

1:42:41
Invité

et dans la malbouffe il y a tous ces aliments qui nous sont servis avec des résidus de pesticides c'est-à-dire que tout ça a une cohérence effectivement dans notre proposition sur l'agriculture l'alimentation on essaie de tenir les deux bouts partir notamment des besoins la question de l'alimentation est centrale et elle est centrale pour nous et puis savoir comment on arrive à décliner ça pour que d'un bout à l'autre de la chaîne du mangeur jusqu'au producteur on fasse ça dans des conditions environnementales sanitaires sociales qui soient aujourd'hui soutenables

1:43:06
Présentateur

et pour demain est-ce qu'on peut s'attendre à une bonne surprise une prise de conscience une prise de conscience une prise de conscience

1:43:13
Invité

une prise de conscience

1:43:14
Présentateur

est-ce qu'on a des soutiens sur cette question

1:43:16
Invité

moi je compte sur le soutien d'Hugo j'étais là j'étais là en commission c'est quand même déjà et de mes collègues députés insoumis mais non non aucun espoir d'avoir aucune surprise on l'a vu en commission ils sont arc-boutés sur il n'y a pas d'alternative donc et puis monsieur Prudhomme vous allez mettre à mal les revenus des paysans vous êtes contre les paysans alors qu'aujourd'hui c'est la corde qui soutient le pendule leur système de production actuelle il faut absolument sortir et que c'est comme ça c'est en ayant une rupture radicale avec ce modèle qui met les agriculteurs dans des situations où ils ne vivent plus de leur métier qui nous nous met dans des situations de consommateurs qui sont insoutenables sanitairement ils ne vivent pas

1:43:58
Clémentine Autain

et on mange mal c'est que ça ne marche pas le truc quoi

1:44:01
Invité

et donc non ils sont focalisés c'est pour ça que je parlais l'image du Briggs Glass c'est un petit peu aussi significatif c'est eux c'est un petit peu c'est la banquise ils sont sclérosés gelés sur leur position ils ne veulent rien faire bouger nous on va tout on va tout casser et voilà on va faire passer le brise-glace et puis derrière on avancera sur ces propositions juste rappeler qu'elles sont unanimement soutenues par la population parce que voilà les gens ont compris qu'ils ont raconté des fadaises là-dessus

1:44:27
Présentateur

merci Loïc

1:44:29
Invité

merci

1:44:30
Présentateur

Alexis tu es prêt dernière proposition de loi dont on parle ce soir une proposition de loi que tu portes sur et qui est constitutionnelle c'est la seule de la niche et qui porte sur l'instauration d'un droit de révocation des élus voilà si tu peux expliquer aux gens ce que ça veut dire comment ils pourraient le faire

