Macron remanie...Mélenchon accuse #cdanslair 16.10.2018
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 19 %Attaque 56 %Défensif 26 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:17OuverteÉludée
C'est le président lui-même qui viendra ce soir faire le service après-vente du remaniement.
- 1:07OuverteRéponse directe
Vous parlez en quel rôle ? Vous êtes politologue, directeur du Centre d'études et d'analyse, le CETAN.
- 1:16OuverteRéponse directe
Françoise Fressot, vous êtes journaliste, éditorialiste au quotidien Le Monde. Votre édito du jour sur le sujet est intitulé « Remaniement, surtout pas de révolution ».
- 1:26OuverteRéponse directe
Soazie Kamener, vous êtes rédactrice en chef du service politique de Marianne. Je renvoie à votre dernier livre, « L'irrésistible ascension, les dessous d'une présidentielle insensée aux éditions Flammarion ».
- 1:35OuverteRéponse directe
Enfin, Bruno Jeudy, vous êtes rédacteur en chef du service politique de Paris Match. On peut retrouver votre papier du jour « Remaniement, Macron bétonne sa majorité » dans votre journal « Apparaître en ligne ».
- 1:48OuverteRéponse directe
Bien sûr que nous allons revenir sur les détails de ce remaniement, sur les entrants, les sortants.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:35PrésentateurFait
« Quatre sortants, huit entrants de nouvelles têtes, quelques élus aguerris qui font leur entrée. »
- 0:52PrésentateurFait
« Et pendant ce temps-là, le patron des Insoumis, Jean-Luc Mélenchon, perquisitionné à son domicile, dénonce une opération politique et fait trembler les murs de l'Assemblée. »
- 2:49InvitéFait
« Les ministres qui étaient déjà condamnés par la presse ou en délicatesse avec la justice ou leur administration sont virés. »
- 3:22InvitéFait
« On s'aperçoit depuis la rentrée que le chef de l'État, d'une certaine façon, patine dans la mesure où sa politique ne produit pas encore les résultats escomptés. »
- 4:04InvitéFait
« Emmanuel Macron est le premier à savoir que ça n'arrivera pas. Jamais dans l'histoire de nos républiques, un remaniement ministériel n'a changé quoi que ce soit à la donne de l'opinion. »
- 10:04InvitéFait
« Non Madame la députée, nous ne changeons pas de cap. »
- 12:40InvitéChiffre
« Sur le pouvoir d'achat, on prend les mêmes, on recommence à Bercy, aucun changement, 4,5 milliards d'euros supplémentaires. »
- 12:49InvitéFait
« On ne va pas renouer avec les territoires en mettant une ministre qui a commencé sa carrière politique sous Giscard d'Estaing. »
- 17:30InvitéFait
« Didier Guillaume, honorable sénateur pour l'agriculture. »
- 18:35InvitéFait
« Il y a des élections européennes. Il y a des réformes qui arrivent. »
- 22:40InvitéFait
« Parmi ceux que tout le monde voulait virer, il y avait Mézard et il y avait Travers, c'est des politiques, c'est des élus de longue date. »
- 23:39InvitéFait
« La preuve, c'est qu'il y a des gens dont on n'en avait jamais entendu parler qui rentrent au gouvernement. »
- 30:09PrésentateurFait
« À lui, les dossiers techniques, les questions de sécurité. À lui, la coordination des services de police et de renseignement. »
- 40:30InvitéFait
« C'est des choses très lourdes qu'a dit Gérard Collomb, sans doute même, a-t-il exagéré dans son départ, agacé par le fait que peut-être le Premier ministre l'avait fait patienter de longues minutes. »
- 43:32PrésentateurFait
« 8 policiers venus saisir téléphone portable et ordinateur du leader de la France Insoumise dans le cadre de deux enquêtes préliminaires ouvertes par le parquet de Paris. »
- 45:07InvitéFait
« Monsieur Macron est un petit personnage et sa bande de ministres de la même nature. »
- 45:14InvitéFait
« Nous ne sommes plus dans un état démocratique normal. »
- 47:52InvitéFait
« La nomination du procureur après entretien ce n'était pas vrai puisque ce procureur avait été nommé par le pouvoir précédent. »
- 55:26InvitéChiffre
« Il était 27 en mai 2017, ils sont 35. »
- 55:46InvitéChiffre
« On est encore loin des 49 du gouvernement Michel Rocard. »
- 58:10InvitéFait
« il faut quand même vérifier que tous ces mille nouveaux entrants sont des parangons d'honnêteté »
- 58:30InvitéFait
« ceux qui disent que c'est respecté ils ne comptent pas le Premier ministre »
- 58:54PrésentateurFait
« Jacqueline Gouraud modem, Julien Denormandie très proche d'Emmanuel Macron »
- 59:11InvitéFait
« il y a l'urgence à recoller les morceaux avec les élus locaux »
- 59:37InvitéFait
« Emmanuel Macron a veillé vraiment pesé pour que le socle de la République en marche de son électorat de premier tour ne soit pas dévié »
- 1:00:20InvitéFait
« elle a vraiment parmi ses fonctions été lobbyiste chez Danone »
- 1:01:20InvitéChiffre
« il y a un peu plus de ministres donc ça coûte un peu plus »
Temps de parole
- Présentateur33 %
- Invité18 %
- Invité 217 %
- Invité 317 %
- ?5 %
- Invité 43 %
- Invité 53 %
≈ 23,3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
A toutes et à tous, nous attendons vos questions, SMS, Internet et réseaux sociaux pour alimenter notre discussion. C'est le président lui-même qui viendra ce soir faire le service après-vente du remaniement. Le chef de l'État prendra la parole à 20h. Il reviendra sans doute sur l'épilogue d'un feuilleton qui aura donc duré 13 jours depuis le départ fracassant de Gérard Collomb. Au final, l'exécutif a fait le choix d'un vrai remaniement. Quatre sortants, huit entrants de nouvelles têtes, quelques élus aguerris qui font leur entrée.
Des recrues issus également de la société civile, une équipe rajeunie qui respecte le en même temps macronien avec un message politique en direction des territoires et un binôme qui fait son entrée au ministère de l'Intérieur. Et pendant ce temps-là, le patron des Insoumis, Jean-Luc Mélenchon, perquisitionné à son domicile, dénonce une opération politique et fait trembler les murs de l'Assemblée. Macron remanie, Mélenchon accuse, c'est le titre de cette émission avec nous pour en parler ce soir. Vous parlez en quel rôle ? Vous êtes politologue, directeur du Centre d'études et d'analyse, le CETAN.
Je cite ce soir votre dernier livre, Les raisons de la colère, l'élection de la dernière chance, publié aux éditions Grasset. Françoise Fressot, vous êtes journaliste, éditorialiste au quotidien Le Monde. Votre édito du jour sur le sujet est intitulé « Remaniement, surtout pas de révolution ». Nous y reviendrons. Soisie Kamener, vous êtes rédactrice en chef du service politique de Marianne. Je renvoie à votre dernier livre, « L'irrésistible ascension, les dessous d'une présidentielle insensée aux éditions Flammarion ». Enfin, Bruno Jeudy, vous êtes rédacteur en chef du service politique de Paris Match. On peut retrouver votre papier du jour.
« Remaniement, Macron bétonne sa majorité » dans votre journal « Apparaître en ligne ». Bonsoir à tous les quatre. Bonsoir. Merci de participer à ce « C'est dans l'air en direct ». Bien sûr que nous allons revenir sur les détails de ce remaniement, sur les entrants, les sortants. Mais un mot quand même, le président de la République prend la parole ce soir, Roland Quairol, à 20h, dans une déclaration solennelle.
C
'est pour faire le service après-vente de son remaniement ou est-ce qu'il
y a
autre chose ?
Je pense qu'il y a d'abord un peu de compassion avec la France qui est inondée. Je crois que tout le monde a été saisi par ces images et il est normal que le président accuse le choc. Mais évidemment, ce qu'il a dans la tête, c'est aussi de nous vendre ce que le président de l'Assemblée a appelé dans une interview le « nouveau souffle » qui est censé inaugurer ce remaniement. Alors, « nouveau souffle
»,
si c'est un nouveau souffle à attendre dans l'opinion,
je
crois qu'Emmanuel Macron est le premier à savoir que ça n'arrivera pas. Jamais dans l'histoire de nos républiques, un remaniement ministériel n'a changé quoi que ce soit à la donne de l'opinion. Mais c'est un vrai remaniement important pour peut-être donner un nouveau souffle au travail gouvernemental. Les ministres qui étaient déjà condamnés par la presse
ou
en délicatesse avec la justice ou leur administration sont virés. Et on en voit de nouveau avec un Macron qui a su prendre les 15 jours pour faire de la vraie alchimie macronienne.
Et ça,
on
va y revenir dans
le détail.
Respectant tous les équiliments de la Macronie.
On va revenir sur le remaniement, Roland Quairol. Je voudrais juste faire un petit tour de table sur cette intervention du président de la République ce soir. Est-ce qu'il réagit sous la pression ? Il y a des voix qui se sont exprimées ces derniers jours pour dire « il faut qu'il s'exprime, il y a besoin d'explications, Françoise Presseauze ».
Je pense que même s'il n'y avait pas eu le remaniement, même si Gérard Collomb n'était pas parti, il y avait un problème d'explication du moment politique. Parce qu'on s'aperçoit depuis la rentrée que le chef de l'État, d'une certaine façon, patine dans la mesure où sa politique ne produit pas encore les résultats escomptés. Et où il a beaucoup de mal à convaincre les Français que c'est la bonne direction. Si vous prenez aussi la scène européenne, vous apercevez qu'on n'est pas du tout dans une alchimie macronienne, on est plutôt dans le président face à la montée des populistes. Donc il y a vraiment le fil à retrouver avec les Français.
