Laurent Wauquiez est l'invité de RTL
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Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
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- 0:17OuverteRéponse directe
La réforme de la SNCF, d'abord, si vous voulez bien, réforme que vous soutenez.
- 0:53OuverteRéponse directe
Mais c'est une bonne nouvelle pour l'entreprise, la fin du statut qui a été votée par l'Assemblée.
- 1:19RelanceRéponse partielle
Je ne suis pas sectaire. Et vous appréciez la détermination du gouvernement face aux grévistes ?
- 2:18OuverteRéponse directe
Alors, vous l'avez dit aussi par la loi Asile-Immigration à l'Assemblée Nationale.
- 2:39OuverteRéponse directe
Vous reconnaissez que c'est conforme à vos programmes, à vos convictions.
- 4:11RelanceRéponse directe
Ma question, c'est comment vous faites pour réduire le nombre d'entrées légales dans le pays ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:42InvitéFait
« Ça fait des années qu'on dit qu'il faut qu'on change le statut des cheminots. »
- 3:06InvitéChiffre
« 2017, première année d'Emmanuel Macron, la France a délivré 262 000 titres de séjour. »
- 3:12InvitéChiffre
« Si rien ne change sur la durée du quinquennat, il y aura un million d'immigrés en plus dans notre pays, sur le quinquennat d'Emmanuel Macron. »
- 3:24InvitéChiffre
« Si jamais j'avais compté les sorties, on serait même à 1 300 000. »
- 4:54InvitéPromesse
« Si les parents sont de façon irrégulière en France, ça ne peut pas conduire au droit du sol. »
- 5:04InvitéPromesse
« Je souhaite qu'on ne donne plus la nationalité à des délinquants qui ont été condamnés à une peine de prison. »
- 7:29InvitéPromesse
« Si on est entré de façon irrégulière en France, de façon illégale, on ne doit plus pouvoir obtenir de régularisation ou de titre de séjour. »
- 10:08InvitéPromesse
« Je souhaite qu'il puisse y avoir un référendum sur ces questions. »
- 10:25InvitéPromesse
« Est-ce que vous souhaitez que la France se dote de lois permettant de réduire au minimum l'immigration ? »
Temps de parole
- Invité57 %
- Présentateur30 %
- ?9 %
- Présentateur 24 %
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7h44, excellente journée à tous. Elisabeth Partichoux, vous recevez donc ce matin le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes et président du mouvement Les Républicains, Laurent Wauquiez. Et merci d'avoir accepté notre invitation. Bonjour Laurent Wauquiez. Merci. Bonjour. Donc, la réforme de la SNCF, d'abord, si vous voulez bien, réforme que vous soutenez. Elle a été votée en première lecture hier à l'Assemblée avec le renfort d'une grande majorité des voix LR. Bonne nouvelle pour l'entreprise et un bon point pour le gouvernement.
D
'abord,
ce
que j'ai souhaité, c'est très simple. Je me suis engagé dessus avec Christian Jacob. C'est que Les Républicains n
'aient
pas de double discours. C'était pour moi une question à la fois de netteté et de sincérité. Ça fait des années qu'on dit qu'il faut qu'on change le statut des cheminots.
Et
donc, pour moi, c'était absurde de ne pas voter cette loi. Bien sûr, on peut la critiquer. Elle ne
va
pas assez loin. Il y
a
des points sur lesquels ce n
'est
pas clair.
Mais c'est une bonne nouvelle pour l'entreprise, la fin du statut qui a été votée par l'Assemblée. C'est
une
bonne nouvelle pour l'entreprise. Et c'est aussi, ce qui me permet de répondre à la présentation sympathique que vous avez faite en début d'interview, c'est aussi une façon de marquer que notre opposition sur certains sujets sera très déterminée. Les questions de la CSG, la question du gaspillage de l'argent public, la question ce matin de l'immigration.
Mais
que quand c'est dans l'intérêt de la France, ce n
'est
pas un problème pour nous de soutenir des réformes
auxquelles on croit.
Je ne suis pas sectaire. Et vous appréciez la détermination du gouvernement face aux grévistes
? Je
pense surtout qu'il faut là-dessus, sur cette fin de mouvement, qu'on arrive à être beaucoup plus ferme sur le respect du service minimum.
Une
des choses qui est quand même frappante, c'est qu'il y
ait
le droit de grève, pas de problème. Mais qu'on puisse aller jusqu'à bloquer aussi lourdement, aussi longtemps,
des
milliers de Français qui vont travailler chaque jour, c'est un problème.
Vous
savez que le service minimum, ce n'est pas le service minimum. On a largement déjà parlé sur cette
antenne.