1:44:55
Alexis Corbière

reste à dire bon en deux mots on a balayé beaucoup de sujets questions sociales questions écologiques de nouveaux droits y compris en termes de santé publique et de santé qui touchent en particulier les femmes etc mais il y a la question démocratique je dis ça parce que souvent avec les copains il y a toujours la discussion il faut parler social il faut parler écologique mais c'est un triptyque sur lequel on avance c'est la crise démocratique je commence là parce que sinon on comprend pas selon l'urgence d'aller vers la 6ème république et de donner de droits nouveaux pour le citoyen 30% des gens sont venus voter aux deux dernières élections c'est à dire 70% du corps électoral ne vient pas et la république on nous saoule de ce mot de la part des marcheurs mais nous on est attaché à la république ça doit être au moins le cadre d'expression optimum de la souveraineté populaire c'est pas un gros mot la souveraineté populaire c'est la base de tout c'est à dire la capacité du peuple à s'exprimer et à faire en sorte que ses représentants soient véritablement comment dirais-je non détachés du souverain c'est un grand débat je dirais la révolution française est pour un acte fondateur parce que désormais le souverain n'est plus une seule personne mais c'est un peuple et là on voit bien aujourd'hui qu'il y a une distance qui se crée tout à l'heure moi j'étais à une autre émission y compris même la violence parfois que certains élus subissent vient du fait que beaucoup de gens considèrent que tous ces élus ne les représentent plus alors comment on règle tout ça et comment on est un outil pour permettre que ces droits nouveaux soient accordés dans le cadre bien sûr d'une réflexion générale c'est l'assemblée constituante pour une sixième république si nous avions responsabilité mais là on a fait pardon de le dire vulgamment une espèce de produit d'appel pour au moins avoir la discussion de principe dans le cadre éventuellement d'un article qui serait rajouté à la constitution je dis ça parce que pour anticiper les arguments de demain ce serait faible si la seule discussion était d'ordre juridique parce qu'il va de soi que ça remet en cause un peu l'ensemble de l'équilibre comment ça fonctionne mais de dire est-ce qu'on accepte le principe que les élus soient révocables du président de la république en passant par tous les stades y compris les députés bien sûr élus municipaux etc alors c'est quoi l'idée le texte que je porte c'est au moins que à partir du premier tiers du mandat c'est à dire pas tout de suite on va pas refaire l'élection qui vient d'avoir lieu en l'occurrence je calculais un mandat de 5 ans au moins plus d'un an et demi on va dire 20 mois c'est à dire un an et 8 mois c'est à dire que l'élu ait le temps d'agir je répète le but n'est pas de créer quelque chose qui refait l'élection sans cesse et pas la dernière année qui est proche finalement du scrutin qui va avoir lieu d'offrir la possibilité sur un seuil significatif d'électeurs qu'il s'agirait de fixer dans une voie organique on le fixe pas là dans ce texte 5% du corps électoral 10% on ne pourra pas même discuter de 15% 20% que sais-je moi d'abord ce qui m'intéresse c'est de parler du principe de la possibilité si un certain nombre d'électeurs le demandent que éventuellement ils ne sont pas contents d'Alexis Corbière et bien si admettons si c'était 10 ou 15% des électeurs de ma circonscription après s'être déclaré officiellement que l'on refasse l'élection d'accord et au terme de cette élection soit je suis battu et alors un nouveau député est élu soit je suis confirmé dans mon vote alors qu'est-ce qu'il y a de vertueux à tout ça c'est que d'un seul coup ça crée d'autres rapports entre le représentant et le représenté et ça surtout ça instaure l'idée que comment dirais-je on n'est pas souverain une fois tous les 5 ans adulte une fois tous les 5 ans et après entre temps des mineurs en quelque sorte civiques qui n'ont plus le droit de pouvoir contrôler leurs élus et je pense que ça créerait un cercle vertueux d'apaisement c'est-à-dire que finalement ça pourrait avoir lieu une fois durant le mandat on pourrait discuter de ça mais ça permettrait de dénouer pacifiquement toute une série de tensions et de conflits qu'on voit dans la société sans quoi qu'est-ce que c'est qui se passe c'est la banalisation dans le regard du fait que et je prends souvent cet exemple pour pas que personne ne se sente visé quand je la majorité ou quoi que ce soit mais moi je fais soit 59,6% des voix au second tour de l'élection mais en vérité je ne représente que 21% des électeurs inscrits et bon donc ça veut dire que 80% des gens de la circonscription n'ont pas voté pour moi donc ma représentativité et c'est le cas des 560 autres députés est faible donc il faut recréer un système où le peuple peut intervenir pour prendre des décisions et pour éventuellement c'est l'idée aussi du référendum d'initiative citoyenne et bien si une partie significative du peuple souhaite que tel texte soit débattu il peut le faire entre deux élections donc on voit bien qu'il y a quelque chose qui évidemment a beaucoup de conséquences mais recréer un rapport plus fort du consentement à l'autorité qui est nécessaire pour qu'une démocratie puisse exercer et de la vérification et surtout de donner des droits pour que ce peuple reste souverain alors je prends les devants parce qu'Hugo s'est endormi mais par le moment les oppositions qui sont apportées c'est oui mais tout ça c'est le mandat impératif m'a-t-on dit en commission lors des débats non c'est pas le mandat impératif c'est pas vrai ça ou continue à offrir la possibilité c'est que l'élu bien sûr doit respecter bien entendu c'est du moins ce qu'on attend de lui les raisons pour lesquelles il a été élu mais il peut très bien agir donc c'est uniquement la possibilité que une fois de plus si une partie significative le demande qu'on refasse l'élection pour vérifier que celui ou celle qui est censé représenter le peuple le représente vraiment donc c'est pas le mandat impératif et je pensais même en écoutant Clémentine que le mandat impératif en vérité c'est plutôt aujourd'hui ce qu'on voit notamment souvent de la part de la majorité parce que moi je suis persuadé que demain beaucoup de gens seront d'accord avec ce que va être proposé Clémentine Autain je veux pas être pessimiste mais de toute façon on va avoir des gens qui vont voter contre leur conscience uniquement parce que l'exécutif leur aura dit non aujourd'hui dans une forme de mandat impératif où les gens je le vois bien on les connait les députés sont mal à l'aise moi ce qui m'avait frappé c'est quand d'un seul coup quand il s'appelait Edouard Philippe est parti et puis on apprend le président de la République à désigner Jean Castex personne ne le connaissait dans la majorité mais ils sont tous allés voter pour lui bon ça c'est une forme de mandat impératif c'est-à-dire de dépolitisation de ce qu'est le libre moi j'ai la conviction que si on sait qu'on a cet outil démocratique ça pourra éventuellement dénouer des situations de tension et peut-être même que ça ne sera jamais utilisé parce que les gens considéreront

1:50:35
Présentateur

oui c'est une possibilité

1:50:37
Alexis Corbière

le but c'est de créer les conditions de faire reculer l'abstention donner des droits nouveaux et souvent on l'utilise dans les campagnes électorales c'est-à-dire que le but n'est pas de voter pour parler de Jean-Luc Mélenchon et de la campagne un nouveau monarque qui serait meilleur monarque que le monarque actuel mais de bouleverser le système et de créer un rapport parce qu'il faut faire confiance en personne en politique je veux dire ne me faites pas confiance ne faites pas confiance le but parce que la confiance est trop sentimental mais je ne l'ai pas le contrôle non mais le contrôle c'est autre chose c'est-à-dire la possibilité de droit d'intervention vous savez ce qu'il a souvent des gens c'est les soi-disant qui ont prend un mandat ou c'est du cause toujours on invite les gens à bavarder et puis en fait disons ça à partir où tu as un droit celui de pouvoir le faire évidemment ça crée d'autres rapports entre l'élu et celui qui est une question