Et ce remaniement, dans cette scène-là, moi je pense que c'est un peu le message, c'est « je change tout pour au fond ne rien vraiment changer » dans la mesure où, par exemple, Richard Ferrand, le président de
l
'Assemblée nationale, demandait un nouvel élan. Il
préconisait
un nouveau gouvernement avec un Édouard Philippe venant devant l'Assemblée nationale, venant dire « je vais maintenant assister sur rassembler, unir, plutôt que sur libérer ». Et Emmanuel Macron a dit « non, je ne vais pas faire ça, ma politique est cohérente, donc je continue ma politique ». Il a aussi été un peu interpellé par son Premier ministre, qui est venu lui vendre des noms qu'il n'a pas admis la semaine dernière. C'est pour ça que le remaniement a duré 13 jours au lieu de durer une semaine. Donc on sent qu'Emmanuel Macron veut marteler qu'il reste le patron, que sa politique est la bonne, mais qu'il a quand même entendu un certain nombre de messages.
Besoin de resserrer le travail gouvernemental, besoin d'être à l'écoute aussi des territoires, puisqu'il y
a
un
vrai
schisme aujourd'hui entre le gouvernement et les élus locaux.
On termine ce petit tour de table sur l'intervention, je le rappelle, du Président ce soir à 20h, sur la forme, intervention solennelle, c'est « Françaises-Français
».
Ce
n
'est
pas une interview, c'est…
Non,
besoin de renouer avec les Français. Ce Président, au fond, ne parle pas si souvent que ça aux Français et à la Nation. Il a supprimé l'intervention du 14 juillet, qui était une interview, mais il l
'a
supprimée. Il l'a supprimée. Ses dernières émissions télé importantes remontent maintenant au printemps, avril-mai, depuis rien.
Alors
des petites phrases, une communication très décousue, des petites phrases, des vidéos postées sur les réseaux sociaux. Mais au fond, un Président qui, en a un sentiment, se fait aussi presque voler sa parole. Alors l'Élysée se plaint beaucoup qu'on spécule trop sur des petites phrases, mais c'est aussi parce que ce Président, je trouve, n'explique pas assez ce qu'il fait aux Français. Et puis, il y
a
eu aussi l'événement cet été de Benalla. Il n
'a
pas voulu intervenir. Il n'a pas voulu s'expliquer, ce qui, par ailleurs, peut être compréhensible d'un point de vue purement ne pas s'abaisser à ce niveau-là. Mais au fond, pour un Président qui voulait renouveler la fonction, qui voulait avoir un autre lien avec les Français, il a d'abord été pendant un an perché. Maintenant qu'il redescend, c'est normal qu'il parle aux Français. Et là, il y
a
un remaniement. Il y a aussi les inondations. Il y a besoin de la parole présidentielle.
Soazie Kemener, besoin de la parole présidentielle, encore une fois, dans un exercice où il n
'y
aura pas de questions sur l'affaire Benalla. Il n
'y
aura pas de questions peut-être sur certains couacs ou certains sujets qui ont été moins lisibles de la politique économique. Là, c'est ce que disait Roland Quairol. C'est à la fois les inondations, c'est à la fois une nouvelle équipe de la solennité pour Emmanuel Macron. La
déclaration solennelle, on sait qu'il goûte assez près la contradiction et l'ajoute face à des intervieweurs. Donc on voit, il a laissé ça de côté pour l'instant puisqu'il y
avait
des spéculations sur une éventuelle
intervention, par exemple, à la radio. Alors pour l'instant, ce n'est pas totalement laissé de côté. Mais en tout cas, là, il décide de faire une adresse à la nation. Pourquoi ? Parce qu'on lui disait qu'il fallait réinitialiser son logiciel. C'est ce qu'on avait entendu notamment dans la bouche de Gilles Finkelstein, le patron de la Fondation Jaurès. Donc finalement, la réponse que fait Emmanuel Macron par ce remaniement aujourd'hui, je réinitialise. Mais quand on réinitialise, qu'est-ce qu
'on
trouve ? On trouve moi, c'est-à-dire on trouve un gouvernement qui me ressemble.
On
trouve un gouvernement où finalement, les influences qui avaient été dites très très importantes de quelqu'un du Premier ministre, Edouard Philippe, on disait qu'il y
aurait
un décalage vers la droite, ce n'est pas le cas. Aujourd'hui, il essaie de dire, voilà, j'ai fait, j'ai remanié sous la contrainte, certes, mais au bout du bout du bout, on arrive à
ce que je vais dire ce soir, c'est-à-dire, on va voir,
on
va écouter ce qu
'il
va dire évidemment ce soir. Mais en tout cas, sa cohérence, je ne change pas de cap, c'est la partie du discours
qui est restée intacte. D'ailleurs, c'est ce qu'il disait déjà aux Antilles, c'est ce qu'il a répété aux journalistes qu'il a pu voir. Donc voilà, à la fin, c'est moi et c'est lui qui va parler au français ce
soir.
Roland-Carol, vous êtes d'accord avec ça ? C'est intéressant la lecture de Sazik Kemener sur à la fois le remaniement. Est-ce qu'on retrouve le Macron du début dans ce remaniement
? On
retrouve tout Macron, et je pense que grâce à la boucle de ce soir, on aura vraiment fait le tour. On l'a dit quand même plusieurs fois ici, là peut-être qu
'il
devrait parler, se contenter de quelques petites phrases dehors qui en plus sont toujours critiquées, et il
n
'y a pas de gens pour relier politiquement son discours. Le seul instrument, le seul, qui permette de parler à tous les français qui le veulent bien, c'est la télé. Et il a depuis le début une espèce de réticence envers la télé, et notamment envers les journalistes de télévision, d'où peut-être raison de plus pour, dans cette période, faire un peu plus de solennité, je vous parle. C'était devenu rarissime qu'on enregistre un entretien et qu
'on
l'ouvre à toutes les chaînes, si vous le voulez, prenez-le. C'est incroyable, même. Parce
que là, ce
sera sur toutes les chaînes.
Ce sera sur toutes celles qui voudront bien. Oui, mais c'est quand même une nouveauté.
Il y en a qui ne voudront pas
? Il y en a qui ne voudront peut-être pas, il y
en
a peut-être qui préfèreront mettre de la musique. Toujours est-il que je crois qu'il a entendu ce message-là, qu'il fallait terminer cette séquence par sa réapparition seule devant les français.
Alors, on y vient à ce remaniement que vous allez détailler. Pour nous,
c
'est un remaniement qui aura été attendu ce matin, sans annonce d'ailleurs, sur le perron de l'Elysée, comme c'est pourtant souvent l'usage. La nouvelle composition de cette équipe a été dévoilée. Un équilibre politique,
ça
va m'en doser. Un casting au millimètre pour un vrai remaniement que nous détaillent Myriam Zéard et Pierre-Mille Abelando. Séance est ouverte. Séance de questions pour un nouveau gouvernement cet après-midi dans l'hémicycle. Sur les bancs des ministres, quelques nouveaux venus. Fraîchement accueillis par les députés de l'opposition.
Merci Monsieur
le Président, Monsieur le Premier Ministre. Nous avons vécu un mauvais feuilleton en quelques
semaines. Une sorte de House of Cards version bas de gamme, avec la désertion de deux ministres d'Etat du gouvernement,
les
ambitions des uns et des autres pour les municipales, les effets d'annonce sous couvert d'une mésentente au sommet de l'Etat, et du chantage pour des postes.
Un
mauvais feuilleton au casting immédiatement défendu par le Premier Ministre.
Pendant
15 jours, vous avez fait mine d'être impatiente, maintenant vous faites mine d'être déçue. Non Madame la députée, nous ne changeons pas de cap.
Pas de changement de cap, mais une nouvelle équipe, à commencer par Christophe Castaner, le fidèle du Président, devenu ministre de l'Intérieur ce matin.
Cette
énergie-là, ce doit être la nôtre,
à
Laurent Nunez et à moi-même.
Elle
sera, mesdames, messieurs, à votre service, chaque jour, 24 heures sur 24, sans repos, sans attente, sans perte de temps,
parce
que la sécurité de nos concitoyens implique cet engagement total.
Christophe Castaner, engagé dans une nouvelle mission, sera épaulé par Laurent Nunez. Comme lui, six ministres déjà en poste changent de portefeuille ou voient leur champ de compétences élargi.
C
'est le cas de Jacqueline Gourault, qui se voit propulsée à la tête d'un large ministère de la cohésion des territoires, avec pas moins de deux secrétaires d'État sous sa tutelle, Julien Denormandie et Sébastien Lecornu. Une promotion pour cette proche de François Bayrou
et
un message politique
à
l'intention des régions.
Tous
ces territoires
ont
leur richesse, et ça c'est très important,
parce qu'on le sait, dans chacun de ces territoires,
des
initiatives des élus locaux
jaillissent un
peu partout.
Et
bien sûr, le devoir
de
l'État, c'est de les accompagner.
Des
ministres déjà en place, et des petits nouveaux, huit au total. Parmi eux, Franck Riester, qui hérite de la culture,
ou
encore Didier Guillaume, proche de Manuel Valls, qui débarque lui à l'agriculture. Un gouvernement avec de nouvelles têtes au sein de secrétariats d'État, des figures moins connues du grand public, à l'image d'Agnès Pannier-Runacher à Bercy, et d'Emmanuel Vargon à l'écologie, deux femmes issues de la société civile.
Dans
les entrants également, le député modem Marc Fénaud, chargé des relations avec le Parlement.
Ou
encore Gabriel Attal,
député La République En Marche des Hauts-de-Seine. A seulement 29 ans, ce bon élève de la majorité devient le Benjamin d'un gouvernement
censé incarner un second souffle.
Un
pari perdu d'avance pour l'opposition.