Ça n'oblige pas les trains à rouler. Ça oblige à informer les voyageurs sur l'état du trafic. C'est ça le service minimum.
Exactement. Et c'est pour ça que je souhaiterais que dans la réforme de la Constitution, on puisse inclure une évolution de la définition du service minimum pour mieux protéger ceux qui vont travailler chaque jour. On s'apprête à faire une réforme
de la Constitution. Par des
réquisitions ?
Juste assurer,
comme vous l'avez dit aujourd'hui, on assure de l'information. Ce que je souhaite,
c
'est qu'on assure un vrai service minimum. On peut faire la grève,
mais
on ne peut pas bloquer tout le monde.
Alors, vous l'avez dit aussi par la loi Asile-Immigration à l'Assemblée Nationale. Là, vous avez, d'une certaine façon, enfin une réforme, Laurent Wauquiez, sur laquelle vous n'êtes pas gêné aux entournures. À droite, vous êtes plus à l'aise, je vais dire, pour porter le fer sur ces sujets que sur la loi Travail ou la loi SNCF. Vous reconnaissez que c'est conforme à vos programmes, à vos convictions.
Madame Martichoux.
D
'abord, tout n'est pas un sujet d'échiquiers politiciens.
On
a, à mon avis, une question sur l'immigration qui est devenue un problème extrêmement lourd dans notre pays. Avec un problème d'intégration,
de
montée du communautarisme, que tout le monde constate,
et
qui est lié à une réalité toute simple, c'est qu'on accueille trop d'immigrés par rapport aux capacités d'intégration de notre pays. 2017, première année d'Emmanuel Macron,
la
France a délivré 262 000 titres de séjour.
C
'est un record depuis 43 ans.
Si
rien ne change sur la durée du quinquennat, il y aura un million d'immigrés en plus dans notre pays, sur le quinquennat d'Emmanuel
Macron.
Là, vous ne comptez pas les sorties. Vous faites les entrées.
262 000 en 2017. Non, non. Précisément,
si jamais j'avais compté les sorties, on serait même à 1 300 000. Donc, je prends en compte les sorties, au contraire.
Le
texte qui est mis sur la table par le gouvernement ne permet pas de réduire l'immigration.
Le
président de la République, d'ailleurs, vous me le reconnaîtrez,
n
'a jamais dit qu'il fallait réduire l'immigration.
Il
améliore les conditions d'intégration et il veut rendre l'asile plus efficace, plus rapide, et aussi augmenter les expulsions.
Vous avez parfaitement
résumé le discours, Mme Martichet. Si l'intégration, ça ne
marche pas,
il
faut effectivement accélérer les expulsions et mieux intégrer quand on veut intégrer.
Mme Martichet, toute personne
qui vous a
écouté a bien compris que ce qui était clair,
c'est qu'il n'y avait pas. Vous n'aurez pas ce que je dis.
Je réponds à vos questions.
Je suis là pour ça.
Ma
question, c'est
comment vous faites pour réduire
le
nombre d'entrées légales dans le
pays ? Je vais
être très précis. D'abord, je souhaite que les Républicains aient, eux, un discours clair, en différence par rapport à ce que porte le président de
la
République. Notre objectif assumé, il faut réduire l'immigration.
Nous
faisons aujourd'hui un certain nombre de propositions très précises.
La
première sur le droit du sol.
J
'ai vu à Mayotte la situation où on a des immigrés clandestins qui rentrent en France en se disant, si mes enfants naissent en France, ils auront la nationalité. Ça aboutit à encourager l'immigration irrégulière et ça conduit à un détournement de nos règles du droit du sol.
Vous avez dit que quand un enfant naît ici de parents clandestins, ça ne peut pas aboutir à l'octroi de la nationalité française. Exactement.
La première proposition
que je souhaite porter à l'échelle de la France, pas juste pour Mayotte,
c
'est que si les parents sont de façon irrégulière en France, ça ne peut pas conduire au droit du sol.
Et
j'y ajoute un complément. Je souhaite qu'on ne donne plus la nationalité
à
des délinquants qui ont été condamnés à une peine de prison.
Alors ça, c'est déjà fait. Le principe du droit
du sol,
tout enfant né en France, même de parents étrangers, reçoit la nationalité française à 18 ans, à partir du moment où il
est resté 5 ans en France et à partir
de 11 ans, à condition qu'il
y ait
une absence de condamnation pour certains crimes et délits, une absence d'expulsion évidemment, d'interaction de territoire.
Pas sur le droit du sol et elle est extrêmement réduite. Et donc ce que je souhaite, c'est que ce soit automatique, premièrement. Quoi qu'il soit automatique ? Que soit automatique le fait que si quelqu'un a été condamné, il ne puisse plus obtenir la nationalité dans le cadre du droit du sol.