1:51:19
Présentateur

on est opiniâtre sur cette question parce que c'est la deuxième fois qu'on propose la révocation on l'avait fait par le RIC en 2019 dans notre niche parlementaire

1:51:26
Alexis Corbière

c'était Bastien qui avait porté ce beau texte et puis si je puis me permettre parce que ça compte en politique c'était au coeur du programme de Jean-Luc Mélenchon 2012 c'était au coeur dans le programme 2017 voilà et pour ceux qui aiment l'histoire déjà ça existe dans d'autres pays trois pays en d'un aux Etats-Unis 60% des Etats des Etats-Unis il y a des procédures pas exactement les mêmes et dites de rappel de récol je rappelle que monsieur Arnold Schwarzenegger qu'on connait tous est devenu gouverneur de Californie à l'occasion d'une révocation du précédent gouverneur les électeurs californiens l'avaient révoqué et monsieur Schwarzenegger on aime ou n'aime pas c'est pas le sujet ce que je veux dire c'est que ça existe dans certains Etats ça dépend des films ça existe dans certains länder allemands nos collègues du Royaume-Uni ont mis en place une procédure qui permet éventuellement de révoquer un élu actuellement alors pas exactement sur la même modalité mais moi ce dont j'ai envie de pouvoir parler demain c'est au moins de l'idée avec les autres intellectuellement parce qu'attends ils hurlent et on m'a dit le porte-parole du groupe En Marche a dit que ma proposition était l'alliance du dogmatisme et du populisme bonjour avec ça c'est à dire que le dogmatisme en général c'est plutôt ce qui rejette une idée ils veulent même pas en discuter du popmatisme et moi pour ceux qui aiment l'histoire c'est une proposition qui est au coeur même de la révolution française ça fait partie de notre histoire nationale les commis de confiance qui était le nom qu'on donnait à ceux qui étaient représentants des assemblées communales notamment pendant tout le Moyen-Âge pouvaient être rappelés c'est à dire reconduits révoqués par l'assemblée communale qui les avait désignés cette idée est portée pendant tous les débats constitutionnels par quelques jacobins que j'aime bien Maximilien Robespierre dans sa constitution 1793 c'est une idée qui au coeur de la commune de Paris est mise en place par la commune de Paris enfin c'est discuter Louis Blanc que tout le monde connait ou Auguste Blanqui qui a donné quelques noms de boulevard à Paris ce sont des gens qui défendaient l'idée de droit révoquer les élus ce que je veux dire par là c'est que dans les arguments qu'on nous avance parfois c'est quasiment un exotisme tu vois Tintin et Picaros dans des pays latino-américains ça se met en place non c'est j'ai envie de dire pardon l'argument ne convaincra pas les amis qui nous regardent parce qu'ils ne sont pas nationalistes mais c'est très français comme idée aussi c'est notre histoire républicaine et bon et moi je pense que ça ferait ça ferait du bien politiquement évidemment et ce serait quelque chose de formidable qui bouleverserait totalement le rapport entre le peuple et voilà moi j'ai entendu des arguments du genre non mais il faut savoir prendre des mesures courageuses impopulaires c'est ça j'ai eu la question

1:53:48
Invité

sur le chat parce que quelqu'un me demandait oui mais attendez avec votre truc là si on doit voter on n'a pas 5 ans devant soi ou 6 ans devant soi on ne peut plus prendre des vraies grandes décisions qui sont impopulaires là on mettait pour nous clouer la main sur la table en disant oui mais regardez sur le dérèglement climatique il faut prendre des mesures radicales qui peuvent déplaire etc