Tout
ça pour ça. Tout ça pour ça. On a attendu 15 jours simplement pour flatter l'égo du président de la République qui voulait montrer qu'il était maître des horloges. Écoutez, il n
'y a
pas grand-chose à en penser. 15 jours de tergiversation pour n'avoir que des fidèles du président de la République. Ça prouve que le casting était un peu court et que plus grand monde a envie de s'embarquer
sur
ce navire à la dérive. Sur le pouvoir d'achat, on prend les mêmes, on recommence à Bercy, aucun changement, 4,5
milliards
d'euros supplémentaires. Et enfin, sur les territoires. On ne
va
pas renouer avec les territoires en mettant une ministre qui a commencé sa carrière politique sous Giscard d'Estaing.
De la politique à l'ancienne, pas sûr que le compliment plaise à Emmanuel Macron. Lui qui a prévu de s'adresser ce soir aux Français via une allocution enregistrée et diffusée à 20 heures.
Et
cette question qui nous est posée ce soir, aucun ténor de la politique parmi les nouveaux ministres. La montagne n'accouche-t-elle pas d'une souris ? Roland Quairol.
Eh
bien, écoutez, les Français ont voté en 2017. Et ils ont voté pour changer. Ils ont voté pour Macron, que presque personne connaissait un an avant. Et ils ont voté pour une majorité impressionnante, majorité absolue, de gens qui étaient nouveaux. Et rappelez-vous, certains parlaient du dégagisme. Macron n'en a jamais parlé, mais c'est arrivé. Et qu'est-ce que vous voulez ? C'est normal, après, qu'on fasse avec ce vivier-là ce qu'ils vont être les dirigeants de la France. Donc,
je
comprends que certains se disent, « Mais enfin,
comment ? » Oui, où sont
les ténors de la
politique ? On rappelle quand c'est dur,
en gros. Où sont les ténors ? Mais enfin, en vérité, c'est ce que les Français ont voulu. Les ténors, ils les ont renvoyés dans leur foyer.
Tout ça pour ça. C'est ce qu'on a beaucoup entendu dans les réactions politiques depuis ce matin. Est-ce que c'est un remaniement réussi ? On va ensuite entrer dans le détail. Le but, vous l'avez dit les uns les autres, c'était de donner un nouveau souffle à ce quinquennat après les affaires et les rentrées compliquées. Est-ce que c'est un remaniement réussi, François Cressos ? Alors,
le nouveau souffle, ça, on ne
peut
pas le dire maintenant. Il faut écouter ce que dit Emmanuel Macron, comment lui-même interprète le changement d'équipe. Ce qui est sûr, ce qu'on lit, c'est qu'il veut rester dans la cohérence de la politique qui mène. Et toute la réflexion avant le départ de Gérard Collomb, c'était de dire, s'il doit y
avoir
des gros ajustements, c'est après les élections européennes, avant les élections municipales. Donc, le tempo d'aujourd'hui, ce n'était pas le grand bouleversement. Donc, je pense qu'ils vont continuer la politique qu'ils ont menée. Après,
ce
qui est important, c'est l'écoute. Est-ce qu'avec le dispositif que j'ai choisi, je peux faire ce qu'Emmanuel Macron avait annoncé en août, devant le Congrès du Parlement ? D'une certaine façon, il avait acté la fin de cette première année qui était très bonapartiste, très verticale. Et il avait dit, je veux faire la République contractuelle et je veux faire le dialogue social. Et en fait, on s'est aperçu en septembre que la République contractuelle, ça ne marchait pas, les élus locaux étaient toujours vent debout et que les partenaires sociaux, s'ils étaient un peu plus consultés, ce n'était pas encore le grand amour non plus.
Donc, là, l'idée, c'est, est-ce qu'avec les personnes que je mets au gouvernement, le dialogue se fait un peu mieux ? Il y a deux changements importants. Il y a effectivement la promotion de Jacqueline Gourault qui est vraiment l'élu local par excellence.
Elle est modem, hein ? Elle était.
Alors, elle est modem,
mais
elle est aussi sénatrice, ancienne sénatrice. Elle connaît tous les élus locaux. Elle a cette facilité d'approche qui fait que les élus locaux peuvent se dire on a quelqu'un au gouvernement qui compte. Et puis, le deuxième poste important peut-être pour essayer de mettre du liant, c'est un centriste du modem aux relations avec le Parlement. C'est-à-dire que vous avez
Marc Fénaud
qui s'était manifesté où on a vu, au moment de l'élection de Richard Ferrand, président de l'Assemblée nationale,
on
a vu un certain nombre d'élus de la majorité préférer voter pour lui en disant, on en a ras-le-bol d'être aux ordres, d'être... Voilà. Donc, Marc Fénaud, il va être, je pense, un peu chargé au gouvernement d'essayer de mettre du liant, de voir un peu plus les élus et de faire comprendre que peut-être la majorité, c'est pas un seul bloc, mais qu'il y a peut-être des alliés à prendre davantage en compte. Donc, ça, mais on va le voir... Ça,
c'est un message très net de ce remaniement. À la fois les collectivités locales et à la fois les élus, c'est... Je vous
ai compris. Le double
message, c'est je ne change pas ma ligne, mais je vous ai compris sur l'écoute et je vais faire un effort. En tout cas, j'essaye de mettre des pièces pour faire cet effort-là.
Et le en même temps ? Qu'est-ce qui devient, le en même temps
?
Au sens... Cette grammaire du Nouveau Monde, le fameux en même temps, on va dire qu'il est respecté. Un peu de La République en marche, on promeut Castaner, on promeut Julien de Normandie qui est un proche du président qui devient ministre et secrétaire d'État. Et puis, il
y
a le jeune Gabriel Attal et puis une autre députée qui sont nommée. Bon, très bien. Un peu de La République en marche. Une bonne louche de modem parce qu'il fallait un peu bétonner la majorité. Bayrou, il a passé des messages depuis trois semaines. En gros, il va falloir un peu renforcer les modems au sein du gouvernement.
renforcer
avec deux figures. Donc, on va apprendre à découvrir. Jacqueline Gouraud qui était déjà au gouvernement.
Deux figures, mais deux figures qui sont... Jacqueline Gouraud, elle était ministre des Gays, devient ministre importante, ministre du gouvernement au territoire. Fenot, il hérite d'un poste de ministre là où Castaner avec un poste de secrétaire d'État. Tout ça, ça ne dit pas grand-chose au public, mais les centristes prennent du poids, l'influence de plus en plus importante. Il y a une petite touche d'EPS. On est allé chercher un ancien sénateur socialiste, Didier Guillaume, honorable sénateur pour l'agriculture.
Élu de terrain.
Élu de terrain. Et puis, la société civile est respectée. Il y a trois têtes qui rentrent. Un policier, une hônesse.
Et
puis, deux femmes sans doute très compétentes. Donc, on va dire que facialement, tout est respecté. Les dosages d'apothicaires d'Emmanuel Macron sont fameux en même temps.
Et
là, quand même, j'observe un truc.
C
'est que globalement, moi, je trouve que c'est...
un
remaniement assez politique, voire politicien, qui montre... Mais parce que les recrues principales, c'est quand même des politiques. On voit bien qu'il y a la volonté de professionnaliser un peu ce nouveau monde. À la culture, on met un parlementaire à la place de Françoise Nyssen, qui s'en va. Jacqueline Gouraud, on met vraiment une élue très importante. Et puis, les sociétés civiques, elles ne rentrent pas sur des postes très importants. Elles rentrent quand même sur des postes de secrétaire d'État qu'on ne va pas tellement voir. Donc, il
y a
la volonté quand même, j'allais dire, de politiser, professionnaliser cette équipe. Emmanuel Macron sait que les six mois qui viennent, c'est des mois qui vont être compliqués. Ça va tanguer. Il y a des élections européennes. Il y
a
des réformes qui arrivent. Et il faut professionnaliser cette équipe. Le nouveau monde, aujourd'hui, ressemble beaucoup à l'ancien monde. Et puis, je pense que le président, il a noté aussi qu'à l'Assemblée, ça flottait un peu dans la majorité. Il y
a
eu l'élection de Richard Ferrand qui a été un petit peu discutée. Dans La République en marche, l'idée de faire monter de jeunes députés pour un peu remotiver tout le monde, politiser un peu tout ça. Il y a une évolution en même temps. Mais globalement, on va dire qu
'il
n
'y a
pas un coup politique extraordinaire. Ce n
'est
pas très flamboyant non plus. À mon avis, c'est un remaniement
qui
est certes important, mais qui ne va pas être fondamental d'ici les européennes. Je
ne pense pas.
Je retiens dans tout ce que vous avez dit l'idée qu'il y a peut-être plus de politiques qui sont susceptibles, à un moment donné, de monter au créneau pour défendre le président de
la
République. Ce qui a manqué, notamment au moment de l'affaire Benalla. Vous parliez de Franck Riester. On peut parler aussi de Didier Guillaume, de Gabriel Attal, qui est issu de La République en marche, qui sont capables d'aller dans les matinales, comme on dit, de radio et de télé pour croiser le fer, et qui remplace des figures qui n'avaient pas réussi à s'imposer sur des postes différents. Mais si on prend les trois qui partent, Françoise Nyssen, Jacques Mézard et le dernier, Stéphane Travers.
Et Madame Jenny Stéphane,
j'avoue. On n'aura pas vu arriver, mais
qui repart tout aussi discrètement. Je rejoins totalement ce que disait Bruno Jeuny, c'est-à-dire que c'est
effectivement
c'est très politique et c'est politique pour les européennes. Un exemple, par exemple, Franck Riester, c'était quelqu'un qui était énormément poussé par
Jean-Pierre Raffarin. Jean-Pierre Raffarin, c'est le père des constructifs, c'est lui qui a inventé ce terme pour dire, voilà, c'est la droite qui pourrait faire avec Macron. On
va juste
présenter un peu le personnage, parce
qu
'on va en parler sans doute ce soir. Donc Franck Riester, il est issu des Républicains, spécialiste des questions de culture depuis toujours,
et il avait
un peu pris ses distances avec son parti, même carrément. Voilà, il a été rapporteur de la loi Adopie, des lois Adopie 1 et 2 sous Nicolas Sarkozy. Il a pris part aux campagnes internes, puisqu'il était le porte-parole de Bruno Le Maire lors de la campagne des primaires de la droite. Et puis, comme d'autres à droite, il a pris ses distances, effectivement, depuis l'élection, depuis l'affaire Fillon et puis l'élection d'Emmanuel Macron. Et donc aujourd'hui, il était à la tête d'un groupe, d'un intergroupe qui se situe entre la droite et la République en marche, qui s'appelait Agir, les constructifs Agir, avec certains UDI.
