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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 10 février 2023 25 min

Mayotte : "Les bidonvilles se sont accumulés d'années en années, entretenus par l'inaction"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

bonjour Tanny Mohamed Soignies merci beaucoup d'être avec nous ce matin vous êtes élu de Mayotte membre du groupe RDPI ce sont les sénateurs de la majorité présidentielle on va bien sûr longuement parler de la situation à Mayotte dans quelques instants mais d'abord évidemment l'actualité c'est la réforme des retraites et on le voit nouvelle journée de mobilisation demain à l'appel de l'ensemble des syndicats toujours unis le gouvernement n'a-t-il pas tort de rester sourd à cette mobilisation des Français la réforme des retraites faisait partie du programme du candidat Emmanuel Macron c'est tout à fait normal qu'un candidat élu décline ça son programme ce qui se passe dans la rue et compréhensible les gens ont peur pour leur avenir pour le retraite il y a un travail parlementaire qui a commencé et je pense que dans un pays de droit comme le nôtre il faut également faire confiance au parlementaire les lignes ont bougé il y a des concessions de la part de la part du gouvernement et moi je suis dessus qui naturellement font confiance aussi aux travaux parlementaires qui vont permettre d'aboutir à un accord en tout cas à un vote équilibré ces travaux parlementaires ils n'avancent pas on a encore dans l'article 1 les débats sont longs à l'Assemblée en plus ils se déroulent dans un temps contraint puisque vendredi prochain à minuit ça devrait être terminé vous pensez vraiment qu'on peut miser sur le travail parlementaire quand il se fait dans de telles conditions dans mes propos j'ai anticipé sur ce qui va se passer au les débats je l'espère et j'ai confiance là-dessus vont se dérouler d'une autre manière vous pensez de façon plus constructive je l'espère en tout cas parce que c'est important aussi que les Français sur les points importants tout est important mais sur les points les plus importants en temps de ce que leur représentant on va dire vous dites le gouvernement a déjà changé le texte c'est vrai que la promesse d'Emmanuel Macron s'était 65 là on est à 64 mais quand même vous entendez les inquiétudes des Français il y a pas d'autres améliorations à amener à cette réforme le programme d'Emmanuel Macron était axé sur ces 65 ans la première ministre a fait une concession pour passer à 64 ans tout a été revu sur la pénibilité sur les pensions les les plus faibles des Français chacun a son opinion et justement c'est dans le cadre d'un débat parlementaire que l'on pourra accorder nos violons si je puis dire puisqu'on va évidemment parler de Mayotte dans quelques secondes la réforme des retraites elles ne s'appliquera pas à Mayotte la réforme des retraites telles que les prévues dans le droit commun ne s'appliquera pas Mayotte parce que Mayotte nous avons commencé à cotiser les premiers cotisants ont commencé qu'à partir de 1987 et puisque vous le savez c'est un système basé sur la la cotisation le nombre le nombre d'années normal que la réforme ne s'applique pas en tant que tel mais bien évidemment nous allons profiter de ce texte pour demander que la convergence des droits sociaux à Mayotte s'accélère et que les retraites faméliques que touchent aujourd'hui ne retraités la moyenne et aux alentours de 20087 euros [Musique] de cotisations et aujourd'hui un moyen de 287 euros elle doit être complétée nous allons nous demandons que elle soit réévaluée parce que on ne peut pas vivre avec une somme comme celle comme celle-là dans un territoire où en plus il y a une fierté de la vie qui peut atteindre jusqu'à 30 35% des prix c'est pour ça que nous mettons à profit ce texte pour demander au gouvernement de de faire un geste à l'égard des des retraités mahoriens parce que si le retraités n'ont pas cotisé ce n'est pas parce qu'il ne le voulait pas mais parce que le système les pouvoirs publics n'avaient pas mis en place un système de cotisations Mayotte Mayotte au bord de l'explosion c'est le titre du reportage de notre journaliste Jérôme Rabier diffusé demain sur notre antenne à 18h il est tourné il y a quelques semaines dans votre département qui connaît une situation difficile il nous rejoint pour en