1:54:07
Alexis Corbière

mais c'est passionnant comme argument je ne sais pas quel est l'ami qui s'appelle comment celui-là non mais écoutez-moi bien moi je dénonce direct non non non mais je veux dire pour discuter parce que c'est ça qui est intéressant c'est mieux mais il y avait un président tout le monde l'oublie il s'appelait François Hollande mais il avait dit à l'occasion de l'anniversaire de la 5ème république ce qu'il y a de bien avec la 5ème république c'est qu'on peut continuer à agir même quand on est un populaire sous-entendu ce qu'il y a de bien avec nos institutions c'est que même quand tu as le peuple contre toi tu peux continuer moi j'affirme d'un point de vue philosophique ça c'est profondément radicalement viscéralement anti-république si on accepte des institutions qui peuvent agir même quand tu es minoritaire c'est qu'il y a un problème alors donc toutes les mesures courageuses c'est à dire en gros le peuple n'en veut pas je le lui impose moi je ne suis pas pour des institutions qui permettent ça je le dis clairement je suis pour des institutions ça finit mal à la fin oui ça finit mal c'est clair que ça finit mal soit ça fabrique du dégoût je rappelle quand même que 29 mai 2005 le dernier référendum que l'on a fait c'est un nom qu'il a emporté qu'on soit pour ou contre enfin c'est le peuple s'est exprimé il a été piétiné je rappelle que même le général de Gaulle tiens très 5ème république il avait quand même une utilisation du référendum un peu révocatoire parce qu'il a dit si je suis battu je m'en mets ce qu'ils ne font plus aujourd'hui donc vraiment ça donne le sentiment qu'entre deux rendez-vous électoraux et on sait bien qu'une échéance elle est aussi dans un contexte particulier celui qui a le pouvoir peut quand même créer des conditions en voyant aujourd'hui que l'élection soit pas totalement franche du collier donc le fait que le peuple puisse intervenir je vois pas où ça pose problème à notre ami et c'est pas une instabilité non non mais je veux dire l'instabilité j'affirme qu'elle est aujourd'hui quand 30% des gens seulement viennent voter le système il est instable quand vous avez des présidents de région dernièrement qui ont pétaradé en disant j'ai été reconduit j'ai été confirmé alors que quand tu reportes au nombre d'électeurs qui sont venus revoter pour eux c'est 15% l'abstention est dans l'angle mort de toute une série de gens et je pense que c'est préoccupant parce que si la démocratie fonctionne plus si les gens ne si c'est plus des modes de régulation pacifique et bien ce sera soit la tentation autoritaire soit des éléments de violence donc il faut pas avoir peur du peuple on me traite de populiste moi surtout je pense qu'on a des populophobes en face de nous ils ont peur du peuple ils ont peur que si on donne des droits nouveaux aux gens et bien les gens vont en quelque sorte créer le chaos mais c'est le chaos c'est pas l'expression du peuple c'est même l'inverse c'est pas en dressant des espèces de cerceaux de fer autour de l'expression populaire qu'on règle le problème donc c'est une grande idée une belle idée et j'espère que surtout que demain alors j'anticipe toutes les questions parce que comme j'ai entendu tous les coups est-ce qu'il y a-t-il des bonnes surprises à attendre ?

il y a sans doute aucune parce qu'en commission

1:56:42
Présentateur

j'allais pas te demander j'y crois pas un sang moi ce que j'aimerais

1:56:45
Alexis Corbière

il fait les questions et les réponses il y a un journaliste il y a un journaliste parce que tout à l'heure il a fait une blague il a dit Hugo boss mais Hugo élan et bon tu rêves ok

1:56:57
Invité

mais sinon sur ton sujet il est dans ton sujet si on fait ça c'est un mille terme non mais il y a un vrai sujet parce qu'à la fin du coup en fait tu fais juste des mandats de deux ans et demi c'est ça que ça veut dire concrètement alors les amis parce que si tu perds c'est quelqu'un d'autre qui est élu donc t'as plus la visibilité sur 5 ans

1:57:12
Alexis Corbière

les amis on a constaté ou est-ce qu'il y a une modalité du mille terme qui est différente non mais c'est pas c'est pas mille terme il y a une possibilité il y a un moment alors on a constaté les uns les autres à nos dépens que quand on a voulu convoquer le référendum initiative partagée on n'y est pas arrivé ce que je veux dire par là c'est qu'il ne faut pas non plus prendre les gens pour des gogos c'est pas simplement que tu réunis 10% du corps électoral pour faire une élection c'est pas vrai c'est pas vrai les gens n'ont pas envie d'être dans des élections permanentes moi j'y crois pas à ça je dirais alors pour pouvoir discuter je répète 5, 10, 15 que sais-je on peut discuter de ça moi je crois pas que les gens s'inscrivent sur les électorales pour dire on va voter si quand même globalement ils ont le sentiment que les décisions qui sont prises ont une forme de légitimité donc je veux dire je pense que ce sera actionné seulement dans des moments un peu où il y a quelque chose à dénouer démocratiquement et que le pouvoir veut imposer quelque chose contre la volonté par un président qui voudrait après avoir dit par exemple je ne toucherai pas à l'âge de la retraite mais qui veut quand même faire travailler les français plus longtemps c'est quand même normal que les gens puissent éventuellement intervenir au cours du mandat pour dire nous on t'a pas élu pour ça ou tu nous avais même dit l'inverse je rappelle pour ceux qui ont oublié que c'est exactement ce qu'avait dit Emmanuel Macron à propos de la retraite en 2017 bref

1:58:22
Présentateur

sachant que nous dans notre idée ça va avec d'autres outils

1:58:24
Alexis Corbière

bien sûr

1:58:25
Présentateur

là c'est une loi sur la vocation mais vote obligatoire reconnaissance du vote blanc voilà