Ça
fait
partie du critère de
restriction déjà.
Oui, mais
ce que je souhaite, c'est que ce soit automatique. Comme vous l'avez très bien dit, c'est un critère de restriction. Il n
'y
a aucune automaticité et c'est très peu appliqué. La deuxième chose, c'est si les parents sont de façon irrégulière en France, plus d'accès au droit du sol.
Vous remettez en cause le droit du sol ?
Non,
parce que c'est important de comprendre votre intention. Vous remettez en cause le droit du sol ?
Ce que je considère aujourd'hui, oui, je remets en cause le droit du sol. Pourquoi
? Parce
que ce que je considère aujourd'hui, c'est qu'il est détourné.
Et
que quand on vient en France de façon clandestine, uniquement en se disant, si je suis là, ça permet d'acquérir la nationalité, on aboutit à un détournement de nos règles. Je pense qu'il faut que là-dessus, on arrive à recorriger les choses.
Donc c'est une façon de restreindre les conditions d'acquisition de la nationalité française, en
réalité.
Et ce n
'est
pas seulement pour Mayotte, puisque le gouvernement aussi, Edouard Philippe l'a dit, je
le cite, est-ce qu'on
réfléchit à des transformations qu'il faudrait apporter en matière de droit et d'accès à la nationalité à cet endroit ? C'est-à
-dire
Mayotte, il dit, on ne s'interdit rien. Vous ne lui faites pas confiance.
Madame Martichot, vous avez bien compris que mes propositions ne sont pas juste pour Mayotte,
c
'est pour toute la France. Pourquoi est-ce que je considère qu'on a besoin de prendre des propositions qui sont beaucoup plus déterminées que ce que le gouvernement met sur la table
?
262 000 titres de séjour. Un record depuis 43 ans.
Il
est urgent qu'on arrive à corriger les choses.
Je
vais vous donner un deuxième exemple.
Je
pense qu'il faut qu'on arrive à mettre un coup d'arrêt à l'entrée illégale en France. Aujourd'hui, on a des gens qui arrivent irrégulièrement en France, qui parfois sont reconduits à la frontière, reviennent un mois après, un an après.
Et
comment ne pas les comprendre
? Parce
qu'il n'y a aucune sanction
et
que parfois même, même quand on est en situation irrégulière, on n
'est
pas expulsé.
Je
souhaite donc qu'on adopte une règle simple.
Si
on est entré de façon irrégulière en France, de façon illégale,
on
ne doit plus pouvoir obtenir de régularisation ou de titre de séjour.
Pas de régularisation, c'est fini la
régularisation.
Vous
me permettez d
'expliquer
jusqu'au bout pour répondre.
Il
faut être concret.
Il y a des personnes qui travaillent
depuis très longtemps. Vous savez qu'il y
a
plein de secteurs professionnels où on ne trouve pas de main d'oeuvre. Et on est bien content d'avoir des tas de personnes qui travaillent. Par exemple, trieurs de déchets, manutentionnaires, éboueurs, etc. Ces personnes qui travaillent depuis des années, qui ont droit, parfois, grâce à une circulaire de 2012, à une régularisation. C'est terminé ?
Ils
sont
sous le coup d'une expulsion permanente ?
Madame Martichoux,
ce
dont je vous parle, ce sont des émigrés qui sont rentrés de façon irrégulière en France. C'est-à-dire en
ne respectant pas
les lois de notre pays. Je souhaite que dans ce cas de figure, il y ait une interdiction à vie de régularisation et d'accès à un titre de séjour. Pourquoi ?
Mais juste pour ces
personnes qui sont intégrées. Dans votre région, par exemple, il
y a
des chantiers du bâtiment qui fonctionnent grâce à ces personnes-là.
C'est
fini, elles travaillent depuis des années,
c
'est fini.
Vous ne les
régulariserez plus jamais.
Je vais vous répondre.
Si
vous êtes au pouvoir.
Et de votre côté,
vous
considérez que les
gens
qui ont fait l'effort...
Ce
n
'est
pas moi qui suis en question.
C'est pour
ça que je vous réponds. Je
ne
suis
pas un candidat potentiel à la présidence.
C'est pour
ça que je vous réponds et de façon très calme, sans agressivité dans vos questions. Si jamais vous avez des étrangers qui respectent nos règles, demandent des titres de séjour en respectant la loi, eux, parfois, ils se voient opposer un refus.
Et
vous voudriez que je donne une prime à ceux qui n'ont pas respecté les lois de notre pays ? Ce système-là, est-ce qu'il est injuste
? Il
est adopté par l'Australie.