Donc, Franck Riester, il était poussé par Jean-Pierre Raffarin, il était poussé aussi par Alain Juppé, qui avait fait passer le message. Si vous voulez qu'on soit gentil avec le gouvernement, en prévision, ben voilà, des réformes qui arrivent, on sait qu'il y
a
des réformes très très dures qui arrivent. Et puis, en prévision des Européennes, c'est quand même tout le sujet, de savoir quelle sera
la largeur de la liste pour les Européennes. Ce serait bien qu'il y
ait
un signal. Alors, est-ce que Franck Riester, ça va suffire ? Alors, je vous ai la question à certains d'agir aujourd'hui. C'est pas mal, déjà. C'est un bon, c'est un premier
pas. Donc, Franck Riester, il est hybride. Il est intéressant parce qu'il connaît les sujets de la culture, mais il est intéressant aussi parce que politiquement, ça signifie quelque chose pour des personnalités comme Jean-Pierre Raffarin et Alain Juppé qui ont une certaine influence toujours sur la droite. Qui a gagné ?
Qui
a gagné dans le bras de fer entre, paraît-il qu
'il
y avait un bras de fer, alors peut-être un peu déséquilibré, mais entre le président de
la
République et le Premier ministre ? Est-ce que c'est un gouvernement qui porte peut-être plus, cette fois-ci, la main du Premier ministre
?
Non,
c'est comme au football.
À la fin, c'est toujours le président qui gagne.
On
est sous la cinquième République.
Mais
personne n
'y a eu
l'idée.
Voilà, on peut se dire tiens, tiens, il reprend plus de place dans l'équipe, c'est chaque fois une blague. Au total, le président réaffirme que c'est son boulot, son autorité. Ce que je ne crois pas, moi, par rapport à ce qu'a dit notamment Bruno, Soisic, là, un petit peu corrigé sans faire semblant, mais c'est cette histoire de professionnalisation par les politiques. C'est le même équilibre qu'avant entre les techniciens, la société civile, les politiques. C'est le même. Le problème, c'est qu'il y
a
des gens qui se sont mal débrouillés dans les matinales des radios ou des
télés
alors qu'ils étaient politiques. Parmi ceux que tout le monde voulait virer,
il
y avait Mézard et
il
y avait Travers, c'est des politiques, c'est des élus de longue date, c'est des gens qui en avaient fait du Parlement et des journaux. non, ce n'est pas du tout ça, c'est essayer de trouver des gens qui symbolisent mieux et qui portent mieux la
politique
présidentielle.
Ce
n
'est
pas qu'ils soient plus politiques, ils ne
le
sont pas plus au total.
C'est
professionnalisé.
Voilà, c'est ça. Professionnalisé,
c'est rendre, si possible, plus attrayant, plus communiquant et plus entraînant pour l'action collective. Cela dit, vous disiez,
est-ce
que c'est réussi
? Ce
n
'est
jamais complètement réussi. Je lisais dans le site internet du journal de Françoise cet après-midi, un article d'une journaliste femme qui disait même la parité,
c
'est une blague, grosso modo.
Elles sont plus secrétaires d'État
que ministres. Elles n
'ont pas
des ministères égales. Personne n'est jamais content d'un équilibre fragile. Mais c'est un équilibre qui a été tout de même poussé dans les derniers retranchements macroniens. On se demandait est
-ce
qu'il va trouver des
gens
parce qu'il n
'a
pas les ressources humaines ? Il faut croire qu'il y
en
avait. La preuve, c'est qu'il y
a
des gens dont on n'en avait jamais entendu parler qui rentrent au gouvernement.
Vous pensez au secrétaire d'État ? Oui. Dont vous n'avez pas le nom ?
Je pense à Mme Dubos, je pense...
À Mme Emmanuelle Wargon.
Mme Wargon.
Agnès
Pannier-Runacher
qui est secrétaire d'État auprès du ministre de l'Économie et des Finances. Merci de me rappeler. Et on va en parler dans un instant
de Laurent Nunez qui est ancien patron du renseignement français sur cette idée de... On a beaucoup spéculé pendant cette longue période où on a attendu le remaniement sur le rapport de force entre le président et la République et le Premier ministre.
Vous
êtes d'accord avec Roland Quairol
? C'est un gouvernement macronien. Et je pense
que c'était essentiel pour Emmanuel Macron de conserver cet équilibre très subtil entre un peu de gauche, un peu de droite, du centre, de la société civile parce qu'au fond, c'est la majorité macronienne, ce qu'on appelle la majorité macronienne qu'il essaye de construire à la cohésion de la présidentielle qu'il faut faire absolument vivre. Et si ça avait été trop déporté sur la droite, on aurait dit aussitôt c'est le Premier ministre qui prend le pouvoir. Et au fond, le Premier ministre est aussi dans son rôle puisqu'il a été nommé aussi pour ramener à Emmanuel Macron une large partie de la droite. Donc on ne peut pas vraiment dire qu'il
y ait
confrontation entre les deux, mais on sent bien quand même qu'Emmanuel Macron a essayé jusqu'au bout de garder intact ce socle de la macronie qui vient du en même temps parce que c'est ce qui peut perdurer ou s'effondrer. Et ça me fait beaucoup penser à Valéry Giscard d'Estaing, vous savez, qui avait essayé de créer sa propre majorité et qui s'était retrouvé pris en sandwich à la fin de son septennat entre la gauche et la droite. Et au fond, les autres partis disaient ce n'est qu'une parenthèse de l'histoire,
on
va s'en débarrasser. Et Emmanuel Macron, je pense qu'il a cet exemple en tête et donc il va essayer de faire vivre sa majorité en marche le plus longtemps possible. Mais
ça laissera des traces quand même entre les deux
? Je
ne sais pas.
Pas
forcément ? Non, pas forcément parce que je pense qu'effectivement, Édouard Philippe a sans doute essayé de pousser son avantage. Il faut dire que dans la période qu'on vient de vivre, Édouard Philippe, il n
'a
fait aucune faute. Ce qui s'est passé, au fond, ça s'est passé malgré lui, de Benalla, au départ de Colomb. Il est monté au créneau pour défendre le président sur Benalla. Il a manifesté son agacement certes face à Gérard Colomb. Mais avec Gérard Colomb, les rapports n'étaient pas très faciles, à mon avis, de plutôt être content de le voir partir. Et comme il a de bonnes relations avec Castaner, ça ira sûrement mieux entre Matignon et Beauvau. Donc pour Édouard Philippe, peut-être qu
'il
aurait voulu que ça aille un petit peu plus loin. Peut-être que s'il y avait eu un ou deux amis supplémentaires d'Alain Juppé ou son fidèle Gérald Darmanin promu à Beauvau, lui qui en rêve. Peut-être qu'il aura été encore plus heureux ce
soir. Ça, ça n
'a pas été.
Mais
globalement, ce n
'est
pas très très important. Ce qui est important, c'est surtout qu'Emmanuel Macron, et là je rejoins Françoise Fressos, ils maintiennent sa ligne du « en même temps » puisqu'il a été élu là-dessus. Ce qui compte dans la cinquième, c'est qui vous a désigné au premier tour de la présidentielle. C
'est à eux qui le s
'adressent. Et c'est à eux qu'ils s'adressent aujourd'hui. Ils savent qu'Édouard Philippe l'a tiré sur la droite pendant un an et que là,
il
y avait besoin d'un petit peu ramener le balancé.
Ça veut dire d'équilibrer
politiquement un peu plus sur la gauche ?
Oui,
forcément un petit
peu.
Avec qui alors ?
Il envoie quand même des signaux de... Par exemple, à La République en marche, Gabriel Attal rentre. Le Grand-Puque ne le connaît pas, mais Gabriel Attal, c'est quelqu'un qui vient plutôt du PS,
qui
vient plutôt de la gauche. Il aurait pu choisir des jeunes députés venus de la droite.
C'est du dosage ?
Le poste de l'intérieur.
On va en parler du poste de l'intérieur dans un instant.
On va y venir. C'est vrai que quand on parlait, quand on mettait en scène une opposition entre Édouard Philippe et Emmanuel Macron, la question c'était qu'est-ce qui est devenu le macronisme ? Est-ce que le macronisme de 2018 est encore celui de 2017 ? Édouard Philippe disait... D'ailleurs, sondage à l'appui parce qu'il suffit de regarder les sondages. On voit qui soutient aujourd'hui Emmanuel Macron.
Il
est passé du centre-gauche au centre-droit. Donc Édouard Philippe avait tout à fait l'opportunité de dire aujourd'hui je suis au barisande du macronisme.
En fait, ce
qu
'Emmanuel Macron a répondu par ce remaniement, pas du tout. C'est plus à gauche que ça. Donc c'est ça la réponse qu'il fait aujourd
'hui.
Après, ce n
'est
pas encore très incarné par des grandes figures parce qu
'il
n'en a pas. Il n'a pas de vivier. On l'a dit souvent ici. Mais en revanche, en repoussant gentiment ou pas les propositions d'Édouard Philippe, il se déporte un petit peu sur la gauche.
Je vais
juste une phrase souligner peut-être l'importance symbolique de l'arrivée de Marc Fénaud au poste de ministre des Relations avec le Parlement.
Parce
que pourquoi est-ce qu'on a inventé un jour le poste de ministre des Relations avec le Parlement
?