1:58:29
Alexis Corbière

c'est là où tu as raison de le recadrer de ce point de vue là c'est que là je parle de ça parce que c'est un peu le navire amiral la chose la plus spectaculaire qui fait débat mais il y a aussi nous on est pour la prise en compte du vote blanc c'est un seuil de représentativité dans le mouvement sociatif on appelle ça le quorum c'est à dire qu'on ne peut pas prendre une décision quand il y a trop d'absents en procès d'administration on connait ça dans les clubs de foot pourquoi en politique ce ne serait pas la même chose quand les gens sont absents ça va pas la décision qui est prise donc on est pour un vote obligatoire aussi avec une prise en compte du vote blanc on pourrait réfléchir à tout ça moi je trouve que c'est passionnant on est dans un moment de tension de doute démocratique où c'est le moment plus que jamais de rebrasser tout ça d'avoir la discussion et je trouve que c'est un peu raide de nos collègues je ne l'appelle collègue parce que je suis bien élevé mais ils sont parfois un peu méprisants ils ne veulent pas discuter de ça on m'a même dit non non on a pris les mesures en début de mandat alors je ne sais plus ce que c'est il paraît qu'il y a quelques mesures de transparence qui ont été prises au début il faut qu'on donne nos factures aux déontologues ce qu'on fait tous mais enfin bon en gros le boulot a été fait de l'assainissement et la transparence

1:59:36
Invité

tu ne peux pas embaucher des gens de ta famille voilà c'est ça qui va tes grands-parents tes enfants mais ils ont oublié les frères et soeurs non mais je veux dire en plus que moi je ne suis pas pour embaucher les gens

1:59:45
Alexis Corbière

mais ils ont l'impression c'est ce que m'a répondu le député en marche qu'ils ont fait le boulot ça y est maintenant sans s'interroger pour quelles raisons quand même ils auraient fait le boulot pourquoi l'abstention continue à se creuser donc c'est une discussion qui va avoir lieu demain on verra on n'a eu aucun soutien la dernière fois en commission c'est exactement aucun je n'en dis pas plus donc on est un peu les seuls à porter cette idée mais je trouve qu'elle est puissante et évidemment elle bouleverse tout il n'y a plus de monarque présidentiel ni municipal ni municipal etc mais ça crée aussi quelque chose où finalement les gens peut-être ont à coeur durant l'exercice de leur mandat de ne pas être dans un rapport frontal et même s'il y a des décisions difficiles à prendre les expliquer moi je veux dire on a tous vécu la crise du covid il va de soi que si on avait été élu en 2017 c'était pas dans notre mandat et il y a peut-être des choses mais il faut expliquer aux gens les gens ne sont pas des imbéciles ils sont prêts à entendre comment donner voilà en fonction de ce qu'on peut faire de ce qu'on peut produire etc on va devoir passer par là et puis faire ça et ça va être difficile on avait prévu de faire telle réforme on ne l'a fait pas je dirais demain quand on va être en responsabilité il va de soi que notre programme personne ne croit que ça va être du jour au lendemain qu'on va régler nos problèmes on va être face à des oppositions on va devoir s'expliquer etc mais ça s'appelle la politique ça c'est pas la parole descendante qui dit à un moment donné allez vous faire fiche et puis tu peux dire des grosses certes le président il est trop tard donc je forme le vœu je répète que demain on puisse discuter de ça et qu'on puisse discuter de la manière dont on voit un peu l'exercice du pouvoir et pas seulement on irait une réunion des députés anonymes qui se remettent ou est-ce que je veux dire qu'ils viennent pleurnicher en disant ah ben non parce que vraiment moi je peux pas travailler aussi bon ça c'est insupportable et je l'ai un peu en tenu l'autre jour en commission tout ce que nous expliquait franchement je veux dire moi j'ai un boulot je suis prof si demain je suis plus député je retourne bosser un mandat c'est pas un métier enfin c'est pas faut arrêter ce truc là de tous ces gens qui s'autoprotègent en permanence qui veulent pas nous on a tous décidé on se l'appliquerait à nous même évidemment évidemment si on bosse et qu'on se fait révoquer c'est pas agréable mais ça voudra dire quelque chose politiquement et je pense c'est un état d'esprit dans la manière y compris d'aborder un mandat qui est intéressant de se l'appliquer à soi-même parce que d'un seul coup tu te dis que ce que tu fais doit être compris et je pense que c'est évidemment une autre république qui est imaginée à travers cette simple idée même si comme tu l'as dit à l'occasion d'une assemblée constituante il y aurait beaucoup d'autres idées et pourquoi pas même des systèmes électoraux peut-être un peu différents il y a plein d'idées passionnantes aujourd'hui qui existent mais on a pris ce petit bout pour au moins là dans le cadre de cette dernière niche pour pouvoir avoir une discussion