parler [Musique] bonjour Jérôme bonjour Oriane bonjour monsieur sénateur et Jérôme c'est donc vous qui avez réalisé sur portage diffusé deux mains sur notre antenne pourquoi vous avez décidé de vous pencher sur la situation Mayotte département français seulement depuis 2011 un département français mais qui concentre beaucoup de difficultés immigration pauvreté insécurité et il a été mis sur le devant de la scène en particulier à l'automne dernier pas pour des bonnes raisons et pour la violence qui ravage l'île et en novembre dernier il y a eu une attaque un peu plus violente que les autres qui a touché un bus scolaire sur la route de l'école des enfants ont été attaqués je vous propose de regarder ce premier extrait qui montre bien l'ampleur du problème Mayotte novembre 2022 sur la route de l'école un bus est attaqué par des jeunes cagoulés armés de machettes il force l'entrée du bus avant d'y pénétrer [Musique] un assaut d'une rare violence pour voler quelques téléphones bilan de l'attaque cinq jeunes blessés par des coups de machette et des éclats de vitres quelques semaines après l'attaque du bus l'heure est au bilan pour la société Matisse qui gère la moitié du transport scolaire de Lille [Musique] alors ça c'est notre buste du 16 novembre dernier qui s'est fait totalement pulvériser par une attaque de nigelle des vitres cassées à coups de pierre à coups de couteau qu'on appelle le chombo ici donc aucune vitre de la tenue j'ai perdu 80% du vitrage de ce véhicule mais c'est malheureusement que l'un de ceux qui se font agresser chaque jour chaque semaine et chaque mois de s'écoulent depuis plus de deux ans la société Mathis qui gère la moitié du transport scolaire de Lille notamment la zone Nord qui concentre le plus de difficultés à la constaté une explosion indés agressions sur les bus scolaires il y a pas un jour où il y a pas un de leur bus qui est caillassé ou attaqué façon plus violente les délinquants se sont des jeunes mineurs isolés étrangers en grande partie issue des Comores ils sont plusieurs milliers à vivre dans les bidonvilles qui pullulent sur l'île ils sont arrivés des Comores ou alors ils sont nés à Mayotte deux parents eux-mêmes clandestins car c'est problématique principale de l'île c'est l'immigration et plus particulièrement celle en provenance des Comores une immigration de masque puis de masse pardon puisque dans ce département qui officiellement compte 300 000 habitants il y a 50 % de la population qui est étrangère pour venir à Mayotte territoire français il quitte l'île Dom Juan qui situe à 60 km il tente une périlleuse traversée sur des bateaux très précaires les quoi ça quoi ça et ils arrivent sur les plages de Mayotte notamment à l'ouest et au sud et on est allé avec vous monsieur le sénateur tanimohamed Soignies à la rencontre du maire de boisny-boigny c'est une commune du sud ou très régulièrement des bateaux de migrants débarquent je vous propose de regarder cet extrait en fait les bateaux arrivent du nord de l'entraîneur mais puisque là-bas il fut un temps il y avait énormément de contrôle tout le monde savait que qu'ils arrivaient là les ils ont décidé de descendre un peu au sud et donc il descendent ici et très régulièrement là j'arrive à 50 mètres vraiment ils sont dans les cailloux là et puis il viennent ici et il remonte ici pour s'abriter dans les hauteurs l'immigration a fait exploser la démographie de Lille la population a doublé de 150 000 à 300 000 habitants sans compter tous les migrants illégaux il y a plus de 50% de la population à Mayotte qui est en situation irrégulière partout au monde on connaît pas ça on disait tout à l'heure il y a des études qui disent qu'en Mayotte il y a à peu près 700 000 habitants officiellement on est à 300 000 là récemment lycée la collection que l'ici a fait 300000 c'est pas vivable pendant des années on a parlé d'une bombe à retardement et bien là la bombe A péter en fait la bombe a pété et la déflagration et là il faut faire en sorte que c'est déflagration soit la moins pire possible monsieur le sénateur on va revenir sur ces deux extraits et d'abord le premier est très fort c'est le début du reportage de Jérôme comment vous expliquer ces phénomènes de violence ce sont d'abord merci de consacrer cette matinée à Mayotte ces phénomènes comme je viens de le dire dans ce reportage sur