C
'est un système qui est destiné à une seule chose, c'est de mettre un coup d'arrêt à
l
'immigration irrégulière. Mais j'ajoute une chose, parce que là, vous avez raison.
C
'est que ça doit s'accompagner
d
'un travail de lutte contre les patrons
qui,
eux, font de l'exploitation illégale, exploitent des étrangers qui sont en situation irrégulière pour avoir de la main-d'œuvre facile qu'on ne paye pas cher. Ça, vous avez parfaitement raison. C'est indigne, c'est inhumain, et il faut qu
'on
le combatte. Vous pensez
que le gouvernement prépare une vague de régularisation ?
Il
y a un certain nombre d'articles qui ont été faits sur le sujet.
Ce
que je vois,
et
de vos confrères, par exemple, du Monde, ce que je vois, en tout cas, de façon très claire,
c
'est qu'Emmanuel Macron a indiqué que, pour lui, l'immigration était une chance pour la France.
Ce
que je vois, c'est que cette loi ne consiste pas à avoir une politique ferme sur les questions d'immigration.
et
ce que je vois enfin, c'est les chiffres où jamais l'immigration n'a été aussi élevée. Je veux que les Français puissent avoir un choix. Et c'est pour ça que
je
vais aller jusqu'au bout.
Je
souhaite qu'il puisse y avoir un référendum sur ces questions. Depuis 30 ans,
ça
a profondément changé notre pays. Jamais, on n'a consulté les Français sur ce qu'ils souhaitaient.
Avec quelques
questions, très vite, quel genre de questions vous poseriez aux Français sur
un
sujet aussi complexe
?
Une
question très
simple,
c
'est est-ce que vous souhaitez que la France se dote
de
lois permettant de réduire au minimum l'immigration ? Voilà, une question simple, qui après pourra donner lieu à un débat démocratique, avec y compris des échanges.
Je
conçois qu'Emmanuel Macron puisse considérer qu'il faille plus d'immigration.
Mais
en tout cas, c'est un débat suffisamment important pour que les Français décident.
Il nous court après, depuis 1990, dit le Front National, c'est ça
? En
parlant des Républicains. Et
en parlant de
vos dernières propositions, ça ne manquera pas.
Je
vois très bien le réflexe pavlovien, et vous-même vous le citez, que sous-entend éventuellement ce type de commentaires. Ma préoccupation, c'est pas de savoir
si
le Front National, si Emmanuel Macron,
si
le Parti Socialiste font des propositions, si elles sont comparables ou si elles sont différentes. Ma préoccupation, c'est de faire ce que je crois bon pour mon pays.
Et la remise en cause du droit du sol, le droit du sol,
c
'est un fondement de la République. Je me rappelle de Nicolas Sarkozy, disant, jamais nous ne reviendrons sur ce principe.
C
'est la fin de l'émission. Vous, ça ne vous trouble pas
? Mon
sujet, c'est pas de rester figé sur des tabous.
Mon
sujet, c'est d'apporter des réponses aux questions que se posent les Français. Et ce que je souhaite surtout, c'est qu'à l'arrivée, c'est eux qui puissent trancher.
Vous
avez évoqué les années 90.
À
l'époque, Jacques Chirac, Alain Juppé, Valéry Giscard d'Estaing avaient un discours qui était clair sur l'immigration.
Je
suis en train d'essayer de rebâtir une nouvelle droite avec une nouvelle génération.
Ça
vous
inspire
? Je crois qu'on a besoin d'être capable d'avoir une politique aujourd'hui ferme sur ces sujets
parce
que tout simplement, on est tombé dans une fausse générosité. On n'accueille pas bien, et vous l'avez dit, ceux qui viennent dans notre pays. On ne traite pas bien ceux qui y sont.
Il
faut changer.
Le retour aux années 90 et aux propositions, on y reviendra sans doute sur RTL, qui dépotait à l'époque. On a entendu tout à l'heure d'ailleurs un extrait de Jacques Chirac, Le bruit les odeurs. Merci beaucoup, Laurent Wauquiez, d'avoir été avec nous ce
matin sur RTL. Merci à vous, Mme
Martichaud. Laurent Wauquiez, qui souhaite que le service minigome figure dans la réforme de la Constitution. Il faut réduire l'immigration qui va augmenter d'ici la fin du quinquennat Macron, vient de nous dire Laurent Wauquiez, qui réclame la fin du droit du sol pour les enfants de parents en situation irrégulière et par ailleurs souhaite un référendum sur l'immigration. L'intégralité de l'entretien est à retrouver sur le site rtl.fr.