2:02:24
Présentateur

merci Alexis est-ce que tu as une dernière question et après on s'arrête

2:02:29
Alexis Corbière

une plaisanterie

2:02:30
Invité

alors j'ai une blague j'ai pas de blague là comme ça spontanément mais il y a quand même beaucoup de gens qui se posent des questions sur là ce qui va se passer avec le Covid les règles électorales le rendez-vous de Darmanin avec le conseil constitutionnel est-ce qu'il va y avoir les votes électroniques les votes par correspondance etc etc enfin voilà il y a fait en tout cas dans le réseau militant les gens qui sont sur les chats sur Youtube sur Twitch il y a cette crainte là parce qu'on voit qu'ils sont allés très très loin dans les mesures jusqu'à présent alors pas sur le vote en tant que tel cette ligne rouge n'a pas été franchie mais enfin il y a beaucoup de lignes rouges qui ont été franchies dans tout un tas d'autres domaines et on se souvient que le pass sanitaire pouvait pas s'appliquer dans les lieux du quotidien les bars les restaurants est-ce que les uns les autres oui je vais pas rassurer c'est pas le sujet mais en tout cas dire l'état désolé de ce qu'on sait sur ces questions parce qu'on sait rien vous êtes pas rassurants on sait ce que tu as dit c'est qu'ils ont franchi déjà beaucoup de lignes rouges donc voilà on a eu cette discussion récemment entre nous et on peut ça il s'est fait rembarrer par le conseil constitutionnel quand même Darmanin le conseil constitutionnel a fait un communiqué en disant qu'il avait été qu'ils avaient reçu Gérald Darmanin et qu'ils avaient donné suite à peu près rien du tout puisque rien n'est faisable que ce soit dans les limites de la loi la loi organique la temporalité le calendrier etc c'est peut-être le seul truc sur lequel on peut se raccrocher pour l'instant en tout cas et pour les chiens

2:03:50
Alexis Corbière

si tu permets vas-y peut-être que tu as trouvé je suis un peu hors sujet moi je pense qu'il est temps qu'Emmanuel Macron annonce sa candidature parce que cette élection elle est comprimée on le voit bien à cause du Covid c'est compliqué tous quand on fait campagne bon mais je veux dire il est temps là il faut être que ce soit la loyale quoi que dans le temps qui reste 95 jours 90 jours 90 maintenant bon mais que tous les candidats et candidates soient en place c'est un scoop pour personne qu'Emmanuel Macron sera candidat il n'a aucun doute personnel il est totalement mais c'est casse-pied que lui il fasse campagne en quelque sorte en projetant des programmes sur ce qu'il ferait et que pour l'instant il flotte un peu sur la situation ça au moins ça rendrait service à ce que en raison en particulier du Covid mais de manière générale j'ai envie de dire il annonce sa candidature que son temps de parole soit décompté comme tout le monde que ses éventuels frais de déplacement soient considérés comme tout le monde et qu'on n'est pas un président qui surfe un peu comme ça sur la situation ça ce serait bien et puis plus que jamais par rapport aux amis qui doutent il n'y a pas de raccourci il faut faire campagne il faut faire circuler des idées moi je pense qu'ils ne toucheront pas la date de façon du 10 avril ce serait quand même un chaos incroyable mais on va un peu apprécier la situation ensemble mais au moins voilà au moins que tout le monde soit en place et à commencer par celui qui donne le tempo le président de la république pourquoi il ne le fait pas il a peur on peut le comprendre

2:05:12
Invité

non mais je l'ai dit que peut-être il ne se représenterait pas il l'a dit trois fois dans des interviews que les circonstances la malade il y avait une question tout à l'heure qui me semblait intéressante dans le début de l'émission c'est est-ce que c'est cool d'être député

2:05:46
Clémentine Autain

alors cool

2:05:47
Invité

ah oui ce que c'est cool d'être député

2:05:49
Clémentine Autain

c'est pas le mot

2:05:49
Invité

j'ai emploi c'était pas spontanément

2:05:51
Alexis Corbière

c'est pas le qualificatif

2:05:53
Clémentine Autain

non

2:05:54
Alexis Corbière

alors que c'est pas cool

2:05:55
Clémentine Autain

non mais c'est passionnant c'est un immense honneur c'est c'est voilà c'est une chance de pouvoir faire de la politique nationalement après cool voilà c'est quand même

2:06:04
Invité

c'est pas ce que tu penses à la semaine dernière c'est ça que tu dis que c'est pas toujours cool

2:06:07
Clémentine Autain

ou à la semaine prochaine ou à demain matin enfin bon c'est non c'est voilà c'est c'est une mission une fonction passionnante mais qui est très très dense et qui non je ne dirais pas qu'elle est cool

2:06:20
Invité

par contre ce qui peut ce qui peut faire écho peut-être c'est un militant nos camarades qui posent cette question là c'est que moi je l'ai vécu comme ça étant avant d'être député aussi comme nous tous un militant associatif militant syndical c'est que du coup ce qui est cool c'est que tu le fais H24 et que tu as l'impression effectivement d'avoir démultiplié tes leviers de bataille et d'action au service des idées que l'on défend comme l'expliquait Alexis parce qu'on est là pour des idées on n'est pas là pour faire un truc cool ou pas cool mais voilà c'est cette possibilité et ça c'est une vraie plus-value par rapport à avant 2017 où on n'avait pas 17 camarades élus quelques-uns au parlement européen toutes les équipes autour qui sont aussi autant de moyens de militer H24 et de faire progresser les idées et ça moi c'est le truc qui me fait dire que c'est peut-être pas cool mais en tout cas on a vraiment l'impression d'avoir mais toi t'es franchi

2:07:13
Alexis Corbière

moi je trouve que t'es cool ça dépend des jours Hugo non mais il y a je pense qu'il y a plusieurs manières d'aborder ce que des députés je pense que nous on va parler des députés insoumis nous on a essayé et c'est un peu le moment du bilan de mettre à profit ce mandat en sachant bien qu'on était dans