l'accumulation d'année d'inaction ou d'action insuffisante moi je me suis toujours souvenu avant même d'être en politique de responsable politique de l'époque qui disait nous avons à faire à une bombe à retardement et c'est vrai que les bidonvilles n'ont pas ne sont pas arrivés à maillot du jour au lendemain ce sont des bidonvilles qu'on a vu s'accumuler d'année en année je me souviens j'étais ici à métropole pendant mes études dans les années 90 et déjà on m'appelait on me disait mais chaque année nous voyons chaque jour nous voyons arriver des quoi ça de quoi ça quoi ça des dizaines des dizaines de personnes et donc c'est une situation qui a été je vais dire entretenu par l'inaction pendant des années et aujourd'hui on arrive à la à la situation actuelle que que tout le monde que tout le monde connaît vous l'avez dit il y a un problème d'immigration il y a un problème de non encadrement de non occupations d'enfants qui à partir des années 90 vous voyez leurs parents expulsés vers les Comores mais ces enfants sont restés sur place et ont grandi sans encadrement avec comme seule référence la loi de la jungle et même ceux qui sont nés sur place et dont les parents sont en situation été en situation irrégulière et bien ils ont grandi avec sans règles en fait de d'éducation comme un enfant devrait devrait en avoir voilà résumé c'est beaucoup plus pour vous du coup et pour les habitants sur place il y a clairement le lien à faire entre la délinquance que connaît votre département et l'immigration massive avec tout ce que je viens de vous dire avec toute la démonstration qui vient d'être faite nous ne ils ont pas ce lien pour nous amuser pour faire plaisir à certains extrémistes mais là le lien est évident puisque déjà la pénétration dans dans le territoire Mahoré se fait massivement de façon illégale et puis des enfants qui sont de moins en moins jeunes qui vivent dans la précarité et vous mettez n'importe quel être humain dans ces conditions et bien on aboutit au cocktail final sur plusieurs milliers c'est des mineurs isolés étrangers un peu livré vous l'avez dit à la loi de la jungle qu'est-ce qu'on peut faire pour encadrer 3000 5000 mineurs comme ça qui sème le chaos sur l'île c'est difficile de rattraper quelque chose qui aurait dû être fait et qui qui ne l'a pas été le ministre de l'Intérieur et des Outre-mer lors de son récent passage le premier passage à Mayotte avec le ministre délégué aux outre-mer on parlait d'un encadrement par les militaires en s'inspirant de ce qui se fait d'ores et déjà avec le système militaire adapté nous attendons la déclinaison la précision de ce genre d'encadrement mais lorsque je dis cela je parle des mineurs qui sont un voie de socialisation qui peuvent être socialisées ou associés il va de soi que pour les criminels que pour les délinquants c'est la voie judiciaire qui doit être leur être réservé aujourd'hui il manque un centre éducatif fermé nous avons poussé j'ai été l'un de ceux qui ont poussé pour que ce centre soit mis en place le garde des sceaux le premier pour 2024 ça fait partie ça ne va pas ce n'est pas la solution magique mais ça fait partie de la batterie de solutions qu'il faudra appliquer pour espérer résoudre ce fléau vous avez des chiffres assez parlants sur l'explosion du nombre de naissances là-bas est-ce que ce que ça représente oui pour se rendre compte la maternité de Mamoudzou la grande ville de Mayotte c'est 10000 plus de 10000 naissances par an il y a pas une maternité en France ni même en Europe qui a autant de naissance pourtant il y a que 300 000 habitants plus de 10000 naissances par an et les trois plus les trois quarts sont issus deux parents étrangers et donc on le voit bien cette c'est une classe par jour qui n'est à la maternité de Mamoudzou et donc le défi qui pèse sur tous les services publics ensuite pour organiser la vie sur le territoire tout ça ça met une pression intense ça va de la circulation à l'école aux soins bref ça pèse sur l'ensemble des services publics du territoire pour la population pour la population c'est intenable ça fait depuis des années que tout le monde crie au secours la situation a dépassé tout le monde tout le monde sur place et il est plus qu'urgent que des mesures soient prises pour indiquer ce problème mais réponse on va peut-être le voir d'abord avec un nouvel extrait Jérôme