C'était pour traiter avec son propre groupe majoritaire. Et ça a toujours été ça les ministres des Relations avec les Parlements. C'est des types qui, en liaison avec le président de groupe, essayaient de resserrer les rangs, de faire passer les choses qui passaient mal. Bref, c'était pour tenir son propre groupe. Ce n'étaient pas des ministres des Relations avec le Parlement, mais avec le groupe parlementaire du Parlement. Là, c'est un type qui n'appartient pas au groupe majoritaire. Il est l'allié du groupe majoritaire. À mon avis, c'est une première et en tout cas, c'est très symbolique.
On a un groupe majoritaire qui est majoritaire tout seul, majorité absolue, et puis ils ont la soixantaine de députés modem
à côté qui râle un
peu. Le message, c'est désormais, on cause tous ensemble.
Et
on cause même avec quelqu'un qui n'est pas membre du ventre mou mais de l'aile marchande. Ça peut
changer.
Moi, je ne
vois
pas quand ça aurait pu arriver.
Et c'est reforcé
par le fait que
le Premier ministre n
'appartient pas non plus à La République En Marche. C'est vrai. C'est une vraie incongruité
aussi. C'est vrai. Un vrai bizarre. Le chef
du gouvernement ne soit pas le chef de la
majorité. On en vient
au ministère de l'Intérieur finalement.
C
'est donc un fidèle d'Emmanuel Macron qui a été choisi pour porter le ministère de l'Intérieur. Christophe Castaner, marcheur de la première heure, succède donc à Gérard Collomb. À ses côtés, Laurent Nunez, un superflique, ancien patron du renseignement français, le nouveau binôme de Beauvau qui s'est rendu sur le terrain dès sa nomination. Romain Besnénou, Mathieu Lignot et Pierre De Horn.
À
peine nommé, déjà sur le terrain.
Comme
pour faire oublier deux semaines d'un interminable remaniement, Christophe Castaner et Laurent Nunez se sont rendus en Seine-Saint-Denis ce midi. De personnalités d'habitude bavardes et ouvertes aux médias, mais aujourd'hui, rien.
Pas
un mot échangé avec les journalistes pourtant venus en nous. Voici donc le nouveau binôme de la place Beauvau. Le ministre Christophe Castaner, proche d'Emmanuel Macron, il sera en charge des dossiers politiques. À ses côtés, l'une des surprises du remaniement Laurent Nunez, nommé secrétaire d'État à la sécurité intérieure. À lui, les dossiers techniques, les questions de sécurité. À lui, la coordination des services de police et de renseignement.
Un
poste sensible pour celui qui était jusqu'à ce matin encore patron de la DGSI, la sécurité intérieure.
Son
profil, non, Laurent Nunez, âge, 54 ans, famille politique, il se dit sans affiliation. Parcours, diplômé de l'ENA en 1999.
Il
a été chef de cabinet du préfet de police à Paris en 2012, puis préfet des Bouches-du-Rhône en 2015, avant de devenir directeur de la DGSI en 2017.
C
'est ce dernier poste à la tête du renseignement intérieur qui a fait de Laurent Nunez à un personnage clé de la lutte antiterroriste.
En
février dernier, il nous avait exceptionnellement ouvert les portes d'une réunion confidentielle place Beauvau avec le ministre de l'Intérieur de l'époque, un certain Gérard Collomb. Laurent Nunez restera un peu plus d'un an à la DGSI.
Ses
domaines de prédilection, la lutte antiterroriste, bien sûr, mais aussi les affaires de contre-espionnage. C'est sûr que la responsabilité est importante, nous brassons dans cette maison un nombre d'informations qui est gigantesque que nous croisons, que nous recoupons pour essayer de la vérifier et c'est sûr qu'à chaque fois, c'est beaucoup de responsabilités parce qu'en fonction de l'analyse qui est faite, on oriente bien ou mal des investigations et j'ai tendance à penser qu'on les oriente quand même plutôt bien.
C
'est aussi la vie de cette capitaine de police. Elle a travaillé avec Laurent Nunez lorsqu'il était à la DGSI.
Comme
nombre de ses collègues, elle compte sur le nouveau secrétaire d'Etat pour prendre les choses en main au ministère de l'Intérieur.
En
tant que policier,
il
ne nous a pas échappé à un malaise depuis quelques années qui ne cesse de se perpétuer d'une année sur l'autre et qui n'a toujours pas été réglé. Et ce malaise de fond, il va falloir quand même que M. Nunez le prenne aussi à bras-le-corps.
M.
Nunez sera pour nous un bon technicien, un bon secrétaire d'Etat parce qu'il incarne à la fois cette connaissance du terrain, cette connaissance des personnels et cette connaissance des problématiques.
Décrit comme travailleur et fin connaisseur des services de l'Etat, Laurent Nunez devra aussi gérer la recrudescence de la violence entre jeunes et la grande graine du trafic de stupéfiants. Nunez-Castaner, Castaner-Nunez, un duo pour Beauvau, un pari politique pour Emmanuel Macron.
Ça, c
'est déjà fait, ça ?
Oui.
Les binômes ?
Il y a déjà eu ça, le fameux tandem Pasquois-Pandreau, alors c'est ancien, c'est 86-88 pendant la cohabitation où Charles Pasquois qui devient ministre pour la première fois est flanqué pour le coup de Robert Pandreau qui fut commissaire ou fonctionnaire dans la police et qui devient ministre délégué à la sécurité publique
auprès du ministre intérieur. Il y a eu Hortoche
aussi qui a été ministre de la sécurité avec un ministre de l'Intérieur au-dessus de lui. Non, il était ministre de la collectivité, je crois.
Non, non, il était
de la sécurité. Est-ce que ça s'est bien passé l'époque ? Oui, plus tôt. Mais les tandems, après, il faut que les deux hommes s'entendent.
Et que chacun trouve
sa place.
Ça ne marche pas toujours.
Cette
question qui nous est posée ce soir, pourquoi le ministre de l'Intérieur n'est plus ministre d'État ? Oui, ça c'est vrai. Gérard Collomb, il était ministre d'État. Est-ce qu'il y
a
un message à tirer
de cela ?
Alors,
moi, ce que je
pense, c'est que Gérard Collomb, c'était quelqu'un qui venait du Parti Socialiste, c'est quelqu'un qui avait fait la campagne, c'était une sorte de prise de guerre d'une certaine façon. Et Collomb, il avait très souvent refusé de rentrer au gouvernement. Bon,
c
'était... Il était maire de Lyon, donc je pense qu'il a fallu aussi l'appâter par un titre. Et puis, vous vous souvenez, c'était quand même Nicolas Hulot, ministre d'État, Gérard Collomb, ministre d'État, c'est-à-dire que tous ceux qui faisaient la majorité macronienne,
élargis, François Bayrou,
étaient ministres d'État. Enfin,
c
'était au tout début. Christophe Castaner, d'abord, il a moins de surface politique. Deuxièmement, il voulait le poste, donc ce n
'était
pas la peine peut-être de lui donner en plus un titre de ministre d'État. Et bon, je pense que le message un peu du président,
c
'est tu as eu le poste, mais fais tes preuves.
Ça change quelque chose pour les gens qui nous regardent.
Il était secrétaire d'État. Il passe ministre.
On est
dans la ministre d'État, peut-être la prochaine
fois. Mais pour les gens
qui nous regardent, c'est important, ça change quoi quand on est ministre d
'État
?
Le
salaire.
C
'est ça ?
Non, pas seulement. En conseil des ministres,
quand vous êtes ministre d'État, vous
pouvez intervenir... Enfin,
avant,
on pouvait intervenir sur tous les sujets. Vous avez aussi autorité sur d'autres sujets. Ce qui est quand même, les autres ministres restent dans leur couloir et le ministre d'État, lorsque le ministre d'État avait vraiment... Ce nom avait un sens,
c
'était le cas. Ça allait moins aujourd'hui, il faut le reconnaître. C'est quand même plus, j'allais dire, dans l
'ordre
protocolaire. Mais un point sur l'ordre protocolaire, dans le protocole, le tableau du gouvernement, le ministre de l'Intérieur est redescendu à la dixième place.
Alors, c
'est très... J'allais dire, les Français ne le voient pas. Ça veut
dire quoi ?
C'est-à-dire qu'on a placé au-dessus Jean-Michel Blanquer, les affaires étrangères, on a placé beaucoup
de choses. Ça veut dire que ce n'est
pas important, la
sécurité ?
C'est plutôt contradictoire avec le budget, par exemple, puisque le ministre de l'Intérieur est l'un des rares ministères à avoir son budget augmenté. Mais dans l'ordre protocolaire, il est redescendu. Alors, est-ce que ça tient au fait que Christophe Castaner a moins de surface politique, peut-être ? On revient à l'ordre des choses qui était là avant. Oui, c'est-à-dire qu'on revient à ça, mais c'est un peu en contradiction avec le fait qu'Emmanuel Macron sait bien que la sécurité est
redevenue un
sujet
très important. Revenons à Christophe Castaner. Ce n'est pas l'ordre protocolaire
qui fait la sécurité.
Non, mais on envoie un message politique avec l'ordre protocolaire, en
tout cas.
Non ? Jamais
?
Non. François de Rugy pense qu'on envoie un message politique,
vous assure. Parce qu'il est le seul
ministre
d'État. Parce qu'il est ministre d'État.