2:07:29
Clémentine Autain

c'est député insoumis c'est particulièrement

2:07:33
Alexis Corbière

rythmé non mais on a et j'espère que et moi je peux dire je pense que le bilan il est positif parce que beaucoup de copains quand on est en province nous remercient collectivement moi je trouve ça toujours cool

2:07:43
Clémentine Autain

mais même en Ile-de-France Alexis oui mais en Ile-de-France

2:07:46
Alexis Corbière

on nous voit plus souvent mais souvent les camarades sont heureux parce que et chaque fois la parole qui revient c'est pas super Alexis c'est super le boulot que vous faites et je veux dire ils nous vivent comme un groupe c'est à chacun avec ses personnalités etc c'est une richesse qu'il faut maintenir c'est à dire qu'il y a des tempéraments il y a des gens qui ont des qualités parfois certains on sait compléter et on a donné à voir quelque chose qui était un groupe bosseur là j'ai plus les chiffres en tête mais on est le groupe le plus actif et notre mandat

2:08:13
Invité

a toujours été l'idée que et attends on l'a pas fait mais c'est important de le dire on l'a pas fait pour avoir une stat qui disent qu'on est les plus bosseurs on fait ce qu'on pense qu'on doit faire et à la fin on constate que on en fait plus que les autres

2:08:25
Alexis Corbière

et on l'a fait en plus je trouve dans un esprit collectif c'est à dire que souvent il y a eu toi tu es spécialisé sur les questions de sécurité de justice c'est à dire que le truc était cohérent jamais aucun d'entre nous s'est dit je vais essayer de damer le pion aux autres c'est plutôt tiens Loïc est sur le créneau des questions écolo c'est super parce qu'on sait qu'il est bon Clémentine elle est sur telle bagarre les combats féministes question démocratique question sociale sur laquelle elle est partie en point et ça cette complémentarité donc on a fonctionné tous je crois comme un groupe c'était pas évident on aurait pu s'engueuler il y aurait pu avoir des ambitions parmi nous qui rendaient le truc désagréable honnêtement je pense qu'on s'apprécie tous c'est pas du baratin parce qu'on sait qu'il y a un côté de combat collectif deuxièmement on a toujours cherché à faire en sorte que ce qu'on faisait à l'assemblée ça sorte de l'assemblée donc on a tous on s'est tous mis à la com on était plus loin avancé là dessus mais on a compris qu'avoir des discussions dans la chaîne youtube Clémentine honnêtement intervenir à l'assemblée au milieu de la nuit si tu communiques pas là dessus ça sert à rien les gens que t'en fasses de toi tu les convaincras pas ça n'a de sens politique l'utilité que si tu le fais connaître donc c'est pas qu'on a pris le volant

2:09:28
Clémentine Autain

ça énerve les marcheurs

2:09:29
Alexis Corbière

non mais j'entends

2:09:29
Clémentine Autain

ah bah c'est ça ils parlent ils vont faire leur vidéo mais oui mais parce que

2:09:32
Alexis Corbière

moi je m'en fous de discuter avec 25 marcheurs sectaires qui de toute manière comment ça monsieur Corbière oui non moi ce qui m'intéresse c'est que ce qu'on fait ça serve à donner des arguments et que ça circule donc ce point de vue là je trouve qu'on a marqué le point et puis moi pour terminer vraiment moi qui est la passion de l'histoire et tout c'est quand même un mandat extraordinaire parce que je veux dire c'est pour moi le plus beau c'est à dire que c'est parce que la révolution française c'est le député qui ont fait la révolution c'est là que ça se passe nous on aime la politique c'est un combat national et t'es pas enfermé même si j'ai eu été une municipale et des histoires locales c'est bien mais là t'es quand même t'as des choses qui peuvent te permettre de faire quelque chose d'ensemble alors c'est très frustrant sur plein d'aspects parce que des fois on est dans la parole nous à l'heure actuelle et après ça use ça c'est vrai

2:10:18
Clémentine Autain

mais ça c'est un mandat très différent du mandat de maire et moi je comprends suivant aussi les personnalités ce qu'on aime faire je comprends des élus qui disent moi j'ai plus envie d'être maire d'être dans le faire non mais il y a des faiseurs t'as raison il y a des communs ils aiment faire exactement moi je suis ravie d'être députée je pense comme toi Alexis parce que je pense qu'on est aussi sur un terrain qui joue les idées la bataille des idées qui est très là dessus alors des fois on est frustré de ne pas réussir à changer plus concrètement les règles mais c'est parce qu'on est un groupe d'opposition pour l'instant

2:10:49
Alexis Corbière

c'est parce que c'est le début voilà pour l'instant dans 90 jours par contre on a une volonté ça c'est vrai l'âge de fer va démarrer ça y est alors moi je lance un appel

2:11:01
Clémentine Autain

quand même parce que c'est le moment avec Clémence c'est qu'il y a peut-être des nanas là qui nous regardent les femmes voilà donc c'est peut-être pas cool comme j'ai dit tout à l'heure enfin c'est quand même super donc je lance un non mais