et puis après on verra quelle réponse on peut apporter à ça une des réponses l'État mais le paquet sur le sécurité et en priorité le migratoire il suffit de se déplacer sur l'île pour rencontrer énormément de force de police qui patrouille qui font des checkpoints pour contrôler la population ils arrêtent principalement des clandestins Comoriens et quand ils sont arrêtés ils sont emmenés au cras le centre de rétention administrative de Mayotte et dans ce centre l'activité elle est plus qu'intense j'ai pu constater ça avec mon caméraman Clément de Besse c'est simple là-bas on voit passer davantage de clandestins que dans l'ensemble des centres de rétention de France et donc je vous propose de regarder cet extrait on a une moyenne à peu près de 82 si on lit sur l'année à peu près 82 personnes intégrées chaque jour au centre de rétention le centre de rétention accueille en moyenne plus de 30 000 aussi par an sur la moyenne de l'ensemble des CRA de France globalement sur l'année 2021 on a accueilli nous avons accueilli 63% de l'ensemble des rétentions en France ce matin là ce sont encore près de 80 comoriens qui sont expulsés du territoire depuis le centre de rétention direction le port l'accompagnement des policiers français s'arrête ici sur le quai [Musique] c'est un bateau commercial sur lequel on embarque les retenues et qui seront qui seront renvoyés aux Comores sur un même sur un même bateau qu'avec des passagers en fait commerciaux on fait des loinement en métropole par bateau ou par avion mais on met jamais sans ou 150 personnes éloignées en même temps sur un bateau quoi non et qu'ici qu'on voit ça tout à fait [Musique] ces images que vous voyez d'expulsion c'est tous les jours à Mayotte une un bateau qui part pour expulser vers les Comores 80 100 personnes parfois encore davantage en fonction du nombre de bateaux interceptés la nuit de gens qui essayent de rentrer sur le territoire de Mayotte c'est énorme alors la réponse de l'État elle est très ferme elle est très forte 20 000 en 2021 25 000 expulsions en 2022 donc bien davantage que pour toute la France pour l'Hexagone c'est 15000 expulsions dans l'année rien que Mayotte c'est 25000 expulsions dans l'année faut bien se rendre compte mais cette réponse de l'État elle a aussi ses limites les associations et dénonce un respect des droits qui est plus que limite sur le territoire de Mayotte puisque ils sont arrêtés ils sont expulsés en moins de 24 heures donc il est pas toujours évident de vérifier la situation des personnes qui sont expulsées certaines ont fait des démarches auraient le droit de rester sur le territoire mais parfois on n'a pas le temps de prouver qu'elles ont fait ces démarches elles sont tout de même et expulsés et au total il faut bien se rendre compte que c'est près de 10% de la population officielle de l'île qui a expulsé chaque année c'est énorme la réponse de l'État est la bonne pour vous animerait d'insister sur ces efforts qui ont été faits parce que il n'y a de pire il n'y a rien de pire d'un territoire que que la démagogie d'entendre certains dire que rien n'est fait le les forces de l'ordre ont été doublées ont été doublés mais le compte n'y est pas si je puis dire parce que nous n'arrivons pas à endiguer le problème mais il ne faut pas dire que rien n'a été fait parce que si le même effort a été soutenu pendant toutes ces années on n'en serait pas là aujourd'hui mais il faut reconnaître cet effort qui a qui a de doublement des forces de l'or actuellement à notre demande le raid et reste de de façon de façon pérenne euh pour continuer dans dans cette voie il faut améliorer le renseignement parce que les réseaux il y a des réseaux de personnes en situation irrégulière s'organise de plus en plus s'organise de mieux en mieux et c'est l'étape au niveau des forces de l'ordre à franchir mais évidemment pour répondre à votre question ce n'est pas suffisant si c'était suffisant on en serait pas là on a on a pas de réparer je tenais à préciser ses efforts sans conséquence qui va arriver au Sénat dans quelques semaines maintenant est-ce que pour vous il faut des mesures spécifiques pour Mayotte est-ce qu'il faut restreindre encore plus le droit du sol qui est déjà différent à Mayotte que sur le reste du territoire oui à mon initiative le les conditions d'acquisition de la nationalité ont été