Revenons à Christophe Castaner. Christophe Castaner, alors parmi tous les noms qu'on a évoqués depuis 15 jours pour Beauvau, son nom est toujours revenu, peut-être parce qu'il en avait envie, mais surtout, on disait c'est un fidèle. C'était son principal atout dans cette redistribution des postes ? Sa fidélité ? Bien sûr, c'est un peu... On parlait bris-sorte-feu tout à l'heure. C'est un peu le bris-sorte-feu d'Emmanuel Macron, c'est-à-dire le proche, le très proche, qui est même dans une intimité avec le président de la République. Il se
connaît
très très bien. Il discute très fréquemment. Et donc, le fait de le mettre
là, c'est aussi le
ministère du Renseignement. Alors certes, Laurent Nunez vient des renseignements, il va s'occuper vraiment de ça, mais il y a beaucoup... Tous les petits secrets de la République passent par le ministère de
l
'Intérieur. Donc, il a les secrets. S'il y a des secrets, en tout cas,
tout est verrouillé et ça permet d'avoir un fidèle. Et finalement, c'est ça aussi le ministre de l'Intérieur. C'est pour ça qu'on avait parlé ici de
l
'éventualité de mettre un blanquer à l'intérieur. C'est ce que disait, ce que professait
Richard Ferrand. Mais Emmanuel Macron, il est revenu à une lecture beaucoup plus classique, en fait, de ce qui se passe sous la Ve République, c'est que le ministre de
l
'Intérieur, voilà, c'est ça, c'est un très proche. Mais il
y a eu
quand même, pendant dix jours, et je pense que si le remaniement a autant traîné, c'est qu
'il
y
a
eu quand même un enjeu très fort autour de ce poste de ministre de l'Intérieur. Parce que là encore, on a un moment clé du quinquennat où vous avez les élections européennes qui arrivent en mai. Et quand vous regardez les tableaux des préoccupations des Français, même si la sécurité est un peu en léger décrue, ça reste la préoccupation numéro un. Par ailleurs, vous avez des faits divers en ce moment, notamment en Ile-de-France, assez monstrueux, qui impliquent des jeunes de 13 ans, où un a été tué à coup de barre de fer récemment. Et donc, il y a eu quand même toute une partie de la majorité.
Je pense qu'Edouard Philippe a relayé cette volonté de dire qu'il faut qu'on ait quand même une personnalité au ministère de l'Intérieur qui incarne le sécuritaire, c'est-à-dire la préoccupation des Français. Et il y
a
eu un débat sur est-ce que Christophe Castaner porte suffisamment cette préoccupation. Et finalement, ils l'ont choisi parce que, je pense que choisir une autre personnalité de droite, on avait parlé de Darmanin, on avait parlé aussi de Pechnard, un proche de Nicolas Sarkozy, en appui, eh bien, on avait l'impression que ça déportait un peu trop la majorité vers le tout sécuritaire. Et moi, ça m'a fait penser aussi à certaines évolutions du quinquennat, où un moment du quinquennat Nicolas Sarkozy s'a patiné sur le plan économique. Et oui,
il
s'est engouffré dans la fibre sécuritaire le discours de Grenoble. Et je pense qu'Emmanuel Macron ne veut pas aller là-dedans pour le moment. Donc, il a choisi un homme de gauche, exactement, venu des rangs de la gauche, exactement comme l'était Gérard Collomb. Il n'a pas voulu se déporter à droite sur ce poste emblématique, mais le gros risque, c'est de savoir s'il rassure suffisamment les Français et si Christophe Castaner va vraiment prendre l'ampleur du poste et l'habit du poste, je dirais.
Ce sera le rôle de Laurent Nunez de rassurer les Français ? Avec, on l'a vu, une nomination qui est plutôt bien reçue par les responsables des syndicats de policiers qui disent au moins qu
'ils
connaissent le sujet. Ce sera le super flic qu'on attendait au
ministère de l'Intérieur. Les syndicats de
policiers sont rassurés à double titre.
D
'abord, un, c'est vrai que Laurent Nunez vient de leur maison, qu'il a évidemment tous les attributs, tout ce qu'il fait à un grand flic et que ça rassure forcément les syndicats de policiers. Les syndicats de policiers, quand on les entend, ils sont aussi rassurés par le fait que c'est un proche du président qui prend le ministère de l'Intérieur. Et pour eux, il faut qu'il n
'y
ait pas de problème entre l'Elysée et Beauvau. Ça,
c
'est très important et ça, ça les rassure. Après, j'ajoute que l'enjeu, évidemment très important sur le plan sécuritaire, mais pour Castaner, ce qu
'il
va jouer,
c
'est vrai, est-ce qu'il va enfiler les habits, est-ce qu'il va
au
fond occuper davantage le terrain, incarner davantage le ministère que ne l'a fait Gérard Collomb ? C'est sans doute là que Gérard Collomb, entre autres, n'a pas réussi. Il était, on lui reprochait peut-être beaucoup de choses et notamment de ne pas assez incarner la fonction de ministre de l'Intérieur. Il était resté trop maire de Lyon et pas assez ministre
de l'Intérieur. Il l'a dit
d'ailleurs lors de la passation de pouvoir. Il a dit 7
jours
sur 7, 24 heures sur 24, en gros, vous pouvez compter sur
moi.
Bien
sûr,
mais ce qu'il a dit en partant, maintenant, c'est Castaner qui doit répondre sur ce qu'il a laissé comme testament
sur les
quartiers, en banlieue, les narcotrafiquants et les islamistes à infiltrer. C'est des choses très lourdes qu'a dit Gérard Collomb, sans doute même, a-t-il exagéré dans son départ, agacé par le fait que peut-être le Premier ministre l'avait fait patienter de longues minutes, je ne sais pas. Mais en tout cas, ce qu'il a dit, c'est très important et Castaner, aujourd'hui, il est au défi de...
Une
grosse pression sur les épaules de
Christophe Castaner, c'est ça que vous nous expliquez.
Énorme pression pour Christophe Castaner. Moi, je
crois
que l'astuce de Macron, là, c'est le binôme. C'est ça.
Parce
qu'il a confiance dans les deux. Il connaît très bien Castaner, depuis qu'il l'a vu à l'oeuvre pour lui, pour sa loi Macron au Parlement, travailler 24 heures sur 24 à ses côtés, parler avec les parlementaires, monter à la tribune, voilà. Là, il l'a vu comme un homme politique. Et puis, il l'a vu depuis dans toute la campagne, puis comme porte-parole du gouvernement, et il trouve qu'il est très bon et qu
'il
s'exprime extrêmement bien de façon assez populaire. Or, première fonction d'un ministre de l'intérieur. Enfin,
première
fonction, c'est être proche du président. Très bien. Deuxième fonction, c'est parler aux Français. On se demande à quoi ça sert d'aller dans les endroits où il y a eu des inondations, des catastrophes. Ça ne sert à rien. Les services de l'État font très bien leur boulot tout seuls. Mais ça sert à parler aux Français. Ça sert à montrer que l'État est là. Ça sert à le dire avec cœur. Et Castaner, pour ça, il a l'accent, le rôle, voilà. Et puis, troisième fonction, c'est, comme disait Clémenceau, premier flic de France.
qui saura faire. Et
il était devenu le favori dans cette administration de Macron qui regardait avec une certaine admiration la façon dont il s'y prenait à la DGSI et qui savait qu'il avait déjà été se mêler de la guerre des gangs comme préfet de police de Marseille. Donc, l'adjonction des deux, l'un qui ne devrait pas trop nous parler, sauf qu'il y aurait eu un attentat, quelque chose de grave pour venir faire le point. Mais l'homme qui nous parlera tout le temps, c'est Castaner. Et l'homme qui s'occupera des flics, c'est Nunez. Ça peut marcher.
Et pendant que les ministres faisaient leur passation de pouvoir, Jean-Luc Mélenchon lançait lui une charge assez inédite contre le gouvernement. En direct, sur les réseaux sociaux, il a filmé la perquisition à son domicile dénonçant l'acharnement de la justice et une opération politique dans l'affaire des assistants parlementaires présumés fictifs du Parlement européen. Et sur la question des comptes de campagne, le retour du bruit et de la fureur version Mélenchon, Juliette Vallon et Mélien David.
Voilà. Vous
me trouvez une drôle de tête parce que je fais l'objet d'une perquisition depuis 7h du matin chez moi.
La
scène paraît surréaliste.
C
'est pourtant bien Jean-Luc Mélenchon qui se filme et commente en direct l'intervention de nombreux policiers dans son appartement parisien tôt ce matin.
Voilà le
début
du nouveau ministre de l'Intérieur et de la ministre de la Justice.
Voilà
ce qu
'ils
sont en train de faire dans tout le pays. Nous ne méritons pas un déploiement pareil.
On
croirait l'arrestation de je sais pas quoi d'un gang, d'une bande.
8 policiers venus saisir téléphone portable et ordinateur du leader de la France Insoumise dans le cadre de deux enquêtes préliminaires ouvertes par le parquet de Paris.
L
'une porte sur des soupçons d'emplois fictifs pour des assistants au Parlement européen. L'autre sur des soupçons d'irrégularité des comptes de la campagne présidentielle.
Au total, ne me touchez pas monsieur vous n'avez pas le droit de me toucher. Ça c'est le procureur qui dit que je sais pas quoi.
Et Jean-Luc Mélenchon de crier à l'intimidation politique.
Demain vous verrez les mêmes ils trouveront une excuse ou une raison quelconque pour me foutre en cabane comme ils l'ont fait avec Lula comme ils le font partout dans le monde. Parce que c'est ça leur nouvelle technique. Et si possible de me faire peur.
Mais
vous savez j'ai pas peur et je demande à mes amis partout n'ayez pas peur protester.
Protester. Protester.
Un
appel entendu par les sympathisants de Jean-Luc Mélenchon qui viennent le soutenir devant le siège de la France Insoumise également perquisitionnée par les enquêteurs.
Résistance !
Sur place les autres députés du parti dénoncent eux aussi une cabale.
Évidemment que c'est une agression politique. Le jour du remaniement ministériel le jour où celui qui est ministre de l'intérieur est le chef du parti majoritaire celui qui est censé charger s'occuper des élections celui qui va faire le découpage électoral que vous savez.
Jean
-Luc Mélenchon attaque alors violemment le président de la république.
Il n'y a pas d'affaires. D'accord ? Il y a juste une volonté de salir. Monsieur Macron est un petit personnage et sa bande de ministres de la même nature. Nous ne sommes plus dans un état démocratique normal.