2:11:12
Alexis Corbière

non mais c'est une expérience de vie qui est extraordinaire moi j'ai connu Clémentine c'était une jeune militante je veux dire non mais cette idée que mais toi aussi t'étais plus jeune non mais Clémence toi aussi t'étais plus jeune non mais ce que je veux dire par là c'est que peut-être qu'on se rabattu la prochaine fois mais c'est un moment de notre vie qui est puissant on en a fait des choses et puis on mènera d'autres combats

2:11:35
Clémentine Autain

mais je lance l'appel vraiment très très sérieusement et presque solennellement c'est à dire qu'on a besoin d'avoir des femmes qui disent moi j'y vais et qui osent le faire et sans se dire parce que j'ai dit que c'était lourd non mais aussi j'ai dit que c'était lourd moi j'ai eu dans une famille dans une famille recomposée on a quatre enfants non mais parce que les femmes c'est aussi ça des fois les questions qu'elles se posent c'est que je ne vais pas m'en sortir déjà ma vie c'est l'enfer si je me rajoute une couche je ne vais pas m'en sortir je ne dis pas que c'est facile je ne raconterai jamais ça mais c'est passionnant et c'est possible

2:12:10
Invité

et vous êtes légitime à le faire parce qu'on se fait des idées et nous on l'a expérimenté c'est qu'on a vu sur les bancs quelques-uns de nos collègues députés de la majorité ou d'autres on se disait en arrivant où est-ce qu'on va est-ce qu'on va faire la maille est-ce qu'on va être à la hauteur franchement quand on voit le niveau de certains allez-y allez-y tranquillement quand je me regarde

2:12:32
Alexis Corbière

je m'inquiète mais quand je me compare je me rassouce la progression il faut quand même dire

2:12:39
Clémentine Autain

attendez les amis en 5 ans tout le monde quel que soit le niveau de départ si j'ose dire on a progressé mais considérablement et puis par ailleurs il y a aussi un esprit d'équipe où il y en avait qui avaient peut-être plus l'habitude de cet univers d'autres moins j'espère qu'on a été solidaires et qu'on a

2:12:55
Alexis Corbière

non mais l'esprit d'équipe c'est important ceux qui nous suivront la prochaine mandature gardez ça en tête il n'y a rien de l'individualisme si par malheur on était minoritaire ça marche pas je veux dire la seule chose qui compte et j'espère que les copines et copains qui seront les nouveaux députés de garder un groupe qui fonctionne comme un groupe sinon franchement il n'y a rien qui marche pas dans ce parlement faire le malin tout seul ça ne sert à rien par contre agir comme même là on était 17 on va être beaucoup plus là tu peux vraiment faire des choses et donc c'est extraordinaire mais on va être majoritaire en fait

2:13:27
Invité

je tiens à souligner qu'il y a des équipes qui nous entourent qui sont dans l'ombre femmes et hommes sans qui on ne pourrait pas faire tout ce qu'on fait brillamment et bruyamment comme chacun peut le voir la régie

2:13:40
Clémentine Autain

c'est impressionnant comme à la télé

2:13:43
Invité

ça fourmille de partout ça fourmille

2:13:45
Présentateur

ça ressemble merci beaucoup on va s'arrêter là notamment parce que clémentine mais aussi tous les autres mais c'est toi qui commence demain en hémicycle à 9h ça sera diffusé en direct sur l'insoumission sur youtube sur facebook le hashtag j'y viens le hashtag sur twitter c'est loi FI 2022 loi au pluriel il y a une manif pour accompagner les profs

2:14:12
Alexis Corbière

bon courage les profs les parents d'aller à tout

2:14:14
Présentateur

et c'est à 13h30 14h à Paris je crois

2:14:18
Clémentine Autain

il y aura des députés insoumis

2:14:20
Présentateur

il va y avoir une grosse délégation et je

2:14:23
Alexis Corbière

explique si tu fais le making of du truc pendant la pause on va aller manifester tout le groupe autant que possible à 14h et on va revenir dardard pour être tous à 15h

2:14:32
Présentateur

et on reviendra à 15h très rapidement à l'heure parce que ce sera vraisemblablement toi Alexis en hémicycle sur la question de la révocation des élus on essaie de prévoir un peu comment la journée va se passer donc on commence par la question de l'endométriose et à la mi-journée on sera sur la question de la révocation

2:14:48
Alexis Corbière

et entre les deux il y a quoi ? et entre les deux c'est Hugo

2:14:51
Présentateur

qui officie avec monsieur Mélenchon et on retrouvera d'ailleurs Jean-Luc Mélenchon pour un Allo Mélenchon depuis l'Assemblée Nationale demain à 20h à la pause et puis ensuite on enchaînera jusqu'à minuit pour finir la journée de niche parlementaire merci beaucoup d'avoir regardé vous étiez plein merci d'avoir posé des questions sur la chaîne Twitch d'Hugo et à demain pour ce qui me concerne pour le Allo Mélenchon et bonne soirée à tout le monde