modifiées en 2018 le projet de loi tel que il a été présenté aujourd'hui au Sénat ne contient pas de mesures spécifiques à Mayotte sur ce sujet ou sur un autre sujet moi je suis de ceux qui disons effectivement renforçant le dispositif mais faisons-le avec l'existant déjà lorsque j'ai défendu les dispositions dérogatoires actuelles devant le Conseil d'État en 2018 le Conseil d'État a précisé quels étaient équilibrées et adaptés proportionnée adapté et le Conseil d'État avait ajouté deux conditions supplémentaires et force de constater que ces conditions ne sont pas à ce jour respecter la première condition c'était laquelle c'était de mener une campagne de dissuasion à l'endroit des comoriennes candidates pour venir mettre au monde des enfants à Mayotte ces femmes croient à une chimère d'un droit du sol automatique comme ce qui se passe aux États-Unis or ce n'est pas le cas le droit du sol en France n'est pas automatique et avec ces dispositions nous avons ajouté une condition supplémentaire mais lorsque une femme qui veut profiter des dispositions sur le droit du sol au départ des Comores ne sait pas que sur place ça ne marchera pas mais elle va quand même continuer à y aller cette campagne de dissuasion alors que nous aurions pu le faire et il aurait pu se mettre en place à la radio comme comme ça se fait la radio à Mayotte elle aurait dû être faite de façon intensive la deuxième condition qui avait été émise par le Conseil d'État qui n'est pas respecté c'est une lutte farouche contre les reconnaissances de complaisance parce que le délai de trois mois aujourd'hui pour pouvoir bénéficier du droit du sol pour son enfant on peut l'augmenter à un an à 10 ans mais si il faut pour vous parce que il est venu il a proposé de l'augmenter c'est la bonne solution mais si par par une reconnaissance frauduleuse un Français qui reconnaît un enfant qui ne peut pas bénéficier du droit du sol à Mayotte et bien par cette reconnaissance on peut mettre tout ça à plat et bien ça ne sert à rien de de durcir le dispositif tant qu'on n'a pas amélioré ce dispositif tant qu'on connaît pas aller au bout de l'existant donc moi je a priori je ne suis pas opposé à ce que on aille plus loin mais pas dans l'immédiat en tout cas il aurait fallu pour cela un rapport pour dire depuis que ces dispositions se délai de un an il reste l'être humain pour dire où est-ce qu'on en est ces dispositions qui touchent quand même plus de la moitié de naissance c'est énorme ces dispositions qui touchent plus de la moitié de naissance et bien une étude d'impact aurait été nécessaire pour savoir où on en est et pour voir éventuellement comment aller plus loin dernière question Mayotte est devenue département il y a un petit peu plus de 10 ans est-ce que pour vous ça a été un échec cette départementalisation pas du tout pas du tout il y a une confusion souvent des choses lorsqu'on dit que la départementalisation de Mayotte est un échec la départementalisation de Mayotte et la suite logique de l'entrée de Mayotte au sein de la France en 1841 c'est une aspiration de toutes les générations qui a fini par se concrétiser maintenant dans les modalités de mise en oeuvre de la départementalisation mais c'est facile de tirer des conclusions à la fin on aurait pu on aurait dû s'y prendre autrement et mieux préparer le le territoire à la départementalisation aujourd'hui ce qui ne va pas ce n'est pas la départementalisation mais c'est la distorsion des niveaux de vie entre notre voisinage y compris Madagascar y compris l'Afrique et nous mais les maorilles qui sont des Français et des Européens ne vont pas retarder et cesser leur développement parce que les autres pays aux alentours le censurent pas comme il faudrait merci beaucoup merci d'avoir été avec nous et merci Jérôme votre reportage Mayotte au bord de l'explosion et donc avoir sur notre antenne demain à 18h merci à tous les deux dans le club des territoires dans 20 minutes on va parler de la réforme des retraites l'examen reprend aujourd'hui à l'Assemblée alors que une journée une quatrième journée de mobilisation est annoncée pour demain et on va en parler tout de suite avec notre prochaine invité c'est Jean-Claude Mahy qui nous rejoint

Mayotte : "Les bidonvilles se sont accumulés d'années en années, entretenus par l'inaction" — Thani Mohamed Soilihi · Pourquijevote