La
France Insoumise soupçonnée d'emplois fictifs concernant des parlementaires européens. Une affaire qui rappelle celle d'un autre parti le Rassemblement National. Cet après-midi Marine Le Pen dont la mise en examen vient d'être aggravée réagit à la perquisition subie par le parti de Jean-Luc Mélenchon et vole même à la rescousse de celui qui est pourtant l'un de ses plus farouches adversaires.
Le pouvoir a en main par l'intermédiaire de ses procureurs l'intégralité de tous les échanges contacts notes documents rendez-vous des deux grands partis d'opposition de France. Je trouve cela extrêmement grave et évidemment ce que j'ai dit en ce qui nous concerne je le dis aussi pour Jean-Luc Mélenchon et son mouvement politique.
Un
point commun
entre
la France Insoumise et le Rassemblement National tout devisé par la justice le sentiment de persécution pour cette magistrate un
argument politique de plus en plus dangereux. Il faut aussi que la classe politique accepte qu'elle peut être l'objet d'une enquête et que derrière chaque enquête il n'y a pas ce complot politique et donc il faut que la classe politique cesse d'instrumentaliser cette situation. C'est une façon de déstabiliser l'institution judiciaire finalement de laisser penser que la classe politique devrait être à l'abri des enquêtes et ça renvoie aussi un message qui est erroné aux citoyens.
Lors
des questions au gouvernement cet après-midi Jean
-Luc Mélenchon lui ne lâche rien et accuse l
'exécutif. Le leader
de la France insoumise applaudit une fois n'est pas coutume par les députés du Rassemblement national.
Elles
sont incroyables ces images
en
voyant le Front national applaudir Jean-Luc Mélenchon sur ce dossier
-là. Ça avait été
pareil dans l'autre sens il
y
a quelques semaines lorsque c'était Marine Le Pen qui avait été saisi dont le parti avait été saisi financièrement et Mélenchon avait été
le premier
à dire que ce n'était pas normal.
Il a tapé fort l'agent Jean-Luc Mélenchon il a quasiment volé la vedette du gouvernement sur le remaniement.
Oui en quelque sorte c'est vrai que pour l'opinion ce soir je ne sais pas ce qui restera mais c'est vrai que la perquisition
chez Mélenchon
et
le coup de gueule pardonnez-moi l'expression cet après-midi dans l'hémicycle de Mélenchon accusant fortement Édouard Philippe qui lui a répondu plutôt avec calme en répondant point par point à ce qu'il a dit notamment sur le fait que la nomination du procureur après entretien ce n'était pas vrai puisque ce procureur avait été nommé par le pouvoir précédent au passage donc il l'a un peu renvoyé renvoyé de ses cartes il y
a
une passe d'armes assez incroyable mais qui renvoie au climat politique finalement entre ces deux affaires je pense que pour l'opinion il y
a
un côté la justice et le front le rassemblement national et la France insoumise sont dans les cordes de la justice quand peut-être d'autres d'autres enquêtes avancent plus lentement notamment celles visant certains aspects de la campagne présidentielle d'Emmanuel Macron
C
'est du jamais vu Françoise Presos de voir un homme politique de ce niveau-là filmer en direct une perquisition qui a lieu à son domicile on a passé quelques extraits ça dure presque 6 minutes on voit les gens qui sont en train de rentrer dans son appartement et cet homme qui dit voilà qui dénonce une justice qui serait aux ordres Oui alors c'est du jamais
vu le fait de filmer en revanche tout l'argumentaire moi je trouve que ça ressemble exactement à
l
'argumentaire de Marine Le Pen qui le développe depuis qu'elle a des ennuis avec la justice c'est-à-dire on veut nous étouffer c'est un coup monté et il y a une collusion évidemment entre les juges et le pouvoir politique et donc ça c'est vraiment le système de défense qui permet à la fois de souder votre électorat et de passer pour une victime mais Nicolas Sarkozy aussi quand il a des ennuis judiciaires et d'une extrême violence mais il n'attaque pas le politique lui il est plutôt attaqué les juges mais enfin il y a toujours quand vous êtes accusé vous avez intérêt à crier deux fois plus fort pour apparaître comme la victime là ce qui est très troublant c'est qu'on a aussi cette image de la France insoumise et le Rassemblement National
qui
s'applaudissent mutuellement et donc il y a aussi cette idée d'un côté le gouvernement et de l'autre les populistes qui vont se défendre par des partis populistes qui vont se défendre par tous les moyens en appelant à la révolte du peuple contre un système qui serait fait pour les faire taire et Marine Le Pen le dit aussi beaucoup sur autre chose c'est à dire qu'elle dit je n'ai pas de banque pour me financer ce qui est un vrai problème mais en oubliant de dire qu'elle rembourse rarement et que les banquiers s'ils ont fini par se lasser c'est qu'au fond elle laisse quand même des ardoises à chaque fois donc on est sur un scénario démocratique qui est très limite c'est à dire ils ont quelques raisons de s'estimer victime mais en même temps ce qu'ils font c'est qu'ils clouent au pilori à la fois le système judiciaire et politique en disant il y a collusion entre les deux sans qu'on soit capable de le prouver et donc vous avez quand même cette petite musique démocratique de remise en cause des institutions
il le dit clairement il le dit on n'est plus dans un état démocratique normal et il a cet argument j'aimerais bien avoir votre avis là dessus qui est de dire nous sommes avec le Front National des chefs de partis des chefs de partis d'opposition et on a tout saisi on a tout pris chez nous on sait tout de notre activité politique parce que évidemment quand on fait une perquisition on saisit les ordinateurs les agendas les rendez-vous etc
est
-ce que ça c'est un sujet d'inquiétude sur le fonctionnement de notre démocratie c'est ce que dit Jean-Luc
Mélenchon
évidemment c'est troublant
en
même temps
les
chefs des partis
d
'opposition compris
est
-ce qu
'ils
sont au-dessus des lois leur réponse à eux-mêmes c'est non
ils
doivent respecter
les lois de la
République la loi donne un certain nombre de pouvoirs d'investigation à la police et à la justice
il
dit on me traite comme on traiterait des chefs de bande mais ils sont soupçonnés un peu de ça
ils
sont soupçonnés aussi bien au Rassemblement National que du côté des insoumis d'avoir constitué de façon organisée par un parti un groupe parlementaire des élus un système
pour bénéficier oui
pour bénéficier indument de l'argent public mais
c'est la justice qui
nous dira si c'est vrai à la fin du processus on saura ce qui était vrai
ce
qui est troublant c'est qu'en effet on puisse pendant ce temps-là venir fouiller dans leurs ordinateurs et en effet dans les nôtres aussi
et
qu'on peut se dire où est la limite quand même de la vie privée voire de la vie politique face au pouvoir d'investigation et ce qui est évidemment troublant aussi c'est que l'Assemblée n'a pas arrêté de voter et elle a voté à une énorme majorité il y a quelques mois une nouvelle loi sur la sécurité et la protection des données qui nous protège moins qu'avant mais tout le monde dit il faut bien que dans les moments troubles que nous vivons on puisse quand même aller plus loin
voilà
moi je trouve
ça troublant mais en même temps la loi est la loi les motifs
les motifs d'aller perquisitionner existent et ils sont sous le contrôle d'un magistrat et c'est pas seulement la police qui vient ou des polices parallèles comme dans les pays non démocratiques qui viennent chez vous etc donc voilà attention on est quand même dans un pays qui est un pays de droit et qui respecte des règles de droit
c
'est vrai qu'on est un tout petit peu gêné comme citoyen de voir que des gens qui sont des dirigeants politiques importants qui font 20% aux élections sont traités comme des chefs de bande mais avec le soupçon de s'être à un moment comporté comme tel
et
on entendait cette magistrate qui disait il va falloir que les politiques s'habituent au fait qu'ils sont traités comme les autres et qu'ils sont des justiciables comme les autres
ce
qui est sûr c'est que je rejoins ce que disait Françoise Fressos tout à l'heure c'est à dire qu'on est dans la victimisation la victimisation transformée comme une arme de réponse
politique
mais effectivement ce qui s'ajoute à ça et qui fait la raison pour laquelle on en parle aujourd'hui c'est la mise en scène c'est à dire qu'on a une mise en scène de Jean-Luc Mélenchon comme on a eu aussi sur un autre thème une mise en scène de Marine Le Pen souvenez-vous qu'il tweetait sa convocation pour une expertise une expertise judiciaire une expertise psychiatrique alors que ce sont des choses assez courantes finalement des perquisitions dans des partis alors ça c'est différent parce que c'est à son domicile donc ça rajoute aux images
il y a eu aussi des
perquisitions au parti et au domicile de l'ensemble des responsables
voilà ça
arrive c'est arrivé chez François Fillon pendant la campagne présidentielle sauf qu'il n'a pas fait la même publicité mais c'est vrai qu'on sent que ces affaires qui marquent profondément la vie politique c'est vrai qu'on a envie d'avoir vite la solution vite la réponse parce qu'il n
'y
a pas seulement il y a aussi le modem le modem c'est bien pour ça que François Bayrou d'ailleurs on parlait du gouvernement tout à l'heure c'est bien pour ça que François Bayrou même si ce
n
'était pas directement concerné mais il était président de ce parti a dû finalement quitter le gouvernement Philippe I parce qu'il y avait des substitutions d'emplois fictifs du modem au Parlement européen cette question rapidement la justice traite-t-elle tous les partis de la même façon
?
aujourd'hui je le crois
oui c
'est ce que vous disiez il
y a eu des perquisitions mais pas au même rythme
et je pense que c'est
peut-être je
pense que c'est ça aussi qui à mon avis les perturbe parce qu'on est quand même rentré dans la campagne des européennes aujourd'hui c'est le remaniement et la contre-attaque de Mélenchon on est de plein pied dans la campagne européenne donc on peut avoir l'impression que tout d'un coup il y a des perquisitions au Rassemblement national et chez Mélenchon qui sont les adversaires désignés d'Emmanuel Macron donc c'est troublant et donc mais le problème c'est que le rite de la justice c'est pas le rite de la politique et ça a toujours été en décalage et ça a toujours posé des problèmes
et
nous revenons maintenant à vos questions
il
est où le gouvernement resserré promis par Macron
? il
n
'y
en a pas
il
était 27 en mai 2017 ils sont 35 c
'est toujours comme ça ils sont toujours avec tous les présidents ils veulent tous
un gouvernement resserré ils disent souvent même 15 membres et puis après ça monte ça monte et ça se termine en général à 46 donc c'est logique et on est encore loin des 49 du gouvernement Michel Rocard il a encore de la marge
on
est à combien vous l'avez dit ? 35 vous
avez
27 dans le premier gouvernement des Dordes
Emmanuel
Macron nous avait promis qu'un bilan de l'action des ministres serait réalisé qu'en est-il des sortants alors est-ce que les sortants sont sortis parce qu'ils avaient des mauvaises notes et qu'ils ont un mauvais bilan oui
on
n'a
pas
eu accès à tout le bulletin de notes mais c'est vrai que Stéphane Travers a beaucoup vu par exemple lors des états généraux de l'alimentation mais il s'est illustré aussi dans son opposition à Nicolas Hulot donc c'est presque aussi un effet secondaire du départ de Nicolas Hulot le départ du ministre de l'Agriculture M.
Mézard qui était chargé de la cohésion des territoires lui il a montré une difficulté en tout cas à s'imposer sur ce thème là même si c'est un bon connaisseur mais en tout cas dans le débat public il était insuffisamment présent et il n'a pas rassuré il n'a pas montré aux élus qu'il avait suffisamment de poids politique auprès du Président de la République pour porter le sujet jusqu'à l'Elysée donc c'est aussi pour ça qu'il sort et Françoise Nyssen ?
Alors Françoise Nyssen il y a deux aspects il y a l'aspect à la fois affaires qui ont été révélés par le Canard Enchaîné notamment les opérations immobilières à Arles et puis la question des mezzanines qui ont été construites sans autorisation des bâtiments de France dans les locaux de sa maison d'édition Actes Sud à Paris et puis il y avait aussi des carences dans l'exercice de son ministère elle n'était pas reconnue par les auteurs elle avait des problèmes de présence en tout cas d'incarnation de la culture à la française
et
avec un point commun entre les quatre c'est qu'en politique il faut du savoir-faire il faut aussi le faire
savoir et
les quatre n'étaient quand même pas des flèches en communication et à l'époque que nous vivons aujourd'hui pour un homme politique c'est assez rédhibitoire et tous les quatre ont eu du mal à s'imposer
pour
certains sur leur dossier mais alors beaucoup dans les médias
qui pour prendre la tête de la République en marche après la démission de Castaner
on sait déjà
on parle de plusieurs personnalités peut-être un tandem ou un trio mais probablement que Marlène Schiappa qui est assez populaire chez les marcheuses pourrait accéder à des fonctions assez importantes dans le parti
il
faudrait encore remplacer Marlène Schiappa au gouvernement
elle
peut cumuler
peut-être avec
Castaner elle a plus de boulot
une
si longue attente pour finalement arriver à ça suis-je le seul à être déçu ?
non c'est
un peu les commentaires mais quand on décrit ce qui a été fait c'est-à-dire de la dentelle plus l'idée qu'il faut quand même vérifier que tous ces mille nouveaux entrants sont des parangons d'honnêteté et bien ça traîne en longueur voilà
l
'équilibre politique est-il respecté quid de la parité ?
est
respecté quid de la parité
?
elle l'est elle
l'est à un ministre près et alors pour l'équilibre
non parce que ceux qui disent que c'est respecté ils ne comptent pas le Premier ministre et ils disent 17-17
mais
certains expliquent qu'il
y a plus de secrétaires d'Etat parmi les femmes
que du ministre et qu'il
n'y
a pas beaucoup parmi les grands ministères prestigieux
à part
tout de même la justice et les armées
et puis la
santé quand même mais qui n'est pas régalien et pour ce
qui est de l'équilibre politique c'est très intéressant de voir ce qui s
'est
passé dans le nouveau ministère cohésion des territoires et relations avec les collectivités territoriales Jacqueline Gouraud modem Julien Denormandie très proche d'Emmanuel Macron Sébastien Lecornu excellère donc là c
'est de la dentelle voilà qui va être un
gros ministère et qui est l'une des vraies nouveautés de ce
remaniement
là il y
a
l'urgence à recoller les morceaux avec les élus locaux qui sont tous remontés comme des coucous contre l'exécutif donc on va compter sur le talent de Madame Gouraud et de Sébastien Lecornu qui sont deux personnalités très consensuelles et qui ont ce sens du compromis on va les voir et
Julien Denormandie aussi
Julien
Denormandie il va être sur le logement lui
et la ville et la ville ce
qui sera un vrai sujet le gouvernement ne penche-t-il pas de plus en plus à droite
? non on ne peut
pas dire ça je pense qu'au contraire Emmanuel Macron a veillé vraiment pesé pour que le socle de la République en marche de son électorat de premier tour ne soit pas dévié
équilibre on a le en même temps miné par Roland Carroll on a raté ça à l'image mais ça valait vraiment
son pesant
d'or une
lobbyiste de chez Danone secrétaire d'Etat à la transition écologique et solidaire le gouvernement se moque-t-il de l'écologie ? alors voilà
il
y a eu quelques réactions comme ça y compris dans la classe politique du côté des communistes c'est cette ministre dont j'ai oublié le nom mais que je vais retrouver
Emmanuel Vargon
Emmanuel Vargon qui est secrétaire d'Etat auprès du ministre d'Etat ministre de la transition écologique et solidaire
elle
vient de chez Danone
oui
alors c'est l'éternel problème c'est très facile d'accuser les lobbies il se trouve qu'en plus elle a vraiment parmi ses fonctions été lobbyiste chez Danone donc elle était vraiment celle qui poussait la politique de Danone à l'extérieur alors à la fois il y a ceux qui vous diront Danone
c
'est l'une des entreprises les plus écologiques d'Europe c'est une de celles qui ont fait le plus d'efforts pour respecter l'environnement respecter les conditions de production etc
puis
il y
en
a d'autres qui vous diront oui mais enfin ça reste quand même l'un des grands géants de l'alimentaire avec tout de même quelques scandales qui l'ont concerné ou qui ont concerné certaines de ses marques moi je n'en sais pas plus je ne sais pas exactement ce qu'elle a fait ce qu'elle a promu on peut dire en même temps elle a une grande qualité c'est qu'elle connaît le milieu elle connaît les dossiers elle les connaît même techniquement extrêmement bien
il
peut y avoir une suspicion à son égard et j'imagine que c'est les deux types de réactions qu
'on
doit avoir aujourd'hui
ce remaniement coût-il de l'argent à l'état donc aux français
il
y a un peu plus de ministres donc ça coûte un peu plus un peu
plus de
collaborateurs un peu plus de collaborateurs mais bon si ça rend l'ensemble plus efficace on n'y perdra pas
étoffer le ministère des territoires peut-il remplacer les moyens manquants dans les communes
c
'est
pas
la même histoire non mais on voit bien ce qui s'est passé là en début de semaine avec le hashtag balance ton maire sur les questions de taxes d'habitation il y
a
avant tout besoin de dialogue et on voit bien que c'est le dialogue qui a manqué et effectivement Jacqueline Gouraud qui est ancienne sénatrice qui connaît absolument tout le monde au Sénat de gauche et de droite qui elle-même a été élue locale élue de Loire-et-Cher elle
est
très discrète
on parlait de faire savoir elle est très
discrète médiatiquement mais en revanche elle a vraiment une connaissance intime des territoires français donc elle est intéressante à cet endroit-là et Sébastien
Le Corne elle a un petit peu déçu les
élus corse quand même puisque c'était le dossier qu'elle suivait
de près elle a beaucoup
travaillé ce dossier mais c'est vrai mais ils ont été déçus globalement puisque la réforme constitutionnelle était repoussée et repoussée pour l'instant mais en tout cas et Sébastien Le Corne il est aussi intéressant parce que c'est pas un énarque c'est quelqu'un qui vraiment a été élu local maire de Vernon président du conseil général à l'époque de l'heure donc il a vraiment un ancrage un ancrage territorial très important en Normandie donc ça c'est reconnu par les élus les élus avaient besoin de parler à des pères aussi
si
on ne change rien à la politique menée à quoi sert de changer autant de ministres on a commencé l'émission comme ça Françoise Cressos
en expliquant qu'il n'y a pas un peu
ce qu'on a dit c'est à dire mettre un peu plus de liant et par la présence des centristes à des postes clés montrer que la majorité c'est pas seulement la république en marche mais aussi les centristes le modem et donc peut-être plus de dialogue que dans la première année 7 ans combien de personnes ont refusé les
postes proposés
je
crois oui mais je crois qu'il y
en
a eu pas mal il
y en
a
eu
quelques-uns ça
veut dire quelque chose oui
ça veut dire que mais ça Nicolas Sarkozy l'avait connu aussi c'est à dire que plus vous avancez plus on évalue le risque d'échec et moins il y a de candidats et puis il y a toujours en début de quinquennat une possibilité d'ouverture beaucoup plus forte qu'au milieu et qu'à la fin donc c'est un peu normal il
y a moins
d'attractivité avec la politique moins d'attractivité
pour
la politique c'est clair
il y a quand même
pas mal d'attractivité aux fonctions ministérielles toujours merci
à
vous tous il y en a beaucoup qui voulaient
y aller Roland
Kéron merci à vous tous c'est la fin de cette émission qui sera rediffusée ce
soir à
22h40 on se retrouve demain à 17h50 pour à nouveau c'est dans l'air tout de suite 7h belle soirée sur 35